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  • « J’ai décidé de vivre sans téléphone portable »

    « J’ai décidé de vivre sans téléphone portable »

    Ils sont rares, mais ne changeraient de mode de vie pour rien au monde. Plus de liberté, moins de stress… Simon, 29 ans, a choisi de vivre sans téléphone portable. Qu’est-ce qui l’a poussé à faire ce choix ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Il raconte son quotidien « déconnecté ».

    1 Profiter de la vie et se sentir libre

    Simon n’a pas renoncé au téléphone portable, il n’en a tout simplement jamais eu. Pour lui, le téléphone n’est qu’un moyen de se donner rendez-vous : il préfère voir ses amis plutôt que de les appeler, profiter des bons moments sans écrans interposés. Renoncer au portable, c’est aussi cultiver l’instant présent. « J’ai déjà vu des couples au restaurant qui pianotent chacun sur leur téléphone sans se parler. Il y a aussi ceux qui font des selfies devant les monuments plutôt que de s’intéresser à la visite », s’étonne Simon, qui estime qu’en évitant la dépendance au portable, il a également davantage de temps pour lire, passer du temps avec ses proches… « Je n’ai rien contre le téléphone, mais lorsque je vois l’addiction de certaines personnes, ça me conforte dans le fait de ne pas en avoir. »

    Profiter plus largement de sa liberté, se déconnecter, faire une véritable coupure entre vie professionnelle et vie privée… sont aussi des avantages non négligeables. « Je n’ai pas envie d’être joignable tout le temps, reconnaît Simon. J’aime profiter de mon week-end sans être obligé de parler boulot. Bien sûr, on peut me joindre par mail sur ma tablette, mais c’est moins intrusif. Avec le téléphone portable, on se sent souvent obligé de rappeler dans la minute. »

    Chiffre-clé

    95 % des Français possèdent un téléphone portable (y compris un smartphone). (1)

    2 Assumer son côté « décalé »

    Les conversations What’s App ou le langage SMS sont, pour Simon, un grand mystère… « C’est vrai que je me sens exclu de certaines choses mais, pour l’instant, cela ne me dérange pas plus que ça, raconte-t-il. Tous mes amis et collègues savent que je n’ai pas de téléphone portable. L’avantage, c’est qu’ils arrivent à l’heure à nos rendez-vous car, en cas de retard, ils n’ont pas de moyen de me prévenir. » Sans GPS pour se guider, Simon imprime ses itinéraires à l’avance lorsqu’il doit se déplacer ou partir en vacances par exemple. « Avec mes papiers imprimés et mes petits Post-it, je passe parfois pour un original », s’amuse-t-il.

    C’est vrai que je me sens exclu de certaines choses mais, pour l’instant, cela ne me dérange pas plus que ça.

    Simon, 29 ans

    3 Gérer les imprévus sans téléphone

    Dans certaines occasions, comme récemment, lorsque sa compagne, enceinte, était proche de son terme, le téléphone portable lui a un peu manqué. Heureusement, sa collègue institutrice, à l’école, en possède un. « Ma copine savait qu’elle pouvait me joindre sur ce numéro. Aujourd’hui encore, elle l’utilise parfois pour me faire passer de petits messages urgents relatifs au bébé ou à notre organisation quotidienne, admet-il. Elle sait qu’elle peut aussi m’appeler sur le téléphone de l’école. »

    Au quotidien, l’absence de téléphone portable devient tout de même difficile à gérer. « Avec les CM2, nous organisons parfois des courses d’orientation dans la ville : les enfants sont lâchés par petits groupes avec un adulte, qui doit avoir un téléphone en cas de problème. Avec moi, ce n’est pas possible », raconte Simon, qui admet ressentir une pression de plus en plus importante pour s’équiper. « Pour l’instant, je résiste encore, je me sens bien comme cela, conclut-il. Mais si, à l’école, cela devient trop handicapant, j’y réfléchirai peut-être… »

    L’Essentiel de l’article

    • Vivre sans portable permet de profiter davantage de l’instant présent, de se sentir libre et de déconnecter du bureau.
    • Les inconvénients : ne pas avoir de GPS, ignorer le « langage texto » et se sentir en décalage au travail.

    (1) economie.gouv, Baromètre du numérique 2019

  • 4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

    4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

    4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

     

     

    1 La chaudière à condensation

    Comme sa cousine traditionnelle, la chaudière à condensation produit de la chaleur par la combustion de gaz naturel. Mais elle a la particularité de récupérer également la chaleur de la vapeur d’eau issue de la combustion, ce qui augmente ses performances de 15 à 20 % pour une consommation identique (1).

    À la clé, jusqu’à 30 % d’économie sur vos factures ! De quoi amortir assez rapidement le prix d’achat situé entre 1 200 et 5 500 € pour les modèles courants (hors pose), contre 700 à 4 000 € pour une chaudière standard. D’autant que son installation permet de bénéficier du CITE, le crédit d’impôt pour la transition énergétique, soit 30 % sur les dépenses liées à l’achat et l’installation.

    2 Dans le sud, installez du solaire sur le toit

    Des capteurs solaires thermiques installés sur le toit de votre habitation captent les rayons du soleil et les transforment en énergie qui vient chauffer l’eau circulant dans le système de chauffage. La chaleur est le plus souvent restituée via des radiateurs basse température ou un plancher chauffant.

    Évidemment, ce système est dépendant de l’ensoleillement, c’est pourquoi il est généralement couplé à un système à bois ou à gaz pour compenser les périodes défavorables. De ce fait, l’économie réalisée finalement sera plus importante dans les régions méridionales qu’en Île-de-France ou dans le Nord. Par exemple, avec la même installation solaire, vous pourrez couvrir plus de 50 % de vos besoins si vous résidez à Marseille, contre 30 % à Strasbourg (1).

    Les prix d’installation sont assez élevés (13 000 € pour 10 m2 de capteurs et 70 m2 de surface de chauffe), il faut donc bien calculer ses besoins et le potentiel d’ensoleillement de votre région avant d’opter pour cette solution, elle aussi éligible au CITE.

    À SAVOIR

    Le programme Habiter Mieux, initié par le gouvernement et l’ANAH, permet aux propriétaires ne dépassant pas un certain seuil de revenus de bénéficier d’aides pour la rénovation énergétique de leur logement (isolation intérieure et/extérieure, changement du système de chauffage). Les aides s’échelonnent de 7 000 à 10 000 €.

    3 La pompe à chaleur

    La pompe à chaleur (PAC) regroupe des réalités techniques assez différentes mais toutes ont en commun de « pomper » une source froide (eau ou air) pour la réchauffer avant de la restituer, ou l’inverse. Selon le sens choisi, elle peut donc servir à chauffer un logement ou à le rafraîchir, ou les deux (climatisation réversible).

    Son fonctionnement s’appuie sur le principe thermodynamique de compression et de détente des fluides (liquides ou gaz) qui a pour effet de produire de la chaleur ou du froid. Lorsqu’elle pompe de l’air, la PAC est dite aérothermique, et lorsqu’elle pompe de l’eau, on parle de PAC géothermique (voir ci-dessous).

    L’aérothermie

    La chaleur est produite à partir de l’air capté dehors, qui est ensuite injecté dans une pompe à chaleur où il est comprimé pour se réchauffer avant d’être restitué à l’intérieur de l’habitation. Ce système a la particularité d’être réversible : l’air chaud capté en été est refroidi par détente (le contraire de la compression) et utilisé pour climatiser les pièces. C’est un système performant, relativement facile à installer (2). Côté prix, comptez autour de 11 000 € HT, pose comprise (4).

    La géothermie

    La géothermie exploite la chaleur naturelle du sous-sol et des eaux souterraines. Elle peut être utilisée pour produire de l’électricité ou directement de la chaleur. Son efficacité dépend bien sûr de la ressource naturelle, car tous les environnements et les terrains ne se valent pas. Les performances sont qualifiées de « haute énergie » (plus de 150 °C), « moyenne énergie » (90 à 150 °C), « basse énergie » (30 à 90 °C) et « très basse énergie » (moins de 30 °C). Le chauffage géothermique consiste donc à puiser les eaux chaudes en profondeur (1 à 2 km généralement en France) (2) pour la faire remonter et circuler dans un système de chauffage, le plus souvent au sol. Si la chaleur de la source d’eau est insuffisante (ce qui est souvent le cas), elle est augmentée par l’ajout d’une pompe à chaleur. C’est un système dont les prix dépendent des conditions naturelles et sont donc très variables : de 10 000 à 16 000 € (4) en moyenne, pour une installation complète dans une maison de 120 m2.

    4 Le vitrage chauffant

    Encore confidentiel, le vitrage chauffant présente pourtant bien des avantages. Dans ce double ou triple-vitrage innovant, la vitre intérieure est chauffée par circulation d’un courant électrique qui active une couche d’oxyde métallique microscopique. L’intérieur de la pièce est alors réchauffé par rayonnement, avec des gains énergétiques annoncés d’environ 30 %. Il a pour lui d’être esthétique, économique à l’usage et d’assainir votre intérieur en éliminant la condensation. Inconvénient majeur : il est encore très coûteux. Comptez environ 1 000 € par m2 de vitrage, sachant qu’il faut 5 m2 pour chauffer une pièce de 20 m2

    Pour financer vos travaux de rénovation et d’aménagement de l’habitat, souscrivez un crédit travaux.

    Et pour tous les travaux d’économie d’énergie et d’équipement de développement durable éligibles à un crédit d’impôt, optez pour le crédit Développement Durable de la Macif.

    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

     

    L’Essentiel de l’article

    • Les chauffages nouvelle génération font souvent appel aux énergies renouvelables.
    • S’ils fonctionnent aux énergies fossiles, leur performance permet une consommation abaissée.
    • Ils sont souvent coûteux à l’installation mais économiques à l’usage.
    • Il existe des aides et des crédits d’impôts pour les travaux de rénovation énergétique. Pour connaître les dépenses éligibles, consulter le site de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

    (1) ADEME, Les chaudières performante

    (2) ADEME, Le soleil au service de votre confort, le chauffage et l’eau solaires

    (3) ADEME, Installer une pompe à chaleur

    (4) Observatoire des énergies renouvelables

    ANAH, Les Cahiers de l’ANAH, n°153, 2017

  • 430 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés aujourd’hui en France

    430 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés aujourd’hui en France

    Selon l’Éducation nationale, le nombre d’enfants et de jeunes handicapés, présentant des troubles moteurs ou cognitifs, faisant leur rentrée à l’école, au collège et au lycée est en constante progression chaque année.

    Ils étaient 211 000 en 2004. Une quinzaine d’années plus tard : ils sont près de 430 000 (1), soit plus du double ! Preuve que l’inclusion est en marche, près de trois quarts de ces élèves suivent un cursus classique en élémentaire et dans le second degré, et un peu moins de 20 % reçoivent un enseignement spécialisé en établissements hospitaliers ou médico-sociaux. La scolarisation pour tous avance grâce à certaines mesures prises par l’État, telles que l’augmentation du nombre de structures d’accueil, le renforcement de la formation des enseignants spécialisés et le développement de l’utilisation des outils numériques, entre autres.

    (1) education.gouv, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, 2020

  • Hydratation : démêlez le vrai du faux sur l’eau !

    Hydratation : démêlez le vrai du faux sur l’eau !

    Un adulte doit boire 1,5 litre d’eau par jour (1) pour rester en bonne santé. Cela peut sembler bien simple pour certains, et pourtant, beaucoup négligent leur hydratation. Démêlons le vrai du faux sur l’eau pour que vous ne restiez pas sur votre soif.

    1 Il ne faut pas boire d’eau pendant les repas

    FAUX – La consommation d’eau au cours du repas doit se faire selon votre soif, et contribuer à couvrir vos besoins journaliers.

    « Boire de l’eau au cours du repas peut générer un inconfort digestif (lourdeur d’estomac) chez certaines personnes mais ce n’est pas déconseillé. L’important est de couvrir ses besoins quotidiens tout au long de la journée, soit boire 1,5 litre d’eau, voire jusqu’à 2 litres en cas de fortes chaleurs » indique Nathalie Hutter-Lardeau, nutritionniste.

    Vous pouvez donc boire à table si vous en ressentez le besoin. « L’eau provient aussi de la nourriture ingérée au cours du repas, notamment certains fruits et légumes comme le melon, la pastèque, le concombre qui peut lui contenir jusqu’à 96 % d’eau », précise la nutritionniste.

    2 Il ne faut pas attendre la soif pour boire de l’eau

    VRAI – L’eau représente environ 60 % du poids du corps d’un adulte (1). Une bonne hydratation assure un bon fonctionnement de tous vos organes, y compris de votre cerveau ! Vigilance, mémoire, concentration… sont autant de fonctions qui ont besoin d’hydratation pour être optimales.

    « La soif est le mécanisme par lequel l’organisme avertit qu’il est en état de déshydratation. Il ne faut donc pas attendre d’avoir soif pour boire, car votre corps aura déjà commencé à souffrir de déshydratation, indique la nutritionniste. Il convient alors de s’hydrater régulièrement, plusieurs fois par jour. Pour cela, ayez toujours avec vous une bouteille d’eau ou une gourde recyclable (à nettoyer quotidiennement). Des applications permettent aussi de vous souvenir de boire grâce à une alarme régulière. »

    3 Boire chaud ne désaltère pas

    FAUX – En période de fortes chaleurs, on ne sait pas toujours quoi boire ni manger. Mais sachez que l’eau qu’elle soit fraîche ou chaude a le même effet sur l’organisme : elle lui fait du bien. « Vous pouvez vous sentir moins désaltéré avec une boisson chaude, car il n’y a pas de sensation de fraîcheur en bouche, mais l’hydratation de votre corps est identique », indique Nathalie Hutter-Lardeau.

    Bien sûr, il faut veiller à boire raisonnablement chaud et privilégiez une eau tempérée pour éviter le risque de trop transpirer et donc d’être déshydraté. De plus, selon une étude de l’université des sciences médicale de Téhéran, « boire trop chaud (> 60 °C) fragiliserait le tissu de l’œsophage et le rendrait alors plus sensible à d’autres facteurs de risque comme le cancer (2) par exemple, met en garde la nutritionniste.

    4 Boire glacé n’est pas bon

    VRAI – Avaler des boissons glacées peut engendrer des désagréments tels que des frissons, des maux de tête, et des troubles du système digestif (diarrhée…). « Lorsque l’on boit trop froid, le corps va chercher à compenser la baisse de température soudaine et va dépenser de l’énergie pour réchauffer le corps. L’idéal est de boire de l’eau à température ambiante ou légèrement fraîche », explique la nutritionniste.

    5 Trop boire peut favoriser la rétention d’eau

    FAUX – Au contraire, boire de l’eau aide à réduire la rétention d’eau ! Lorsque vous êtes déshydraté, votre corps à tendance à stocker le peu d’eau qu’il lui reste comme un réflexe de survie. En veillant à boire régulièrement et grâce à une bonne hygiène de vie, vous permettez à vos reins de bien fonctionner et de réguler la quantité d’eau dans votre organisme. Si vous faites de la rétention d’eau, vous devez donc boire le plus possible, et ne pas vous limiter aux recommandations nutritionnelles.

    Bon à savoir

    « Les eaux riches en sodium sont déconseillées pour les personnes devant suivre un régime pauvre en sel ou ayant tendance à faire de la rétention d’eau (car le sel en est le principal responsable) », précise la nutritionniste. Dans ce cas, privilégiez les eaux minérales peu salées et vérifiez la teneur en sel de vos aliments avant de les consommer.

    6 Les enfants et les personnes âgées doivent boire plus d’eau que les autres

    FAUX« Passé un certain âge, on ressent la soif plus tardivement qu’un jeune adulte (1). Le risque de déshydratation est donc plus élevé. De même chez les enfants, le mécanisme de soif n’est pas encore mature », indique la nutritionniste. Il est donc essentiel de veiller à ce que les personnes âgées et les enfants s’hydratent régulièrement tout au long de la journée, notamment en période de fortes chaleurs.

    Néanmoins, la quantité d’eau recommandée n’est pas plus importante que pour les autres. « Chez les enfants de 3 à 6 ans, les besoins en eau sont de 500 ml à 1 litre/jour. Chez ceux de 6 à 12 ans, ils sont de 1,5 litre/jour. Pour les personnes âgées, les besoins sont similaires à ceux des autres adultes (1,5 litre par jour) », affirme Nathalie Hutter-Lardeau.

    Chiffre-clé

    75 %. C’est la quantité d’eau dans le corps d’un nourrisson. Ce ratio diminue à l’âge adulte pour atteindre 60 % (3). Chez les personnes âgées, le corps humain est composé de 50 % d’eau.

    7 L’eau aromatisée aux fruits est saine

    VRAI et FAUX – Une eau aromatisée aux fruits contribue à l’hydratation du corps, mais pour bien la choisir, regardez la teneur en sucre sur l’étiquette, mais aussi et surtout la liste des ingrédients. Votre eau aromatisée sera plus saine si vous la choisissez sans édulcorant et sans sucre. « Veillez à choisir une eau avec un minimum d’additifs. Boire de l’eau aromatisée, c’est plus fun et cela à meilleur goût, elle peut aider à combler l’apport en eau des personnes qui ont du mal à boire suffisamment au cours de la journée », explique Nathalie Hutter-Lardeau. Vous pouvez également la préparer vous-même à la maison avec des fruits frais.

    Au quotidien, privilégiez néanmoins l’eau naturelle car les fruits contiennent du sucre (fructose) et donc des calories. Sans compter que ces boissons aromatisées habituent le palais au “goût sucré”, ce qui peut renforcer une dépendance au sucre des enfants, notamment. À consommer en mode plaisir, occasionnellement donc !

    8 Café et thé peuvent remplacer l’eau

    VRAI et FAUX – Café, thé, jus de fruits ou de légumes peuvent contribuer à l’apport en eau tout au long de la journée. Au contraire, limitez votre consommation de sodas, boissons énergisantes ou alcoolisées qui déshydratent fortement votre organisme.

    « Mieux vaut consommer café et thé avec modération, en complément de l’eau, pour varier les plaisirs et les bénéfices. L’eau reste la boisson la plus adaptée pour hydrater l’organisme », rappelle la nutritionniste.

    L’Essentiel de l’article

    • L’eau est la boisson la plus adaptée pour hydrater l’organisme.
    • On trouve de l’eau également dans les aliments : fruits et légumes notamment.
    • Il faut boire régulièrement tout au long de la journée.

    (1) Ameli, L’eau, 2019

    (2) International Journal Of Cancer, A prospective study of tea drinking temperature and risk of esophageal squamous cell carcinoma, 2019

    (3) Hydratation for Health, Eau et hydratation

  • Grippe chez l’enfant : mieux vaut prévenir que guérir !

    Grippe chez l’enfant : mieux vaut prévenir que guérir !

    Si cette année, c’est la Covid-19 qui fait les gros titres, la grippe classique n’a pas disparu pour autant. Cette infection virale contagieuse se transmet par des gouttelettes de salive (quand une personne malade parle, éternue ou tousse près de vous), ou lorsque vous touchez des objets contaminés. Heureusement, certaines mesures d’hygiène permettent d’en protéger votre enfant.

    1 Les bons gestes d’hygiène antigrippe

    Pour protéger votre enfant (et toute la famille au passage, bien sûr !), ce sont les mêmes gestes barrières que pour la Covid-19. Il est important de lui apprendre les bons gestes d’hygiène dès le plus jeune âge, car ils restent le rempart le plus efficace contre les virus. « On se lave régulièrement les mains avec du savon, notamment après s’être mouché, avoir mangé ou être allé aux toilettes. On utilise un mouchoir jetable. On tousse dans le creux de son coude », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre.

    Votre enfant a tendance à toucher à tout et à tout mettre à la bouche ? Évitez au maximum qu’il ne le fasse et qu’il se touche le visage, en lui expliquant par exemple la présence de microbes sur ses mains. Vous pouvez aussi diminuer les occasions de se toucher le visage en lui ramassant les cheveux avec un serre-tête ou un élastique, ou en ajustant bien ses lunettes, qui pourraient le gêner et qu’il serait alors tenté de replacer. Ayez aussi toujours des mouchoirs à portée de main, si votre enfant a le nez qui coule par exemple, il évitera ainsi d’utiliser sa main pour s’essuyer.

    Chiffre-clé

    Chaque année en France, 2 à 6 millions de personnes sont touchées par la grippe (1).

    2 Un environnement propre et une bonne hygiène de vie pour dire non à la grippe

    C’est le moment aussi de donner un coup de propre à votre intérieur ! « On nettoie et désinfecte les jouets et objets souvent utilisés par l’enfant… Le virus se transmet aussi par le toucher, y compris au sein de la famille », souligne la pédiatre. Doudous, tétines, crayons-feutres, télécommandes et autres auront donc droit à un coup de propre régulier ! Pour vous protéger des bactéries, pensez aussi à renouveler l’air dans votre logement en aérant chaque pièce au moins 10 minutes par jour.

    Un bon réflexe aussi est de renforcer le système immunitaire de votre enfant. Pour cela, veillez à ce qu’il ait une alimentation saine et équilibrée, limitez sa consommation de sucre et « assurez-vous qu’il dorme suffisamment pour ne pas affaiblir son organisme (10 heures par nuit pour un enfant de 6 ans) », indique le Dr Rondeleux. Votre enfant sera ainsi plus résistant face aux virus et bactéries.

    3 La vaccination en prévention de la grippe

    Pour prévenir la grippe, vous avez aussi la possibilité de faire vacciner votre enfant chaque année pour le protéger. « La vaccination annuelle contre la grippe est possible à partir de 6 mois. On fait deux injections à un mois d’intervalle la première année puis une injection par an. Après 9 ans, une seule injection suffit pour être protégé », explique le Dr Rondeleux. La vaccination est notamment recommandée pour les enfants souffrant d’asthme.

    Enfin, si malgré tous vos efforts, votre enfant présente des symptômes grippaux (la période d’incubation est d’un à deux jours), gardez-le si possible chez vous pour éviter toute contagion.

     

    Grippe chez l’enfant : mieux vaut prévenir que guérir !

     

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    L’Essentiel de l’article

    • Lavez-vous régulièrement les mains et celles de vos enfants avec du savon.
    • Désinfectez les objets et les jouets les plus utilisés à la maison.
    • Aérez votre logement quotidiennement.

    Merci au Docteur Emmanuelle Rondeleux, pédiatre et fondatrice de monpediatre.net, pour ses conseils.

    (1) Santé publique France, Grippe, 2020

  • Mal des transports : comment ne plus avoir mal au cœur ?

    Mal des transports : comment ne plus avoir mal au cœur ?

    Qui n’a jamais été frappé par des maux de tête ou des nausées pendant un long trajet en voiture, en car, ou pire, en bateau ? Le mal des transports (aussi appelé cinétose) est un trouble sans gravité mais très désagréable pour les voyageurs. Heureusement, des solutions existent pour vous soulager et profiter pleinement de votre prochain périple !

    1 Mal des transports : quelles sont les causes ?

    Le mal des transports « survient lorsque le cerveau ne parvient pas à résoudre un conflit entre ce qu’il voit par les yeux, et les mouvements du véhicule qu’il perçoit par l’oreille interne », explique le Pr Martin Hitier, chef de service ORL et chirurgie cervico-faciale au CHU de Caen. C’est par exemple le cas lorsque vous lisez ou que vous restez scotché à l’écran de votre smartphone en voiture !

    Le mal des transports engendre une série de symptômes, sans gravité mais plus ou moins désagréables, comme des nausées, des maux de tête, des vomissements ou encore une somnolence. Comme le précise le spécialiste, « tout le monde peut souffrir du mal des transports dans certaines situations. Il est néanmoins plus fréquent chez l’enfant entre 2 et 15 ans, car à cet âge il n’a pas encore développé les mécanismes d’adaptation aux mouvements des véhicules. Le mal des transports est aussi fréquent chez les adultes souffrant de migraines ou de vertiges liés à l’oreille interne. »

    Bon à savoir

    Les enfants souffrent aussi du mal des transports.

    Nausée, somnolence, vomissements… si votre enfant présente l’un de ces symptômes, il est possible de lui donner certains médicaments qui le soulageront, sur conseils de votre pharmacien. Cependant, même s’ils sont en libre accès, parlez-en avec son pédiatre avant de les utiliser.

    2 Bateau, voiture, avion : est-ce le même phénomène ?

    Vous ressentez le mal des transports en bateau, mais pas en voiture ni dans l’avion ? C’est tout à fait possible ! Le Pr Hitier indique qu’effectivement, « certaines personnes peuvent être plus gênées dans certains transports que dans d’autres. Par exemple, un transport inhabituel comme le bateau sera plus à risque que la voiture, à laquelle une personne sensible peut finir par s’habituer ». Certains facteurs externes comme le froid, le bruit ou certaines odeurs peuvent aussi favoriser l’apparition du mal des transports.

    3 Comment prévenir le mal des transports ?

    Pour prévenir efficacement le mal des transports, il est essentiel d’éviter les facteurs favorisant son apparition. Le spécialiste parle des « 5F », une règle que l’on retrouve notamment chez les marins : le Froid, la Fatigue, la Frousse, la Faim et la Foif (jeu de mots marin sur « soif ») !

    Pour mettre toutes les chances de votre côté, couchez-vous tôt la veille du départ ou faites une sieste avant de voyager ! « Veillez également à manger léger avant votre trajet : un fruit, un peu de pain et de l’eau suffisent à remplir l’estomac sans le surcharger (ce qui risquerait d’aggraver les nausées) », conseille le spécialiste. Pendant le voyage, prévoyez aussi des encas, comme des barres de céréales ou des biscuits pour les petits creux, et n’oubliez pas de boire régulièrement afin d’éviter la déshydratation, car elle accentuerait vos symptômes.

    Prévoyez également de quoi bien vous couvrir, notamment pour vous protéger de la climatisation, et « tentez de vous détendre grâce à des exercices de relaxation, de la musique ou en regardant au loin un point fixe, la route ou l’horizon », poursuit le Pr Hitier. Bien sûr, mettez de côté livres, smartphone ou jeux vidéo qui ne feraient que déclencher vos symptômes.

    Veillez également à manger léger avant votre trajet : un fruit, un peu de pain et de l’eau suffisent à remplir l’estomac sans le surcharger (ce qui risquerait d’aggraver les nausées).

    Pr Martin Hitier, chef de service ORL et chirurgie cervico-faciale

    Mal des transports : quelle place choisir ?

    en voiture : privilégiez la place à l’avant, côté passager, ou si possible, prenez le volant.

    en bus et en car : asseyez-vous à l’avant du véhicule, dans le sens de la marche.

    en train : privilégiez une place dans le sens de la marche.

    en avion : choisissez votre place en achetant votre billet, si possible au niveau des ailes, voire à l’avant de l’appareil car les turbulences sont moins fortes.

    en bateau : placez-vous au centre du bateau, vous ressentirez moins la houle et les vagues.

    4 Quels remèdes utiliser contre le mal des transports ?

    Si vous souffrez régulièrement du mal des transports, la prise de certains médicaments peut prévenir son apparition avant un voyage. Le Pr Martin Hitier conseille ainsi de privilégier les « patchs de scopolamine, à placer derrière l’oreille idéalement 6 à 8 heures avant le transport ».

    Le spécialiste indique que les solutions naturelles sans effets secondaires, comme la consommation de gingembre, de vitamine C ou un traitement à base d’homéopathie permettent également de prévenir et soulager les symptômes liés au mal des transports. N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre médecin avant de prendre des médicaments.

    Vous souffrez du mal des transports ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un ORL*.

     

    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Tout le monde peut souffrir du mal des transports.
    • Vous pouvez avoir mal au cœur dans certains transports et pas dans d’autres.
    • Certains médicaments sont disponibles pour prévenir le mal des transports.
    • Privilégiez une place à l’avant ou au centre du véhicule.
  • Le saviez-vous ? Fumer tue… l’environnement !

    Le saviez-vous ? Fumer tue… l’environnement !

    Si la cigarette porte atteinte à la santé (plus de 75 000 décès en France chaque année (1)), l’impact du tabagisme sur l’environnement n’est pas non plus anecdotique.

    En effet, dès leur culture, les feuilles de tabac sont séchées au charbon de bois et de nombreux arbres sont coupés pour la construction de séchoirs à l’air libre. (2) Cette production participe à la déforestation mais aussi à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Les pesticides utilisés dans les cultures sont également responsables de la disparition de nombreux insectes et animaux (2).

    Une fois allumée, la cigarette continue de polluer l’air en libérant des substances toxiques. Mais l’industrie du tabac, c’est aussi des milliards de mégots (20 à 25 000 tonnes (3) jetés par an en France) retrouvés dans l’environnement, qui mettent en moyenne 12 ans (2) à se dégrader, laissant derrière eux des composants toxiques qui se diluent dans les sols, les eaux, et nuisent aux écosystèmes.

    (1) Santé Publique France, Tabac, 2020

    (2) CNCT (Comité national contre le tabagisme)

    (3) ecologie.gouv, Fumer tue, jeter un mégot pollue, 2020

  • Café : ami ou ennemi de votre santé ?

    Café : ami ou ennemi de votre santé ?

    Il augmenterait la vigilance, entraînerait des troubles du sommeil, agirait contre les maux d’estomac… Les idées reçues sur le café sont presque aussi nombreuses que les études réalisées à son sujet. Essayons de démêler le vrai du faux.

    1 La caféine augmente la vigilance et les facultés de concentration

    VRAI – La caféine favorise le traitement de l’information au niveau du cerveau et diminue le temps de réaction (1). Elle fait partie des éléments qui permettent de booster la mémoire, la concentration et agit comme un vrai stimulant de vos capacités cérébrales, notamment dans les situations où votre vigilance est réduite : fatigue, rhume, manque de sommeil, après un repas copieux ou une nuit travail, etc.

    Ainsi, lorsque vous consommez du café, il faut environ 20 minutes (2) pour que la caféine fasse effet dans votre corps, diminue votre sensation de sommeil et vous aide à rester éveillé (pendant plusieurs heures) !

    Le saviez-vous ?

    Pas tous égaux face au café !

    Les effets du café varient d’une personne à une autre : votre patrimoine génétique explique en partie votre sensibilité à la caféine. (3)

    2 On peut devenir dépendant au café

    FAUX – La dépendance au café n’est pas prouvée scientifiquement. En revanche, un syndrome de manque est observé chez 10 à 20 % (3) des consommateurs réguliers s’ils réduisent subitement leur consommation, avec comme symptômes : maux de tête, nausées, somnolence, irritabilité… Cette sensation de manque s’explique en partie par le fait que le café stimule la production de dopamine, l’hormone du plaisir, mais aucune étude ne prouve que l’arrêt de la caféine provoque des problèmes psychologiques ou physiques, résultats d’une vraie dépendance. Néanmoins, si le café ne rend pas accro, le sucre que vous y ajoutez se révèle addictif. À consommer avec modération donc !

    3 Le café, c’est bon pour la digestion

    VRAI et FAUX – Le café est un stimulant pour tout l’appareil digestif. Il active la production de suc gastrique dans l’estomac (4), le liquide qui permet la digestion. Il stimule également les intestins et permet de lutter contre la constipation. Il favorise par ailleurs le développement de bonnes bactéries qui contribuent à maintenir votre corps en bonne santé.

    Attention toutefois, si vous consommez beaucoup de café (plus de 5 tasses/jour) (4), cela peut perturber votre digestion et vous causer maux de ventre et diarrhées. À noter aussi que chez les personnes ayant un système digestif fragile, la caféine peut provoquer des brûlures d’estomac.

    4 Il ne faut pas boire de café après 17 h

    VRAI et FAUX – Le lien entre la consommation de café et les troubles de l’insomnie n’a jamais été démontré mais attention, nous ne sommes pas tous égaux face à ses effets ! Si vous buvez régulièrement du café, les effets de la caféine sur votre sommeil peuvent s’atténuer au fil du temps (phénomène d’accoutumance). Mais si vous êtes un buveur occasionnel, il vaut mieux limiter votre consommation, voire ne pas en consommer du tout après 17 h.

    En effet, la caféine atteint son niveau le plus haut dans le sang au bout de 30 à 60 minutes après l’ingestion. Le corps élimine en général la moitié des effets dans les 3 à 5 heures qui suivent, mais le reste peut subsister durant 8 à 14 heures dans le corps (5). Le café peut donc vous empêcher de dormir, surtout si vous le buvez après 17 h. Mais en cas d’insomnies à répétition, tournez-vous vers un spécialiste du sommeil.

    Le saviez-vous ?

    On trouve aussi de la caféine dans le thé, le cacao, certains sodas et les boissons dites énergisantes consommées surtout par les jeunes (3).

    5 L’expresso contient plus de caféine

    FAUX – C’est au contact de l’eau que le café diffuse la caféine. Plus le contact du café moulu avec l’eau est long, plus la boisson contient de caféine. Dans un expresso de 3-5 cl, l’eau très chaude traverse vite la dosette de café alors que pour un café filtre de 20 cl, l’eau infuse pendant quelques minutes, donc la boisson est beaucoup plus riche en caféine

    Chiffre-clé

    Si l’expresso est plus fort en goût, il ne contient que 47 à 75 mg de caféine, contre 75 à 200 g pour un café filtre. (6)

    L’Essentiel de l’article

    • Les effets de la caféine varient d’une personne à une autre.
    • On trouve également de la caféine dans le thé, le cacao, certains sodas et les boissons énergisantes.
    • La dépendance au café n’est pas reconnue par le milieu scientifique.

    (1) Fédération Française de cardiologie, Les bienfaits du café

    (2) CAMH, La caféine

    (3) Sciences & Café, Café & Médecine en 20 questions, 2014

    (4) Coffee & Health, Rapport sur le café et ses effets sur la digestion, 2020

    (5) Sleep Education, Sleep and Caffeine, 2013

    (6) FFAS, Quelle est la teneur en caféine des différents cafés ?

  • Aidants et répit : 4 étapes pour se préserver

    Aidants et répit : 4 étapes pour se préserver

    Anxiété, perte de sommeil, fatigue morale ou physique, sentiment de culpabilité de ne pas en faire assez… Le rôle des aidants familiaux n’est pas de tout repos. Les répercussions sur la santé ne sont pas non plus anodines. Heureusement, pour votre parent aidant, des solutions existent pour le soulager.

    1 Étape 1 : Planifier son aide, une manière de garder du temps pour soi

    Pour soutenir vos parents dans leur rôle d’aidant, recommandez-leur d’évaluer l’ampleur des missions qu’ils réalisent au quotidien. En tenant, par exemple, chaque semaine ou chaque mois, un tableau recensant toutes les tâches qu’ils accomplissent. Ils peuvent ainsi évaluer la durée et l’intensité des efforts fournis et peut-être mieux s’organiser ou déléguer certaines tâches à des aidants professionnels. Ils peuvent notamment se faire aider pour la préparation des repas de leur proche, la toilette et l’habillage, ou encore l’entretien de la maison. Une façon également qu’ils prennent conscience de tout ce qu’ils font pour la personne aidée. Les aidants ont en effet tendance à minimiser leur efficacité et à développer souvent un sentiment de culpabilité diffus.

    2 Étape 2 : Se confier à un professionnel pour se sentir soutenu

    Le médecin traitant est l’interlocuteur idéal pour parler de sa situation d’aidant. Partager son ressenti sur le manque de soutien ou de repos, les besoins importants de la personne aidée, avec un professionnel de santé, permet de prendre conscience de son niveau de fatigue, voire d’épuisement. Le médecin proposera à votre parent un bilan de santé global, des conseils dans l’accompagnement du proche dépendant et un suivi régulier, lorsque cela s’avère nécessaire.

    Les professionnels intervenant régulièrement auprès de la personne aidée, comme les infirmières ou les kinés par exemple, peuvent aussi être de bon conseil et prêter une oreille attentive à votre parent en difficulté.

    N’hésitez pas vous-même à échanger avec votre parent, lui poser des questions, écouter ses difficultés et son ressenti sans jugement. Vous pouvez également lui proposer de faire une activité à deux ou en famille, ou lui proposer de s’essayer à la relaxation, pour l’aider à gérer son stress et prendre un peu de recul sur sa situation. L’entourage proche est un soutien précieux et de confiance pour les aidants.

    Besoin d’aide ?

    Le site aveclesaidants.fr de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    Bon à savoir :

    Aidant familial : attention au burn-out !

    Si vous constatez chez votre parent aidant des signes de tristesse et d’irritabilité, un manque de patience accrue, des troubles de l’alimentation et/ou du sommeil (2), invitez-le à consulter rapidement son médecin traitant car c’est peut-être le signe d’un burn-out, aussi appelé syndrome de l’aidant. Vous pouvez également lui proposer de suivre une formation pour aidants afin d’avoir les clés pour mieux aider !

    3 Étape 3 : Partager son expérience grâce aux réseaux d’entraide

    Échanger avec d’autres aidants constitue un bon moyen de se sentir soutenu. Il existe de nombreux forums, plateformes, outils numériques et permanences téléphoniques pour rompre l’isolement et partager ses ressentis. N’hésitez pas à vous rendre sur le site aveclesaidants.fr pour trouver des solutions pour vous soulager au quotidien. Groupe de parole, soutien psychologique, formations… Vous aurez accès à des conseils et des moments d’échange et de répit essentiels pour préserver votre santé physique et mentale.

    Chiffre-clé

    21 % des aidants déclarent qu’ils aimeraient pouvoir arrêter leur engagement auprès de la personne aidée, et 74 % qu’ils auraient parfois besoin de répit pour souffler. (1)

    4 Étape 4 : Prendre soin de soi, se donner le droit au répit

    Bonne nouvelle, le droit au répit pour les aidants existe depuis l’année 2016 ! Il a été intégré à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) prévue par la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement. Grâce à cette disposition, votre parent aidant peut confier son proche pour une heure, une journée ou un week-end, à un professionnel à domicile ou une structure adaptée et ainsi bénéficier d’un moment de repos bien mérité.

    Il peut aussi envisager des vacances sereines sans se séparer de son proche grâce au dispositif « Vivre le répit en famille », un village de vacances associé à une structure médico-sociale pour accueillir aidant et personne accompagnée dans un même lieu. Pendant que l’un prend du temps pour lui, le second bénéficie d’un accompagnement ainsi que d’activités adaptées à son niveau d’autonomie. De la même façon, l’association Maison de Répit accueille les aidants et leurs proches dans des chambres ou des studios, et propose des espaces d’activités et de détente en famille.

    Chiffre-clé

    9 aidants sur 10 ne sollicitent pas les aides auxquelles ils ont droit, par manque d’information, de temps ou par impression de ne pas être éligible. (1)

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    Désormais la garantie assistance Aidants est incluse dans le contrat Garantie Accident* de la Macif. 

     
    *voir conditions

    L’Essentiel de l’article

    • Être aidant est un rôle très prenant voire épuisant.
    • Se confier à son médecin ou échanger avec d’autres aidants permet de se sentir soutenu.
    • Le dispositif « Vivre le répit en famille » offre la possibilité aux aidants de partir en vacances avec leur proche aidé pour se reposer.

    (1) Ipsos-Macif, Enquête nationale aidants – 2020

    (2) Health Status, Eight Signs Of Caregiver Burnout

  • Sucre blanc : quelles alternatives pour les gourmands ?

    Sucre blanc : quelles alternatives pour les gourmands ?

    Le problème avec le sucre raffiné ? Il n’apporte aucune plus-value sur le plan nutritionnel. En effet, lors du raffinage, le sucre perd l’essentiel de ses nutriments, vitamines et oligo-éléments. La seule chose qu’il vous apporte finalement, ce sont des calories ! Totalement « dévitalisé », le sucre est ainsi très vite assimilé par l’organisme qui va alors réclamer tout aussi rapidement une « nouvelle dose ». Enfin, pour être blanc ou roux, le sucre passe par une coloration ou décoloration physique ou chimique, pas vraiment recommandable. Mieux vaut donc jeter son dévolu sur des sucrants plus intéressants tant sur le plan nutritionnel que gustatif.

    35 kilos par an

    C’est la quantité de sucre consommée par personne chaque année en France. La moyenne mondiale est de 20 kg par an.(1)

    Sucre blanc : quelles alternatives pour les gourmands ?

     

    Le saviez-vous ?

    Macif est partenaire de Yuka : l’appli qui vous aide à décrypter les étiquettes.

    1 Miel, sirop d’érable, sirop de maïs… Les sucres liquides

    Le miel

    C’est quoi : le miel est fabriqué à partir du nectar des fleurs (un petit liquide sucré) récolté et transformé naturellement par les abeilles. Veillez ainsi à acheter un miel venant d’Europe et non un « faux miel » importé d’Asie qui est dilué avec du sirop de sucre.

    Ses avantages : il est gorgé de nutriments aux propriétés antibactériennes, antioxydantes et anti-inflammatoires. D’un point de vue gustatif, il apporte une saveur particulière qui ravira les gourmands.

    Ses inconvénients : principalement composé de fructose et de glucose, le miel est non seulement riche en calories, mais aussi vite assimilé par l’organisme. À consommer avec modération !

    Au quotidien : il parfume à merveille un thé, un yaourt et se révèle magique pour donner du moelleux aux gâteaux car il retient l’eau.

    Index glycémique : entre 35 et 80 (le miel d’acacia possédant l’IG le plus faible vs le miel de fleurs dont l’IG est de 80, soit le plus élevé).

    Le sirop d’érable

    C’est quoi : le sirop d’érable est réalisé à partir de la sève d’érable (composée à 97 % d’eau) portée à ébullition.

    Ses avantages : il est particulièrement riche en antioxydants (bien plus encore que le miel), tandis que son goût naturellement prononcé et son pouvoir sucrant plus élevé que le sucre permettent de réduire les doses.

    Ses inconvénients : le sirop d’érable est avant tout une source de glucides concentrés… et donc de calories !

    Au quotidien : on l’adore sur une gaufre, une crêpe, un pancake, mais aussi dans une salade de fruits et les gâteaux. Plus original, il accompagne les plats à base de volailles et de viandes.

    Index glycémique : entre 55 et 65

    Le sirop de yacon

    C’est quoi : le sirop de yacon est fabriqué à partir de racines de yacon, plante verte très répandue dans les régions montagneuses des Andes sud-américaines.

    Ses avantages : outre ses qualités nutritionnelles, le sirop de yacon étant riche en potassium et en antioxydants, il est aussi très peu calorique. De plus, ce sirop est apprécié pour son goût légèrement fruité et caramélisé.

    Ses inconvénients : trop consommé, il peut entraîner des troubles intestinaux.

    Au quotidien : il se substitue au sucre dans le thé, le café, la limonade, les gâteaux, le muesli, et s’incorpore même dans les sauces et les vinaigrettes.

    Index glycémique : 65

    2 Stevia, sucre de bouleau, sirop d’agave… Les édulcorants naturels

    La stevia

    C’est quoi : La stevia est une plante d’Amérique du Sud et Centrale dont les feuilles sont, une fois séchées, transformées en une poudre fine à laquelle on additionne des agents de charge.
    Ses avantages : elle ne possède pratiquement aucune calorie ni d’arrière-goût ! La stevia est donc idéale pour ceux qui prennent soin de leur ligne. La stevia limite aussi l’apparition des bactéries buccales responsables des caries.
    Ses inconvénients : si la stevia est issue d’un produit naturel, elle demeure un produit transformé. Certains lui reprochent également son goût de réglisse.
    Au quotidien : on l’aime dans un gâteau au chocolat, un tiramisu aux framboises et bien sûr, dans les boissons chaudes.
    Index glycémique : 9

    Le sirop d’agave

    C’est quoi : aussi appelé nectar d’agave, le sirop d’agave est extrait de la sève de cactus poussant au Mexique, le plus utilisé étant l’agave bleu.
    Ses avantages : il est naturellement riche en sels minéraux, calcium, magnésium, potassium et fer. Son origine végétale en fait le produit star des végétaliens.
    Ses inconvénients : constitué de 60 % à 90 % de fructose, le sirop d’agave est riche en glucides et possède donc un apport calorique assez élevé.
    Au quotidien : il est parfait dans une boisson chaude, un smoothie, une compote, une chantilly, mais aussi dans les desserts neutres telles que les madeleines et les gâteaux au yaourt.
    Index glycémique : 15

    Le sucre de bouleau

    C’est quoi : aussi appelé xylitol, le sucre de bouleau est obtenu à partir de l’écorce du bouleau.
    Ses avantages : il est beaucoup moins calorique que le sucre blanc. De plus, il ne provoque pas de pic de glycémie, et ce type de sucre est donc tout indiqué pour les personnes diabétiques.
    Ses inconvénients : consommé à haute dose, le xylitol est laxatif.
    Au quotidien : dans toutes les recettes froides ou chaudes. À noter qu’à la cuisson, son goût sucré augmente de 30 %, donc mieux vaut diminuer la dose de sucre dans votre préparation.
    Index glycémique : 7

    Bon à savoir

    Le sucre active un circuit de récompense dans notre cerveau qui nous donne envie d’en ingérer davantage. D’où une dépendance difficile à se combattre.

    3 Sucre complet, sucre de coco… Les sucres qui nous veulent du bien

    Le sucre complet

    C’est quoi : le sucre complet non raffiné est élaboré à partir de l’évaporation du jus de canne à sucre.
    Ses avantages : non soumis au raffinage, son apport en vitamines et nutriments est préservé. Il contient même un peu de protéines et de fibres.
    Ses inconvénients : il est tout aussi calorique et addictif que le sucre blanc ! Ses notes marquées de réglisse et de vanille peuvent également dénaturer certaines recettes.
    Au quotidien : il s’utilise de la même façon que le sucre blanc raffiné.  
    Index glycémique : 68

    Le sucre de coco

    C’est quoi : le sucre de coco provient de la fleur de cocotier et plus particulièrement de sa sève appelée toddy.
    Ses avantages : il possède en quantité importante du potassium et des polyphénols, mais aussi de l’inuline, un probiotique bon pour la flore intestinale. On l’aime aussi pour son goût subtil de caramel tandis que sa production est beaucoup plus écologique que celle des autres sucres.
    Ses inconvénients : il est à peu près aussi calorique que le sucre blanc.
    Au quotidien : dans un yaourt, un thé, une purée de bananes, et dans n’importe quelles préparations où vous mettiez du sucre blanc.
    Index glycémique : 35

    L’Essentiel de l’article

    • Le sirop de yacon est particulièrement intéressant pour la santé.
    • La stevia est l’alliée de votre ligne.
    • Le sucre complet est celui qui, gustativement, se rapproche le plus du sucre raffiné.

    (1) Rapport du Ministère de la santé et de la solidarité, sur la consommation alimentaire et état nutritionnel de la population vivant en France