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  • MST et IST : stop à la contagion des idées reçues !

    MST et IST : stop à la contagion des idées reçues !

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    C’est le nombre d’infections à chlamydia diagnostiquées en France en 2016 contre 76 918 en 2012. (1)

    Vous pensiez qu’elles avaient disparu avec le XXe siècle ? Perdu ! Les maladies et infections sexuellement transmissibles se portent comme un charme, en particulier chez les moins de 25 ans.

    MST et IST : stop à la contagion des idées reçues !

     

    1 Les IST/MST, c’est fini !

    Alors, non. Les maladies et les infections sexuellement transmissibles sont même terriblement d’actualité : les cas d’infections à chlamydia et à gonocoque ont explosé depuis 2012, en particulier chez les jeunes (1). En cause ? Outre un dépistage plus poussé, la multiplication des partenaires (les mauvaises langues l’appellent « l’effet Tinder ») et la baisse de l’utilisation du préservatif.

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    C’est le nombre d’infections à gonocoque diagnostiquées en France en 2016 contre 15 067 en 2012. (1)

    2 Aujourd’hui, on peut guérir du sida

    Malheureusement non ! Si les traitements ont beaucoup progressé et permettent à de nombreuses personnes séropositives de vivre presque normalement, on ne se débarrasse pas du VIH. Une fois contaminé(e), il faut prendre un traitement à vie et se protéger lors de chaque rapport sexuel. Une perspective pas très réjouissante… Et même si le risque de transmission au fœtus en cas de grossesse est très faible (0,5 %), il reste bien réel (2).

    3 On ne peut pas attraper de MST par la bouche

    Pas en bouche-à-bouche. Mais les rapports bucco-génitaux peuvent être sources de contamination au VIH, herpès, syphilis, chlamydia, entre autres, en cas de petites plaies ou d’infections (gencives irritées, aphtes, dent récemment soignée, angine…). Inutile de tourner sept fois sa langue dans sa bouche : pour allumer le calumet, c’est préservatif, sinon rien (s’il en existe à la fraise, c’est pas pour faire joli !).

    4 Il n’y a pas que le préservatif pour se protéger des MST

    Le préservatif est le SEUL ET UNIQUE (comme l’élu(e) de votre cœur) moyen de se préserver au maximum de l’ensemble des MST et IST lors d’un rapport sexuel, qu’il soit oral ou buccal, anal ou génital. Il n’y a que deux maladies sexuellement transmissibles contre lesquelles il existe un vaccin : l’hépatite B, et l’infection à papillomavirus (HPV) responsable du cancer du col de l’utérus.

    Le saviez-vous ?

    Des préservatifs sont distribués gratuitement dans les centres de dépistage du sida, les associations de prévention, les centres de planification et de PMI ou les centres médico-sociaux.

    5 Avec la pilule, vous êtes protégée des IST/MST

    Mais alors, vraiment pas ! La pilule empêche de faire des bébés, et dans le meilleur des cas elle peut aussi résoudre vos problèmes d’acné chronique. C’est déjà beaucoup, mais ça s’arrête là ! Pour se protéger de toutes les MST et IST, une seule option : le préservatif, masculin ou féminin (oui, ça existe, découvrez-le).

    6 Deux préservatifs valent mieux qu’un

    Oubliez ça tout de suite, c’est tout le contraire ! En frottant l’un contre l’autre, les préservatifs ont plus de risques de lâcher. Deux capotes dans la même soirée, pourquoi pas, mais pas en même temps !

    7 On peut attraper des IST/MST dans les toilettes publiques

    Bien sûr que non (3) ! Les muqueuses génitales n’étant pas en contact avec la cuvette, aucun risque !

    8 Les femmes ont plus de chance d’attraper une MST que les hommes

    Vrai pour le VIH, entre autres parce que les femmes ont des muqueuses plus étendues (4). Pour le reste, c’est faux : certaines IST sont plus fréquentes chez les femmes comme l’infection à chlamydia, d’autres chez les hommes, comme la blennorragie (1).

    L’Essentiel de l’article

    • Le préservatif est le seul moyen de se protéger au maximum de toutes les MST et IST.
    • Les MST et IST sont en augmentation, surtout chez les jeunes.
    • Le SIDA ne se guérit pas.
    • On peut attraper une maladie sexuellement transmissible par la bouche.
    • La pilule ne protège pas des MST.

    (1) Santé publique France, Infections sexuellement transmissibles (IST) : préservatif et dépistage, seuls remparts contre leur recrudescence, 2018

    (2) Sida Info Service, Quel est le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant ?, 2017

    (3) Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes Ile-de-France, Infections sexuellement transmissibles.

    (4) Organisation mondiale de la santé, Inégalités entre les sexes et VIH/sida.

  • Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

    Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

    Envie d’explorer ce sujet en profondeur ? Écoutez ce podcast !

    1 Vélos et trottinettes à la conquête de la ville

    Il suffit de se déplacer quelques minutes dans une grande ville pour constater que les mobilités dites douces (sans moteur ou électriques) ont le vent en poupe. Partout dans les rues et sur les trottoirs se bousculent – littéralement – piétons, vélos et trottinettes électriques ou non, gyroroues, hoverboards… La France compterait actuellement 500 000 utilisateurs réguliers de NVEI (nouveaux véhicules individuels électriques), avec des ventes en augmentation de 30 à 35 % sur les trois dernières années (1). À elle seule, la trottinette électrique, autonome et facile à utiliser, a conquis 50 000 acheteurs en 2017 (2). Côté vélo, les chiffres officiels de l’Insee indiquent que 2 % des travailleurs français se déplacent quotidiennement à vélo (3), mais cette moyenne nationale ne reflète pas la réalité de certaines villes ! Le nombre de « vélotafeurs » grimpe en effet à 12 % à Bordeaux, 15 % à Grenoble et 16 % à Strasbourg (4), la championne de France.

    Bon à savoir

    Copenhague dispute à Amsterdam le titre de capitale européenne du vélo. 63 % des Copenhagois enfourchent chaque jour leur bicyclette pour se rendre au travail pour parcourir près de 1 340 000 km cumulés. Avec 545 km de pistes cyclables et des infrastructures à la pointe, le cycliste copenhagois est roi ! (5)

    2 Le difficile partage de l’espace public

    Évidemment, ce boom récent des EDPM (engins de déplacement personnel motorisés) et du vélo, alimenté par les difficultés de circulation et de stationnement des voitures en ville, le prix des carburants et le besoin de faire baisser les émissions polluantes, entraîne quelques frictions entre les utilisateurs. Pendant longtemps, ni le Code de la route, ni les infrastructures urbaines (à l’exception de quelques villes pionnières en la matière, comme Strasbourg), n’ont eu le temps de s’adapter pour clarifier et faciliter la cohabitation entre les différents usagers et types de véhicules. Les vélos partagent la rue avec les voitures, parfois uniquement avec les bus et les taxis, mais aussi avec les piétons lorsque les pistes sont aménagées sur les trottoirs. Signe que les choses bougent, le voile vient d’être levé concernant les règles qui s’appliquent aux EDPM, désormais interdits de trottoirs et sur les chaussées où la vitesse autorisée peut dépasser les 50 km/h (sauf arrêté municipal contraire).

    En attendant que les comportements changent aussi, le nombre d’accidents augmente lui aussi : d’après un bilan de la sécurité routière, 559 piétons ont été tués en 2018 (+ 19 % en 1 an) et 162 cyclistes ont trouvé la mort soit 10 % de plus que l’année précédente (5).

    76 %

    des accidents mortels de piéton ont été causés par une collision avec un véhicule en 2016. (7)

    3 Aménagements urbains, la clé du succès

    Comment améliorer la cohabitation entre les différents usagers ? La réglementation et le Code de la route doivent évidemment évoluer pour s’adapter aux nouveaux usages. Mais l’aménagement de l’espace est aussi la clé d’une circulation apaisée. Parmi les équipements plébiscités, les pistes cyclables ont vu leur nombre exploser ces dernières années avec la multiplication des « plans vélo » dans de nombreuses villes dont Paris. L’Île-de-France comptait par exemple plus de 5 600 km de voies cyclables fin 2015, contre 3 500 en 2012, soit une hausse de 60 % (8). La « continuité cyclable », c’est-à-dire la possibilité de circuler sans passer sur la chaussée des voitures, reste cependant très insuffisante dans la plupart des centres-villes, voire inexistante dans les zones périurbaines et rurales.

    D’autres types d’équipements destinés à faciliter la circulation voient également le jour, comme les sas réservés aux vélos aux intersections équipées de feux tricolores. En plaçant les cyclistes devant les voitures, ils les rendent plus visibles et leur permettent de démarrer en priorité pour éviter que les automobilistes ne leur coupent la route de façon dangereuse. Dans le même esprit, les panneaux « M12 » autorisent maintenant les vélos à passer au feu rouge pour tourner à droite ou aller tout droit quand l’aménagement du carrefour le permet.

    Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

     

    Toutes les enquêtes autour de la sécurité routière sont unanimes : la majorité des automobilistes pensent que le danger vient toujours des autres. Et rares sont ceux à s’interroger sur leur propre comportement au volant. Observer sa conduite fait pourtant partie des priorités.

    Jean-Marc Bailet, docteur en psychologie cognitive et comportementale, auteur des livres Zen au volant et Le volant rend-il fou ?

    4 Règle n° 1 : priorité au piéton

    En attendant que les aménagements intègrent pleinement l’utilisation des EDPM et des vélos, la prudence reste donc de mise, tout comme le respect et le civisme. Rappelons que les piétons sont toujours prioritaires sur les trottoirs et les passages protégés, et que le bon sens (et évidemment le Code de la route) oblige évidemment à les laisser passer lorsqu’ils sont engagés sur la chaussée, même en dehors des clous ou si le feu piéton est rouge…

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    L’Essentiel de l’article

    • L’usage du vélo et des mobilités douces explose en ville.
    • Des aménagements souvent inadaptés complexifient la cohabitation entre les usagers
    • Les accidents de piétons et de cyclistes ont augmenté entre 2017 et 2018.
    • Les trottinettes électriques n’ont plus le droit de rouler sur les trottoirs.

    (1) Christophe Bayart, fondateur de Mobility Urban
    (2) Carel Wijngaards, patron de la marque E-Twow
    (3) Insee, « Partir de bon matin, à bicyclette… », 2017
    (4) Insee, 2017
    (5) Copenhagen city of cyclists, Cycling Embassy of Denmark
    (6) Itinéraire Bis, #01 – Les nouveaux codes de la route
    (7) Sécurité Routière, « Bilan définitif de l’accidentalité routière 2016 », 2017
    (8) Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France, 2018
    Légifrance, Décret n° 2019-1082

  • Gyropode, mono-roue, trottinette, hoverboard… Zoom sur les mobilités alternatives

    Gyropode, mono-roue, trottinette, hoverboard… Zoom sur les mobilités alternatives

    Gyropode, mono-roue/monowheel, trottinette électrique ou hoverboard/smartboard : vous avez forcément croisé un ou plusieurs de ces appareils de « micro-mobilité » ces dernières années si vous habitez en ville. Plus rapides que la marche à pied, moins fatigants et encombrants qu’un vélo, ils ont tout pour séduire les jeunes et les actifs lassés de l’auto, du bus, du tramway ou du métro.

    1 EDPM : interdits aux plus petits

    Pour conduire ces fameux « engins de déplacement personnel motorisés » (EDPM), certaines conditions s’appliquent depuis le décret du 23 octobre 2019, à commencer par l’âge minimum : 12 ans. Les plus jeunes devront se contenter d’une trottinette sans moteur. Rien de tel pour se muscler les mollets !
         
    Pour les plus grands, n’essayez pas de rouler à plusieurs sur une trottinette électrique, c’est interdit, et surtout c’est dangereux ! Dans tous les cas, soyez prudent quand vous conduisez un EDPM.

    2 Le trottoir : territoire des piétons

    Considérés comme des piétons, les utilisateurs de rollers, skateboards ou trottinettes (sans moteur) doivent par conséquent rouler sur le trottoir et aller à une allure modérée. En revanche, les EDPM tels qu’hoverboard, gyropode, monocycle et trottinette électrique sont désormais considérés comme une nouvelle catégorie de véhicules à part entière. Sauf arrêté municipal contraire, on ne veut plus les voir sur les trottoirs ! C’est sur les pistes et bandes cyclables (quand il y en a) qu’on les préfère. À défaut, les utilisateurs peuvent rouler sur les chaussées où la vitesse est limitée à 50 km/h. Hors agglomération, la circulation est interdite, sauf sur les voies vertes et pistes cyclables.

    Et pour se garer ? Le stationnement sur les trottoirs reste autorisé sous réserve qu’il ne gêne pas les piétons. Mais les maires pourront en décider autrement. C’est le cas à Paris où les EDPM doivent se mettre en rang d’oignon dans les espaces réservés au stationnement pour autos, vélos et deux-roues motorisés. Bye bye les trottinettes électriques qui squattent au milieu des trottoirs !

    3 Pas de passe-droit sur le Code de la route

    En tant que véhicules, les EDPM doivent respecter le Code de la route : priorité aux piétons, priorité à droite, respect des feux de signalisation, des stops, des cédez-le-passage… Pas question non plus de porter des écouteurs ou casque audio, ni d’utiliser votre téléphone. Si vous n’avez pas votre permis de conduire, Internet ou un bon livre pourront vous renseigner sur les bases à connaître. Sinon, répondez à ce quiz pour tester vos connaissances du Code de la route !

    4 La visibilité, c’est pas sorcier !

    Si vous circulez hors d’une agglomération ou si vous roulez de nuit ou par visibilité réduite, pas question d’avoir la tête dure : portez un casque ! Et un gilet réfléchissant pour vous faire voir.

    5 25 km/h en pointe

    La vitesse des EDPM est limitée à 25 km/h maximum, en agglomération ou hors agglomération. Évidemment, cette vitesse est à adapter aux conditions de circulation : vous devez toujours être prêt(e) à vous arrêter en urgence pour laisser traverser un piéton ou éviter un obstacle.

    6 Votre trottinette électrique est-elle homologuée ?

    La limitation de vitesse à 25 km/h est aussi une contrainte technique : votre trottinette ne doit pas pouvoir la dépasser, sous peine d’amende.

    Autres obligations : pour trouver sa place dans vos déplacements quotidiens, la trottinette doit être équipée d’un feu avant et arrière, d’une sonnette et de freins (encore heureux !).

    Bon à savoir

    Les EDP sont soumis à la même obligation d’assurance de responsabilité civile que les voitures, scooters et motos. Et c’est valable aussi pour vos ados !

    Source : Légifrance, Décret n° 2019-1082

  • Bébé arrive ! Voici quoi mettre dans votre sac de maternité

    Bébé arrive ! Voici quoi mettre dans votre sac de maternité

    1 Pour l’accouchement, un sac léger vous suffira

    Pour ne pas être prise au dépourvu, anticipez votre départ en préparant votre sac de maternité deux semaines avant le terme prévu. Rassurez-vous : dans l’immédiat, vous n’avez pas besoin de grand-chose, juste du principal, c’est-à-dire de quoi vous sentir le plus à l’aise possible.

    Pour votre séjour en salle d’accouchement, un grand T-shirt, une paire de chaussettes ainsi qu’un élastique si vous avez les cheveux longs suffiront. Cette épreuve étant pour le moins physique, un brumisateur ne sera pas de trop !

    Pour votre nourrisson, c’est un grand moment : il va enfiler sa première tenue ! Celle-ci peut être une brassière (ou un body) en coton, un pyjama adapté à la saison, un gilet ou encore une brassière chaude. Pour ses petits pieds, pensez à embarquer une paire de chaussettes et des chaussons., puisqu’il s’agit d’un petit être fragile, il est judicieux de lui prévoir un petit bonnet. Les maternités fournissent généralement les couches pour les nouveau-nés, mais par précaution vérifiez cela avec l’établissement dans lequel vous prévoyez d’accoucher.

    Bon à savoir

    En partant pour la maternité, pensez à prendre vos papiers d’identité et votre dossier médical, qui contient :

    • la carte de groupe sanguin ;
    • les résultats des examens réalisés pendant la grossesse ;
    • les échographies et radios ;
    • votre Carte Vitale et de mutuelle.

    Pour le séjour à la maternité, une valise s’imposera

    Que mettre dans sa valise ?

    Félicitations, vous voilà maman ! Vous allez désormais passer un séjour à la maternité pour vivre puis récupérer comme il se doit après cette épreuve aussi intense que merveilleuse. Afin de rendre cette étape confortable (et reposante), le choix de vos vêtements doit être adapté. Votre attirail 100 % confort se composera alors d’un peignoir (ou une robe de chambre), de deux chemises de nuit (à boutons si vous choisissez d’allaiter), de chaussons (ou chaussures confortables faciles à enfiler) et de vêtements larges et confortables pour la journée. Concernant l’hygiène, rien de très compliqué : une serviette, une trousse de toilette avec vos produits habituels ainsi que six à huit slips jetables et des protections hygiéniques feront l’affaire.

    Personnalisez votre chambre

    On n’y pense pas assez mais à la maternité, la chambre peut être (dans la limite du raisonnable) personnalisable durant votre séjour. Pensez alors à prendre des objets à valeur sentimentale forte, comme des photos de vos proches pour créer votre cocon.

    Pour tuer l’ennui, prenez de quoi vous occuper !

    À la maternité, l’ambiance n’est pas la même que chez soi. Pour vous sentir comme à la maison et puisqu’il n’est jamais trop tôt pour commencer l’éducation musicale de votre enfant, pourquoi ne pas penser à apporter votre enceinte Bluetooth® ? Préparez une playlist zen qui favorisera une ambiance sereine et apaisée dans votre chambre. Vérifiez au préalable que la maternité où vous séjournez l’autorise. Et bien entendu, emportez avec vous livres et revues.

    Pour bébé : le trousseau de naissance…

    Vous avez désormais un petit être sous votre responsabilité. Pour s’assurer que son arrivée soit la plus agréable possible, vous pouvez lui prévoir cinq bodys ou brassières en coton, cinq pyjamas, deux gilets ou brassières chaudes, deux ou trois bavoirs, un bonnet de naissance en coton, deux à trois paires de chaussettes et chaussons ainsi que deux gigoteuses. Pour qu’il fasse de beaux rêves dès ses premières nuits, pensez à prendre une paire de moufles pour qu’il ne se griffe pas malencontreusement.

    … et des affaires de toilette

    Ensuite, pour ses premiers bains ainsi que son entretien, il est bon d’avoir à portée de main un thermomètre de bain électronique, une brosse souple, du liniment oléocalcaire pour les changes, des carrés de coton (ouate) pour la toilette et les changes ainsi qu’un paquet de couches et trois serviettes de bain.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient toutes les mamans le jour de leur accouchement avec le Guide des mamans.

    Vous désirez allaiter ?

    Dans ce cas, prévoyez :
     

    • deux soutiens-gorge d’allaitement ;
    • des chemises qui vous permettent d’allaiter bébé ;
    • une boîte de coussinets d’allaitement lavables ou jetables ;
    • une crème de soin spéciale allaitement ;
    • un oreiller ou coussin d’allaitement.

     

    L’Essentiel de l’article

    • Pour l’accouchement, un sac léger fera l’affaire.
    • Pour le séjour à la maternité en revanche, prenez une valise.
    • Prévoyez le nécessaire pour bébé !
  • 4 conseils pour aider votre enfant accro au sucre à décrocher

    4 conseils pour aider votre enfant accro au sucre à décrocher

    Les enfants mangent sucré et ce, de plus en plus jeunes ! Selon l’Anses (1), « les apports en sucres sont excessifs pour 75 % des 4-7 ans qui dépassent les 60 g recommandés, 60 % des 8-12 ans dépassent les 75 g recommandés et 25 % des 13-17 ans dépassent les 100 g recommandés. » On observe d’ailleurs 10 fois plus de cas d’obésité chez les enfants de 5 à 19 ans aujourd’hui, qu’il y a 40 ans (2). Face à cette dépendance, comment aider votre enfant à décrocher ?

    1 Comprenez l’addiction de votre enfant

    Anne Colin. Pour traiter ce trouble alimentaire, je dois avant tout comprendre d’où vient cette envie de manger : stress, fatigue, ennui ? Manger sucré répond aussi à un besoin de réconfort. L’addiction peut relever d’un certain mal-être.

    Le saviez-vous ?

    L’ingestion de sucre stimule une partie du cerveau baptisé « le circuit de récompense ». Les neurones vont alors produire de la dopamine, molécule du bien-être. D’où l’envie de consommer, encore et encore, du sucre !

    Le saviez-vous ?

    Macif est partenaire de Yuka : l’appli qui vous aide à décrypter les étiquettes.

    2 Réduisez les plats industriels au profit du fait-maison

    Anne Colin. Pour améliorer les repas de votre enfant, il n’y a pas de secret : évitez d’acheter des produits industriels et mettez-vous autant que possible aux fourneaux ! Faites vos propres gâteaux, crêpes, tartes et réduisez la quantité de sucre. Et le week-end, motivez votre enfant pour lui faire mettre la main « à la pâte » !

    Pour autant, il ne sert à rien de frustrer votre enfant en lui interdisant les produits industriels, surtout quand ses camarades en ramènent à l’école. Prenez le temps de lui expliquer qu’il en aura moins (une ou deux fois par semaine maximum). Pour les parents ce n’est pas évident non plus, parce qu’il faut réfléchir à des alternatives et prendre le temps de cuisiner. J’incite à faire un mix entre fait-maison et produits industriels. Contrôlez tout de même la ligne « dont sucres » sur les emballages des produits achetés et n’achetez pas si ça dépasse les 12 g de sucre.

    Le jus de fruit : gare à ce faux-ami !

    Vos enfants sont friands de jus de fruits ? Méfiez-vous ! Un verre de 25 cl de jus de fruit à base de concentré contient l’équivalent de quatre morceaux de sucre.(3)

    3 Misez sur les légumes

    Anne Colin. Une autre astuce pour déshabituer votre enfant aux produits sucrés, c’est de construire des repas essentiellement composés de légumes. Sachez qu’un enfant qui ne mange jamais de légumes va développer une flore intestinale un peu plus propice à la demande de sucre. Donc cuisinez les légumes sous toutes leurs formes : cuits, crus, en purée, en soupe…

    • 4 conseils pour aider votre enfant accro au sucre à décrocher
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    4 Limitez les tentations

    Anne Colin. Si vous souhaitez emmener votre enfant faire les courses avec vous, attendez le samedi après-midi quand il aura le ventre plein. Évitez d’y aller à la sortie de l’école, votre enfant sera attiré par toutes les friandises possibles et imaginables ! Et si vous le pouvez, le marché est une meilleure alternative : les produits y sont meilleurs et pas de risque que votre enfant soit influencé par la publicité présente sur les emballages des produits industriels. Votre enfant pourra, au contraire, s’émerveiller devant les étals de fruits et légumes, de boucherie et de fromage.

    L’Essentiel de l’article

    • Comprendre quelle est la source du trouble alimentaire.
    • Préférez le fait-maison aux produits industriels.
    • Faites des concessions.
    • Faites, si possible, vos courses au marché.

    (1) Anses, Repères alimentaires pour les populations spécifiques, 2019

    (2) OMS, En 40 ans, les cas d’obésité chez l’enfant et l’adolescent ont été multipliés par dix, 2017

    (3) OMS, Sugars intake for adults and children, 2015

  • Aidant familial, et si vous vous formiez ?

    Aidant familial, et si vous vous formiez ?

    On compte 9 à 11 millions d’aidants familiaux en France (1) qui assistent des proches au degré de dépendance très variable. Enfants ou adultes en situation de handicap, patients atteints d’Alzheimer ou d’autres pathologies invalidantes, personnes très âgées… Depuis 2011, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) dispose de fonds dédiés à la formation de ces aidants, pour les aider à faire face aux différentes situations de soin. Grâce à ces formations, l’aidant familial* est plus autonome : la coordination avec les différents intervenants à domicile est facilitée, pour une prise en charge plus efficace. C’est bon pour tout le monde !

    * Le statut d’aidant familial est défini et reconnu par l’article R245-7 du code de l’action sociale et des familles.

    1 En quoi consistent ces formations aux aidants familiaux ?

    Certains aidants sont parfois amenés à dispenser des soins, pour lesquels ils ont besoin d’une formation afin d’être certains de faire les bons gestes et d’avoir les bons réflexes. Si vous assistez un proche dépendant qui a besoin de soins spécifiques, que ce soit un adulte ou un enfant, ces formations sont pour vous. Premiers secours, toilette et soins corporels, soutien psychologique, travail de la psychomotricité, gestes de réconfort… Vous apprendrez les gestes du quotidien qui vous permettront d’accompagner plus facilement et plus efficacement votre proche dépendant.

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    Découvrez le contrat Garantie Autonomie et Dépendance de la Macif !

    4 millions

    C’est le nombre d’aidants familiaux avec un emploi en France, soit 15 % de la population active. (2)

    2 Formation pour aidants familiaux : ça se passe où ?

    Ces formations sont accessibles via plusieurs canaux selon votre lieu de résidence et le contexte de la dépendance (pathologie, âge, handicap, etc.). Le parcours de formation n’étant pas uniforme sur tout le territoire, le plus simple est de vous renseigner d’abord auprès du CLIC (Centre local d’information de coordination) le plus proche de chez vous. Vous pouvez aussi vous adresser au CCAS (Centre communal d’action sociale) de votre commune. Enfin, certaines associations comme l’APF, le CRAIF ou France Alzheimer peuvent aussi vous renseigner et proposer des modules spécifiques. La plupart du temps, ces formations sont gratuites (elles sont financées par la CNSA) : profitez-en !

    Besoin d’aide ?

    Le site aveclesaidants de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    Dépendance, où s’adresser ?

    Trouvez rapidement les principales ressources près de chez vous dédiées aux personnes handicapées ou dépendantes et à leurs proches :

    • conseils départementaux ;
    • CLIC (Centres locaux d’information) ;
    • MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) ;
    • CCAS (Centres communaux d’action sociale) ;
    • n’oubliez pas aussi votre complémentaire santé !

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des formations destinées aux aidants familiaux d’une personne dépendante.
    • Elles sont généralement gratuites.
    • Elles sont dispensées par des établissements ou services médico-sociaux.
    • Pour y avoir accès, renseignez-vous auprès des CLIC, MDPH ou conseils départementaux.

    (1) Dominique Gillot, « Préserver nos aidants : une responsabilité nationale », ministère de la Solidarité et de la Santé, 2018.

    (2) Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises/Macif, Être aidant et travailler, 2017.

  • Comment voyager avec ses enfants ?

    Comment voyager avec ses enfants ?

    Ici, bouger avec mes 4 enfants ne me fait absolument pas peur, mais avec le temps, il y a quelques tips que j’ai adoptés et qui guident mon organisation !

    Le choix de la destination

    Dans un premier temps, j’ai opté pour des destinations françaises. Pour des raisons sanitaires, mais également logistiques. Cela m’a permis de voir les limites de mes enfants dans un cadre rassurant, car en cas de problèmes nous parlions la langue ET en cas de gros problèmes : nous pouvions rentrer à la maison rapidement.

    Avec le temps nous optons pour des destinations étrangères, le temps de transport est plus long mais les enfants ont l’habitude de faire de la route et ça n’est plus un problème. Je favorise cependant les pays où les sites sont facilement praticables ou gratuits pour les enfants histoire d’avoir un budget réduit tout en faisant des activités très sympas. Je me renseigne aussi sur les vaccins obligatoires, les éventuels risques et la réputation des endroits que je veux visiter, l’hygiène, etc. À la maison c’est même devenu un rituel : s’obliger à découvrir un pays chaque année. Une sorte de défi à relever. Je crois que je leur ai refilé le virus du voyage…

    Transport

    Pour ce qui est des transports, je les ai habitués petits à patienter, à ne pas forcément avoir les tablettes à portée de main. Il y a maintenant beaucoup de marques qui commercialisent des petits jeux à faire en voiture et puis c’est le moment parfait pour relire leurs bouquins préférés (ou leur en offrir de nouveaux), dessiner, etc.

    Si possible nous prenons notre voiture qui est équipée de sièges auto et qui nous permet un certain confort.

    Dans les grosses villes nous faisons en sorte d’avoir les transports en commun pas loin et nous louons une voiture pour les trajets un peu plus long, même si les sièges auto fournis sont souvent de moins bonne qualité.

    Le programme

    En préparant mes vacances je vais toujours faire un tour sur Pinterest pour sélectionner les plus jolis coins que je veux voir, puis je croise les données de plusieurs blogs (avec/sans enfants) pour voir ce qui ressort le plus.

    Sur place je demande à nos hôtes et les commerçants leurs conseils (fêtes régionales, visites à ne pas louper, etc)

    L’administratif

    Si vous partez à l’étranger ne vous faites pas avoir avec les délais de délivrance des papiers d’identité de vos enfants !

    « Si vous pouvez faire vos démarches administratives 4 mois avant, c’est l’idéal ! Sinon attention au stress de dernière minute ! »

    Selon les mairies, le temps de demander l’acte de naissance + la création du passeport/CI …. Cela peut vite prendre plusieurs mois.

    Prévenez votre banque de votre déplacement et vérifiez le plafond de retrait d’espèces que vous avez à l’étranger (il n’est pas toujours le même qu’en France !). Prévoyez toujours du cash pour éviter de vous retrouver bloqué.

    Vérifiez bien que votre assurance vous couvre correctement à l’étranger en cas d’accident, renseignez vous sur le rapatriement, votre protection sur les locations de voitures, etc.

    Le logement

    Le choix du logement est primordial car il va jouer sur le point suivant : la valise. Je choisis souvent mes locations avec draps inclus et surtout : un lave linge ! Ce qui permet de voyager léger. J’aime la proximité qu’on peut avoir avec les propriétaires qui sont bien souvent très hospitaliers.

    Les valises

    Je ne prévois que 3 tenues par personne ce qui permet de ne faire qu’une valise pour 5. Astuce d’autant plus pratique si vous avez besoin de prendre une poussette, etc. Même si en vacances, je vous recommande le porte bébé physiologique !

    Autre astuce : la méthode Kondo pour plier le linge à la verticale dans la valise a fait ses preuves. C’est tout bête, mais elle me fait facilement gagner 30% de place !

    Quelques petites astuces pour les enfants

    Chaque enfant a un petit sac où il met son doudou, une paire de chaussures, ses affaires de bain etc. Ça les responsabilise ET je gagne de la place dans la valise ! J

    J’opte pour des bermudas de bain et des tee-shirts anti UV l’été. Pratiques, ils peuvent les garder toute la journée. 

    Avant de partir je fais une réserve de bracelets d’identification où j’indique mon numéro de téléphone. Ils sont briefés : si jamais ils nous perdent des yeux ils doivent se diriger vers un adulte et lui montrer le bracelet.

    Et puis pour les pousser un peu et les faire marcher… la promesse de la glace à l’arrivée fonctionne toujours d’après zozomum !

  • Foncier solidaire : devenir propriétaire autrement

    Foncier solidaire : devenir propriétaire autrement

    « L’atout du foncier solidaire ? Le prix ! Je n’aurais pas pu acheter sur le marché classique. Et en tant que locataire, je galérais tous les mois, un tiers de mon salaire passait dans un appartement qui ne m’appartenait pas. » C’est décidé, Caroline, 24 ans, éducatrice de jeunes enfants, a signé pour un T2 à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), banlieue aisée de Rennes. La jeune femme résolue n’est pas une acheteuse comme les autres : elle sera propriétaire des murs de son appartement, mais pas du sol. « J’ai payé 83 000 euros pour 45 m2 et 9m2 de terrasse, alors que l’équivalent sur le marché traditionnel se négocie dans les 150 000 euros », précise-t-elle. Hors de portée : « les banques ne me prêtaient pas autant, je me suis vite heurtée au fait d’être célibataire, avec 1400 euros nets de revenus mensuels et un prêt étudiant encore en cours », regrette la bretonne.

    Séparer le terrain du bâti, pour baisser le prix du logement. L’idée peut sembler étonnante. Mais pourquoi ne pas sauter le pas, si cela permet de payer moins cher ? « Avec les prix qui explosent, en tant que jeune, on se dit qu’on n’arrivera jamais à acheter. Ce dispositif permet de ne pas se démoraliser, et de se lancer ! », relève Caroline. « Ça va être le jour et la nuit par rapport à mon logement actuel. Je serai à dix minutes de mon travail, car je serai à un arrêt de métro, et je pourrai tout faire à pied » se félicite-t-elle.

    Si le foncier solidaire est récent en France, il n’est pas inédit. Héritier des Community Land Trust expérimentés depuis plus de trente ans aux États-Unis, ainsi qu’en Belgique ou encore au Royaume-Uni, il séduit depuis peu les agglomérations françaises, de Lille à Saint-Malo, Rennes, Biarritz, Toulouse ou plus récemment encore Paris.

    La capitale compte ainsi mettre en place son premier programme d’ici la fin de l’année, avec pour ambition affichée de diviser par deux le prix d’achat : de 10 000 à 5000 € le m2. Broutilles !

    Organisme foncier solidaire : comment ça marche ?

    En pratique, les acquéreurs achètent les murs de leur logement (appartement ou maison) via un bail spécial (un bail réel solidaire, BRS). Le sol, lui, reste la propriété d’un organisme de foncier solidaire (un OFS), structure à but non lucratif agréé par l’Etat, qui peut exister sous forme d’association, de Société Coopérative d’Intérêt Collectif ou encore de Groupement d’Intérêt Public.

    « L’OFS achète le terrain sur lequel l’immeuble va être construit grâce à un prêt d’une durée de 60 ans, consenti par la Caisse des Dépôts et des Consignations. Dans certains cas, le terrain peut également être mis à disposition par des collectivités locales », précise Pierre Marchal, d’Occitalys Foncier, organisme de foncier solidaire en région Occitanie. Le terrain reste donc propriété de l’OFS : l’habitant le lui loue à petit prix, via une redevance mensuelle de l’ordre de quelques dizaines d’euros aidant ainsi l’OFS à rembourser son prêt à la Caisse des Dépôts. Le montage peut sembler complexe, mais le résultat est là : un prix d’achat de 20 à 50 % inférieur au marché privé. Une manière de démocratiser la propriété, notamment dans les centres urbains où les prix immobiliers grimpent jusqu’à exclure classes moyennes et populaires.

    Ainsi, pour Marielle, lilloise de 55 ans, mère de deux filles et heureuse future propriétaire d’un T3 (l’aménagement est prévu pour 2020), la signature d’un Bail Réel Solidaire était l’unique ticket d’entrée pour acheter dans le centre-ville, où elle travaille. « Le remboursement de mon prêt et le paiement de la redevance sera l’équivalent de ce que je verse aujourd’hui comme locataire », confie cette responsable de magasin qui a longtemps vécu au Smic. C’est cette ambition sociale qui sous-tend le dispositif.

    Lire aussi : Les Français et les nouvelles formes d’habitat

    « L’idée est de pouvoir acheter là où on veut, et non pas là où on peut. »

    Pierre Marchal, d’Occitalys Foncier

    « À Toulouse, la première résidence en BRS est au cœur du quartier huppé de Saint-Michel. Elle permet de devenir propriétaire au prix d’une location, tout en évitant de payer chaque mois à fonds perdu comme c’est le cas avec un loyer », abonde Pierre Marchal. Une manière de concilier les avantages de la propriété (sérénité, constitution d’un capital) et de la location (accessibilité).

    Bémol : pour l’heure, les logements proposés, encore à l’état de plan ou de chantier pour la plupart, se comptent en centaines. Loin, très loin des besoins exprimés. « On en est encore au stade de l’expérimentation, mais on sent une vraie prise de conscience de l’intérêt de ce dispositif », observe-t-on chez Occitalys Foncier.

    Dispositif public, créé par la loi Alur de 2014 (pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové)1 le foncier solidaire est bien sûr encadré. Au quotidien, cela ressemble à une propriété classique : on partage les charges de copropriété avec ses voisins ; on a un prêt immobilier à la banque, on refait sa cuisine si on en a envie. Mais n’accède pas au BRS qui veut. Il faut être en-dessous d’un plafond de ressources, qui varie en fonction des villes, et qui correspond à celui d’un prêt social location-accession (PSLA). En zone tendue, comptez environ à 32 000 euros de revenu fiscal annuel pour une personne seule (et 58 000 pour 4 personnes). Ailleurs, ces plafonds sont respectivement abaissés à 24 000 euros (et 41 000)2. Autre condition : le logement doit être votre résidence principale.

    Lire aussi : Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    « En pratique, ce sont souvent des adultes encore jeunes avec enfants qui se positionnent sur ce type de logement. »

    Pierre Marchal, d’Occitalys Foncier

    La revente est également encadrée : au niveau du prix, déjà, mais aussi des acheteurs : en bref, vous ne pouvez pas revendre à des acheteurs qui dépassent les plafonds de ressources, ou qui souhaiteraient investir pour générer des revenus locatifs. L’objectif est bien sûr de pérenniser le caractère social du dispositif. Sans ces garde-fous, les vendeurs pourraient réaliser de fortes plus-values, encourageant la spéculation, et dispersant en quelques années l’investissement public dans des bénéfices privés. « Cela fait partie des points négatifs : si un jour je pars, je ne pourrais pas louer, il me faudra vendre, et pas à n’importe qui ni à n’importe quel prix », explique Caroline.

    Autre inconvénient : les démarches peuvent être longues. Ainsi, la jeune femme ne prévoit d’entrer dans les lieux qu’en 2021, le temps que la construction s’achève. « Il faut être assez posé dans ses projets pour se lancer ! ». Par ailleurs, un peu comme dans l’attribution d’un HLM, le choix de l’appartement est réduit. Les acheteurs se positionnent sur un bâtiment, formulent des souhaits (par exemple le nombre de pièces, rez-de-chaussée à bannir…) sans pouvoir précisément choisir leur futur bien. Mais pour la jeune active, les contreparties positives font clairement pencher la balance en faveur de cette forme innovante de propriété. D’autant que quand on vit en appartement, la question de la propriété du sol reste très théorique au quotidien !

    Au-delà du prix, plus bas que celui du marché, et de la possibilité de souscrire un Prêt à Taux Zéro, le foncier solidaire offre aussi des garanties de revente. Par ailleurs, si l’appartement attribué n’est pas toujours idéal, les acheteurs ont la possibilité d’intervenir, durant l’avancement des travaux, sur le choix des peintures, des revêtements, du sol etc. « On est acteur de son projet », conclut Caroline. Le rêve propriétaire pour tous ?

    (1) https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2014/3/24/ETLX1313501L/jo/article_164

    (2) https://www.hlm.coop/contenu/le-bail-reel-solidaire-brs

  • Le handicap invisible : si on parlait de ce handicap pourtant bien présent ?

    Le handicap invisible : si on parlait de ce handicap pourtant bien présent ?

    1 Qu’est-ce qu’un handicap invisible ?

    À l’instar du handicap visible, le handicap invisible est une maladie ou un dysfonctionnement privant la personne qui en souffre de certaines capacités, ou qui les diminue sensiblement. Il peut s’agir de maladies invalidantes, chroniques ou non, comme le diabète, le cancer, certaines maladies auto-immunes (Crohn, RCH), la sclérose en plaques, etc. Ce sont aussi certains troubles « dys » comme la dyslexie ou la dyspraxie, ainsi que le syndrome d’Asperger, le trouble du déficit de l’attention et l’hyperactivité, les suites cérébrales d’un AVC, la bipolarité, etc. Le handicap invisible recouvre donc des réalités très diverses, ayant pour seul point commun de ne pas être détectables « à l’œil nu », notamment par l’entourage professionnel.

    Bon à savoir

    Le handicap invisible n’est pas une catégorie de handicap en soi, mais plutôt une appellation qui regroupe à la fois des handicaps au sens classique du terme (moteurs, psychiques, sensoriels ou cognitifs), mais aussi des maladies ou des séquelles dues à une maladie ou un accident.

    2 Combien de personnes sont concernées ?

    Selon plusieurs études, 80 % des personnes porteuses d’un handicap ont un handicap invisible. (1) En France, cela représenterait près de 10 % de la population ! (2) Une excellente raison d’en parler, car une partie des difficultés des personnes concernées est due au manque de visibilité qui entoure leur maladie ou à la difficulté qu’ont les autres à percevoir leur handicap.

    3 Quel impact le handicap invisible a-t-il sur la vie professionnelle ?

    Le handicap invisible peut évidemment impacter la vie professionnelle : difficultés physiques ou psychologiques, indisponibilités ponctuelles… Bonne nouvelle, les lois de 1975 et 2005 relatives à l’accès à l’emploi des personnes handicapées peuvent faciliter l’insertion professionnelle des personnes touchées.

    4 Le handicap invisible peut-il faire l’objet d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ?

    De nombreux handicaps invisibles peuvent faire l’objet d’une RQTH. Si vous êtes concerné(e), n’hésitez pas à vous tourner vers la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de votre département ou vers votre médecin traitant qui vous indiquera la marche à suivre. Ce sésame administratif peut, en effet, s’avérer précieux si votre situation nécessite un aménagement de poste ou des absences répétées, par exemple.

    2,5 millions de personnes en France

    bénéficient de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). (1)

    L’Essentiel de l’article

    • Le « handicap invisible » désigne un handicap non décelable à la vue.
    • De nombreuses maladies ou troubles physiques et psychiques peuvent constituer un handicap invisible.
    • Il peut faire l’objet d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

    (1) Handirect, Chiffres-clés 2015 du handicap, 2015.

    (2) La Revue Internationale, « Le handicap invisible : un risque d’exclusion », 2013.

  • Comment investir en bourse : 5 idées reçues à combattre avant de se lancer !

    Comment investir en bourse : 5 idées reçues à combattre avant de se lancer !

    1 Investir en Bourse, c’est comme jouer au casino : pour gagner, il faut avoir de la chance !

    C’est faux, car investir en Bourse n’est pas un jeu mais un investissement réfléchi qui fait du détenteur de l’action le copropriétaire d’une entreprise et donc amène à suivre son développement. Devenir actionnaire, c’est soutenir le capital ainsi que les emplois d’une entreprise. C’est aussi prendre des risques de perte en capital, qui s’avèrent payants dès lors que la société se porte bien puisque la valeur de ses actions grimpe ! Pour bien investir en Bourse lorsque l’on débute, mieux vaut donc demander un rendez-vous à votre conseiller financier plutôt que de miser sur un trèfle à quatre feuilles.

    Petite histoire

    C’est à Lyon en 1540 que fut créée la première Bourse en France. En 1563, « la place commune des marchands » fait son apparition à Paris. Mais ce n’est qu’en 1724 qu’un édit royal entérine définitivement la création de la Bourse de Paris.

    2 Les placements boursiers, ça demande beaucoup d’argent !

    Faux. Une centaine d’euros suffit pour ouvrir un PEA, un compte-titres ou une assurance-vie, par exemple. Le plan d’épargne entreprise (PEE) permet également de vous faire une place sur les marchés.

    3 La Bourse, c’est pour les traders et les experts financiers. Pas pour moi !

    Faux. Pas besoin d’être un ponte de la finance, il suffit d’appliquer certaines règles de « bon sens ». La première : diversifiez votre portefeuille d’actions, c’est-à-dire investissez dans des entreprises qui ne sont pas dans le même secteur d’activité ou qui ne sont pas toutes situées dans la même zone géographique. La seconde : préférez les petits investissements réguliers aux gros versements ponctuels. Et bien sûr, la règle la plus essentielle : n’investissez pas dans une solution que vous ne comprenez pas. Votre conseiller financier est là pour vous accompagner dans le choix de la solution qui vous permettra d’aborder les marchés financiers simplement, en fonction de la performance espérée, de votre capital et de votre goût du risque, mais aussi durant l’ensemble des étapes d’investissement.

    76 %

    C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)

    76 %

    C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)

    4 Fiscalement parlant, les placements, ce n’est pas intéressant !

    Faux… à condition de choisir les bonnes solutions ! À l’instar de la plus-value sur la vente d’un compte-titres taxé à 30 % avant 8 ans, le PEA ou plan d’épargne en actions reste fiscalement très avantageux : les gains (plus-values et dividendes) acquis sont exonérés d’impôt (hors prélèvements sociaux de 17,2 %), pour peu que vous conserviez votre plan au moins cinq ans.

    Quant à l’assurance-vie, vous bénéficiez d’un abattement fiscal de 4 600 euros par personne au-delà de 8 ans.

    Vous voulez épargner l’esprit tranquille ?

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    Tout savoir sur la flat tax

    La flat tax, est un prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % sur les rachats de contrats d’assurance vie avant 8 ans auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 % ce qui fait au global un taux d’imposition à 30 %. Il s’applique  sur les revenus de capitaux mobiliers (produits des placements à revenu fixe ou dividendes) perçus à compter du 1er janvier 2018.

    5 Les investissements en Bourse, c’est plus risqué que les investissements immobiliers

    Faux. S’il est vrai qu’un bon investissement dans la pierre reste l’un des placements les plus sûrs (2), un mauvais choix en la matière peut vous plomber (bien de mauvaise qualité, mal situé, charges démesurées, fiscalité excessive, etc.). Pas si simple ! La Bourse comme l’immobilier demande prudence et réflexion. Mais si vous êtes bien informé(e) et bien conseillé(e), la prise de risque est maîtrisée et ils peuvent l’un comme l’autre s’avérer rentables.

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    L’Essentiel de l’article

    • Un placement en Bourse est un acte mûrement réfléchi, il ne faut pas compter sur la chance.
    • La fiscalité des placements financiers a évolué favorablement ces dernières années.
    • Des conseillers spécialisés peuvent vous aider à investir en Bourse.

    (1) Rapport « Stimuler l’investissement de long terme en actions », publications Risques & tendances de l’AMF – juillet 2017

    (2) Étude comparative de l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière), publiée en 2018, sur des durées de 10, 20, 30 voire 40 ans, en s’appuyant sur le taux de rentabilité interne (TRI), indice intégrant les prix d’entrée et de sortie.