Auteur/autrice : admin

  • Vacances en groupe : bien gérer la cohabitation

    Vacances en groupe : bien gérer la cohabitation

    Communication et flexibilité

    Des amis qui se fâchent et des vacances qui tournent au vinaigre. Le scénario est bien connu des amateurs de comédie française. Cette situation a inspiré le scénario de bon nombre de films à succès, des Petits Mouchoirs à Barbecue. Peut-être parce que ces vacances entre potes, gâchées par des conflits, on les a tous un peu vécues. Choix du logement, répartition des tâches ménagères, planning des activités… Partir en voyage en groupe peut s’apparenter à un parcours du combattant qui requiert quelques ajustements. Cet été, comme tous les étés, Stéphane va passer ses vacances avec sa femme, ses deux filles et différents groupes d’amis au gré des destinations. Une semaine à Sarzeau, une à Hossegor puis une dernière à Réville dans le Cotentin. La grande expérience de voyages collectifs de cet ingénieur réseau de 48 ans lui autorise quelques conseils.

    Le premier selon lui : il faut y aller progressivement. « Dans un premier temps, mieux vaut ne partir que quelques jours avec ces copains qu’on ne connaît pas si bien que ça. C’est comme quand on se met en couple, on n’emménage pas immédiatement ensemble. »

    Ensuite, pour que le collectif fonctionne, pas question d’imposer un planning d’activités minutées, où le petit déjeuner se prend impérativement entre 8h15 et 8h45 : « Certaines personnes sont terrifiées par le vide et imposent un programme. Je ne sais pas si les gens sont chefs de projet en vacances, mais ça peut être agaçant, il faut une certaine flexibilité », analyse le quadra. Le groupe ne doit pas être synonyme d’inertie collective. Il faut que chacun conserve un certain espace de liberté : « Pour que cela fonctionne, on n’est pas obligés de tout faire ensemble. Il ne faut pas se laisser bouffer par le groupe. »

    Les bons comptes font les bons amis

    Quand il part en vacances avec des amis, Stéphane est bien souvent le chic type qui fait tout. Infatigable, on le retrouve aussi bien en cuisine qu’au supermarché. Dans un collectif, c’est un joueur indispensable, toujours au four et au moulin. Mais tout le monde n’est pas comme lui. Tout le monde connaît dans son entourage, ce camarade sympa et aimable à l’heure de l’apéritif, mais rétif à toute tâche ménagère et à toute contrainte. Charline, 30 ans, organise quasiment chaque été des vacances avec ses amis. Quand elle reçoit avec sa sœur dans la maison familiale du Sud-Ouest, l’architecte a coutume d’établir quelques règles élémentaires de vie en groupe pour éviter que les poids morts ne deviennent rapidement des sources de tension pour le reste du groupe : « Je n’aime pas les sujets qui peuvent générer des tensions, alors on définit un planning avec plusieurs équipes qui ont toutes des tâches à effectuer en fonction des jours. Par exemple, mettre la table, débarrasser ou faire les courses. »

    Son petit secret ? Gérer l’organisation de manière ludique pour que chacun joue le jeu : « Par exemple, donner des gages ou des noms rigolos aux équipes. » Des quelques mauvaises expériences passées, elle a tiré quelques enseignements pour éviter les conflits. Le premier : les bons comptes font les bons amis. « C’est dur de partir avec des gens qui n’ont pas le même pouvoir d’achat, dans ce cas, ce qui est important c’est de mettre au point un budget pour que tout le monde soit raccord et qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises », explique la jeune femme originaire de Bordeaux.

    Kids friendly

    Un type d’invités complexifie encore la donne : les enfants. Tout le monde connaît ce couple d’amis avec qui personne ne veut plus partir, car leurs enfants sont pénibles. L’éducation est souvent un sujet sensible et mieux vaut prendre quelques précautions pour éviter qu’elle ne vienne envenimer la situation. Ainsi, face au sujet complexe des écrans, personne n’a la même politique. Stéphane est assez strict sur le sujet, limitant le temps d’écran de ses enfants à une trentaine de minutes quotidiennes, quand certains de ses copains sont plus laxistes ou totalement inflexibles. Or, quand les règles varient selon les familles, cela devient une source de négociations et de frustrations permanentes pour les enfants. Dès lors il existe une solution simple à appliquer : « Au début des vacances, les adultes doivent édicter des règles et mettre une politique claire en commun. Par exemple, les enfants ont le droit à un dessin animé avant de se coucher et c’est tout. »

    Pour le reste, il faut savoir être flexible et tolérant. Personne n’élève ses enfants de la même façon, et il est impossible de donner des conseils en matière d’éducation sans brusquer ses amis : « Il ne faut absolument pas faire d’ingérence », résume Stéphane. Là encore, la bonne solution semble être la communication et l’établissement de règles communes en amont. Voilà qui devrait éviter de finir vos vacances fâchés.

  • Mon ado veut partir en vacances avec ses amis sans parents

    Mon ado veut partir en vacances avec ses amis sans parents

    « À 14 ans, mes amis ont décidé d’organiser un séjour à la mer, ayant la permission d’y aller seuls. Je comptais partir avec eux, mais c’était sans compter la réaction de mes parents. Pour eux, pas question de me laisser partir sans l’encadrement d’une personne majeure. Ils ne comprenaient pas que j’envisage de les exclure de mes vacances. Pourtant, je proposais de trouver un petit job – du baby-sitting – pour me payer les frais du voyage. S’il y avait un souci, je pouvais facilement appeler mes parents. J’ai tout tenté, j’ai supplié, j’ai même versé quelques larmes. Rien à faire, j’ai dû une fois de plus partir avec eux. Je me suis senti incompris, il continuait de voir en moi un petit garçon. » Ce que raconte Sacha, des milliers d’adolescents le vivent chaque été. Semaine au camping, colonie de vacances, séjour à l’étranger… Les options sont multiples pour les adolescents qui souhaiteraient partir, seuls ou entre amis. Sans surprise, une telle demande génère de l’inquiétude chez bon nombre de parents qui peinent à lâcher prise.

    « Une question de préparation »

    Pour la Dr Laure Geisler, médecin généraliste et créatrice d’un podcast destinés aux adolescents, tout est une question de préparation : « C’est important de faire des tests dès la préadolescence, pour être certain que son enfant est prêt à partir seuls, estime-t-elle. Ça passe par des petits week-ends chez un copain ou des petites missions quotidiennes, comme aller chercher du pain ou passer à la pharmacie. » Autre élément primordial : la communication. Sans dialogue, il n’y a pas de confiance commune. Or, c’est en dialoguant qu’un cadre peut être instauré et des règles fixées.

    Mais lesquelles exactement ? « Il y a bien entendu la question de la destination, les moyens de transport, le logement, les activités, les lieux de restauration et le budget global qu’il faut décider en amont, mais des horaires doivent aussi être définis, le téléphone portable doit toujours être chargé – pour être rassuré, on peut lui acheter en plus une batterie externe, explique la médecin. Et en cas d’indisponibilité des parents, il est bon de choisir un adulte référent si jamais il y a un pépin. Ça peut être un oncle, une grande sœur, un ami de la famille, ou même un médecin. » Cette liste de consignes peut vite devenir aussi longue qu’une dissertation. Par peur que l’adolescent en oublie la moitié, le téléphone s’avère – pour cette fois – un outil précieux : « Ça peut être bien de lui créer une note “les trucs à ne jamais oublier”, ajoute Laure Geisler. Il est aussi important que les parents ne cachent pas leurs émotions ou leurs inquiétudes. Ils peuvent même faire part des quartiers à éviter ou des lieux refuges. »

    Des dispositifs encadrés existent

    Si l’idée de « lâcher votre enfant dans la nature » vous est insupportable, il est néanmoins possible de proposer une solution de transition avec une formule encadrée comme celles des UCPA (Union nationale des centres sportifs de pleine air), destinées aux 16-17 ans. Ces derniers reposent sur une participation à la vie de groupe et aux décisions quotidiennes comme le choix des activités ou l’organisation des soirées. Autre option : les séjours à thèmes, dédiés aux adolescents âgés de 13 à 18 ans. Scientifiques, artistiques, linguistiques, sportifs… Il y en a pour tous les goûts. Plus insolite, le chantier de jeunes (à partir de 15 ou 16 ans) qui invite à la réalisation collective d’une œuvre d’intérêt général. De quoi les armer avant le « grand saut ».

    Les démarches administratives à ne pas négliger

    Quel que soit votre choix, que les vacances de votre adolescent aient lieu en France ou à l’étranger, certaines formalités administratives doivent être accomplies. Il est impératif qu’il ou elle ait un document d’identité (passeport, carte nationale d’identité) en cours de validité et il est également fortement recommandé d’obtenir une attestation d’assurance. Pour les voyages à l’étranger, votre mineur ne pourra pas partir sans une autorisation de sortie du territoire (AST) – que l’on obtient au moyen du formulaire CERFA no15646*01, qui doit être signé par l’un des parents titulaires de l’autorité parentale et accompagné d’une copie de la pièce d’identité du parent signataire – ni sans avoir effectué les vaccins obligatoires du pays de destination. L’ensemble de ces documents devra être soigneusement rangé dans un dossier, que l’adolescent devra garder précieusement tout au long de ses congés.

    Qui dit plus d’autonomie, plus de confiance en soi

    « Aujourd’hui, les parents sont beaucoup plus angoissés à l’idée de lâcher prise, reconnaît la Dr Laure Geisler. Lorsque j’étais ado, on partait à vélo sans prévenir personne et on rentrait hyper tard ! » Comment expliquer cette évolution ? Selon la psychanalyste Claude Halmos, « l’état du monde pèse sur les parents. Ils voudraient préserver leur enfant de sa violence – faut-il lui dire qu’une bombe, en Ukraine, est tombée sur une école comme la sienne ? […] On sait aussi désormais […] à quel point un enfant peut être une proie sexuelle, et on a conscience de l’individualisme ambiant, écrit-elle en 2022 dans les colonnes du quotidien Le Monde. Tout cela augmente les craintes que suscite toujours chez les parents l’autonomie de leurs enfants : que peut-il lui arriver […] et qui lui viendra en aide ? »

    Néanmoins, refuser l’émancipation de son adolescent n’est pas la solution. Au contraire : « On sait qu’aujourd’hui, favoriser l’autonomie améliore les compétences psychosociales, notamment la confiance en soi, insiste la Dr Laure Geisler. Or, avoir confiance en soi, permet à l’adolescent de faire des choix en conscience, de savoir s’opposer et de savoir s’affirmer. » Mais s’il y a bien un sujet à ne surtout pas oublier, c’est celui de la sexualité. « Que ce soit en rappelant l’importance de la contraception ou du consentement, les parents doivent impérativement aborder ces questions avant que l’ado parte. »

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  • Voyager solo en tant que femme

    Voyager solo en tant que femme

    Entreprendre un long voyage en solo, c’est d’abord se confronter aux inquiétudes de son entourage : « Quand je lui ai annoncé que je partais seule au Japon à 23 ans, ma mère a eu une réaction disproportionnée : elle a pleuré pendant des semaines dès qu’on se téléphonait », se souvient Claire, statisticienne toulousaine de 39 ans, créatrice du blog de voyages Claire ! On y va. Première femme de la famille à entreprendre une aventure en solitaire, notamment l’expérience d’un long courrier, elle tenait à marquer le coup. À l’époque, en 2010, Claire n’a pas de smartphone, et profite de la connexion Internet dans les cybercafés de Tokyo pour donner des nouvelles à ses proches. Pourtant, envahie par l’émotion dès les premières heures du voyage, elle comprend tout de suite qu’elle consacrera de nombreuses périodes de sa vie à découvrir des destinations seule avec elle-même.

    Trouver des points bons conseils

    C’est la rencontre d’une étudiante écossaise en Master, « hyper débrouillarde et indépendante », qui pratiquait déjà le trip en solo depuis quelques années, qui l’a convaincue de multiplier les expériences et lui a donné quelques conseils essentiels, notamment de rejoindre des groupes de voyageurs, qu’on trouve en nombre sur les réseaux sociaux. Sur la page Facebook Les Français au Guatemala, on compte près de 10 000 membres. Le groupe Les Français en Australie, lui, réunit plus de 135 000 membres. Sur ces pages on trouve tout un tas de contenus pratiques : don de matériel de randonnée, vente de vans, conseils sur la trajectoire à privilégier, indications sur les déviations et routes bloquées…

    Commencer par un week-end en solo

    Pour éviter de trop grandes surprises, il vaut mieux, selon cette voyageuse expérimentée, débuter par une destination facilement accessible, à proximité de son lieu d’habitation. « Je recommande à toutes mes copines de commencer par un week-end en France en solo. C’est parfait pour se familiariser avec soi-même, et, comme ça, si on se sent mal à l’aise, il suffit de rentrer plus tôt que prévu », développe-t-elle. Autre conseil à ne pas négliger : prévoir l’itinéraire de son premier voyage en solitaire de manière très détaillée… quitte à ne pas le suivre. « C’est aussi très agréable de se laisser porter : quand on voyage seul(e), il y a cent fois plus de possibilités de rencontres et, donc, de changement de route collectifs ». Quant à la dimension sécurité, Claire s’en tient au b. a.-ba : ne pas rentrer tard seule, privilégier les quartiers safe pour se loger. « Les mêmes réflexes qu’à Toulouse finalement ! », plaisante-t-elle.

    Si, pour les femmes, le voyage en solo est parfois si difficile à envisager, c’est qu’il a longtemps été une entreprise réservée aux hommes. C’est ce qu’explique la journaliste Lucie Azéma dans son ouvrage Les femmes aussi sont du voyage – L’émancipation par le départ, publié en 2021 chez Flammarion. En effet, la grande majorité des récits de voyage sont historiquement écrits par des hommes et pour des hommes. D’ailleurs, il est souvent raconté avec un champ lexical de conquête, voire de performance.

    Rapport à la solitude, au risque, à l’ailleurs

    L’autrice explique également que, lorsque les femmes se lancent, elles ne sont pas considérées comme des exploratrices, mais comme des êtres frivoles. On les juge irresponsables, égoïstes, voire inconscientes. Au-delà du regard critique sur le mythe de l’aventurier et la notion de voyage comme moment de libération, le livre de Lucie Azéma est aussi très personnel — elle raconte son propre parcours, ses choix de vie, ses voyages au long cours, et son rapport à la solitude, à la prise de risque, à l’ailleurs. Quant à elle, sur son blog, Claire partage de manière concrète les questions que l’on peut se poser lorsqu’on voyage en solo.

    Que faire si l’on se perd ? Dans ces moments-là, le défi est d’oser simplement aller vers les autres pour demander de l’aide. Et comment apprivoiser la solitude ? Elle confie avoir pris l’habitude d’emporter un livre de poche et quelques jeux sur sa tablette ou son téléphone — pratique pour s’occuper, que ce soit dans un aéroport ou avant de dormir. Cela dit, Claire reconnaît aussi qu’il est agréable de se laisser porter par quelqu’un d’autre, et partager la charge mentale du voyage. « Mais je crois qu’à l’approche de la trentaine, j’ai compris que, si j’attendais les autres pour voyager, je n’irais jamais nulle part. Alors, allons-y par nous-mêmes ! », encourage-t-elle.

  • Conseils pour partir en randonnée

    Conseils pour partir en randonnée

    Depuis trois ans et la sortie de la crise sanitaire, les grands espaces montagneux, des Pyrénées aux Alpes en passant par le Massif central ou le Jura, affichent des taux de fréquentation record chez les 18-25 ans. Selon une étude de l’Observatoire des stations de montagne, le nombre de jeunes qui y passe l’été a progressé de 15 % au cours des cinq dernières années. L’organisme Atout France note quant à lui une augmentation de 30 % des séjours en montagne chez les jeunes adultes (18-25 ans) depuis 2015. Montée des préoccupations écologiques, baisse du pouvoir d’achat chez les jeunes, influence des contenus filmés « outdoor » sur Instagram et TikTok, sont autant d’explications de cet engouement, auxquels s’ajoute aussi une dimension « bien être »

    La rando, à la découverte de la vie

    Les images défilent sur les réseaux sociaux : sommets baignés de lumière, bivouacs en crête, lacs d’altitude turquoise… À force de stories et de récits exaltés, la montagne devient un rêve à portée de main. De plus en plus de randonneurs débutants partent à la découverte des cimes avec une sincère envie d’exploration, mais sans toujours connaître les codes de ce milieu exigeant. « La montagne est certes un espace de liberté, mais avant tout un espace partagé. Derrière les paysages spectaculaires, on oublie parfois la présence discrète, mais bien réelle d’autres vies : bergers, troupeaux, faune sauvage, flore fragile… Partir en randonnée, c’est cohabiter avec tout un écosystème », avertit Émilie Paquien, accompagnatrice en montagne depuis 2019. Après des années passées dans les refuges de haute montagne, elle parcourt désormais les vallées et sommets. Émilie Paquien a lancé son entreprise d’excursions, Le souffle des cimes, dans la vallée de Chamonix, où elle propose notamment des randonnées-yoga.

    Observer avant de marcher

    Premier réflexe à adopter selon la guide : observer la montagne avant de la contempler. La météo, l’enneigement, l’altitude, l’état du sentier… En montagne, la sécurité ne tient pas à un téléphone chargé ou à une trace GPS téléchargée sur une application gratuite de randonnée. « Une trace GPX en mai n’aura rien à voir avec celle d’août : ce qui est praticable à une saison peut devenir dangereux à une autre. Apprendre à lire une carte IGN, comprendre les dénivelés, repérer les points d’eau ou les zones d’ombre : ces compétences, qui semblent techniques, forment en réalité le socle d’une intelligence sensible à la montagne », développe-t-elle. Respecter son environnement est indispensable à la montagne. Si dormir en bivouac est une expérience rare et précieuse, cela implique de suivre quelques règles : ne pas faire sa vaisselle dans un lac d’altitude, éviter les crèmes solaires polluantes, et toujours emporter avec soi ses déchets. « Et si l’on dort dans un refuge non gardé, on prend soin du lieu : on balaie, on referme les volets, on pense à ceux qui viendront après », termine-t-elle.

    Marcher avec humilité

    Côté équipement, inutile de s’encombrer. « Un bon filtre à eau, par exemple, sera plus utile qu’une trop lourde trousse de secours », ajoute-t-elle. En montagne, le poids est un facteur de danger : plus on est chargé, plus on se fatigue vite et plus on risque de faire une mauvaise chute. Autre conseil essentiel : ne jamais hésiter à interroger ceux qui vivent ou travaillent en montagne, gardiens de refuge, accompagnateurs, membres de l’Office de haute montagne… Parler avec les bergers, échanger entre randonneurs est un réflexe à avoir. Enfin, marcher en montagne, c’est aussi accepter l’idée du renoncement. Savoir faire demi-tour, adapter son itinéraire en fonction de ses sensations ou de la météo, ne pas chercher à « faire une perf »… Tout cela n’est pas signe d’échec, selon Émilie Paquien, mais d’une bonne compréhension du milieu. Rien ne sert de courir : l’essentiel n’est pas d’arriver en haut, mais de savoir écouter ce qui se passe autour et en soi. Et peut-être est-ce là, justement, que commence la vraie aventure.

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  • Récits de vacances ratées

    Récits de vacances ratées

    Attention à la marée

    Été 2005. Julie a 9 ans. Elle est en vacances avec ses parents en Bretagne et, aujourd’hui, ils ont décidé de visiter une petite île sur la côte de Port-blanc (Côtes-d’Armor). Ils partent de bonne heure, garent la voiture sur le parking prévu à cet effet, et traversent le banc de sable et de caillou qui permet d’accéder à l’îlot à marée basse. « On a fait un pique-nique sur place, puis on a passé l’après-midi à se promener », se souvient Julie. Alors que l’après-midi s’étire, la mère de Julie, Nathalie, propose de rentrer : « La marée commence à remonter, on devrait partir maintenant. » Son père, trop occupé à prendre des photos, approuve machinalement d’un signe de tête. Nathalie attrape Julie par la main et se dirige vers le passage vers le continent, déjà humide. La mère et sa fille sont obligées d’enlever leurs chaussures pour traverser. Ce n’est qu’en arrivant de l’autre côté, au sec, que Julie réalise que son père n’a pas suivi le mouvement. « Une vingtaine de minutes plus tard, on l’a vu débarquer au loin et tenter de traverser, mais l’eau avait déjà beaucoup monté. Il aurait dû nager, mais ce n’était pas possible avec son appareil photo et son téléphone. » Résultat : Nathalie se retrouve à appeler les secours qui viendront chercher le père de Julie quelque temps après, non sans se moquer ouvertement de lui. « Il était vert de rage, il a mis deux-trois jours à arrêter de bouder, mais en même temps, c’était de sa faute », en rigole encore la jeune femme aujourd’hui.

    Séjour en famille imprévu

    Parfois, comme dans le cas de Julie, il suffit d’un détail pour faire dérayer un plan idyllique. Dans d’autres, la douche peut être bien plus froide. Il y a deux ans, Mathéo et Philippine décident de passer une semaine de vacances en Italie, à côté de Sienne. Ils ont réservé une petite maison isolée à la campagne. Mais surprise, quand ils arrivent sur les lieux et que les propriétaires leur montrent leur chambre… au sein de la maison familiale. « L’annonce n’était pas claire du tout, en fait, ils étaient dans la maison. Notre semaine en amoureux s’est transformée en échange linguistique. Ils étaient gentils, mais ce n’est pas du tout ce que nous avions en tête », se désole encore Mathéo, qui en rit volontiers aujourd’hui : « Depuis, nous vérifions attentivement toutes les informations et envoyons toujours un message pour échanger avec les loueurs avant le départ. »

    Cabane au fond des bois

    Auberge, hôtel, camping, location… Quand on rencontre un problème avec le logement réservé pendant ses vacances, la situation peut même parfois virer au drame. Manon s’en souvient. Alors qu’elles arpentent l’Arizona, aux États-Unis, à Noël 2019, elle et son amie Flora réservent en ligne un endroit où passer la nuit. « On était dans une réserve hopi (un peuple amérindien, ndr), c’était le seul logement à 200 km à la ronde. Le propriétaire n’avait pas de description, on a trouvé ça un peu étrange, mais on n’avait pas d’autres choix possibles », se remémore-t-elle. Après plusieurs kilomètres sur une route en terre, les deux amies arrivent à une clairière, dans laquelle se découpent une petite cabane et, quelques mètres plus loin, une tente. À peine garées, les deux jeunes femmes sont accueillies par les aboiements assourdissants de plusieurs chiens, qui encerclent la voiture.

    La peur grandit lorsque, dans l’encadrement de la porte, se découpe une énorme silhouette. D’un cri, l’homme fait fuir les chiens. « On lui a expliqué qu’on avait réservé sur Airbnb, on s’est présentées en essayant d’être souriantes. Il s’est contenté de lâcher un grognement et de nous faire signe d’entrer. » L’intérieur de la cabane était sommaire : un four, une table, des chaises et un lit. Flora est terrifiée. Manon, elle, tente de garder une contenance et propose à son hôte de faire réchauffer des pizzas achetées sur la route. Leur hôte, quant à lui, engloutit l’entièreté de son repas sans un mot. « Nous étions au milieu de nulle part et nous n’avons pas réussi à fermer l’œil de la nuit. » Le matin, les deux jeunes femmes font leurs affaires le plus discrètement possible, referment la tente qui leur a servi d’abri en silence, sautent dans la voiture et déguerpissent le plus rapidement possible. Avec la sensation de l’avoir échappé belle.

    Coup de jus

    Frôler la mort en vacances n’est pas le meilleur moyen de garder de bons souvenirs. Laura l’a appris à ses dépens. Il y a dix ans, la jeune femme décide d’inviter trois amis à elle dans la maison de vacances de sa famille, dans la campagne lotoise. La maison est ancienne, et l’installation électrique aussi. La jeune femme prévient ses hôtes de laisser le pommeau de douche accroché et de ne pas le toucher pour éviter de se prendre des coups de jus. « Je m’en souviens comme si c’était hier, raconte-t-elle. Un matin, Louis a débarqué en courant dans ma chambre, en hurlant que Martin s’était électrocuté. » À peine majeure à l’époque, Laura se précipite dans la salle de bain pour venir en aide à son ami qui convulse, étendu sur le sol. « J’avais peur de m’électrocuter aussi en le touchant et je ne savais pas quoi faire. » Après ces « dix minutes d’angoisse extrême » qui lui paraissent une éternité, la jeune femme appelle les pompiers. Alors qu’elle s’apprête à enfoncer la touche verte du clavier, son ami se relève, comme si de rien n’était, un large sourire aux lèvres. « C’était une blague, et ils étaient tous dans le coup. Ils avaient même caché une caméra pour filmer la scène », se désole Laura, qui se rappelle leur avoir « crié dessus ». Les jours qui ont suivi se sont déroulés dans une ambiance pesante : « Ce n’était pas drôle du tout, j’ai eu une peur terrible. Je ne suis jamais arrivé à digérer cette histoire. » Résultat : « Des vacances ruinées, pour une blague de mauvais goût. »

  • Sport | Soyez clairvoyant : ce n’est pas l’envie qui vous manque, mais le temps !

    Sport | Soyez clairvoyant : ce n’est pas l’envie qui vous manque, mais le temps !

    Soyez clairvoyant : ce n’est pas l’envie qui vous manque, mais le temps !

    Concrètement, vous avez peu de temps disponible.

    Le sport qu’il vous faut, c’est surtout un sport à pratiquer dans les moments moins « contraints » de votre vie : principalement le week-end ou pendant les vacances. C’est la condition réaliste et pragmatique pour y arriver.

    Pour les vacances ou les week-ends sportifs organisés, pensez aux formules de l’UCPA ou aux offres de séjours thématiques comme les circuits Nouvelles Frontières de TUI.

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  • Quiz charge mentale | La charge mentale ? Connais pas !

    Quiz charge mentale | La charge mentale ? Connais pas !

    La charge mentale ? Connais pas !

    avec votre conjoint(e), alors tant mieux, mais en êtes-vous sûr(e) ? Faites le test sur un mois pour estimer le temps passé par chacun, et comprendre qui organise, planifie et prend les initiatives. Si vous êtes à la traîne, n’attendez pas que votre moitié vous le demande pour rectifier le tir !

    1 Français.e sur 2

    évoque une charge mentale personnelle particulièrement pesante comme raison de son mal-être. Un mal-être particulièrement présent chez les femmes de moins de 35 ans : 71 % d’entre elles déclarent avoir subi une souffrance psychique lors des 12 derniers mois. (1)

    Qu’est-ce que la charge mentale ?

    La charge mentale est le surplus de stress et d’effort lié à l’organisation des tâches ménagères : penser à faire la lessive pour que les enfants aient un jogging propre à temps pour le sport, prévoir les repas pour la semaine et faire les courses en conséquence, prendre l’initiative de ranger avant que le chaos s’installe, payer les factures en temps et en heure, prendre rendez-vous chez le médecin pour les rappels de vaccin, etc. C’est anticiper, planifier et organiser l’éventuelle délégation des tâches, bref, un vrai boulot en soi !

    (1) Aesio 2023

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  • Sport | Vous, il vous faut surtout un cadre serré pour vous pousser à l’action !

    Sport | Vous, il vous faut surtout un cadre serré pour vous pousser à l’action !

    Vous, il vous faut surtout un cadre serré pour vous pousser à l’action !

    Vous ne manquez pas de motivation, mais il faut maintenant réussir à vous mettre en mouvement. Il semble que vous ayez besoin d’un coup de pouce… pour éviter toute procrastination.

    Pour cela, choisissez un cadre d’exercice comme une association ou un club, préférez aussi les sports d’équipe ou de duel plutôt que les sports individuels, dans lesquels vous n’aurez pas envie d’abandonner vos partenaires. Par exemple, en équipe : badminton, handball, football… ou en duel : judo, ping-pong, escrime, tennis…

    Autre solution pour vous : la pratique d’un sport avec un coach individuel, qui vous donnera des rendez-vous réguliers et vous poussera aussi au-delà de vos limites. Vous verrez, vous en redemanderez.

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  • Quiz charge mentale | Vous êtes un brin perfectionniste !

    Quiz charge mentale | Vous êtes un brin perfectionniste !

    Vous êtes un brin perfectionniste !

    Certes vous en faites beaucoup plus que votre conjoint(e), mais avouez que vous êtes en partie responsable de la situation et que ça ne vous déplaît pas complètement. Vous aimez que tout soit nickel selon vos critères, et vous avez du mal à déléguer l’exécution des tâches les plus simples. Même si votre conjoint(e) s’en accommode en apparence, peut-être apprécierait-il que vous lui fassiez un peu plus confiance ? Et ça vous laisserait plus de temps pour nettoyer les dessus des plinthes à la brosse à dents !

    1 Français.e sur 2

    évoque une charge mentale personnelle particulièrement pesante comme raison de son mal-être. Un mal-être particulièrement présent chez les femmes de moins de 35 ans : 71 % d’entre elles déclarent avoir subi une souffrance psychique lors des 12 derniers mois. (1)

    Qu’est-ce que la charge mentale ?

    La charge mentale est le surplus de stress et d’effort lié à l’organisation des tâches ménagères : penser à faire la lessive pour que les enfants aient un jogging propre à temps pour le sport, prévoir les repas pour la semaine et faire les courses en conséquence, prendre l’initiative de ranger avant que le chaos s’installe, payer les factures en temps et en heure, prendre rendez-vous chez le médecin pour les rappels de vaccin, etc. C’est anticiper, planifier et organiser l’éventuelle délégation des tâches, bref, un vrai boulot en soi !

    (1) Aesio 2023
     

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  • Quiz charge mentale | Et si vous changiez deux ou trois choses ?

    Quiz charge mentale | Et si vous changiez deux ou trois choses ?

    Et si vous changiez deux ou trois choses ?

    Une course vite fait par-ci, un rendez-vous chez le pédiatre par-là, la recherche d’une location de vacances et l’organisation d’un goûter d’anniversaire entre-temps… Vous n’avez pas l’impression d’être surinvesti(e) mais en fait, vous n’arrêtez jamais. À tel point que les autres membres du foyer se reposent sur vous sans même y penser ! Asseyez-vous tous autour de la table pour en discuter et revoir la répartition des tâches. Et surtout, pensez à expliquer la notion de charge mentale à votre conjoint(e).

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    évoque une charge mentale personnelle particulièrement pesante comme raison de son mal-être. Un mal-être particulièrement présent chez les femmes de moins de 35 ans : 71 % d’entre elles déclarent avoir subi une souffrance psychique lors des 12 derniers mois. (1)

    Qu’est-ce que la charge mentale ?

    La charge mentale est le surplus de stress et d’effort lié à l’organisation des tâches ménagères : penser à faire la lessive pour que les enfants aient un jogging propre à temps pour le sport, prévoir les repas pour la semaine et faire les courses en conséquence, prendre l’initiative de ranger avant que le chaos s’installe, payer les factures en temps et en heure, prendre rendez-vous chez le médecin pour les rappels de vaccin, etc. C’est anticiper, planifier et organiser l’éventuelle délégation des tâches, bref, un vrai boulot en soi !

    (1) Aesio 2023
     

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