Auteur/autrice : admin

  • Les Français, touristes responsables ?

    Les Français, touristes responsables ?

    1 Écotourisme, agrotourisme, tourisme durable : de quoi parle-t-on ?

    Le tourisme « durable » ou « responsable » englobe toutes les formes de tourisme qui cherchent à minimiser leur impact sur l’environnement tout en contribuant au développement des communautés concernées. L’écotourisme se concentre sur l’approche écologique, le tourisme équitable sur le développement économique durable et le tourisme éthique sur le respect de la nature et des hommes.

    Bien que ces tendances soient en augmentation (+ 20 % par an), le tourisme responsable ne représente encore que 1 % du tourisme en France. Pourtant, avec sept Français sur dix intéressés par le phénomène, il y a fort à parier que le touriste de demain sera majoritairement « responsable »(1). On ne peut pas en dire autant du touriste d’aujourd’hui, qui, lui, a une belle marge de progrès…

    38 %

    des Français préfèrent une résidence de vacances écologique, et 27 % privilégient les hôtels labellisés écoresponsables.*

    2 L’hébergement : écolo, mais pas trop

    Sur le volet hébergement, les nouvelles pratiques en la matière portent avant tout sur le fait de pouvoir opter pour des hôtels, des résidences, des gîtes ou des campings mettant en œuvre une politique respectueuse de l’environnement : approvisionnement énergétique, circuits courts, gestion des déchets…

    Hébergement responsable peut-être, mais les vacanciers hexagonaux sont moins exigeants avec eux-mêmes : 72 % déclarent renouveler quotidiennement leurs serviettes lorsqu’ils sont à l’hôtel, contre 55 % pour les Allemands(2). Utiliser les serviettes plusieurs jours de suite, comme on le fait chez soi, permet pourtant de limiter les lessives, de faire « tourner » moins de machines à laver et donc de consommer moins d’eau et d’électricité.

    Autre indicateur signifiant : au niveau mondial, la climatisation dans une chambre d’hôtel fait partie, pour 63 % des voyageurs, des équipements indispensables ; sans cela, ils risquent de ne pas choisir l’établissement(3). De nos jours, le confort en vacances prime encore sur l’écologie !…

    3 Transports : la route est encore longue

    Les déplacements touristiques en Europe représentent 8 % des émissions de gaz à effet de serre. Principaux responsables : les longs trajets en avion et en voiture, qui émettent 13 et 10 fois plus de gaz à effet de serre qu’un trajet en train(4).

    Le covoiturage serait-il l’alternative qui mettrait tout le monde d’accord ? Pas si sûr, puisqu’un Français sur cinq seulement y a déjà eu recours pour ses vacances, contre un sur quatre pour se rendre au travail. Note positive pour l’avenir : les Millennials (la génération née entre 1980 et la fin des années 1990), sont, quant à eux, 31 % à choisir le covoiturage pour leurs vacances, 39 % pour partir en week-end et 34 % pour aller travailler(5).

    Les labels du tourisme responsable

    • Label Clef verte

      Un écolabel international qui certifie les qualités environnementales des hébergements et de la restauration.

    • Ecogîte® 

      Label de Gîtes de France, qui certifie les gîtes conçus ou restaurés selon des techniques ou matériaux ayant un faible impact sur l’environnement.

    • Label ATR

      Atteste de l’engagement des opérateurs de voyage souhaitant agir pour un tourisme responsable.

    4 Restauration : locavores* dans l’âme

    En revanche, côté gastronomie, les Français ont un budget alimentation qui compte pour 35 % des dépenses liées aux vacances(6). Pas de problème pour manger local, au contraire, ils adorent ! Ils sont même 46 % à choisir leur destination en fonction des spécialités culinaires. Selon la même étude, 87 % d’entre eux se lancent dans un véritable marathon pour goûter le plus de spécialités locales possible, et quatre Français sur dix se disent prêts à manger comme les habitants(7).

    En France, si le bio est encore sous-représenté dans l’offre de restauration, la création du label « Fait maison » devrait satisfaire l’amour des touristes (y compris étrangers) pour les petits plats mijotés sur place.

    * Néologisme formé des mots « local » et « omnivore » pour désigner le fait de consommer principalement des denrées sourcées localement.

    5 Nature : peuvent mieux faire…

    Une autre étude pointe une tendance peu flatteuse chez les vacanciers : si neuf Français sur dix disent faire des efforts pour préserver l’environnement durant l’année, ils sont nettement plus relâchés en été… Exemple pour le tri sélectif : 65 % le pratiquent pendant l’année, contre 57 % sur le lieu de vacances(7).

    Sur le respect de la nature, là encore les comportements détonnent par rapport aux attentes : 90 % des touristes se disent sensibles à la beauté des paysages traversés sur la route des vacances ; ils sont pourtant un sur cinq à jeter des mégots par la fenêtre de leur voiture, et un sur quatre à se débarrasser des déchets organiques (trognons, restes divers…) de la même façon(8).

    Résultat : près de 5 000 tonnes de déchets (soit 258 camions-bennes) sont ainsi collectés chaque année le long des autoroutes(8).

    57 %

    des Français pratiquent le tri sélectif sur leur lieu de vacances, contre 65 % chez eux.**

    L’Essentiel de l’article

    • Les Français se disent sensibles au sujet du tourisme responsable, mais dans les faits, c’est plus compliqué…
    • La voiture reste le moyen préféré des Français pour partir en vacances.
    • Les Français en vacances sont de grands amateurs de spécialités culinaires locales !

    Sources :

    (1) Harris Interactive, Le tourisme durable, les chiffres clés en France, avril 2017.

    (2) Enquête Opodo menée auprès de 1 700 Français, Allemands, Britanniques et Italiens, 2014.

    (3) Ipsos MORI pour TripBarometer de TripAdvisor, octobre 2015.

    (4) Groupe de travail sur le tourisme durable de la Commission européenne, cité par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

    (5) Ipsos pour VINCI, 2015.

    (6) Sondage Onepoll/Travel, 2015.

    (7) Sondage Ipsos/VINCI Autoroutes, juillet 2017.

    * Enquête Opodo menée auprès de 1 700 Français, Allemands, Britanniques et Italiens, 2014.

    ** Ipsos/VINCI Autoroutes, « Et sur la route, vous faites quoi pour vos déchets ? », juillet 2017.

  • « Nos usagers peuvent venir cueillir eux-mêmes leurs fruits et légumes près de chez eux. »

    « Nos usagers peuvent venir cueillir eux-mêmes leurs fruits et légumes près de chez eux. »

    1 Qu’est-ce qui distingue la permaculture de l’agriculture traditionnelle ?

    Karen Yvan, membre de la ferme Le Champ des possibles. La permaculture est une agriculture agroécologique : elle ne détruit pas l’environnement et n’épuise pas les sols comme les productions classiques. Mais en plus, elle agit de manière à ce que ceux-ci soient résilients, c’est-à-dire capables de s’enrichir et de se régénérer par eux-mêmes. En somme, l’enjeu est de mettre en place des systèmes imitant l’écologie naturelle.

    Nous devrions également obtenir le label bio cet été. Nos produits auront ainsi une traçabilité qui est très importante pour les consommateurs.

    2 Comment peut-on produire sans impact sur l’environnement ?

    K. Y. Nous récréons des écosystèmes qui fonctionnent au plus près de ce qui se passe dans la nature. Ils sont donc durables et résistants quels que soient les aléas climatiques ou les maladies.

    Concrètement, nous travaillons beaucoup sur les sols : ils doivent être vivants pour bien assurer leur fonction nourricière sans apport extérieur. Nous évitons donc le labour pour ne pas tuer les vers et autres « habitants » qui œuvrent à sa régénération permanente. On paille les sols pour garder la fraîcheur naturelle en été, et on laisse sur place. Avec la décomposition, de la matière organique vient enrichir le sol. Ça nous permet aussi d’économiser l’eau et d’éviter au maximum le désherbage, qu’on fait manuellement.

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    3 Quels sont les freins à la mise en œuvre des principes de la permaculture ?

    K. Y. La difficulté principale est qu’il faut beaucoup expérimenter, car il faut tester toutes les interactions entre les plantes, les animaux, le climat, la terre… Les espèces doivent se protéger entre elles. Il y a aussi le travail manuel : comme on limite l’utilisation des machines fonctionnant aux énergies fossiles, le travail se fait « à l’huile de coude ».

    50 €/m2

    C’est le chiffre d’affaires constaté en permaculture bio lors d’une étude de l’INRA en 2016.*

    4 Comment se passe l’intégration d’une ferme dans le tissu urbain ?

    K. Y. Cultiver en milieu urbain implique de petites surfaces, 7 000 m2 pour nous. En revanche, nous densifions au maximum, avec une biodiversité optimisée : plantes aromatiques, fruits, légumes, fleurs… Car on l’oublie souvent, de nombreuses fleurs peuvent être mangées ! Bref, tout l’inverse de la monoculture : nous pratiquons un maraîchage diversifié, à échelle humaine, avec des débouchés locaux.

    C’est très important dans notre approche, car notre objectif est aussi d’encourager la diversité alimentaire auprès de nos publics. Deux fois par semaine, nous faisons des ventes à la ferme et nous avons un partenariat avec une AMAP et des commerçants locaux.

    À terme, nous espérons vendre aussi à des restaurants de la région pour toucher un maximum de gens. Toutes ces interactions sont nécessaires pour promouvoir la permaculture et détricoter le mythe que ce serait une alimentation de « bobos ».

    Beaucoup de gens découvrent avec bonheur qu’il est très facile de faire une soupe !

    Karen Yvan, coordinatrice de la ferme urbaine Le Champ des possibles

    5 En plus des fleurs et des légumes, vous cultivez donc aussi le lien social ?

    K. Y. Tout à fait ! Nous animons des ateliers culinaires pour réapprendre aux consommateurs à cuisiner simplement les légumes et leur en redonner le goût en montrant comment ils sont cultivés, d’où ils viennent, etc.

    C’est une approche qui marche très bien dans les quartiers, car on privilégie l’appropriation personnelle : qu’est-ce que je peux faire avec ces légumes en fonction de mes goûts et de mes capacités ? Beaucoup de gens découvrent avec bonheur, par exemple, qu’il est très facile de faire une soupe ! Nous nous amusons à comparer ensuite avec des soupes achetées en supermarché : que ce soit sur le goût comme sur le prix et la composition, le verdict est sans appel ! Changer l’agriculture passe aussi par le changement des comportements alimentaires et la façon dont on achète ce qu’on mange. Tout est lié…

    6 La permaculture serait-elle l’avenir des villes ?

    K. Y. Il faut en effet changer le visage des villes pour les reconnecter à la nature. Nos usagers peuvent venir cueillir eux-mêmes leurs fruits et légumes près de chez eux. C’est une expérience qu’ils apprécient, adultes comme enfants. Nous accueillons aussi des groupes scolaires à la ferme pour leur faire découvrir ce grand jardin productif.

    C’est un lieu humain, beau, où l’on a envie d’être, tout simplement ! En ville, ça ne va pas de soi… C’est aussi une façon d’éveiller des vocations chez les jeunes : être maraîcher en ville n’a rien à voir avec le métier d’agriculteur au sens traditionnel, à la campagne. C’est une nouvelle pratique du métier qui est très attractive. Installer des fermes en ville est capital pour toutes ces raisons.

    L’Essentiel de l’article

    • La permaculture est une agriculture durable.
    • Elle recrée artificiellement des écosystèmes aussi proches que possible de la nature.
    • L’utilisation des machines motorisées est limitée au strict minimum.
    • La production est vendue en circuits courts.

    * Source : Institut national de la recherche agronomique, 2016

  • 5 pistes pour arrêter le tabac

    5 pistes pour arrêter le tabac

    1 Les substituts nicotiniques

    Chewing-gums, patchs, inhalateur, pastilles… À chacun le sien, en traitement simple ou combiné. Le principe ? En délivrant une dose régulière ou ponctuelle de nicotine, ils atténuent la sensation de manque lié à l’arrêt du tabac. Le dosage et la durée du traitement dépendant du niveau de dépendance du fumeur, l’idée étant bien sûr de diminuer progressivement l’apport nicotinique. Prenez quelques pastilles pendant 6 semaines pour les chanceux, à plus de 6 mois de patch + inhalateur pour les plus accros.

    Utilisables dès 15 ans, les substituts ne connaissent quasiment aucune contre-indication. Ils doivent cependant être utilisés sous surveillance médicale par les femmes enceintes et les personnes ayant eu récemment un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Depuis peu, le forfait remboursé par l’Assurance maladie sur les substituts nicotiniques prescrits par un médecin a été augmenté pour passer à 150 € par bénéficiaire et par an.

    Le contrat Santé Macif vous accompagne dans l’arrêt du tabac en remboursant les substituts nicotiniques sur ordonnance médicale.

    2 L’accompagnement psychologique à l’arrêt du tabac

    Parce que traiter le manque physique du sevrage nicotinique ne suffit pas toujours, il peut être intéressant de coupler les traitements basiques avec un suivi psychologique ou une thérapie comportementale et cognitive (TCC).

    Ces méthodes agissent directement sur les gestes et les habitudes du patient, en une ou plusieurs séances selon les cas. Elles s’avèrent ainsi très efficaces pour aider les fumeurs à se débarrasser des rituels liés à la cigarette, à gérer le stress et la mauvaise humeur, et à ne pas rechuter par exemple, s’ils sont entourés d’autres fumeurs.

    Prescrites par le médecin traitant ou le tabacologue à l’origine de la démarche d’arrêt du tabac, elles peuvent également être délivrées directement en consultation de tabacologie.

    3 Les médicaments antitabac

    Pour les fumeurs les plus dépendants, un traitement médicamenteux peut être envisagé, bien évidemment sous contrôle médical strict pour ajuster la posologie au cas par cas et éviter les contre-indications.

    Deux molécules sont actuellement disponibles : le Bupropion LP (Zyban) et la Varénicline (Champix). Ils agissent sur les mécanismes du manque et permettent de supprimer ses effets les plus négatifs. Délivrés uniquement sur ordonnance et remboursés par l’assurance maladie sous certaines conditions, ils ne sont pas adaptés aux fumeurs de moins de 18 ans et aux femmes enceintes.

    58% des fumeurs réguliers déclarent vouloir arrêter de fumer.*

    4 La cigarette électronique

    Si elle fait encore beaucoup débat faute de recul sur le long terme, la plupart des tabacologues s’accordent sur le fait que l’e-cigarette peut être un moyen efficace de réduire voire de stopper sa consommation de cigarettes ordinaires (- 9 cigarettes/jour en moyenne pour les vapoteurs(1)), qui sont considérées en l’état actuel des connaissances comme beaucoup plus nocives.

    Si on utilise des e-liquides à la nicotine, l’e-cigarette officie comme un substitut en limitant la sensation de manque liée à l’arrêt du tabac. On peut alors réduire les doses progressivement, jusqu’à la suppression totale de la nicotine. Elle évite aussi au fumeur de changer complètement ses habitudes, puisque le geste et les moments de consommation restent quasiment identiques à ceux des fumeurs.

    À savoir : La cigarette électronique validée par la Haute Autorité de la Santé

    En 2016, la HAS a publié des recommandations concernant l’utilisation de la cigarette électronique, notamment : « que l’e-cigarette peut être considérée comme un outil d’aide au sevrage » et « qu’elle constitue un outil de réduction des risques du tabagisme ». Cependant, elle ajoute que l’e-cigarette « pourrait constituer un point d’entrée dans le tabagisme » et « induit un risque de renormalisation de la consommation ». La HAS recommande donc « d’informer, sans en faire publicité, les fumeurs des avantages et des inconvénients de la cigarette électronique ».

    5 Les méthodes anti-tabac alternatives

    Même si les médecines douces ou alternatives n’ont pas véritablement fait la preuve de leur efficacité, notamment sur le long terme, elles peuvent néanmoins être à considérer pour vous aider à arrêter de fumer.

    Hypnose, acupuncture, mésothérapie (médecine antidouleur), sophrologie, relaxation, homéopathie… C’est avant tout une question de feeling personnel, et pour certain(e)s, ça marche !

    D’une manière générale, ces techniques sont plutôt à envisager en complément d’une approche classique, surtout en cas de réelle dépendance.

    L’Essentiel de l’article

    • Les substituts nicotiniques constituent un bon traitement de base. Ils sont remboursés 150 €/bénéficiaire/an.
    • Les thérapies comportementales et cognitives sont efficaces pour gérer le stress et changer ses habitudes en profondeur.
    • Les médicaments sont réservés aux plus dépendants si les autres méthodes ont échoué.

    * OMS, Tabagisme.

    (1) Tabac info Service.

  • Le diabète touche 3,5 millions de personnes en France*

    Le diabète touche 3,5 millions de personnes en France*

    1 Une hyperglicémie chronique

    Le diabète est une maladie chronique liée à une concentration accrue de sucre dans le sang(1). Plus précisément, le taux de glucose dans le sang (glycémie) est élevé : on parle d’hyperglycémie. Cette instabilité de la glycémie vient du non-fonctionnement de deux hormones : l’insuline et le glucagon.

    Les disparités sont légion face au diabète :

    • le sexe : les hommes sont plus touchés que les femmes ;
    • les conditions sociales ;
    • et l’emplacement géographique : on retrouve plus de cas de diabètes dans les départements d’outre-mer et dans le nord de la France.

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    1/4

    des personnes âgées de plus de 75 ans sont diabétiques.

    2 Les différents types de diabètes

    Le diabète de type 1

    Il est appelé diabète insulino-dépendant (DID) : l’organisme ne fabrique pas assez d’insuline.

    L’environnement et les prédispositions génétiques sont les causes de ce diabète qui touche principalement les enfants, adolescents et jeunes adultes.

    Les symptômes du diabète type 1 sont plutôt évidents : amaigrissement, soif intense, infections répétitives… Son diagnostic est immédiat.

    10% des diabétiques sont touchés par le diabète de type 1.

    Le diabète de type 2

    Il est appelé non insulino-dépendant (DNID) : l’organisme n’est ici pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit.

    L’origine génétique, l’alimentation déséquilibrée, l’absence d’activité physique et le surpoids favorisent le développement du diabète de type 2.

    Les symptômes du diabète type 2 sont initialement peu visibles : envie fréquente d’uriner, sensation de bouche sèche, somnolence excessive, vision trouble, infections bactériennes plus fréquentes… Aussi son diagnostic peut arriver 5 à 10 ans après son arrivée.

    90% des diabétiques sont touchés par le diabète de type 2.

    Le diabète gestationnel

    La grossesse peut révéler à certaines femmes un diabète jusqu’alors méconnu. La grossesse peut aussi être la cause d’un diabète passager, celui-ci disparaissant généralement après la naissance de l’enfant.

    3 Des symptômes difficiles à identifier

    Le diabète reste une maladie dite silencieuse, puisqu’on estime à 700 000 le nombre de personnes non diagnostiquées en France, selon la Fédération française des diabétiques. Dans le doute, faites-vous dépister ! Il vous suffit de faire une prise de sang dans un laboratoire, le matin à jeun. Pour être pris en charge par votre Sécurité sociale, passez en premier lieu chez votre médecin généraliste récupérer une ordonnance.

    La Macif est engagée au plus près des sociétaires face au diabète avec des actions de prévention menées partout en France en 2017.

    Des garanties d’assistance existent. Renseignez-vous !

    (1) OMS : Organisation Mondiale de la Santé, Définition du diabète.

    * Fédération française des diabétiques, Chiffres clés France.

    Fédération française des diabétiques, Le diabète gestationnel.

  • Le diabète : symptômes et diagnostic

    Le diabète : symptômes et diagnostic

    1 Le diabète de type 1 : causes et symptômes

    Des facteurs incertains

    Les causes du diabète de type 1 restent mal connues. Les chercheurs pensent qu’une prédisposition génétique et certains facteurs liés à l’environnement contribuent à son développement.

    Des signes évidents

    Le diabète de type 1 touche particulièrement les plus jeunes : enfants, adolescents ou jeunes adultes.

    Delphine, sage-femme à Lyon, a justement été diagnostiquée un diabète de type 1 à l’âge de 14 ans :

    « J’avais déjà entendu parler du diabète car il concernait l’un de mes oncles maternels. À la découverte du diagnostic, on ne réalise pas que c’est « pour la vie ». Surtout quand on est adolescent et que l’on souhaite se laisser porter sans trop se soucier… Alors qu’il y a un vrai intérêt sur le long terme à faire attention au jour le jour à sa glycémie, son alimentation, son mode de vie. Les « équilibres » gagnés au jour le jour sont les garants d’un avenir serein. »

    Les symptômes du diabète de type 1 sont plutôt évidents : amaigrissement, soif intense, infections répétitives… Son diagnostic est immédiat.

    10% C’est le taux de personnes diabétiques de type 1 en France.*

    2 Le diabète de type 2 : causes et symptômes

    Des facteurs favorisants

    Il n’existe pas une cause précise mais un ensemble de facteurs favorisants l’apparition du diabète de type 2.

    • Une origine génétique : le facteur familial est tout à fait prépondérant.
    • Une alimentation déséquilibrée.
    • Un manque d’activité physique.
    • Un surpoids…

    Des signes silencieux

    Le diabète de type 2 est le plus répandu, il touche les plus de 40 ans et les seniors mais progresse aujourd’hui vers une population plus jeune.

    Les symptômes du diabète de type 2 sont initialement peu visibles : envie fréquente d’uriner, sensation de bouche sèche, somnolence excessive, vision trouble, infections bactériennes plus fréquentes… Aussi son diagnostic peut arriver 5 à 10 ans après son arrivée.

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    90% C’est le taux de personnes diabétiques de type 2 en France.*

    3 Diagnostic du diabète : comment savoir si on est diabétique ?

    Une simple prise de sang à jeun prescrite par son médecin suffit à établir un diagnostic du diabète. Un dosage de la glycémie est ensuite pratiqué en laboratoire d’analyses médicales.

    Le diabète est avéré :

    • si la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26 g/l à deux reprises ;
    • si la glycémie est égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée.

    On estime à 700 000 le nombre de personnes non diagnostiquées en France, selon la FFDD.

    4 Le diabète : quels sont les traitements ?

    Le diabète est une maladie exigeante qui ne se guérit pas. Cependant, il est possible d’en faire changer l’évolution en s’impliquant dans son traitement.

    Traitement du diabète type 1

    Le diabète de type 1 est dans un premier temps traité par :

    • un contrôle du taux de glucose sanguin à l’aide d’un lecteur de glycémie ;
    • un régime alimentaire approprié ;
    • un programme d’exercices physiques.  

    Dans un second temps, il est suivi d’injections d’insuline pour compenser l’insuffisance du pancréas à en produire.
    Le patient doit apprendre à se les administrer lui-même, plusieurs fois par jour, selon ses besoins réels en insuline. La majorité des patients pratiquent 3 à 5 injections par jour, ou ont recours à une pompe à insuline. Le traitement est contraignant, mais les progrès de la médecine aident les diabétiques à mieux vivre leur maladie au quotidien.

    Il y a 18 ans, à la découverte de mon diabète, la pompe n’existait pas et les stylos à insuline venaient juste de sortir. Il fallait 45 secondes après avoir exprimé une goutte de sang pour obtenir son taux de sucre, maintenant c’est moins de 5 secondes voire instantané !

    Delphine, diabétique depuis 18 ans

    Traitement du diabète de type 2

    Le diabète de type 2 est dans un premier temps traité par :

    • des mesures hygiéno-diététiques (une alimentation équilibrée) ;
    • l’optimisation des habitudes de vie (un mode de vie actif) ;
    • la surveillance des glycémies capillaires ;

    Dans un second temps, le traitement du diabète de type 2 peut être suivi par des médicaments antidiabétiques oraux et/ou injectables.
     
    Par la suite, des injections d’insuline peuvent être effectuées lorsque les médicaments ne suffisent plus. En effet, le diabète de type 2 est une maladie évolutive : la sécrétion d’insuline diminue avec le temps.

    Pour les personnes âgées diabétiques (70-85 ans), il y a souvent nécessité de procéder à des injections d’insuline trois fois par jour. La plupart sont dans l’incapacité physique de se piquer eux-mêmes voire de s’alimenter de manière régulière et équilibrée, surtout le soir. L’infirmière réalise les injections quotidiennes et vérifie l’équilibre des repas. Elle a un rôle d’éducation et de surveillance auprès des séniors diabétiques.

    Brigitte, infirmière libérale, Lyon

    Bon à savoir

    Du 1er au 8 juin 2018 c’est la semaine de la prévention du diabète en France. Et la journée mondiale du diabète aura lieu le 14 novembre en 2018. Des informations, des tests gratuits…

    Bon à savoir

    Le diabète peut rendre indolore les blessures aux pieds, lesquelles peuvent s’infecter et mener à des amputations si ce n’est pas traité à temps. Des orthopédistes innovent en proposant des chaussures thérapeutiques et préventives adaptées aux pieds sensibles du diabète.

    La Macif est engagée au plus près des sociétaires face au diabète avec des actions de prévention menées partout en France en 2017.

    Des garanties d’assistance existent. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Le diabète : un taux de sucre trop élevé dans le sang.
    • Le diabète de type 2 : le plus répandu, des symptômes peu visibles et des facteurs favorisants.
    • Se faire dépister : une prise de sang à jeun prescrite par son médecin.
    • Traiter le diabète : des traitements pour réguler la glycémie et des réflexes hygiéno-diététiques.  
    • Prévenir le diabète : une alimentation équilibrée et un mode de vie actif.

    Sources :
     
    (1) Organisation Mondiale de la Santé, Définition du diabète.
    * Fédération française des diabétiques, chiffres clés France.
    Mangerbouger.fr
  • Flex office, télétravail, free-lance : les Français et les nouvelles formes de travail

    Flex office, télétravail, free-lance : les Français et les nouvelles formes de travail

    1 Le CDI, in ou out ?

    Sur les 29 millions d’actifs que compte la France, 26 millions sont employés, dont près de 9 sur 10 sous statut salarié.

    Si le monde du travail évolue à un rythme très rapide depuis une dizaine d’années, le contrat à durée indéterminée reste la norme en France. 85,3% des salariés sont en effet en CDI, mais la tendance est à la baisse (-1,5 points en dix ans) surtout chez les jeunes : seuls 44% des 15-24 ans sont en CDI.

    Les CDD (contrats à durée déterminée) représentent un peu plus de 10% des emplois salariés, l’intérim 2,7% et l’apprentissage 1,6%(1).

    Le CDD est littéralement le contrat le plus utilisé pour les embauches. En 2015, les recrutements en contrat à durée déterminée représentaient 87% des intentions d’embauche, soit une hausse de 12 points depuis le début des années 2000(2).

    2 Demain, tous free-lances ?

    Le travail non salarié (free-lances, professions libérales, commerçants…) concerne 11% des travailleurs français. Presque deux fois plus présent chez les hommes que chez les femmes, il est aussi l’apanage de la maturité : 17% des plus de 50 ans sont non salariés, contre à peine 3% des moins de 25 ans.

    Mais là encore, c’est la tendance qui est importante : en dix ans, la part des non-salariés a progressé de 26% ! Les autoentrepreneurs sont en effet passés par là : en 2011, près de 500 000 étaient en activité, parfois en cumul avec un emploi salarié(1).

    15% des salariés français ont plusieurs activités réménurées.*

    3 Les jeunes en quête d’indépendance ?

    Si la « free-lancisation » de la société est souvent considérée comme un signe inquiétant de précarisation, les plus jeunes ne le voient pas forcément de cet œil.

    Près d’un 18-24 ans sur deux considère le phénomène plutôt comme une liberté bienvenue, mais aussi comme l’opportunité de mieux concilier vie privée et vie professionnelle pour un tiers d’entre eux.

    Pour leurs aînés, ces bons côtés semblent beaucoup moins évidents : à peine un quart des personnes interrogées partagent l’avis des plus jeunes sur l’équilibre vie privée/vie professionnelle.

    Au global, les Français restent à 70% attachés au statut de salarié(3).

    4 Le télétravail, mythe ou réalité ?

    Le travail en mode nomade semble bel et bien devenu une réalité pour une part non négligeable de Français. On estime aujourd’hui que 16,7% des Français travaillent au moins une fois par semaine en dehors du bureau, que ce soit chez eux, dans un « tiers-lieu », type espace de coworking, dans les transports, ou tout simplement au café ! Et la marge de progression est grande, puisque près de 7 d’entre eux sur 10 souhaiteraient en bénéficier.

    Là encore, les millennials et la génération Z, c’est-à-dire les « jeunes » de 19 à 35 ans, ont une longueur d’avance sur cette nouvelle forme de travail : 48% déclarent déjà pratiquer le télétravail(4) !

    10 à 20 %

    de la surface totale des bureaux d’Ile-de-France sera constituée d’espaces de coworking d’ici à cinq ans**.

    5 Open space, flex office ou coworking ?

    Pour ces mêmes 19-35 ans, le bureau idéal, celui qui inspire, se doit d’être ouvert. Ça tombe bien, puisque l’open space est de plus en plus répandu dans les entreprises : un salarié sur trois (33%) travaille en espace collectif ouvert, contre 65% en bureaux fermés (individuels ou collectifs) et 6% en flex office, c’est-à-dire sans poste attitré.

    Les plus claustrophobes, notamment les free-lances, préféreront sans doute opter pour les espaces de coworking, qui connaissent un véritable boom depuis les cinq dernières années. Rien qu’en Ile-de-France, leur nombre est passé de 10 à plus de 260, pour représenter aujourd’hui près de 3% de la surface totale des bureaux de la région parisienne, soit 100 000 m2. Une proportion qui pourrait passer à 10, voire 20% dans les cinq prochaines années(5)…

    Alors, prêt(e)s ?

    Le coworking façon Macif, c’est ouvert à tous et c’est gratuit !

    Certaines agences Macif disposent d’espaces de coworking.
    Renseignez-vous !

    Vous êtes travailleur non salarié ?

    Pensez à vous protéger en cas d’accident ou de maladie. Le contrat Prévoyance des indépendants vous aide à sécuriser vos revenus en cas d’arrêt de travail, de couvrir vos frais professionnels et de mieux protéger vos proches en cas de décès.

    L’Essentiel de l’article

    • Le CDI reste la norme pour 85% des salariés français, mais ne concerne que 44% des salariés entre 18 et 24 ans.
    • La part de non-salariés a progressé de 26% entre 2006 et 2016.
    • 1 salarié français sur 3 travaille en open space, et 1 sur 16 en flex office.
    • Le télétravail est plébiscité par 70% des Français.

    Sources :
     
    (1) Insee, Une photographie du marché du travail en 2016, 2017.
     
    (2) DARES, « Pourquoi les employeurs choisissent-ils d’embaucher en CDD plutôt qu’en CDI ? », 2017.
     
    (3) Pôle emploi, Les jeunes privilégient le travail indépendant, 2018.
    Credoc, Conditions de vie et aspirations des Français.

     
    (4) Deloitte, Nouveaux modes de travail : bienvenue dans l’ère du nomadisme, 2017.
    L’Observatoire Actineo, « Travail, espace et temps : Nouvelles équations. Nouveaux enjeux. », 2017.

     
    (5) L’Observatoire Actineo, « Travail, espace et temps : Nouvelles équations. Nouveaux enjeux. », 2017.
    Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise, 2017.

     
    * France Stratégie, L’avenir du travail : quelles redéfinitions de l’emploi, des statuts et des protections ?, 2016.
     
    ** Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise en Ile-de-France, Note semestrielle, juillet 2017.
     
  • La Cravate Solidaire, l’association stylée qui « rhabille » l’entretien d’embauche

    La Cravate Solidaire, l’association stylée qui « rhabille » l’entretien d’embauche

    1 Dress code* et choc des cultures

    La Cravate Solidaire a été créée en 2012 par trois étudiants de banlieue parisienne poursuivant leurs études à Paris La Défense, temple de l’entreprise moderne. Du décalage entre leur quartier d’origine et les cadres du quartier d’affaires est née l’idée de l’association :

    « En rentrant chez nous le soir, on se rendait bien compte que beaucoup de jeunes autour de nous ne maîtrisaient pas du tout les codes de l’entreprise, et notamment le dress code. Ils avaient donc du mal à franchir certaines étapes vers l’emploi, en particulier l’entretien d’embauche. Nous avons donc eu envie de créer une structure qui fournisse les outils pour réussir cette épreuve », se rappelle Yann Lotodé, cofondateur de La Cravate Solidaire.

    À commencer par les vêtements : s’habiller de façon adaptée au poste visé est un facteur important de réussite, et pourtant, ce n’est pas toujours évident pour des questions de moyens ou parce qu’on ne connaît pas les règles vestimentaires des différents métiers.

    « Les vêtements que nous donnons sont choisis de façon personnalisée. La tenue sera différente selon que le poste envisagé concerne le secteur bancaire, la boulangerie ou le bâtiment ! »

    * Code vestimentaire.

    2 Objectif zéro stress

    Un entretien d’embauche est une épreuve stressante pour tout le monde, et ça l’est encore plus quand on se sent fragilisé(e) ou inexpérimenté(e).

    Yann Lotodé

    Mais l’action de La Cravate Solidaire ne se limite pas au don de vêtements. L’association propose un accompagnement complet aux candidats pour préparer leur entretien. 450 bénévoles recruteurs, issus des entreprises, les conseillent sur les bonnes attitudes à adopter, les pièges à éviter, les questions à poser… L’idée est de former mais aussi de dédramatiser pour faire tomber le stress et (re)donner de la confiance en soi. Il faut éviter à tout prix de perdre ses moyens au moment où on en a le plus besoin !

    « 90% de nos candidats sont au RSA, 60% ont moins de 25 ans, et ils sont parfois très seuls dans leur recherche », explique Yann Lotodé. « Ils ont souvent eu un parcours chaotique et peuvent donc se sentir démunis face aux recruteurs, qui ne sont pas toujours tendres ! Leur donner les armes et les accompagner pour franchir cette ultime étape vers l’emploi est donc ultra-important, car ça peut tout changer. »

    Les séances sont individuelles et se déroulent en trois heures : une heure pour travailler l’image de soi à travers le choix de la tenue, une heure avec un bénévole recruteur pour apprendre les techniques d’entretien, et enfin une heure de revalorisation de soi à travers un atelier photographique. Les candidats repartent avec un portrait d’eux qui les met en valeur et qu’ils pourront utiliser sur leur CV et sur les réseaux sociaux professionnels.

    40 %

    Des candidats issus de l’immigration sont victimes de discrimination en Ile-de-France**.

    3 Agir aussi du côté des entreprises

    La volonté de La Cravate Solidaire est d’agir à tous les niveaux possibles pour faciliter l’accès à l’emploi par le biais de l’entretien d’embauche. Les bénévoles recruteurs sont donc les pivots des activités de l’association.

    « Ce sont des professionnels qui ont une véritable expérience du recrutement. Ils agissent auprès de nos candidats, mais aussi dans les entreprises où ils travaillent : en se positionnant, en “aidant”, ils améliorent leurs techniques de recrutement et contribuent à l’essaimage des bonnes pratiques, notamment en termes de non-discrimination à l’embauche », souligne Yann Lotodé.

    Ce réseau de bénévoles assure également une bonne visibilité de l’association, ce qui facilite grandement la collecte de vêtements.

    « Nous avons en moyenne 2 ou 3 collectes organisées chaque semaine dans des entreprises qui nous appellent parce que notre projet les intéresse. Nous collectons des vêtements propres et repassés, proches du neuf. Et pas seulement des costumes et des tailleurs, mais aussi des chemises, y compris à motifs ou à carreaux, des chinos, des jeans, des blazers… et bien sûr, des chaussures. »

    4 Le bus de la cravate

    Aujourd’hui, l’association est soutenue par la Macif, à travers sa fondation, dans la mise en œuvre de nouvelles initiatives.

    « À partir de juin, nous installerons nos bureaux dans un bus itinérant, qui nous permettra de toucher de nouveaux publics : les personnes les plus fragilisées, notamment dans les quartiers sensibles, ou qui ont des difficultés de mobilité pour des raisons financières ou de handicap. Pour accompagner notre développement à l’échelle nationale, nous cherchons d’ailleurs une entreprise partenaire dans le cadre d’un contrat à impact social, idéalement issue du secteur de la gestion financière, de la mode, de la fiscalité ou du juridique. Appelez-nous ! »

    Bon à savoir : Un « serious game* » pour s’entraîner aux entretiens d’embauche

    Pôle emploi propose aux personnes en recherche d’emploi « Mon entretien d’embauche », un serious game virtuel pour s’exercer à passer des entretiens. Après avoir renseigné son CV, le candidat se retrouve face à un recruteur virtuel qui lui posera les questions habituellement posées pour le type de poste visé. À la fin du jeu, les résultats sont commentés, et on peut recommencer autant de fois qu’on le souhaite.

    * Jeu sérieux.

    La Cravate Solidaire, partenaire de l’association Solidarités Nouvelles face au Chômage a été lauréat P’INS 2016 de la Fondation Macif pour accompagner son développement à d’autres territoires.

    Retrouvez La Cravate Solidaire à Paris, Lille, Caen, Lyon, Rouen, Le Mans, Pau, Dijon, Clermont-Ferrand.
     
    ** Source : INSEE, Discrimination à l’embauche selon l’origine et le genre, 2014.

    L’Essentiel de l’article

    • L’association donne des vêtements aux personnes qui en ont besoin pour un entretien.
    • Les candidats sont conseillés et accompagnés par des bénévoles recruteurs.
    • L’association est présente dans 9 grandes villes en France*.
  • Un auto-entrepreneur peut exercer plusieurs activités, mais au sein d’une seule micro-entreprise

    Un auto-entrepreneur peut exercer plusieurs activités, mais au sein d’une seule micro-entreprise

    On peut exercer plusieurs activités, même très différentes, sous un seul et unique statut de micro-entrepreneur (nouveau nom de l’auto-entrepreneur).

    Vous pouvez par exemple avoir une micro-entreprise qui cumule les activités d’écrivain public et de coach carrière. La seule limite concerne le chiffre d’affaires annuel cumulé, qui ne peut dépasser 170 000 € pour les activités commerciales ou touristiques, et 70 000 € pour les prestations de service et les professions libérales (en 2018). Si vous dépassez ce seuil 2 années consécutives, vous devrez changer de statut et basculer sur le régime de l’entreprise individuelle.

    Vous pouvez aussi cumuler votre statut de micro-entrepreneur avec une activité salariée, la retraite, le statut d’étudiant, ou encore avec le chômage sous certaines conditions. Il n’est en revanche pas possible de cumuler plusieurs statuts de micro-entrepreneur.

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    Service-public.fr, https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32353 et https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32353

  • Réparations, devis auto… : comment déjouer les pièges ?

    Réparations, devis auto… : comment déjouer les pièges ?

    Pour faire réparer sa voiture, un devis (ou un ordre de réparation pour les petites interventions) n’est pas obligatoire, mais fortement conseillé. Il permettra d’éviter toute mauvaise surprise au moment du règlement et pourra être utile en cas de litige. Sa signature vaut acceptation.

    1 Gratuit le devis ?

    Pas toujours. Il faut savoir qu’en cas de démontage nécessaire de la voiture (pour identifier la panne par exemple), il peut vous être facturé. Si vous le signez, la somme versée sera alors déduite du montant de la facture. Surtout n’oubliez pas que seul un devis signé constitue un engagement. Il vous est donc possible d’en faire établir plusieurs pour mieux comparer.

    0 euros

    Un devis est en principe gratuit, de par son caractère commercial. Rien n’empêche cependant un professionnel de proposer des devis payants ; auquel cas il doit informer son client du prix avant d’établir le devis.*

    2 Le détail des réparations

    Le devis doit préciser la liste exacte des travaux à réaliser sur votre véhicule, par exemple réparer une fuite d’eau sur une durite, changer le joint de culasse. Si d’autres réparations se révèlent nécessaires en cours d’intervention, le garagiste est tenu de recueillir votre accord, écrit ou oral. Sans celui-ci, elles ne pourront pas être facturées.

    33 milliards d’euros

    C’est ce qu’ont dépensé les Français en 2013 pour l’entretien de leur véhicule, selon l’Insee. Un entretien, qui d’année en année, coûte de plus en plus cher.

    3 Coût et temps de main-d’œuvre

    Le temps de main-d’œuvre doit être chiffré, ainsi que son coût. De manière générale, le garagiste doit afficher dans son établissement les tarifs horaires ainsi que le prix des prestations forfaitaires (entretien, vidange, tôlerie, peinture, etc.).

    Pour être sûr que le temps de main-d’œuvre n’est pas surestimé, sachez que les constructeurs automobiles ont établi des barèmes (à disposition chez les concessionnaires) pour chaque type de véhicules, précisant le temps nécessaire pour les interventions.

    4 Prix des pièces

    Le détail des pièces détachées nécessaires à la réparation, leur référence, leur prix, ainsi que leur origine doivent figurer sur le devis. Là encore, pour éviter les arnaques, il est possible de consulter le tarif officiel d’une courroie de transmission ou d’un radiateur sur les sites des concessionnaires.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

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    5 Combien de temps ?

    Assurez-vous de la durée des réparations et vérifiez-en la cohérence avec le temps de main-d’œuvre estimé. Si votre véhicule doit être immobilisé pour une longue période, renseignez-vous sur la possibilité de bénéficier d’une voiture de courtoisie (le prêt d’un véhicule).

    Sachez dans tous les cas que le réparateur est soumis à une obligation de résultat. (article 1147 du Code civil) et qu’il est tenu, au terme du délai de réparation, de vous rendre un véhicule en parfait état de marche.

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    Un crédit vous engage et doit être remboursé.
    Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    L’Essentiel de l’article

    • Un devis est gratuit, si l’artisan vous le facture, il doit vous en avertir.
    • Donnez votre accord… ou non : aucune réparation supplémentaire ne peut se faire sans vous.
    • Vérifiez le coût horaire et le temps passé.
    • Comparez avec les barèmes officiels des constructeurs.

    * Source : Service public
    ** Organisme prêteur : Socram Banque.
    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)
    Informations et conditions sur macif.fr
  • Faire cohabiter les générations ? Ça fonctionne !

    Faire cohabiter les générations ? Ça fonctionne !

    Au Mans, à la Villa Léonard de Vinci, soutenue par la Fondation d’entreprise Macif, le vivre-ensemble n’est pas un vain mot, c’est une réalité qui se vit au quotidien. Retraités, familles monoparentales, jeunes en situation de précarité ou personnes touchées par le handicap, tous les locataires de cette résidence innovante expérimentent une nouvelle forme de cohabitation placée sous le signe de l’entraide et du partage.

    1 Un projet d’habitat social innovant

    Le projet, porté par l’association Habitat et Humanisme avec le soutien de la ville, du département, de la Région, de l’État et de mécènes comme la Fondation Macif est née d’un constat simple : le manque criant de logements sociaux adaptés aux publics fragiles.

    L’idée, comme l’explique Thierry Courdoisy, membre de l’association, était : « de proposer une nouvelle forme d’habitat collectif qui favorise la mixité intergénérationnelle, l’entraide mutuelle. Nous souhaitions aussi offrir un accompagnement social aux habitants les plus vulnérables pour que chacun puisse s’enrichir de l’autre et rompre avec l’isolement. »

    2 Un lieu de vie avant tout

    Pour réussir ce pari, le choix a été de construire un bâtiment de taille humaine. Inaugurée en 2016, la résidence située à 5 minutes du centre du Mans, s’élève sur 3 niveaux et dispose de 23 logements indépendants (dont 2 peuvent accueillir des personnes à mobilité réduite).

    Au rez-de-chaussée, des espaces collectifs (une cuisine, une salle d’activités, un espace jeux, une buanderie, 2 bureaux) ont été aménagés pour favoriser les échanges et des espaces verts accueillent un jardin partagé.

     

    3 Favoriser l’expérience du vivre-ensemble

    Au quotidien, la vie des 34 résidents, qu’ils soient seniors souffrant d’isolement, jeunes en perte de repères ou en recherche d’emploi, mères élevant seules leurs enfants est rythmée par des ateliers réguliers encadrés par une animatrice.

    Ils peuvent ainsi, au gré du calendrier, se retrouver pour cuisiner ensemble, cultiver le potager, partager des jeux de société ou échanger sur leurs lectures. Un soutien dans les démarches administratives est aussi proposé par un résident à titre bénévole ainsi que des sorties à l’extérieur (courses, visites culturelles…) grâce à l’animatrice et l’aide de bénévoles.

     

    La Fondation Macif soutient ce projet !

    Découvrez d’autres projets soutenus par la Fondation Macif ici !

    5 Une alchimie qui fonctionne

    « Tous les résidents n’en disent que du bien », avoue Thierry Courdoisy d’Habitat et Humanisme. Ici en effet, les problèmes de voisinage semblent avoir laissé la place à l’entraide. « De vrais liens se sont créés entre les résidents, quel que soit leur âge. Dès le début, des initiatives se sont mises en place spontanément comme d’aider à l’emménagement, de réaliser des travaux de bricolage, un senior s’est même porté volontaire pour rédiger des courriers… ».

    Grâce à cette dynamique collective, chacun a pu retrouver un sentiment d’utilité, recréer du lien et s’enrichir des différences des autres. Un projet qui a décidément tout bon !

    En savoir plus

    Villa Léonard de Vinci, le Mans (72).
    https://www.habitat-humanisme.org/projets/villa-leonard-de-vinci/

    La Villa Léonard de Vinci en chiffres

    • 2013 : lancement du projet
    • 2016 : année d’inauguration
    • 23 : nombre de logements
    • 34 : nombre de locataires
    • De 7 mois à 70 ans : âges des résidents
    • 20 000 euros : montant de la subvention de la Fondation Macif

    L’Essentiel de l’article

    • Une villa adaptée aux plus fragiles.
    • La volonté de mixer les générations.
    • Des échanges et une convivialité favorisés.
    • Un esprit d’entraide partagé par tous.