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  • Douleur aux oreilles : quels sont les maux les plus fréquents et comment les prévenir ?

    Douleur aux oreilles : quels sont les maux les plus fréquents et comment les prévenir ?

    1 Les otites

    Une otite est une infection et/ou inflammation qui touche l’oreille externe, moyenne ou interne. Elle peut survenir suite à un encombrement nasal, une baignade, un nettoyage trop intense de l’oreille, une méningite… « La prévention de l’otite commence par une bonne hygiène nasale pour que le nez puisse envoyer l’air dans l’oreille », précise le Dr Élisabeth Péri-Fontaa, ORL phoniatre. Pensez à vous moucher régulièrement et à utiliser, si besoin, du sérum physiologique, un spray d’eau de mer ou un mouche-bébé pour les plus petits. Oubliez le coton-tige, un filet d’eau dans l’oreille suffit à la nettoyer. Le bonnet de bain est aussi une bonne option pour prévenir l’otite du baigneur.

    La prévention de l’otite commence par une bonne hygiène nasale.

    Dr Péri-Fontaa, ORL phoniatre

    2 La perforation du tympan

    Le tympan est une membrane très fine et fragile à l’intérieur de l’oreille. Il peut se perforer au contact d’un objet, lors d’un coup sur l’oreille, d’une montée brutale en altitude ou une plongée sous l’eau. Dans ce cas, il est préférable de consulter immédiatement un médecin pour faire un diagnostic. « Le tympan peut cicatriser de lui-même au bout de deux à trois mois, sans traitement, mais si la perforation est trop importante, un traitement antibiotique voire une opération chirurgicale est nécessaire » explique le Dr Péri-Fontaa.

    Pour prévenir les risques, ne manipulez jamais le conduit auditif externe et limitez au maximum l’usage du coton-tige. En avion, pour atténuer vos douleurs, votre ORL peut vous prescrire des gouttes à mettre dans le nez. « Il existe aussi des égaliseurs de pression, une sorte de petit écouteur qui permet d’égaliser la pression de votre oreille avec l’extérieur » ajoute le médecin.

    3 Les acouphènes

    Les acouphènes sont des sifflements entendus alors qu’il n’y a pas de bruit. Ils surviennent souvent après un traumatisme sonore intense et prolongé. « Ça devient dangereux quand le volume dépasse 85 décibels. Quand on écoute de la musique sur son smartphone, par exemple, il faut toujours rester à moins de 75 % du volume sonore maximum », conseille le Dr Péri-Fontaa.

    Pour limiter les acouphènes, évitez de vous exposer à des sons forts qui pourraient aggraver vos symptômes. Vous partez bientôt en festival ? Prévoyez des bouchons d’oreilles pour vous protéger ! Attention également aux excitants comme le thé et le café qui peuvent amplifier les acouphènes. « Une bonne astuce consiste aussi à surélever sa tête pour dormir pour améliorer la circulation sanguine et réduire les sifflements » explique la spécialiste.

    Chiffre-clé

    28 %(1) des Français souffrent d’acouphènes.

    4 L’hyperacousie

    L’hyperacousie se caractérise par une perception douloureuse des sons pourtant peu intenses. Ça peut être lié à une inflammation de l’oreille, des médicaments, un traumatisme sonore ou psychologique… Côté prévention, limitez les volumes forts ! « Il est important de se tenir éloigné des enceintes et de faire des pauses toutes les deux heures lors d’un événement musical par exemple, pour préserver son audition » explique le Dr Péri-Fontaa.

    Pour soulager l’hyperacousie, pensez à protéger vos oreilles des bruits excessifs. « Il existe également des thérapies sonores pour se désensibiliser » explique le Dr Péri-Fonta. Vous pouvez aussi vous essayer au yoga ou à la sophrologie pour réduire votre stress.

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    (1) Enquête JNA-Ifop, 2018

  • 5 idées reçues sur le changement climatique !

    5 idées reçues sur le changement climatique !

    Les études scientifiques sont claires : le réchauffement climatique ne cesse de s’aggraver au fil des années. Il est important de comprendre les enjeux climatiques pour agir en conséquence. Voici des réponses à 5 idées reçues sur le changement climatique.

    1 Les actions individuelles n’ont pas d’impact face aux bouleversements écologiques !

    FAUX. Pour lutter contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre, l’action de chaque individu est importante. Selon une étude du cabinet de conseil Carbone 4, « si un Français actionne l’ensemble des leviers à l’échelle individuelle en adoptant un comportement responsable, il réduirait son empreinte carbone de 25 % ». Une part non négligeable. Voici quelques éco-gestes à faire à la maison, pour une mise en application immédiate !

    2 La Terre est recouverte à 72 %* d’eau, on ne pourra jamais en manquer !

    FAUX. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)(1), le réchauffement climatique a des répercussions sur l’humidité, la sécheresse, les zones côtières et les océans. Il provoque des sécheresses plus dures dans les régions déjà sèches. Ainsi, selon l’Accord de Paris de 2015, si le réchauffement dépasse les +1,5 °C d’ici 2050, la pénurie d’eau sera plus importante à l’avenir. Or, déjà 25 %(2) de la population mondiale y est soumise. Il est donc important d’apprendre à économiser l’eau, en faveur de la planète.

    3 Le réchauffement climatique diminue les ressources en eau et donc les risques d’inondations !

    FAUX. Selon le GIEC, le changement climatique intensifie le cycle de l’eau apportant des pluies plus intenses, avec les inondations qui les accompagnent. D’autant que, toujours selon les experts du climat du GIEC, le réchauffement climatique modifie la répartition des pluies. Il est probable que les précipitations augmenteront en hautes latitudes, alors qu’une baisse est projetée dans une grande partie des régions subtropicales. Les zones côtières seront, elles, confrontées à l’élévation du niveau de la mer, qui contribuera à accroître la fréquence et la gravité des inondations dans les zones de faible altitude et à accentuer l’érosion du littoral.

    4 Pour absorber le CO2, il suffit de planter des arbres partout !

    FAUX. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)(3), « un arbre peut absorber jusqu’à 150 kg de CO2 par an, séquestrer du carbone et par conséquent, atténuer le changement climatique ». Mais si les arbres sont de formidables absorbeurs de carbone, ils ne pourront jamais capter tout le CO2 présent dans l’atmosphère à eux seuls. D’autant qu’un arbre planté aujourd’hui ne pourra absorber efficacement du CO2 qu’après 23 ans(4).

    Chiffre-clé

    L’enjeu d’ici 2050 est de limiter à 2 °C(6), en moyenne planétaire, le réchauffement climatique.

    5 Une augmentation de 2 degrés, ce n’est pas grand-chose !

    FAUX. Selon le GIEC, si l’on ne parvient pas à limiter l’augmentation des températures à 1,5 °C d’ici 2050, 8  %(5) de l’habitat des animaux vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles…), 16 % de celui des plantes et 18 % de celui des insectes auront disparu. Pourtant, chaque espèce vivante est essentielle à l’équilibre des écosystèmes et au maintien de la vie sur Terre. Par exemple, sans les insectes pollinisateurs, l’Homme devra renoncer à de nombreux fruits et légumes. Une augmentation de 2°C entraînera également une hausse du niveau de la mer d’ici 2 100(5), exposant ainsi 10 millions(5) de personnes de plus au risque de submersion côtière.

    Enjeux climatiques, il y a urgence à agir !

    Causes, impacts et leviers d’actions, la Macif vous aide à y voir plus clair sur les enjeux climatiques.

    L’Essentiel de l’article

    • Réduire les émissions de CO2 est primordial pour protéger la planète.
    • La ressource en eau sera plus critique à l’avenir.
    • Chacun à son échelle peut adopter des gestes pour le bien-être de la planète.

    * Le centre d’information sur l’eau, De l’Univers au monde de l’eau

    (1) GIEC, https://www.ipcc.ch/languages-2/francais/

    (2) World Resources Institute

    (3) Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, On International Day, UNECE/FAO Forestry and Timber Section releases 10 facts to fall in love with forests, 2019

    (4) science-presse, La captation du CO2 par les arbres: 4 choses à savoir, 2021

    (5) GIEC, Global Warming of 1.5 ºC, 2018

    (6) gouvernement.fr, La Conférence de Paris sur le climat, 2021

  • Écolabels : comment reconnaître les produits certifiés écologiques ?

    Écolabels : comment reconnaître les produits certifiés écologiques ?

    La situation climatique actuelle nous pousse à repenser nos habitudes et à privilégier une consommation plus responsable. Afin d’y parvenir, nous pouvons nous fier aux labels présents sur les étiquettes de nos achats. Mais qu’est-ce qu’un écolabel ? Quelles sont les garanties ? On fait le point pour vous aider à consommer plus responsable.

    1 Qu’est-ce qu’un écolabel ?

    Les écolabels, ou labels écologiques, servent à identifier les produits et services qui ont un impact réduit sur l’environnement et la santé, tout au long de leur cycle de vie (de la conception au recyclage). Ils garantissent la qualité écologique des produits, mais également leurs bonnes performances d’utilisation. L’objectif des écolabels est d’encourager la prévention des déchets et la protection de l’environnement.

    2 Ecolabel Européen, NF environnement : se fier aux labels officiels

    En France, il existe deux labels officiels auxquels vous pouvez vous fier : l’Écolabel européen et NF Environnement. Lorsque vous achetez un produit certifié par ces labels, vous avez la garantie qu’il a un impact moindre sur l’environnement, tout en étant aussi performant qu’un produit non labellisé.

    L’écolabel européen, créé en 1992 par la Commission européenne, est le seul label écologique officiel européen utilisable dans l’ensemble des États membres pour permettre aux consommateurs d’identifier les produits les plus respectueux de la santé et de l’environnement tout au long de leur cycle de vie (conception, fabrication, commercialisation, recyclage). Cet écolabel peut apparaître aussi bien sur de la lessive, qui ne contient pas de substances nocives pour la santé, que sur un pantalon composé de fibres durables, par exemple. Vous pouvez retrouver la liste des produits concernés par l’écolabel européen sur le site de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

    Le label NF Environnement, créé en 1991, repose sur les mêmes principes que l’écolabel européen, mais il s’applique uniquement sur le territoire Français. NF Environnement garantit, par exemple, que vos meubles sont fabriqués avec du bois issu de forêts durables ou que la peinture de vos murs contient très peu de métaux lourds et de substances nocives pour votre santé. La liste des produits labellisés est disponible sur le site du label.

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    Bon à savoir

    Quelle est la différence entre Écocert et Écolabel européen ?

    L’écolabel Écocert impose l’utilisation d’ingrédients biologiques dans la composition de ses produits. L’écolabel européen, lui, est moins exigeant, car il ne restreint pas l’utilisation de certaines substances nocives et polluantes (OGM, parfums de synthèse, colorants, etc.).

    3 Ecocert : le label des produits alimentaires et cosmétiques

    On retrouve la certification Ecocert sur beaucoup de cosmétiques, mais vous pouvez également le retrouver sur des produits alimentaires, textiles et détergents, comme indiqué sur le site officiel du label. Si vous souhaitez acheter des cosmétiques respectueux de l’environnement et de votre santé, vous pouvez vous tourner vers les produits labellisés Ecocert, qui s’appuie sur une liste d’ingrédients naturels. Le cahier des charges Ecocert offre la garantie d’un produit sans OGM, sans colorant, sans parabène, sans parfum de synthèse et contenant au moins 10 %(1) d’ingrédients biologiques. Pour les produits ménagers, le label certifie qu’ils contiennent 5 %(1) maximum d’ingrédients de synthèse. Il interdit, par ailleurs, l’utilisation du plastique et encourage fortement les écorecharges.
     

    Écolabels : comment reconnaître les produits certifiés écologiques ?

     

    L’Essentiel de l’article

    • Un écolabel garantit qu’un produit ou un service est respectueux de l’environnement et de la santé.
    • Ecolabel Européen et NF environnement sont les deux écolabels officiels.
    • Ecocert garantit qu’un produit intègre des composants et un contenant respectueux de l’environnement et de la santé.

    (1) Écoconso, À quels labels reconnaît-on un cosmétique écologique ?, 2020

  • Défis sur les réseaux sociaux : des pratiques dangereuses chez les jeunes

    Défis sur les réseaux sociaux : des pratiques dangereuses chez les jeunes

    Si les défis et jeux dangereux existent depuis toujours, ils ont pris un essor considérable avec l’avènement des réseaux sociaux et l’hyper-connexion des jeunes. Comment protéger ses ados ? On fait le point.

    1 Quelles sont les pratiques dangereuses apparues sur les réseaux sociaux ?

    Les jeux dangereux touchent en particulier les préadolescents, un phénomène qui s’explique par leur utilisation accrue des réseaux sociaux. 50 %(1) des jeunes utilisent TikTok et 58 % sont sur Instagram. Dès le plus jeune âge, ils sont ainsi exposés à toute sorte de contenus : des photos et des vidéos divertissantes et d’autres plus violentes, voire dangereuses.

    Selon le Dr Thierry Delcourt, Psychiatre à Reims, participer aux challenges “tendances” sur les réseaux sociaux est « une manière pour les jeunes de s’affirmer, d’appartenir à un groupe et d’accroître sa notoriété », à un âge où l’on se soucie beaucoup de ce que pensent les autres. C’est pourquoi on observe une surenchère dans les défis car les adolescents n’hésitent pas à se mettre en danger pour se démarquer.

    Parmi les nombreux défis dangereux relevés par les jeunes sur les réseaux sociaux, il existe :

    • les jeux de non-oxygénation comme le jeu du foulard ou de la tomate qui consistent à provoquer un évanouissement par strangulation. Ils se pratiquent généralement en groupe et les jeunes se filment pour poster les vidéos sur les réseaux sociaux.
       
    • les défis d’agression qui font partie du cyberharcèlement. C’est le cas du happy slapping* qui consiste à gifler un camarade et filmer la scène pour la diffuser sur internet. Le sharking** est une variante où l’agresseur arrache le t-shirt ou la jupe d’une jeune fille tout en filmant l’action.
       
    • les jeux de défi dans la lignée du « Cap’ ou pas cap’ ? » comme le wild balconing*** où les jeunes sautent dans une piscine depuis le balcon de leur hôtel. Autre défi dangereux : le train surfing**** où l’on se tient debout sur une rame de métro.
       
    • Lire aussi : Comment lutter contre le cyberharcèlement ?
    *joyeuses baffes
    **du mot “shark” : requin
    ***balcon sauvage
    ****Surf en train

    2 Quelle solution face à ces challenges dangereux ?

    « En tant que parents, la première chose à faire est de vous informer sur les défis et jeux dangereux existants et d’encadrer la pratique de vos enfants, notamment des plus jeunes », insiste-t-il. Il existe, par exemple, sur TikTok, une fonctionnalité de contrôle parental qui vous permet d’associer votre compte à ceux de vos enfants, pour contrôler leurs paramètres de sécurité depuis votre propre téléphone. Vous pouvez, par exemple, restreindre certains contenus ou encore définir des limites de temps d’écran. Vous pouvez également agir en signalant les vidéos mettant en scène des challenges dangereux, afin qu’elles soient supprimées par les plateformes sociales.

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    Bon à savoir

    La ligne Net écoute est destinée aux enfants et adolescents confrontés à des problèmes dans leurs utilisations d’Internet. La ligne est accessible gratuitement du lundi au vendredi de 9h à 18h au 0800 200 000.

    3 Comment savoir si mon enfant participe à des jeux dangereux ?

    Les premiers signes qui doivent vous alerter sont des traces de coups sur son corps, des yeux rouges, des vêtements déchirés… D’autres signes sont manifestes, notamment si votre enfant est victime : repli de soi, manque de concentration, agressivité soudaine, phobie scolaire ou éventuelles scarifications.

    Pour savoir si votre enfant participe à des jeux dangereux, vous pouvez également surveiller sa pratique. L’idée n’est pas d’atteindre à sa vie privée, mais d’engager le dialogue s’il est victime et lui expliquer comment veiller à sa propre sécurité sur internet. « Si en tant que parent, le dialogue est difficile à nouer, n’hésitez pas à vous appuyer sur l’aide d’un professionnel, que ce soit un psychologue ou un pédopsychiatre » conseille le Dr Delcourt.
     

    Défis sur les réseaux sociaux : des pratiques dangereuses chez les jeunes

     

    L’Essentiel de l’article

    • Informez-vous sur les pratiques dangereuses pour en parler avec votre ado.
    • Repérez les signes physiques et psychologiques de pratiques violentes.
    • Encadrez le temps des écrans selon l’âge de votre enfant.
    • Faites-vous aider par un professionnel si votre adolescent est victime de jeux dangereux.

    Ministère de l’éducation nationale, Jeux dangereux et pratiques violentes

    (1) Génération numérique, 2021

  • Timothée Chalamet, Angèle, Fary… Quelles sont les références culturelles de la génération Z* ?

    Timothée Chalamet, Angèle, Fary… Quelles sont les références culturelles de la génération Z* ?

    À chaque génération ses références culturelles. Les baby-boomers ont été marqués par Sean Connery et les Beatles, la génération X par David Bowie et The Breakfast Club (1985), les millennials par Harry Potter et Eminem. La génération Z, elle, semble puiser dans un répertoire plus large que jamais. Certes elle a ses icônes « à elle », de Billie Eilish et BTS à Mcfly et Carlito. Mais elle ne se montre pas non plus avare de références plus datées. « Dans ma génération, décrit Lou, 18 ans, tout le monde a vu Friends (1994-2004) alors que ce n’est pas notre génération, on adore les réalisateurs des années 90 comme Tarantino… » « Sur TikTok, beaucoup de tendances des années 70 sont revenues à la mode, que ce soit les pattes d’eph’ ou en musique [la chanson Dreams de Fleetwood Mac, sortie en 1977, a notamment fait le buzz sur le réseau social en 2020, ndlr], mais aussi des années 80 », abonde Rosalie, 18 ans. 

    Un phénomène assez inédit par son ampleur que Vincent Cocquebert, auteur de Millennial burn-out (Arkhê, 2019), qualifie de « rétromania culturelle », face à « futur qui ne fait plus rêver » et dans lequel il est « très difficile de se projeter. » La génération Z sera-t-elle celle qui réécrira les codes de la consommation culturelle ? Focus sur quelques références de cette tranche d’âge née entre 1995 et 2010, du cinéma à l’humour en passant par la musique. 

    *soit la catégorie générationnelle regroupant les jeunes nés entre 1995 et 2010

    De John Travolta à Timothée Chalamet, la révolution de la masculinité

    Fin des années 70, la vague disco a envahi la planète. Deux films cultes de cette période vont rester gravés dans les esprits, La Fièvre du samedi soir (1977) puis Grease l’année suivante, et avec lui son acteur américain phare : John Travolta. Une référence absolue pour nombre de parents d’enfants de la génération Z, quant à elle plutôt fan d’Emma Watson, de Jennifer Lawrence ou encore de Timothée Chalamet, énumère Lou, en prépa littéraire à Issy-les-Moulineaux. La jeune femme se dit admirative de sa « sensibilité assumée » du comédien de 26 ans révélé notamment dans Call me by your name (2017), qui va de pair avec son « côté féminin, qui destructure les codes de la masculinité » et son physique « gringalet » – « cheveux qui pendent » et « épaules avachies »… 

    Sa mère, Catherine, 58 ans, mesure le décalage avec la star de Grease. Un sex-symbol au « corps un peu bodybuildé, assez macho », bien que son allure efféminée, voire androgyne, ait également pu être pointée du doigt. Évoquant la « légèreté et l’insouciance » de cette période qui contraste avec le climat actuel, elle poursuit : « Je pense que la jeune génération est une génération qui casse tous les codes et remet en cause nos représentations. La nôtre se posait moins de questions. À l’époque de Travolta, c’est la beauté du corps que l’on met en valeur – pas forcément le fond. » 

    Des seventies à nos jours, retrace Vincent Cocquebert, c’est toute une ère qui s’achève : celle du « bad boy ». Celui qui, comme Travolta « n’était pas trop aimé des parents des jeunes de l’époque parce qu’il était très sexualisé, très charmant ; c’était le tombeur du lycée qui allait détourner les jeunes filles ». Tout l’inverse de la « masculinité rassurante » d’un Timothée Chalamet qui renvoie l’image d’une garçon « gentil et poli ». Plus largement, le côté « rock’n’roll » et les frasques des stars qui faisaient les choux gras de la presse people plaisent beaucoup moins aux jeunes d’aujourd’hui, ajoute cet observateur des nouvelles générations. « Il y a une sorte d’apaisement dans les formes culturelles, qui fait que l’on n’a plus besoin d’aimer quelque chose que nos parents détestent pour s’affirmer ! »

    Lire aussi : Quand les étudiants se font porte-parole de la jeunesse, cela fait avancer les droits sociaux

    De Francis Cabrel à Stromae et Angèle, une autre idée de la musique (et de l’amour)

    « Oui, j’ai parfois eu des pensées suicidaires / Et j’en suis peu fier… » Sa performance très commentée sur le plateau de TF1, en janvier 2022, a remis l’enjeu de la santé mentale sur le devant de la scène. Stromae fait partie de cette nouvelle vague d’artistes qui n’hésite pas à « parler de problèmes psychologiques, de leurs traumas et de leurs questionnements ; c’est une parole beaucoup plus mainstream et globale », note Vincent Cocquebert. Résultat, « on connaît bien plus leurs vies », qu’ils livrent dans leurs textes, que les artistes d’antan, pour leur part davantage portés sur les métaphores…

    Pour Rosalie, 18 ans, cette parole intime et directe rend l’artiste belge particulièrement « émouvant ». Les thèmes abordés, à l’instar de la critique lancinante qu’il fait des réseaux sociaux dans Carmen — « L’amour est comme l’oiseau de Twitter / On est bleu de lui, seulement pour 48h… » —, en font une référence incontournable pour sa génération, juge cette élève de terminale dans l’Essonne. Une vision de l’amour désabusée qui tranche avec celle qui prévalait durant l’âge d’or de la chanson française, à l’image d’un Francis Cabrel qu’admire son père Arnaud, 57 ans. Rosalie associe en effet le chanteur sexagénaire, interprète de Je l’aime à mourir, à une certaine « douceur » qui serait devenue assez rare dans les chansons d’amour signées par des artistes contemporains. « Dans les chansons de Stromae, l’amour est souvent un peu défaitiste, remarque-t-elle. Ça parle de rupture, de couples qui ne s’entendent pas… »

    Assurément on ne chante plus l’amour de la même façon qu’hier. Couronnée artiste préférée des 18-24 ans par le classement RIFFX du Crédit mutuel en 2020, Angèle évoque la tentation du célibat dans Solo, son attirance pour une femme dans Ma Reine… Quant à Stromae, il n’hésite pas à brouiller les frontières du genre dans le clip de Tous les mêmes en apparaissant mi-homme, mi-femme, dans une chorégraphie millimétrée. Justement, ce qui frappe Arnaud avec les jeunes artistes actuels, c’est la sophistication des clips dans lesquels ils se mettent en scène.  « C’est assez évident de cette génération qui est née avec le téléphone comme une extension de la main. Avant, c’était moins important. Je me souviens d’un clip de Cabrel où il jouait simplement de la guitare sur un fond bleu et ça suffisait. » Une autre idée de la musique.

    Lire aussi : Une jeunesse décomplexée sur sa santé mentale

    De Coluche à Fary et Shirley Souagnon, l’archipellisation de l’humour

    Son nez rouge et sa salopette à rayures iconique lui seront à jamais associés. Disparu en 1986, Coluche reste l’humoriste préféré des Français et de loin (selon un sondage BVA en 2016), celui qui a marqué toute une génération adepte de ses vannes « hyper bien construites », même s’il « prenait un malin plaisir à balancer du gras par moment », raconte Robert, 62 ans. Conscient que certains traits d’humour « passeraient » beaucoup moins bien aujourd’hui, à l’image de cette blague qu’il nous cite : « Qu’est-ce que fait un Éthiopien quand il trouve une patate ? Il ouvre un supermarché. » 

    Quelques décennies plus tard, la nouvelle génération a su inventer ses propres codes. « Les humoristes d’aujourd’hui parlent beaucoup plus d’eux-mêmes et d’expériences qu’ils ont vécues. Ils sont davantage dans l’empathie que dans la caricature de personnages types », analyse son fils Ilian, 19 ans, en citant notamment Fary et Shirley Souagnon. « Elle est très engagée pour la cause des femmes, elle est lesbienne et en parle beaucoup, elle fait des sketchs sur ses origines [ivoiriennes, ndlr]… » L’étudiant en théâtre à Aix-en-Provence trouve aussi leur humour plus « fin ». « Fary s’aventure presque vers la philosophie, c’est assez profond », abonde Robert qui est allé voir son one-man-show Hexagone avec son fils. 

    Vincent Cocquebert, lui, voit dans cette génération d’humoristes qui plaisent aux jeunes le reflet d’une « archipellisation du corps social ». « Avant, on vivait dans une sorte d’illusion d’universalisme, les humoristes essayaient de faire rire tout le monde. Coluche était d’ailleurs tellement persuadé de représenter le peuple qu’il est allé jusqu’à vouloir se présenter aux présidentielles ! Aujourd’hui, chacun a ses propres référents d’humour. Les thèmes abordés par un humoriste comme Fary, tels que le racisme, est aussi une manière de créer de la complicité avec les gens sensibles à ce genre de discours. » Bref, l’humour de la génération Z serait plus « politique » que jamais.

  • Scolarité des adolescentes : le poids des règles

    Scolarité des adolescentes : le poids des règles

    En France, près d’un tiers des adolescentes a déjà manqué des cours ou des journées de classe à cause de leurs règles. Parmi elles, 36 % sont absentes au moins une fois tous les deux mois pour la même raison. Ces deux chiffres de l’enquête Essity de 2020 (1) suffisent à dessiner une certitude : les cycles menstruels sont loin d’être anecdotiques dans le parcours scolaire des jeunes filles. En Afrique, selon l’Unicef, une fille sur dix n’irait pas à l’école pendant ses règles, et ces absences régulières favorisent la déscolarisation.

    Les régles, un sujet encore tabou chez les jeunes filles

    En France, des avancées réelles sont à noter sur la prise en compte de la précarité menstruelle.  Mais le sujet n’est pas qu’économique, il est aussi social et éducatif. « Les règles sont taboues dans tous les monothéismes, et au-delà dans la plupart des religions et des cultures », souligne la politologue et juriste Ophélie Latil, fondatrice du mouvement féministe Georgette Sand. La majorité des adolescentes apprennent encore à considérer le sang menstruel comme une source de honte et de dégoût, explique la sociologue Aurélia Mardon, auteure de L’apparition des menstrues, Honte et dégoût dans la fabrication du féminin (PUF, 2011). Cette perception a des effets sur leur manière de vivre leurs cycles, et les pousse à considérer leur statut de femme sous l’angle de la contrainte. « Toutes ont intériorisé le fait qu’il s’agissait d’une source d’embarras pour elles, mais aussi qu’il leur fallait prévenir l’embarras des autres et, plus particulièrement, des hommes », détaille la sociologue.

    Lors de leurs règles, un tiers des collégiennes et lycéennes éprouve des difficultés à participer aux cours de sport ; près d’un quart signale des difficultés de concentration en cours et 62% souffrent de douleurs et de crampes. « Beaucoup viennent me voir pour des Doliprane ou des Spasfon », explique Hélène, infirmière depuis trois ans au collège Molière, à Ivry-sur-Seine (94), après avoir exercé en hôpital. Souffrir pendant ses règles est encore considéré comme la norme : « la confusion existe entre avoir ses règles et être malade », regrette Ophélie Latil. Pourtant, la douleur est un signal qui doit alerter, bien plus qu’une fatalité. « Des douleurs fortes nécessitent des examens et des traitements. Des solutions existent. J’incite beaucoup de jeunes à aller voir un gynécologue, mais la plupart ne veut pas y aller », observe l’infirmière du collège Molière.
     

    Des infrastructures inadaptées

    Dans le cadre scolaire, malgré l’engagement d’une partie du personnel soignant et éducatif, les obstacles au bon déroulement des règles des jeunes filles persistent. Cela passe d’abord par un entretien des toilettes insuffisant : 68 % des filles interrogées se déclarent mal à l’aise à l’idée d’utiliser les sanitaires de leur école au moment de leurs règles, et évitent au maximum de s’y rendre. Au-delà d’un manque de moyens, la fondatrice de l’association Georgette Sand pointe la responsabilité de l’externalisation de l’entretien ménager mené par de nombreux établissements scolaires, qui pénalise une coordination et un suivi durable avec l’équipe de soin. Ces difficultés matérielles sont encore plus fortes dans les écoles primaires que dans les collèges et lycées, car « de plus en plus de fillettes ont leurs règles dès le CM1 ou le CM2, notamment du fait d’une alimentation plus riche que par le passé, et les écoles ne sont pas préparées à cela. Les sanitaires ne sont pas équipés de poubelles, et les écoles ont rarement de stocks de protections », détaille Ophélie Latil.

    Par ailleurs, cette précocité accentue encore un peu plus le manque d’information lors des premières règles, déjà très présent. 15 % des jeunes filles seulement ont déjà entendu parler des règles à l’école avant de les avoir elles-mêmes (Essity, 2020). « Je fais une sensibilisation auprès de toutes les classes de 6ème, chaque année. En général, les filles ne savent pas ce que c’est vraiment, même si elles savent que ça fait mal. Il y a de la gêne : le tabou est toujours là », confirme l’infirmière du collège Molière. Ce manque de préparation ne contribue pas à des cycles menstruels sereins, et favorise l’absentéisme. Enfin, le coût des règles est encore insuffisamment pris en compte. Si au collège Molière, Hélène donne tampons et serviettes à toutes celles qui le sollicitent, les distributeurs de protections, solution défendue par les associations qui luttent contre la précarité menstruelle, restent rares. 

    Lire aussi : Protections hygiéniques : tout savoir sur le syndrome du choc toxique

    « Les règles ne devraient pas empiéter sur la scolarité, elles ne devraient pas empêcher de vivre ! »

    Hélène, infirmière

    Un accompagnement du personnel éducatif est primordial

    Aux yeux d’Ophélie Latil, l’une des pistes d’amélioration se trouve dans l’accompagnement des personnels, car « les conseillers éducatifs, les infirmières elles-mêmes perçoivent parfois la douleur pendant les règles comme une fatalité », relève-t-elle. Autre levier, l’éducation des jeunes, pour améliorer la connaissance du corps dès l’école primaire, à travers des ateliers et des cours non mixtes. « La 5e, c’est déjà un peu tard, et la mixité ne fonctionne pas sur ces sujets », tranche la militante. Même conclusion chez l’infirmière scolaire, qui s’adresse exclusivement aux filles pour ses sessions de sensibilisation : « à 12, 13 ou 14 ans, les filles, au collège, ne crient pas sur les toits qu’elles ont leurs règles, au vu du comportement des garçons. Et quand elles viennent chercher des protections à l’infirmerie, elles prennent soin de bien fermer la porte derrière elles », précise-t-elle. 

    Lire aussi : Protections hygiéniques jetables : 3 alternatives écologiques, saines et économiques

    Pourtant, au-delà des jeunes filles, c’est aussi le regard des garçons et des adultes qui doit changer pour permettre d’en finir avec ce tabou ancestral. « Nous n’enfonçons jamais trop de portes ouvertes ; nous sommes au début, beaucoup de travail reste à faire », défend Ophélie Latil. « Les jeunes pourront être plus à l’aise quand les adultes apprendront à être moins gênés d’aborder ce sujet », pointe Hélène. Car les préjugés et non-dits sont tenaces. Au-delà des difficultés logistiques et de santé qu’elles entraînent, les règles sont implicitement considérées par la société comme un abandon de la maternité. « L’expression « être indisposée », synonyme d’avoir ses règles, renvoie à la non disponibilité sexuelle », précise Ophélie Latil, qui observe une ambivalence permanente sur la question des règles, avec une hypersexualisation de l’enfant, qui deviendrait « femme », « impure », sitôt réglée.  « Cela crée de vraies dissonances cognitives chez les adolescentes », alerte la militante. Lors des nombreux ateliers que l’association Georgette Sand anime, il est rappelé que le sang des règles n’est pas plus sale qu’un autre sang. « Les règles ne devraient pas empiéter sur la scolarité, elles ne devraient pas empêcher de vivre ! », rappelle Hélène. Une évidence qui peine encore à s’imposer.
     

    (1) Essity est une entreprise suédoise spécialisée dans la fabrication de produits d’hygiènes

  • Prévenir le décrochage scolaire : comment agir dès le primaire ?

    Prévenir le décrochage scolaire : comment agir dès le primaire ?

    On se rend parfois compte trop tard que son enfant est victime de décrochage scolaire au collège ou au lycée. Pour prévenir les risques, il est important d’accompagner et d’encourager votre enfant dans ses apprentissages, dès son entrée en primaire, pour lui donner le goût de l’école.

    1 Qu’est-ce que le décrochage scolaire ?

    On parle de décrochage scolaire lorsqu’un élève stoppe ses études secondaires, soit sort du système de formation, avant d’avoir obtenu un diplôme ou un certificat de qualification professionnelle.

    En France, chaque année, près de 60 000(1) mineurs se retrouvent sans études ni formation. Les facteurs de risques sont multiples et peuvent aussi bien être liés à l’élève en lui-même qu’à son environnement. « Le milieu familial, le climat scolaire et de classe, la personnalité, le genre, l’état de santé, ou encore le niveau scolaire sont autant de facteurs à risques qui peuvent mener au décrochage scolaire, même si ce n’est pas une fatalité » explique la professeure des écoles.

    Bon à savoir

    Le Centre national d’étude des systèmes scolaires (CNESCO)(2) a mené une étude parmi les élèves “décrocheurs” qui révèle qu’il y a une surreprésentation de garçons ou d’enfants vivant dans une famille nombreuse, monoparentale, à faible revenu ou dont les parents sont au chômage. Le CNESCO considère également que le redoublement est l’un des « plus forts prédicateurs » de décrochage.

    2 Quels sont les signes précoces d’un possible décrochage scolaire ?

    Différents facteurs interviennent dans l’abandon scolaire d’un élève. « L’enfant peut avoir des troubles de l’apprentissage, des problèmes relationnels avec ses camarades ou son professeur qui l’amènent à s’éloigner de l’école, voire à développer une phobie scolaire », explique Marie Lloret-Pérénon, psychologue clinicienne à Lyon.

    Certains signes peuvent indiquer un éventuel futur décrochage scolaire. Soyez vigilants si votre enfant exprime un mal-être qui peut parfois se traduire par un changement de comportement, des conflits avec ses enseignants. Une chute de ses résultats scolaires est également à surveiller car elle est peut-être liée à un désintérêt pour l’école ou une baisse de motivation. S’il se plaint régulièrement de maux de ventre, de maux de tête, qu’il a du mal à s’endormir ou à s’alimenter, il est nécessaire de discuter avec votre enfant pour comprendre l’origine du problème et veiller à le faire disparaître.

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    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    3 Comment prévenir le décrochage scolaire de votre enfant ?

    Pour prévenir la lassitude ou le rejet de l’école par votre enfant, veillez à l’encourager à s’intéresser à tout ce qui l’entoure et à apprendre en lisant des livres, en visionnant des documentaires… Montrez-lui que vous vous intéressez aussi à son travail. « C’est aussi important d’avoir des moments de détente en famille, sans enjeu d’apprentissage pour libérer la parole. », conseille Marie Lloret-Pérénon.

    N’hésitez pas à consulter également des professionnels, comme un psychologue, ou parlez-en avec l’enseignant de votre enfant qui peut détecter d’éventuelles difficultés. Il peut aussi vous conseiller de faire un bilan orthophonique pour dépister un possible trouble dyslexique chez votre enfant, qui complique l’apprentissage. « La sensibilisation de la famille est essentielle afin qu’elle soit impliquée, qu’elle explique à l’enfant que l’école est importante pour lui et pour son avenir », confirme Anouk Giustiniani, professeur dans une école primaire à Bastia.

    Bon à savoir

    Les professionnels du Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) interviennent à l’école et sur le temps scolaire, au sein de la classe ou à l’extérieur, individuellement ou en petit groupe, pour aider au mieux l’enfant en difficulté, selon ses besoins.

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    L’Essentiel de l’article

    • La prévention du décrochage scolaire commence dès l’école primaire.
    • Soyez attentif aux signes précurseurs du décrochage scolaire.
    • Favorisez les situations d’apprentissage et aidez votre enfant à faire ses devoirs.
    • Tournez-vous vers des professionnels pour aider votre enfant.

    (1) education.gouv, L’obligation de formation des 16-18 ans, 2021

    (2) CNESCO (Conseil national d’évaluation du système scolaire)

  • Travaux d’emménagement : attention à respecter les règles de bon voisinage

    Travaux d’emménagement : attention à respecter les règles de bon voisinage

    Poncer, percer, abattre, découper, décaper… Avant de choisir votre artisan et de vous lancer dans des travaux importants, il convient de vous pencher sur le règlement de votre copropriété et d’adopter quelques mesures de savoir-vivre.

    1 Pour éviter la remarque « Vous auriez pu prévenir !  »

    Faites de la communication votre meilleure alliée ! Avant d’entamer votre chantier, pensez à frapper à la porte de chaque voisin pour vous présenter, leur annoncer l’ampleur et le calendrier de vos travaux. Autres possibilités : glissez un petit mot dans l’ascenseur ou l’entrée de l’immeuble. Une petite attention qui permettra d’éloigner les soucis et autres remontrances verbales.

    2 Pour éviter la remarque « Vous salissez/encombrez l’immeuble ! »

    Les parties communes sont réservées à un usage commun, comme leur nom l’indique. Y entreposer des objets encombrants y est interdit par le règlement de copropriété et par la loi. Leur utilisation abusive est souvent à l’origine de conflits. Pour apaiser vos voisins durant vos travaux, il est donc préférable de respecter ces espaces partagés.

    Pensez à passer un coup de balai ou de serpillière régulièrement, si vos travaux ou les allées et venues de vos artisans laissent des traces… Pas le choix que d’utiliser le palier pour entreposer du matériel nécessaire à vos travaux ? Informez au préalable votre syndic ou vos voisins pour trouver un terrain d’entente. Pour bricoler en toute sécurité et éviter d’envahir le voisinage, pensez, par ailleurs, à vous rendre régulièrement à la déchetterie ou à faire appel à une entreprise d’évacuation des gravats pour vous débarrasser des déchets constitués par vos travaux.

    3 Pour éviter la remarque « Vous réveillez nos enfants le matin ! »

    Les travaux de grande envergure peuvent parfois occasionner des nuisances sonores et constituer un trouble anormal du voisinage lorsqu’elles deviennent excessives. Ces troubles sont passibles de sanction par un tribunal lorsqu’ils sont avérés.

    Pour ne pas nuire à la tranquillité du voisinage, respectez les plages horaires de travaux, établies par le Conseil national du bruit, au risque de vous exposer à une amende. L’organisme classe les travaux sources de nuisances sonores en copropriété en deux catégories : les travaux lourds qui entraînent du bruit (rénovation énergétique, ravalement…) et les travaux de bricolage légers (peinture, papier peint…). Les premiers sont autorisés entre 7h et 20h, du lundi au samedi. En dehors de ces créneaux, cela relève du trouble de voisinage. Les bricoleurs pourront effectuer des travaux légers du lundi au vendredi, entre 8h et 12h et entre 14h et 19h30, le samedi de 9h à 12h et de 15h à 19h et le dimanche et les jours fériés de 10h à 12h(1).

    4 Pour éviter la remarque « Vous êtes chez moi ! »

    Vous souhaitez faire des travaux qui nécessitent de vous rendre temporairement sur la propriété de votre voisin ? C’est possible ! C’est ce que l’on appelle la servitude de tour d’échelle : un droit de passage temporaire accordé à un propriétaire, sur le terrain voisin, pour l’entretien nécessaire de son bien. Ce droit ne repose sur aucun texte de loi, il est donc conseillé de demander l’autorisation à votre voisin afin d’éviter tout conflit. Vous pouvez obtenir son accord oralement, mais il est recommandé de le formaliser par un document écrit, qui précisera notamment la nature des travaux, les horaires de passage sur le terrain de votre voisin, les précautions à prendre, etc.

    Si votre voisin refuse de vous donner accès à son terrain, vous pouvez contacter un conciliateur de justice, ou faire constater le refus par voie d’huissier avant l’intervention judiciaire, voire faire un recours auprès du tribunal.

    Bon à savoir

    Dans certaines communes, il est interdit de faire des travaux l’été, afin de préserver la tranquillité des touristes et des habitants. C’est le cas, par exemple, à La Baule, Douarnenez et Dinard. Renseignez-vous donc auprès de votre mairie avant d’entreprendre un chantier chez vous !

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    L’Essentiel de l’article

    • Informez vos voisins en amont de vos travaux.
    • Maintenez les lieux communs propres.
    • Respectez les plages horaires de travaux autorisés.

    (1) Conseil national du bruit, 2021

  • 4 astuces pour éviter le vol de son vélo

    4 astuces pour éviter le vol de son vélo

    Le vélo est une solution de mobilité alternative à la fois pratique, économique et durable. Mais pour éviter de se le faire voler, quelques précautions sont à prendre.

    1 Attachez toujours votre vélo… à un point fixe !

    La première règle à appliquer pour éviter de se faire dérober son vélo, c’est de l’attacher. Même pour un arrêt de quelques minutes, même dans un endroit fréquenté ou en intérieur ! Car il suffit de quelques secondes pour qu’un voleur n’enfourche votre deux-roues et se fasse la malle avec.

    Mais pour garantir la sécurité de votre vélo, il ne suffit pas simplement de l’attacher… Il convient surtout de choisir un point fixe comme un poteau, un réverbère, un panneau de signalisation, etc. Privilégiez ceux avec une hauteur importante (plus de 2 m) pour éviter aux voleurs de pouvoir le faire glisser par le haut. Préférez également les supports robustes, comme une barrière épaisse en fer par exemple, car certains voleurs pourraient être tentés de les scier.

    Bon à savoir :

    Lorsque vous stationnez votre deux-roues, pensez à emporter avec vous tous les accessoires amovibles qui pourraient être facilement dérobés : la selle, le compteur, les lampes ou encore la batterie sur les vélos électriques.

    2 Choisissez un antivol aux normes

    Pour une protection maximale de votre monture, optez pour un antivol adapté. Fuyez les modèles bas de gamme, constitués d’un câble entouré de plastique, qui peuvent être forcés en quelques secondes. Privilégiez les modèles en U, qui résistent plus longtemps au sciage. Pour une sécurité optimale, vous pouvez utiliser plusieurs antivols en attachant les roues et le cadre… ce qui donnera du fil à retordre aux voleurs.

    Il existe également des antivols avec alarme, qui se déclenche en cas de tentative de vol pour faire fuir le voleur. Vous pouvez aussi installer un traceur GPS (avec ou sans carte sim intégrée) sur le guidon ou sous la selle de votre vélo, pour le géolocaliser en cas de vol et pouvoir alerter rapidement les forces de l’ordre.

    3 Laissez votre vélo dans un lieu passant

    Pour attacher votre bicyclette, oubliez les impasses et rues désertes, à l’abri des regards. Privilégiez les lieux où il y a du passage et les endroits éclairés. Si vous trouvez un endroit avec des caméras de surveillance, c’est encore mieux. Cela peut dissuader les voleurs de s’attaquer à votre deux-roues !

    VOUS CIRCULEZ À VÉLO ?

    La Macif propose une assurance vélo grâce à l’option « bicyclette(s) » de son contrat d’assurance habitation. Roulez l’esprit tranquille !

    4 Faites marquer votre vélo

    Depuis le 1er janvier 2021, les vélos (pour adultes) vendus neufs par des commerçants font l’objet d’un marquage, c’est-à-dire qu’un numéro unique est gravé sur le cadre du vélo et référencé dans un fichier national. Objectifs ? Permettre la restitution du vélo au propriétaire en cas de vol, lutter contre le recel et la revente illicite. Cette obligation est étendue aux vélos d’occasion vendus par des professionnels depuis le 1er juillet 2021.

    Pour faire marquer votre ancien vélo, il suffit de vous rendre chez l’un des 6 opérateurs de marquage agréés, muni de la facture d’achat et d’une pièce d’identité. Votre boutique de sport habituelle peut vous aiguiller vers l’opérateur le plus proche de chez vous. À l’issue de l’opération, qui coûte entre 5 et 10 euros, vous devrez vous enregistrer en tant que propriétaire dans la base de données en ligne grâce au numéro présent sur votre vélo.

    4 astuces pour éviter le vol de son vélo

     

    L’Essentiel de l’article

    • Attachez votre vélo à un point fixe, arrimé au sol, dans un lieu passant.
    • Utilisez un antivol performant.
    • Faites marquer votre vélo pour l’inscrire dans le fichier national.

    (1) Enquête CVS, 2019

  • Le gaz hilarant : c’est pas si marrant !

    Le gaz hilarant : c’est pas si marrant !

    Le protoxyde d’azote fait désormais partie des drogues les plus répandues en France. Les jeunes l’inhalent pour s’amuser, sans en connaître les dangers. Le point sur ce nouveau fléau.

    1 Qu’est-ce que le gaz hilarant ?

    Le protoxyde d’azote est utilisé par les pédiatres et les dentistes pour anesthésier les jeunes patients lors de soins douloureux. « Son usage est très encadré et son dosage est contrôlé par le professionnel de santé », précise le Dr De Bary, médecin généraliste.

    Son usage est encadré dans le domaine médical, mais il est également vendu pur dans le commerce, dans des cartouches pour siphons à chantilly. Un usage alimentaire détourné à des fins récréatives par les jeunes, qui ouvrent la cartouche pour vider le gaz dans un ballon de baudruche et l’inhaler.

    Pour lutter contre cet usage dangereux du protoxyde d’azote par les jeunes, qui le surnomment “proto”, le Parlement a adopté le 25 mai 2021 une loi(1) visant à interdire « de vendre ou d’offrir à un mineur du protoxyde d’azote, quel qu’en soit le conditionnement ». Néanmoins, si les jeunes doivent prouver leur majorité en présentant une pièce d’identité aux commerçants, lorsqu’il s’agit de boutiques en ligne, la mention légale mentionnant l’interdiction de vente aux mineurs ne suffit pas à freiner l’achat.

    2 Une hausse de consommation chez les collégiens et lycéens

    La consommation de gaz hilarant affecte les plus jeunes, dès le collège et le lycée. La mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives fait le constat de « consommations répétées, voire quotidiennes, au long cours et en grandes quantités ». D’après une récente étude de l’ANSES, 19,4 %(2) des consommateurs sont mineurs.

    « La consommation a lieu souvent en bande, à la sortie des classes. Les établissements scolaires ont d’ailleurs reçu une information à ce sujet », précise le médecin généraliste. Si le protoxyde d’azote touche un public très jeune c’est, en partie, à cause de deux facteurs : son prix très bas (moins d’un euro la cartouche)(3) et son accès libre dans les commerces de proximité et sur internet.

    3 Des effets secondaires dangereux pour la santé

    La consommation du protoxyde d’azote présente des risques avérés pour la santé. « Les risques immédiats sont l’asphyxie par manque d’oxygène, la perte de connaissance et les vertiges. Le gaz expulsé étant extrêmement froid, les consommateurs peuvent aussi souffrir de brûlures sévères aux lèvres, à la cavité buccale, au nez ou aux poumons » indique Jean-Brice De Bary.

    Les effets du gaz hilarant sont immédiats mais brefs (de 2 à 3 minutes)(4) incitant donc les jeunes à en consommer en grande quantité et régulièrement. Cette pratique peut engendrer des troubles neurologiques et cardiaques graves, ainsi que des hallucinations. « Ces hallucinations deviennent de plus en plus fortes quand la consommation est répétée, constate le Dr De Bary. À terme, il peut entraîner des comportements dissociatifs : trouble de la personnalité voire la schizophrénie ».

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    4 En tant que parent, comment sensibiliser son enfant ?

    Les signes d’une consommation de protoxyde d’azote ne sont pas facilement détectables pour les parents, ses effets étant très succincts. Pour le Dr De Bary, certains changements de comportement peuvent toutefois vous mettre la puce à l’oreille. « Si votre ado rit soudainement, de façon exubérante et de manière très brève, cela peut être la conséquence euphorisante du gaz. Au contraire, il peut aussi se replier sur soi, en perdant ses repères », explique-t-il.

    Il est important d’engager le dialogue avec votre enfant pour lui faire prendre conscience des impacts de cette drogue sur sa santé. Vous pouvez aussi vous rapprocher de la Consultation Jeunes Consommateurs (CJC), qui accueille les jeunes âgés de 16 à 25 ans présentant des comportements addictifs (alcool, tabac, jeux vidéos, d’argent…). Gratuites et anonymes, les CJC permettent de proposer une aide à votre enfant avant que sa consommation ne devienne problématique. La liste est disponible en ligne sur le site de l’association Addictions France.

    L’Essentiel de l’article

    • Le gaz hilarant désigne du protoxyde d’azote.
    • Le protoxyde d’azote se retrouve dans les cartouches de siphons de chantilly.
    • Les risques immédiats sont une brûlure par le froid et une perte de connaissance.
    • Une consommation répétée entraîne des troubles neurologiques graves.

    (1) drogues.gouv, Gaz hilarant : l’usage détourné de protoxyde d’azote interdit, 2021

    (2) Anses, Protoxyde d’azote, 2021

    (3) Prix constaté chez les commerçants en 2021

    (4) Drogues Info Service, 2021