Quand Vincent et Marine se séparent après plusieurs années de vie commune, une question se pose immédiatement : qui gardera Shadow, l’adorable teckel à poil ras, qu’ils ont acquis ensemble un an plus tôt ? La décision menace de devenir un sujet de conflit supplémentaire au cœur d’un moment toujours délicat à gérer : « Au début, Marine voulait garder le chien. J’ai dû lui rappeler qu’on l’avait acheté à deux et que je m’étais engagé avec elle à prendre Shadow. Je lui ai donc proposé une garde alternée », raconte Vincent, office manager dans une entreprise de communication.
Entre ce quadragénaire et son ex-compagne, l’idée sera validée après quelques tractations, en bonne intelligence. Désormais Shadow partage son temps entre l’appartement de Vincent et celui de Marine sans qu’une règle précise ait été mise en place entre les deux ex-conjoints : « En réalité, on se partage la garde en fonction des impératifs de chacun. Si elle est en déplacement pour son travail, c’est moi qui ai Shadow. On n’est jamais exactement sur deux semaines de garde chacun, mais on fait en sorte que cela soit équitable. »
68% des Français
estiment que leur animal de compagnie fait partie de la famille. (1)
Que dit la loi ?
Si comme dans le cas de Vincent et Marine, la garde alternée est parfois décidée par les propriétaires, rien ne l’oblige dans la loi française, muette sur cette question. Ce qui peut poser problème en cas de conflit. En revanche, l’Espagne a choisi de légiférer sur le sujet. Depuis janvier 2023, la loi permet de statuer en cas de désaccord entre les conjoints et le juge peut désormais acter le fait que chats, chiens et autres animaux séjourneront chez leurs deux maîtres, chacun leur tour. Ou attribuer la garde à l’un des deux conjoints, avec la mise en place d’un droit de visite pour l’autre. À l’heure de statuer, le juge doit toujours prendre en compte l’intérêt et le bien-être de l’animal, un peu comme il le ferait avec des enfants mineurs en cas de divorce.
Le bien-être de l’animal : priorité n°1
Le bien-être de l’animal est-il d’ailleurs impacté en cas de séparation ? La comportementaliste pour chiens Julie Faure n’est pas loin de le penser : « La garde alternée peut poser problème au niveau de l’équilibre du chien qui doit faire un double travail pour s’adapter à deux environnements différents. J’ai par exemple vu des chiens qui n’étaient plus propres ou qui devenaient destructeurs. Ceci dit, parfois cela se passe aussi très bien. Cela dépend avant tout des maîtres. »
Dans le cas de Shadow, tout va bien. Le teckel à poil ras de 2 ans n’a pas changé de comportement après la séparation de ses maîtres et semble vivre la garde alternée sans aucune difficulté. Vincent n’a d’ailleurs remarqué aucun signe de stress ou de mécontentement chez son chien, au contraire : « Tant que le chien est bien traité par deux maîtres aimants, je pense que tout se passe bien. Quand je récupère Shadow, il me fait la fête et c’est la même chose avec mon ex. En fait c’est presque comme un enfant de divorcés. D’ailleurs, il a aussi tout en double. Même les cadeaux de Noël. »
PRENEZ SOIN DE VOTRE FIDÈLE COMPAGNON !
Avec Macif Assurance Chien Chat, optez pour un contrat qui répond aux besoins de votre animal de compagnie et qui s’adapte à votre budget.
L’Essentiel de l’article
Le bien-être de l’animal doit primer
Prenez conseil auprès du vétérinaire de votre animal en cas de doute sur son état mental
La loi française n’impose pas la garde alternée des animaux
C’est une évidence, mais il faut bien sûr être attentif à tous les signes que peut communiquer le nourrisson, et ce dès les premiers mois. « À une période, on disait qu’il fallait laisser pleurer le bébé , explique Isabelle Iserable, psychomotricienne à Marseille. Mais non : il faut être à l’écoute de cet être qui manifeste des émotions, pour que l’enfant soit rassuré et qu’il ressente la sécurité interne essentielle à son développement. » Au fil du temps, et en fonction des réponses apportées par les parents, le bébé va développer des récurrences spécifiques, qu’il faudra décoder, comme l’ont observé Guillaume et Stéphanie sur leur bébé de 14 mois : « Quand il commence à avoir faim, il a un pleur qui est différent des autres. Même si d’autres fois, on ne sait pas pourquoi il crie, ou pourquoi il fait tel geste, alors on essaye différentes choses. Bref, on apprend sur le tas ! »
Pour aider le bébé à comprendre et communiquer ses propres émotions, il est essentiel d’établir très tôt une communication. Parents d’un garçon de 4 ans, Pierre et Mylène, musiciens professionnels à Toulouse, se souviennent avoir appliqué très tôt cette méthode. « On lui a toujours parlé comme à un “adulte”, un être conscient, mais en marquant bien plus les émotions dans nos intonations, pour l’encouragement ou pour le reproche. » Le champ visuel du bébé étant encore très limité, il ne faut pas hésiter à se placer très près de lui. Le couple poursuit : « On s’amuse à faire des grimaces et il est toujours amusant de le voir les reproduire. Ça l’aide à prendre conscience de son visage, de son corps, de ses capacités d’expression. » Côté expert, la psychomotricienne précise : « Il faut aussi éviter de charger la pièce de jeu, notamment en enlevant les écrans. » Limiter le nombre de jouets et « mettre en scène » des émotions précises (à travers des histoires, marionnettes, imagiers…) sont aussi de bons moyens de développer sa façon de communiquer.
« Le conseil qu’on donne le plus souvent aux parents, c’est de marquer, surjouer les émotions »
Isabelle Iserable, pédopsychiatre
Une question de tonus
Pleurs, sourire, gestes, regards… Les indices sont nombreux. Mais la communication passe aussi par des signes très subtils. Les psychomotriciens parlent ainsi de « dialogue tonique », selon un terme forgé en 1930 par le psychologue Henri Wallon, pour souligner la façon dont les émotions entre parents et enfant sont directement échangées.
En résumé, le bébé communique un certain tonus (une tension, ou au contraire une satisfaction), mais, comme détaille Isabelle Iserable : « Le bébé va également instinctivement se caler sur notre tonicité. Donc il est important que le parent soit dans une attitude de détente quand il prend l’enfant dans ses bras. » Les coussins dits d’allaitement ou de maternité peuvent ainsi servir à rassurer un jeune parent qui aurait peur de mal tenir son bébé – et donc de calmer ce dernier.
Les psychomotriciens peuvent également former au portage à l’écharpe, dont la proximité (plus encore que le porte-bébé) « rassure l’enfant et favorise la conscience de son corps ». Même si, bien sûr, un parfait contrôle de ses émotions reste impossible, comme a pu le constater Mylène : « Je me souviens quand je préparais un concours de musique, pendant deux mois mon fils dormait très mal, il sentait que j’étais tendue. Dès le lendemain du concours, il a de nouveau dormi comme un charme. » Guillaume et Stéphanie ont vécu la même expérience lors des préparatifs d’un déménagement compliqué.
Le recours au langage signé
Par ailleurs, de plus en plus de parents s’initient, dès les 6 mois, à la technique des signes pour bébé – basée sur une simplification de la langue des signes. Une manière d’exprimer des besoins précis : « besoin d’aide », « encore », « manger », etc. Attention de ne pas y voir une solution miracle, et de l’utiliser en complément de la parole. Mais pour la psychomotricienne Isabelle Iserable, son développement est une bonne chose : « ça permet d’éviter des frustrations, qui peuvent donner des enfants colériques. Et des études tendent à montrer que cela facilite l’acquisition de la parole », en ancrant le langage dans des besoins corporels. Pierre et Mylène s’y sont essayés, tout comme Guillaume et Stéphanie, à l’aide d’un livre et de vidéos YouTube : « Il commence même à nous répondre. » Bref, pas besoin d’attendre pour communiquer avec son bébé : cela se fait dès les premières semaines.
Qui a dit que le rôle de parent était un jeu d’enfant ?
Avec des conseils de professionnels, des évènements dédiés, des solutions adaptées, la Macif souhaite apporter aux futurs et jeunes parents un soutien de confiance.
L’Essentiel de l’article
Observez votre bébé, il vous envoie de nombreux signes
Le bébé cale son énergies et ses émotions sur celles de ses parents
Il existe de nombreux moyens de communiquer avec votre bébé, trouvez le vôtre !
Les conclusions du rapport des 1 000 premiers jours de l’enfant, présidé par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik et remis au ministère des Solidarités et de la Santé en septembre 2020 sont formelles : pour son bon développement psychique et affectif, un bébé a besoin d’un lien d’attachement sécurisant avec au moins un adulte. Plus tard, cet attachement sera crucial pour le développement de ses capacités à s’exprimer, à voir, sentir, toucher, mais aussi sa confiance en lui et sa capacité à nouer des relations stables et de qualité. Ce n’est pourtant pas chose évidente. D’après un récent rapport de l’association caritative londonienne Sutton Trust, environ 40 % des enfants manqueraient d’un attachement fort avec leurs parents. Mais alors, quelle est la recette magique ?
Attachement naturel ou à travailler ?
Oubliez les méthodes élaborées, l’attachement d’un enfant à ses parents se tisse très naturellement dès ses premiers instants de vie. « Le regard fonde rapidement quelque chose de très intense, bien avant la mise au sein », assure Marie-Claude Bossière, pédopsychiatre à la Maison des femmes de Saint-Denis, rappelant bien que l’allaitement n’est pas un indispensable à l’attachement pour autant. Créer un lien d’attachement se fait donc plutôt naturellement, dès lors que le parent répond de façon adaptée, affectueuse et régulière aux signaux que lui envoie son enfant. « Je prends mon bébé dans mes bras quand il pleure, je prête attention à ce qu’il me montre, je lui donne à manger quand il a faim, sans oublier de lui rendre son sourire à chaque fois qu’il nous sourit », raconte Jeanne, 32 ans, auxiliaire de puériculture et mère de trois enfants.
À mesure que l’enfant grandit, les marques physiques d’affection ne sont plus les seuls moyens de nouer un lien fort avec lui. « Raconter une histoire, faire un puzzle, chanter une comptine ou simplement dessiner avec lui sur la même feuille peut aider à renforcer ce lien », complète Marie-Claude Bossière. Le tout, selon elle, étant de partager une activité, favorisant la communication verbale ou non verbale. « Idéalement, le jeu est choisi par l’enfant et mieux encore, le parent peut inviter son enfant à lui expliquer les règles, c’est une interaction qui lui donnera confiance » poursuit-elle.
Réciproquement, le lien d’attachement avec son enfant a aussi des bienfaits pour le ou les parents, qui prennent confiance en leur capacité à assumer leur rôle parental. « Lorsque j’ai appris à masser mon bébé lors d’un atelier organisé entre mamans, j’ai senti qu’il comprenait que je lui voulais du bien », explique Jeanne.
Écouter son enfant
Vous voulez serrer votre enfant dans vos bras et il s’enfuit ? Éviter vos bras est devenu son petit jeu favori ? Pas de panique. Loin d’être universelle, la nature de l’attachement est singulière à chaque individu. Si le refus d’un bébé envers les marques d’affection physique est relativement rare selon Marie Claude Bossière, il arrive qu’en grandissant, l’enfant exprime un besoin de s’affirmer, rejetant temporairement cet affect. C’est si grave que ça docteur ? Il semblerait que ce soit plutôt sain, au contraire. « Le développement d’un enfant est toujours marqué d’étapes d’opposition qui peuvent commencer dès l’âge d’un an, lorsqu’un enfant apprend à marcher par exemple » rassure Marie-Claude Bossière.
À ses yeux, il est important que le parent puisse accepter ces manifestations d’opposition et comprendre qu’elles ne sont pas dirigées contre lui, tout en continuant à lui assurer l’attention qu’il lui porte (jouer avec lui, lui sourire, lui demander comment sa journée à l’école s’est passée). « En s’opposant, l’enfant apprend juste à affirmer son tempérament et sa personnalité devant ses parents », complète Jeanne.
L’Essentiel de l’article
L’attachement est essentiel dans le développement de l’enfant
Le lien se crée de diverses façons, propres à chaque enfant
Faites-vous confiance et restez à l’écoute de votre enfant
Qui a dit que le rôle de parent était un jeu d’enfant ?
Avec des conseils de professionnels, des évènements dédiés, des solutions adaptées, la Macif souhaite apporter aux futurs et jeunes parents un soutien de confiance.
Ils peuvent leur servir d’yeux, d’oreilles, de guides ou de soutien moral, mais sont aussi capables de donner l’alerte avant certaines crises ou de réaliser de la détection médicale. Ces chiens d’assistance sont plus que nécessaires pour de nombreuses personnes en situation de handicap. Comme les personnes malvoyantes, malentendantes mais aussi pour les diabétiques ou encore les épileptiques. Offerts aux bénéficiaires, ils sont pourtant une denrée rare. Mais alors pourquoi ? Et surtout comment aider les associations de chiens d’assistance à en attribuer davantage ?
Tous les ans, en septembre, les écoles des chiens guides d’aveugle ouvrent leurs portes au public. Ces week-ends-là, dans la quinzaine de centres de formation de France, les familles sont accueillies par des hordes de chiots sélectionnés au préalable, encore patauds mais généreux en câlins. Face à ces petites boules de poils, difficile, pour les enfants comme leurs parents, de ne pas succomber. Le but de cette opération séduction : trouver des familles d’accueil à ces chiots pour qu’elles les éduquent jusqu’à dix-huit mois et les emmènent en formation, tous les quinze jours. C’est le premier défi auquel se confrontent les associations de chiens guides d’aveugle, mais également des autres chiens d’assistance.
« Il y a des règles à respecter pour faire grandir le chiot de manière sereine, ne pas le laisser le chien seul plus de quatre heures par jour et surtout accepter de s’en séparer le moment venu », admet Florian Auffret, chargé de mission recherche et développement, coordinateur national de la formation et éducateur de chiens d’assistance chez Handi Chiens. Une fois la famille d’accueil trouvée, tout reste à faire et lorsque les associations récupèrent la garde du chien, tous ne peuvent pas intégrer le centre de formation. « À cause de problèmes d’éducation, de santé ou de profil inadéquat, 40 % des chiens ne pourront pas remplir leur rôle », regrette l’éducateur.
À ces difficultés viennent s’ajouter les problèmes de financement des chiens d’assistance basé essentiellement sur les dons et mécénats. Il faut en effet compter entre 15 000 et 25 000 euros en fonction des compétences dispensées aux compagnons à quatre pattes. Ces sommes comprennent la formation, les vaccins, les équipements et les soins du chien jusqu’à ses deux ans voire davantage, en fonction de l’association qui l’emploie. Dans la majeure partie des cas, le chien employé sera un labrador retriever ou un Golden retriever. Il faut ensuite trouver des chiens qui correspondent au profil des bénéficiaires et la tâche est parfois ardue.
« Dans mon cas, ça a pris près d’un an avant que la directrice technique trouve le chien qui me corresponde », se souvient Mickael Ros, chargé de communication de l’association les Chiens du Silence et également bénéficiaire. Aujourd’hui, les associations accusent du retard vis-à-vis des demandes des bénéficiaires. « Notamment à cause de la crise du Covid-19 », précise Mickael Ros.
2 ans et demi d’attente
Aujourd’hui, des milliers de dossiers sont en attente et environ 150 chiens sont attribués chaque année. Pour se voir accorder un compagnon à quatre pattes, il faut compter environ deux, trois ans d’attente.
Apporter son soutien aux associations
Alors, comment leur venir en aide ? « En fonction de leurs moyens et disponibilités, les gens peuvent faire des dons financiers mais aussi du bénévolat, nous aider à pousser la recherche plus loin, voire faire du mécénat de compétence. Ça peut nous être très utile que certaines entreprises mettent certains de leurs salariés à disposition. C’est notamment grâce à ça qu’on a pu développer une application permettant de faire le suivi santé et comportementale de l’ensemble des chiens », conclut Florian Auffret.
La petite Spicy, un berger australien, partage la vie de Mickael Ros, sourd profond depuis quatre ans. Tous les jours, cette chienne à l’ouïe aiguisée lui vient en aide lorsqu’il n’entend pas le réveil ou lorsqu’un klaxon ou une sirène retentissent. « Si, par exemple, elle entend une alarme incendie dans un bâtiment, elle va me conduire vers la sortie, voire y retourner pour évacuer toutes les personnes qui y seraient encore, s’amuse Mickaël. Ils sont très attachés aux humains et ce sont des chiens de travail. Ils ont de bons réflexes. »
L’info en +
Les chiens travaillent en moyenne entre 7 et 10 ans, selon l’association qui les emploie. Quand le chien part à la retraite, il y a une évaluation de la situation des bénéficiaires et si elle n’a pas changé, le dossier est traité en urgence pour éviter qu’ils aient un délai d’attente trop long. Les associations encouragent les bénéficiaires à déposer leur dossier à l’approche de la retraite afin d’anticiper ce laps de temps d’attente.
L’Essentiel de l’article
La formation d’un chien guide d’assistance coûte environ 25 000 euros
Les bénéficiaires attendent en moyenne 2 ans et demi avant d’avoir un chien d’assistance
Vous pouvez faire des dons financiers ou du bénévolat pour aider les associations
Vous êtes propriétaire d’un chien d’assistance ?
La Macif propose une assurance santé pour les chiens guides d’aveugle. Renseignez-vous !
Janvier 2023. Alex Ribeiro décide, accompagné de son fils de 6 ans, de se rendre à Bordeaux, en provenance de Montpon-Ménestérol, en Dordogne. Jusque-là, pas de quoi en faire une histoire. Seulement voilà, ce jeune père handicapé physique depuis la naissance se déplace en fauteuil roulant. Il raconte son périple, un voyage semé d’embûches.
Premier obstacle : le décalage entre le quai et la voiture du TER. Alex n’étant pas du genre à se laisser intimider par la première difficulté, il parvient à monter à bord, armé d’une petite rampe et aidé de la mère de son fils. Trente minutes passent et la rame s’arrête à Libourne. « Et là, on nous annonce le terminus du train ! Mais aucun voyageur ne s’est levé parce que ce n’était pas prévu », détaille-t-il dans un long message Facebook.
3,5 millions
de personnes à mobilité réduite dont 650 000 personnes en fauteuil roulant en France.(1)
La SNCF propose alors aux voyageurs des cars de substitution, pour rejoindre la gare de Saint-Jean de Bordeaux. « Je découvre un vieux car, poursuit-il, à bord duquel je ne peux pas accéder en fauteuil. » Incapables de lui trouver un taxi, les agents ferroviaires font une proposition, que le trentenaire n’est pas prêt d’oublier : reprendre le train en sens inverse et attendre cinquante minutes sur le quai, avec son fils, dans le froid.
Sans surprise, Alex a préféré rentrer et mettre son fils au chaud. « J’ai eu l’impression d’être un colis égaré et non conforme », déplore-t-il auprès de France 3, insistant sur cette évidence : « Il y a encore des progrès à faire pour l’accessibilité. »
La SNCF n’est pas la seule concernée, mais bien l’ensemble des moyens de transport. À Paris par exemple, une seule ligne de métro peut être empruntée par les personnes en fauteuil roulant : la ligne 14, la plus récente.
Une situation en voie d’amélioration puisque la RATP a promis 21 nouvelles stations totalement accessibles aux PMR, d’ici 2024.
Triste constat : en 2023, se déplacer sur de longues distances en fauteuil roulant reste encore et toujours un parcours du combattant. Résultat, trop souvent, les vacances des personnes à mobilité réduite (PMR) relèvent du casse-tête et virent même au cauchemar.
Andrea Mocellin en sait quelque chose. Ce designer italien est le créateur du Revolve Air : une sorte de fauteuil roulant du futur aux roues pliables. Permettant d’économiser jusqu’à 60 % d’espace, le fauteuil fait à peine la taille d’un bagage cabine et peut donc se glisser dans les compartiments de rangements des avions ou sous le siège du passager.
« Le fauteuil roulant n’a jamais changé, que ce soit dans sa forme ou sa fonction. Alors que les systèmes de transport n’ont cessé d’évoluer au fil du temps, regrette l’inventeur. L’idée était de repartir de zéro et de réinventer le fauteuil roulant, en commençant par les roues. » Voyageur expérimenté, l’Italien liste rapidement de nombreuses problématiques pour les PMR adeptes de l’avion : « Les compagnies aériennes endommagent trop souvent les fauteuils roulants, alors qu’ils représentent un investissement très important, ajoute Andrea Mocellin. Logiquement, lorsque vous voyagez de Paris à Munich avec un vol d’une heure, mais que vous retrouvez votre fauteuil endommagé ou les roues cassées, ça rend fou. »
Pour une personne à mobilité réduite, le fauteuil roulant est comme une extension de son corps pour laquelle elle aura dépensé entre 10 000 et 20 000 euros.
Andrea Mocellin, créateur du Revolve Air
Le Revolve Air d’Andrea a un gros avantage. Avec lui, terminé les enregistrements de fauteuil. Plus besoin d’une aide pour embarquer ou descendre de l’avion. Fini les longues attentes à la livraison des bagages ou la peur du fauteuil égaré.
« Notre objectif est de donner une toute nouvelle indépendance aux PMR, qu’elles soient des passagers comme les autres. » Si le fauteuil n’est pas encore disponible et si aucune date de mise en vente n’a été communiquée pour le moment, on sait qu’il faudra compter 1900 euros pour la paire de roues, 5000 pour l’ensemble, l’inventeur italien pense néanmoins déjà à la suite.
Objectifs : fabriquer assez de fauteuils pour pouvoir proposer des espaces de location dans les aéroports du monde entier. Et pourquoi pas une application permettant aux voyageurs de réserver un fauteuil roulant depuis leur smartphone ? « Nous sommes actuellement en discussion avec le comité olympique et paralympique de Paris 2024, pour proposer cette nouvelle technologie en la plaçant à côté des stades par exemple, confie Andrea Mocellin. On sait que lors de ces événements, il faut marcher – dans le cas présent “rouler” – des kilomètres pour se rendre d’un point à un autre. » Affaire à suivre, donc.
Locations saisonnières pour les PMR
Quand ce ne sont pas les transports, c’est le logement. Tout le monde le sait, les locations saisonnières ont également leur lot de mauvaises surprises : un wifi défectueux, une vue sur mer inexistante, une climatisation datant des années 1980… Des désagréments qui finalement paraissent bien légers lorsqu’une personne à mobilité réduite raconte qu’il n’est pas toujours facile de s’assurer si le logement loué pour les vacances est tout simplement accessible en fauteuil roulant…
Karima Kerkoub en a fait l’expérience. Il y a deux ans, cette mère de famille de cinq enfants du quartier Boutonnet à Montpellier souhaite inviter sa famille de Grenoble. Dont un de ses cousins qui est en fauteuil roulant. « Malheureusement, mon logement était inadapté, car à l’étage et sans ascenseur, écrit-elle. J’ai donc commencé à chercher un logement adapté sur les plateformes bien connues –, en vain. Les logements étaient trop chers et souvent non adaptés. Les photos et les informations des annonces étaient trompeuses, ni les salles de bains, ni les toilettes ou même les entrées n’étaient aux normes PMR. » Karima finit par renoncer, sa famille ne viendra pas.
Néanmoins, après cette mésaventure, Karima fait la rencontre des Déterminés, une association d’accompagnement à l’entrepreneuriat sur la ville de Montpellier. La jeune femme suit alors une formation de six mois, doublée d’une formation Handibat sur les normes des logements PMR. Et c’est ainsi qu’en mars 2022 naît Lilee, une plateforme dont la principale mission est de recenser les logements à louer, accessibles aux personnes handicapées.
« Sur le site, les personnes vont pouvoir choisir le nombre de pièces, le nombre de personnes avec qui elles veulent partir, mais aussi sélectionner des filtres selon leur handicap et ce qu’elles recherchent : une poignée ou un lit médical. » Une fois les critères entrés, l’algorithme de Lilee s’active pour proposer un large panel de logements, vérifiés et validés par la dirigeante, assistée d’ergothérapeutes. Dès sa création, la startup montpelliéraine reçoit une bourse de 42 000 euros décernée par la French Tech. Karima a quant à elle été récompensée par le concours Talents des cités, soutenu par Pôle emploi.
Si pour l’instant, la plateforme ne recense que des logements saisonniers situés en Occitanie, Karima envisage une levée de fonds pour élargir son offre en France, puis à l’étranger. Avec l’ambition qu’in fine, les PMR puissent – comme l’indique l’acronyme de la plateforme « Live Like Everyone Else » – vivre comme tout le monde.
« Problèmes familiaux, isolement, discrimination. Mais il y a aussi la précarité, les problèmes de logement ou financiers, voilà les difficultés que rencontrent les étudiants qui viennent à nous », explique Quentin Bourgeon, président de l’association Rêves Jeunes, présente dans plusieurs universités françaises et qui s’engage pour la santé mentale des étudiants. Une étude menée par l’Institut CSA vient confirmer ce constat de terrain. Publiée en juillet 2022, elle montre une situation alarmante : 70 % des étudiants sont en situation de mal-être.
35% des étudiants
en France auraient eu des pensées suicidaires.(1)
Des parcours de soins souvent trop longs
Pour venir en aide à ces jeunes, différents dispositifs ont été mis en place ces dernières années. L’Etat tente de s’emparer du problème avec son programme Santé Psy Étudiant. Il permet de prendre un rendez-vous en ligne avec un des mille cent psychologues volontaires. Les consultations sont gratuites, mais nécessitent un passage préalable chez un médecin généraliste pour obtenir une lettre d’orientation. Ils peuvent ensuite profiter de huit rendez-vous annuels, renouvelables l’année suivante. « L’idée c’est aussi d’habituer les étudiants à un parcours de consultation classique. On voit un généraliste, puis son spécialiste », justifie Vikie Ache, responsable communication et animation de Santé Psy Étudiant. Un processus contraignant et des délais parfois longs qui peuvent freiner les étudiants qui vivent un mal-être. « J’ai essayé Santé Psy Etudiant, mais les rendez-vous étaient trop éloignés. Je n’ai pas continué » constate Judith, 25 ans, en double licence histoire et philosophie à l’université de Créteil. En 2022, le dispositif du gouvernement aura tout de même permis à quarante-trois mille jeunes en détresse de rencontrer un psychologue.
ont renoncé à consulter un médecin au cours de l’année 2022 par manque de moyens et/ou de créneaux disponibles. (1)
Des assos à l’écoute des jeunes
Dans les facultés et écoles, des associations et des Bureaux d’aide psychologique universitaires (Bapu) travaillent aussi au quotidien pour améliorer la santé mentale des étudiants.
Après avoir abandonné Santé Psy Etudiant, Judith est tombée par hasard sur une affiche de Rêves jeunes en sortant d’un partiel. Après avoir discuté avec des membres de l’association, elle a décidé de rencontrer une de ses psychologues. « Mon problème c’était que j’étais un peu perdue après avoir été alitée un mois à cause du Covid, j’avais aussi du mal à jongler entre mon travail et mes études. Alors j’ai franchi le pas » raconte-t-elle. Outre la gratuité, c’est la disponibilité de la spécialiste consultée qu’a appréciée l’étudiante. « On s’est vues toutes les deux semaines et elle a pu s’adapter à mon emploi du temps. Je pouvais la contacter entre deux séances si ça n’allait pas », explique-t-elle.
Comme Rêves jeunes, l’association Nightline et ses six antennes partout en France permettent aux étudiants en détresse d’être entendus. Depuis sept ans, les bénévoles de Nightline proposent un service d’écoute par et pour des étudiants. L’association a également lancé il y a quelques mois une nouvelle ressource en ligne pour prendre soin de sa santé mentale et soutenir ses proches à travers un parcours personnalisé comprenant des mini-jeux, des entraînements, des activités et des fiches synthétiques. Pour Nightline comme pour tous les acteurs de la santé mentale des étudiants, la prévention reste un des enjeux majeurs. Tous constatent un tabou autour de ces questions, mais aussi une méconnaissance des dispositifs existants.
Alors forcément, certains jeunes abandonnent. L’enquête de l’Institut CSA montre notamment que 28% d’entre eux n’ont pas réussi à trouver un médecin et 13% ont eu des difficultés à s’y retrouver dans le système de santé. « Nous ne sommes pas sensibilisés. On ne sait pas forcément vers qui s’orienter quand on rencontre un problème. Je pense qu’en plus du travail des associations, les universités elles-mêmes pourraient informer les étudiants, au moment de la prérentrée par exemple », estime Judith, devenue elle-même bénévole à l’association Rêves Jeunes.
L’info en +Services d’écoute gratuits pour les étudiants
Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236 : Service téléphonique anonyme et gratuit pour les 12-25 ans tous les jours de 9h à 23h
Fil Santé Jeunes en Chat : sans inscription, anonyme, vous pouvez discuter avec un professionnel de l’écoute et votre conversation n’est stockée nulle part
Nightline : Service téléphonique anonyme et gratuit tous les soirs de 21h à 2h30
SOS Amitié au 09 72 39 40 50 : Service téléphonique anonyme et gratuit, tous les jours 24h/24
Avant de vous lancer dans l’achat d’une plante, prenez conseil auprès d’un professionnel en jardinerie pour connaître les plantes qui sont risquées pour vos enfants ou vos animaux domestiques. Cela vous permettra de faire des choix raisonnés !
Autre mesure : les jeunes enfants ont tendance à mettre à la bouche tout ce qui leur tombe sous la main ! Alors, à l’intérieur de la maison comme dans votre jardin, veillez à ne pas avoir de plantes toxiques qui seraient dangereuses pour eux. Pensez, de manière générale, à mettre hors de leur portée les plantes d’intérieur en les surélevant sur un meuble, par exemple. En extérieur, gardez un œil sur vos enfants et apprenez-leur, quitte à leur répéter, à ne pas goûter ni même toucher les plantes. La répétition a des vertus pédagogiques !
La confusion de plantes provoque des cas d’intoxications graves.
Chaque année, on recense environ 250 cas d’intoxications aux plantes d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Et en seulement six ans (entre 2012 et 2018), 1 872 cas de confusion entre des plantes toxiques et comestibles ont été recensés(1).
2 Repérer les signes d’intoxication aux plantes
Que ce soient ses baies, ses feuilles ou ses tiges, certaines plantes contiennent des substances toxiques dont l’ingestion en grande quantité nécessite une prise en charge en hôpital(2). Une intoxication aux plantes provoque généralement des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et des diarrhées. Certaines plantes, comme le vératre (confondu avec la gentiane) ou la belladone (confondue avec le raisin), causent des symptômes plus graves : troubles cardiaques ou neurologiques. Si rien n’est fait, l’intoxication peut mener au décès.
Le muguet : il provoque des irritations pour le tube digestif, des troubles nerveux et cardiaques, des vomissements et diarrhées.
Le lys : il peut provoquer des lésions du rein chez le chat après ingestion de fleurs, de feuilles ou de pollen.
Le laurier-rose : il provoque des troubles digestifs, nerveux et cardiaques, des vomissements, des convulsions et des douleurs abdominales chez les animaux.
Le rhododendron : il provoque des salivations, des troubles digestifs, des convulsions, de la toux et des troubles de la démarche*.
3 Que faire en cas d’intoxication ?
En cas de contact cutané : retirez les vêtements touchés et lavez la peau avec du savon et de l’eau tiède pendant 15 minutes.
En cas de contact oculaire : rincez l’œil avec de l’eau tiède pendant 15 minutes.
En cas d’ingestion : retirez soigneusement le reste de la plante de la bouche de votre enfant ou de votre animal, puis donnez-lui un peu d’eau à boire.
Quelle que soit l’intoxication par plante, contactez le centre antipoison de votre ville afin de connaître les mesures à prendre. Vous pouvez aussi consulter directement votre médecin traitant ou contacter votre vétérinaire en indiquant le nom de la plante en cause. En cas d’urgence vitale (coma ou détresse respiratoire), appelez immédiatement le 15.
Étiquettes et photos
Conservez toutes les étiquettes des plantes achetées en jardinerie. Ainsi, en cas d’ingestion, vous saurez communiquer le nom de la plante aux professionnels de santé. Et si vous partez à la cueillette, pensez à prendre en photo les plantes récoltées de sorte à pouvoir les montrer aux professionnels de santé en cas d’intoxication !
L’Essentiel de l’article
Tenez les plantes toxiques hors de portée des enfants et des animaux domestiques.
Douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhées sont les principaux symptômes d’une intoxication aux plantes.
En cas d’intoxication, appelez le 15 ou un centre antipoison.
Si vous avez laissé votre camping-car plusieurs mois en hivernage, assurez-vous que vos pneumatiques sont en bon état. Rendez-vous chez un professionnel qui pourra contrôler si les roues tournent bien, car les pneumatiques sont l’atout sécurité de votre véhicule.
Avant de partir, effectuez un tour du camping-car pour vérifier si tous les indicateurs lumineux fonctionnent bien.
Bien sûr, vous aurez pris soin de rentrer la parabole, le marchepied, les cales, de vérifier la fermeture de la soute arrière, des lanterneaux et des panneaux solaires. Coupez toutes les arrivées d’eau, de gaz (la bouteille doit être sanglée), calez les assiettes, les couverts et les verres pour éviter le roulis et les bruits incessants durant le trajet. Bonne route !
Ne surchargez pas le camping-car et vérifiez que les charges sont bien réparties et respectez le PTRA (poids total roulant autorisé) de 3,5 tonnes. En moyenne, un camping-car avec capucine consomme 12,4 litres/100 km. Pour réaliser quelques économies et vous délester de surpoids, emportez une seule bouteille de gaz (13 kg) et videz les eaux grises le temps du trajet.
Pensez à attacher toutes vos affaires ou à les glisser dans un filet de sécurité, car un sac de voyage ou tout autre objet projeté dans la cabine à plus de 50 km/h peuvent s’avérer extrêmement dangereux pour ses occupants.
3 Choisissez les bons itinéraires
Préenregistrez votre destination sur votre GPS pour visualiser le bon itinéraire à l’avance et la distance à parcourir. Sur certains GPS spécialisés camping-car, le conducteur peut présélectionner la taille du véhicule pour éviter les routes avec des restrictions et indiquer les itinéraires spécifiques au volume ! Cela vous permet aussi de sélectionner les bonnes aires de camping-cars sans être obligé d’effectuer des détours et des kilomètres supplémentaires. Même si vous êtes équipé d’un GPS, pensez à emporter une carte routière et un guide : elle pourrait vous servir en cas d’arrêt soudain et inattendu du GPS.
Faites des pauses toutes les deux heures et évitez de rouler aux heures de pointe : départ en vacances ou sorties de plage risquent de vous mobiliser de longues heures. Pensez à occuper les enfants avec un DVD, des jeux de carte, des coloriages (s’ils ne sont pas sujets au mal des transports) ou devinettes : le trajet sera moins pénible pour eux et pour vous ! Roulez à la fraîche pour éviter de surconsommer en utilisant la climatisation.
Si vous choisissez la conduite sur autoroute, attention à bien connaître la hauteur de votre camping-car. En effet, s’il fait moins de 3 mètres de hauteur, il sera classé en catégorie 2 (véhicules intermédiaires) et s’il fait plus de 3 mètres en catégorie 3 (poids lourd), un classement qui change tout au niveau de la tarification. Et dans tous les cas, utilisez la voie de péage la plus à droite, celle sans gabarit de hauteur généralement réservée aux poids lourds.
Si le camping-car est un véhicule qui se conduit facilement et ne nécessite pas de permis spécialisé, son gabarit est proche de celui d’un petit camion : 3 mètres de hauteur et 6 à 7 mètres de longueur. Faites attention lors des manœuvres de stationnement, des passages sous les ponts, au niveau des parkings et des péages, mais aussi en montagne avec les pics rocheux ou les branches d’arbres qui dépassent. Soyez prudents avec les angles morts, lors des marches arrière. Pour les manœuvres, demandez à un autre passager de vous aider pour reculer.
Bon à savoir
Pour vos premières sorties en camping-car, inscrivez les dimensions de votre véhicule sur un post-it collé sur le tableau de bord. Un petit mémo utile pour éviter les accrochages !
5 Conduisez en toute sécurité
La ceinture est bien sûr obligatoire, même pour les passagers à l’arrière, c’est pourquoi toutes les places en sont équipées. Dans les descentes, servez-vous du frein moteur en passant les vitesses. Non seulement vous éviterez de consommer trop d’essence, mais en plus, en utilisant l’inertie due au poids du camping-car, votre conduite sera plus souple. Pour franchir les montées et les cols en montagne, restez en seconde pour ne pas trop tirer sur votre boîte de vitesses.
Sur route étroite (ruelle, route de montagne avec voie rocheuse, franchissement d’un pont, etc.), faites attention à la largeur de votre véhicule (2,30 mètres environ). C’est souvent là que les accrochages ont lieu.
6 Levez le pied !
Si les vitesses autorisées sont les mêmes qu’une voiture, pensez à doubler les distances de sécurité car, pour un camping-car, le temps et la distance de freinage sont trois fois plus importants. Maîtrisez votre vitesse et réduisez-la en cas d’intempéries (forte pluie, brouillard, etc.) ou de pentes à forte inclinaison. Sur la route, vous êtes plus sensibles au vent et aux appels d’air comme lorsqu’un poids lourd vous dépasse. Une rafale peut ainsi déporter votre camping-car, surtout si vous roulez à une vitesse élevée. Du fait de votre encombrement, ralentissez dans les virages et pour prendre les ronds-points.
Il faut bien évidemment adapter votre vitesse aux différentes routes : autoroute, campagne, montagne et ville. Faites attention notamment aux chicanes et aux ralentisseurs ! Vous êtes plus large qu’une voiture (2,30 mètres).
Sur les ronds-points, prenez garde aux angles morts, avec un véhicule de 7 mètres, il faut doubler avec vigilance. Élargissez votre trajectoire (pour ne pas que vos roues arrière montent sur un terre-plein central), réduisez votre vitesse pour ne pas avoir à freiner subitement ou voir votre véhicule se déporter.
7 Tractez un autre véhicule
Si vous souhaitez tracter votre voiture, selon l’article R.311-1 de 2014 du Code de la route, elle doit obligatoirement être placée sur une remorque. Si le cumul du PTAC de la remorque et du camping-car reste égal à 3 500 kg, le permis B suffit. Sinon, il vous faudra suivre une formation de sept heures et passer le permis B96 pour pouvoir tracter jusqu’à 4 250 kg. Autre solution pour vous déplacer en ville, vous pouvez choisir de transporter un scooter (100 kg environ) sur une remorque porte-moto.
Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :
Mon ado ne voit pas beaucoup de copains/copines, est-ce que c’est grave ?
Stéphane Clerget. Ça peut être préoccupant, surtout s’il en souffre. Mais s’il a un ou deux copains de longue date avec lesquels il est très bien et qu’il a l’air heureux, alors tout va bien. Il y a des adolescents qui n’aiment pas le collectif et privilégient un ou deux « meilleurs amis ». Ils ont une vie sociale. Mais si l’adolescent ne voit personne, il y a de quoi se préoccuper.
La vie sociale « en ligne » peut-elle remplacer la vie sociale « IRL » (in real life – dans la vraie vie) ?
S. C. Non ! Beaucoup d’ados considèrent qu’ils n’ont pas besoin d’amis car ils ont des relations en ligne. C’est mieux que rien, mais ça n’apporte pas la même chose. En ligne, les échanges sont assez limités, il n’y a pas d’aide ou d’interaction concrètes. De ma propre expérience, ce sont par exemple des amitiés qui tournent autour du jeu vidéo collectif mais qui ne vont pas tellement au-delà.
Bon à savoir
Les Points accueil écoute jeunes (PAEJ) reçoivent les ados et leurs proches. Ce sont des lieux d’écoute gratuits et anonymes où vous pourrez vous confier sur les difficultés rencontrées.
Mon ado est timide, introverti, est-ce que je dois le forcer à voir du monde ?
S. C. On ne doit pas le forcer. Il y a des ados timides mais qui ont quand même des relations sociales. Ils sont dans des groupes où ils parlent peu, mais ont un ou deux amis. Ils sont bien intégrés socialement. Si ce n’est pas le cas, on doit l’aider à s’intégrer.
À partir de quand dois-je m’alerter de sa solitude ?
S. C. À partir du moment où on l’observe et qu’elle perdure, il faut intervenir et trouver des solutions.
Qu’est-ce que je peux faire ou ne pas faire pour l’aider ?
S. C. : Il faut déjà repérer cet isolement, voir ce qui bloque et, ensuite, apporter des réponses. Il a peut-être des soucis à communiquer avec les autres, à montrer de l’empathie, à entrer en discussion avec eux. Dans ce cas, on parle avec lui pour savoir où il se met à la récré, s’il va parler aux autres, quelles sont les différences entre eux, etc. On lui enseigne les codes sociaux : être à l’écoute de l’autre, répondre de manière adaptée… Si cet isolement est causé par du harcèlement ou une dépression, il faut traiter le problème en consultant un médecin. S’il est d’accord, on peut aussi l’aider à construire sa vie sociale en le déconnectant des réseaux sociaux et en l’inscrivant au maximum dans des activités socialisantes en dehors de l’école. Il pourra y rencontrer des gens qui lui ressemblent davantage et faire des activités qui lui correspondent.
La batterie auxiliaire ou batterie cellule est indépendante de la batterie moteur. Elle alimente en 12 volts tous les éléments électriques situés dans l’espace de vie du camping-car : réfrigérateur, plaque de cuisson, téléviseur… Elle se recharge via la batterie moteur (grâce à un alternateur). Si elle est vide, il vous faudra rouler deux heures pour la recharger.
Cette batterie est capable de supporter une décharge importante et régulière. À moins de disposer de panneaux solaires, choisissez un modèle de batterie à charge profonde.
Lorsque vous utilisez moins votre camping-car (en hiver notamment), la batterie a tendance à se décharger naturellement. Veillez donc à recharger la batterie cellule sur le secteur (230 V) une fois par mois minimum, pendant 24 à 48 heures.
La vie en camping-car, c’est aussi changer ses habitudes et profiter de la vie en plein air, alors apprenez à déconnecter en éteignant la TV et la radio : allez plutôt voir le coucher de soleil sur la jetée ! Pour l’éclairage, les derniers modèles de camping-car sont éclairés de LED beaucoup moins énergivores. Attention, une cafetière à expresso utilisée environ une heure par jour consomme 1 500 watts !
Les groupes électrogènes extérieurs sont très pratiques car ils rechargent vite la batterie : en deux ou trois heures seulement ! Mais attention, ils sont aussi très bruyants pour le voisinage.
2 Équipez-vous de panneaux solaires
Les panneaux solaires pour camping-car sont un complément d’énergie qui, en été, peut devenir votre principale source d’énergie. À condition d’avoir une installation électrique secondaire reliée à la batterie moteur (elle vous fournira de l’électricité en cas de mauvais temps). Leur coût est vite amorti puisqu’ils ont une durée de vie de vingt ans !
Plus le panneau solaire est puissant, plus l’autonomie sera grande car la batterie se chargera plus vite.
Faites poser le panneau solaire à plat sur la toiture de votre camping-car (et passez par les services d’un professionnel). Si vous pensez l’utiliser en hiver, il faudra alors une pose inclinée ou opter pour un panneau solaire orientable afin de profiter d’un ensoleillement maximum.
Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :
Le remplissage de l’eau (100 litres) prend du temps et ce service proposé sur les aires est généralement payant (entre 2 et 3 euros). C’est pourquoi, si vous voulez être plus autonome et ne pas devoir remplir vos réservoirs tous les jours, soyez économe.
Prenez des douches plus courtes et profitez de vos haltes en camping pour utiliser les sanitaires. Vous pouvez également investir dans une petite douchette extérieure de 8 litres, dont la poche se réchauffe au soleil pour un rinçage express après une baignade en eau salée, par exemple.
L’eau sert à la toilette (douche et brossage des dents). Pensez donc à être économe et à ne pas laisser le robinet ouvert inutilement !