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  • Aléas – Histoires d’événements climatiques – Podcast

    Aléas – Histoires d’événements climatiques – Podcast

    Dans “Aléas”, nous allons à la rencontre de celles et ceux qui sont directement confrontés aux dérèglements climatiques. Avec ce podcast, la Macif souhaite sensibiliser le grand public sur les risques engendrés par les aléas naturels. Car c’est collectivement, que des solutions sont, et pourront être, mises en place. 

     

    Aléas – Une histoire de Sécheresse

    Dans cette nouvelle saison en trois épisodes, direction Elne, dans les Pyrénées orientales : le département a souffert de graves périodes de sécheresse ces dernières années. Claire et les autres habitants d’Elne se mobilisent pour préserver l’eau et repenser l’aménagement de nos villes et de nos territoires afin de faire face aux changements climatiques.

    Macif Résilience Habitat

    Mené en coopération avec l’ADEME, la CCR (Caisse Centrale de Réassurance) et France Assureurs et 11 assureurs (dont la Macif), « Initiative Sécheresse » va étudier, pendant cinq ans, 300 maisons individuelles exposées au phénomène de RGA.

    Autre initiative lancée en 2023, Macif Résilience Habitat teste des solutions sur le terrain, pour identifier les mesures de prévention et de réparation fondées sur l’environnement pour consolider le bâti et réduire le coût de la sinistralité face à la sécheresse.

    Aléas – Une histoire de Submersion

    En France métropolitaine, 1,5 million de personnes vivent dans des zones côtières exposées aux submersions marines. Cet événement naturel plus ou moins imprévisible peut causer des dommages humains, matériels et environnementaux. Dans cette première saison de Aléas, découvrez comment la ville normande de Bernières-sur-Mer et ses habitants s’organisent face à la montée des eaux inévitable.

    Aléas Submersion – Épisode 1 : L’océan à nos portes

    Dans cet épisode, Nathalie nous ouvre les portes de sa maison en bord de mer. Elle partage les joies et les inquiétudes de vivre si proche de l’océan : un privilège quotidien qui devient parfois une source d’angoisse, surtout lorsque les tempêtes frappent et que l’eau menace d’envahir son foyer. Entre la beauté du paysage et les dangers grandissants, Nathalie évoque son attachement à ce lieu unique, mais vulnérable.

    Aléas Submersion – Épisode 2 : Sauver les murs

    Dans cet épisode, Nathalie découvre l’ampleur des travaux qu’elle va devoir entreprendre pour protéger sa maison et sa famille. Elle découvre que ces adaptations, loin d’être de simples rénovations, sont devenues indispensables pour faire face aux risques de submersion marine. En partageant ses réflexions, elle questionne l’efficacité de ces mesures et la durabilité d’une vie en bord de mer face au changement climatique.

    Aléas Submersion – Épisode 3 : Face aux vagues : s’adapter ou partir

    Dans cet épisode, Nathalie et ses voisins évoquent les choix difficiles auxquels ils sont confrontés : s’adapter ou envisager un départ. Entre petits aménagements et projets de relocalisation, chacun explore les moyens de continuer à vivre avec cette menace croissante de submersion marine. Ce dilemme partagé révèle la solidarité qui se développe dans la communauté, ainsi que les stratégies de résilience face à un avenir incertain.

    La submersion marine : comprendre et agir avec Explore Media et Macif

     
     
     
     

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  • Préservatif : vrai/faux sur l’utilisation

    Préservatif : vrai/faux sur l’utilisation

    Le préservatif est trop cher : FAUX

    « Ils sont totalement gratuits et sans prescription en pharmacie pour les moins de 26 ans », répond la sexologue Catherine Solano. Pour les personnes au-delà de 26 ans, ils sont remboursés à hauteur de 60 % sur présentation de la prescription d’un médecin. Mais il existe divers endroits où l’on peut s’en procurer sans rien débourser, comme au planning familial ou dans les centres de dépistage des IST.

    Il peut altérer le plaisir : VRAI, mais…

    « Les hommes peuvent avoir moins de sensation lorsqu’ils portent un préservatif. Mais ça peut être un avantage pour ceux qui sont sujets par exemple à des éjaculations précoces. Sans compter qu’avoir un rapport sans le stress de pouvoir attraper une IST est quand même bien plus agréable », souligne la sexologue et autrice de plusieurs ouvrages sur la sexualité et la santé.

    Avec le préservatif, pas besoin de lubrifiant : FAUX

    Il est fortement recommandé d’ajouter du lubrifiant lors d’un rapport avec un préservatif. « Les frottements sont augmentés, ça peut brûler et faire mal », explique Catherine Solano. Mais attention, il ne faut pas utiliser n’importe quoi. « Seulement des lubrifiants à base d’eau. Sinon ça fragilise le préservatif et il peut se déchirer. Donc, pas d’huile d’olive ou d’huile de coco ! », prévient la médecin.

    Il est seulement réservé aux hommes : FAUX

    Il existe également des préservatifs internes, parfois appelés préservatifs féminins, qui peuvent être autant utilisés lors d’un rapport vaginal qu’anal et qui protègent tout autant que le préservatif « classique ». « On sait d’après des études qu’au moins un tiers des couples qui les testent finissent par les adopter. C’est comme les préservatifs masculins, certains vont dire qu’ils sont compliqués à utiliser, mais il suffit d’un peu d’entraînement », estime la sexologue Catherine Solano.

    Il ne protège pas contre toutes les IST : VRAI

    Le préservatif protège contre les IST qui se transmettent par le sperme, les sécrétions vaginales ou le sang comme le VIH, l’hépatite B, la syphilis, la gonorrhée ou encore la chlamydiose. « Mais il n’est pas toujours efficace contre les papillomavirus ou les herpès, parce que ce sont des maladies qui se transmettent facilement avec un contact peau à peau », ajoute Catherine Solano.

    On n’en a pas besoin au premier rapport sexuel : FAUX

    « Évidemment qu’il faut en porter un. Si c’est votre première fois, votre partenaire, lui, peut très bien avoir eu une IST. Ou alors, il faut avoir fait un test tous les deux et être sûr que son partenaire n’a pas eu de rapport depuis trois mois. Mais il faut être sûr de la fidélité de l’autre et ce n’est pas toujours évident. »

    Il est impossible d’en porter lorsqu’on est allergique aux latex : FAUX

    Les personnes concernées par une allergie au latex peuvent se tourner vers des préservatifs fabriqués à partir de néoprène ou de polyuréthane. Il en existe aussi confectionnés dans un latex déprotéiné qui réduit fortement le risque de réaction allergique.

    Le préservatif a une date limite d’utilisation : VRAI

    « Non seulement il a une date limite, mais en plus il faut faire attention aux conditions dans lesquelles on le garde. On ne le stocke pas dans son frigo ou au soleil sur la plage arrière de sa voiture. Ni dans son portefeuille pendant des mois. Sinon, la matière, que ce soit du latex ou autre chose, va s’abîmer. »

    Le préservatif se porte dans n’importe quel sens : FAUX

    Avant de l’enfiler, il est important de s’assurer que le préservatif est dans le bon sens. Pour le préservatif externe, dit masculin, l’anneau présent à son extrémité doit être à l’extérieur de manière à ce que le préservatif puisse être déroulé facilement. Si ce n’est pas le cas, il est sans doute dans le mauvais sens. Attention aussi à pincer le petit réservoir au bout du préservatif pour éviter la formation d’une bulle d’air qui risquerait de le faire éclater pendant le rapport. Pour le préservatif interne, dit féminin, il faut prendre l’anneau interne (le plus petit) et le pincer entre 2 doigts (pouce et index) puis l’insérer et ensuite le relâcher une fois bien positionné. Il ne doit pas être tordu.

    Consultations médecin généraliste, gynécologue, urologue

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  • Herpès : Vrai / Faux sur les idées reçues

    Herpès : Vrai / Faux sur les idées reçues

    Qu’est-ce que l’herpès, exactement ?

    Magalie Garcia : L’herpès labial, communément appelé bouton de fièvre, est une maladie virale cutanée récidivante, qui se manifeste sur les lèvres, à la jonction entre la peau et la muqueuse, ou bien sur les parties génitales. Cette maladie est causée par le virus herpès simplex de type 1 (HSV-1), qui s’installe dans l’organisme après une première infection.

    « L’herpès, ça peut arriver à tout le monde »

    M.G. : Vrai. L’herpès est l’une des infections virales les plus courantes dans le monde ! Selon de nouvelles estimations faites en 2020, près de 500 millions de personnes sont atteintes d’herpès génital, et plusieurs milliards ont une infection orale due au virus de l’herpès. Ce qu’il est important de rappeler pour éviter les préjugés : le virus peut toucher n’importe qui, indépendamment de son âge, de son genre ou de son mode de vie.

    « Si on attrape de l’herpès, on en aura toute sa vie »

    M.G. : Vrai. Une fois infecté par le virus de l’herpès, il reste en effet dans l’organisme, tout simplement parce que le système immunitaire et les traitements actuels ne parviennent pas à l’éliminer complètement après la première infection. Mais pas de panique : les réactivations ne sont pas systématiques et varient d’une personne à l’autre. Certaines personnes peuvent connaître des rechutes fréquentes, tandis que d’autres n’en auront qu’une ou deux tout au long de leur vie.

    « L’herpès se soigne avec des antibiotiques »

    M.G. : Faux. Les antibiotiques, là encore, ne sont pas automatiques ! Ils sont particulièrement inefficaces contre l’herpès, car ils ne ciblent que les infections bactériennes, alors que l’herpès est une infection virale. Pour traiter l’herpès, on utilise plutôt des médicaments antiviraux, tels que l’aciclovir, le valaciclovir ou le famciclovir, qui permettent de réduire la durée et la sévérité des poussées.

    « Le soleil, le froid ou les remèdes de grand-mère, comme le vinaigre, une gousse d’ail ou un glaçon, peuvent empêcher le bouton de sortir »

    M.G. : Faux. Au contraire, le soleil est un facteur qui favorise la poussée et la propagation de l’herpès labial. Et jusqu’à preuve du contraire, aucun remède de grand-mère n’a montré de réelle efficacité pour stopper l’évolution de l’herpès lors d’une crise. Cependant, il est possible que ces derniers puissent apaiser ou atténuer les symptômes.

    « On peut attraper l’herpès en utilisant les toilettes publiques »

    M.G. : Faux. L’herpès ne se transmet pas via des objets inanimés, comme les lunettes de toilettes, les poignées de porte, ou encore les couverts. Le virus a besoin d’un contact direct avec la peau ou les muqueuses pour se propager.

    « Si on est infecté, les symptômes sont toujours sévères »

    M.G. : Faux ! Beaucoup de gens ne présentent aucun symptôme ou observent des manifestations très légères qui passent inaperçues, comme des picotements ou des irritations. En revanche, les personnes dont le système immunitaire est affaibli (à cause du VIH/Sida, de la chimiothérapie, ou d’un autre traitement immunosuppresseurs) peuvent avoir des poussées d’herpès plus fréquentes et plus difficiles à traiter.

    « On ne peut pas avoir de relations sexuelles normales en cas d’herpès »

    M.G. : Faux. Car si l’herpès génital complique effectivement les rapports, il n’empêche pas d’avoir une vie sexuelle. Des traitements antiviraux peuvent réduire la fréquence des poussées et le risque de transmission. Il est également conseillé d’utiliser des préservatifs et d’éviter les rapports pendant les poussées.

    « Avec le préservatif, pas de risque d’herpès »

    M.G. : Faux. Les préservatifs réduisent significativement le risque de transmission, mais ne l’éliminent pas complètement, car le virus peut se trouver sur les zones de la peau non couvertes par le préservatif.

    « Il est possible de sentir l’herpès arriver avant que les premiers signes soient visibles à l’œil nu »

    M.G. : Vrai. Des signes précurseurs apparaissent six heures à deux jours avant l’arrivée d’un bouton de fièvre. Certaines personnes affectées par l’herpès ressentent des symptômes avant l’apparition visible des lésions, comme des sensations de picotement, de brûlure, de démangeaison ou de douleur dans la zone où une éruption herpétique est sur le point d’apparaître. Il est utile de commencer un traitement antiviral pour réduire la gravité de l’épisode ou le prévenir.

    « Le stress peut provoquer une récidive d’herpès »

    M.G. : Vrai. Le stress, parce qu’il affaiblit le système immunitaire ou augmente la production de certaines hormones (comme le cortisol), peut favoriser la réactivation d’herpès et provoquer une nouvelle poussée. D’autres facteurs peuvent également déclencher des récidives, tels que la fatigue, les changements hormonaux (comme les menstruations), les maladies, les blessures ou une exposition au soleil (dans le cas de l’herpès labial). Mais le stress reste l’un des déclencheurs les plus courants des réactivations du virus.

     

    * Erratum

    Une coquille s’est glissée lors de la publication initiale de cet article le 18 novembre 2024. Les propos tenus ont été attribués au Dr Magali Garcia, médecin infectiologue au CHU de Poitiers. Or, c’est une homonyme, le Dr Magalie Garcia, docteur en médecine basée à Montpellier, qui a répondu à cette interview. La rédaction tient à leur présenter ses sincères excuses. L’article a été modifié dans ce sens avant republication.

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    (1) Harris 2015

  • Le retour de la consigne : utopie ou réalité ?

    Le retour de la consigne : utopie ou réalité ?

    « Ni retour ni consigne. »

    Les plus anciens se souviennent de ces quatre mots gravés autrefois au bas de certains contenants alimentaires en verre qui indiquait une exception au principe très usitée de la consigne. Cette consigne qui permettait aux consommateurs de récupérer auprès des commerçants quelques dizaines de centimes de francs en retour de bouteilles et bocaux consignés, avait quasiment disparu à partir des années 1980-1990 avec l’accroissement des emballages plastiques à usage unique et à l’essor des supermarchés. Or, la prolifération néfaste du tout plastique et les risques sanitaires en découlent, ainsi que la hausse des prix du verre depuis la crise énergétique de 2023, ont poussé le gouvernement français à chercher à réduire l’impact environnemental de nos emballages. Voilà pourquoi, le 3 juillet 2024, les autorités, associées à l’éco-organisme Citéo, ont annoncé l’expérimentation du retour de la consigne du verre dans quatre régions (Pays de la Loire, Bretagne, Normandie, Hauts-de-France), avant sa généralisation à l’échelle nationale. À compter de mai 2025, ce sont donc 16 millions de Français qui pourront acheter des produits de grande consommation dans ces emballages réemployables dans les grandes surfaces alimentaires.

    Objectif anti-gaspillage et souveraineté économique

    Ce projet à grande échelle vise à atteindre un objectif fixé par la loi Agec anti-gaspillage de février 2020, dans le cadre de l’économie circulaire : 10 % d’emballages réemployés d’ici à 2027. « Concrètement, les consommateurs achèteront en grande surface un produit dans un emballage en verre qu’il faudra rapporter après utilisation, pour qu’il soit lavé, puis réemployé », avait indiqué Jean Hornain, directeur général de Citéo, cet été, dans Ouest France. En retour, par effet incitatif, le consommateur récupérera un petit pécule sur chaque contenant en verre : « cette consigne sera comprise entre 20 et 30 centimes, selon le contenant, précise Célia Rennesson, cofondatrice et directrice générale de Réseau Vrac et Réemploi. Un emballage n’est pas produit gratuitement. Il a un coût, et à partir du moment où il a aussi une valeur “consignable”, les gens le rapportent, toutes les études le démontrent. Mettre une valeur à l’emballage, ce qui s’appelle une consigne monétaire, permet d’optimiser le système du traitement des déchets d’un point de vue environnemental et d’un point de vue économique, en jetant ces emballages. »

     

    De la consigne grand surface ?

    À partir de mai 2025, les premiers des 30 millions d’emballages standardisés et réemployables produits pour l’année 2025 seront disponibles dans les grandes surfaces. Six contenants (bouteilles et bocaux) seront mis en rayons puis seront nettoyés après collecte dans les laveries Bout’ à Bout’, à Carquefou, et Haut La Consigne dans le Nord. L’éco-Geste accompli par les citoyens est au cœur des principes très avantageux du ReUse. Une fois lavé, un contenant en verre peut être réutilisé jusqu’à vingt fois en moyenne et son réemploi, plutôt que son recyclage, permet d’économiser 75 % d’énergie, 50 % d’eau et 79 % de CO2 ! « Traiter les déchets n’est pas une fin en soi. Il faut parvenir à réutiliser emballages et contenants plusieurs fois plutôt qu’une, plaide énergiquement Célia Rennesson. La ReUse économie offre de nombreux bénéfices. Elle permet de toujours consommer, mais tout en préservant les ressources. Elle permet de réindustrialiser la France, car il s’agit là d’usines de lavage ou d’usines de réparation non délocalisées, favorisant ainsi la création d’emplois dans nos territoires. Ces activités de collecte et de lavage se réalisent au plus proche des actes d’achats, puisque le principe de la ReUse prospère à l’échelle des territoires. Et en bonus, cette économie circulaire permet à notre pays d’être plus souverain économiquement. »

    La consigne en livraison

    Des initiatives de type ReUse avaient heureusement fleuri bien avant le projet gouvernemental du 3 juillet 2024 visant les quatre régions pilotes du Nord et de l’Ouest. La Tournée, une start-up écocitoyenne lauréate du programme Circular Challenge imaginé par Citéo, a ainsi lancé en 2021 son supermarché en ligne centré sur le réemploi des emballages du verre tout en promouvant l’usage de la consigne. « Notre activité de livraisons de courses consignées suit un processus de commande en ligne puis de livraison à domicile, détaille Juliette Poiret, cofondatrice de La Tournée. Tous nos contenants en verre (bouteilles, bocaux, pots) sont récupérés et avant d’être lavés et réutilisés, occasionnant le remboursement de la consigne des produits qui nous sont achetés. Notre conviction, un peu pionnière, était que pour généraliser la consigne, la livraison à domicile était le bon format. Notre service a d’autant plus de potentiel que tout le monde n’a pas forcément envie d’aller ramener des contenants vides en supermarché. »

    Et La Tournée est une affaire qui tourne bien ! Même si pas encore tout à fait rentable, son activité exclusivement francilienne va s’étendre l’année prochaine en Province. Grâce à ses cinquante salariés et sa flotte actuelle d’une quinzaine de véhicules électriques qui livrent les produits et collectent les contenants en verre, sa communauté de 10 000 clients s’accroît d’année en année. En février 2018, le ministère de la Transition écologique avait évoqué le retour du système de la consigne pour les canettes de boissons, les piles et surtout les bouteilles en plastique. Mais la France – déjà moins performante que l’Allemagne pour le retraitement de ces bouteilles – a encore des progrès à faire. Au présent, les voyants du réemploi sont donc plutôt au verre.

    La Macif soutient la Consigne

     
     
     
     

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  • Vivre à la campagne : les idées reçues

    Vivre à la campagne : les idées reçues

    Des motivations diverses

    Une maison, un jardin, la tranquillité. Qui n’en rêverait pas ? Si la ville reste le lieu des opportunités professionnelles, la campagne attire. Selon une étude de Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines (POPSU), 18 % des déménagements réalisés chaque année se font vers des communes rurales (moins de 2 000 habitants), auxquels s’ajoutent 19 % pour les villes en dessous de 20 000 habitants, des chiffres en légère hausse chaque année. Mais cette enquête souligne aussi que tout le monde ne se met pas au vert pour les mêmes raisons. En recherche d’un mode de vie alternatif, ou simplement moins cher, d’un lien à la terre ou de plus de tranquillité grâce au télétravail, les profils néoruraux sont multiples. Selon la géographe ruraliste Claire Delfosse, il faut également noter que « les trajectoires de vie ne sont pas fixes : on peut partir vivre en ville et en revenir, ou inversement ».

    Une meilleure qualité de vie ?

    Un critère domine les autres lorsqu’il s’agit de s’installer en milieu rural : la qualité de vie. Encore faut-il savoir ce que l’on entend par là. Ainsi, Léonor, professeure de chant au Conservatoire de Nantes, a choisi de s’installer quelque vingt kilomètres plus loin au Loroux-Bottereau et ses 8000 habitants avant tout pour y trouver la maison de ses rêves. « Je suis toujours une amoureuse de Nantes, explique-t-elle. Mais après avoir pris goût au jardinage pendant le confinement, et pour avoir de la place pour moi, mes deux enfants, mon nouveau conjoint, et sans trop gêner le voisinage puisque nous sommes tous deux musiciens, et surtout à un prix abordable, nous avons vite réalisé que la maison parfaite ne pouvait se trouver qu’à la campagne. »

    À l’inverse, pour Marjolaine, boulangère installée depuis 2010 dans le petit village de Cieutat (environ 600 habitants) dans les Hautes-Pyrénées, c’est le lien à la nature qui était central. « J’ai grandi dans des petites villes de Picardie et d’Aveyron, avant d’aller étudier à Montpellier. Mais je ne me sentais pas à ma place en ville. Il me manquait de l’extérieur. » Après plusieurs voyages, elle a fini par trouver son bonheur dans ces coteaux verdoyants. « En voyant la carte, j’ai vu qu’il n’y avait quasiment rien, donc c’était parfait ! », s’amuse-t-elle. Là encore, la présence d’un jardin était fondamentale. « C’est un facteur qui revient très souvent, souligne Claire Delfosse. Les annonces immobilières ne manquent jamais de le préciser. »

    Des territoires inégaux

    Pour avoir un jardin et de la place, dans un prix raisonnable, les deux nouvelles propriétaires n’avaient pas le choix, il fallait acheter une maison nécessitant beaucoup de travaux. « On en a pour des années, admet Léonor, il fallait prévoir un gros budget en plus de l’achat. Mais cela reste tout de même bien moins cher qu’en ville. » Mais probablement bien plus cher que l’ancienne ferme de Marjolaine dans les Pyrénées. On voit en effet de grandes différences selon les territoires, avec un littoral atlantique qui attire fortement. « On voit aussi se développer la location ou la colocation, même si c’est encore rare », observe Claire Delfosse. Outre le logement, l’accès aux services est un gros enjeu. Là encore, tous les territoires ne sont pas égaux. « On a été très agréablement surpris de ce que propose la commune de Le Loroux-Bottereau, raconte Léonor. Il y a un cinéma, une piscine, une médiathèque, tous les commerces, deux boulangeries, trois coiffeurs, une école et un collège… Même pour l’accès aux soins, il y a plusieurs cabinets de généralistes et de dentistes. Il n’y a que certains spécialistes qui ne se trouvent qu’à Nantes. »

    Marjolaine, elle, se satisfait d’une vie plus isolée, et la petite ville de Bagnères-de-Bigorre (7000 habitants), située à moins de dix kilomètres de chez elle, fournit tous les services nécessaires. « On y trouve même des urgences, mais elles sont souvent saturées. Pour les spécialistes, c’est plus difficile. Je roule une heure en montage pour trouver une orthoptiste qui n’a pas trop d’attente. Mais les choses changent, j’ai vu arriver plusieurs jeunes médecins, des kinés ou des sages-femmes. »

    Une mobilité difficile

    La principale limite d’une vie à la campagne est évidente : impossible ou presque de se passer de voiture. « La réflexion sur ce sujet reste très récente, regrette Claire Delfosse. On a longtemps supposé que les ruraux étaient mobiles grâce à la voiture, et c’est dans cette population qu’on trouve le plus de voitures par ménage. Mais face au coût grandissant et à la transition écologique, il y a nécessité d’agir. La précarité énergétique, tant question logement que mobilité, en a poussé plus d’un à revenir vivre en ville. » Des solutions existent d’ailleurs pour aider les personnes précaires, comme les plateformes de mobilité ou le transport à la demande. « Le vélo électrique a également débloqué certaines situations. Mais il y a encore beaucoup à faire. »

    Le sujet était important pour Léonor : « On voulait vraiment une maison dans le bourg, pour éviter au maximum la voiture. On ne la prend que pour aller travailler, et on a même réussi à n’avoir qu’une seule voiture pour le foyer, même si cela rend parfois l’organisation complexe. » Et les bouchons peuvent rendre le trajet bien long. De son côté, Marjolaine utilise également fréquemment la voiture, même si elle regarde de près les horaires de bus. « Il y en a peu, mais ils sont précieux. J’ai par exemple souvent pu éviter d’emmener mes enfants en voiture à leur cours de danse à Tarbes, la préfecture à 30 minutes de route. » Le réseau de cars départemental est également bien structuré à Nantes, « mais au Conservatoire, les cours finissent souvent tard, après le dernier départ. À y réfléchir, peut-être qu’on aurait préféré vivre près d’une gare ».

    Une vie culturelle développée – si on sait la chercher

    Un cliché tenace sur les campagnes voudrait qu’il ne s’y passe rien. Pourtant, comme le constate Claire Delfosse, « les espaces ruraux ne sont pas des déserts culturels, loin de là, il y a beaucoup d’initiatives, avec de grandes différences selon les territoires ». Ainsi, Marjolaine trouve son bonheur dans le territoire pourtant peu dense des Pyrénées. « Quand je suis arrivée, il y avait déjà quelques associations qui organisaient régulièrement des spectacles. Et l’offre n’a fait que grandir depuis. Pas besoin d’aller très loin, par exemple le cinéma de Bagnères-de-Bigorre propose quelques séances Art et Essai. Bien sûr, ce n’est pas comme en ville, où tu peux sortir et décider ensuite ce que tu peux faire. Ici, il faut saisir les occasions. Mais ces occasions ne manquent pas. »

    La vie associative est également un facteur de dynamisation important, et permet par ailleurs de s’intégrer en tant que nouvel arrivant. Car l’accueil n’est pas forcément si facile, comme l’a constaté Marjolaine. « Quand je suis arrivée avec l’envie d’avoir un mode de vie écolo, ça n’était pas forcément bien vu, même si les mentalités évoluent. Ce qui a vraiment aidé à faire du lien, c’est lorsque mes enfants sont entrés à l’école, j’ai pu rencontrer d’autres parents d’élèves. » Une chance que n’a pas eue Léonor : « Mes deux fils sont encore scolarisés à Nantes, puisque leur père y vit. Et avec mes horaires décalés, je n’ai pas eu l’occasion de vraiment m’intégrer. » Pour Claire Delfosse, il est évident que « l’intégration va dépendre de nombreux facteurs, des deux côtés de la barrière. En milieu rural, on s’imagine également qu’il y a plus de proximité et de solidarité, ce qui est discutable ». Une manière de rappeler que faire attention aux clichés est l’affaire de tous.

  • « Nous avons une responsabilité dans l’aménagement du littoral » Éric Chaumillon

    « Nous avons une responsabilité dans l’aménagement du littoral » Éric Chaumillon

    En quoi consiste ce phénomène de submersion du littoral et quelles en sont les causes ?

    Éric Chaumillon : On parle de submersion marine lorsque de l’eau de mer pénètre dans les terres, en raison d’une élévation inhabituelle du niveau des mers. Il ne faut pas confondre cela avec l’érosion du littoral, qui désigne le recul du trait de côte, même si les deux phénomènes agissent parfois de concert – il peut arriver qu’une submersion entraîne de l’érosion, ou à l’inverse, que celle-ci favorise un épisode submersif. La submersion touche principalement des zones dominées par la marée, c’est-à-dire les estuaires, les lagunes ou encore des baies où les dunes littorales offrent peu de résistance. Il convient de distinguer deux types de submersion : il y a ce qu’on appelle la submersion « lente », qui est liée à l’élévation globale du niveau des mers, laquelle est elle-même liée au réchauffement climatique (à cause de deux raisons principales : la fonte des glaces et la dilatation des océans). On la dit « lente » parce que c’est de l’ordre de 4 mm par an – soit 40 cm par siècle – en moyenne sur la planète Terre. Et il y a la submersion rapide, qui désigne une élévation locale et très rapide du niveau des mers, principalement liée à deux facteurs principaux : soit les tempêtes, soit les tsunamis. Sur nos littoraux français, on est plutôt exposé aux tempêtes, même si les territoires hors métropole – dans le Pacifique ou l’océan indien, notamment – connaissent des risques de tsunamis non négligeables. Ce qui va s’avérer déterminant, ensuite, face à ce risque, c’est l’altitude de la zone littorale, et on constate de très fortes inégalités par rapport à ça : il y a des côtes qui sont hautes et rocheuses, et puis il y a des côtes qui sont tellement basses qu’elles sont déjà sous le niveau des plus hautes mers, aujourd’hui. Parmi les zones les plus vulnérables, on retrouve la Camargue en Méditerranée, et le marais poitevin, ainsi que les tous les marais charentais.

    Assiste-t-on à une accélération de ce phénomène ?

    E. C. : On mesure une élévation sensible du niveau des mers depuis la révolution industrielle : avant, on était sur une élévation extrêmement lente, d’une vingtaine de centimètres en 2 000 ans. Mais depuis le début du XIXe siècle environ, on a eu plus de 20 cm d’élévation, donc on peut parler de véritable accélération. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’avec le changement climatique, il y a comme un double effet : en plus de l’élévation du niveau des mers, l’augmentation de l’intensité des tempêtes accroît également le risque de submersion.

    Quel est le niveau de responsabilité humaine, derrière ça ?

    E. C. : Les responsabilités sont multiples : il y a bien entendu celle dans le réchauffement climatique, et de ce point de vue là, il est donc urgent de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Comme le dit bien la climatologue Valérie Masson-Delmotte, chaque dixième de degré compte, et notre première ambition collective devrait être de ne pas induire d’élévation de température pour réduire l’élévation du niveau des mers. Mais nous avons également une responsabilité dans l’aménagement du littoral, que nous avons rendu vulnérable. Les côtes, lorsqu’elles sont laissées à leur libre évolution, reçoivent des sédiments de la mer leur permettant ainsi de s’élever à mesure du niveau de l’eau. Mais nous avons déréglé cela en créant des polders à des fins agricoles, avec une volonté de maîtriser la circulation de l’eau – résultat, les sédiments n’arrivent plus et ne protègent plus les sols près du niveau des mers.

    « Nous avons une responsabilité dans l’aménagement du littoral » Éric Chaumillon

     

    Quelles sont aujourd’hui les solutions envisagées pour réduire ce risque ?

    E. C. : D’abord, il convient de mieux anticiper et ne pas attendre qu’une nouvelle catastrophe advienne pour remettre le débat à l’agenda. La dernière grande submersion marine, ce fut lors de la tempête Xynthia en 2010. Cela avait été extrêmement brutal, on avait soudainement pris conscience que les submersions pouvaient être catastrophiques, provoquer des morts et coûter très cher. Mais qu’a-t-on pris comme décision, à la suite de ça ? Il n’y a pas eu de profonde remise en question, alors même qu’il faut opérer un véritable changement de paradigme. Nous restons dans l’héritage du technosolutionnisme, c’est-à-dire que nous continuons de vouloir résoudre tous nos problèmes avec de la technologie, de l’aménagement, etc., alors que nous en voyons toutes les limites. Ce que la communauté scientifique défend aujourd’hui, dans la lignée du dernier rapport du Giec, c’est la renaturation et la préservation de ces écosystèmes littoraux, qui font tampon devant ces variations climatiques et nous offrent tant de services. Au lieu de lutter contre la nature, travaillons avec elle !

    Concrètement, faut-il envisager la fin de toute construction en bord de mer ?

    E. C. : Aujourd’hui, on n’a déjà plus le droit de construire trop près de la côte, dans certaines zones basses. Mais il y a des solutions intermédiaires, qui ne sont pas si violentes, qui peuvent par exemple consister à penser des installations amovibles – qu’on installe en bord de mer, l’été, quand le risque de tempête est moindre, et qu’on retire ensuite l’hiver, quand les plages sont beaucoup plus soumises à l’érosion. En fait, il faut raisonner en termes de « mixité des usages » : pour des grandes villes côtières comme La Rochelle ou New York, il ne pourra pas s’agir de tout déménager, évidemment. Il faut donc maintenir une politique de « défense » de côte plus classique, avec des aménagements en dur. Mais prenez ce que New York a fait après l’ouragan Sandy, en 2012 : des zones entières de dunes côtières ont été renaturées. Aujourd’hui, on constate non seulement que ces lieux sont a priori mieux protégés, mais qu’en plus ils ont retrouvé une vraie attractivité !

    À quoi va ressembler la France en 2100 ?

    Réponse avec Explore Média et Macif

     
     
     
     

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  • « Il faut continuer de protéger nos territoires de la submersion » Pascal Duforestel

    « Il faut continuer de protéger nos territoires de la submersion » Pascal Duforestel

    Quels sont les principaux facteurs de vulnérabilité du marais poitevin, en matière de submersion ?

    Pascal Duforestel : Le marais poitevin est un ancien golfe qui a été comblé et travaillé de manière ingénieuse pour réguler le cycle de l’eau. Par nature, comme tous les polders de France ou des Pays-Bas, il est très exposé aux risques de submersion, a fortiori dans un contexte de réchauffement climatique. Le marais poitevin doit gérer une masse d’eau très importante du côté de son bassin versant. Le possible cumul d’une montée des eaux de la partie maritime avec un épisode de crue – comme celui vécu l’année dernière – en cas de fortes pluies rend notre territoire d’autant plus vulnérable. Aujourd’hui, 90 % des habitations de ce territoire se trouvent à environ 3m50 en dessous du niveau de la mer.

    Quels seraient les grands impacts, en cas de submersion ?

    P. D. : Le cas de la tempête Xynthia, qui avait directement touché le marais poitevin dans sa partie vendéenne en 2010, nous en a donné un premier aperçu dramatique et nous a rappelé qu’on ne peut pas prendre ces phénomènes à la légère. Dans les communes les plus touchées, telles que la Faute-sur-mer (85) ou Charron(17), il y a eu des morts et des dizaines de maisons et d’infrastructures détruites. Dans les projections les plus catastrophistes, on évoque la possibilité que la mer parvienne jusqu’à Niort (79). Je prends avec prudence les prévisions « alarmistes », mais elles indiquent le niveau de danger. Les conséquences sur l’ensemble des activités humaines seraient colossales, notamment en matière d’agriculture, en touchant la grande zone de culture qui constitue la partie aval de la Sèvre niortaise. Idem pour la mytiliculture (l’élevage des moules, ndr), la moule de Charron est une appellation importante, dans l’économie locale. Avec Xynthia, les cultures ont été particulièrement touchées par l’augmentation de la salinité. Sans oublier tous les impacts en matière de biodiversité, bien entendu.

    Existe-t-il un chiffrage du coût économique potentiel d’une nouvelle submersion ?

    P. D. : Pas véritablement. Il n’y a pas suffisamment d’études à ce sujet, je le regrette. En France, nous avons tendance à attendre qu’une catastrophe ait lieu pour prendre en charge le problème. On ne sait pas suffisamment prévenir, on s’applique surtout à guérir.

    « Il faut continuer de protéger nos territoires de la submersion » Pascal Duforestel

     

    Quel peut être le rôle d’un assureur comme la Macif face à ces défis ?

    P. D. : La Macif se trouve au cœur de ces enjeux. D’abord, parce que son métier est directement impacté, à l’heure où « l’assurabilité » même de certains territoires est mise en question. Sans même évoquer la question de la tarification, pouvoir encore assurer des territoires particulièrement vulnérables est aujourd’hui en débat. Face à un avenir aussi incertain, nous avons intérêt à mutualiser nos connaissances et à travailler à une meilleure prévention plutôt que de devoir faire d’énormes chèques après les catastrophes. Mieux se préparer est un enjeu collectif.

    Quelles solutions sont aujourd’hui envisagées pour réduire ces risques ?

    P. D. : Comme l’explique très bien Éric Chaumillon, professeur à l’université de La Rochelle, spécialiste de la géologie marine et littorale, on ne peut plus se contenter d’outils uniquement techniques. Bien sûr, il faut continuer de protéger nos territoires au moyen de digues, par exemple, mais on sait que ce genre de solutions ne suffit plus. Il faut qu’on ait l’intelligence de combiner ces remparts à des solutions fondées sur l’observation de la nature, qui consistent notamment à « dépoldériser ». On redonne des terres à la nature, qui participe d’elle-même au système de protection par l’apport d’alluvions qui recréent des montées de niveau. Nous avons aussi engagé une politique de replantation d’arbres, qui jouent un rôle de freinage et de maintien des berges. Je pense qu’il faut aussi travailler à la question de la gouvernance et à la manière d’associer les habitants à cette lutte. Si l’on organise les choses uniquement par des décisions verticales venant d’en haut, on sait bien qu’on aura un problème d’acceptation des citoyens. Il faut essayer d’associer un maximum de monde au processus d’adaptation de ce territoire à la nouvelle évolution du climat. D’autant qu’il ne faut pas sous-estimer que cela représente une vraie remise en cause d’un mouvement séculaire qui a amené les sociétés humaines à maîtriser ces terres, contre la nature et contre la mer.

    Le parc du marais poitevin s’engage depuis peu dans un tout nouveau projet européen, intitulé « Life Maraisilience » : en quoi cela consiste-t-il ?

    P. D. : L’objectif est de parvenir à élaborer un observatoire du climat qui soit un véritable outil de pilotage pour les politiques publiques. Au moment d’établir leur stratégie et d’engager de grands chantiers de génie écologique, les collectivités ont besoin d’éléments d’aide à la décision plus performants, mais aussi plus transversaux. On fonctionne encore trop en silo. Cet observatoire aura donc à cœur de croiser différents enjeux, en matière de submersion, de météorologie, d’hydrologie, etc. Pour cela, nous allons travailler avec un ensemble de partenaires afin d’aider chacun, dans son domaine, à tirer les enseignements adéquats pour ne plus reproduire les erreurs du passé. Ça doit par exemple permettre aux communes de mieux travailler leurs plans d’urbanisme. Pour le milieu agricole, il s’agira plutôt de réfléchir aux modèles agroécologiques permettant de mieux s’adapter, et ainsi de suite. C’est un projet très ambitieux et propre à notre territoire, que nous engageons pour les quatre prochaines années, avec un budget total de trois millions d’euros venant de la communauté européenne. L’ambition est d’aboutir à des solutions reproductibles dans d’autres territoires européens assujettis, comme nous, à ce risque de submersion.

  • Cancer du testicule : quels symptômes et comment dépister ?

    Cancer du testicule : quels symptômes et comment dépister ?

    Les signes qui doivent alerter

    La découverte d’une masse dure, semblable à un petit caillou, sur l’un des testicules, l’augmentation ou la régression de volume d’une des bourses, sont les signes les plus souvent constatés, mais globalement, tout changement d’un aspect du testicule doit amener à consulter. « Dès l’instant où il y a une anomalie testiculaire, il faut vraiment consulter sans attendre, insiste l’oncologue Natacha Naoun. Un diagnostic précoce est très important, parce qu’il augmente les chances de guérison et diminue l’intensité des traitements nécessaires. »

    Pour détecter une éventuelle anomalie, la méthode est simple : l’autopalpation. Idéalement, après une douche chaude, tâter ses testicules au moins une fois par mois. « La difficulté avec le cancer du testicule, c’est que souvent la tumeur testiculaire n’est pas forcément douloureuse au premier abord. Donc les jeunes hommes vont palper et se dire qu’ils ne sentent rien, que ça ne les gêne pas, ce qui va provoquer des retards de diagnostic. » En cas de doute, ne pas hésiter à se tourner vers son médecin traitant ou un urologue, qui prescrira une échographie testiculaire et une prise de sang. « Deux examens extrêmement simples et accessibles à faire », souligne l’oncologue.

    Quels sont les facteurs de risque  ?

    L’âge : un cancer qui touche principalement les jeunes

    Loin d’être le cancer le plus fréquent chez l’homme, puisque représentant environ 2700 cas par an en France, soit 1 à 2 % des cas de cancer, le cancer du testicule est en revanche le plus répandu entre 15 et 45 ans. « C’est le premier cancer du jeune homme, de loin, indique Natacha Naoun, oncologue spécialiste de ce cancer. C’est vraiment lié à l’âge, même si on a des cas tardifs jusqu’à 60 ans. »

    La cryptorchidie

    Le fait d’avoir eu un retard ou une anomalie de descente d’un ou des deux testicules à la naissance. C’est l’un des facteurs les plus connus et favorisants.

    Les antécédents familiaux

    Un père, un frère ou un oncle ayant eu ce cancer doit susciter une vigilance particulière. « Ce n’est pas lié à un gène en particulier, mais le contexte familial est très important », signale Natacha Naoun.

    D’autres facteurs de risque sont à l’étude

    Parmi ceux-ci, les perturbateurs endocriniens, qui peuvent être contenus dans les pesticides, les plastiques ou les produits de beauté, une consommation importante et régulière de cannabis, une baisse anormale de la fertilité appelée hypofertilité, ainsi qu’une atrophie testiculaire, c’est-à-dire un testicule qui n’a pas atteint sa taille normale ou a régressé.

    Quel traitement  pour le cancer des testicules ?

    L’orchidectomie

    Terme désignant l’ablation du testicule malade. Difficile d’y couper, même si dans quelques rares cas, il peut y avoir une ablation partielle. « Si la tumeur est de petite taille, précise Pierre-Emmanuel Bryckaert, chirurgien-urologue. Mais dans 95 % des cas, la chirurgie première consiste à effectuer une ablation. » Totale ou partielle, une opération qui peut suffire à traiter le cancer.

    La chimiothérapie

    Si la maladie est avancée et qu’il y a des métastases, une chimiothérapie, à base d’un ou plusieurs médicaments anticancéreux, est nécessaire. La chimiothérapie peut aussi être proposée à titre préventif. « Même sans localisation secondaire, on peut être amené à proposer des chimiothérapies dites adjuvantes, après la chirurgie, qui vont diminuer le risque métastatique », explique Pierre-Emmanuel Bryckaert.

    La radiothérapie

    Un traitement aux rayons X est possible dans certains sous-types de tumeur, les séminomes purs de stade 2. « Ce qui n’est pas forcément un traitement moins lourd », ajoute le chirurgien-urologue.

    Le curage ganglionnaire

    Opération chirurgicale qui intervient éventuellement dans un troisième temps, après la chimiothérapie ou la radiothérapie, permettant de retirer les cellules cancéreuses qui se sont se propagées jusqu’aux ganglions lymphatiques. Un cancer qui se traite bien : le taux de survie à 5 ans est de 98 % pour les patients âgés de 20 ans et 94 % pour ceux de 60 ans.

    Quelles conséquences ?

    Une vie sexuelle normale

    Avant l’ablation, par précaution, une préservation de sperme est réalisée, « mais la plupart des malades n’en auront pas besoin après, assure Pierre-Emmanuel Bryckaert. On peut reprendre une vie normale. L’autre testicule peut tout à fait assurer la fertilité. »

    D’éventuels troubles psychologiques

    Après traitement, c’est un cancer qui ne laisse quasiment pas de séquelles, si ce n’est psychologiques. « Beaucoup de jeunes sont en détresse psychologique lorsqu’ils apprennent qu’ils ont ce cancer, indique Olivier Jérôme, président de CerHom, une association dédiée au sujet qui propose notamment un centre d’écoute. Ils ne comprennent pas pourquoi ça leur tombe dessus. Maintenant, ce qui est bien, c’est que certains n’hésitent pas à en parler autour d’eux, c’était un sujet tabou jusqu’à peu. »

    Un cancer encore trop méconnu

    Si chaque année, en novembre, les campagnes de l’association Movember permettent de parler de ce cancer, sa prise en considération reste insuffisante, constatent les professionnels de santé. « On voit des malades qui ne sont pas du tout au courant de son existence », déplore Natacha Naoun, qui regrette par ailleurs que la fin du service militaire obligatoire ait entraîné la fin des visites médicales avec palpation testiculaire systématique. « C’est avant tout un problème d’information, pointe Olivier Jérôme, qui milite pour des campagnes de santé publique de plus grande envergure sur le sujet. Vous avez quelque chose de bizarre sur votre testicule, consultez votre médecin ! C’est l’un des cancers qui se soigne le mieux, l’autopalpation suffit à le détecter. Cependant, il faut en avoir entendu parler. »

    https://www.santepubliquefrance.fr/docs/survie-des-personnes-atteintes-de-cancer-en-france-metropolitaine-1989-2018-testicule-tous-cancers https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-testicule/Les-points-cles

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  • Les multiples facettes des campagnes françaises

    Les multiples facettes des campagnes françaises

    Territoires ruraux, entre arrivées et départs

    Ils représentent 88 % des communes et 33 % de la population française. Les territoires ruraux sont importants en France, et si l’on a parfois l’impression que depuis quelques années plus de gens quittent la ville pour s’installer à la campagne, la réalité est plus complexe. D’ailleurs, les statistiques ne relèvent pas d’exode urbain, bien que la pandémie ait pu renforcer une durable tendance à la périurbanisation, mais les chiffres globaux masquent des réalités différentes selon les régions. Si certains départements comme la Haute-Marne ou la Nièvre continuent de se vider, la population de Vendée, comme celle des Landes, augmente, elle, rapidement. Comme l’explique la géographe ruraliste Claire Delfosse, il faut être encore plus précis : « Sur un même territoire, il existe parfois de grosses différences d’une commune à l’autre. »

    Différentes dynamiques, qui impliquent différents défis. Pour une ville moyenne du centre de la France comme Tulle, préfecture de la Corrèze, l’enjeu est de maintenir sa population stable, du moins à l’échelle de l’agglomération. Comme le constate Michel Breuilh, président de Tulle Agglo et ses 45 000 habitants, « la ville centre a tendance à se vider au profit de la périphérie. On déménage de plus en plus loin ». À l’inverse, en Loire-Atlantique, la commune de Vallet, au cœur du vignoble nantais, doit gérer la hausse de sa population, qui va bientôt dépasser les 10 000 habitants. Pour son maire Jérôme Marchais, « il est clair que nous ne sommes pas dans une zone fragilisée. Le fait d’être sur un axe entre Nantes et Cholet, sur le passage d’une quatre voies, est un atout. Mais la problématique est de ne pas devenir une ville dortoir de ces deux grandes villes et qu’on puisse vivre pleinement sur notre commune ».

    Lutter contre le vieillissement

    Quel que soit leur dynamisme, les villes rurales luttent pour attirer une population jeune. « À Tulle, nos centres de formation, notamment pour apprentis, permettent d’attirer de jeunes adultes, détaille Michel Breuilh. Mais dès leur formation terminée, la faible perspective d’emploi les pousse à migrer vers les grandes métropoles. » On observe ainsi un creux démographique sur les personnes entre 30 et 60 ans. L’emploi est une priorité, mais l’accès aux services, comme des crèches pour les jeunes parents, est aussi indispensable pour travailler sereinement. « Les services, en particulier de santé, sont un critère majeur pour la population, expose Claire Delfosse. Mais pour attirer les professionnels de santé, il faut non seulement qu’ils trouvent des locaux pour s’installer, mais également de bonnes conditions de vie, comme un emploi pour le conjoint ou la conjointe. »

    Le sujet est important à Tulle : « Sur ce plan, il y a une compétition entre territoires, qui rend difficile d’avoir des médecins. Pour résoudre ce problème, la ville de Tulle a choisi de recruter quatre médecins qu’elle salarie, ce qui permet d’éviter un manque quand un médecin part à la retraite, puisque le poste perdure et peut être offert à d’autres. » Grâce à son attractivité, Vallet propose à ses habitants tous les services nécessaires, mais la commune fait face à un autre problème. « Le prix de l’immobilier grimpe à grande vitesse, regrette Jérôme Marchais, ce qui empêche les jeunes adultes de s’installer et ceux de la région de trouver une maison. On perçoit une nette stagnation dans nos écoles primaires, alors que les élèves en collège augmentent, car les nouveaux venus ont souvent eu une première partie de vie dans un autre territoire. »

    Un coup de frein à la périurbanisation

    L’accès au logement est un enjeu qui devient d’autant plus important depuis la loi ZAN du 20 juillet 2023, pour « zéro artificialisation nette ». L’objectif : réduire l’artificialisation des sols, et donc la construction de nouveaux bâtiments. Une mauvaise nouvelle pour qui veut bâtir sa maison en campagne. Et une inquiétude pour les maires. « Il y a eu des excès, et il fallait mettre un frein à la construction, admet Jérôme Marchais, mais la brutalité avec laquelle cela se fait augmente le prix de l’immobilier. Je me retrouve à la tête d’une commune avec une large superficie et pourtant en raréfaction de terrains à bâtir. » La commune a d’ailleurs fait le choix d’acheter certaines parcelles pour les revendre en dessous du prix du marché aux jeunes Valletais, « à un prix que je trouve encore élevé », soupire le maire.

    Pour Michel Breuilh, la loi sur l’artificialisation s’applique mal aux territoires ruraux : « L’idée de la loi est de privilégier les constructions en hauteur, mais cela ne peut pas se faire ici. Malgré son bien-fondé, j’ai peur qu’elle accentue l’abandon progressif du secteur rural. » Claire Delfosse, quant à elle, voit dans cette loi « un enjeu majeur : celui de la rénovation. Cela implique aussi de revaloriser des savoir-faire artisanaux dans la construction, pour développer une économie circulaire ».

    Elle découvre également se développer d’autres manières d’habiter : « La location, la colocation ou l’habitat partagé. Mais il faut que les communes soient capables de répondre aux demandes, notamment l’accès à un jardin, ou des habitats adaptés aux personnes âgées. » Cela implique également de repenser la mobilité, qui ne peut plus reposer uniquement sur la voiture. La plupart des départements ont ainsi mis en place des plateformes de mobilité, qui visent à accompagner les publics les plus fragiles, en les aidant à trouver un véhicule, une solution de covoiturage ou de transport à la demande.

    Une question d’image

    Au-delà des conditions matérielles, l’image d’un territoire joue énormément sur l’envie de s’y installer. « J’ai récemment participé à un jury de thèse qui était très clair là-dessus, explique Claire Delfosse. Il portait sur l’installation de jeunes vétérinaires en milieu rural, et constatait que des départements comme l’Yonne étaient délaissés, car associés à ce qu’on se représente comme la diagonale du vide. » Une prophétie qui devient ainsi très vite autoréalisatrice. Pour autant, ce n’est pas une fatalité. « Le dynamisme des associations et la multiplication des projets culturels font beaucoup pour l’image d’un territoire, poursuit la géographe. Il suffit parfois d’une MJC active, mais aussi les projets non culturels comme des garderies, pour donner une image dynamique d’un territoire rural. »

    C’est dans cet esprit que la ville de Tulle a misé sur le projet artistique Lost In Traditions, qui mêle création musicale et théâtrale. La commune de Vallet s’est quant à elle lancé dans la création d’une salle de spectacle qui accueille également une école de musique, un tiers-lieu et bientôt une micro-folie, un musée virtuel développé par avec le ministère de la Culture et le Parc de la Villette à Paris. L’objectif : permettre l’accès à une large offre culturelle. Pourtant, renforcer l’attractivité a aussi son revers de médaille : « À force de grandir, on perd son état d’esprit rural, observe Jérôme Marchais. Et il est parfois difficile de faire comprendre aux personnes installées de longue date sur la commune du bienfait de ce changement. »

  • Comment les femmes de moins de 25 ans voient-elles la contraception ?

    Comment les femmes de moins de 25 ans voient-elles la contraception ?

    Le 19 décembre 1967, l’Assemblée nationale adoptait une loi autorisant la vente et l’usage des méthodes de contraception en France. Une décision historique faisant suite à la forte mobilisation du Mouvement français pour le planning familial. Plus de cinquante ans plus tard, le premier mode de contraception des femmes est la pilule, désormais gratuite pour les femmes jusqu’à 25 ans depuis 2021. À l’échelle mondiale, l’évolution de la contraception suit la même tendance de fond. Entre 2000 et 2020, le nombre de femmes utilisant une méthode de contraception moderne est passé de 663 millions à 851 millions. Et pourtant, plus récemment, de jeunes femmes remettent en question le choix de la pilule contraceptive. La vente des contraceptifs oraux (progestatifs seuls ou combinés à un estrogène) est d’ailleurs en baisse régulière depuis 10 ans (environ -12 %)(1).

    La pilule contraceptive en baisse

    Si encore 44 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans prennent la pilule, le chiffre s’élevait à 60 % en 2016, selon le baromètre Contraception de Santé publique France. Désormais, la moitié des 15-19 ans et 19 % des 20-24 ans n’utilisent pas de moyen de contraception.

    Comment expliquer ce changement ? Sans doute, le scandale de 2012-2013 autour des pilules de troisième et quatrième générations, qui a révélé qu’elles étaient associées à un risque de thrombose, et leur lien, non encore évalué, avec le risque de cancer du sein, donnent une partie de la réponse. Mais, d’autres motivations expliquent ce choix : éviter la prise d’hormones et la charge mentale, se reconnecter à sa libido, être plus à l’écoute de ses propres cycles ou encore s’affranchir d’éventuels effets secondaires.

    Une contraception qui influe sur le corps

    Dans la plupart des cas, la pilule est souvent la première contraception qui s’impose aux femmes, recommandée par leurs mères ou leurs gynécologues. Parmi celles qui ont fait le choix d’arrêter la pilule, toutes affirment que cette décision importante aurait mérité plus mûre réflexion. « J’ai commencé la pilule à 16 ans, conseillée par une gynécologue pour mes règles douloureuses. Sans trop savoir pourquoi, j’ai continué même si je trouvais que ça jouait beaucoup sur ma sensibilité émotionnelle et la qualité de ma peau. J’ai décidé de tout arrêter en juin, et je me sens beaucoup mieux », témoigne Aby, toulousaine de 19 ans en première année de médecine.

    Contraception sans hormones privilégiée

    Même écho pour Camille Gantzer, journaliste de 25 ans, qui a la sensation d’avoir perdu du temps avant de passer à une contraception sans hormones. « J’ai été sous pilule de mes 17 à 21 ans. Plongeon dans la dépression, prise de poids, pas d’énergie et zéro libido. En me tournant vers le stérilet en cuivre, j’ai eu de la chance parce que mon corps s’est bien acclimaté malgré mes règles douloureuses », témoigne-t-elle. Les quelques désillusions des contraceptions plus naturelles font aussi partie de l’expérience. « J’ai beaucoup plus d’acné qu’avant. Mais j’aime penser que mon corps reprend un peu ses droits et que niveau hormones c’est plus naturel », relativise-t-elle.

    Partager la charge contraceptive

    Pour d’autres jeunes femmes, la pilule n’a jamais été une option. À l’instar de Nina, 25 ans, qui vit à Lausanne. « J’ai toujours fait attention à ma santé et j’ai été sensibilisée à ces questions tôt par ma mère, notamment au sujet des nombreux effets secondaires de la pilule, qu’on minimise tant ! », explique la jeune femme. À ses yeux, le choix d’une contraception est également intimement lié à la vision que l’on a du couple. « Quand on fait l’amour, on est deux. On doit aussi être deux à assumer la responsabilité et la charge contraceptive ! », assure celle qui n’a jamais eu de mal à convaincre ses partenaires amoureux. Le mouvement #MeToo, et dans son sillage, la réflexion autour des violences et inégalités dans le couple, dont fait partie la question de la charge contraceptive, expliqueraient également ce recul de la pilule contraceptive dont seule la femme a la charge.

    Il faut dire que, désormais, les alternatives sont nombreuses, et elles se démocratisent. Parmi elles, le traditionnel préservatif, utilisé par 21 % des couples, qui revient dans la course. Le stérilet en cuivre est également une contraception de plus en plus demandée par les jeunes femmes. Par ailleurs, 39 % des hommes en 2023 se disent prêts à entrer dans la danse contraceptive. Peu importe le choix, les professionnels de santé insistent sur la nécessité de continuer à faire du cas par cas. Il n’existe pas une méthode de contraception idéale pour toutes les femmes et les hommes, l’enjeu est simplement de trouver celle qui convient le mieux à chacune et chacun.

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