À la saison estivale ou lors d’un épisode de canicule, la climatisation peut être une solution efficace pour rafraîchir votre habitation. Elle purifie l’air respiré à l’intérieur tout en régulant la température ambiante. Oui, mais si vous avez un bébé, il convient de bien savoir l’utiliser pour le protéger.
1 Préserver la température idéale pour bébé
« Le risque avec la climatisation, aussi bien pour les parents que pour les enfants, ce sont les changements importants de température », prévient le Dr Madiha Ellaffi, pneumologue-allergologue, spécialisé en troubles respiratoires du sommeil de l’enfant et de l’adulte. « Il est important de bien régler la climatisation en veillant à ce que les écarts de température entre les pièces ou avec l’extérieur, soient de maximum 6 °C. C’est-à-dire qu’il ne faut pas passer d’un endroit où il fait très chaud à une pièce où il fait très froid », explique-t-elle. Ce changement brusque risque d’engendrer un choc thermique, l’organisme des tout-petits étant particulièrement sensible aux variations de températures.
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À savoir
La température idéale d’une chambre de bébé ou d’enfant est comprise entre 18 °C et 19 °C. Réglez alors la climatisation de sorte à garder cette température stable.
Veillez à ce que le flux d’air froid ne soit pas directement axé sur l’enfant.
Dr Madiha Ellaffi, pneumologue-allergologue.
2 Bien entretenir sa climatisation
« L’entretien régulier de la climatisation est primordial, au risque de respirer la poussière qui s’y est déposée, poursuit le Dr Ellaffi. Et il faut être vigilant avec les climatisations qui retiennent de l’eau car cela peut être source de légionelles. » Il s’agit de bactéries qui prolifèrent principalement dans l’eau stagnante dont la température est comprise entre 25 °C et 43 °C, et qui sont responsables de la légionellose, une maladie respiratoire.
1 foyer sur 4
possède une climatisation en 2021 contre 14% en 2016.(1)
3 Bébé et climatisation : les précautions à prendre
Autre précaution : « Veillez à ce que le flux d’air froid ne soit pas directement axé sur l’enfant », indique la pneumologue. Pour cela, dans la chambre de votre bébé, installez la climatisation le plus loin possible de son lit et si possible près d’une source d’aération : fenêtre ou porte. Vous utilisez un ventilateur ? Le Dr Madiha Ellaffi conseille de placer dessus un linge humide, qui permettra de rafraîchir la pièce efficacement tout en évitant que l’appareil souffle directement sur votre enfant ou toute personne présente dans la pièce.
Des mesures de bon sens sont aussi à adopter : enclenchez la climatisation une fois que votre enfant est habillé, en particulier après le bain, et lorsqu’il a les cheveux secs. Vous pouvez aussi lancer la climatisation à l’avance pour rafraîchir sa chambre, puis la couper à l’heure du coucher. En cas d’exposition longue, pendant la sieste par exemple, pensez à habiller votre enfant avec des vêtements en coton un peu plus épais pour éviter qu’il n’attrape froid.
1 Pourquoi est-il important de se former aux gestes de premiers secours ?
Les accidents de la vie courante font 20 000 morts par an en France(1), et près de la moitié – c’est-à-dire 10 000 décès – pourrait être évitée si le grand public était initié aux gestes de premiers secours. C’est dire l’importance de connaître ces réflexes élémentaires…De même, reconnaître les signes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et prévenir au plus vite les secours réduit la mortalité de 30 %, ainsi que l’intensité des séquelles.On estime qu’entre 20 et 30 % seulement des Français sont formés(2).
Vous souhaitez vous former aux gestes qui sauvent ?
Sociétaires, la Macif vous invite à vous former en ligne avec Salvum.
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Entre 2010 et 2020, le nombre de particuliers ayant suivi une formation aux gestes de premiers secours a plus que triplé(2).
2 PSC1 et autres : quelles sont les formations possibles ?
Il y a deux façons de débuter :
soit en optant pour une initiation aux premiers secours, qui dure 1 h 30 à 2 heures. Elle est le plus souvent gratuite et peut être suivie par tous, y compris les enfants à partir de 7-8 ans.
soit en choisissant la formation de Prévention et secours civique de niveau 1 (PSC1), qu’on appelle souvent le « brevet de secourisme ». Elle dure huit heures, réparties sur une journée ou en plusieurs séances selon vos disponibilités. Elle est accessible aux particuliers et aux entreprises, seuls ou en groupe, et convient aux enfants dès 10 ans. Son coût est d’environ 55 à 65 euros par personne, selon les organismes. À l’issue de la formation, un diplôme est délivré à chacun des participants.
Toutes deux sont proposées par des associations agréées pour les formations aux premiers secours, parmi lesquelles on trouve notamment La Croix Rouge, les sapeurs-pompiers et la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) ou la Fédération française de sauvetage et secourisme (FFSS).
3 Que vais-je apprendre ?
L’initiation aux premiers secours vous permettra de savoir comment agir face à tout type d’urgence ou d’accident :
des vies sont sauvées lorsque les gestes de premiers secours sont pratiqués en cas d’arrêt cardiaque, contre 5 % s’ils ne le sont pas.*
4 Comment m’inscrire ?
Pour suivre l’initiation aux premiers secours près de chez vous, vous pouvez vous adresser à votre employeur : de nombreuses entreprises, petites et grandes, proposent cette initiation à leurs salariés. Certaines mutuelles comme la Macif organisent également des sessions de formation gratuites pour leurs adhérents et le grand public. Vous pouvez aussi consulter le site du ministère de l’Intérieur pour trouver les associations de votre région agréées pour les formations aux gestes qui sauvent. Si vous habitez Paris ou la région parisienne, vous pouvez vous inscrire en ligne auprès du site de la préfecture pour suivre les initiations des Pompiers de Paris.
Alors que 4 personnes sur 10(1), connaissent et fréquentent régulièrement une ou plusieurs personnes en situation de handicap, il reste difficile d’estimer le degré de familiarité, de connaissance ou encore de sensibilité de la population face au handicap.
1 Comment sensibiliser au handicap : quels outils et méthodes utiliser ?
Je souhaite sensibiliser mes enfants :
La sensibilisation au handicap peut être abordée de différentes manières. Il est important d’adapter les outils pédagogiques et les méthodes selon l’âge des proches auxquels vous vous adressez.
Sensibiliser des enfants de 3 à 12 ans
Les enfants peuvent être sensibilisés aux différents handicaps (physique, psychique, sensoriel, etc.) de plusieurs manières, en fonction de leur âge et de leur compréhension. En plus d’échanger avec vos enfants, il existe de nombreuses activités de sensibilisation :
Leur faire écouter un audio livre pour leur montrer une autre façon de lire, comme le font les malvoyants et les aveugles ;
Organiser un goûter dans le noir pour les sensibiliser au handicap sensoriel ;
Jouer, les yeux bandés, à des jeux de société ou d’éveil odorants ou tactiles pour les familiariser à la perception des personnes ayant une déficience visuelle ;
Acheter de petites figurines ou des poupées de personnes en situation de handicap et/ou fabriquer avec eux des accessoires (fauteuil roulant, déambulateur, canne d’aveugle, prothèse auditive, etc.) pour qu’ils se familiarisent au handicap ;
Organiser des parcours avec différents obstacles, leur demander de fermer les yeux et les guider par la voix ;
Leur faire visionner des documentaires et des dessins animés sur la thématique du handicap ;
Les inscrire à des ateliers créatifs ou des jeux de sensibilisation au handicap organisés par des associations œuvrant à la sensibilisation au handicap.
Certains organismes et associations proposent du matériel et des outils pour vous aider à sensibiliser les plus jeunes. C’est notamment le cas de LADAPT (L’association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) qui propose un ensemble de matériel pédagogique sur le thème du handicap (jeux, albums, livres, DVD et CD), et organise desrencontres avec des personnes en situation de handicap.
Sensibiliser des adolescents de 12 à 17 ans
Les possibilités pour sensibiliser les adolescents au handicap dépendent de plusieurs facteurs, notamment de l’âge de l’adolescent, de son degré de compréhension du handicap, de son niveau d’intérêt pour le sujet, et de son expérience personnelle avec le handicap.
Pour sensibiliser les adolescents au handicap, il est possible de :
Les encourager à lire des livres et des articles, à regarder des films (“Intouchables”, “Se souvenir des belles choses”, “Le discours d’un roi”, “La ligne droite”, “Le 8ème jour”, etc.) et à écouter des podcasts (“Pépin PODCAST”, “Hangagement” imaginé par Orange, etc.) sur le sujet du handicap ;
Le faire découvrir des activités handisports (Cécifoot, badminton sourds, Rugby Fauteuil, handbike…) ;
Prévoir une rencontre entre vos enfants et un proche ou une connaissance atteint par un handicap pour échanger sur son expérience ;
Les faire participer à des activités de sensibilisation au handicap, proposée par exemple par Diffuz, dans le cadre de la semaine de la solidarité et du handicap ou d’une journée de sensibilisation au handicap ;
Leur faire découvrir les objets connectés qui limitent les risques liés à la perte d’autonomie et les nouvelles technologies qui favorisent l’autonomie aux personnes en situation de handicap ;
Les emmener faire un serious game ludique et immersif de sensibilisation au handicap.
Je souhaite m’engager dans un projet de sensibilisation au handicap
Avant de s’engager dans un projet de sensibilisation au handicap, il est primordial de s’être informé sur le sujet pour savoir comment favoriser les échanges sur le sujet et faire évoluer les mentalités. Vous pourrez ensuite :
Devenir bénévole dans des associations d’aide et de soutien aux personnes handicapées (APF, l’UNAPEI, l’APAJH, etc.) ;
Participer à des événements de sensibilisation du public ;
Sensibiliser les autres en parlant ouvertement de ses propres expériences face au handicap.
En France, 9,6 millions(2) de personnes sont atteintes d’un handicap.
2 Sensibiliser au handicap : quels sont les événements auxquels participer ?
Pour sensibiliser à la question du handicap, il existe plusieurs évènements en France. C’est le cas notamment de :
La journée internationale des personnes handicapées, organisée par les Nations Unies tous les 3 décembre depuis 1992, promeut les droits et le bien-être des personnes handicapées ;
La semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées : une initiative de l’ADAPT lancée il y a plus de 20 ans pour sensibiliser les recruteurs et faciliter l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap ;
Dans le cadre de la Semaine européenne pour l’emploi, le DuoDay est un événement national qui vise à favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap (à partir de 14 ans) au sein des entreprises. Tout collaborateur du secteur privé ou public peut se porter volontaire. Pendant une journée, vous êtes invités à faire découvrir à une personne handicapée votre environnement de travail et à le faire participer à certaines de vos tâches quotidiennes.
La journée Nationale du Sport et du Handicap, organisée depuis 10 ans par l’Association Nationale des Étudiants en STAPS, a pour but de développer le sport adapté mais aussi de mettre en lumière le handisport.
Les grands évènements sportifs à venir en France comme la Coupe du monde de rugby fauteuil en 2023 ou encore les JO Paralympique en 2024 sont aussi l’occasion de se sensibiliser au handicap.
En octobre 2021, une campagne nationale de sensibilisation « Voyons les personnes avant le handicap » a été lancée. Diffusée à la télévision, dans la presse, par affichage, au cinéma, sur internet, cette campagne a pour objectif de faire changer le regard de la société sur les personnes handicapées. Elle s’adresse à toutes les générations, et notamment aux jeunes qui ont un rôle important à jouer.
De par leur plus petite taille et leur manque d’expérience, les enfants font partie des usagers les plus vulnérables sur la route. Que ce soit en ville ou hors agglomération, en balade familiale ou pour aller seul à l’école, il est important que vous parliez à votre enfant des risques potentiels pour qu’il apprenne à mieux les détecter.
Jusqu’à 12 ans
Le port du casque est obligatoire. Au-delà, il est fortement recommandé.*
Comprendre les risques et apprendre à maîtriser son vélo
Joggeur qui surgit dans un virage, chat qui traverse la route, ballon de foot qui atterrit sur la chaussée ou encore voiture qui arrive très vite… À vélo, votre enfant peut faire face à de nombreuses situations inattendues ou dangereuses. Les plus jeunes ont généralement des temps de réaction plus longs et une moins bonne appréciation des distances et des allures.
Jusqu’à 8 ans**, les enfants ont le droit de circuler à vélo sur le trottoir. En revanche, ils doivent conserver l’allure du pas et ne pas gêner les autres usagers.
Avant d’être sur la route, apprenez à votre enfant les règles de sécurité obligatoires :
circuler à droite sur la chaussée et sur les pistes cyclables lorsque celles-ci existent
respecter la signalisation (panneaux, feux…)
respecter les priorités à droite
Enseignez-lui également les bons gestes pour diminuer les risques :
toujours regarder à gauche et à droite avant de traverser (même si le feu est vert)
ralentir aux intersections même si le feu est vert
indiquer tout changement de direction en tendant le bras vers celle-ci
ne pas se coller aux autres usagers de la route, même un.e ami.e à vélo
ne pas zigzaguer et encore moins entre les différents éléments sur la route (voitures ou autres)
ne pas s’amuser à tenir le vélo à une main, ou à tenir en équilibre sans les mains
Si vous être sur la route avec votre enfant, adoptez vous aussi les bons réflexes :
montrez lui l’exemple en portant les équipements de sécurité obligatoires et recommandés en cas de danger imminent
ne lui dites pas « attention » mais plutôt « stop », afin qu’il ne perde pas de précieuses secondes à identifier d’où vient le danger
mettez vous derrière lui, pour le garder dans votre champ de vision en arrivant à une intersection
mettez-vous à sa hauteur pour l’arrêter en cas d’urgence
Vérifiez régulièrement l’état des pièces d’usure du vélo et de l’équipement.
En plus du casque, voici les autres équipements obligatoires à vélo pour les enfants :
un appareil avertisseur (sonnette)
un gilet haute visibilité homologué CE, hors agglomération, la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante (tunnel, brouillard,…)***
Équipements conseillés :
un gilet d’avertissement à LED (il permet d’indiquer la trajectoire avec des clignotants sur le dos)
un rétroviseur à fixer sur la poignée gauche du guidon
des bandes réfléchissantes sur ses chaussures et son casque
Écouteurs et casque audio interdits !
Depuis 2015, il est est interdit de “porter tout dispositif susceptible d’émettre du son à l’oreille” (oreillette et casque audio, à l’exception d’appareil d’aide auditive).
Si trier ses déchets est devenu une démarche soutenue par nombre de Français, il peut parfois être difficile de se saisir des bons gestes. On fait le point.
1 Tri sélectif : les déchets classés en différentes familles
Les déchets ménagers peuvent être classés en cinq grands groupes :
les encombrants (électroménager, literie, meubles…), les déchets dangereux (peintures, solvants, pesticides, médicaments, piles…) ;
les déchets de jardin (feuilles, herbe, branches…), les déchets de la voiture (huiles de vidange usagées, batteries, pneus…) ;
les ordures ménagères (verre, papier, emballage carton, bouteilles en plastique…). Pour mieux les recycler, il convient de connaître à quelle famille correspondent vos déchets afin de les jeter au bon endroit.
89 %(1) des Français trient leurs emballages, dont 51 % systématiquement.
2 Poubelles de tri sélectif : des codes couleurs pour se repérer
Si la couleur des poubelles peut varier d’une ville à une autre, reste que de manière générale, les codes couleurs sont harmonisés : le bac vert est dédié aux emballages en verre. Facile à retenir !
La poubelle jaune est destinée à déposer en vrac les emballages en acier et en aluminium, comme les boîtes de conserve, les canettes de soda et de bière, certains aérosols, les boîtes d’aliment pour animaux, les bouteilles en plastique (d’eau, de soda, de lait…), les flacons en plastique (PET, PEHD ou PP) de produits d’hygiène, de beauté et d’entretien, les boîtes et emballages en carton, les briques alimentaires, les journaux, les papiers…
La poubelle grise ou noire est réservée aux ordures ménagères, ou le reste des déchets qui ne peuvent être accueillis par les autres compartiments. Face à un doute, n’hésitez pas à contacter votre mairie !
Plus rares, vous pouvez aussi avoir, selon votre commune, une poubelle bleue dédiée au papier, journaux et prospectus, et une poubelle marron ou rouge pour les déchets non recyclables type cartouches d’encres d’imprimantes.
Vous pouvez aussi donner une seconde vie à vos vêtements. Dans un état correct, ils pourront être utiles à d’autres personnes. Apportez-les à des associations caritatives comme Emmaüs ou le Secours Populaire. Les affaires trop usées peuvent, elles, être déposées dans un conteneur le Relais, une référence en revalorisation de textile.
Il existe, par ailleurs, des dispositifs dédiés aux déchets spéciaux comme les ampoules, les piles et les cartouches d’imprimantes. Les commerçants ou grandes surfaces qui en vendent sont dans l’obligation de reprendre celles qui sont usagées. Une fois collectées, les matières qui composent vos ampoules et vos piles sont récupérées et revalorisées.
Pour tous vos objets dangereux (solvants, peintures, détergents, pesticides…), vos encombrants, vos matériels électriques et électroniques ainsi que vos déchets verts, rendez-vous en déchèterie où des bennes et conteneurs leur sont dédiés. Sur place, des agents vous aiguilleront pour bien les trier. Pour vos médicaments (périmés ou non), déposez-les à la pharmacie proche de chez vous.
Partager l’espace routier, oblige chacun à faire attention à l’autre ! Au volant, il suffit d’un peu de pratique pour que des gestes simples deviennent rapidement des réflexes pour mieux protéger les cyclistes.
1 Ralentir en arrivant à un carrefour
Depuis janvier 2012, la réglementation de la signalisation routière a changé ! L’information est parfois encore peu connue : à certains carrefours, un cycliste peut franchir les feux rouges ou orange, signalés par un panneau qui l’y autorise(2). Une mesure très pratique qui lui permet de gagner du temps. Alors, automobilistes, restez vigilants, même si le feu est vert pour vous, un cycliste peut traverser. Cette disposition se développe sur les routes françaises pour favoriser l’usage du vélo en ville.
2 Ouvrir sa portière sans mettre en danger les cyclistes
Automobilistes, connaissez-vous la « poignée hollandaise » ? Cette technique pour éviter les collisions entre portières de voitures et cyclistes. Elle consiste à ouvrir sa portière avec la main opposée : main droite pour le conducteur, et gauche pour le passager. Elle oblige ainsi la rotation, et à porter son regard en arrière ou ne serait-ce que dans le rétroviseur. Et d’anticiper la présence d’un cycliste. Ce geste simple à adopter, a le bénéfice de se forcer à bien observer ce qu’il se passe autour de soi et à éviter la collision entre les deux-roues et les portières.
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3 Respecter le Code de la route, tout simplement !
Cela semble couler de source, et pourtant, ce rappel a ses vertus pédagogiques ! Vis-à-vis des cyclistes, le code de la route implique de conserver une distance de sécurité lorsque vous doublez un deux-roues (1 m en ville et 1,50 m hors agglomération). Il comprend également l’interdiction de stationner sur les pistes cyclables et impose de laisser libres les sas peints au sol et dédiés aux vélos à certains feux tricolores… sous peine d’amende ! Des obligations qui permettent de mieux protéger les cyclistes qui sont ainsi mieux vus des autres usagers de la route.
À moins que vous souhaitiez signaler un danger aux autres usagers de la route, évitez de klaxonner à proximité d’un cycliste pour ne pas l’effrayer et provoquer d’écarts brusques.
4 Gare aux cyclistes autorisés à rouler à contre-sens
Dans les centres-villes, les vélos sont autorisés à rouler, sur certaines voies à sens unique, dans le sens inverse des voitures. Ce type de voie est signalé par un panneau et un marquage au sol. Profitable aux modes de déplacements doux, cette solution incite les automobilistes à redoubler de vigilance, les rues en sens unique étant généralement plus étroites et n’offrant pas beaucoup de visibilité. Partager l’espace oblige chacun à faire attention à l’autre !
Même si vous croyez être seul sur la route, les angles morts de votre voiture peuvent cacher un vélo, donc tournez bien la tête pour vérifier que la voie est libre. Obligatoire, n’oubliez pas de mettre votre clignotant lorsque vous tournez pour indiquer votre changement de direction et ainsi éviter un accident.
L’Essentiel de l’article
On n’est jamais trop prudent, que ce soit au guidon ou au volant !
Renseignez-vous sur la réglementation en vigueur pour les cyclistes.
Ouvrez votre portière en vérifiant la présence d’un cycliste.
Sachez que si votre habitation est située dans une zone classée à risques, vous êtes tenu de respecter certaines règles de prévention établies par le Plan de prévention des risques d’incendies de forêt, communiquées par les autorités locales. En cas de non-respect de ces précautions, vous encourez des amendes et risquez de ne pas être couvert par votre assurance si vous subissez des dommages. Renseignez-vous auprès de la mairie de votre commune, ou de la préfecture, pour savoir si vous êtes concerné.
1 Sécurisez la maison
Vos portes, volets et fenêtres doivent être hermétiques à la fumée et aux gaz afin de pouvoir résister au feu le plus longtemps possible. Privilégiez un bois épais et adapté, isolant et résistant. Vous pouvez également choisir du matériel homologué EI30, qui sera capable de résister 30 minutes à la chaleur dégagée par un incendie.
Pour votre toit, l’utilisation de tuiles est à privilégier. Évitez en revanche de faire votre toiture avec de la tôle métallique ou du fibrociment. Les toits végétalisés présentent également des risques certains.
Méfiez-vous des évacuations : des braises peuvent s’y engouffrer et peuvent déclencher un incendie dans votre logement. Pour éviter un tel drame, installez des grilles à l’entrée des évacuations.
De même, soyez attentif aux poutres apparentes en façade et aux bardages en bois qui peuvent véhiculer le feu à l’intérieur. Choisissez des bois ignifugés, suffisamment denses, et en planches épaisses : ils résisteront mieux au feu. Attention également aux revêtements de façade, certains étant combustibles. Privilégiez un crépi classique, très résistant. De même, n’installez pas de gouttières ou de descentes en plastique le long de votre maison.
Nettoyez régulièrement le toit et les gouttières est nécessaire : des feuilles mortes et des aiguilles de pin peuvent rapidement s’y accumuler !
Ne stockez pas vos réserves de combustibles (bois, fuel, butane) contre votre maison.
Laissez un espace d’environ 3 mètres entre les arbres et les murs de votre logement. Les frondaisons ne doivent pas surplomber votre toit. Assurez-vous de l’élagage de vos arbres, particulièrement ceux proches de votre maison ou situés le long des voies d’accès. Faites appel à une société de professionnels pour réaliser cette opération périlleuse.
Soyez vigilant quant aux arbres et plantes que vous allez faire pousser dans votre jardin : certains sont très inflammables, comme les pins, les cyprès, les mimosas, les pyracanthas, les lauriers, les bambous, etc. Privilégiez des plantes grasses beaucoup plus difficiles à enflammer.
Débroussaillez votre jardin constamment, plantez les arbres avec une distance de sécurité et ratissez les aiguilles des conifères pour éviter la constitution d’un tapis qui alimenterait les flammes. Ce nettoyage doit être régulier et porter jusqu’à 50 mètres autour de votre demeure. Il peut donc nécessiter de débroussailler au-delà des limites de votre jardin.
Prenez garde aux clôtures et barrières, certaines sont en matière inflammable.
Tondez ras votre gazon et évitez le gazon synthétique, combustible, toxique qui alimente le feu et peut compliquer la tâche des secours.
Les feux de forêts dans la zone Méditerranée en 2020 *
1595
départs de feu de forêt en 2020.
10 695
hectares de forêts ravagés.
295
feux de forêts dans les Bouches-du-Rhône en 2020, faisant de la région la plus touchée sur l’année.
3 Veillez aux dépendances
Si vous avez une piscine, sachez que vous pouvez utiliser une motopompe thermique. Vous pourrez par exemple l’utiliser à des fins d’arrosage préventif. Cette pompe fonctionnera malgré les coupures d’électricité. Pensez à l’équiper d’un tuyau suffisamment long.
Pour neutraliser tout risque lié à une explosion, prévoyez d’enterrer votre citerne de gaz, ou bien de l’emmurer. En cas d’accident, les dégâts seront bien moindres.
Ne stockez pas de bois le long de vos murs.
Votre barbecue doit être installé au plus près de votre maison. Pensez à les sécuriser en les équipant d’un pare-étincelles.
Les véhicules doivent être rangés au garage ou arrêtés à une quinzaine de mètres pour neutraliser une éventuelle déflagration.
Éloignez également les abris de jardin, qui constituent des sources de feu, de votre maison.
Le chemin conduisant à votre maison doit être dégagé, débroussaillé sur 10 mètres de part et d’autre, et surtout pas surplombé d’arbres qui peuvent s’enflammer.
Cette voie doit être large de plus de 4 mètres, équivalent à la distance nécessaire pour que les camions de pompier puissent circuler aisément.
En ce qui concerne le portail, évitez tout système électrique ou prévoyez un déverrouillage manuel. En cas de coupure d’électricité, les pompiers ne pourraient tout simplement pas entrer.
Prévoyez enfin une voie de circulation autour de votre logement pour la voiture. En effet, en cas d’incendie, les pompiers peuvent avoir besoin de changer d’axe d’intervention et doivent par conséquent bénéficier d’une latitude suffisante pour manœuvrer.
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L’Essentiel de l’article
Évitez certains matériaux inflammables.
Débarrassez régulièrement les feuilles mortes et les aiguilles de pin de votre toit.
Débroussaillez votre jardin dans un rayon d’au moins 50 mètres autour de votre habitation et des dépendances.
Faites élaguer les branches de vos arbres.
Brochure ONF « Comment réagir face à un incendie qui menace votre habitation ».
Toute piscine enterrée ou semi-enterrée, à usage individuel ou collectif, doit obligatoirement être équipée de l’un des quatre dispositifs prévus par la loi, à savoir :
une barrière de protection respectant la norme NF P90-306 ;
une couverture de sécurité (norme NF P90-308) ;
un abri de piscine (norme NF P90-309) ;
une alarme de piscine par détection des immersions (norme NF P90-307).
Pour les piscines construites avant le 1er janvier 2004, date d’entrée en vigueur de la loi, l’obligation de mise en sécurité incombe aux propriétaires. Dans ce cas, ils peuvent eux-mêmes se charger de l’installation des équipements ou faire appel au vendeur-installateur adéquat pour attester de la conformité de l’installation. Pour les bassins plus récents, l’un des quatre dispositifs de prévention aura été prévu par l’installateur.
concernent des enfants âgés de moins de 6 ans.* Les décès étant plus fréquents en piscine qu’en milieu naturel (mer, rivière) pour cette tranche d’âge.
2 On prend de bonnes habitudes
Installer un système de protection ne suffit pas, encore faut-il bien l’entretenir et savoir l’utiliser correctement :
pour les barrières et les abris, pensez à les fermer après chaque baignade ;
pour les couvertures, respectez une hauteur minimale entre la couverture et la surface de l’eau indiquée par le fabricant. Les couvertures à filets ne doivent pas se trouver sous le niveau de l’eau ;
les alarmes sonores ont une période de latence de 20 minutes après chaque bain ou après une détection. Restez donc très vigilant durant ce laps de temps. N’altérez pas leur fonctionnement après avoir contrôlé le niveau d’eau et le bon fonctionnement des piles ou des batteries.
Bien choisir son alarme de piscine
Elle doit pouvoir détecter la chute d’un enfant d’au moins 6 kilos. Pour plus de prudence, assurez-vous qu’elle porte la norme ISO 9001.
Elle doit pouvoir fonctionner 24h/24, être résistante aux intempéries et signaler toute baisse ou absence d’alimentation.
Elle doit disposer d’une sirène suffisamment puissante, ne pas se déclencher de manière intempestive et proposer un système de réactivation automatique.
3 On reste le gardien des eaux
Aucun dispositif de sécurité ne dispense d’être vigilant au bord d’une piscine, en particulier avec les enfants. Voici quelques conseils quand vous enfilez le maillot de maître-nageur :
assurez la surveillance des enfants par un adulte sachant nager, et non par un enfant plus âgé ;
ne laissez jamais un enfant seul, y compris dans une pataugeoire ou une piscinette gonflable ;
équipez votre enfant de brassards avec valve antiretour conforme à la directive EPI 89/686/CEE, surtout pas de bouées rondes ;
ramassez, après la baignade, tous les jouets, bouées, objets gonflables qui sont sur l’eau et aux abords du bassin ;
retirez tout ce qui peut être escaladé aux abords des barrières ;
prévoyez une bouée et une perche à proximité du bassin, ainsi qu’un téléphone portable pour alerter les secours (SAMU : 15, pompiers : 18, partout en Europe : 112) ;
maintenez une eau limpide et claire. Stockez les produits de traitement hors de portée des enfants ;
sensibilisez les enfants au danger de l’eau. Apprenez-leur à nager dès 4 ans ;
Clap de fin pour les paquebots de tourisme de plus de mille tonnes à Venise : depuis 2019, ils sont interdits d’accès au centre historique de la Sérénissime. En cause, les dégâts environnementaux générés par les quelques 600 bateaux de croisières accostant chaque année, avec leurs lots de touristes et d’émissions d’oxyde de soufre et d’azote.
« Cette décision illustre un point de bascule intéressant. Venise est un cas extrême et très emblématique de saturation touristique. La ville a atteint un point de non-retour, qui l’oblige à considérer le tourisme comme une activité exigeant un contrôle, et non plus seulement comme une ressource potentielle », analyse Julien Rochette, de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).
Signe des temps ? De l’Adriatique à la baie de Maya, en Thaïlande, fermée au public depuis 2018 pour permettre au système écologique de se régénérer (les allers et venues quasi incessants de bateaux de vacanciers menaçaient les récifs coralliens), des initiatives de régulation s’observent ici ou là. Le chantier est vaste : le tourisme, première industrie mondiale, connaît un essor alarmant.
En 2018, 1,4 milliard de touristes internationaux (c’est-à-dire passant au moins une nuit hors de leur pays) ont arpenté la planète (1). Ils étaient 25 millions en 1950. D’ailleurs, « la croissance du tourisme international reste supérieure à celle de l’économie mondiale », claironne l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) dans son dernier rapport. Mais si ce dynamisme a généré 1 700 milliards de dollars de recettes, son coût écologique est colossal.
Avec la pandémie mondiale, le tourisme international a drastiquement chuté. En 2021, il a progressé de 4% par rapport à 2020, mais est resté 72% inférieur à 2019, l’année d’avant la pandémie.(2) En 2022, la reprise est lente mais bel et bien en cours.
Il faut dire qu’au-delà d’une empreinte carbone considérable (8% émissions mondiales de gaz à effet de serre) (3), l’industrie touristique accentue l’artificialisation massive des sols et notamment des littoraux, provoque une diminution drastique de la biodiversité dans de nombreuses régions du globe et participe de la pollution des océans… Ainsi, l’environnement marin et côtier de la Méditerranée, qui concentre près d’un tiers du tourisme mondial, avec 350 millions de visiteurs annuels, paie un lourd tribut.
« Le développement rapide et la construction d’infrastructures (…) ont engendré de graves problèmes d’érosion et de pollution en de nombreux points du pourtour méditerranéen », observe Greenpeace. « Les projections tablent sur une fréquentation touristique annuelle de 600 millions, dès 2025 : en l’absence de régulation, on se dirige dans certains sites déjà très fréquentés vers une destruction de la biodiversité et un chaos le plus total », abonde Julien Rochette.
Tourisme durable : ne plus être « touriste »
En réaction à ce constat accablant, un tourisme plus responsable se développe depuis une vingtaine d’années, pour tenter de promouvoir d’autres manières de voyager. Tourisme vert, responsable, équitable…
Derrière la pluralité sémantique, un objectif commun, défini par l’OMT : « tenir pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ».
Vaste programme, qui trouve localement des applications concrètes, comme à la basse Kinabatangan à Bornéo, en Malaisie, que la géographe Clotilde Luquiau a étudié de près. Dans cette zone forestière, une dizaine d’opérateurs touristiques locaux se sont engagés en faveur de l’écotourisme en établissant une charte avec WWF Malaisie, se traduisant par la création d’un budget commun finançant la protection de l’environnement, et luttant entre autres contre le braconnage.
D’autres actions sont également mises en place, comme le programme Home Stay, qui propose à des locaux d’accueillir des touristes chez eux, une formule moins impactante pour l’environnement que l’hôtellerie classique et permettant un bénéfice social local, ou encore comme la plantation d’arbres par les touristes : une proposition qui resterait anecdotique si elle n’était relayée par le financement d’équipes locales pour mener à grande échelle la reforestation. Cet écotourisme n’est pas forcément réservé aux plus aisés, défend Clotilde Luquiau : nuits chez l’habitant, jumelages associatifs, échanges de maison… de nombreuses possibilités plus respectueuses de l’environnement sont aussi moins onéreuses que des vacances « classiques ».
Mais si la géographe se félicite de ces initiatives locales, elle reste réservée quant au développement d’un tourisme durable à l’échelle mondiale.
« Aujourd’hui, c’est une illusion. Pour que cela advienne, il faudrait que l’environnement global, législatif, économique, s’engage, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. »
Clotilde Luquiau
Face à des pratiques prédominantes inchangées, qui continuent de croître, et à l’heure où une classe moyenne désireuse de voyager émerge en Asie, le tourisme durable reste une niche. Et il a aussi ses limites.
« La présence humaine, même respectueuse, perturbe le milieu naturel. Et si le développement économique local permis par l’écotourisme a des aspects positifs, il contribue à augmenter les moyens d’une population qui va consommer davantage, et donc avoir un impact environnemental plus élevé… » précise la géographe Clotilde Luquiau.
Surtout, par le seul fait de prendre l’avion, le vacancier alourdit considérablement son empreinte carbone : un unique aller-retour Paris-Chicago suffit à atteindre le quota individuel d’émission de Co2 annuel qui permettrait de limiter le réchauffement planétaire à 2° d’ici la fin du siècle, explique l’ingénieur et auteur Jean-Marc Jancovici (4).
Taxer davantage les vols peut être une solution, mais elle soulève une question de justice sociale. Pour résoudre l’équation, des pistes sont avancées ici et là, telles que celle proposée par le Committee on Climate Change, Haut Conseil pour le Climat du Royaume-Uni : alors que 15% de la population britannique est responsable de 70% des vols, la mise en place d’une taxe proportionnelle à la distance parcourue dans les airs sur les dernières années permettrait de pénaliser les plus gros consommateurs, sans exclure du ciel les vacanciers occasionnels, statistiquement moins aisés.
« L’ensemble des acteurs et opérateurs touristiques doivent introduire des notions de durabilité dans les services qu’ils proposent. S’il faut encourager le marché du tourisme durable à se développer, c’est surtout sur le tourisme dit de masse qu’il faut agir, car c’est là qu’est la plus grande incidence sur l’environnement, »
appelle pour sa part Julien Rochette
Nous en sommes encore loin : malgré les déclarations d’intention, la plupart des pays posent encore aujourd’hui la question touristique en termes financiers. « C’est la logique de chiffres qui domine », regrette l’expert.
« Le modèle qui a prévalu depuis cinquante ans n’est plus acceptable d’un point de vue social et environnemental. Tout est à réinventer, » conclut-il. Y a plus qu’à.