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  • Fact-checking : ce sont surtout les personnes âgées et seules qui se font cambrioler

    Fact-checking : ce sont surtout les personnes âgées et seules qui se font cambrioler

    Le risque d’être victime de cambriolage, contrairement à certaines croyances, a tendance à décroître avec l’âge. Les jeunes, de 25-34 ans, ont 30 % (1) de risque supplémentaire de se faire cambrioler par rapport aux personnes plus âgées, notamment en raison d’un manque de moyens financiers pour sécuriser leur domicile.

    Au-delà de l’âge, ce sont souvent les catégories socioprofessionnelles ayant des revenus plus élevés qu’apprécient les malfaiteurs, qui agissent après avoir repéré les habitudes de vie de leurs victimes. Ils profitent également des horaires à rallonge de certaines professions, comme les artisans, commerçants, chefs d’entreprise ou encore agriculteurs exploitants, pour visiter leurs logements plus longuement inoccupés dans la journée, et parfois tard le soir.

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    En 2018, 1,7 % (1) des ménages de France métropolitaine a subi un cambriolage ou une tentative de cambriolage, soit 490 000 ménages.

    Autre attrait pour les cambrioleurs : la taille de l’habitation. Si votre logement dépasse les 150 m2, votre risque d’être cambriolé est accru de 42 % (1). À noter que la situation géographique à elle aussi son importance, les grandes villes étant les plus visées par les cambriolages. Vous avez 1,4 fois moins de chance d’être « visité » si vous vivez à la campagne, alors que dans les villes de plus de 100 000 habitants, 2,3 % (1) des logements sont cambriolés. La répétition d’actes de cambriolage ou de vandalisme répétés dans votre quartier augmente également le risque de 29 % (1) d’être vous-même victime, car les cambrioleurs sont familiers des lieux, connaissent les systèmes de sécurité, les allées et venues, ce qui leur permet de gagner du temps pour commettre leurs méfaits. Ce qui peut faire chuter ces chiffres ? L’installation d’un ou plusieurs dispositifs de sécurité pour protéger votre habitation, qui permettent de diminuer les risques de cambriolage de 36 % (1).

     

    Fact-checking : ce sont surtout les personnes âgées et seules qui se font cambrioler

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    L’Essentiel de l’article

    • Les 25-34 ans sont la cible préférée des cambrioleurs.
    • Avoir un grand logement, dans une ville de plus de 100 000 habitants et/ou des revenus élevés augmente le risque d’être « visité ».
    • L’installation de 3 dispositifs de sécurité permet de faire baisser le risque de cambriolage de 36 %.

    (1) Intérieur.gouv, Les cambriolages et tentatives de cambriolage de résidences principales, 2019

  • Préservatif : comment l’utiliser sans tout faire capoter ?

    Préservatif : comment l’utiliser sans tout faire capoter ?

    Indispensable pour faire l’amour en évitant la transmission de maladies et/ou un risque de grossesse, le préservatif doit être utilisé correctement pour être efficace. Petit tour d’horizon des idées reçues les plus répandues sur la capote.

    1 Vierge, pas nécessaire de mettre un préservatif ?

    FAUX – C’est votre premier rapport sexuel et vous pensez pouvoir vous passer du préservatif ? Grosse erreur ! Les risques de grossesse et de transmission de maladies sexuellement transmissibles sont exactement les mêmes, qu’il s’agisse de votre premier rapport ou du centième. Il est important de se protéger à chaque rapport sexuel afin de ne prendre aucun risque. Et on n’oublie pas, les MST s’attrapent aussi par la bouche, donc se protéger en cas de rapports bucco-génitaux est aussi nécessaire.

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    À savoir

    Il faut mettre le préservatif avant tout rapport sexuel. N’attendez pas le dernier moment car le liquide préséminal et séminal (liquide transparent qui apparaît lors de l’excitation) peut transmettre les maladies sexuellement transmissibles. Et le préservatif ne se retire évidemment qu’à la fin du rapport !

    2 Il faut enfiler deux préservatifs pour être mieux protégé ?

    FAUX – Par envie de mieux faire et de se rassurer, vous pouvez être tenté d’utiliser plusieurs préservatifs en même temps, « au cas où ». Alors qu’en réalité, le frottement de préservatifs enfilés l’un sur l’autre, quels qu’ils soient (masculins et/ou féminins) augmente le risque de déchirures. Il ne faut en porter qu’un, mais correctement, pour être bien protégé.

    3 Les préservatifs sont tous les mêmes ?

    FAUX – Certes, ils protègent tous contre les MST et les risques de grossesse, mais chaque préservatif est différent. Tailles, matières, textures… les marques redoublent d’inventivité pour proposer des versions qui s’adaptent à vos envies et à vos besoins. N’hésitez pas à tester différents modèles pour trouver celui qui vous conviendra le mieux et profiter pleinement des sensations.

    À savoir

    Achetez des préservatifs qui comportent les marquages CE (obligatoire pour la commercialisation dans l’Union Européenne) ou NF (normes françaises). Cela garantit que des tests de solidité et de porosité ont été effectués.

    4 Pas besoin de lubrifier avec un préservatif ?

    VRAI et FAUX – S’il est vrai que les préservatifs sont lubrifiés (certains modèles plus que d’autres), une lubrification supplémentaire s’avère parfois nécessaire. Dans ce cas, tournez-vous vers des lubrifiants à base d’eau : pas de corps gras type vaseline ou beurre – la salive ne lubrifie pas non plus.

    5 Le préservatif peut s’ouvrir avec les dents ?

    FAUX – Pour rendre sensuel ce geste « pratique », on a tendance à vouloir utiliser son imaginaire – et parfois sa bouche – pour ouvrir le préservatif. Mais si vous arrachez l’emballage avec vos dents, vous risquez de déchirer le préservatif et de le rendre inutilisable. Gardez donc votre enthousiasme pour la suite et ouvrez-le délicatement avec vos doigts

    6 Pour enfiler un préservatif, inutile de s’entraîner !

    FAUX – Enfiler un préservatif est un geste simple à la portée de tous ! Mais le jour J, le stress peut vous faire perdre vos moyens. N’hésitez pas à vous entraîner ; plus vous aurez apprivoisé ce geste, plus vous le maîtriserez rapidement et efficacement le moment venu. Voilà qui pourra vous éviter de gâcher l’ambiance ou même une partie de votre excitation au moment où vous en aurez le plus besoin.

    7 Le préservatif, c’est un truc d’homme !

    FAUX – La parité est de mise, côté sexualité aussi. Les femmes peuvent porter un préservatif, qu’on appelle préservatif interne. Adapté à la morphologie féminine, vous pouvez l’utiliser comme moyen de contraception et de prévention des maladies.

    Chiffre-clé

    S’il est parfaitement utilisé, le préservatif (masculin ou féminin) est efficace à 98 %(1) contre les risques de grossesse et la propagation des maladies.

    L’Essentiel de l’article

    • Vérifiez la date de péremption et l’emballage de votre préservatif avant de l’enfiler.
    • Il faut se protéger avec un préservatif à chaque rapport sexuel, et du début à la fin.
    • Il existe différents modèles de préservatifs selon vos besoins et vos envies. Testez et comparez !

    (1) ChoisirSaContraception, Le préservatif masculin

  • Allergies estivales : nos conseils pour éviter qu’elles ne gâchent votre été !

    Allergies estivales : nos conseils pour éviter qu’elles ne gâchent votre été !

    À la période estivale, entre le pollen, le soleil et les insectes, votre organisme est mis à l’épreuve. Heureusement, certaines mesures préventives vous permettent de lutter contre vos allergies et donc de passer un bel été !

    1 Le rhume des foins, l’allergie la plus courante

    Vous avez des difficultés à respirer, le nez qui coule, les yeux qui pleurent ? Vous souffrez probablement du fameux rhume des foins, cette allergie causée par les pollens des plantes graminées. La chaleur et le vent favorisent la diffusion des pollens dans l’air et il est donc difficile de les éviter en particulier au printemps et en été. Mais certaines précautions permettent de s’en protéger efficacement.

    « La première étape pour lutter contre une allergie est d’identifier le pollen ou les pollens responsables avec un test spécifique chez le médecin allergologue pour ensuite, si nécessaire, se faire désensibiliser », détaille le Dr Catherine Quéquet, médecin allergologue. Un traitement médical préventif peut aussi vous être prescrit par le spécialiste. L’allergologue conseille également de porter un chapeau et des lunettes de soleil pour vous protéger, lors de vos balades en forêt, par exemple.

    « Si les cheveux n’ont pas été couverts, il est prudent de se les laver le soir pour éviter que les pollens ne se déposent sur l’oreiller », précise-t-elle. Autres conseils : aérer votre logement le matin et le soir, quand les pollens sont les moins actifs, et étendez votre linge à l’intérieur de votre habitation.

    La première étape pour lutter contre une allergie est d’identifier le pollen ou les pollens responsables avec un test spécifique chez le médecin allergologue […].

    Dr Catherine Quéquet, allergologue

    Le saviez-vous ?

    Pas tous égaux face aux allergies.

    Deux facteurs déclenchent l’allergie : l’exposition à un allergène et la prédisposition génétique. « Une personne ne devient pas allergique du jour au lendemain, précise le Dr Quéquet. Son organisme va réagir face à un allergène comme le poil de chat parce qu’il aura été exposé plusieurs fois ou plusieurs années. Ce risque est démultiplié si l’un de ses parents est lui-même allergique. »

    2 Allergies : gare aux piqûres d’abeilles ou de guêpes

    Pendant l’été, les piqûres d’insectes sont courantes et pour certaines personnes, elles révèlent alors une allergie. « Ce sont surtout les piqûres d’abeilles ou de guêpes qui déclenchent une réaction allergique, observe le Dr Quéquet. Si la zone de piqûre s’étend sur une dizaine de centimètres, déclenche démangeaisons et brûlures, ou un gonflement de la peau, il est nécessaire de consulter un médecin. » Si vous constatez un gonflement au niveau du visage et du cou, avec une gêne respiratoire, ou face à un choc anaphylactique (réaction allergique rapide et violente), il faut appeler le Samu au 15.

    Face aux piqûres d’insecte, la solution est de se faire désensibiliser. « La désensibilisation est très efficace, de l’ordre de 95 % pour la guêpe et plus de 80 % pour l’abeille », assure le médecin allergologue. Le traitement médicamenteux est lui aussi efficace en cas de réaction modérée. Au quotidien, il convient d’utiliser des répulsifs anti-insectes pour vous protéger.

    3 Les acariens et les chenilles : le risque allergique existe !

    Les acariens aiment l’humidité et la chaleur des maisons l’hiver, mais on les retrouve aussi en été ! Responsables de la majeure partie des allergies, ces insectes prolifèrent dès que la température dépasse les 20 °C. Pour vous débarrasser des acariens, pensez à aérer votre logement tous les jours. « Il convient aussi de dépoussiérer régulièrement vos meubles avec un chiffon humide, puis de passer l’aspirateur deux à trois fois par semaine. Lavez vos draps à 60 °C et n’oubliez pas de passer en machine les peluches de vos enfants », indique l’allergologue.

    Un contact avec une chenille processionnaire peut également vous provoquer une allergie : urticaire, éruption cutanée douloureuse, fortes démangeaisons, éternuements… Ces chenilles possèdent des poils urticants qui peuvent se détacher et être transportés facilement sous l’effet du vent, et atteindre votre peau ou vos vêtements. Les symptômes disparaissent généralement d’eux-mêmes en quelques jours à quelques semaines, mais si vous constatez une aggravation des symptômes, il est préférable de consulter votre médecin.

    4 La lucite estivale ou l’allergie au soleil

    Autre réaction : l’allergie au soleil. « Aussi appelée lucite estivale, elle concerne surtout les jeunes femmes », indique le Dr Quéquet. Elle se manifeste par des boutons rouges sur toutes les zones exposées aux UV, y compris si le temps d’exposition est bref, pendant un trajet métro/bureau par exemple. « La lucite estivale dure plusieurs années et disparaît comme elle est venue », rassure l’allergologue. Pour prévenir cette allergie, le médecin préconise, les deux mois précédant les beaux jours, des séances de photothérapie chez un dermatologue. En parallèle, il est essentiel de vous appliquer une crème solaire indice 50+ à chaque exposition, peu importe la couleur de votre peau et la nature de votre allergie.

     

    La lucite estivale dure plusieurs années et disparaît comme elle est venue.

    Dr Catherine Quéquet, allergologue

    Le saviez-vous ?

    Certains médicaments et cosmétiques peuvent provoquer des réactions cutanées semblables à la lucite estivale : rougeurs, boutons, plaques, démangeaisons ou coloration anormale de la peau… Il ne s’agit pas d’une allergie, mais si vous prenez des médicaments, veillez toujours à consulter votre pharmacien pour savoir s’ils sont photosensibilisants. Pour les cosmétiques, il convient d’en utiliser des sans parfum l’été.

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    L’Essentiel de l’article

    • En cas d’allergie au pollen, portez chapeau et lunettes pour vous protéger.
    • La désensibilisation est une solution efficace contre les allergies.
    • L’été, privilégiez des cosmétiques sans parfum.
    • Si vous êtes allergique au soleil, protégez-vous avec une crème solaire indice 50+.
  • Aveugles et malvoyants : les assistants vocaux menacent-ils l’apprentissage du braille ?

    Aveugles et malvoyants : les assistants vocaux menacent-ils l’apprentissage du braille ?

    1 Le braille, un apprentissage important

    À la différence de la langue des signes, le braille créé entre 1825 et 1829 par Louis Braille n’est pas un langage. C’est un alphabet qui permet aux personnes nées aveugles ou malvoyantes d’apprendre à lire et écrire et pouvoir aborder la lecture et l’écriture classique. L’apprentissage du braille est néanmoins en baisse selon l’Union Mondiale des Aveugles (1).

    « Les jeunes aveugles étudient le braille. Mais avec l’inclusion scolaire, les enseignants ne sont pas toujours formés et vont donc avoir plus facilement recours aux techniques vocales. À la maison, ces assistants vocaux peuvent également détourner des efforts nécessaires à l’apprentissage, affirme Vincent Michel, président de la Fédération des aveugles de France. Le braille reste le fondement de l’éducation et d’une approche approfondie du savoir. C’est la seule façon d’accéder au monde de l’écrit, à la connaissance de l’orthographe, à la connaissance de langues étrangères, etc. Le braille permet aussi de compter et même de composer de la musique. De grands artistes comme Stevie Wonder ont pu exprimer leur talent grâce au braille ! »

    Ainsi, apprendre le braille à un jeune, c’est lui éviter une forme d’illettrisme et donc l’aider dans sa vie future. « Ne pas connaître le braille, c’est être confronté à un handicap supplémentaire. Celui de ne savoir ni lire, ni écrire, ni compter, ce qui est essentiel pour décrocher un diplôme et un emploi une fois adulte. »

    2 Braille + vocal = le combo gagnant

    Aujourd’hui, 15 % des déficients visuels maîtrisent le braille (2). Un chiffre qui peut paraître faible, mais qui s’explique en grande partie par l’âge d’entrée dans la cécité. En effet, le vieillissement des yeux à partir de 40-50 ans entraîne une baisse de la vue naturelle, parfois accompagnée de maladies oculaires telles que la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ou le glaucome (dégénérescence du nerf optique), par exemple.

    « Chez les plus de 45 ans, l’apprentissage est plus ardu que chez les jeunes et les enfants. Plus on est âgé, plus ça prend du temps pour arriver à le lire dans de bonnes conditions », explique Vincent Michel. Heureusement, ceux qui sont devenus aveugles ou malvoyants visuels sur le tard maîtrisent généralement les fondamentaux de la lecture, du calcul et de l’écriture. Le braille reste important, mais n’est pas essentiel.

    La diminution du nombre de personnes aveugles ou malvoyantes apprenant le braille s’explique également par l’arrivée sur le marché de nouvelles solutions technologiques, à l’instar des aides vocales qui offrent une aide précieuse pour les handicapés visuels au quotidien. Ne serait-ce que pour savoir quel temps il fait le matin et donc quelle tenue choisir ou encore, pour commander leur maison par la voix (allumer les lumières, par exemple).

    Aucune raison donc d’opposer braille et technologie. Au contraire, il est intéressant de les combiner. D’autant que, comme le souligne Vincent Michel, lire est un plaisir irremplaçable : « Écouter, ce n’est pas lire ! Les livres audio sont des suppléants. » Pour le président de la Fédération des aveugles de France, l’idée n’est donc pas d’exclure le vocal, mais de faire attention à ce qu’il ne compromette pas l’apprentissage du braille chez les plus jeunes aveugles ou malvoyants de nature. Pour aller plus loin : Vincent Michel, Croire sans voir, éditions du Cerf

    • Pour aller plus loin : Vincent Michel, Croire sans voir, éditions du Cerf

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif s’engage en faveur des aveugles et malvoyants.

    Chiffre-clé

    Seuls 6 % des livres sont adaptés à l’usage des aveugles et malvoyants (livres en braille et livres audio). (2)

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    L’Essentiel de l’article

    • Plus on est âgé(e), plus l’apprentissage du braille est difficile.
    • Les assistants vocaux sont un bon complément au braille mais ne peuvent pas le remplacer.
    • Le braille est un outil incontournable pour l’éducation et l’accès à l’emploi.

    (1) Handicap.fr, Seuls 15 % des aveugles lisent le braille : urgence !, 2018
    (2) Fédération des aveugles de France, Quelques chiffres sur la déficience visuelle
  • Sourds et malentendants : comment perçoivent-ils la musique ?

    Sourds et malentendants : comment perçoivent-ils la musique ?

    « Je suis sourd de naissance. Appareillé depuis l’âge de 2 ans. J’ai une surdité sévère à profonde », indique Vivien Laplane, 38 ans, habitant à Chaponost, dans le Sud-Ouest lyonnais.

    Comme Vivien, un bébé sur 1 000 naît sourd, selon la Fédération nationale des sourds de France. Un handicap invisible encore méconnu du grand public, et pour lequel l’accès à la culture musicale est parfois difficile. Pourtant, « les sourds peuvent percevoir des émotions en écoutant de la musique car ils ressentent les vibrations des sons graves », explique Marie-Charlotte Carboni, coordinatrice de projets au sein de l’association Quest’Handi. Celle-ci œuvre pour l’accessibilité des événements culturels aux personnes en situation de handicap, partout en France.

    Couplés au visuel, qui aide aussi à ressentir ce qui se joue sur scène, plusieurs dispositifs existent aujourd’hui afin de permettre aux personnes avec un handicap auditif d’accéder aux événements culturels et de loisirs. Petit tour d’horizon.

    Chiffre-clé

    Dans la population française, on estime à 7 millions le nombre de malentendants. (1)

    1 Le plancher vibrant

    « J’ai pu expérimenter divers dispositifs pour ressentir la musique, notamment le plancher vibrant qui permet d’établir un lien entre son et vibration au niveau des pieds », indique Vivien Laplane. « L’expérience était troublante car je ressentais les ondes sonores de la musique en même temps que j’entendais avec mon appareil. L’idéal est de retirer son appareil auditif pour vivre pleinement les émotions par les vibrations », poursuit-il.

    Sur le même principe que les planchers vibrants, les colonnes dites RSC (récepteurs somesthésiques collectifs) retransmettent les ondes vibrantes de la musique au public composé de personnes sourdes et/ou malentendantes. « Un haut-parleur est situé à l’intérieur d’une colonne en PVC de 3 mètres de haut, et retransmet la musique en la faisant vibrer. Par apposition des mains ou d’une autre partie du corps sur la colonne, les sourds ou malentendants peuvent ressentir la musique lors d’un concert par exemple », explique la coordinatrice de projets de Quest’Handi.

    2 Des récepteurs en forme de vêtement ou de sac à dos

    Si les objets connectés offrent de l’autonomie aux personnes âgées ou en situation de handicap, ils permettent aussi d’accéder à la musique, à l’instar de la veste ou du sac à dos vibrant. Ces équipements sont ainsi dotés de transmetteurs de vibrations modulées selon l’intensité de la musique. Ces dernières sont notamment plus intenses pour les basses. « Les sacs à dos vibrants peuvent se porter sur le dos ou le ventre pour stimuler et ressentir la musique via différentes zones du corps », explique Marie-Charlotte Carboni.

    « Légers et mobiles, ils sont également plus pratiques et moins stigmatisants que les colonnes vibrantes », glisse Vivien Laplane. En effet, ils permettent de se balader librement pour vivre pleinement l’ambiance d’un festival, par exemple. « Ils sont principalement destinés aux personnes sourdes ou malentendantes, mais peuvent aussi être une façon de découvrir la musique autrement pour des personnes dites entendantes », ajoute Marie-Charlotte Carboni.

    4 Le chansigne, ou la chanson en langue des signes

    Le chansigne consiste à interpréter les paroles d’une chanson avec son corps. « Il ne s’agit pas d’une traduction littérale, précise Marie-Charlotte Carboni. Il s’agit d’un travail d’expression artistique et d’adaptation de la musique en gestes pour lui donner une dimension visuelle. L’idée est d’interpréter la chanson en langage des signes, en y intégrant du rythme, des jeux de mots ainsi que de la poésie. » De plus en plus d’artistes adoptent le chansigne lors de leurs concerts. Une traduction chorégraphique très utile pour les sourds et malentendants, qui leur permet d’apprécier la beauté du spectacle comme tout le monde.

    3 Les boucles à induction magnétique

    La boucle à induction magnétique est un dispositif à destination d’un public malentendant appareillé. Elle crée un champ magnétique à l’intérieur duquel la personne reçoit le son de la musique ou d’un discours directement sur son appareil. « Selon un périmètre défini, ce dispositif permet ainsi à la personne de ne pas entendre les bruits dits parasites. C’est intéressant car elle entend que ce qui sort de scène, mais pas le brouhaha avoisinant », souligne Marie-Charlotte Carboni. Sur le même principe, il existe des boucles magnétiques individuelles. « Les personnes mettent autour de leur cou un boîtier relié à un ampli. La personne peut donc se placer où elle veut et profiter d’un événement avec un proche entendant, par exemple. »

    Le saviez-vous ?

    La langue des signes n’est pas universelle

    Comme pour le langage parlé, la langue des signes diffère d’un pays à un autre selon la culture. En effet, les gestes varient en fonction des régions et évoluent dans le temps. On recense ainsi environ 200 langues des signes à travers le monde.

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    L’Essentiel de l’article

    • Les sons environnants ne stimulent pas seulement les tympans des oreilles, mais le corps entier.
    • Il existe des objets connectés qui permettent de se déplacer tout en percevant les vibrations de la musique.
    • Certaines interprétations artistiques permettent de traduire la musique en images.

    (1) Santé Publique France

  • Propreté de l’enfant : comment lui apprendre les gestes d’hygiène corporelle ?

    Propreté de l’enfant : comment lui apprendre les gestes d’hygiène corporelle ?

    Les gestes d’hygiène restent le rempart le plus efficace contre la propagation des bactéries et virus, mais permet surtout de se sentir bien dans sa peau au quotidien. La propreté du corps notamment est une notion importante à transmettre à vos enfants, et ce dès leur plus jeune âge.

    1 Une hygiène corporelle quotidienne pour prévenir les infections

    De nombreuses maladies peuvent se transmettre par des dépôts sous les ongles, par la présence de virus, de bactéries ou de parasites sur les mains. « À partir du moment où il y a une plaie sur la peau, il y a un risque de passage des infections, explique Sylvie Dieu Osika, pédiatre. La peau, c’est notre première barrière contre les microbes. Si on se lave régulièrement, les microbes pénètrent plus difficilement dans notre corps », poursuit-elle. Votre enfant se fait souvent des petits bobos l’été ? En désinfectant ses blessures ou piqûres d’insectes par exemple, vous limitez le risque de voir les microbes s’installer.

    L’hygiène intime pour les petits garçons comme pour les petites filles est aussi primordiale. « Les parties intimes non nettoyées deviennent rouges et douloureuses. L’enfant peut aussi ressentir des picotements si une infection se développe. » Raison pour laquelle il est important que votre enfant apprenne ces gestes d’hygiène intime dès 3 ou 4 ans, selon son niveau de “débrouillardise”, pour que cela devienne un automatisme. Apprenez-lui à bien s’essuyer après chaque passage aux toilettes, et pour votre petite fille, montrez-lui comment se laver de l’avant vers l’arrière pour éviter tout risque d’infection.

    Pour le reste du corps, apprenez à votre enfant à bien se savonner de haut en bas, et surtout entre les plis de la peau. Montrez-lui également comment se savonner les pieds en insistant entre les orteils : « les enfants transpirent des pieds donc il faut bien les frotter avec du savon pour éviter une infection de la peau par des champignons microscopiques. », explique la pédiatre.

    À partir de 3 ans, vous pouvez aussi apprendre à votre enfant à se moucher pour anticiper les rhumes. Demandez-lui d’abord de souffler par la bouche, puis par le nez, pour qu’il comprenne le processus. Faites-le ensuite se moucher dans un mouchoir, une narine à la fois pour commencer. Veillez à toujours laisser un paquet de mouchoirs à portée de main, pour qu’il adopte le bon réflexe de s’essuyer ou de se moucher le nez. Rappelez-lui de jeter son mouchoir usagé à la poubelle et de se laver les mains systématiquement. Apprenez-lui également à éternuer ou tousser dans son coude pour qu’il ne transmette pas ses microbes.

     

    Propreté de l’enfant : comment lui apprendre les gestes d’hygiène corporelle ?

    2 Plus jeune on apprend l’hygiène corporelle, mieux c’est !

    Se laver, c’est une habitude qui se prend tôt. « On peut laver les bébés deux à trois fois par semaine, dès les premières semaines de vie. Il n’y a aucun danger pour leur peau. En plus, ils adorent ça, ils sont extrêmement détendus dans le bain, ça sert même à calmer les pleurs. »

    L’important est de donner de bonnes habitudes à votre enfant, même tout petit. « Les enfants comprennent assez bien l’importance des gestes de propreté du corps si cela leur est bien expliqué, et surtout dans ce contexte actuel de crise sanitaire », explique le Dr Dieu Osika. À partir de 3 ans, lorsqu’il gagne en autonomie, vous pouvez déjà lui apprendre à se brosser les dents seul ou à se frotter lui-même le corps pendant son bain (toujours sous votre surveillance bien sûr).

    La répétition des gestes d’hygiène est essentielle, elle a des vertus pédagogiques.

    Sylvie Dieu Osika, pédiatre

    3 Montrez le bon exemple à votre enfant

    La meilleure façon pour qu’un enfant apprenne, c’est de lui servir de modèle. « Si vous vous lavez toujours les mains avant de passer à table, par exemple, il sera plus facile de faire comprendre à votre enfant l’importance de ce geste », souligne la pédiatre. Vous pouvez alors lui expliquer qu’avant de manger, les mains doivent être propres car elles vont aller à la bouche, et que l’eau et le savon sont utiles pour faire disparaître les microbes et les virus déposés sur les mains. Il existe des astuces ludiques pour en faire un moment agréable. « À l’hôpital, par exemple, on fait cela avec des comptines pour les tout-petits », raconte-elle.

    Bon à savoir

    Vous pouvez enfiler des gants en plastique et mettre de la peinture en guise de savon pour illustrer les différentes étapes du lavage des mains. Cette technique visuelle permet ainsi de montrer à votre enfant comment le savon se répartit sur les mains et comment certaines zones sont facilement oubliées (entre les doigts, sous les ongles, etc.)

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    L’Essentiel de l’article

    • La propreté est une des premières clés pour protéger votre enfant des virus.
    • Prendre un bain avec des jouets, se laver les mains en comptine… permet à l’enfant d’apprendre à prendre soin de son corps tout en s’amusant.
    • Vous êtes le meilleur exemple pour apprendre l’hygiène corporelle à votre enfant.
  • Fatigue passagère : comment rebooster votre enfant ?

    Fatigue passagère : comment rebooster votre enfant ?

    Les enfants ont souvent du mal à se rendre compte qu’ils sont fatigués et donc à le dire. Mais leur corps parle pour eux. « La fatigue chez l’enfant se constate par des difficultés à se réveiller le matin, une certaine irritabilité. L’enfant est plus pâle, peut avoir des infections ORL à répétition car ses défenses immunitaires sont affaiblies », remarque Arnault Pfersdorff, pédiatre. Votre enfant fatigué peut aussi perdre l’appétit, se mettre en retrait par rapport aux autres, ou encore avoir des difficultés à se concentrer à l’école. Si vous avez l’impression qu’il présente ces symptômes, il y a fort à parier qu’il a une petite baisse de régime.

    La vie d’un enfant est souvent bien remplie, et les raisons de sa fatigue passagère sont diverses : manque de sommeil, emploi du temps chargé, changement de rythme ou d’environnement, ou encore carence nutritionnelle… Mais quelques changements d’habitudes lui permettront de retrouver toute son énergie !

    Fatigue passagère : comment rebooster votre enfant ?

    1 Prendre de bonnes habitudes

    Pour permettre à votre enfant de récupérer des forces, commencez par le coucher plus tôt et respectez des horaires fixes. « Si votre enfant prend l’habitude de se coucher tard, pendant les vacances d’été notamment, il accumule un retard de sommeil important, c’est ce que l’on appelle avoir une dette de sommeil », explique le pédiatre. Un retard de sommeil trop important peut occasionner certains troubles du sommeil et donc une fatigue constante. Pour pallier ce manque de sommeil, n’hésitez pas à avancer d’un cycle (30 à 45 minutes) l’heure de la sieste de votre enfant. S’il est plus grand, proposez-lui un temps calme, couché sur son lit, en écoutant une musique par exemple, mais sans distraction visuelle (smartphone, tablette, etc.).

    Avant le coucher, préférez des activités calmes, loin des écrans qui perturbent le sommeil des jeunes enfants. Faites-lui prendre une douche ou un bain chaud pour qu’il se détende et lisez-lui une histoire en guise de rituel. Côté alimentation, Arnault Pfersdorff conseille des repas diététiques et équilibrés. « On veille à ce qu’il mange des aliments riches en fer, idéals pour lutter contre la fatigue, comme la viande rouge qui est bien assimilée par l’organisme, ou bien des fèves, des haricots secs… », précise-t-il. Autre point important : laissez le temps à votre enfant de vous parler de sa journée. Cela permet une transition douce, favorable à son endormissement. « Plus il discute de ce qu’il a vu et fait dans la journée, moins le risque de réveil nocturne sera important, et il sera donc moins fatigué », glisse le pédiatre.

    À savoir

    Un enfant de 3 ans doit dormir en moyenne 12 heures par jour (1), à 6 ans 10 heures, et à 12 ans il a besoin de 9 heures de sommeil.

    2 Et si la fatigue s’éternise…

    Si la fatigue de votre enfant persiste, rendez-vous chez votre médecin ou consultez à distance grâce à la téléconsultation. Il pourra ainsi lui prescrire certains examens ou une prise de sang pour détecter une éventuelle pathologie. Il pourra également proposer des compléments alimentaires à base de vitamines, afin de lui redonner du tonus.

    Un environnement favorable au sommeil

    • Une température d’environ 18 °C (2) dans la chambre
    • Aucune source de lumière pendant la nuit
    • Une pièce calme, sans bruit – Pas d’appareil électronique (ordinateur, téléphone…) allumé à côté – Pas d’animal de compagnie dans la chambre
    • Un lit adapté à la taille de l’enfant 
    Merci au Dr Pfersdorff, auteur de « 1 problème 7 solutions : mon enfant ne dort pas », chez Hachette Pratique.

    L’Essentiel de l’article

    • Décelez les symptômes de fatigue chez votre enfant.
    • Cherchez les causes de cette baisse de régime.
    • Surveillez et ajustez son hygiène de vie : sommeil, alimentation, activités…
    • Consultez un médecin si la fatigue persiste.

    (1) Assurance maladie, « Sommeil de l’enfant : une évolution par étapes, dès la naissance », avril 2020.
    (2) Institut national du sommeil et de la vigilance, « Une chambre idéale pour bien dormir : jeu des 6 erreurs ».
  • Otite du baigneur chez l’enfant : comment l’éviter ?

    Otite du baigneur chez l’enfant : comment l’éviter ?

    L’otite externe aiguë, aussi appelée otite du baigneur, touche tous les âges : les plus jeunes comme les adolescents ou les adultes. Elle est néanmoins plus répandue à la saison estivale et chez les enfants, puisque ces derniers ne boudent pas leur plaisir quand il s’agit de passer du temps dans l’eau de la mer ou de la piscine. Si vous vous demandez quelle est la relation de cause à effet entre la baignade et l’otite du baigneur, sachez que cette infection bactérienne est due à l’eau qui s’introduit dans l’oreille. « L’eau stagnant dans l’oreille de l’enfant pendant et après l’immersion entraîne un déséquilibre de la peau du conduit auditif, ce qui favorise l’infection », explique Nils Morel, médecin ORL à Grenoble.

    Cette eau stagnante est parfois retenue par un bouchon de cérumen qui se comporte comme un barrage. D’autres facteurs favorisent l’otite externe aiguë chez l’enfant : les longs bains dans une eau chaude, celle-ci étant favorable au développement des germes ; un conduit auditif étroit ou une peau du conduit auditif vulnérable (ce qui peut arriver si votre enfant a une peau sèche ou à tendance atopique par exemple).

    Chiffre-clé

    Dans 90% des otites du baigneur, c’est toute la peau du conduit auditif externe qui est infectée.

    1 Comment l’otite du baigneur se reconnaît-elle ?

    Votre enfant se plaint d’une douleur vive à l’oreille… c’est peut-être le premier signe d’une otite externe aiguë. « Un simple bâillement ou l’effleurement de l’oreille est douloureux », souligne Nils Morel. Votre enfant souffre de démangeaisons et d’une douleur à la mastication ? Ce sont d’autres signes qui doivent vous alerter. Pensez aussi à regarder ses oreilles. Si vous constatez un écoulement jaune ou blanc, il souffre probablement d’une otite du baigneur. Enfin, une baisse de l’audition non accompagnée de fièvre est un des symptômes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille.

    2 Comment prévenir l’otite du baigneur ?

    Vous avez l’habitude de nettoyer les oreilles de votre enfant avec un coton-tige ? Voilà un petit ustensile qu’il vaudrait mieux bannir de votre quotidien, car son usage répété favorise l’infection. Le cérumen, dont la légère acidité est antibactérienne, a un rôle protecteur et permet donc de prévenir l’otite du baigneur. « Le coton-tige est inutile car l’oreille est naturellement autonettoyante ! », souligne le spécialiste. De même, lorsque votre enfant va à la piscine, lui faire porter des bouchons d’oreilles est une fausse bonne idée car leurs frottements irritent le conduit auditif.

    Pour prévenir l’otite du baigneur, le spécialiste préconise de bien rincer et sécher les oreilles de votre enfant après chaque journée de baignade. Vous pouvez d’ailleurs utiliser un sèche-cheveux pour peu que celui-ci soit réglé à une température peu élevée. Votre enfant adore mettre la tête sous l’eau ? Pas question de l’en priver ! En revanche, faites-lui porter un bandeau d’oreilles qui va le protéger lors de ses prochaines acrobaties aquatiques.

    Nils Morel préconise un suivi régulier des enfants prédisposés aux otites. « Avant le départ en vacances, si votre enfant a déjà été sujet à une otite externe aiguë, consultez un médecin ORL afin de vérifier l’état de son conduit auditif et, éventuellement, prendre un traitement préventif ».

    Bon à savoir

    La baignade dans des eaux stagnantes et polluées accroît le risque de souffrir d’une otite externe, car ce sont des nids à bactéries. Assurez-vous que vos enfants se baignent dans une eau propre afin d’éviter toute infection.

    3 Comment soigner l’otite du baigneur ?

    Le premier réflexe est de se rendre chez votre médecin traitant. En cas d’œdème de la peau du conduit auditif (peau gonflée suite à l’infection), le praticien vous orientera vers un médecin ORL afin de pouvoir mieux explorer le tympan de votre enfant et s’assurer que celui-ci n’a pas été endommagé. Mais rassurez-vous, dans la plupart des cas, l’otite du baigneur se soigne par des gouttes antibiotiques sur une durée 7 à 10 jours. « Nous pouvons aussi poser un pansement expansible en mousse à l’intérieur du conduit auditif afin de faciliter la pénétration des gouttes ». Un traitement efficace seulement si vous veillez à ce que votre enfant ne se baigne pas pendant au moins deux semaines…

    Votre enfant souffre de troubles de l’oreille suite à une otite ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un ORL*.

    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Ne pas utiliser de coton-tige car il retire le cérumen qui protège le conduit auditif
    • Éviter les eaux trop chaudes, favorables au développement des germes
    • Bien rincer et sécher le conduit auditif après chaque baignade
    • Faire un bilan régulier chez un ORL en cas de prédispositions aux otites
  • Fatigue au volant : 7 conseils pour une conduite éveillée

    Fatigue au volant : 7 conseils pour une conduite éveillée

    1 Dites stop à la fatigue

    Sachez écouter votre corps et reconnaître les premiers signes qui témoignent d’un manque de sommeil. Arrêtez-vous si vous avez :

    • des picotements dans les yeux ;
       
    • un raidissement de la nuque et du dos, une impression d’inconfort ;
       
    • des paupières lourdes et le regard fixe ;
       
    • des bâillements à répétition ;
       
    • des troubles de la mémoire à court terme, par exemple sur les derniers kilomètres parcourus.

    2 Respectez votre horloge biologique

    Il est important de partir reposé. Avant de prendre la route, faites donc le plein de sommeil. C’est votre carburant à vous. Alors, ne partez pas après une nuit trop courte, et d’une manière générale :

    • évitez de prendre le volant entre 13 et 16 heures ou entre 2 et 6 heures du matin. Le risque de somnolence y est le plus élevé ;
       
    • aérez l’habitacle et évitez les ambiances confinées et surchauffées ;
       
    • mangez léger ! Conduire après un repas trop copieux accentue les risques de fatigue, qu’entraîne le travail de digestion.

    En cas d’accident responsable

    Vous êtes garanti au volant de votre voiture, ainsi que tout autre conducteur de votre véhicule dès lors que celui-ci est assuré Macif.

    3 Faites une pause

    Conduire sollicite fortement votre concentration. Même reposé, la fatigue a donc tendance à augmenter après 2 heures de conduite. Faites des pauses de 10 à 20 minutes toutes les 2 heures. Néanmoins, si vous ressentez une somnolence et que vous peinez à rester éveillé, seul le sommeil vous permettra de récupérer.

    8 fois plus de risques

    d’avoir un accident lorsque vous êtes somnolent ! *

    4 Médicaments : gare aux effets !

    Si vous souffrez de troubles du sommeil, demandez conseil à votre médecin. Sachez aussi que la prise de certains médicaments n’est pas sans effets sur le risque de somnolence et le pouvoir de concentration. Là encore, n’hésitez pas à demander l’avis d’un professionnel (médecin, pharmacien) avant votre départ. Et dans tous les cas, lisez systématiquement les notices de vos médicaments.

    5 Attention aux derniers kilomètres !

    Ne cherchez pas à forcer, restez vigilant jusqu’au bout. Même si vous attaquez la dernière ligne droite, arrêtez-vous si vous ressentez le moindre signe de fatigue.

    Les statistiques montrent que l’accident survient souvent à la fin des trajets, à quelques kilomètres de l’arrivée.

    6 Exit les excitants

    La caféine ou les produits excitants ne remplacent pas le sommeil. Ils n’empêchent pas l’endormissement et leur effet stimulant s’estompe très vite. Ne comptez pas sur eux pour vous maintenir éveillé au volant. Leur cocktail pourrait même se révéler dangereux pour votre conduite.

    En manque de sommeil ? Initiez-vous à la micro-sieste !

    Avec un peu d’habitude et beaucoup de relaxation, elle vous permet, en moins de 10 minutes, de refaire le plein d’énergie et de concentration.

    7 Pas d’alcool ni de drogue !

    La consommation de cannabis est interdite par la loi, a fortiori avant de prendre le volant, d’autant que ses effets sont particulièrement soporifiques jusqu’à 6 heures avant de conduire.

    Idem pour l’alcool : même en deçà de la dose légale, sa consommation peut accentuer l’effet de la fatigue.

    L’Essentiel de l’article

    • Reposez-vous avant de partir.
    • Arrêtez-vous dès les premiers signes de fatigue.
    • Soyez vigilant avec la prise de médicaments.
    • Évitez de compenser par des excitants.

    *Sécurité routière 2020
  • Fact-checking : plus les verres des lunettes de soleil sont foncés, plus ils protègent du soleil

    Fact-checking : plus les verres des lunettes de soleil sont foncés, plus ils protègent du soleil

    La première chose à connaître lorsque vous choisissez des lunettes de soleil, c’est le type de couleur qui correspond le mieux à votre correction : marron si vous êtes myope, gris ou vert si vous êtes hypermétrope, par exemple. « Un emmétrope (vision normale) peut opter pour n’importe quelle couleur », explique Stéphane Benarrous, opticien.

    1 Choisir la bonne teinte selon ses activités

    Le choix des verres de vos lunettes de soleil dépend également de l’usage que vous souhaitez en faire. « Pour la course à pied, le vélo, les sports aquatiques ou en montagne, préférez les verres bruns, qui permettent de bien distinguer les reliefs et les contrastes. Vous pourrez ainsi anticiper les obstacles ou les bosses. Le brun clair, quant à lui, est conseillé pour faire une partie de golf ou de tennis par exemple, soit des sports qui nécessitent une bonne vision de près et de loin. Le jaune et l’orangé sont des teintes idéales pour la pêche et les sports de cibles comme la chasse », explique l’opticien. Pour un usage général, les teintes vertes et grises sont appréciables car elles ne dénaturent pas les couleurs.

    Fact-checking : plus les verres des lunettes de soleil sont foncés, plus ils protègent du soleil

     

    À savoir

    Les verres catégorie 4 sont les plus protecteurs, mais généralement aussi les plus foncés. Ils sont fortement déconseillés en voiture car ils n’offrent pas une visibilité optimale pour la conduite.

    2 Une protection optimale

    « Quels que soient la couleur des verres et votre type de correction, je recommande au minimum une protection 3 pour être parfaitement protégé. En pleine mer ou en haute montagne, privilégiez une protection 4, car il y a beaucoup de réverbération. Pour l’esthétique et le confort, les classes 0 à 2 suffisent », ajoute Stéphane Benarrous. Mais il ne faut pas se fier seulement à la couleur des verres pour la protection. « Seules les lunettes certifiées « UV CE » apportent un filtre anti-UV », précise-t-il. Il est donc recommandé d’acheter vos lunettes de soleil chez un opticien qui possède toute l’expertise pour vous conseiller.

    À savoir

    Sur le plan réglementaire, le marché des lunettes de soleil est soumis à un strict contrôle de la part de la DGCCRF (1) afin de garantir la protection de vos yeux.

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    L’Essentiel de l’article

    • Choisissez une couleur de verre adaptée à votre correction.
    • Optez pour des lunettes certifiées « UV CE ».
    • Privilégiez une classe de lunette adaptée à vos activités.

    (1) DGCCRF, Lunettes de soleil : comment choisir la bonne protection ?, 2020