1 Pour la tenue de route : pneus neige, chaînes ou chaussettes
Même si les axes routiers menant en station sont de mieux en mieux dégagés, des pneus neige restent indispensables pour rouler sur les routes de montagne en hiver. Recommandés dès que la température est en dessous de 7 °C, ils améliorent l’adhérence et permettent de limiter les risques de sortie de route, en ville et en dehors, lors d’intempéries ou en cas de routes verglacées.
Mais ça ne suffit pas toujours : en cas de chutes de neige, installer des chaînes ou s’équiper de chaussettes à neige peuvent se révéler nécessaires, notamment si vous traversez une zone (délimitée par les panneaux B26 et B44) où les véhicules doivent en être équipés pour circuler. Idem si vous entrez dans une commune dans laquelle ces équipements hivernaux sont obligatoires depuis le 1er novembre 2021. Pensez donc à en avoir un jeu (2 chaussettes ou 1 paire de chaînes) dans votre coffre.
Bon à savoir : PNEUS HIVER OBLIGATOIRES AU 1ER NOVEMBRE 2021
La “Loi Montagne II”(2) impose désormais, dans 48 communes des massifs montagneux, d’être équipé de pneus hiver, de pneus quatre saisons, de chaînes ou de chaussettes à neige pour circuler du 1er novembre 2021 au 31 mars 2022. L’obligation concerne les véhicules légers et utilitaires, les camping-cars, les poids lourds et les autocars circulant dans les zones concernées. Les conducteurs ne respectant pas cette nouvelle loi s’exposent à une amende de 135 euros, ainsi qu’à une possible immobilisation de leur véhicule. Renseignez-vous avant de prendre la route des vacances !
2 Pour bien rouler : antigel, huile et liquide de refroidissement
Avant de partir, vérifier les niveaux d’huile et de liquide de refroidissement pour rouler tranquille. Emmenez, dans le coffre, des bidons de rechange en cas de besoin, car la montagne en hiver sollicite beaucoup les moteurs, sans oublier le liquide de lave-glace adapté à la saison ou l’antigel à ajouter au lave-glace habituel.
3 Pour la visibilité : grattoir, balais et lunettes
Vérifiez également vos balais d’essuie-glaces, qui doivent être en bon état. Assurez-vous aussi que vous avez bien un grattoir dans la boîte à gants pour dégivrer votre pare-brise. Enfin, prévoyez une paire de lunettes de soleil, car les éblouissements dus à la neige sont courants, même en plein mois de février !
4 Pour repartir : câbles de batteries et spray dégivrant
Le froid décharge les batteries et gèle les serrures. Pour pouvoir repartir chaque matin et à la fin des vacances, munissez-vous en cas de besoin de câbles de batterie (vendus autour de 20 € en magasin d’équipement auto) et d’un spray dégivrant (5 à 10 €) qui pourra également servir pour le pare-brise.
Si vous possédez une voiture moderne avec beaucoup d’électronique, la recharge de la batterie peut nécessiter une reprogrammation du moteur par un garagiste a posteriori.
5 Pour la forme : café, eau et en-cas
En fonction des aléas de la météo et du trafic, vous n’aurez pas forcément l’opportunité de vous arrêter dans une station-service bien équipée ou un petit routier sympa. Prévoyez donc de quoi vous restaurer simplement et surtout de quoi boire : de l’eau (1 litre minimum par personne) et un grand thermos de boisson chaude.
6 Pour les coups durs : gants et couvertures de survie
C’est la hantise de l’automobiliste le soir au fond des bois alpins : rester coincé sur la route dans une tempête de neige doublée d’un embouteillage monstre.
C’est pénible, mais ça peut arriver, alors autant être prévoyant : des couvertures de survie (autour de 2 €, voire moins si vous achetez un lot) glissées dans le coffre ne prennent pas de place et peuvent vous sauver la mise en cas de pépin.
375 €
C’est le montant que peut atteindre l’amende(1) que vous risquez si vous roulez avec des pneus défectueux ou en mauvais état (ce qui est interdit) en cas de contrôle.
7 Pour le zen : de quoi occuper les enfants
Vous partez avec des enfants ? Vous savez à quel point il est capital pour le bien-être de tous de prévoir de quoi occuper les plus petits pendant le trajet en voiture. Jeux et jouets, musique, devinettes… Faites un stock, car la route est parfois très longue !
Check-list pour un voyage serein à la montagne en hiver
4 pneus hiver ou hybrides montés
2 chaînes ou 2 chaussettes en cas de besoin (pour les roues motrices)
1 grattoir
1 bombe de spray dégivrant
1 paire de gants chauds
1 paire de lunettes de soleil
1 couverture de survie par personne
1 bidon de liquide de refroidissement, d’huile et d’antigel de rechange
De l’eau et des boissons chaudes
L’Essentiel de l’article
Renseignez-vous sur les équipements obligatoires sur votre lieu de vacances (pneus hiver, chaînes…).
Vérifiez les niveaux avant de partir et munissez-vous d’un grattoir et d’antigel.
Emportez de quoi boire et manger.
Prévoyez de quoi vous tenir au chaud (couverture de survie, gants).
Le récent déchaînement de propos haineux envers la génération 2010 qui a débuté sur TikTok démontre à quel point le cyberharcèlement peut être virulent sur les réseaux sociaux. Un fléau qui gagne du terrain, notamment suite aux nombreux confinements qui ont fait bondir le cyberharcèlement de 26 %(1). La lutte contre les violences en ligne nécessite la mobilisation de tous car chacun peut, un jour, être concerné. Voici comment vous pouvez agir, à votre échelle, pour protéger vos enfants ou aider des victimes à faire face au cyberharcèlement.
1 Parler du cyberharcèlement à son enfant
En tant que parent, vous avez un rôle à jouer dans la prévention des violences en ligne. Discutez avec votre enfant pour lui expliquer ce qu’est le cyberharcèlement. Cela permettra de libérer sa parole et de lui rappeler l’importance de vous alerter s’il est victime d’attaques virtuelles ou s’il en est témoin. Et cela évitera qu’il ne devienne, lui-même, un bourreau !
En cas de cyberharcèlement avéré, pensez à rassembler des preuves : faites des captures d’écran, enregistrez les messages téléphoniques et les courriels injurieux, pour les apporter aux policiers ou gendarmes si vous portez plainte.
2 Devenir bénévole pour venir en aide aux victimes
Qu’on soit touché directement ou non, il est important de lutter contre le cyberharcèlement. Selon vos envies, vos compétences et votre disponibilité, vous pouvez agir en devenant bénévole dans des associations, telles que Marion La Main Tendue, e-Enfance ou encore Cyberhar’so, qui luttent contre les cyberviolences. Animer des ateliers de prévention pour les enfants et leurs parents, intervenir dans les établissements scolaires, aider à l’organisation de débats ou de conférences… Renseignez-vous auprès des associations spécialisées qui maillent votre territoire.
3 Se tourner vers l’assistance téléphonique gratuite
Si votre enfant est cyberharcelé ou si vous souhaitez aider une victime, vous pouvez contacter le 3018. Gratuit, anonyme et confidentiel, ce numéro vert est accessible du lundi au samedi de 9 heures à 20 heures.
Composée de psychologues, de juristes et de spécialistes des outils numériques, l’équipe du 3018 est formée à l’accompagnement des jeunes victimes de violences numériques et également à celui des parents dans leur rôle d’éducation à l’usage du numérique. Au-delà de l’écoute et du conseil, ils peuvent aussi vous aider à obtenir la suppression d’images ou de propos blessants, voire de comptes, qui porteraient préjudice à votre enfant.
Joséphine Goube met la Tech au service des réfugiés. À la tête de Techfugees Inclusion, une association déployée en France, en Italie et en Grèce, cette entrepreneure de 32 ans soutient, à travers l’innovation, l’inclusion des personnes déplacées.
Tout a vraiment commencé à la suite de l’onde de choc causée par la photographie tragique de l’enfant syrien Aylan Kurdi, mort échoué sur une plage turque en 2015. Cette même année, le rédacteur en chef du site d’information TechCrunch Europe, Mike Butcher, lance à Londres la start-up TechFugees, réunissant des développeurs, des humanitaires et des entrepreneurs sociaux.
Parmi eux, la Française Joséphine Goube, qui pilote aujourd’hui la branche associative et sensibilise le monde de la technologie à cette cause grâce à des « hackathons », des conférences ou des enquêtes de terrain. De quoi disposer de conseils précieux et concrets afin de vous permettre à votre tour de vous lancer dans l’entrepreneuriat social et solidaire.
Les quatre conseils de Joséphine Goube
Conseil n°1 : Choisir une cause qui vous importe
« C’est assez simple, mais très important : il ne faut pas choisir quelque chose pour lequel vous n’envisagez pas de vous lever pendant les dix prochaines années. Si vous ne le sentez pas, ne le faîtes pas, car cela risque vite de vous épuiser. »
Conseil n°2 : Ne pas vouloir « sauver l’humanité »
« L’idée est plutôt de contribuer à résoudre le problème. C’est une autre dimension, parce que l’on vient alors aider à sa propre échelle, dans ses propres dimensions et dans ses capacités, et on puise dans ses forc
« Quand on est entrepreneur social, il y a des principes que l’on ne peut pas renier par souci d’efficacité »
Joséphine Goube
Conseil n°3 : Faire un budget
« Il faut le faire tout de suite, avant d’entreprendre quoi que ce soit. Il faut être très complet. C’est un classique : doublez vos charges, divisez par trois vos revenus, et pensez toujours à comment créer de la valeur et à la re-capturer. »
Conseil n°4 : Ne pas tomber dans le « tourbillon médiatique »
« L’objet n’est pas la communication mais l’action. Si la communication peut pousser à l’action, c’est très bien, mais on voit aujourd’hui avec les réseaux sociaux que cela n’est pas toujours le cas. La communication peut nous faire perdre pied avec la réalité, et lorsqu’on fait du social ou de l’humanitaire, on n’a d’autre choix que de se confronter à la réalité et d’agir dessus. Il ne faut pas s’enfermer dans sa bulle. »
Vous souhaitez vous lancer dans l’entrepreneuriat social ?
La Fondation Macif soutient chaque année de nombreuses initiatives solidaires et sociales.
Un vol de voiture peut arriver, et dans ce cas, mieux vaut connaître les démarches à effectuer pour le signaler et pouvoir être indemnisé par son assureur. Pas de panique, on vous donne la marche à suivre !
1 Appelez le 17
Si le vol de votre voiture vient juste d’être commis, appelez la Police en composant le 17. Les forces de l’ordre pourront alors envoyer une patrouille sur les lieux. À noter qu’environ 54 %(1) des ménages finissent par retrouver leur voiture volée. Par ailleurs, les policiers ou gendarmes pourront vérifier que votre auto n’a pas fait l’objet d’un enlèvement par la fourrière à la suite d’un stationnement gênant sur la voie publique.
En cas de vol de votre véhicule, vous devez vous rendre à la gendarmerie ou au commissariat de police pour déposer une plainte. Si vous ne connaissez pas l’auteur du vol, vous pouvez remplir une pré-plainte en ligne avant de vous déplacer pour signer la plainte. Vous gagnerez du temps ! Le dépôt de plainte permet l’enregistrement de votre véhicule au fichier des objets et véhicules signalés (FOVeS) et au système d’immatriculation des véhicules (SIV) pour empêcher une nouvelle immatriculation. La plainte peut également vous être demandée par votre assureur auto pour être indemnisé, si votre contrat garantit le vol bien sûr.
Carte grise, attestation d’assurance auto… Pensez à signaler le vol de vos papiers auprès des forces de l’ordre s’ils se trouvaient à l’intérieur du véhicule.
3 Contactez votre assureur
Après avoir déposé plainte, pensez à prévenir votre assureur ! Vous devez lui déclarer le vol dans le délai prévu dans votre contrat (48 heures en général), en fournissant votre numéro de contrat, les circonstances du vol (date, heure, lieu…) et la copie de votre dépôt de plainte. Cette déclaration vous permettra d’être indemnisé si vous avez souscrit la garantie vol (dans les conditions et limites du contrat souscrit).
Pour être remboursé par votre assurance auto en cas de vol ou tentative de vol de votre véhicule, vous devez avoir souscrit une garantie dédiée (en général, elle est intégrée dans les assurances “tous risques”). L’indemnisation sera réalisée selon les conditions et limites du contrat souscrit. À noter qu’assurer les pièces et accessoires (roues, batteries, etc.) et objets transportés dans votre véhicule nécessite la souscription à des garanties supplémentaires. Attention aussi aux exclusions de garanties ! Pensez à vérifier l’ensemble des conditions et exclusions de votre contrat Auto pour savoir si vous serez indemnisé en cas de vol commis par un proche ou si vous avez oublié de verrouiller votre voiture par exemple.
L’Essentiel de l’article
Signalez le vol à la police ou à la gendarmerie et portez plainte.
Déclarez si nécessaire, le vol de vos papiers (carte grise, attestation d’assurance auto…)
Avertissez votre assureur qui pourra vous indemniser dans les conditions et limites du contrat que vous avez souscrit.
On croyait l’Etat-providence en voie d’extinction. La crise sanitaire semble l’avoir ressuscité à raison de 500 milliards d’euros investis pour soutenir l’économie et la protection sociale. Cet effort n’a pourtant pas lieu de rassurer des générations montantes qui attendent peu, sinon rien, de l’Etat. Le 12 juillet dernier, Emmanuel Macron proposait un nouveau « revenu d’engagement pour les jeunes » (REJ) : une allocation sous condition, allant jusqu’à 500 €, à destination du million de jeunes qui n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation.
Les jeunes croiront-ils en la chose publique à la faveur de nouveaux dispositifs de solidarité et d’insertion ? On en parle avec Ulysse Guttmann-Faure, 20 ans, fondateur de l’association Co’p1 Solidarités Étudiantes qui distribue de l’aide alimentaire et des produits de première nécessité à destination des étudiants précaires, aux côtés de Léa Lima, sociologue et auteure de Pauvres Jeunes, Enquête au coeur de la politique sociale de jeunesse (Editions Champ social, 2015)
Depuis le début de la crise sanitaire, l’État a adopté une politique du « quoi qu’il en coûte » pour ne laisser personne sur le côté. Mais dans le même temps, la file d’attente des étudiants honorant les distributions alimentaires proposées par les associations n’a cessé de s’allonger…
Léa Lima : Les différents fonds et aides mis à disposition des jeunes ont du mal à traiter l’instabilité des situations, alors que les carrières hachées ne sont pas rares, chez les parents comme chez les jeunes. Faire des allers-retours entre chômage et emploi, c’est d’ailleurs un attribut de la jeunesse. C’est très compliqué à traiter d’un point de vue administratif et social, et l’État a du mal à le faire. Or l’emploi reste quand même la référence prise pour verser des aides. Tout ça c’est le produit d’un système d’aide qui se veut toujours ponctuel, jamais sur le long terme.
On sent aujourd’hui une attente d’État qui parcourt toutes les couches de la population, et la jeunesse n’y échappe pas. Mais il y a aussi des ferments de volonté d’auto-organisation parmi la jeunesse et je pense que c’est aussi une piste valable. L’idée de s’appuyer sur la fraternité et la solidarité entre pairs, et de choisir son propre mode de fonctionnement, c’est aussi un moyen de se libérer d’un État qui imposera toujours une certaine norme.
Ulysse Guttmann-Faure : À la rentrée universitaire 2020, nous avons décidé de créer l’association Co’p1 – Solidarités Étudiantes pour pallier les effets de la crise sur la vie des étudiants. Aujourd’hui, nous fournissons de l’aide matérielle alimentaire et des produits d’hygiène à près de 1 000 d’entre eux chaque semaine. Nous ne pouvons pas leur donner d’argent, ce n’est pas notre rôle ; mais nous pouvons les aider à faire des économies et c’est ce que nous faisons.
Quid des bourses publiques versées aux étudiants ?
Ulysse Guttmann-Faure : Les aides publiques comme celle proposée par le CROUS sont calculées sur le revenu des parents, et plus précisément sur l’année n-1 voire n-2. Or en temps de crise, les parents ont pu perdre une partie de leurs revenus depuis cette période.
Léa Lima : Le fait que les aides des jeunes soient conditionnées aux revenus de leurs parents, c’est une spécificité des politiques sociales françaises. Entre le moment où l’on sort du lycée et qu’on quitte le domicile de ses parents et le moment où l’on décroche son premier emploi et qu’on est enfin indépendant financièrement, il y a une zone de flou. La principale aide que peuvent toucher les étudiants -la bourse- est conditionnée aux revenus des parents alors même que l’étudiant ne vit plus chez eux et qu’il n’est plus aidé par eux. C’est un fonctionnement que l’on ne retrouve pas dans certains pays. Le Québec ou le Canada par exemple ont mis en place un revenu minimum dès 18 ans.
C’est la même configuration sur le fond d’aide aux jeunes, qui est encore le seul fond d’aide financière un peu universel pour les 18-25 ans, qu’ils soient étudiants, sans-emploi ou avec un emploi précaire : l’aide est familialisée. Il est très difficile pour les professionnels du social et de la jeunesse qui étudient les dossier de faire la part des choses entre ce qui correspond aux revenus propres des jeunes et ce qui relève de transferts de revenu de la part des parents. Alors on prend appui sur le foyer, on mixe des revenus et on familialise l’aide sociale.
Le futur « revenu d’engagement pour les jeunes » (REJ) sera conditionné à une recherche d’emploi active et limité dans le temps, qu’en pensez-vous ?
Léa Lima : Penser qu’il y a plus nécessiteux que soi, plus pauvre que soi, plus légitime à demander de l’aide que soi, c’est précisément un des mécanismes du non-recours aux droits. Et c’est un vrai problème : ça peut conduire des situations de précarité à s’installer durablement, et ça rend difficilement rattrapable des processus d’exclusion comme l’abandon des études.
Un autre mécanisme du non-recours aux droits, c’est la honte d’être assimilé à une figure typique du pauvre ou de l’assisté telle qu’elle est véhiculée dans les discours politiques ou dans les médias. Des étudiants qui aident des étudiants, c’est une forme de solidarité horizontale qui déconstruit toute cette symbolique négative, et c’est ce qui la rend particulièrement nécessaire.
Ulysse Guttmann-Faure : Ce qui nous distingue des autres associations, c’est que nous sommes des étudiants qui donnent aux étudiants. Il faut savoir qu’un tiers des bénévoles de l’association sont aussi des bénéficiaires, et que nous faisons globalement tout notre possible pour ne pas mettre de distance entre nous. On utilise le tutoiement, on met de la musique, on donne quelques produits non-vitaux (boissons, confiseries) pour dédramatiser le recours à l’aide. On ne refuse personne.
Hors du monde étudiant, comment va la jeunesse ?
Léa Lima : Même s’il y a une démocratisation de l’enseignement supérieur, le statut d’étudiant reste une catégorie bien particulière et pas majoritaire. En dehors, il y a tout une frange de la jeunesse qui est précaire ou au chômage, et qui n’a pas accès aux réseaux et associations qui sont mis en place dans le monde des études. Ils n’ont pas non plus la possibilité de s’identifier à un statut aussi valorisant que le statut étudiant. Pour eux, c’est soit l’État, soit rien, ou alors il faut solliciter l’aide d’associations caritatives qui agissent comme des repoussoirs pour eux. Ils n’y trouvent pas de fraternité, pas de sororité, il n’y a pas de communauté de statut.
Ulysse Guttmann-Faure : Peut-être faudrait-il imaginer une association d’aide aux jeunes par les jeunes ? Après tout, près d’une personne sur deux qui vient aux Restos est âgée de moins de 26 ans…
Léa Lima : Le défi, c’est que les jeunes précaires, contrairement aux étudiants, n’ont pas les ressources logistiques et les connaissances nécessaires pour monter et tenir une association. Les jeunes sont également beaucoup plus atomisés, pas comme des étudiants qui se socialisent à la fac. Ils connaissent l’entraide, mais surtout à l’échelle de réseaux informels et familiaux.
Y a-t-il d’autres solutions à envisager pour soulager la jeunesse ?
Léa Lima : Ce n’est pas le rôle du sociologue que de formuler des préconisations. Pour autant, je constate que depuis que les étudiants ont mis sur la table la question de la précarité, le dossier de l’universalisation des droits sociaux est remonté à la surface. Quand les étudiants se font le porte-parole de la jeunesse, cela fait avancer la question des droits sociaux des jeunes dans leur ensemble. Avant, c’était un problème réservé aux jeunes galériens, ça n’intéressait pas grand monde.
Pendant longtemps, les mouvements de soutien à la jeunesse étaient pris en main par des associations familiales. La sortie de la familialisation, c’est ça le sens de l’Histoire. Non seulement il faudrait que les bourses d’études et les aides ne dépendent plus des revenus des parents, mais aussi qu’elles soient bien plus élevées. Dans d’autres pays, on voit que la bourse d’enseignement supérieur est attribuée à plus de personnes, à partir d’un seuil moins bas.
Ulysse Guttmann-Faure : Toutes les solutions sont bonnes, du moment qu’on ne force pas les jeunes à choisir entre leurs études et le fait de se nourrir…
Pour protéger les yeux de vos enfants de la lumière bleue, activez le mode nuit sur leur téléphone ou leur ordinateur pour adapter le niveau d’éclairage de l’écran ! Il existe aussi des filtres pour écran qui réduisent l’impact de la lumière bleue sur l’œil.
2 Jouer augmente les troubles de l’attention et diminue les capacités intellectuelles
FAUX. « Au contraire, les joueurs sont souvent des personnes très attentives aux détails et réactives dans leurs actions », souligne Milan Hung. Rechercher une cible, obtenir une récompense, relever des défis… « Le jeu vidéo sollicite en continu les capacités cognitives du joueur sans même qu’il ne s’en rende compte » poursuit le psychologue. Et selon le type de jeu (jeu de stratégie, de simulation, d’aventure, de gestion…) les bénéfices pour le cerveau sont multiples (amélioration de l’attention visuelle, de la communication, de la créativité, de la résolution de problèmes, etc.).
FAUX. Quand on joue au Monopoly, qu’on lit un livre, qu’on regarde un film, on sait que rien n’est réel. C’est la même chose pour le jeu vidéo ! Ce n’est pas parce que votre enfant tue des zombies dans son jeu qu’il va devenir violent par exemple. Pour le psychologue, « c’est plutôt la mécanique de certains jeux vidéo qui peut laisser croire au joueur que ce qu’il fait est très important, qu’il doit jouer tous les jours pour débloquer des niveaux ou accomplir l’objectif quotidien… »
Le contrat Santé de la Macif le couvre en cas de consultation chez un psychologue*.
*Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
4 Les jeux vidéo nuisent à la réussite scolaire
VRAI et FAUX. Si pour enchaîner les parties, votre enfant squeeze ses devoirs, se couche tard, cela risque d’impacter négativement ses résultats scolaires. Mais bien encadrée et selon le type de jeu, cette pratique peut être utile pour décrocher de meilleurs résultats. « Des études ont montré que les jeux vidéo de gestion, de management d’une ville par exemple, encouragent les joueurs à faire le lien entre ce qu’ils ont appris en jouant et ce qu’ils apprennent à l’école », rétorque Milan Hung.
Bon à savoir
Si les jeux vidéo isolent complètement votre enfant, altèrent ses besoins vitaux (manger, dormir…), et que vous le sentez constamment fatigué et irritable, mieux vaut consulter un psychologue spécialisé pour établir un diagnostic et l’aider si besoin.
5 Le jeu vidéo peut créer une dépendance
VRAI. En 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a reconnu comme maladie l’addiction aux jeux vidéo. Ainsi, cette dépendance toucherait près d’1 adolescent sur 8(1) en France. Mais pour le psychologue, diaboliser la pratique de votre enfant peut être néfaste car cela peut rompre le dialogue sur ce sujet. Or il est très important d’être dans la discussion et la complicité afin de vous assurer qu’il va bien. En consultation, le psychologue constate qu’il y a toujours une raison sous-jacente (harcèlement sur internet ou à l’école, violence, tristesse…) à ce refuge dans le jeu. Alors demandez-vous à quel besoin ça répond chez votre enfant et n’hésitez pas à jouer avec lui pour mieux le comprendre !
Contracté lors de rapports sexuels (même protégés), le papillomavirus humain (HPV) est une IST très répandue qui peut être responsable du cancer au col de l’utérus. « Le cancer du col de l’utérus se développe en moyenne 10 à 15 ans après une infection persistante par un papillomavirus », affirme Élisabeth Paganelli, médecin gynécologue.Mais dans 90 %(1) des cas, l’infection ne provoque aucune maladie et le corps évacue le virus dans les 2 ans.
1 Pourquoi se faire dépister du cancer du col de l’utérus ?
Dépisté tôt, le cancer du col de l’utérus, tout comme le cancer du sein, se soigne bien. « Le dépistage des lésions précancéreuses a permis de diminuer de moitié le nombre des nouveaux cas et des décès, depuis 20 ans », souligne le Dr. Paganelli. Depuis mai 2018, le dépistage du cancer du col de l’utérus est organisé, c’est-à-dire qu’il est proposé systématiquement à l’ensemble de la population cible. « Il s’adresse à toutes les femmes entre 25 et 65 ans », indique le Dr Paganelli. Si vous en faites partie et n’avez pas fait de dépistage ces trois dernières années, vous recevez alors une invitation par courrier. Votre test de dépistage du papillomavirus est ainsi pris en charge à 100 % et sans avance de frais par l’Assurance Maladie sur présentation de ce courrier au professionnel de santé.
2 Quelle est l’efficacité du vaccin contre les papillomavirus (anti-HPV) ?
La vaccination anti-HPV est recommandée car elle est efficace. En effet, selon une étude britannique publiée récemment dans la revue The Lancet, le taux de cancer du col chute de 87 % chez les femmes vaccinées entre 12 et 13 ans. Plus de 80 % des jeunes filles britanniques sont vaccinées contre les HPV, contre seulement 28 % en France, « nous sommes en retard », regrette le Dr Paganelli.
VOUS SOUHAITEZ VOUS FAIRE DÉPISTER CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS ?
Le contrat Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un gynécologue.*
*voir conditions
3 Comment se passe le dépistage contre le cancer du col ?
Entre 25 et 29 ans, le dépistage consiste en un prélèvement au niveau du col de l’utérus. Appelé frottis, il permet un examen cytologique des cellules. Celui-ci « détecte précocement la présence de cellules anormales et de cellules précancéreuses qui pourraient évoluer en lésions cancéreuses », explique la gynécologue. Le premier examen est proposé à 25 ans puis un an plus tard. Il n’est pas nécessaire de vous faire dépister plus jeune, car il faut compter environ 10 ans entre les premiers rapports sexuels et l’éventuelle apparition d’anomalies. En cas de résultat normal, le dépistage est renouvelé trois ans plus tard.
De 30 à 65 ans, le prélèvement sert à faire un test HPV-HR (détection des papillomavirus humains à haut risque cancérogène), plus efficace pour cette tranche d’âge.
Le frottis de dépistage est très rapide et indolore. Néanmoins vous pouvez ressentir une petite gêne, selon votre sensibilité, surtout s’il s’agit de votre première fois.
4 Où faire le dépistage du cancer du col de l’utérus ?
Trois professionnels de santé sont compétents pour réaliser le dépistage du col de l’utérus :
un gynécologue;
une sage-femme;
un médecin généraliste.
« Si une femme ne fait pas de dépistage du cancer du col de l’utérus chez un médecin ou une sage-femme, elle peut recevoir un autotest(1) à domicile dans le cadre du cahier des charges du dépistage organisé du cancer du col », signale la secrétaire générale du SYNGOF. Néanmoins, si le résultat du test HPV est positif, il est nécessaire de consulter pour pratiquer un prélèvement cervical du col à la recherche d’anomalies des cellules. Alors n’attendez plus, le dépistage peut vous sauver la vie !
Rembourser un emprunt étudiant, faire les courses alimentaires, régler ses factures, faire le plein d’essence, s’octroyer un petit plaisir… Joindre les deux bouts peut s’avérer être une sacrée gymnastique quand on a moins de 25 ans Une précarité des jeunes accentuée encore par la crise sanitaire. Alors quelles sont les aides financières auxquelles vous pouvez peut-être prétendre ?
1 Quelles sont les aides financières au logement pour les jeunes ?
Vous souhaitez quitter le cocon familial et prendre un appartement ? Pour vous aider à prendre votre envol dans les meilleures conditions possibles, des aides au logement existent pour les jeunes :
L’Aide Personnalisée au Logement (APL) est versée par la CAF chaque mois afin de vous aider à payer votre loyer. Elle s’adresse aux étudiants, jeunes travailleurs, apprentis, demandeurs d’emploi, salariés… et son montant varie selon vos ressources, la composition de votre foyer et le type de logement loué.
L’aide Mobili-jeune, subvention accordée aux jeunes de moins de 30 ans par Action Logement sous certaines conditions, réduit le montant du loyer de votre logement durant la période de votre formation en alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) au sein d’une entreprise du secteur privé non agricole. Cumulable avec l’APL, le montant maximum alloué est de 100 euros pour une durée maximum de 12 mois(1).
La garantie Visale, c’est la caution nouvelle génération d’Action Logement qui se porte garant gratuitement, sous certaines conditions, pour couvrir vos loyers impayés et d’éventuelles dégradations locatives de votre logement. Cette aide est réservée au moins de 30 ans, étudiants, apprentis, salariés ou sans emploi.
2 Quelles sont les aides financières à l’accès aux soins pour les jeunes ?
Si 92 %(2) des jeunes de 18 à 24 ans sont couverts par une complémentaire santé, 4 %(1) d’entre eux ont renoncé à un rendez-vous avec un médecin pour des raisons financières dans les 12 derniers mois, selon le rapport de la DRESS (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques). Les étudiants sont, quant à eux, 30 %(1) à ne pas se soigner par manque de moyens financiers. Pourtant, des aides existent pour alléger le budget santé des jeunes de 18-25 ans :
La Complémentaire santé solidaire est une aide de l’Assurance Maladie au paiement de vos dépenses de santé. Selon vos revenus et votre âge, cette aide est gratuite (si vous percevez moins de 753 €/mois) ou coûte au maximum 8 euros par mois (si vous percevez entre 753 € et 1 017 €/mois)(1). Faites la demande depuis votre compte Ameli !
L’aide financière individuelle est accordée par l’Assurance Maladie aux personnes se trouvant dans une situation de précarité financière causée par une maladie, un accident du travail, une maternité ou un décès. Cette aide assure la prise en charge de frais divers tels que les indemnités journalières. Chaque Caisse d’Assurance Maladie dispose d’un budget et de critères d’attribution spécifiques selon votre lieu de résidence.
Les 16-25 ans en stage de formation et les demandeurs d’emploi peuvent profiter d’un examen de santé gratuit tous les 5 ans, proposé par la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie).
3 Quelles sont les aides à la mobilité pour les jeunes ?
Aller à l’université ou sur son lieu de travail ou de formation, se rendre à un entretien d’embauche… si se déplacer est une nécessité, cela peut s’avérer coûteux pour les petites bourses. Pour réduire vos frais de transport, voici les aides :
Les aides financières pour les transports en commun
La carte Avantage Jeune de la SNCF permet, pour 49 € par an, de bénéficier d’une réduction de 30 % sur les billets de train (TGV, Intercités) en France, mais aussi sur des destinations européennes. La SNCF propose également, selon les régions, des abonnements préférentiels aux étudiants et aux apprentis pour qu’ils bénéficient de tarifs réduits sur leurs voyages entre leur domicile et le lieu de leurs études. Si vous avez entre 16 et 27 ans, vous pouvez également profiter de l’abonnement TGVmax, qui permet, pour 79 € par mois, de réserver gratuitement jusqu’à 6 billets de train simultanément pour vous déplacer en France.(1)
La gratuité des transports est un coup de pouce qu’offrent certaines collectivités territoriales pour réduire le coût des transports en commun pour les jeunes, les étudiants et les apprentis. Pour savoir si vous pouvez en bénéficier près de chez-vous, renseignez-vous auprès de votre mairie ou rendez-vous sur service-public.fr.
Les aides financières pour le permis de conduire
Le “permis à un euro par jour” est un prêt* accordé par un établissement bancaire partenaire du dispositif et dont les intérêts sont pris en charge par l’État. Il permet aux jeunes de 16 à 25 ans d’étaler le paiement de leur formation à la conduite d’un véhicule avec des mensualités limitées à 30 euros par mois.
La bourse communale au permis de conduire est versée sous conditions par certaines collectivités locales aux jeunes pour les aider à financer une partie de leur formation au permis de conduire. Fonctionnant sur la base d’une solidarité réciproque, la mairie finance votre permis et en échange, vous vous engagez à effectuer une mission de bénévolat dans votre commune, en mettant vos compétences et vos envies au service d’autrui. Les critères d’attribution de l’aide varient d’une municipalité à une autre. N’hésitez pas à vous renseigner directement auprès de votre mairie.
L’aide au permis B de Pôle Emploi accorde une subvention de 1 200 euros aux demandeurs d’emploi d’au moins 18 ans, dont l’absence de permis B est un frein à l’embauche. Cette aide est versée directement à l’auto-école du demandeur.
L’aide au permis de conduire des CFA (Centre de formation d’apprentis), d’une hauteur de 500 euros, est attribuée à tous les apprentis d’au moins 18 ans souhaitant passer leur permis de conduire, sans conditions de ressources.
*Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
4 Quelles sont les aides financières aux revenus pour les jeunes ?
Le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ) est un coup de pouce financier qui peut être ponctuel ou régulier pour aider les jeunes de 18 à 24 ans à régler leurs frais de transport, de logement, de santé, par exemple. Le FAJ est une aide d’urgence, il est donc soumis à des critères très stricts de ressources et de statut. Pour savoir si vous y avez droit, prenez rendez-vous avec une assistante sociale au CCAS (centre communal d’action sociale) de votre secteur ou directement auprès de votre mairie.
La prime d’activité est une aide versée par la CAF (dès 18 ans) aux personnes qui exercent une activité professionnelle depuis au moins 3 mois et qui perçoivent un salaire minimum de 943 euros (pour les étudiants et apprentis).
Le Revenu de solidarité active (RSA) jeune actif peut également être versé par la CAF aux 18-25 ans, qui sont sans emploi, mais qui ont travaillé deux ans au cours des trois dernières années. Son montant varie selon votre situation familiale et les ressources de votre foyer.
L’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), attribuée par Pôle Emploi, apporte un soutien financier aux personnes ayant perdu involontairement leur emploi et justifiant, à la date de fin de leur contrat de travail, d’une période de travail d’au moins 130 jours ou 910 heures dans les 24 derniers mois.
Les bourses étudiantes telles que la bourse sur critères sociaux (BCS), l’aide au mérite ou l’aide d’urgence sont attribuées par le CROUS sous certaines conditions aux étudiants en difficultés. Vous pouvez également prétendre à la bourse aux Talents, la bourse Erasmus+, l’aide à la mobilité pour l’étudiant en Master ou encore l’aide à la mobilité internationale attribuées, quant à elles, par les établissements d’enseignement supérieur. Certaines communes proposent également le Revenu minimum étudiant (RME) aux jeunes en situation de précarité. Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès de votre mairie.
Bon à savoir
Renseignez-vous auprès de votre Centre communal d’action sociale (CCAS) ou des services sociaux de votre département pour connaître les aides financières auxquelles vous avez droit. Vous pouvez également vous rendre sur la plateforme sur le site mes-aides.gouv.fr pour simuler les aides auxquelles vous pouvez prétendre.
La Macif offre à ses sociétaires un accès* au simulateur Toutes mes aides qui permet de trouver les aides (gouvernementales, régionales, locales…) adaptées à sa situation. Découvrez-le ici
*Offre réservée aux 100 premiers sociétaires ayant activé leur compte Toutes mes aides. Une fois ce nombre atteint, l’activation par ce lien ne sera plus possible
L’Essentiel de l’article
Renseignez-vous sur les aides pour vous loger (APL, aide Mobili-jeune…).
Demandez la Complémentaire santé solidaire pour vous soigner.
Checkez les aides pour vous déplacer (carte Avantage Jeune, gratuité…).
Demandez les aides aux revenus (RSA, prime d’activité…) pour vivre au quotidien.
Mettre en relation des étudiants et des seniors afin de permettre aux premiers de s’occuper des seconds, tel est le défi de Granny & Charly. Aux manettes de cette start-up lancée au printemps 2020, Amélie Frély et Lucille Valton racontent, de l’intérieur, comment se lancer dans l’entrepreneuriat
Pour trouver la bonne idée, il suffit parfois simplement de regarder autour de soi. Le nom du réseau d’étudiants de confiance mis en place, partout en France, par Lucille Valton et Amélie Frély vient ainsi de la grand-mère de cette dernière, baptisée « Granny » dans le cercle familial.
Plus d’un an après son lancement, la start-up réunit aujourd’hui plus de 3 000 jeunes, de 18 à 30 ans, accompagnant les plus âgés lors de promenades, d’aides aux courses, de petit bricolage ou encore d’ateliers de lecture. Un fonctionnement désormais rodé, après plusieurs mois durant lesquels les deux associés, Amélie et Lucille, ont cherché la meilleure formule possible afin de venir en aide aux seniors. Voici quelques-uns de leurs enseignements.
Les quatre conseils de Lucille Valton et Amélie Frély
Conseil n°1 : Ne pas avoir peur de se lancer
Lucille Valton : « Quand on a l’envie, il faut y aller. Surtout que la conjoncture fait qu’il y a en ce moment des aides permettant de lancer son produit. On ne pourra jamais cocher toutes les cases et posséder toutes les compétences requises avant de se lancer, il faut l’accepter et s’associer avec des gens complémentaires, ou bien se décider à apprendre par soi-même. »
Conseil n°2 : Bien s’entoure
Amélie Frély : « La vie fait que l’on a toujours besoin d’être challengé. Mais il faut aussi être vigilant, il est important de bien choisir ses associés. Cela peut valoir le coup également de se rapprocher d’incubateurs pour pouvoir faire appel à des experts sur certaines problématiques que l’on ne maîtrise pas. »
« Quand on monte son entreprise, on est tout le temps sous l’eau, mais il est important de garder du temps pour soi »
Amélie Frély et Lucille Valton
Conseil n°3 : Garder des activités à côté
Lucille Valton : « Il ne faut pas culpabiliser d’avoir des activités annexes à votre entreprise, car ce sont peut-être elles qui vous permettront de prendre de la hauteur et de vous libérer de votre stress. Il est nécessaire d’essayer de consacrer un petit moment de sa semaine à autre chose, pour avoir d’autres sujets de conversation et s’aérer l’esprit. »
Conseil n°4 : Savoir prioriser
Amélie Frély : « Un jour, un entrepreneur m’a expliqué qu’il fallait se demander chaque matin ce qui allait faire avancer sa boîte. Est-ce la comptabilité ? Non, même s’il est bien sûr important de la faire. Est-ce en revanche tel ou tel partenariat avec telle str
Vous souhaitez vous lancer dans l’entrepreneuriat social ?
La Fondation Macif soutient chaque année de nombreuses initiatives solidaires et sociales.
Objectif : zéro déchet. Avec Phenix, start-up parisienne qu’il a cofondée en 2014, Jean Moreau lutte contre le gaspillage alimentaire en traitant les invendus. Comment se lancer puis perdurer au sein de l’entrepreneuriat social ? Ce professionnel de la solidarité offre ses réponses.
À la pointe de l’anti-gaspi, Phenix trouve des solutions pour que les invendus alimentaires ne disparaissent pas, en suivant un credo solidaire : « mettre en relation ceux qui ont trop avec ceux qui n’ont pas assez ». Une activité qui fonctionne, puisque l’entreprise emploie aujourd’hui 180 personnes et dispose de plus d’une vingtaine d’antennes régionales à travers le territoire.
Ce succès est le fruit du travail du CEO Jean Moreau et de ses associés. Passé par l’ESSEC Business School puis banquier d’affaires durant plusieurs années, cet entrepreneur de 37 ans a finalement pris la voie de l’ESS plutôt que de devenir un « businessman pur et dur », comme il le confie lui-même. Aujourd’hui, il tire quelques conseils pratiques de ces années d’expérience.
Les quatre conseils de Jean Moreau
Conseil n°1 : Rencontrer des entrepreneurs « traditionnels »
« Le partage entre pairs m’a beaucoup apporté. J’incite les entrepreneurs de l’ESS à sortir de leur écosystème naturel pour aller voir ce qui se pratique dans l’entrepreneuriat classique ou dans celui des start-up de la Tech. Il est intéressant d’observer leurs outils, comment se structurent les grilles de salaires, les systèmes de rémunération, d’objectifs et de performance, etc. »
Conseil n°2 : S’assurer de l’existence d’un marché
« Dans l’ESS, on a de belles idées mais on tourne parfois autour d’une niche, où il n’y a pas de vrai marché. Comme dans une démarche entrepreneuriale classique, il est nécessaire de s’assurer qu’un marché existe et qu’il a une certaine taille. »
« Cela nous a beaucoup apporté de faire la synthèse entre le monde de l’ESS et celui des start-up »
Jean Moreau
Conseil n°3 : Ne pas sous-estimer l’importance de la marque
« Nous avons mis du temps à le comprendre, mais construire une marque forte est importante. Il faut essayer de créer de la confiance et de l’attractivité, cela passe par des efforts sur le branding et le positionnement. Plus la boîte grossit, plus on s’aperçoit qu’il est intéressant d’avoir une marque forte, que ce soit pour les clients, les consommateurs ou pour attirer les talents. »
Conseil n°4 : Se demander si l’on est dans l’entêtement ou dans la persévérance
« Le plus difficile est de trouver le juste milieu entre l’entêtement, qui est plutôt un défaut – on a plein de signaux négatifs, mais on ne les voit pas, on se met des œillères et on continue d’avancer dans un mur –, et la persévérance, qui est une qualité. Parfois, après avoir donné trois coups de pioche, on a envie de s’arrêter, mais si on en avait donné un de plus, on serait tombé sur une mine de diamants… Il faut trouver le bon dosage et suivre son intuition. »
Vous souhaitez vous lancer dans l’entrepreneuriat social ?
La Fondation Macif soutient chaque année de nombreuses initiatives solidaires et sociales.