Auteur/autrice : admin

  • Comment faire pour conserver ses aliments dans son réfrigérateur ?

    Comment faire pour conserver ses aliments dans son réfrigérateur ?

    1 Effectuez une vérification de la température

    Le réfrigérateur est divisé en deux parties : la plus froide allant de 0 °C à 4 °C et la seconde allant de 4 °C à 6 °C. Elles vous permettent de conserver chaque aliment à la température qui lui convient. C’est indispensable car cela évitera la prolifération de mauvaises bactéries.

    Astuce

    Pour vérifier quelle partie est la plus froide, placez un thermomètre en haut ou en bas de votre réfrigérateur ou référez-vous à la notice de votre appareil. En effet, la répartition des zones fraîches dans un réfrigérateur diffère selon les marques.

    2 Bien préparer la conservation de ses aliments

    Avant le rangement, boîtes hermétiques, sachets de congélation ou film transparent seront vos meilleurs alliés pour bien conserver vos aliments. Attention à bien emballer vos aliments crus et cuits séparément. Les aliments crus comme la viande ou le poisson contiennent parfois des micro-organismes pouvant contaminer d’autres aliments.

    Astuce

    Pour conserver vos herbes fraîches, enroulez-les dans un papier absorbant humide, puis placez-les dans un sachet plastique fermé pour qu’elles ne se déshydratent pas.

    3 Répartir ses aliments dans son réfrigérateur

    À chaque aliment sa température : accordez les zones froides de votre réfrigérateur selon vos produits.

    Ouvrez la porte et placez-y les œufs, le beurre, le lait et les jus de fruits entamés. Mettez vos viandes, poissons, produits laitiers, fromages frais et au lait cru, plats cuisinés, jus de fruits frais et produits entamés ou en cours de décongélation dans la zone la plus fraîche.

    Dans la partie allant jusqu’à 6 °C, rangez vos préparations, viandes et poissons cuits faits maison, légumes et fruits cuits ainsi que vos yaourts et fromages faits à cœur.

    Bien sûr, le bac à légumes est parfait pour vos légumes et fruits frais lavés, mais aussi pour vos fromages non pasteurisés.

    Mieux manger avec la Macif !

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    Astuce

    Mettez à portée de main les produits dont les dates limites de consommation (DLC) sont les plus proches pour ne pas les oublier.

    4 Toutes les bonnes choses ont une fin

    Faire plaisir à ses papilles oui, mais sans mettre en danger sa santé ! Tous les aliments ont une durée de conservation à respecter. La DLC des aliments vendus emballés est indiquée sur l’emballage. Pour les autres aliments il faudra faire travailler sa mémoire. La viande crue ou préemballée se consomme dans les 48 heures après votre achat et jusqu’à 72 heures si vous l’avez cuite et bien emballée. Conservez vos fruits de mer et poissons crus jusqu’à 24 heures. Vous aurez trois jours pour consommer vos préparations maison et vos légumes cuits placés dans une boîte hermétique et jusqu’à quatre jours pour vos pâtisseries contenant du lait ou des œufs.

    Astuce

    Indiquez sur des boîtes hermétiques de conservation la date de mise au frais de vos produits emballés ou cuisinés par vos soins.

    30 kg

    C’est le poids de nourriture par personne et par an qui finit à la poubelle. Sur ces 30 kg, 7 kg sont encore dans l’emballage. Cela équivaut à jeter en moyenne 160 € par an (1).

    L’Essentiel de l’article

    • Pour bien conserver vos aliments, pensez conditionnement.
    • Répartissez vos aliments en fonction des zones les plus froides de votre réfrigérateur.
    • Placez les produits proches de la date limite de consommation à portée de main pour ne pas les oublier.

    (1) Source : Ademe, « En avez-vous fini avec le gaspillage alimentaire ? », 2018.
  • À quoi doit ressembler la chambre rêvée de votre nouveau-né ?

    À quoi doit ressembler la chambre rêvée de votre nouveau-né ?

    1 Un bon lit pour bébé est avant tout un lit sécurisé

    Le lit conditionne le repos. Le repos, lui, conditionne la bonne santé, la croissance ainsi que l’assimilation des connaissances. Autrement dit, il joue un rôle crucial au quotidien, surtout celui du nouveau-né qui, jusqu’à ses 3 ans, dormira dans un lit à barreaux. S’il s’agit certes d’un achat important, il est incontournable, surtout pour des raisons de sécurité.

    Voici plusieurs critères pour bien le choisir :

    • L’espace entre les barreaux ne doit pas excéder 6,5 cm. La hauteur des montants ne doit pas être inférieure à 60 cm et celle des montants d’angle doit être inférieure à 3 cm. La norme EN 716 vous assurera ces critères de sécurité.
    • La peinture ne doit pas s’écailler et ne doit présenter aucun risque pour l’enfant (norme EN 71-3).
    • Le matelas doit être neuf et bien adapté à la taille du lit.
    • Dans l’idéal, le lit doit pouvoir suivre l’évolution de bébé. Vous pouvez alors opter pour un lit avec des barreaux à trois positions.

    Le + sécurité

    • Un babyphone pour surveiller bébé.
    • Des protections adaptées pour les prises électriques ainsi que les coins des meubles.
    • Un entrebâilleur de fenêtre pour aérer la chambre sans risque.
    • Un thermomètre mural pour contrôler la température de la chambre.

    La table à langer, essentielle pour prendre soin de son nouveau-né

    Qu’il s’agisse d’un simple plan à langer ou d’une commode, il existe aujourd’hui de nombreux modèles de tables à langer pour changer et prodiguer tous les soins quotidiens à son bébé. La condition sine qua non lors de l’achat de cet objet est l’homologation à la norme européenne NF EN 12 221. Celle-ci certifie sa stabilité ainsi que l’efficacité de ses protections latérales, de quoi s’assurer que bébé soit en sécurité.

    La commode à langer, elle, offre l’avantage de proposer de nombreux rangements. Qui plus est, certaines d’entre elles sont évolutives : leur plan à langer, amovible, les transformera en commode de « grand » quand votre bébé aura poussé. Plutôt pratique.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient toutes les mamans le jour de leur accouchement avec le « Guide des mamans ».

    3 L’armoire, compagnon de rangement de l’enfant qui grandit

    L’armoire offre des possibilités de rangements multiples pour accompagner un enfant qui grandit : penderie pour manteaux et robes, emplacements pour ranger les chaussures et même des tiroirs pour entreposer gants, bonnets et écharpes.

    Astuce

    Pour la sécurité de bébé, veillez à ranger les objets à risque (pointus ou qu’il peut ingurgiter) dans les étagères du haut. Et pour une chambre plus sûre, pensez à fixer l’armoire au mur.

    4 Le coffre à jouets : temple du divertissement de l’enfant

    Si un coffre à jouets est inutile pour un nouveau-né, vous pouvez déjà en prévoir un pour meubler l’espace de votre enfant. Faites-vous plaisir en alliant l’esprit déco à la praticité. Joli, à basse hauteur et équipé d’un système d’ouverture/fermeture à la fois sécurisé et facile d’accès : le coffre à jouets est le meuble idéal pour ranger les jouets de votre enfant. Surtout, il lui permet d’apprendre à ranger tout en grandissant – et en se prenant pour un pirate ou une chevaleresse !

    5 Le tapis, l’allié contre les bobos

    Le tapis est un allié de taille dans la chambre de votre bébé. Douillet, il protégera aussi du bruit, du froid et permettra de définir un espace de jeu à votre enfant. Choisissez-le assez grand pour pouvoir accueillir un ou plusieurs partenaires de jeu : que ce soit vous ou ses futurs copains.

    Astuce

    Pour éviter les risques d’allergie, optez pour un modèle de tapis en coton, facile à nettoyer.

    6 Les matériaux écolos, importants pour la santé de bébé

    Dès son plus jeune âge, bébé peut se retrouver confronté à des « COV » (composés organiques volatils). On en compte plus de 300, dont le PVC, le plomb, le toluène ou encore le benzène. Tous peuvent être présents dans le mobilier, le linge ou la moquette qui composeront la chambre de bébé si vous ne faites pas attention. Afin d’éviter tout risque, préconisez peintures naturelles, sols neutres, linge bio, meubles bruts et jouets écolos.

    Envie d’en savoir plus sur l’aménagement de la chambre de bébé ?

    Rendez-vous le 30 mars à 18h30 pour un webatelier sur le thème de la préparation de la chambre de bébé ! Pour participer, inscrivez-vous via ce lien.

    L’Essentiel de l’article

    • Le lit à barreaux de bébé doit être conforme aux normes de sécurité en vigueur (EN 716).
    • Une table à langer sécurisée sera homologuée à la norme européenne NF EN 12 221.
    • Pour éviter tout risque d’intoxication, préférez les matériaux écologiques, tels que les peintures naturelles et le linge bio.
  • Pas besoin d’être mécano pour entretenir sa moto !

    Pas besoin d’être mécano pour entretenir sa moto !

    1 L’équipement pour entretenir sa moto

    Avant de songer à entretenir sa moto soi-même, voici d’ores et déjà les outils qu’il faut avoir à portée de main :

    • une lampe de poche ;
    • un chiffon ;
    • une béquille centrale ou d’atelier ;
    • un compresseur équipé d’un manomètre, pour mesurer la pression de vos pneus. Si vous n’en êtes pas équipé, rendez-vous dans une station-service.

    Conseil sécurité

    Travaillez sur une moto froide (au moins 30 minutes de refroidissement), béquillée et sur une surface plane.

    2 Première partie à vérifier : les feux de signalement

    Le constat est tout simple : sans éclairage, on ne voit rien. Et un véhicule qui éclaire mal, c’est dangereux pour tout le monde. Pensez alors à contrôler régulièrement ce qui compose l’éclairage de votre moto : les feux de croisement, les feux de route, les clignotants avant et arrière, les feux de détresse (si votre moto en est équipée) et les témoins de freinage (appelés feux de stop). Rien de très compliqué, il suffit de les activer avant de prendre la route et de voir s’ils fonctionnent.

    Au-delà de leur bon état de marche, vérifiez leur propreté et les témoins du tableau de bord qui leur correspondent. En cas de dysfonctionnement, il est alors temps d’appeler votre mécanicien.

    Vous possédez un deux-roues ?

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    3 Après les feux, au tour des niveaux

    Vous voilà serein : votre moto éclaire la route comme il se doit, tous les voyants des feux sont au vert ! Maintenant, il est temps de vérifier que tous les liquides dont votre moto a besoin sont présents en quantité adaptée : les niveaux d’huile, de liquide de frein et le liquide de refroidissement doivent être situés entre les traits indiquant le minimum et le maximum. Après vérification, si l’un des niveaux est trop faible, rendez-vous chez votre garagiste pour faire le plein. Vous pouvez bien sûr ajuster les niveaux vous-même si vous possédez les huiles adaptées.

    Astuce

    Sur certains modèles de moto, le contrôle du niveau d’huile se fait à l’aide d’une jauge. Dans ce cas, dévissez et tirez la jauge ; essuyez-la avec un chiffon ; replacez-la et attendez quelques secondes ; retirez la jauge à nouveau pour observer si le niveau d’huile est suffisant.

    4 Dernière étape : les pneus

    Une moto aux pneus abîmés représente un grand danger pour le conducteur comme pour autrui. Heureusement, leur entretien n’a rien de compliqué : il vous suffit de contrôler la pression des pneus à l’aide d’un manomètre en vous référant à votre manuel utilisateur. Si la pression est inférieure à celle recommandée, regonflez en conséquence.

    Ensuite, à l’aide d’une béquille centrale ou d’atelier, vérifiez l’usure du pneu. Pour cela, assurez-vous qu’il n’y a pas de corps étranger dans les sculptures, puis contrôlez la profondeur des rainures à l’aide des témoins d’usure (petites bosses en caoutchouc dur, situées au fond des sillons principaux).

    Vérifiez enfin qu’il n’y ait pas de déchirure ou de hernie (une bosse qui apparaît sur le côté du pneu). Si vos pneus présentent la moindre anomalie ou si le niveau d’usure est élevé, changez-les.

    Le saviez-vous ?

    La durée de vie d’un pneu moto peut être de 1 000 km comme de 25 000 km. Pensez alors à effectuer ces vérifications avant tout long trajet. (1)

    5 Le + sécurité !

    • Changez votre casque tous les 5 ans et immédiatement après une chute ou un choc.
    • Assurez-vous d’être équipé d’un gilet fluorescent homologué, obligatoire en cas d’arrêt d’urgence.

    L’Essentiel de l’article

    • Les vérifications ne sont utiles que si elles sont effectuées régulièrement sur votre moto.
    • Vérifier les feux ne suffit pas, pensez aussi à regarder le fonctionnement des témoins sur le tableau de bord.
    • Vérifiez l’état de vos pneus tous les 15 jours et avant tout long trajet.

    (1) Source : Moto Station, « Faire la pression des pneus moto : le guide ! », 2016
  • « Après un cancer, retravailler permet de reprendre sa vie en main »

    « Après un cancer, retravailler permet de reprendre sa vie en main »

    1 Quelle place prend le travail après un diagnostic de cancer ?

    Hélène Bonnet. Quand on apprend qu’on est malade, votre vie bascule et les priorités changent brutalement. Il faut avant tout penser à se soigner bien sûr, et malheureusement reléguer le travail au deuxième ou au troisième plan. La maladie vous fait alors prendre conscience que le travail a une importance capitale dans la vie de tous les jours. Le travail est à mon sens structurant : d’une part, il vous permet de vous sentir utile dans la société et, d’autre part, il vous permet de maintenir un lien social avec vos semblables.

    2 Quand on commence une chimio, peut-on continuer à travailler ?

    Hélène Bonnet. Certains traitements sont compatibles avec une activité professionnelle, d’autres pas. Pour ma part, j’ai arrêté de travailler neuf mois pour suivre mon parcours de soins : un véritable temps plein !

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    3 Avez-vous parlé de votre maladie au travail ?

    Hélène Bonnet. Dès les premiers examens médicaux, j’ai informé mon manager. Ça m’a permis de transmettre plus facilement mes dossiers à l’équipe et de partir plus « tranquille ». Sur le moment, en parler m’a aidée à mieux vivre l’arrêt et le retour. Aujourd’hui cela contribue à briser le tabou, s’entraider et faire changer les regards.

    4 Comment s’est passé votre retour au travail ?

    Hélène Bonnet. À mon retour, j’ai pu bénéficier d’un aménagement de mes horaires et de mes tâches pour reprendre progressivement. Ce temps indispensable est à gérer étroitement avec le manager et les collègues et surtout avec ses managers : plus tout le monde est au diapason, plus le retour se passe bien. La visite de préreprise est très importante à ce titre.

    63 %

    des personnes en emploi au moment du diagnostic de cancer ont pu bénéficier d’un aménagement de poste. (2)

    5 Comment votre entourage professionnel a-t-il réagi ?

    Hélène Bonnet. Quand on revient, le travail est un véritable soutien, le signe que l’on reprend sa vie en main. Mais c’est un moment délicat. Même si les collègues sont bien intentionnés, les réactions ne sont pas toujours adaptées : parfois trop protectrices – et donc qui ramènent sans cesse à la maladie, parfois comme si rien n’avait changé, ce qui est bien sûr faux.

    6 Comment changer le regard sur le cancer en entreprise ?

    Hélène Bonnet. Les séquelles des traitements, comme les troubles de la mémoire, sont peu connues. Il faut informer davantage sur ce temps incompressible de rétablissement. C’est la raison pour laquelle nous avons ouvert des espaces de parole dans mon entreprise, où toute personne touchée directement ou indirectement par le cancer peut venir discuter et s’informer.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient l’association Rose. Lauréate P’INS 2018, l’association a créé des maisons d’accueil destinées aux femmes atteintes d’un cancer, à leur entourage, à celles qui sont dans la maladie ou viennent d’en sortir. Elles offrent entre autres écoute, conseils (juridiques par ex.), sport adapté, ateliers coiffure, ateliers cuisine vitaminée, échanges entre pair.

    L’Essentiel de l’article

    • Le cancer et les traitements peuvent laisser des séquelles durables et influer à terme sur le travail des personnes touchées.
    • L’employeur est tenu d’examiner les éventuelles propositions d’aménagement de poste émises par le médecin du travail. (1)
    • Les visites médicales de préreprise permettent de s’informer sur les dispositifs d’aide au retour au travail.

    (1) Légifrance, Article L1226-8.

    (2) Inserm, 2018.

  • Zoothérapie : quand les animaux sont à cheval sur votre bien-être !

    Zoothérapie : quand les animaux sont à cheval sur votre bien-être !

    1 La zoothérapie : quels sont les animaux médiateurs ?

    Camille de Ravinel. « Nous travaillons avec une grande diversité d’animaux : équidés, lapins, cochons d’Inde, chiens… Le but est de donner du choix aux bénéficiaires. Il faut juste que l’animal soit volontaire et adapté : nous vérifions qu’il n’émet pas de signaux de stress et qu’il va bien au contact des bénéficiaires durant la séance. Les petits animaux, notamment les lapins, accompagnent leurs parents dès les premiers mois de leur vie afin de s’habituer à l’homme. Les chiens, eux, suivent une éducation spécifique. Ils répondent à des ordres et réalisent des jeux comme sauter dans des cerceaux ou d’autres exercices qui, à terme, permettent d’améliorer des compétences chez les gens. Le simple fait de lancer une balle peut devenir une difficulté pour certains. Dans la même lignée, il faut apprendre à faire confiance pour laisser un chien sauter dans un cerceau que l’on tient au-dessus de sa tête. »

    2 La zoothérapie : comment ça marche ?

    Camille de Ravinel. « La zoothérapie, ou médiation animale, vise à améliorer certaines capacités, comme l’attention, la dextérité ou la confiance en soi. La simple présence de l’animal a des effets physiologiques sur l’être humain : baisse de la tension artérielle, du stress et du rythme cardiaque. Les bénéficiaires sont plus en confiance avec un animal qu’avec une personne car les animaux ne jugent pas. Ils apaisent et stimulent. Ce sont des médiateurs vivants qui dénouent et détendent les relations à autrui. »

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient l’association Anim’Envie.

    3 Comment se passe une séance de zoothérapie ?

    Camille de Ravinel. « Nous nous déplaçons dans des établissements tels que des foyers pour enfants/adultes, des hôpitaux, des EHPAD et en milieu carcéral. Nous recevons également des bénéficiaires sur notre site à La Garnache (85). Les séances sont pensées autour du comportement naturel de l’animal (jeux, nourrissage, soins, etc.) et sont adaptées à chaque type de difficulté. Ainsi, une personne âgée va réapprendre à éplucher les légumes pour nourrir les lapins quand un enfant autiste va volontiers distribuer des graines aux rongeurs. Ces actions, sous leurs airs ludiques, font en réalité travailler la motricité, le langage, l’estime de soi, les émotions. L’avantage ? Les bénéficiaires n’ont pas l’impression de faire d’effort ! »

    Le saviez-vous ?

    L’animal de compagnie permet par sa simple présence de diminuer le stress chez les enfants. (1)

    4 Qui peut bénéficier de cette thérapie ?

    Camille de Ravinel. « Tous les publics, des bébés aux seniors, souffrant de pathologies sociales, médicales, affectives, mentales, etc. Les activités sont choisies en fonction des profils. Les personnes âgées, par exemple, recherchent davantage des moments de bien-être et d’échange. En milieu carcéral, la médiation animale renforce le sentiment d’utilité et la confiance en soi. Nous sommes aussi de plus en plus contactés par des particuliers. »

    5 Zoothérapie : comment évaluer les bénéfices ?

    Camille de Ravinel. « Les séances se déroulent sous observation et nous prenons des notes. Nous comparons le comportement des bénéficiaires en début et fin d’année pour évaluer leurs progrès en fonction des objectifs fixés avec leurs référents. Les améliorations sont visibles : certains malades d’Alzheimer qui ne font plus leur toilette acceptent spontanément d’apporter des soins aux animaux, ce qui leur permet de réapprendre certains gestes d’hygiène. D’autres encore, qui avaient une perte de précision dans leurs mouvements, arrivent à verser de l’eau ou couper des fruits ! »

    L’Essentiel de l’article

    • L’animal apaise l’anxiété et a un effet stimulant.
    • La médiation animale est adaptée à tous les publics, de la petite enfance aux seniors !
    • La médiation peut se faire avec n’importe quel animal volontaire et adapté.

    (1) Enfance et Psy, Véronique Servais, « La relation homme-animal », 2007.

  • Objets connectés : un coup de pouce vers l’autonomie

    Objets connectés : un coup de pouce vers l’autonomie

    La part des personnes en perte d’autonomie devrait augmenter de 25 % d’ici 2060 (1), mais pour près de 8 Français sur 10, le maintien à domicile reste le choix numéro 1 (2), et ils ont bien l’intention de s’en donner les moyens ! Par exemple, en adoptant au quotidien les objets connectés, capables – au choix – de détecter les chutes, appeler les secours, commander les courses…

    1 Contre les chutes, des objets qui appellent à l’aide !

    Près d’une personne de plus 55 ans sur quatre tombe chaque année à son domicile(3). Agir rapidement en cas de chute est donc un point clé de la préservation de l’autonomie. Mais comment faire lorsqu’on vit seul(e) ou qu’on est aidant et qu’on travaille ? Parmi les systèmes les plus répandus et les plus efficaces, le pendentif connecté peut être actionné facilement pour appeler de l’aide. À la maison, en courses ou en promenade, en cas de malaise, d’agression ou de désorientation, l’alerte est donnée rapidement. De quoi rassurer tout le monde ! Plus insolites, d’autres objets peuvent jouer le même rôle : canne, pantoufles ou chaussures, tous intègrent des capteurs capables de détecter un changement brusque de position traduisant une chute. Et tous peuvent alerter automatiquement les secours, même en cas de perte de connaissance. En cas de troubles cognitifs, pour les patients d’Alzheimer par exemple, il existe aujourd’hui des semelles connectées à glisser dans les chaussures. Si la personne s’égare, ses proches peuvent la retrouver facilement où qu’elle soit grâce à la géolocalisation.

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    2 Un coup de pouce pour la santé

    Les objets connectés sont aussi de précieux alliés santé. À l’exemple du pilulier intelligent, qui sonne à l’heure de la prise et indique les médicaments à prendre. Utile quand la mémoire commence à jouer des tours, ou tout simplement quand on doit cumuler plusieurs traitements. Sécurité supplémentaire, il émet un signal à l’aidant en cas d’oubli ou de dosage inadapté. Fini les oublis ou les doubles prises !

    Bien connus des sportifs, les bracelets, bandeaux et montres, qui mesurent et enregistrent la tension, le rythme cardiaque ou la température corporelle, sont aussi un moyen simple de surveiller soi-même son état de santé, et d’aider les soignants dans leur suivi quotidien. Plus surprenant, le gobelet antidéshydratation a également fait son apparition : un capteur vérifie le rythme des prises de boisson et les quantités bues. Un précieux coup de pouce quand on sait que les personnes dépendantes sont souvent sujettes à la déshydratation, et en particulier les personnes âgées et les enfants (4).

    65 %

    des plus de 70 ans trouvent utiles les bracelets connectés mesurant le rythme cardiaque. (5)

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    3 Des objets qui travaillent pour vous

    Quel que soit l’âge ou le degré de perte d’autonomie, les « smart objects » sont aussi de véritables assistants domestiques : aspirateur-robot, frigo connecté qui commande et fait livrer les courses… Un simple smartphone couplé à une application est aujourd’hui capable de décrypter son environnement pour le décrire à l’écrit ou en audio à son propriétaire malvoyant. Autre exemple : si on aime l’idée d’avoir une enceinte connectée, il existe aujourd’hui des ampoules connectées activables par la voix. Pratique quand on se lève la nuit, pour éviter de tâtonner dans le noir jusqu’à l’interrupteur ! Mais ces assistants vocaux peuvent rendre mille et un services : besoin d’un rendez-vous chez le médecin ou d’appeler un proche ? En un mot, c’est fait ! Réguler la température intérieure ? L’enceinte s’en charge ! Et cette drôle de machine peut aussi lire un livre à la demande, ou choisir la musique à votre place… De quoi être bien chez soi !

    L’Essentiel de l’article

    • Les objets connectés comme les pendentifs, cannes, chaussures et gobelets aident les personnes âgées ou dépendantes.
    • Certains systèmes de vidéosurveillance aident à lutter contre les chutes.
    • Les enceintes vocales et la domotique peuvent assister les personnes en perte d’autonomie.

    (1) DRESS, Personnes âgées dépendantes : les dépenses de prise en charge pourraient doubler en part de PIB d’ici à 2060, 2016.

    (2) Cour des comptes, Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, 2016.

    (3) Santé publique France, Prévalence des chutes chez les personnes de 55 à 85 ans, 2010.

    (4) Ameli.fr, Déshydratation, 2019.

    (5) Institut français des seniors, Perception & utilisation des objets connectés par les seniors, 2016.

  • Acheter pour louer : est-ce un bon plan ?

    Acheter pour louer : est-ce un bon plan ?

    1 Un loyer qui rembourse vos mensualités ? Parfait !

    De nombreux particuliers ont flairé la bonne affaire : le loyer perçu peut se révéler plus élevé que le crédit. Un moyen de laisser se constituer un patrimoine tout en laissant fructifier son épargne tranquillement pour l’investir dans d’autres projets.

    2 Et pourquoi pas un petit bonus mensuel ?

    Cerise sur le gâteau, vous pouvez arrondir vos fins de mois si le loyer est supérieur aux traites du prêt. Anticipez tout de même que vos frais ne se limitent pas au remboursement du crédit : il peut y avoir des coûts annexes, notamment les charges de copropriété, les éventuels travaux (ravalement, chaudière…) ou les impôts locaux. Pour vous faire une idée précise de la rentabilité locative de votre bien, il existe des simulateurs en ligne.

    Un locataire qui ne paie pas en temps et en heure ?

    Pour éviter le risque d’impayé, demandez des garanties à votre locataire (caution simple ou solidaire ou une garantie Visale). Sachez néanmoins qu’il existe des délais de carence, et la caution peut parfois s’avérer difficile à mettre en jeu.

    3 Le banquier : votre nécessaire partenaire

    Peu importe si vous ne pouvez prétendre qu’à un studio dans une ville moyenne ! Ce premier achat vous met le pied à l’étrier de la propriété foncière, et la prochaine fois que vous solliciterez un prêt pour un second achat, si votre situation financière est saine, il y a de fortes chances que votre banquier vous ouvrira grand sa porte. Et ça, ça n’a pas de prix ! Et comme les taux d’intérêt sur le crédit immobilier sont historiquement bas, c’est le bon moment pour se lancer : emprunter ne coûte presque rien.

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    4 Et à la fin, vous gagnez encore !

    L’immobilier reste l’un des moyens les plus accessibles de se constituer un patrimoine. Songez à ceux qui ont acheté un deux-pièces à Paris en 2009 à
    6 500 €/m2 et le revendent aujourd’hui à 10 000 €/m2(1) Bien souvent la plus-value d’une vie, en quelques années ! Vous avez laissé passer votre chance sur la capitale ? Tout n’est pas perdu, loin de là : de nombreuses villes, grandes et petites, en région comme en banlieue parisienne, voient leurs prix progresser régulièrement. Épluchez la presse spécialisée ou les sites immobiliers pour faire le bon choix, et rendez-vous dans 10 ans la différence (si ça fonctionne bien entendu) !

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    * Options accessibles en formule Protectrice et accordées dans les conditions et limites fixées au contrat.
    ** Sous conditions et selon le profil de l’emprunteur.

    L’Essentiel de l’article

    • Le loyer couvre tout ou partie du crédit et vous pouvez profiter de votre épargne pour vous faire plaisir.
    • Vous vous constituez un patrimoine « sans douleur ».
    • Les risques d’impayés sont limités.

    (1) Les Echos, Immobilier Paris : jusqu’où iront les prix ?, 2019

  • Mobilité rurale : la révolution de l’auto-stop est-elle en marche ?

    Mobilité rurale : la révolution de l’auto-stop est-elle en marche ?

    « Sept kilomètres séparent Castelsarrasin où je travaille et Moissac où je vis. C’est peu, mais cela reste compliqué de se déplacer sans voiture », regrette Marie, habitante du Tarn-et-Garonne. Et ce ne sont pas les horaires SNCF qui la feraient mentir : pour un aller-retour entre les deux villes (un rendez-vous professionnel, une course, une visite…), mieux vaut réserver sa journée. Alors pour cette mère de deux grands enfants, l’affaire tient de l’évidence : elle se rend au travail en voiture. Et la plupart du temps, elle est seule. Pas toujours cependant. Car depuis quelques années, Marie est inscrite sur Rezo Pouce, une structure coopérative et associative à l’initiative d’élus locaux, qui vise à favoriser et améliorer l’auto-stop. Alors quand elle croise des piétons à l’un des arrêts « sur le Pouce » installés par le réseau, hop, elle les fait monter à bord.

    Depuis sa création en 2011, Rezo Pouce a bien grandi : d’abord cantonné à quelques villes et villages, il compte aujourd’hui 4 000 arrêts signalisés sur plus de 1 600 communes. « Chaque fois qu’une collectivité met en place le service, il est facturé de 2 500 à 6 000 euros par an. Mais si le déploiement du réseau vient des pouvoirs publics, son appropriation passe par les habitants, encouragée par des animations et diverses actions de sensibilisation », explique Michel Cassignol, président de l’association porteuse du projet. Les conducteurs, eux, sont bénévoles, et reconnaissables grâce à leur autocollant vert et blanc posé sur leur pare-brise. Une indemnité de cinq centimes par kilomètre a un temps été envisagée avant d’être abandonnée : il est simplement conseillé au passager de verser une participation au « chauffeur » si le trajet devient régulier.

    Ce sont souvent dans les premiers et les derniers kilomètres d’un trajet que les déplacements sont difficiles : un centre bourg peut disposer d’un réseau de bus, sans que rien ne soit prévu pour y accéder depuis un hameau périphérique. C’est là que l’auto-stop va trouver son utilité.

    « L’idée est de redonner de la mobilité là où elle est en panne, en lien avec les transports déjà existants »

    Michel Cassignol, président de Rezo Pouce

    Cette complémentarité, c’est aussi ce que défendent les collectivités locales de Bretagne et de la Loire-Atlantique qui ont monté Ouest Go en lien avec l’association éhop. L’ambition : développer un covoiturage de proximité, notamment sur des trajets réguliers. Pour la chercheuse en urbanisme Marie Huyghe, ingénieure en aménagement du territoire, ce lien entre associations, habitants et collectivités locales est l’une des conditions du succès. « De plus en plus d’associations d’usagers sont associées aux politiques menées. Si on ne travaille pas de manière concertée, on risque d’investir à perte ». Parfois, c’est la société civile qui est à l’origine de ces mobilités alternatives, comme avec Octopouce, imaginé il y a trois ans par un collectif de citoyens de la presqu’île de Crozon pour développer l’autostop organisé, avec carte de membre, carte des arrêts, panneaux de destination…

    Rezo Pouce compte aujourd’hui quelque 400 « poulpes » (c’est le nom des participants du réseau) enthousiastes.

    L’enjeu est environnemental, mais aussi économique et social. « Aujourd’hui, 80 % des actifs bretons sont seuls dans leur voiture. Le potentiel de réduction du trafic est énorme si on augmente le taux d’occupation des véhicules. D’un autre côté, la moitié des personnes en reconversion professionnelle a déjà dû refuser un emploi par manque de mobilité » explique Anne-Laure Chiquet, du service éco-mobilité au conseil départemental du Finistère.

    Reste que la complémentarité entre transports en commun et dispositifs alternatifs n’est pas toujours au rendez-vous. De la théorie à la pratique, il n’est pas rare que le service public sorte amoindri. « Le projet de loi mobilités actuellement en discussion à l’assemblée1 présente l’intérêt de placer la mobilité au cœur du débat. Mais s’il insiste sur l’importance du rail, les actes ne vont pas dans le même sens. C’est rageant ! », déplore Marie Huyghe.

    Aujourd’hui, on compte 5800 offres de covoiturage sur Ouest Go, et environ 12 000 utilisateurs de Rezo Pouce. Une goutte d’eau, au regard des millions d’automobilistes présents sur ces territoires. À tel point que nombre d’usagers, même convaincus, regrettent la faible fréquentation. « Je croise rarement du monde aux arrêts », confie Marie. « Ces initiatives restent encore anecdotiques, mais le discours évolue de la part des élus comme des citoyens. Depuis deux ou trois ans, la tendance est à l’expérimentation de nouvelles mobilités. Nous ne sommes qu’au début du changement » veut croire Marie Huyghe. Certains préjugés tombent, comme celui de la longueur des trajets en zone rurale (la moitié font moins de 5 km) ou encore l’inadéquation de certains modes de transport.

    Ainsi, le département Loire-Atlantique a longtemps relégué le vélo au secteur du tourisme, avant de se rendre compte que ses parcours touristiques étaient aussi utilisés par les habitants pour des trajets quotidiens, relate la chercheuse. Désormais, une signalétique commune a été installée sur tout le territoire, les communes porteuses de projets en faveur de la Petite Reine et l’apprentissage du vélo sont soutenus. Dans le Finistère, Anne-Laure Chiquet observe également une « vraie attente » par rapport au vélo, jugé attractif pour des trajets inférieurs à 5 km, et jusqu’à 10 km avec des modèles électriques.

    Assiste-t-on aux prémices d’une révolution ?

    « Aujourd’hui tous les marqueurs passent au vert. On prend conscience que continuer à se déplacer chacun tout seul dans sa voiture ne marche plus, il faut changer nos habitudes. »

    Michel Cassignol, président Rezo Pouce

    La question, en effet, n’est pas qu’affaire de technique ni d’infrastructure, ni même seulement de transport. « Quand on parle mobilité il faut aussi penser utilité du déplacement », abonde Anne-Laure Chiquet. Télétravail, redéfinitions urbaines, horaires de travail… Les chantiers ne manquent pas.

    En attendant, et si on levait le pouce ?

    (1) ecologique-solidaire.gouv.fr/projet-loi-mobilites

  • 3 conseils pour que vos enfants mangent de tout sans rechigner !

    3 conseils pour que vos enfants mangent de tout sans rechigner !

    1 Apprivoiser avant d’aimer !

    Après des mois de purées et de compotes pour bébé, votre enfant a besoin d’apprivoiser les nouveaux aliments que vous lui proposez. Il doit découvrir des formes, des couleurs et des textures inédites pour lui. Pour cela, apprenez-lui à comprendre d’où vient chaque aliment, comment il est fabriqué ou quel phénomène naturel lui a permis d’exister. D’où vient un œuf ? Qui le fabrique ? Le coq ou la poule ? ! Et la carotte ? Pousse-t-elle dans les arbres ?

    N’hésitez pas à faire découvrir à vos enfants les fermes et leurs animaux afin qu’ils se familiarisent avec la production du lait, la récolte de la salade et où poussent les fraises qui sentent si bon !

    Vous n’avez pas l’opportunité d’aller à la ferme ? Baladez-vous dans un marché et partagez avec votre enfant votre goût pour les produits de la nature, parlez-lui de vos fruits et légumes préférés ou même des souvenirs qui y sont associés. Racontez-lui la fois où vous êtes allé cueillir des cerises dans le verger de votre grand-oncle ou donnez-lui le secret de la recette du superbe gratin d’épinards que vous faisait votre arrière-grand-mère ! Autant d’anecdotes qui lui mettront l’eau à la bouche et éveilleront sa curiosité.

    2 Le goût, le goût, et encore le goût !

    Préparer des plats sains et équilibrés à base d’aliments frais est essentiel ! Mais comment préserver de façon optimale toutes les vitamines et le goût qui les composent ? Le choix des produits, la manière de les conserver puis de les cuisiner sont déterminants.

    Tout d’abord, préférez consommer local ! Les produits frais d’un producteur local contiendront naturellement plus de nutriments, car ils sont cueillis à maturité et ont généralement plus de goût que ceux trouvés en grande surface en surgelé (1) ! Votre enfant a le droit de connaître le vrai goût originel des aliments.

    Une fois chez vous, rincez minutieusement vos fruits et légumes à l’eau froide. Faites cela rapidement pour éviter de laisser s’échapper les vitamines hydrosolubles. Ensuite, mangez-les assez rapidement, et ne les conservez pas trop longtemps pour préserver le goût et les vitamines. Mais surtout, préparez-les au dernier moment ! Les jus, le râpage ou l’épluchage libèrent les vitamines dans un délai très court. Conserver si possible la peau lors de la dégustation est même recommandé, car elle contient de nombreuses vitamines.

    Privilégiez enfin les cuissons douces : certains aliments supportent mal la chaleur et perdent en goût et en nutriments avec des cuissons fortes et longues. C’est par exemple le cas de la vitamine C contenue dans les poivrons ou le persil : consommez-les crus ! Sinon, optez pour une cuisson lente au four, plutôt que bouillie, mode de préparation qui fera perdre aux aliments leurs vitamines.

    Vous souhaitez donner le meilleur pour votre enfant ?

    Participez aux ateliers Diffuz près de chez vous dédiés à l’alimentation. Renseignez-vous !

    3 « Cuisiner est un jeu d’enfant ! »

    On ne le dira jamais assez : « Cuisiner est un jeu d’enfant ! » Alors invitez votre enfant à jouer avec vous en cuisine ! Habillez-le avec un grand tablier ou un vieux t-shirt et partagez avec lui ces bons moments avant le repas, en lui laissant mettre la main à la pâte. Transmettez-lui vos astuces, celles qui vous ont été léguées par vos parents ou grands-parents et faites de ce moment de partage un moment de joie.

    S’il contribue à confectionner la quiche aux courgettes, nul doute que votre enfant voudra la goûter et même la dévorer ! En ayant un rapport direct avec le produit, en comprenant les étapes de préparation et en mesurant l’investissement engagé pour réaliser la recette, ce plat équilibré ne représentera plus une menace à ses yeux ! Si vous parvenez à lui inculquer le goût de la cuisine : pari gagné ! Pour la vie !

    Et voici une recette en vidéo avec Yoni Saada !

    L’Essentiel de l’article

    • Aidez votre enfant à se familiariser avec les produits et à comprendre d’où ils viennent et comment ils sont fabriqués.
    • Préservez le goût et les vitamines des produits en préférant les produits locaux, une conservation courte et une cuisson douce.
    • Invitez votre enfant à cuisiner avec vous.

    (1) Enquête 60 millions de consommateurs, « Analyses de pesticides dans les fruits et légumes », 2018

  • Pourquoi et comment manger de saison ?

    Pourquoi et comment manger de saison ?

    Déjà, que signifie manger de saison ?

    Un produit de saison est un « aliment que l’on consomme quand il arrive naturellement à maturité dans sa zone de production »1. Un fruit ou légume dit « de saison » respecte donc le cycle naturel de sa croissance sans que celui-ci soit accéléré par l’homme. Manger de saison, c’est donc manger des aliments produits dans leur environnement naturel, mais aussi selon leur cycle naturel. Exemple : Les tomates en été, en pleine terre et en plein soleil, car nos petites tomates adorent ça !

    Pourquoi recommande-t-on de manger davantage de saison ?

    Manger des fruits et légumes de saison au quotidien a plusieurs avantages :

    1. C’est meilleur pour la santé : les aliments de saison sont cultivés dans leurs conditions optimales, ce qui les rend plus riches en nutriments, et donc plus nutritifs.

    2. Les fruits et légumes de saison répondent à nos besoins : Vous constaterez, par exemple, que les fruits et légumes d’hiver sont souvent sources de glucides qui apportent de l’énergie pour nous réchauffer (pommes de terre, patates douces …). Quant aux fruits d’hiver, ils sont généralement plus riches en vitamine C pour stimuler nos défenses immunitaires très sollicitées à cette période (kiwi, oranges…). À l’inverse, les fruits et légumes d’été sont naturellement riches en eau, pour pallier le risque de déshydratation lié à la hausse de la température (melon, pastèque, tomates, courgettes…). La nature est bien faite !

    3. C’est bon pour la planète ! Consommer des fruits et légumes de saison permet de privilégier les productions locales, de réduire les temps de transports et donc la pollution et les émissions de gaz à effet de serre.

    4. Manger de saison, ça a plus de goût ! Les fruits et légumes de saison sont plus savoureux que les autres, car ils sont cueillis à maturité. Par exemple : les fruits et légumes d’été (comme la tomate) ont besoin de suffisamment de soleil pour mûrir. Les cultiver en hiver avec un taux d’ensoleillement moindre et des températures moins chaudes les rend moins savoureux et moins nutritifs.

    5. C’est moins cher ! En effet, les fruits et légumes de saison sont plus faciles à produire lorsqu’ils ne nécessitent pas d’interventions humaines artificielles, et ont ainsi tendance à être moins chers.

    Maintenant que vous avez compris l’importance de manger de saison pour notre santé et pour la planète, une question se pose : comment manger de saison ? Comment s’y prendre quand on est débutant ? Voici quelques astuces simples à mettre en place.

    5 conseils de base pour manger de saison

    #1 Se procurer un calendrier des fruits et légumes de saison

    LA Règle de base pour apprendre à manger de saison, c’est… connaître les saisons des différents aliments. Bien évidemment ! Un grand nombre de sites internet proposent des listes ou des calendriers téléchargeables des fruits et légumes de saison. Procurez-vous-en un, imprimez-le et emportez-le avec vous lors de vos courses. – ou encore mieux téléchargez-le sur votre téléphone pour ne pas utiliser de papier !

    #2 Privilégier au maximum les aliments présents sur la liste des fruits et légumes de saison

    Une fois en magasin, faites vos choix selon la liste des fruits et légumes de saison du mois en cours. Privilégiez autant que possible les aliments qui y figurent. Pas de panique, au début il est normal d’être perdu sans son calendrier de poche, mais au fil du temps, vous apprendrez à connaître les saisons des différents aliments.

    #3 Méfiez-vous des aliments exotiques

    Les fruits et légumes exotiques (tels que la banane, la mangue, l’avocat…) sont aujourd’hui disponibles sur tous les étalages, à tel point que leur présence s’est banalisée. Pourtant ils ne sont pas de saison « chez nous » : ces aliments viennent de loin et ont un impact environnemental important. Limitez leur consommation en les gardant pour une consommation occasionnelle : une fois de temps en temps, pour le plaisir !

    #4 Et si j’ai une envie d’aliment hors-saison ?

    Que faire si j’ai envie d’un produit hors saison ? Faut-il les bannir à tout prix ? Plutôt que d’encourager l’achat de fruits et légumes FRAIS qui ne sont pas de saison, deux alternatives existent : les conserves et les surgelés. En effet, la conservation en bocaux ou en conserves sont deux moyens permettant de profiter des aliments en dehors des saisons et ayant un impact environnemental limité.

    a. j’opte pour les fruits et légumes en conserves

    Les conserves sont un excellent moyen pour utiliser les excédents d’aliments de saison afin de les consommer hors saison. C’est d’ailleurs ce que faisaient nos grands-parents pour diversifier leur alimentation en hiver, où le nombre d’aliments de saison était réduit. Vous pouvez choisir de faire vos propres conserves ou bien d’acheter ceux en magasins, à condition de bien vérifier les teneurs en sel (parfois très élevées dans les conserves industrielles).

    b. j’opte pour les fruits et légumes surgelés

    La congélation est une autre très bonne alternative lorsqu’on a envie de consommer un aliment hors saison. Lorsque les aliments sont congelés juste après la cueillette, les vitamines et minéraux sont parfaitement préservés. Un conseil néanmoins : privilégiez les fruits et légumes surgelés natures (et non ceux « déjà cuisinés » qui sont souvent riches en matières grasses de par l’ajout de sauces).

    #5 Faire ses courses auprès des producteurs locaux

    « Manger local » va logiquement de pair avec « manger de saison ». En effet, en mangeant “local”, on a plus de chances de manger de saison. On évite de faire venir des bananes ou des noix de coco du bout du monde et on se tourne davantage vers nos fruits et légumes à nous, ce qui est doublement bénéfique pour nous et pour l’environnement. Pour manger local, plusieurs choix s’offrent à nous :

    a. acheter ses fruits et légumes directement auprès des producteurs locaux

    ● Au marché

    Faire ses courses au marché est ce qu’il y a de plus évident lorsqu’on souhaite manger de saison. En effet, en France les marchés locaux sont de véritables institutions, avec plus de 10 000 référencés sur notre territoire ! Attention tout de même, la qualité des fruits et légumes peut être très variable d’un commerçant à l’autre. Renseignez-vous bien sur la provenance des aliments. Pour trouver le marché le plus proche de chez vous, consultez l’annuaire des marchés de France ici.

    ● Dans les AMAP

    Connaissez-vous les AMAP ? Une AMAP signifie “Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne”. Le principe est simple : il permet de recevoir un panier de fruits et légumes (et/ou de viande, oeufs, fromage, pain) toutes les semaines directement chez soi ou dans un point relais. Le producteur s’engage à livrer des produits frais et de qualité (et la plupart du temps bio) à un prix fixé de manière équitable. Le consommateur s’engage, lui, à prendre les paniers sur une période donnée. Cliquez ici pour découvrir l’AMAP le plus proche de chez vous.

    ● Dans les fermes cueillettes

    Autre façon de consommer local : les fermes cueillettes. Le concept ? Aller cueillir soi-même les fruits et les légumes que l’on désire acheter ! Que ce soit en famille, entre amis ou en amoureux, les fermes cueillettes nous donnent la possibilité de passer un bon moment, de découvrir comment poussent nos fruits et légumes préférés… et de faire remplir le « frigo » pour la semaine ! 

    ● Les paniers garnis

    Il existe de nombreuses autres initiatives favorisant la mise en relation des consommateurs avec les producteurs. Citons notamment une des plus connues : les paniers garnis. Le principe : récupérer un panier de produits locaux et de saison (fruits, légumes, produits laitiers, oeufs…) créés par une organisation de producteurs. De quoi tester de nouvelles recettes ! Le concept est le même que celui des AMAP, à la différence que ces groupes possèdent un but lucratif, tandis que les AMAP sont des associations de loi 1901 gérées par des bénévoles. Autre différence : l’engagement des AMAP est plus important, avec un engagement associatif demandé aux membres ou encore l’avancement du prix des paniers en début d’année. 

    b. le cas des supermarchés

    Il est également tout à fait possible de manger local en s’approvisionnant au supermarché, il suffit de scruter attentivement la provenance des aliments. Heureusement, c’est une mention obligatoire en magasin !

    Et vous, quelles sont vos astuces pour manger davantage de saison ?

    Et vous, quelles sont vos astuces pour manger davantage de saison ? Défi lancé à la blogueuse Les Tribulations d’Anaïs qui vous emmène faire le marché et vous propose de délicieuses recettes !

    (1) « Produit de saison : définition », www.etiktable.fr

    (2) « Les bienfaits de l’alimentation de saison », www.docteurbonnebouffe.com