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  • Protections hygiéniques jetables : 3 alternatives écologiques, saines et économiques

    Protections hygiéniques jetables : 3 alternatives écologiques, saines et économiques

    1 La coupe menstruelle ou “cup”

    La coupe menstruelle ou « cup », est un réceptacle en caoutchouc ou en silicone que l’on place à l’intérieur du vagin. Son prix varie entre 15 et 30 euros selon le modèle et sa taille. La cup peut rester en place pendant 4 à 8 heures (1), en fonction de l’intensité de votre flux menstruel, et se réutilise pendant 10 ans. Après l’avoir vidée, nettoyez-la, soit simplement à l’eau, soit à l’eau avec du savon doux ou un nettoyant intime, sans agent chimique (type parfum). Pour la nuit, il vaut mieux préférer une protection externe comme une serviette ou une culotte menstruelle afin de diminuer le risque de développer un syndrome du choc toxique menstruel.

    La coupe menstruelle nécessite un peu d’entraînement avant de la poser et de la retirer en un seul geste. Elle ne contient pas de produits chimiques (2), mais une petite gêne est parfois ressentie lors des premières utilisations car la cup est plus rigide et imposante qu’un tampon.

    Économies potentielles par rapport aux protections jetables :
    33,75 euros par an, soit 337,50 tous les 10 ans*

    Chiffre-clé

    Entre 10 000 et 15 000 (3) produits menstruels sont utilisés par les femmes au cours de leur vie.

    2 La culotte menstruelle

    La culotte de règles ressemble à une culotte ordinaire… sauf qu’elle retient vos menstruations grâce à ses multi-couches de tissus absorbants en matière naturelle (éponge de coton, bambou…). Elle ne contient aucun composant chimique. Discrète, vous pouvez la porter de jour comme de nuit, jusqu’à 12 heures maximum. Il faut donc penser à en acheter au moins deux pour tenir 24 heures et les laver à la main, avant de les mettre en machine après utilisation. Comptez ainsi entre 30 et 40 euros en moyenne pour une culotte de règles à garder entre 7 et 10 ans.

    Économies potentielles par rapport aux protections jetables :
    25,50 euros par an, soit 255 euros tous les 10 ans*
     

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Santé de la Macif couvre vos consultations chez un(e) gynécologue*.

     

    *Voir conditions du contrat

    Bon à savoir :

    Vous voulez savoir combien vous coûtent vos protections hygiéniques à l’année ? Faites vos comptes grâce au calculateur imaginé par le site du Monde.

    Le saviez-vous ?

    45 milliards (3) de déchets par an sont générés par les serviettes hygiéniques. Il faut environ 500 ans (2) avant qu’une serviette hygiénique ne se dégrade.

    3 La serviette hygiénique lavable

    Les serviettes lavables en tissu sont composées de matières naturelles et biodégradables, comme le coton bio ou la fibre de bambou, et ne contiennent pas de produits chimiques. Aussi absorbantes que les serviettes classiques, elles offrent une protection d’une durée équivalente (quatre heures environ selon votre flux). Sauf qu’elles se réutilisent pendant 5 ans.

    Une serviette lavable se rince à l’eau froide, puis se lave en machine. Une contrainte certes, mais cela vous permet d’éliminer la serviette à usage unique et donc de réduire vos déchets au quotidien ! Côté budget, comptez entre 15 et 25 euros pour un lot de 3 serviettes. À moins que vous ne cousiez vos propres modèles.

    Économies potentielles par rapport aux protections jetables :
    28 euros par an, soit 280 euros tous les 10 ans.*
     

    Vous souhaitez vous engager contre la précarité menstruelle ?

    Rejoignez les opérations bénévoles de collecte et de fabrication de protections hygiéniques près de chez vous. Renseignements et inscriptions sur Diffuz.com

    *Protection hygiénique jetable : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’un lot (3 euros), du nombre moyen constaté de protections jetables par lot (24 pièces) et du nombre moyen constaté de protections jetables utilisées par une femme chaque mois (22 pièces) (4).

    Coupe menstruelle : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’une cup (22,50 euros) et d’une cup utilisée par une femme pendant 10 ans.

    Culotte de règle : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’une culotte menstruelle (35 euros) et de 3 culottes utilisées par une femme pendant 10 ans.

    Serviette lavable : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’un lot de 3 serviettes lavables (20 euros) et de 2 lots de serviettes lavables utilisées par une femme pendant 5 ans.

    L’Essentiel de l’article

    • Une coupe menstruelle peut s’utiliser jusqu’à 10 ans.
    • La culotte menstruelle se porte de jour comme de nuit.
    • Vous pouvez coudre vos propres serviettes lavables.

    (1) ANSES, Sécurité des produits de protection intime, 2019
    (2) Sénat, Commercialisation de la coupe menstruelle, 2021
    (3) Planetoscope, Consommation mondiale de serviettes hygiéniques
    (4) Absorbent Hygiene Products Manufacturers Association
  • 4 conseils pour reprendre la moto après la pause hivernale

    4 conseils pour reprendre la moto après la pause hivernale

    1 Faire une révision de la moto

    Un contrôle effectué par un professionnel est nécessaire pour vérifier le bon fonctionnement des batteries, des phares et de la transmission (tension de chaîne), ajuster la pression des pneus, etc.

    « À moto, le moindre aléa technique peut avoir de graves conséquences, explique Philippe Vassard. Il est donc primordial de faire toutes ces vérifications techniques avant de reprendre la route après une interruption de plusieurs mois. »

    2 Opter pour une reprise en douceur

    Après l’hiver, le corps et l’esprit, moins exercés à la conduite d’un deux-roues, perdent leurs réflexes. Il faut réapprendre à manier le véhicule, sous peine de chute et de blessure.

    « La bonne pratique : reprenez progressivement, comme on reprendrait un entraînement sportif ! », conseille Philipe Vassard.

    Une petite sortie sous le soleil le premier jour, une balade un peu plus longue le lendemain et ainsi de suite jusqu’à vous sentir parfaitement à l’aise avec votre moto. Les premiers jours, choisissez des itinéraires que vous maîtrisez bien, pas trop encombrés (évitez le centre-ville aux heures de pointe). Si vous faire du moto-cross, commencez sur un terrain facile, peu accidenté.

    Vous possédez un deux-roues ?

    N’hésitez pas à réaliser une simulation d’assurance moto/scooter avec la Macif.

    3 Suivre un stage de pilotage

    C’est l’idéal pour réapprendre les bons gestes, et en acquérir de nouveaux. Ces stages de reprise et de perfectionnement vous apprennent par exemple les différentes techniques de freinage en fonction des situations et des équipements.

    « Car savoir freiner efficacement fait gagner jusqu’à 10 mètres de distance d’arrêt, ce qui fait toute la différence dans une situation dangereuse », rappelle Philippe Vassard.

    La plupart des moto-écoles proposent ce type de stages de perfectionnement. Renseignez-vous près des chez vous !

    + 28 %

    C’est l’augmentation du nombre de motocyclistes (pilotant une moto de plus de 50 cm3) tués sur la route entre janvier 2020 (21 décès) et janvier 2021 (29 décès).*

    4 Le « plus » précaution : porter un airbag-blouson ou gilet

    Un équipement adapté vous permettra de vous sentir en sécurité et donc de reprendre le guidon avec davantage de sérénité.

    « Nous conseillons vivement le port des airbags conçus pour la pratique de la moto (et de l’équitation), insiste Philippe Vassard. Ils se déclenchent automatiquement en cas de chute pour protéger des blessures les plus graves au niveau de la colonne vertébrale, de l’abdomen et du thorax. »

    Ces airbags s’achètent en magasin spécialisé ou sur Internet. Avant de choisir, vérifiez bien que le blouson envisagé est estampillé NF et/ou CE. Évidemment, porter ce type d’airbag ne dispense pas des autres équipements de sécurité indispensables et/ou obligatoires : casque, pantalon, bottes et gants renforcés.

    Airbag : opter pour un gilet ou un blouson ?

    • Le gilet : utilisable en toute saison, il s’enfile par-dessus ou en dessous de la veste ou du blouson de moto habituel.
    • Le blouson avec airbag intégré : il se suffit à lui-même et ne nécessite pas d’autre veste. Il existe donc en version été ou hiver, afin d’être protégé toute l’année.
    * Source : Sécurité routière, février 2021

    L’Essentiel de l’article

    • Avant de reprendre la moto, effectuez une révision mécanique.
    • Reprenez progressivement la conduite pour retrouver peu à peu les bons réflexes.
    • Investissez dans un gilet airbag.
    • Faites un stage de perfectionnement.

    * Sécurité routière, février 2021

  • Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

    Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

    Sylvie, retraitée périgourdine, vient d’emménager dans un petit logement de plain-pied qu’elle a fait construire… dans son jardin ! La démarche peut surprendre, mais elle permet à cette sexagénaire de se libérer de la contrainte des escaliers de son ancienne maison familiale, tout en restant en cœur de ville, le tout pour un budget serré.

    « Sylvie a d’abord cherché à acheter un terrain dans le centre de Périgueux, mais ce type de bien est très rare » explique Amandine Hernandez, architecte et urbaniste cofondatrice de l’agence Villes Vivantes. Cette dernière a été missionnée par la ville de Périgueux (24) pour piloter l’opération Bimby (initialement Build In My Back Yard, rebaptisée Beauty In My Back Yard, soit De la beauté dans mon jardin). En bref, il s’agit de densifier le tissu pavillonnaire en douceur, en insérant de nouveaux logements (construction d’appartements accessoires, surélévation, extension, etc.) sur les parcelles d’habitants volontaires, sans détruire les logements existants. L’ambition : proposer un habitat qui ne consomme pas de nouvelles terres naturelles et agricoles, tout en répondant aux attentes des habitants, au cas par cas.

    Densité urbaine et habitat pavillonnaire : comment limiter les impacts ?

    Si les Français préfèrent vivre en maison plutôt qu’en appartement1, ce rêve pavillonnaire a un coût. L’habitat individuel est responsable de 47 % de l’artificialisation nouvelle, contre 3 % pour l’habitat collectif, lequel abrite pourtant près de la moitié des Français2. Or, les conséquences néfastes de cette artificialisation ne font plus débat aujourd’hui : perte de biodiversité, étalement urbain, accroissement des migrations pendulaires et donc des temps et des coûts de transport…

    Alors, si construire dans un jardin peut sembler anecdotique, le recours à la densification pavillonnaire peut-il offrir un compromis entre l’idéal de logement des Français et l’urgence écologique et sociale ? Pour Amandine Hernandez, le Bimby offre un précieux point de convergence entre intérêt collectif et particulier. Et son potentiel est réjouissant : si sur cent maisons, deux d’entre elles étaient densifiées avec un nouveau bâti, l’étalement urbain serait jugulé, assure l’architecte.

    La démarche rejoint l’objectif de « Zéro Artificialisation Nette » affiché par le gouvernement dans son plan biodiversité de 2018, et qui pourrait prochainement devenir contraignant. Ce dernier est en effet au cœur du projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, actuellement présenté en conseil des ministres.

    Densifier le tissu pavillonnaire peut donc apparaître comme une solution parmi d’autres – repenser les logements vacants ou sous-exploités, notamment – pour freiner drastiquement l’artificialisation du territoire, tout en répondant à une interrogation pressante de bien des collectivités locales : comment « gagner » de nouveaux habitants et répondre à leurs besoins ?

    Lire aussi : Devenir propriétaire jeune fait-il toujours rêver ?

    Repenser l’habitat pour une ville mieux partagée

    Au-delà de Périgueux, la Communauté Urbaine du Creusot-Montceau, les collectivités des Vosges Centrales ou encore du Grand Nevers ont également fait appel à l’équipe de Villes Vivantes. « Nous pensons qu’une densité accrue peut rendre la ville plus belle : c’est une ville où l’infirmière travaille plus près de l’hôpital, où les retraités peuvent faire leurs courses à pied, où des jeunes couples peuvent acheter un terrain… » défend Amandine Hernandez.

    Ce n’est pas Sylvie qui la contredirait. Elle, qui n’avait jamais imaginé que sa parcelle de 458 m2 puisse accueillir deux maisons, vit désormais sur ses 75 m2 de plain-pied (pour un coût de construction maîtrisé, aux environs de 1 300 euros le m2) dotés, en prime, d’un patio et d’une pergola. Quant à sa maison pré-existante, elle a été réhabilitée pour être louée. De quoi assurer un complément de revenu bienvenu…

    Un peu plus loin, Céline, qui vit avec sa fille dans un quartier recherché de Périgueux, a fait réaliser deux studios bénéficiant d’espaces extérieurs en soupente de sa terrasse, loués par deux étudiantes. Quant à Hamed et Mohammed, père et fils, ils ont construit sur une même parcelle deux maisons sans vis-à-vis : de quoi vivre à côté tout en préservant l’intimité de chacun…

    « Le Bimby à Périgueux, c’est du gagnant-gagnant. Cela permet d’avoir un habitat atypique en plein milieu du patrimoine et aussi de reconquérir des habitants, notamment des familles », écrit la maire Delphine Labails. Depuis les débuts de l’opération en 2016 sur la commune, près de 200 projets de logements ont abouti.

    Une densification douce pour des villes durables

    Il ne s’agit là ni de la première ni de la seule initiative visant à défendre la densification pavillonnaire. Les pionniers sont sans doute à chercher du côté de nos voisins britanniques. Dès les années 1970, le Granny Flat (« l’appartement de mamie ») séduit de nombreux propriétaires âgés, qui font construire sur leur terrain une maison plus petite avant de mettre en location leur habitation principale.

    En France, bien avant le projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique, la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) de 2000 encourageait déjà les acteurs publics à refaire « la ville sur la ville ». L’injonction a d’abord concerné les zones centrales des agglomérations et les grands ensembles avant de toucher, plus tard, les quartiers pavillonnaires. Mais le phénomène n’est pas sans écueils : une densification spontanée et incontrôlée peut en effet se traduire par l’apparition d’un habitat dégradé, comme cela s’observe dans les tissus pavillonnaires logeant des populations défavorisées, notamment en moyenne couronne francilienne. En l’absence de réel encadrement public, des divisions internes et des extensions abusives répondent à la pression immobilière, au bénéfice de quelques-uns.

    Lire aussi : Et si l’architecture low-tech permettait des villes plus durables ?

    Par ailleurs, « Si les acteurs publics n’organisent pas de développement économique conjoint à la densification douce des zones périphériques, alors celle-ci ne fait que renforcer les mobilités pendulaires, sans permettre un développement durable des villes », met en garde Rachel Linossier, maître de conférences en Aménagement et Urbanisme à l’Université Lumière Lyon 2. « La densification doit être maîtrisée et encadrée par les collectivités », abonde Amandine Hernandez. « Mais elle doit aussi être désirable. La lutte contre l’étalement urbain ne peut fonctionner que si les habitants y trouvent leur compte », conclut l’architecte.

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    * Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    1 Etude Century 21 de 2016 : 71 % des Français plébiscitent la maison individuelle
    2 Rapport du Comité pour l’Economie Vert
  • Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

    Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

    En France, la consommation d’alcool est autorisée à partir de la majorité. Pourtant, c’est dès le collège que la plupart des français expérimentent leur première ivresse. Selon l’OFDT, en 2022, quatre collégiens sur dix ont déjà bu au moins une fois une boisson alcoolisée au cours de leur vie(2). À 17 ans, près de 6 adolescents sur 10 en ont déjà consommé(2), et près d’1 sur 10 en consomme même régulièrement (au moins 10 fois dans le mois), une tendance en nette baisse par rapport à 2017 (7,2% en 2021 au lieu de 8,4% en 2017)(2).

     

    Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

     

    1 Alcool : des différences générationnelles et genrées

    Si les jeunes boivent de moins en moins, leur façon de s’enivrer est différente. D’abord, ils éclusent leur soif moins souvent : les 18-24 ans sont 2,3 % à boire tous les jours et 2,8 % pour les 25-34 ans. Cette part de buveurs quotidiens augmente au fil de l’âge pour atteindre un gros quart (16,6%) chez les 65-75 ans (3)

    Des chiffres qui cachent pourtant de grandes différences entre garçons et filles, ces dernières étant nettement plus modérées : en 2023, 10,4% des hommes mais seulement 3,8% des femmes ont consommé de l’alcool de manière quotidienne(3).

    Autre fait : le verre de vin ne fait pas partie des rituels de la génération Y ! Les alcools les plus consommés par les jeunes sont la bière, le whisky, les alcools prémixés et le champagne(4).

    Chiffre-clé

    La France est le 6e (1) pays le plus consommateur d’alcool parmi les 34 pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

    2 Le binge drinking*, un fléau si banal

    Inversement, plus on est jeune, plus on boit en grande quantité à  chaque occasion : en moyenne 3,2 verres chez les 18-24 ans contre 2,2 pour les 45-54 ans et 1,6 pour les 65-75 ans(5). Un phénomène qui, poussé à fond, mène au binge drinking : une consommation excessive et accélérée d’alcool dont le seul but est de chercher le black-out**. Environ la moitié des 18-34 ans ont ainsi connu un épisode de binge drinking au cours de l’année 2021(6). Importé des pays anglo-saxons, le binge drinking a presque doublé au cours de ces 25 dernières années : en 1992, 10% des hommes et 3% des femmes étaient concernés, contre 19% et 7% en 2017(6). Et chez les jeunes, l’ivresse n’est pas seulement plus intense, elle est aussi plus fréquente : 13,4% des 18-24 ans sont soûls plus de 10 fois par an contre à peine 1% des plus de 55 ans.(6)

    *beuverie
    **Trou noir, perte de mémoire

     

    Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours !

    Alcool Info Service

    3 Alcool, le péril jeune

    En France, l’alcool reste profondément ancré dans les habitudes, au point de (presque) faire tout oublier, et notamment les 41 000 décès annuels dont il est directement responsable (30 000 chez les hommes et 11 000 chez les femmes) (1). L’alcool apparaît ainsi comme la deuxième cause de mortalité évitable, après le tabac.

    Partout dans le monde, les jeunes paient un tribut particulièrement lourd : chez les 20-39 ans, la proportion de décès attribuables à l’alcool est la plus forte (13%)(7). Accidents de voiture, comas éthyliques, chutes mortelles, suicides… Les risques d’accidents sont démultipliés et les jeunes alcoolisés sont particulièrement vulnérables sur la route. Les conséquences sur la santé à plus long terme sont aussi importantes. Selon l’OMS, plus de 200 maladies physiques ou mentales et traumatismes sont provoqués ou aggravés par l’alcool (7). Sans oublier les conséquences économiques et sociales, comme le chômage et la précarité. Au total, le coût social de l’alcool en France est estimé à 102 milliards d’euros (8).

    Jeune ou moins jeune, avant de voir des éléphants roses ou de faire une cirrhose, faites le point sur votre consommation d’alcool.
     

    L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ.
    À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

    Bon à savoir

    Si vous avez des questions sur la consommation d’alcool de votre ado, vous pouvez contacter le 0 980 980 930 ou consulter la rubrique « L’alcool et vos proches » du site Internet alcool-info-service.fr. Articles, vidéos pédagogiques, réponses pratiques… Le site répond à toutes vos questions. Vous y trouverez également un annuaire qui recense toutes les structures d’aide spécialisée en France.

    Volant et alcool ne font pas bon ménage !

    Pour éviter l’accident, la Macif propose à ses sociétaires des ateliers « Améliorez votre sécurité sur la route ».
    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • L’âge moyen de la première ivresse est de 15 ans(2).
    • 13,4 % de 18-24 ans ont été ivres plus de 10 fois au cours de l’année. (6)
    • Le binge drinking a doublé en 25 ans. (6)

    (1) Santé Publique France, Alcool : où en sont les Français ?, 2020

    (2) OFDT, Alcool – Synthèse des connaissances, 2023

    (3) OFDT, La consommation d’alcool et ses conséquences en France en 2023, 2024

    (4) CRIPS île-de-France, Les jeunes et l’alcool, 2021

    (5) Santé Publique France, La consommation d’alcool des adultes en France en 2021, 2023

    (6) Santé Publique France, Consommation d’alcool, comportements et conséquences pour la santé, 2019

    (7) OMS, Consommation d’alcool, principaux faits, 2018

    (8) OFDT, Le coût social des drogues en France : Estimation en France en 2019, 2023

  • Pour vendre sa voiture, un contrôle technique de moins de six mois est obligatoire

    Pour vendre sa voiture, un contrôle technique de moins de six mois est obligatoire

    Vous souhaitez vendre votre berline ? N’oubliez pas de lui faire passer le contrôle technique, surtout si elle a plus de quatre ans.

    La loi prévoit en effet que pour toute vente de véhicule de plus de quatre ans un contrôle technique doit avoir été réalisé dans les six mois précédant la vente, son avis doit être favorable et le procès-verbal de ce contrôle doit être remis à l’acheteur. Si la voiture se voit contrainte de passer en contre-visite, à la suite d’un avis défavorable, elle ne peut être cédée que deux mois après la visite initiale.

    Vous pouvez vendre un véhicule d’occasion sans contrôle technique dans certaines conditions : s’il a moins de quatre ans, s’il est vendu à un garage, mais aussi s’il s’agit d’une voiture sans permis, d’une voiture de collection mise en circulation avant 1960 ou encore d’un tracteur.

    À noter que désormais, le contrôle technique compte 133 points de vigilance (contre 131 auparavant), pouvant déboucher sur plus de 600 défauts possibles, selon trois niveaux de défaillance (mineure, majeure, critique). 

    9 catégories sont établies :

    – identification du véhicule

    – direction

    – freinage

    – châssis et accessoires (carrosserie, portes, sièges, …)

    – liaisons au sol (essieux, roues, pneus et suspension)

    – visibilité (vitres, rétroviseurs, …)

    – éclairage

     signalisation niveau de pollution et niveau sonore

    – autres équipements (ceintures de sécurité, airbag, …)

    Ne pas effectuer ce contrôle obligatoire tous les deux ans, et ce auprès d’un professionnel agréé, vous ferait courir le risque de voir votre véhicule immobilisé et de payer une amende.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

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  • « Par solidarité, je fais don de mon lait maternel »

    « Par solidarité, je fais don de mon lait maternel »

    Marina découvre la possibilité de faire don de son lait maternel en 2017, à la naissance de son deuxième fils, hospitalisé à l’hôpital Necker à cause d’une malformation viscérale. Le lactarium d’Île-de-France, un centre de collecte, de traitement et de distribution du lait maternel pour les bébés qui en ont besoin, lui propose alors de tirer son lait pour entretenir sa lactation afin de pouvoir allaiter son enfant plus tard.

    « Comme j’avais beaucoup de lait, j’ai accepté d’en faire profiter d’autres enfants », confie-t-elle. Ce qu’elle continue de faire pendant deux ans, tout en allaitant son fils entre-temps sorti de l’hôpital. Conquise par la démarche, elle profite de la naissance de sa fille en mars 2020 pour recommencer. « Aujourd’hui, je donne toujours mon lait, en plus de co-allaiter mes deux enfants », raconte Marina.

    Vous souhaitez donner votre lait ? Retrouvez la liste des lactariums de France et contactez le plus proche de chez vous.

    1 Une démarche simple

    Il existe des lactariums dans tous les grands centres hospitaliers de France. Les conditions requises pour leur faire un don de lait sont relativement minimes. « Il suffit d’effectuer une prise de sang tous les trois mois et de remplir un questionnaire de santé. Après, il ne faut évidemment pas fumer, ni boire d’alcool et consommer de drogues, ou prendre des médicaments… des restrictions que l’on respecte théoriquement lorsqu’on allaite », explique Marina.

    Le saviez-vous ?

    Le lait maternel est revendu par les lactariums aux services de néonatologie et aux particuliers sur prescription médicale, et remboursé à 100 % par la Sécurité sociale. L’argent récolté par les lactariums permet de rémunérer l’équipe médicale et de financer le matériel de collecte ainsi que l’analyse en laboratoire du lait pour s’assurer de sa qualité.

    2 Une expérience gratuite et encadrée

    À la maison, le matériel est prêté durant la période de dons : téterelles, machine de tirage, biberons, pastilles de stérilisation… « Il faut avoir un saladier suffisamment grand pour tremper les téterelles entre deux pompages, et un congélateur pour conserver les biberons », précise Marina. Une fois la quantité de lait suffisante atteinte (un peu plus de 2 litres), un employé du lactarium vient le récupérer directement à domicile, en moyenne une fois par mois. « Tout dépend de la quantité tirée : il m’est arrivé d’en donner toutes les semaines au début ! », ajoute-t-elle.

    Aujourd’hui bien occupée avec ses trois enfants, Marina tire son lait en fonction de ses disponibilités et de sa fatigue, généralement le soir entre 23 heures et minuit. « Cela reste souple, on n’est pas obligée de le faire tous les jours », rassure-t-elle.

    Bon à savoir : comment conserver le lait maternel ?

    Une fois le recueil terminé, le lait maternel se conserve 48 heures au réfrigérateur mais l’idéal est de le stocker immédiatement au congélateur à -18 °C. Le lait congelé peut être conservé pendant quatre mois sans conséquence sur ses qualités nutritionnelles.

    Donner son lait est un geste solidaire pour les bébés prématurés.

    Marina Paglieri

    3 Un geste bénéfique

    Actuellement, les lactariums souffrent de pénuries. « Donner son lait peut permettre de sauver la vie de bébés nés prématurément » insiste Marina. En effet, le lait maternel est adapté aux besoins spécifiques des nouveau-nés. Il contient des éléments protecteurs, anti-inflammatoires et facteurs de croissance, ce qui en fait un lait idéal pour aider les prématurés, plus fragiles que les bébés nés à terme, à développer leurs organes, notamment leur tube digestif, mais aussi à renforcer leurs défenses immunitaires afin de contrer les infections et prévenir certaines complications potentiellement graves liées à la prématurité (entérocolite nécrosante, rétinopathie, etc.).

    « On saisit la portée du geste, comme celui des personnes qui donnent leur sang. À la différence qu’il y a moins de mamans allaitantes », alerte Marina, désormais soucieuse de sensibiliser d’autres mères à la question.

    Marina entend également lutter contre l’idée reçue que donner son lait priverait ses propres enfants de leurs rations quotidiennes. « Au contraire, cela permet d’entretenir la lactation et de soulager certaines douleurs liées aux montées de lait (y compris les poussées de fièvre) », souligne-t-elle. « C’est une belle façon de s’engager pour les autres ! », se réjouit-elle.

    Vous souhaitez une mutuelle santé adaptée à votre situation ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Donner son lait permet de sauver la vie de bébés prématurés.
    • Pour une mère allaitante, donner environ deux litres par mois de lait maternel suffit à aider les lactariums.
  • Les ados et le sexe : qu’en disent les ados et leurs parents ?

    Les ados et le sexe : qu’en disent les ados et leurs parents ?

    Comment aborder le sujet de la première fois et du consentement ? Faut-il parler du porno, des sextos et du revenge porn ? Quid de la contraception et des IST ? Autant de questions auxquelles il n’est pas toujours facile d’avoir la bonne réponse ! Rien que sur le bon âge pour parler de sexualité, les jeunes et leurs parents n’ont pas forcément la même perception. “Vers 15 ans, à l’entrée en seconde” estime une maman. “C’est un peu tard !” répondent les ados qui préféreraient que le sujet soit abordé plutôt vers 12 ans, à l’entrée au collège.

    Le dialogue, essentiel pour bien appréhender la sexualité

     

    58 % des garçons et 45 % des filles ont vu leurs premières images pornographiques entre 8 et 13 ans. *

    En tant que parent, comment montrer que l’on est ouvert à la conversation sans être trop intrusif ? L’équilibre est parfois difficile à trouver mais le dialogue reste particulièrement essentiel pour que les ados trouvent des réponses et comprennent les informations auxquelles ils sont confrontés en permanence. Et même si les ados répondent une chose, et les parents parfois une autre, tous sont d’accord : le plus important c’est de pouvoir en discuter !

    Lire aussi : Ces idées reçues sur la sexualité des ados

     

    *Planning Familial 2020

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  • Le guide du parfait auto-stoppeur

    Le guide du parfait auto-stoppeur

    1 Applications mobiles : le stop sans frein !

    La vogue du covoiturage (1) (2) sur courtes et longues distances a ouvert la porte à une nouvelle façon de pratiquer l’auto-stop.

    Il existe aujourd’hui plusieurs applications mobiles, comme Rezo Pouce, qui mettent en relation des conducteurs et des stoppeurs pour faciliter leurs déplacements au quotidien. Le principe : auto-stoppeurs et conducteurs s’inscrivent en ligne et leur identité est vérifiée. Des points d’arrêt sont prédéfinis et aménagés afin de simplifier la rencontre entre automobilistes et candidats passagers. Contrairement au covoiturage, il n’y a donc pas besoin de réserver votre trajet : une fois inscrit, vous intégrez une communauté et un réseau identifié. Vous n’avez plus qu’à vous rendre à l’arrêt le plus proche de votre point de départ et de tendre le pouce : dès qu’un conducteur du réseau passe par là, il vous prendra ! La solution Rezo Pouce, soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, couvre à ce jour plus de 1 300 communes en France et annonce un temps d’attente de moins de 5 min pour un trajet sur deux.

    Simples et sécurisantes, ces applications sont surtout déployées pour des déplacements locaux. Le covoiturage, lui, reste plus répandu pour les longs trajets, alors qu’il existe d’autres mobilités alternatives, tels que le vélo ou la trottinette électrique, parfaites pour les courts trajets en ville. Les déplacements en stop sont généralement gratuits (comme sur Rezo Pouce), mais certaines applications reposent sur un principe d’abonnement mensuel.

    2 Où faire de l’auto-stop ?

    Si vous préférez voyager « à l’ancienne », le premier facteur de succès va reposer sur l’emplacement que vous choisirez pour tendre le pouce. Il faut être visible de loin bien sûr, mais aussi faciliter la manœuvre de l’automobiliste : préférez donc un endroit où il est facile de s’arrêter, sans risque et sans gêner la circulation (parking, dégagement, bord de chaussée élargi, etc.). Placez-vous en amont du point de stationnement, si possible après un carrefour ou un rond-point car les voitures roulent moins vite et peuvent donc s’arrêter facilement.

    En revanche, évitez d’attendre avant ou après un virage, c’est dangereux, et pour vous, et pour les automobilistes !

    10 minutes

    C’est le temps d’attente des auto-stoppeurs Rezo Pouce dans 9 cas sur 10.*

    3 Une pancarte qui fait mouche

    Une pancarte bien visible est essentielle pour faire du stop car les conducteurs savent tout de suite s’ils peuvent vous aider ou pas : elle réduit de 30 à 50 % votre temps d’attente (3) ! Pensez que les voitures roulent assez vite et ont besoin de temps pour s’arrêter, il faut donc que votre pancarte soit assez grosse pour être lisible de loin : format A4 minimum (21 x 30 cm) ! Écrivez lisiblement (en majuscules), au marqueur noir sur un carton blanc. S’il pleut, préférez un matériau qui ne se désintégrera pas au bout de quelques minutes (bois, plastique) et recouvrez la pancarte de scotch transparent ou de cellophane de cuisine pour protéger l’écriture.

    Si votre destination est une grande ville, n’hésitez pas à utiliser des abréviations pour gagner de la place : MTP pour Montpellier, GRE pour Grenoble, BDX pour Bordeaux, etc. Vous pouvez aussi jouer le recto verso : BDX sur le recto, Gare sur le verso par exemple. Enfin, sachez que la fantaisie est permise (et même encouragée) : un smiley bien placé fait toujours son petit effet !

    4 Grands bonds et sauts de puce

    Si vous vous rendez dans un petit village, décomposez le trajet en plusieurs étapes : par exemple, pour aller de Loches (37) à Lusignan (86), indiquez d’abord Châtellerault (86) (55 km), puis Poitiers (86) (38 km plus loin), et enfin Lusignan (à 20 km de Poitiers). Oui, il vous faudra prévoir plusieurs pancartes, et oui, vous devrez avoir repéré à l’avance les points de dépôt les plus pratiques pour vous.

    Attention aux propositions de « vous avancer un peu sur votre trajet » : si l’intention est louable, le risque est de se retrouver en rase campagne avec un faible passage, et un fort temps d’attente… Mettez-vous d’accord avec le conducteur pour qu’il vous dépose dans un endroit intéressant pour la suite de votre parcours.

    5 L’ABC de la stop attitude

    C’est LA question que l’on se pose quand on parle d’auto-stop : quelle attitude adopter pour maximiser ses chances de réussite ?

    Soyez avenant : ne restez pas plongé dans votre portable, souriez, redressez-vous, regardez les conducteurs dans les yeux… Et surtout, tenez-vous prêt à monter rapidement si quelqu’un s’arrête ! Personne n’a envie d’attendre que vous remballiez votre pique-nique.

    6 L’art du blabla

    Un bon samaritain vous a pris en stop ? C’est le moment de déployer vos compétences dans l’art de la conversation. Commencez par les « ice breakers » (littéralement « briseurs de glace ») qui sont légion : la météo (« Quel froid, vous me sauvez ! »), la voiture dans laquelle vous vous trouvez (« Ma mère a la même »), votre temps d’attente (« C’est la première fois que je fais du stop et je ne suis pas déçue, les gens sont super sympas ! »), la musique qui passe (« J’adore cet artiste, j’étais à son concert le mois dernier »), etc. Il y a fort à parier qu’au bout de quelques minutes vous vous trouviez des points communs, ne serait-ce que parce que vous allez au même endroit ! Cela dit, restez à l’écoute : certaines personnes sont naturellement peu bavardes. Si votre interlocuteur ne répond que par monosyllabes et ne relance pas la conversation, ce n’est sans doute pas la peine d’insister. Il est important que chacun soit à l’aise.

    7 Savoir-vivre et auto-stop

    En auto-stop comme en toutes circonstances, le respect de l’étiquette vous assurera les bonnes grâces de votre hôte (utile si vous espérez qu’il vous dépose pile devant votre destination plutôt qu’à la sortie de l’autoroute). Outre les fautes de goût évidentes (changer la musique, mettre ses pieds sur le tableau de bord ou demander d’aller plus vite), il est généralement assez mal vu :
    •    d’ôter ses chaussures (même si vous avez fait un effort sur les chaussettes) ;
    •    de manger ou d’allumer une cigarette sans demander la permission (même si le conducteur fume) ;
    •    de dormir, d’écouter votre musique au casque, de téléphoner non-stop…

    Bien que l’auto-stop soit une pratique implicitement gratuite, il est poli de proposer un dédommagement (entre 5 et 8 centimes par kilomètre (3)) dans les cas où vous faites un long trajet. Au conducteur d’accepter ou non !

    8 Sécurité : les bons réflexes

    L’auto-stop reste une pratique sûre si elle est pratiquée avec bon sens et prudence – qui ne veut pas dire méfiance ! Voici quelques bons réflexes à adopter pour voyager l’esprit tranquille :

    • si vous ne « sentez pas » la personne qui s’arrête, ne montez pas. Idem pour les automobilistes : si vous trouvez que le stoppeur a une mine patibulaire, passez votre chemin ! Mieux vaut froisser un ego que de voyager sans être serein ;
    • en cas de mauvais comportement (harcèlement, conduite dangereuse, etc.), n’hésitez pas à demander à descendre ;
    • si un problème survient dans la voiture, restez calme et appelez un ami pour lui indiquer où vous trouvez et à quelle heure vous pensez arriver. C’est très dissuasif pour la personne qui envisagerait de vous porter préjudice…

    9 Prêts ? Partez !

    Vous vous sentez prêt à relever le défi ? Pour faire vos débuts d’auto-stoppeur, choisissez plutôt un trajet court et/ou avec une solution de repli par transport en commun. Un trajet Clisson-Nantes (44) un samedi matin est un bon début… Évidemment, prévoyez un timing large, avec possibilité de déborder : pas question de choisir le stop pour se rendre à un entretien d’embauche ! Et si vous le pouvez, emmenez un ami : on est moins timide à deux !

    L’Essentiel de l’article

    • L’auto-stop revient en force, notamment grâce aux applications comme Rezo Pouce.
    • Pour minimiser votre temps d’attente, choisissez un bon emplacement et soignez la pancarte.
    • Respectez les règles élémentaires de savoir-vivre en voiture.
    • Commencez sur un petit trajet et/ou avec un ami.

    (1) « En 2015, 11 millions de trajets longue distance ont été réalisés par des covoitureurs », selon le ministère de la Transition écologique et solidaire (2017).
    (2) Selon l’Ademe, 3,5 millions de Français covoiturent quotidiennement pour des trajets domicile-travail : « Étude nationale sur le covoiturage de courte distance », 2015.
    (3) Macif, Guide de l’autostop au quotidien
    * Rezo Pouce
  • Courbe de croissance de l’enfant : comment savoir s’il grandit bien ?

    Courbe de croissance de l’enfant : comment savoir s’il grandit bien ?

    Votre enfant vous semble plus petit ou plus grand que la moyenne ? Vous vous demandez si son poids est en adéquation avec sa taille ? Pour vous aider à vous faire un avis (et éviter d’angoisser), la solution se trouve dans son carnet de santé, aux pages des courbes de croissance. Son pédiatre ou son médecin les remplit généralement à chaque consultation, en indiquant à l’aide d’une croix le poids et la taille de votre enfant, son périmètre crânien ainsi que son indice de masse corporelle ou IMC (poids/T²). Ces courbes permettent d’évaluer le développement de votre enfant par rapport aux mesures moyennes constatées dans un vaste échantillon d’enfants du même âge et du même sexe. Elles sont indicatives. Pas de panique donc si votre enfant affiche un poids et une taille en dessous de la moyenne mais que son développement est régulier !

    1 De belles courbes pour une croissance harmonieuse

    Les courbes de croissance comportent plusieurs couloirs. Celui du milieu, le plus large, correspond aux mesures les plus fréquemment relevées chez les enfants à cet âge. « On doit observer un poids et une taille en corrélation. Si la taille est au-dessus de la moyenne, c’est mieux si le poids l’est aussi. Ce qu’il faut, c’est que l’enfant grandisse de manière harmonieuse et que la courbe soit régulière », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre.

    Le saviez-vous ?

    La croissance des filles et des garçons est quasi semblable jusqu’à la puberté. Leurs courbes varient ensuite de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte.

    2 La courbe de croissance, ça se surveille !

    En revanche, si la courbe de croissance de votre enfant stagne, qu’elle commence à ressembler à des montagnes russes ou qu’elle sort de son couloir et ce, depuis plusieurs mois d’affilée, cela peut constituer un signal d’alerte. Les visites régulières chez le médecin permettent de constater ces irrégularités mais en cas d’inquiétude, vous pouvez prendre rendez-vous directement chez le pédiatre. Le médecin examinera alors votre enfant et cherchera la cause de ces changements.

    « Une croissance irrégulière peut être due à une pathologie génétique, des troubles endocriniens (ou troubles hormonaux), des allergies alimentaires, une puberté précoce, des soucis personnels et du stress qui rejaillissent sur son appétit… », précise la pédiatre. Dans tous les cas, il est prudent de faire le point avec un médecin.

    Bon à savoir

    Pas d’inquiétude si votre enfant est dans la fourchette haute ou basse des courbes, il peut tout à fait être en bonne santé ! Les courbes ne représentent pas des valeurs absolues mais sont des repères pratiques pour suivre son développement.

    3 Votre enfant sera-t-il plus grand que vous ?

    Avouez que vous vous êtes déjà posé cette question ! La réponse se trouve en partie dans sa courbe de croissance. « Lorsque l’enfant atteint la puberté, vers 11-12 ans en moyenne (1), on peut suivre la ligne de sa courbe jusqu’à son extrémité et estimer à peu près sa taille quand il sera adulte », confie le Dr Rondeleux. Bien entendu, pas de certitude derrière cette courbe, mais c’est un bon indicateur malgré tout !

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les courbes de croissance (poids, taille, périmètre crânien) permettent de surveiller le développement de votre enfant.
    • Les courbes de croissance doivent être régulières et équilibrées.
    • En cas de stagnation ou de rupture durable de la courbe, consultez votre pédiatre.

    (1) Ameli, Comprendre les mécanismes de la puberté, 2020

  • Santé des ados : 4 conseils pour anticiper les dépenses

    Santé des ados : 4 conseils pour anticiper les dépenses

    1 Les soins d’optique

    Le port de verres correcteurs ou de lentilles concerne de plus en plus de jeunes, et le temps passé devant les écrans n’y est pas étranger ! Résultat : 75 % (1) des 16-24 ans déclarent avoir déjà ressenti des troubles visuels à cause du temps passé devant un écran et l’exposition à la lumière bleue.

    Côté budget, mieux vaut donc assurer. Depuis le 1er janvier 2020, tous les opticiens proposent une gamme « 100 % Santé » (2), composée d’une sélection de lunettes de vue de qualité (monture et verres) à un prix inférieur ou égal à 30 €, intégralement prises en charge par l’Assurance Maladie et la complémentaire santé (mutuelle). Si vous préférez d’autres verres ou un autre modèle de monture, vous pouvez évidemment choisir un équipement d’une autre gamme. Dans ce cas, la monture est remboursée à 60 % (2) sur la base d’un tarif s’élevant à 30,49 euros. Quant aux verres, ils sont remboursés à 60 % (2) sur la base de tarifs variables selon le degré de correction. Vous pouvez aussi opter pour des verres 100 % Santé et une monture d’une autre gamme, ou inversement. Parfait pour votre porte-monnaie !

    Les lentilles de contact, sur prescription médicale, sont également prises en charge à hauteur de 60 % sur la base d’un forfait annuel fixé à 39,48 €, par œil appareillé, quel que soit le type de lentilles. Votre complémentaire santé, si le contrat auquel vous avez souscrit le prévoit, peut couvrir les frais qui ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. Renseignez-vous auprès d’elle !
     

    Bon à savoir : quand peut-on renouveler ses lunettes ?

    Les lunettes de vue (monture et verres) sont prises en charge tous les 6 mois jusqu’à 6 ans (2), une fois par an pour les enfants de 7 à 15 ans, et une fois tous les deux ans à partir de 16 ans (sauf évolution notable de la vue) par l’Assurance maladie sur prescription médicale.

    2 Les troubles de l’audition

    À cause de certaines mauvaises habitudes, comme l’écoute prolongée de musique au casque ou l’exposition à un trop haut niveau sonore, les oreilles des jeunes générations sont de plus en plus malmenées.

    Ainsi, 65 % (3) des adolescents de 15 à 17 ans ont déjà ressenti des acouphènes (sifflements, grésillements, bourdonnements). Ces troubles peuvent provoquer une perte momentanée, voire définitive de l’audition. C’est pourquoi votre enfant doit se faire diagnostiquer dès leur apparition par un ORL.

    Quelques précautions permettent de limiter les risques, comme une écoute modérée, l’utilisation d’un casque plutôt que des écouteurs, ou encore le port de bouchons d’oreilles lors des concerts.
     

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    3 Le suivi gynécologique

    À environ 17 ans, la moitié des adolescents a déjà eu un rapport sexuel. Les garçons restent plus précoces que les filles, mais de quelques mois seulement (4).

    Cette entrée dans la sexualité implique une bonne connaissance des risques concernant les infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi que des moyens de contraception, pour les filles comme pour les garçons. Un suivi gynécologique est donc plus que recommandé aux adolescentes qui pourront ainsi s’informer sur les risques de grossesse et les méthodes contraceptives.

    En France, en 2018, 8 900 (5) bébés sont nés de mères de moins de 20 ans et 0,57 % (6) des femmes de 15 à 17 ans ont eu recours à l’IVG. Le Planning familial, déployé sur tout le territoire, est un centre d’aide et d’écoute où l’on peut parler sans tabou de sexualité, contraception, avortement, dépistage des IST, etc. Il met à disposition des brochures qui permettent d’aborder ces sujets de façon simple. Une structure que tout jeune peut consulter, gratuitement et de façon anonyme.
     

    4 L’accompagnement psychologique

    Aux grands bouleversements physiologiques de l’adolescence viennent parfois s’ajouter des difficultés d’ordre psychologique.

    En France, 14 % (7) des adolescents seraient concernés par la dépression. Le jeune adulte en pleine construction identitaire peut ainsi connaître des épisodes de mal-être (renfermement sur soi, troubles du comportement alimentaire, dépression), de conduite à risques, d’addiction aux substances comme les drogues et l’alcool, ou la dépendance aux jeux vidéo. Pour les aider à traverser ces périodes compliquées, une prise en charge par un psychologue ou un psychiatre peut se révéler essentielle.
     

    Le saviez-vous ?

    70 % (8) des adolescents de 15 ans déclarent avoir déjà consommé une boisson alcoolisée au cours de leur vie.

    33 % (8) déclarent avoir déjà fumé du tabac.

    16,5 % (8) déclarent avoir déjà consommé du cannabis.

    L’Essentiel de l’article

    • Assurez le budget lunettes.
    • Protégez leurs oreilles.
    • Accompagnez-les et trouvez les bons conseils pour une sexualité sans risques.
    • Sachez comment prendre en charge leur mal-être.

    (1) OpinionWay pour AsnaV – Baromètre de la santé visuelle – Avril 2019
    (2) Ameli, Lunettes et lentilles : quelle prise en charge ?, 2021
    (3) Ifop, Audition & Santé : de l’alerte à l’alarme, 2019
    (4) Santé Publique France, Mesurer l’évolution des comportements sexuels et contraceptifs, 2019
    (5) Insee, 759 000 nouveau-nés en France en 2018 : seulement 12 000 ont une mère de moins de 20 ans, 2019
    (6 )Drees, 224 300 interruptions volontaires de grossesse en 2018, 2019
    (7) Santé Publique France, La dépression en France chez les 18-75 ans : résultats du Baromètre santé 2017, 2018
    (8) OFDT, Les consommations d’alcool, tabac et cannabis chez les élèves de 11, 13 et 15 ans, 2020