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  • Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

    Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

    Alors que vous découvrez votre séropositivité, les interrogations sont nombreuses : comment va se passer votre vie ? Comment l’annoncer à vos proches ? Pourrez-vous avoir des enfants ? Pourrez-vous continuer à avoir des rapports sexuels ? Devez-vous en avertir votre employeur ? Est-il possible de continuer à voyager ? Autant de questions qui trouvent réponses et vous montrent qu’il est possible de vivre avec le VIH.

    1 Vivre longtemps avec le VIH, c’est possible

    Il n’existe pas de traitement pour guérir le VIH car il fait partie des infections sexuellement transmissibles dites « chroniques ». Mais, certains médicaments permettent de stopper l’évolution du virus dans votre corps et donc de vivre aussi longtemps qu’une personne non porteuse du virus, et en bonne santé. Sachez également que le traitement contre le VIH doit être pris le plus rapidement possible après la contamination et le dépistage, pour lui laisser le moins de temps possible pour attaquer votre organisme, et donc affaiblir votre système immunitaire.

    Ces médicaments dits antirétroviraux (1) agissent en bloquant la progression du VIH dans l’organisme. L’objectif du traitement est de diminuer fortement votre charge virale (quantité de VIH dans le sang) afin de la rendre « indétectable », c’est-à-dire qu’elle n’est même plus quantifiable lors de vos tests sanguins. Ainsi, non seulement le virus n’évolue plus, mais il n’est plus transmissible à vos partenaires lors de vos relations sexuelles, même non protégées d’un préservatif.

    À l’inverse, sans traitement, le VIH attaque progressivement votre système immunitaire, le rendant de plus en plus faible et inapte à protéger votre corps des maladies extérieures dites « opportunistes » (pneumonies, cancers, maladies neurologiques, etc.). Sans traitement, vous pouvez alors devenir malade du sida (syndrome d’immunodéficience acquise). Toutefois, plus le diagnostic est précoce, plus l’espérance de vie d’une personne séropositive (porteuse du virus) s’approche de celle d’une personne séronégative (2). C’est pourquoi vous faire dépister du VIH après chaque rapport à risque est primordial pour mettre en place un traitement le plus rapidement possible en cas de séropositivité avérée.

     

     

    Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

     

    Le saviez-vous ?

    Solidarité Sida, association soutenue par la Macif, est à la fois acteur de prévention, organisateur d’événements – dont le festival de musique Solidays – et partenaire d’associations communautaires à travers le monde. Elle a pour vocation d’accompagner les malades et leurs familles dans plus de 20 pays, de sensibiliser les jeunes aux risques VIH, de mobiliser le grand public et les pouvoirs publics autour des enjeux de l’accès aux traitements dans les pays en voie de développement. Si vous avez envie de devenir bénévole de l’association, n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’elle.

    2 Avoir une sexualité épanouie quand on est séropositif

    Être séropositif ne signifie pas que vous devez tirer un trait sur une sexualité épanouie. Encore une fois, avec l’amélioration des traitements et les moyens de prévention contre le VIH, il est tout à fait possible de profiter de votre sexualité.

    Les personnes qui prennent un traitement contre le VIH tous les jours, et qui arrivent à atteindre et maintenir une charge virale indétectable dans le sang, n’ont aucun risque de transmettre le VIH à leur partenaire séronégatif. Toutefois, sachez que le traitement ne protège pas contre les autres IST, il est donc recommandé d’utiliser un préservatif à chaque rapport si ni vous, ni votre partenaire, n’avez été dépisté contre les autres IST.

    Malheureusement, malgré l’avancée des traitements, les personnes séropositives au VIH ont du mal à avoir une vie affective et sexuelle épanouie, car il y a encore beaucoup de discrimination et de rejet, alors même que les traitements permettent de ne plus transmettre le virus. Le dialogue et la pédagogie auprès du grand public restent donc de mise !

     

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    3 Faire un enfant lorsqu’on est séropositif

    Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

     

    Si vous êtes une femme séropositive, pouvez-vous avoir un bébé sans risque ?

     

    Vous êtes séropositive et envisagez d’avoir un enfant ? Rassurez-vous, c’est désormais possible grâce aux différents traitements existants. Cela vous demandera toutefois quelques précautions et un suivi particulier :

    si le VIH est découvert avant la grossesse (3) : les traitements mis en place rendent la charge virale indétectable, et donc le risque de transmission du VIH à son bébé quasi nul tout au long de la grossesse et durant l’accouchement ;

    si le VIH est découvert pendant la grossesse (3) : des médicaments antirétroviraux (ARV) sont donnés à la maman durant toute la grossesse et à l’accouchement pour réduire le risque de transmission au bébé. Le nouveau-né recevra également à la naissance une dose d’ARV pour minimiser le risque de transmission.

    Quoi qu’il en soit, si vous êtes séropositive, votre bébé recevra un traitement durant une courte durée après sa naissance pour occulter au maximum le risque de transmission et bénéficiera d’un suivi avec test de dépistage à 1 mois, 3 mois et 6 mois (3). En France, l’allaitement est toujours contre-indiqué même en cas de charge viral indétectable. Le recours au lait de substitution est la norme. Il est donc recommandé de parler à votre médecin si vous souhaitez donner le sein à votre enfant.

    Chiffre-clé

    Un traitement contre le VIH pris pendant la grossesse, à l’accouchement et pendant la période postnatale permet de réduire le risque de transmission à votre enfant à moins de 1 % (3).

    Et si vous êtes un homme séropositif, pouvez-vous avoir un enfant sans risque ?

     

    Vous êtes séropositif mais aimeriez avoir un enfant ? En cas de charge virale indétectable et après consultation auprès de son médecin, la plupart des couples sérodiscordants (l’un positif, l’autre négatif) peuvent procréer de manière « naturelle ».

    Le recours à la PMA (procréation médicalement assistée) se fait désormais en cas de charge virale détectable chez la personne séropositive. La technique repose sur le fait d’isoler les spermatozoïdes et de les « laver » avant la fécondation. Cette dernière se fera par insémination artificielle (IA), fécondation in vitro (FIV), ou micro-injection des spermatozoïdes (FIV ICSI).

    4 VIH et vie sociale sont-ils compatibles ?

    Parmi les craintes ressenties par les personnes atteintes du VIH, il y a celle de contaminer leurs proches (famille et amis). Et pourtant, contrairement à de nombreuses idées reçues sur les IST-(anciennement appelées MST), le VIH ne se transmet pas par des gestes simples du quotidien à l’inverse de la grippe, par exemple. Vous pouvez donc continuer à vivre normalement : faire la bise à vos amis, enlacer vos proches, leur tenir la main… Sachez que vous n’avez pas à notifier votre séropositivité à autrui dès lors que vous prenez toutes les précautions nécessaires (rapport protégé, suivi du TasP (traitement médical préventif), etc.). Légalement une personne séropositive est tenue de le notifier qu’en cas de prise de risque avéré (rupture du préservatif, rapport sexuel non protégé, contact direct entre fluide corporel (dont le sang) et une « porte d’entrée » (orifice, plaie), etc.)

    Bon à savoir : vous êtes séropositif et n’arrivez pas à le dire à vos proches ?

    Faites-vous aider. Parlez-en à votre médecin traitant ou adressez-vous à des structures de soutien qui vous guideront et vous aideront à trouver les bons mots. Vous pouvez appeler Sida Info Service en composant le 0 800 840 800 (appel confidentiel, anonyme et gratuit).

    5 Séropositivité et travail : quelles obligations ?

    Être séropositif ne signifie pas être inapte au travail. Si les traitements n’entraînent pas trop d’effets secondaires, vous pouvez garder une bonne qualité de vie vous permettant de maintenir une activité professionnelle. Sachez aussi qu’aucune obligation légale ne vous oblige à révéler votre séropositivité à votre employeur. En cas d’absence, il suffira de la justifier sans explication complémentaire à l’aide de certificats médicaux traditionnels. Les médecins sont d’ailleurs tenus au secret médical et ne peuvent révéler votre état de santé sans votre accord. Et la médecine du travail alors ? Il en est de même. Aucune raison de les avertir si vous n’en avez pas envie, sauf si un aménagement de votre temps de travail devient nécessaire.

    6 Voyager avec le VIH

    Même s’ils se font de plus en plus rares, certains pays (Russie, Singapour, Arabie saoudite…) interdisent encore l’entrée sur leur territoire aux personnes séropositives (4), y compris pour de très courts séjours. Il est donc recommandé de s’informer sur les restrictions en vigueur dans le pays à visiter avant de vous y rendre. De plus, vous devez avoir vos ordonnances avec vous pour justifier le transport de médicaments (pensez à les mettre dans votre bagage cabine afin de faciliter les contrôles à l’aéroport).

    Le saviez-vous ?

    Certains pays ont aussi des restrictions sur la quantité de médicaments qu’il est possible de transporter. Il est donc primordial de vous renseigner sur ces modalités avant votre départ. Et ce pour n’importe quel traitement.

    7 Soigner son hygiène de vie

    Les traitements mis en place pour lutter contre le VIH peuvent être à l’origine d’effets secondaires sur votre organisme tels que des maux de tête, des nausées, des difficultés à s’endormir, etc.

     

    Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

     

    Si vous êtes séropositif, il est donc recommandé d’adopter une bonne hygiène de vie en ayant :

    – une alimentation équilibrée : veillez à manger trois repas par jour, entrecoupés de collations, pour avoir un apport énergétique suffisant tout au long de la journée ;

    – la pratique d’une activité physique : aussi bon pour le corps que pour l’esprit ! ;

    – un bon sommeil : essayez de dormir 8 heures par nuit minimum et de faire une sieste courte dans la journée dès que vous en ressentez le besoin.

    Il est aussi primordial de limiter le stress, qui peut affaiblir votre système immunitaire. Pourquoi ne pas vous essayer au yoga ou à la relaxation, par exemple ? Cela pourrait vous aider notamment à lutter contre une éventuelle anxiété. En outre, la consommation d’alcool, de tabac ou de drogue est fortement déconseillée.

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    L’Essentiel de l’article

    • Vous pouvez stopper l’évolution et la transmission du VIH grâce à des traitements (antirétroviraux et trithérapie).
    • Vous pouvez faire un enfant en étant séropositif sans transmettre le virus.
    • Vous n’êtes pas tenu d’informer votre employeur de votre séropositivité.
    • Vous ne pouvez pas transmettre le VIH par des gestes simples du quotidien (bise, poignée de main, en préparant à manger, etc.).

    (1) Solidarité Sida

    (2) Inserm, Sida et VIH

    (3) Arcat, Avoir un enfant lorsqu’on est touché par le VIH

    (4) Actions-traitements, Discriminations. Ces pays qui refusent les expatriés séropositifs, 2019

    Ameli, Le suivi médical et la vie quotidienne avec l’infection par le VIH, 2019

    Santé Publique France, VIH/sida

    Sida Info Service, 20 questions sur le VIH que nous n’osiez pas poser, 2020

    Cairn, Assistance médicale à la procréation : quand l’homme est séropositif vis-à-vis du virus vih, dans La psychiatrie de l’enfant, 2009

    Cocq-Sida, Voyager avec le VIH

  • Fact-checking : les fruits et légumes frais sont-ils plus sains que les surgelés ?

    Fact-checking : les fruits et légumes frais sont-ils plus sains que les surgelés ?

    Contrairement aux croyances populaires, la qualité des aliments surgelés est égale et parfois supérieure aux aliments frais ! Et si le congélateur était finalement votre allié pour bien manger ?

    Les produits destinés à la congélation sont conditionnés dans les 5 heures (1) qui suivent leur récolte. Dès lors, les aliments n’ont pas le temps de se dégrader contrairement aux produits frais, qui subissent le transport et le stockage en magasin avant de rejoindre votre réfrigérateur pour être conservés dans les meilleures conditions possible.

    Le froid du congélateur ralentit la dégradation des nutriments (vitamines, fibres, protéines, etc.) présents dans les fruits et légumes. Au contraire, en conservant vos aliments plus de 2 jours dans votre réfrigérateur, ils peuvent perdre jusqu’à 50 % (2) de leurs qualités nutritionnelles ! C’est pourquoi, les fruits et les légumes surgelés sont généralement plus riches en vitamines que ceux que vous achetez frais.

     

    Fact-checking : les fruits et légumes frais sont-ils plus sains que les surgelés ?

     

    Bon à savoir

    Course contre la montre… pour manger frais !

    Si vous souhaitez bénéficier des bienfaits nutritifs des fruits et légumes, sans passer par la case congélateur… veillez à les consommer immédiatement après leur récolte, ce qui implique donc de privilégier les circuits courts pour assurer une transition rapide de l’achat à l’assiette !

    L’Essentiel de l’article

    • Le froid préserve les nutriments des aliments.
    • Pour consommer des aliments frais et nutritifs, consommez local.
    • Plus de 48 h au réfrigérateur, c’est 50 % de qualités nutritionnelles en moins.

    (1) 60 Millions de consommateurs, Fruits et légumes À la chasse aux pesticides, 2018

    (2) University of Chester, Antioxidants in Fresh and Frozen Fruit and Vegetables: Impact Study of Varying Storage Conditions.

  • Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

    Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

    Le VIH, infection responsable du sida, se transmet le plus souvent lors de rapports sexuels non protégés par un préservatif masculin (externe) ou féminin (interne). L’infection au VIH n’est transmissible que s’il y a eu un contact direct entre un liquide permettant la transmission du virus (sang, sécrétions sexuelles – sperme, glaire vaginale, etc. – , lait maternel, entre autres) et une « porte d’entrée » pour le virus (les yeux, les oreilles, les narines, la bouche, l’anus, le gland, l’entrée du vagin, la vulve (clitoris, intérieur des grandes lèvres, petites lèvres) ou encore une plaie ouverte). On vous explique tout sur les modes de transmission et de contamination du VIH pour que vous viviez une sexualité épanouie et sans risque !

    1 VIH : comment se transmet le virus du sida ?

    Le VIH (virus d’immunodéficience humaine) est une infection sexuellement transmissible (IST) chronique, c’est-à-dire qui ne se guérit pas. En entrant dans votre organisme, le VIH s’attaque aux cellules de votre système immunitaire, et en particulier aux globules blancs T CD4 (1), qui ont pour rôle de protéger votre corps des infections et autres maladies.

    Mais alors, quelle est la différence entre le VIH et le SIDA et à partir de quand parle-t-on du SIDA ? La prévention sur le VIH est essentielle car il faut bien faire la différence entre une personne séropositive et une personne malade du SIDA. On parle de séropositivité si vous êtes infecté par le VIH, c’est-à-dire que le virus est entré dans votre corps, qu’il se multiplie mais que vos anticorps défendent votre organisme. Dès lors, vous êtes infecté mais pas malade. On parle de SIDA quand vous êtes infecté par le VIH, que votre système immunitaire est fortement affaibli et que vous êtes devenu vulnérable face à d’autres maladies : cancers, pneumonie, tuberculose…

    À noter qu’aujourd’hui, avec l’évolution des traitements, les personnes infectées par le VIH restent souvent séropositives sans tomber malade du SIDA, les médicaments permettant de stopper l’évolution du virus et son impact sur la qualité de vie. Il est donc possible de vivre avec le VIH.

    Important : « porte d’entrée » + liquide(s) contaminant(s) = prise de risque.

    Un simple contact ne suffit pas : si on met du sang contaminé sur le bras, il n’y a aucun risque, il faut que le sang soit en contact avec une muqueuse ou une plaie.

    2 Quels sont les modes de transmission du VIH ?

    Si vous êtes contaminé par le VIH, le virus est présent dans tous les liquides de votre corps, mais tous n’ont pas le même pouvoir de transmission. Présent en toute petite quantité dans la salive, la sueur, les larmes, l’urine ou les vomissures par exemple, vous ne pouvez pas contaminer quelqu’un d’autre par ce biais. Néanmoins, le sang, le sperme, le liquide séminal, les sécrétions vaginales, le liquide rectal ou encore le lait maternel peuvent être contaminants.

    Dans les faits, il existe 3 modes de transmission du VIH :

    • Lors d’un rapport sexuel, avec des « degrés » de risques plus ou moins importants selon les actes. Si le risque de contamination paraît plus élevé lors d’une pénétration vaginale ou anale, il peut sembler, à tort, moins courant dans le cadre d’une fellation ou d’un cunnilingus. Par exemple, si la personne qui se fait pratiquer la fellation est en primo- infection, le risque pour la personne qui pratique est augmenté de 30 % (2). Ainsi, il faut noter que les facteurs aggravants sont : si l’un(e) des partenaires est en primo-infection, si l’un(e) des partenaires est déjà porteur(se) d’une IST, s’il y a présence de sang (règles, rapport traumatique, petites plaies).

    Bon à savoir : à chacun ses jouets !

    Si vous utilisez des jouets sexuels, veillez à ne pas les échanger avec votre (vos) partenaire(s) car ils représentent un fort risque de contamination dès lors qu’ils ont été en contact avec des sécrétions ou du sang contaminé. Pensez donc à toujours les nettoyer à l’eau chaude et au savon (n’utilisez jamais de désinfectant qui pourrait irriter les muqueuses et favoriser la transmission d’une IST en cas de rapport à risque) ou à les utiliser avec un préservatif (à changer à chaque changement d’utilisateur(trice)).

    • Par contact direct avec du sang : souvent accidentel, le contact par le sang peut se faire par le biais d’une coupure ou autre plaie, ou encore lors d’un échange ou d’un partage de matériel infecté pour les usagers de drogue par voie intraveineuse, ou encore par le biais de l’utilisation d’un matériel de tatouage ou de perçage « maison » et donc pas stérilisé correctement, par exemple.

     

    • Pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement : une mère séropositive peut contaminer son enfant pendant la grossesse (par voie sanguine), durant l’accouchement (notamment par voie sanguine et par les sécrétions vaginales) mais aussi pendant l’allaitement (via le lait maternel). C’est pourquoi, si vous êtes séropositive et que vous attendez un bébé, il est nécessaire d’avoir un accompagnement médical adapté avec un traitement qui permettra de limiter le risque de transmission vers votre enfant.
    Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

     

    Si vous envisagez une grossesse, il est important de vous faire dépister avant de tomber enceinte, afin d’être prise en charge et de suivre les traitements requis pour protéger au mieux votre enfant du VIH. Les médicaments prescrits permettent de bloquer la transmission du virus de la mère à l’enfant, pendant la grossesse, lors de l’accouchement et de l’allaitement.

    Le saviez-vous ? Stop aux idées reçues sur le VIH

    Le VIH ne se transmet pas par :

    • les larmes, la sueur, la salive, la toux, les éternuements, les piqûres d’insectes : le virus du sida est présent en trop faible quantité.
    • une poignée de main, un baiser, un massage, la masturbation (s’il n’y a pas de plaie sur l’un et l’autre des partenaires) : le VIH se transmet uniquement par contact direct entre une « porte d’entrée » et des fluides corporels tels que le sang, le sperme, etc.
    • une transfusion sanguine : chaque don du sang fait l’objet d’un dépistage.
    • les soins dentaires, piercings et tatouages : le matériel utilisé par les professionnels agréés est stérile et à usage unique.

    3 Comment se protéger contre le VIH et éviter tout risque de contamination ?

    Le préservatif interne ou externe pour se protéger

     

    Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

     

    Pour vous protéger de tout risque de contamination, le moyen le plus courant est d’utiliser un préservatif, masculin (externe) ou féminin (interne). C’est une barrière efficace contre les IST dont le VIH lors de vos relations sexuelles.

    Vous pouvez aussi être contaminé par le VIH lors de rapports bucco-génitaux. Dès lors, pour éviter d’être exposé au VIH ou à une autre IST-MST, utilisez un préservatif (il en existe des parfumés !) lorsque vous pratiquez une fellation et optez pour l’utilisation d’une digue dentaire, un petit carré de latex à poser à l’entrée du vagin et du clitoris, dans le cas d’un cunnilingus, ou sur l’anus pour un anulingus.

     

    Le TASP et la PrEP, des alternatives au préservatif

     

    Moins connus que le préservatif, le TASP et la PrEP sont pourtant deux moyens aussi efficaces contre la transmission du virus du sida. Le TasP (« Treatment as Prevention ») consiste à utiliser le traitement d’une personne séropositive par antirétroviraux comme un moyen de prévention. Cela permet de rendre la charge virale intransmissible et ainsi d’empêcher le risque de contamination vers une personne séronégative. Une personne séropositive qui prend son traitement correctement ne peut plus transmettre le VIH a son.sa.ses partenaire(s) (2).

    La PrEP, quant à elle, est destinée aux personnes non porteuses du VIH souhaitant se protéger du virus. Ce traitement médicamenteux se prend avant et après un rapport sexuel potentiellement à risque, ou une pratique risquée (usage de drogues par intraveineuses par exemple). Ce traitement est disponible uniquement en consultation PrEP.

    L’autre point essentiel pour se protéger et éviter de transmettre une infection, est de vous faire dépister régulièrement. Cela vous permet de bénéficier d’un traitement rapide en cas de contamination, et d’avertir votre partenaire pour qu’il ou elle se fasse dépister et traiter à son tour.

    Bon à savoir

    Les autres moyens de contraception que le préservatif, tels que la pilule, l’implant ou encore le DIU (dispositif intra-utérin) ne vous protègent pas des IST.

    4 Que faire si vous avez pris un risque ?

    Rupture de préservatif, relation non protégée… Il existe un traitement qui permet d’éviter l’infection au VIH : le TPE (traitement post-exposition). Il s’agit d’un traitement d’urgence que vous devez prendre le plus rapidement possible après le rapport à risque, au mieux dans les 4 heures, au maximum dans les 48 heures. Sous forme de trithérapie, le traitement dure un mois et demande des dépistages réguliers pendant 3 mois. Vous pouvez notamment y avoir accès dans les services d’urgences des hôpitaux.

    Après un rapport à risque, prenez également rendez-vous chez votre médecin qui vous indiquera le traitement et les précautions à prendre. Vous pouvez aussi consulter à distance grâce à la téléconsultation.

    5 Comment savoir si vous êtes infecté par le VIH ?

    Si 5 millions de tests VIH sont réalisés chaque année en France (2), ils restent malheureusement souvent trop tardifs. En effet, le VIH continue sa progression dans l’organisme tant que les traitements ne sont pas suivis. D’où l’importance de se faire dépister régulièrement pour savoir si vous êtes infecté par le VIH ou d’autres IST. En cas de doute ou de rapport à risque, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

    Pour dépister l’infection par le VIH, une analyse de sang est effectuée pour rechercher des anticorps spécifiquement créés par votre organisme en défense au virus. À noter que votre corps met un certain temps avant de produire ces anticorps. Il est donc nécessaire de vous faire dépister en respectant les délais d’attente suivant un rapport jugé à risque : 6 semaines pour une prise de sang classique, 3 mois pour un TROD (test rapide à orientation diagnostic pratiqué dans certains centres de dépistage, plannings familiaux et par des associations lors d’événements festifs (festival, manifestation, etc.)) et 3 mois pour un autotest, à pratiquer donc soi-même et disponible en pharmacie.

     

    Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

     

    Vous pouvez réaliser le test sur prescription médicale dans n’importe quel laboratoire ou directement dans un centre gratuit d’information et de dépistage des IST (CEGIDD). Dans les CEGGID, les tests se font de façon anonyme, et il suffit d’être accompagné d’un majeur pour se faire dépister lorsque l’on est mineur.

    Afin de faciliter le dépistage du VIH, la Mairie de Paris et la Région des Alpes-Maritimes (soutenues par l’Assurance Maladie) proposent des tests gratuits, sans rendez-vous ni ordonnance. Vous pouvez ainsi vous rendre dans un laboratoire d’analyse médicale proche de chez vous, muni de votre carte vitale (ou de votre numéro de Sécurité sociale) pour vous faire dépister.

    6 Les traitements anti-VIH permettent-ils de bloquer la transmission du virus ?

    Les traitements utilisés contre le VIH s’appellent les « antirétroviraux » (ARV). Ils agissent comme une véritable barrière protectrice qui vient soutenir votre système immunitaire et réduire votre charge virale (la quantité de virus dans votre sang) jusqu’à ce qu’elle devienne indétectable lors de vos tests sanguins. Ils empêchent donc que vous transmettiez le virus à votre ou vos partenaire(s), même si vous ne vous êtes pas protégés durant un rapport sexuel avec un préservatif. À ce jour, les traitements antirétroviraux sont la meilleure réponse contre le VIH et sa transmission, un vaccin n’ayant pas encore été trouvé. Il est donc possible de vivre une sexualité épanouissante en limitant les risques lorsqu’on est séropositif !

    Chiffres-clés

    • 23 % des jeunes de 15 à 24 ans affirment ne pas recevoir assez d’informations sur le VIH/sida.
    • 23 % des jeunes pensent que l’on peut guérir du sida.
    • 8 % des jeunes de moins de 25 ans admettent avoir pris au moins une fois un risque les exposant au VIH.
    • 13 % des personnes interrogées pensent que le VIH peut s’attraper en buvant dans le verre d’une personne ou au contact de sa transpiration.

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    Il prévoit la prise en charge immédiate des préservatifs féminins et masculins non remboursés par le RO dans le forfait intimité/vie de couple (50 euros par an

    quel que soit le niveau de soins souscrit).

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    L’Essentiel de l’article

    • Il existe 3 modes de transmission du VIH : par voie sexuelle, par contact du sang, pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.
    • Pour se protéger du VIH il existe les préservatifs, la PrEP et le TASP.
    • Le dépistage du VIH est nécessaire après chaque rapport à risque.

    (1) Prévention Sida, Le VIH, c’est quoi

    (2) Solidarité Sida, État des lieux

    (3) Sidaction, Sondage Ifop-Bilendi : Les jeunes, l’information et la prévention du Sida “La lutte contre le Sida est au milieu du gué chez les jeunes”, 2019

  • Tous les conseils pour rouler à moto même l’hiver

    Tous les conseils pour rouler à moto même l’hiver

    1 Les équipements personnels

    Les gants

    Bien s’équiper permet de résister au froid et de conduire avec confort. Les gants, obligatoires sous peine d’amende, sont d’une importance primordiale. Équipez-vous de gants chauffants dont le système électrique permet de produire de la chaleur.

    Le rechargement de leur batterie peut se faire sur la moto grâce à une connexion filaire ou chez vous via une prise secteur. Idéal pour des trajets courts ou des balades de deux heures environ. Autrement, prenez des gants munis d’une membrane étanche et respirante ainsi que de renforts contre les chocs et l’abrasion. Il existe également des poignées chauffantes.

    Un blouson

    Choisissez un vêtement de route, blouson ou veste selon vos goûts, même si la veste longue (qui couvre les hanches et le bas du dos) est recommandée, avec une doublure hiver intégrale, c’est-à-dire avec des manches, et un rabat antifroid, qui empêche le froid de traverser le zip de fermeture. L’idéal est d’opter pour un gilet airbag qui saura non seulement vous protéger du froid, mais vous protégera également, surtout en cas de chute.

    Les vêtements

    Ensuite, ne multipliez pas les couches : une polaire et un sous-vêtement technique (qui permettent de conserver la chaleur) sous votre veste doivent suffire.
    Quant au choix du pantalon, optez pour des pantalons textiles qui peuvent être portés par-dessus un pantalon ordinaire. Ils sont quasiment tous dotés de protections aux genoux, voire aux tibias, et de renforts ou de protections aux hanches.

    À noter que de plus en plus de blousons et de pantalons sont dotés d’un zip de connexion, qui permet de lier le haut et le bas et d’éviter ainsi que l’air ne pénètre par le bas du dos.

    L’idée essentielle est d’empêcher l’air de pénétrer dans votre équipement quand vous roulez. Il faut donc ajuster au mieux votre ensemble veste-pantalon, bien penser à enfiler vos gants par-dessus vos manches, et être spécialement attentif à l’étanchéité entre votre tour de cou et votre casque. 

    Le casque

    Enfin, choisissez un casque intégral équipé d’une lentille Pinlock, pour éviter toute buée.

    Assurance moto.

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    2 Les équipements de la moto

    Comme pour les équipements personnels, il existe de nombreux accessoires chauffants. Vous pouvez ainsi vous doter de poignées chauffantes ou d’une selle chauffante. Néanmoins, pas de miracle, ces poignées ne sont d’aucun secours pour réchauffer l’extérieur de vos mains. Même s’ils sont peu esthétiques, les manchons offrent une bien meilleure couverture.

    Les tabliers vous apporteront également du confort et de la chaleur. Les modèles les plus pratiques possèdent une ouverture au niveau de la trappe à essence. Faites attention toutefois lors de l’installation du tablier à bien l’accrocher et à ce qu’il ne soit pas en contact avec la motorisation, la chaleur pouvant le faire fondre.

    En temps de neige, des précautions supplémentaires sont à prendre. Il est ainsi recommandé de modifier la suspension arrière qui, une fois assouplie, offre une meilleure tenue de route. Si la fourche autorise un réglage de la détente, on peut la changer en conséquence. Il faut également procéder au contrôle de l’état des pneus, dont la pression doit être conservée dans les limites préconisées par le fabricant pour que les rainures remplissent bien leur rôle. Enfin, les modèles de pneus M+S ou marqués du pictogramme 3PMSF (Three Peak Moutain Snow Flake) sont adaptés à la conduite sur la neige.

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    C’est le nombre de motards blessés dans un accident en 2020. (1)

    3 La conduite de la moto

    Dans des conditions extrêmes, vos pneus auront besoin d’un peu de temps pour trouver une adhérence correcte. Laissez-leur le temps de chauffer. Il en sera de même pour la température de fonctionnement de votre moto. Laissez tourner le moteur au ralenti quelques minutes.

    Sur la route, conduisez avec douceur et souplesse : pas de gestes brusques, pas de forte accélération ni de freinage brutal, opérez une diminution notable de la vitesse, ne faites pas de changements brusques de direction…

    Augmentez également les distances de sécurité afin de disposer d’une marge de sécurité en cas de freinage inopiné sur un terrain à l’adhérence incertaine. Négociez les courbes à plat, en prenant le moins d’angles possible, pour pouvoir mieux réagir à un comportement imprévu de la moto.

    Prenez garde aux zones à risque en termes de verglas. Faites particulièrement attention aux tronçons de route ombragés – les risques de verglas sont réels même si le bitume semble sec –, aux ponts et autres segments de route suspendus – plus froids que le sol –, et aux bandes blanches et plaques d’égout au risque de glisse élevé.

    * Lorsque la moto est garantie en cas d’accident ou de vol, votre casque, vos gants homologués CE et votre gilet airbag agréé SRA de moins de 10 ans sont également indemnisés. En cas de vol, les équipements doivent être remisés dans le top case, le coffre ou les sacoches rigides verrouillées. L’indemnisation intervient une fois par année d’assurance, dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des équipements adaptés pour toutes les parties du corps.
    • La moto peut également être équipée contre le froid et pour la conduite sur la neige.
    • Il faut adapter son pilotage aux conditions difficiles.

    (1) ONISR, Bilan de l’accidentalité en 2016
  • Connaissez-vous le Giving Tuesday, la journée mondiale de la solidarité et de la générosité ?

    Connaissez-vous le Giving Tuesday, la journée mondiale de la solidarité et de la générosité ?

    Lancé en 2012 par la communauté new-yorkaise du centre culturel 92nd Street Y et la Fondation des Nations unies, le Giving Tuesday est un mouvement mondial qui célèbre et encourage la générosité et l’engagement grâce à la mobilisation de tous. Chaque premier mardi de décembre (après Thanksgiving), cet événement solidaire créé en réponse aux journées commerciales (Black Friday et Cyber Monday) invite particuliers, entreprises,commerces et écoles à donner de leur temps, de l’argent, de la nourriture ou des objets et à organiser des collectes pour soutenir les actions des associations.

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutien de nombreuses initiatives solidaires.

    Renseignez-vous !

    Vous souhaitez agir ?

    Rendez-vous sur Diffuz,

    la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

  • 9 conseils pour protéger votre maison en hiver

    9 conseils pour protéger votre maison en hiver

    1 L’isolation

    Vérifier la toiture

    Pour éviter que mauvaise saison ne rime avec infiltrations, il est important de faire vérifier régulièrement votre toiture par des professionnels. Ils évalueront la nécessité de faire des réparations ou de procéder à un simple nettoyage de la couverture.

    Renforcer l’isolation thermique

    Le froid s’immisce souvent par les combles ou par le pourtour de fenêtres un peu anciennes. Avant l’hiver, c’est le bon moment pour entreprendre des travaux d’isolation : une maison bien isolée, c’est une maison au chaud et des économies de chauffage. Pour vérifier votre isolation, tournez-vous vers un professionnel des bilans thermiques, ou vers l’ADIL (Agence départementale d’information sur le logement) de votre département, qui saura vous conseiller et propose également des diagnostics pour vos travaux d’isolation.

    Dégager les gouttières

    Avant l’hiver, assurez-vous que l’eau s’écoule librement dans vos gouttières. Lorsque le gel arrive, l’eau qui stagne dans une gouttière bouchée risque de la déformer, de l’endommager et de provoquer des infiltrations d’eau dans la maison.

    Protéger les canalisations

    Lorsque la température se maintient pendant 24 heures au-dessous de 0 °C, toutes les tuyauteries situées hors des locaux chauffés doivent être vidées sous peine de dégâts. Coupez l’alimentation en eau et vidangez toutes les canalisations et installations hydrauliques. À défaut, protégez-les par une gaine isolante ou des câbles chauffants.

    Isoler votre compteur d’eau

    Votre compteur d’eau appartient à votre fournisseur d’eau, mais vous êtes responsable de son entretien. N’oubliez pas de le protéger contre le gel en l’entourant d’un isolant efficace. Surveillez aussi régulièrement son affichage pour détecter toute anomalie révélatrice de fuites.

    Protégez votre habitation !

    Le contrat Assurance Habitation Macif prévoit une option pour protéger vos canalisations extérieures en cas de grand froid* !

    2 Les sources d’incendies domestiques

    Surveiller les appareils électriques

    Les guirlandes électriques classiques (non LED), les chauffages d’appoint et autres appareils électriques peuvent présenter des risques d’incendie. Veillez à toujours les éteindre lorsque vous vous absentez, même pour très peu de temps.

    Ramoner les conduits

    Pour réduire les risques d’incendie, il est indispensable de faire ramoner les cheminées une à deux fois par an par des professionnels, tout comme les conduits de chaudières, poêles et inserts.

     

    Calculez le QI de votre maison !

    Le QI d’une habitation, c’est son Quotient Incendie. Pour évaluer le vôtre et découvrir comment l’améliorer, faites le test sur Macif.fr : 15 questions pour évaluer le niveau de protection de votre maison contre les incendies et si vous avez les bons réflexes en cas de sinistre.

    3 L’entretien du système de chauffage

    Effectuer les révisions obligatoires

    Toutes les chaudières doivent faire l’objet d’un entretien annuel, effectué par un professionnel. Cette révision obligatoire limite les risques d’intoxication au monoxyde de carbone et les pannes, et elle augmente la durée de votre installation. Une chaudière bien entretenue est 8 à 12 % plus économe en énergie* et émet moins de monoxyde de carbone (CO).

    Purger les radiateurs

    Avant de remettre en route le chauffage, pensez à purger les radiateurs à eau pour chasser les bulles d’air qui les empêchent de fonctionner correctement. C’est très simple : dévissez la petite molette située en haut pour laisser échapper les bulles d’air emprisonnées dans la tuyauterie.

    1 °C de moins,

    de 20 °C à 19 °C, c’est un pull en plus et c’est surtout 7 % de consommation en moins !

    * Dans les conditions et limites fixées au contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Vérifier l’état des toitures, gouttières et de l’isolation.
    • Isolez vos canalisations et compteurs.
    • Faites vérifier votre chaudière.
    • Faites ramoner votre cheminée.

    Source : ADEME, juillet 2016.
  • Bronchiolite chez l’enfant : comment prévenir et soulager les symptômes ?

    Bronchiolite chez l’enfant : comment prévenir et soulager les symptômes ?

    La bronchiolite est une maladie que les jeunes parents découvrent (malheureusement) assez rapidement, à l’instar de la grippe et de l’asthme infantile. Très fréquente, elle touche près de 480 000 enfants (1) chaque hiver, soit 30 % des enfants de moins de 2 ans. Mais savez-vous ce que c’est exactement ?

    « Les enfants de moins de 2-3 ans n’ont pas de bronchite comme les adultes, mais une inflammation au niveau des petites bronches (les bronchioles). Cette maladie pulmonaire se caractérise par une gêne respiratoire avec une toux plutôt sèche. Elle peut être accompagnée de sifflements mais pas forcément », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre. La plupart du temps, cette maladie dure une dizaine de jours mais reste bénigne. Dans tous les cas, consultez votre médecin pour évaluer la situation.

    1 L’hygiène pour prévenir les virus !

    La bronchiolite survient principalement l’hiver. Bonnet, gants, combinaison chaude… : couvrez bien votre bébé car cette infection commence souvent par un simple rhume. Comme pour les autres maladies contagieuses, l’hygiène est importante. « Un rhume chez un adulte peut très bien entraîner une bronchiolite chez un enfant car il est plus fragile », prévient la pédiatre. Lavez-vous donc systématiquement les mains quand vous devez habiller votre bébé ou le nourrir. Votre enfant a certainement une bouille à croquer, mais si vous êtes enrhumé, il va falloir repousser vos envies de lui faire des bisous afin de ne pas le contaminer ! Pensez aussi à nettoyer ses jouets, peluches, biberons… Et aérez votre logement au moins 10 minutes par jour pour évacuer les polluants et bactéries de l’air intérieur.

    Chiffre-clé

    2 à 3 % des enfants de moins de 1 an sont hospitalisés chaque année pour cause de bronchiolite (1).

    2 Quelques bons gestes pour le soulager

    Si votre bébé commence à avoir le nez qui coule ou à tousser, « nettoyez bien son nez avec du sérum physiologique jusqu’à ses 9 mois. Au-delà, vous pouvez utiliser un spray nasal à l’eau de mer », conseille le Dr Rondeleux. Continuez à l’alimenter normalement en fractionnant ses repas. Fatigué, il n’aura peut-être pas la force de bien manger. Hydratez-le tout au long de la journée pour apaiser l’irritation due à la toux.

    Pour aider votre bébé à mieux respirer pendant son sommeil, surélevez sa tête de lit (il existe des matelas inclinés). S’il a un peu de fièvre, retirez-lui sa couverture et optez pour des vêtements légers en coton afin de faire baisser la température. Veillez aussi à ce que la température de la pièce soit d’environ 19 °C et à ce que personne ne fume à côté de votre bébé car cela pourrait aggraver la maladie. Des astuces simples à mettre en place pour aider votre enfant à mieux dormir et à se rétablir.

    Restez vigilant surtout dans les deux ou trois premiers jours après l’apparition des premiers symptômes, et consultez un médecin si son état se dégrade.

    À savoir

    Ne donnez pas d’antitussif ou de fluidifiant bronchique (1) à votre enfant pour calmer sa toux. Ils sont déconseillés chez le tout-petit et la toux est nécessaire pour évacuer naturellement les sécrétions qui gênent sa respiration.

    Votre enfant présente des symptômes de bronchiolite ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un médecin*.

     

    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • La bronchiolite est une maladie contagieuse mais bénigne.
    • Elle se manifeste par une gêne respiratoire accompagnée de toux, parfois sifflante.
    • Lavez vos mains, aérez votre logement, désinfectez les objets touchés par votre bébé, lavez régulièrement son nez.

    Merci au Docteur Emmanuelle Rondeleux, pédiatre, pour ses conseils.

    (1) HAS, Bronchiolite aiguë du nourrisson : une prise en charge qui repose sur le lavage de nez et la surveillance active par les parents, 2019

  • Protections hygiéniques : tout savoir sur le syndrome du choc toxique

    Protections hygiéniques : tout savoir sur le syndrome du choc toxique

    Maladie infectieuse rare, le syndrome du choc toxique (SCT) survient pendant les règles. Souvent associé aux tampons, il peut également avoir lieu suite au port d’une coupe menstruelle. Le Dr Paganelli, gynécologue, démêle le vrai du faux sur cette infection pour la prévenir au mieux.

    Le syndrome du choc toxique est une maladie liée aux règles qui peut avoir des conséquences graves sur votre santé. Heureusement, certaines précautions et une meilleure utilisation des protections hygiéniques permettent de limiter les risques. Tour d’horizon des idées reçues les plus répandues sur le syndrome du choc toxique.

    1 Le syndrome du choc toxique survient pendant les règles

    VRAI – Le choc toxique (à ne pas confondre avec une infection sexuellement transmissible) est lié à l’afflux de sang dans le vagin pendant les règles. En effet, si cette bactérie est naturellement présente dans notre environnement et sans danger lorsqu’elle reste à la surface de la peau, elle devient dangereuse lorsqu’elle s’introduit dans la circulation sanguine puisqu’elle peut proliférer et produire la toxine responsable de l’infection. « Les symptômes se manifestent généralement dans un délai de 3 à 5 jours après le début des règles », constate le Dr Paganelli, gynécologue.

    2 Seul le port du tampon peut déclencher un syndrome du choc toxique

    FAUX – Le tampon n’est pas le seul responsable du syndrome du choc toxique (SCT). La coupe menstruelle, si elle est mal utilisée, est aussi pointée du doigt, ainsi que certains moyens de contraception comme l’éponge menstruelle ou le diaphragme par exemple (1).

    « Toutes les protections hygiéniques internes (tampon, coupe menstruelle) exposent à un risque de choc toxique car elles entraînent une stagnation de sang dans le vagin, qui est un environnement favorable au développement des bactéries. C’est ce qui provoque le choc toxique », explique la gynécologue. Heureusement, quelques règles d’hygiène permettent de l’éviter.

    Bon à savoir : les bons gestes pour éviter le choc toxique

     
    • Lavez-vous les mains avant et après chaque changement de protection.
    • Changez de tampon ou videz votre coupe menstruelle toutes les 4 à 6 heures selon votre flux.
    • Choisissez un tampon adapté à votre flux (pas trop absorbant car le besoin d’en changer peut se faire ressentir trop tardivement).
    • Privilégiez les serviettes hygiéniques la nuit.

    3 Toutes les femmes peuvent être victimes du SCT

    FAUX – 20 à 30 % (1) des femmes sont porteuses naturellement du staphylocoque doré, mais « seulement 1 à 5 % (2) sont porteuses de la bactérie S. aureus, c’est-à-dire la souche du staphylocoque doré responsable du syndrome du choc toxique », explique la gynécologue.

    « Si l’écoulement des règles est bloqué dans le vagin, la bactérie S. aureus va utiliser les règles comme milieu de culture pour se développer. Il libérera alors une toxine (TSST-1) responsable du choc toxique, explique le Dr Paganelli. Néanmoins, toutes les femmes porteuses du Staphylocoque aureus ne développeront pas forcément un choc toxique. »

    4 Les tampons et coupe menstruelle bio permettent d’éviter le SCT

    FAUX – Les tampons bio ne protègent pas plus du choc toxique que les tampons classiques. « C’est une mauvaise utilisation du tampon ou de la coupe menstruelle qui favorise le risque de contracter l’infection, et non leur composition », explique la gynécologue.

    5 Le choc toxique peut se guérir

    VRAI – Le choc toxique doit être traité immédiatement après avoir été dépisté, avant que l’infection ne puisse nuire aux organes vitaux, en créant notamment des lésions au cœur, aux poumons, aux reins ou au foie, par exemple. Plus grave, le choc toxique peut également entraîner une perte de conscience, un coma, voire un décès dans les cas les plus graves.

    Néanmoins, traité à temps, le choc toxique ne laisse aucune séquelle. « À l’apparition des premiers symptômes (fièvre, malaise, nausées, vomissements) vous devez enlever le tampon ou la coupe menstruelle et vous rendre immédiatement chez votre médecin ou consulter en ligne grâce à la téléconsultation » explique la gynécologue. Une fois le diagnostic posé, la personne est prise en charge à l’hôpital, en soins intensifs, afin de recevoir un traitement comprenant une antibiothérapie et l’injection d’immunoglobulines par voie intraveineuse.

    6 On peut être atteinte du SCT plusieurs fois dans sa vie

    VRAI – Vous pouvez faire plusieurs chocs toxiques dès lors que vous êtes porteuse de la bactérie responsable du syndrome. C’est pourquoi, « il est fortement conseillé aux femmes ayant déjà fait un syndrome de choc toxique menstruel de ne plus utiliser de protection intime interne (ni tampon ni coupe menstruelle) », indique le Dr Paganelli.

    Protections hygiéniques : tout savoir sur le syndrome du choc toxique

     

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un(e) gynécologue*.

     

    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • 1 à 5 % (2) des femmes sont porteuses de la bactérie S. aureus responsable du syndrome du choc toxique.
    • Le syndrome du choc toxique a lieu au moment des règles.
    • L’utilisation prolongée d’un tampon ou d’une coupe menstruelle augmente significativement le risque.

    (1) Hospices Civils de Lyon, Syndrome du choc toxique lié aux règles, 2020

    (2) Eclinial Medicine, « Association of characteristics of tampon use with menstrual toxic shock syndrome in France », 2020

  • Acupuncture : stop aux idées reçues

    Acupuncture : stop aux idées reçues

    Chiffre-clé

    361 (2). C’est le nombre de points d’acupuncture reconnus sur le corps, dont certains situés au niveau des poumons, du cœur, de l’intestin, du foie ou de la vessie par exemple.

    L’acupuncture fait partie des médecines dites « alternatives » à la médecine classique. Bien que son efficacité soit reconnue par la Haute autorité de santé, elle soulève encore de nombreuses questions. Petit tour d’horizon des idées reçues les plus répandues sur l’acupuncture.

    1 L’acupuncture sans aiguilles n’est pas possible

    FAUX – Les aiguilles ne sont que l’une des 6 techniques pratiquées par l’acupuncteur. Pour les enfants par exemple, l’acupuncture laser est utilisée pour envoyer des stimuli aux points d’acupuncture grâce à un laser infrarouge, qui remplace alors les aiguilles. « Une autre technique consiste à utiliser des ventouses ou des aimants pour soulager le mal de dos », explique le Dr Stéphan, acupuncteur. Attention, si différents professionnels peuvent utiliser ventouses ou aimants, seuls les professionnels de santé (médecins, sages-femmes ou chirurgiens-dentistes) sont autorisés à utiliser des aiguilles.

    2 Les aiguilles d’acupuncture font mal

    FAUX – L’aiguille utilisée pour l’acupuncture est très fine (0,16 mm à 0,18 mm). La pose est généralement indolore et ne laisse aucune marque sur votre peau. Toutefois, quand le médecin tourne l’aiguille pour stimuler les points d’acupuncture, vous pouvez sentir un léger picotement. « Ce n’est pas douloureux mais ces sensations sont recherchées par le médecin et font partie d’un traitement efficace », affirme l’acupuncteur.

    3 L’acupuncture peut entraîner une infection sanguine ou cutanée

    FAUX – Les aiguilles utilisées par les acupuncteurs sont stériles et à usage unique, ce qui élimine tout risque de transmission de maladie. « Il n’y a absolument aucun risque d’infection avec l’acupuncture, affirme le médecin. Toutes les aiguilles utilisées sont à usage unique. Nous les jetons ensuite dans un conteneur spécifique et les aiguilles sont incinérées. »

    4 L’acupuncture est remboursée par la Sécurité sociale

    VRAI – Les séances d’acupuncture sont remboursées en partie par la Sécurité sociale, à condition qu’elles soient réalisées par un médecin titulaire du diplôme d’État (appelé Capacité d’Acupuncture), ou par un professionnel de santé ayant obtenu un diplôme universitaire (DU) ou interuniversitaire (DIU), comme les médecins et les sages-femmes. Attention toutefois, un certain nombre de professionnels exercent en secteur 2 : renseignez-vous avant auprès du professionnel pour connaître son tarif et les éventuels dépassements d’honoraires.

    « Si le patient respecte le parcours de soins coordonnés, c’est-à-dire que la consultation est prescrite par son médecin traitant, il sera mieux remboursé », précise l’acupuncteur.

    5 L’acupuncture soigne et n’agit sur les douleurs que si l’on y croit

    FAUX« L’acupuncture n’est pas une croyance. Comme toute médecine, elle se fonde sur des données scientifiques, des études, des preuves et des milliers de tests sur des patients prouvant l’efficacité de cette pratique », souligne le Dr Stéphan. Cela concerne notamment le traitement des douleurs chroniques ou des nausées et vomissements (en période postopératoire, liés à la grossesse ou provoqués par une chimiothérapie anticancéreuse) (1). Certains hôpitaux proposent même des séances d’acupuncture à destination des malades du cancer.

    6 L’acupuncture soulage les maux de grossesse et prépare à l’accouchement

    VRAI « L’acupuncture est recommandée pour traiter de nombreux maux de la grossesse (nausées, vomissements, ou douleurs diverses) », constate l’acupuncteur. En fin de grossesse, les séances d’acupuncture pourraient aussi aider à préparer le corps à l’accouchement, en facilitant le positionnement idéal du bébé (soit la tête dirigée vers le sol, ventre appuyé sur celui de sa mère) ou en déclenchant les contractions par exemple.

    « Le diplôme universitaire d’acupuncture obstétricale permet justement de former de nombreuses sages-femmes mais aussi médecins gynécologues-obstétriciens à cette médecine traditionnelle chinoise », précise le Dr Stéphan.

    7 Les bébés peuvent aussi bénéficier d’une séance d’acupuncture

    VRAI – L’acupuncture peut aussi être utilisée chez les tout-petits (troubles du sommeil, problèmes digestifs, problèmes ORL à répétition, eczémas…) en complément d’une prise en charge médicale conventionnelle. « Mais chez les plus jeunes, on préférera mettre très peu d’aiguilles et utiliser le massage inspiré de l’acupuncture pédiatrique japonaise (appelée Shonishin) ou le laser », ajoute le Dr Stéphan.

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif rembourse certaines médecines douces dont vos séances d’acupuncture.*

     

    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions
    et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • L’acupuncture est un acte médical à part entière.
    • Les piqûres, réalisées à l’aide d’aiguilles très fines, ne sont pas douloureuses.
    • Les séances, réalisées par un professionnel de santé, sont remboursées par l’Assurance Maladie sur la base du tarif de convention (soit 70 % de 23 €).

    (1) Solidarités-santé.gouv, L’acupuncture

    (2) Inserm, Évaluation de l’efficacité et de la sécurité de l’acupuncture, 2014

  • Fact-checking : peut-on circuler avec une copie de son permis de conduire ?

    Fact-checking : peut-on circuler avec une copie de son permis de conduire ?

    Permis de conduire, attestation d’assurance ou certificat d’immatriculation (carte grise)… Il n’est pas autorisé de prendre la route avec une photocopie de ses documents administratifs.

    Si vous vous faites contrôler, la non-présentation de votre permis de conduire et des documents originaux du véhicule aux agents de police ou de gendarmerie implique immédiatement une sanction prévue pour les contraventions de première classe (1). C’est-à-dire que vous serez redevable d’une amende de 11 € (R.233-1 du Code de la route). Vous devrez aussi vous rendre dans un délai de 5 jours au commissariat ou à la gendarmerie qui a procédé au contrôle afin de présenter les originaux de vos documents. En cas de manquement à cette obligation, le montant de l’amende grimpera. Vous devrez alors vous acquitter d’une contravention de 4ᵉ classe, et d’une amende forfaitaire de 135 €.

    Une seule exception : vous pouvez rouler avec une photocopie de la carte grise lorsque vous louez un véhicule pour une courte durée (2), c’est-à-dire quelques jours voire quelques semaines.

    Bon à savoir

    Contrairement au permis de conduire, vous pouvez justifier votre identité par tout moyen lors d’un contrôle (3). Si vous redoutez de vous déplacer avec l’original de vos pièces d’identité, vous pouvez donc, en théorie, présenter une photocopie de vos documents officiels. La validité de la copie est laissée à l’appréciation des agents qui procèdent au contrôle.

    Une voiture à assurer ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Il n’est pas autorisé de circuler avec une copie de son permis de conduire.
    • Vous devez toujours présenter vos documents originaux lors d’un contrôle routier.
    • Vous pouvez rouler avec une photocopie de la carte grise uniquement lorsque vous louez un véhicule pour une courte durée.

    (1) gendarmerie.intérieur.gouv, La non-présentation du permis de conduire

    (2) Cartegrise.org, FAQ

    (3) service-public, Contrôle d’identité, 2020