Auteur/autrice : admin

  • Comment optimiser son patrimoine quand on a une grande capacité d’épargne ?

    Comment optimiser son patrimoine quand on a une grande capacité d’épargne ?

    1 L’assurance-vie : le placement tout-terrain

    L’assurance-vie est un produit souple, adapté à de nombreux profils d’épargnants et de nombreux projets à moyen et long terme : préparer sa retraite ou sa transmission, épargner pour les études des enfants ou pour l’achat d’un bien immobilier, etc. Il est possible d’ouvrir plusieurs contrats d’assurance-vie pour répondre à vos différents besoins.

    Pour préparer sa transmission

    Vous avez soldé votre prêt immobilier et vous souhaitez faciliter la transmission de votre patrimoine financier ? L’assurance-vie est un produit particulièrement adapté car il permet de transmettre un capital dans des conditions fiscales intéressantes. Les sommes versées avant 70 ans bénéficient d’un cadre fiscal avantageux, et celles versées après 70 ans bénéficient aussi, dans une moindre mesure, d’abattements fiscaux. Plus vous commencez tôt, plus les conditions de transmission seront donc intéressantes.

    Diversifier son patrimoine et garder des liquidités

    Pour les profils plus jeunes à hauts revenus, l’assurance-vie est également intéressante pour diversifier son patrimoine. Si investir dans la pierre est une bonne chose, l’inconvénient est que le capital est immobilisé. Il est donc intéressant d’ouvrir en plus une assurance-vie pour profiter d’une épargne « liquide ».

    Bon à savoir

    Certaines formules d’assurance-vie proposent plusieurs niveaux d’accompagnement dans la gestion quotidienne du contrat :

    • Une gestion entièrement déléguée à l’établissement (dite « sous mandat piloté »), qui va choisir les placements les plus adaptés en fonction des besoins du client, de son profil et de son appétence au risque.
    • Une gestion libre, où c’est l’épargnant qui gère ses placements et définit la balance entre les fonds en euros sécurisés et les unités de compte (placements où le capital n’est pas garanti mais où les rendements peuvent être supérieurs).
    • Une gestion à échéance, où l’établissement gère les placements et arbitre progressivement votre épargne sur le support en euros en fonction de l’échéance (5, 10, 20 ans…).

    D’une manière générale, plus le projet est à long terme, moins le risque de perte en capital supporté par l’épargnant peut être important car le temps donne plus de possibilités de profiter des opportunités des marchés. Inversement, sur une durée plus courte, il est conseillé de choisir des placements plus sûrs pour sécuriser le capital.

    54 millions

    de contrats d’assurance-vie étaient en cours en France en 2018, pour 38 millions de bénéficiaires. (1)

    Comprendre la fiscalité de l’assurance-vie

    Quel que soit le contrat choisi, vous bénéficiez d’un cadre fiscal privilégié.

    • Si vous effectuez un rachat : seuls les intérêts/plus-values rachetés sont soumis à imposition. Lorsque le contrat a plus de 8 ans, ces intérêts et plus-values sont fiscalement exonérés, dans la limite d’un abattement annuel en fonction de votre situation familiale.
       
    • Votre capital décès est exonéré de tous droits, si le bénéficiaire est votre conjoint ou partenaire pacsé. En cas de bénéficiaire autre, votre capital est transmis sans droits de succession, dans les conditions et limites fixées par la réglementation en vigueur.

    NB – Les intérêts crédités chaque année sont soumis aux contributions sociales (17,2 % au 1er janvier 2019).

    Renseignez-vous sur service-public.fr ou auprès de votre assureur.

    2 Le PERP : alléger ses impôts en préparant sa retraite

    Le PERP (plan d’épargne retraite populaire) s’adresse prioritairement aux épargnants de 30 à 50 ans qui ont une imposition sur le revenu importante : son intérêt est en effet de pouvoir déduire de son revenu imposable (dans certaines limites) les sommes épargnées chaque année. Le capital est bloqué jusqu’à la retraite, sauf événement majeur prévu par la loi comme le décès du conjoint ou la survenue d’une invalidité. Une fois retraité, l’adhérent perçoit les sommes épargnées sous forme de rente ou d’une combinaison capital/rente. Les sommes étant bloquées, ce produit est complémentaire de l’assurance-vie qui a l’avantage de laisser le capital disponible.

    3 Le PEA : pour les experts des marchés boursiers

    Vous êtes à l’aise avec le monde de la finance ? Le PEA (plan d’épargne en actions) est peut-être fait pour vous ! En complément de produits plus sûrs, il permet de placer une partie de son épargne sur les marchés financiers européens, avec les possibilités de rendements (et de pertes) liés aux fluctuations des cours de la Bourse. Les sommes sont normalement « bloquées » pendant huit ans (si des sommes sont retirées avant, le contrat est fermé) et bénéficient alors d’une exonération d’impôt sur le revenu au moment du retrait.

    4 La stratégie gagnante : diversifier son épargne

    Les trois conseils à retenir pour tous ceux qui ont une grande capacité d’épargne : diversifier, diversifier et diversifier ! Ne pas « mettre tous ses œufs dans le même panier » permet en effet de profiter des avantages des différents produits financiers : rendement, sécurité, liquidité, placement à long terme, fiscalité allégée, etc. Pour choisir les bons placements, il est donc important de faire un point avec son conseiller afin de considérer le patrimoine dans son ensemble : revenus disponibles, régime d’imposition du ménage, besoins quotidiens, et bien sûr, les projets à court, moyen et long terme.

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    L’Essentiel de l’article

    • L’assurance-vie est un placement souple adapté à de nombreux projets.
    • Le PERP permet de préparer sa retraite en allégeant son impôt sur le revenu.
    • Le PEA est adapté aux épargnants qui ont une bonne connaissance des marchés boursiers.
    • La diversification est la clé d’un patrimoine performant.
  • Bien manger pour bien dormir

    Bien manger pour bien dormir

    1 Soigner son sommeil dès le matin

    Il existe trois hormones qui régulent l’horloge biologique et donc le sommeil : la dopamine, la sérotonine et la mélatonine. Chacune entre en action à un moment précis de la journée. « La chrono-alimentation permet d’optimiser la production de ces trois hormones. Car bien dormir se travaille dès le matin et tout au long de la journée, pas seulement le soir ! », explique le docteur Laurence Benedetti.

    Le matin, on va donc booster la dopamine, qui est l’hormone de l’éveil et de la motivation. « Pour ça, il faut un petit-déjeuner riche en protéines : jambon blanc, œuf, saumon fumé ou fromage blanc (pas de yaourt, pauvre en protéine). Accompagné d’un peu de pain complet ou de céréales sans sucres ajoutés, c’est parfait ! », préconise Laurence Benedetti. Côté boisson, thé, café ou jus de fruit frais sont l’idéal. À éviter : le petit-déjeuner trop sucré, avec des céréales sucrées, des gâteaux ou viennoiseries, du miel ou de la confiture, du jus de fruits à base de concentré… C’est le coup de pompe assuré en fin de matinée !

    30 %

    des adolescents de 15 à 19 ans manquent de sommeil. (1)

    2 Au déjeuner, vive la liberté !

    En milieu de journée, la dopamine baisse naturellement, et la sérotonine, hormone de la sérénité, prend peu à peu le relais. Pour le déjeuner, on peut donc (presque) tout se permettre pour rester en forme, en accord avec ses besoins : viandes rouges, fritures en quantité modérée (pas tous les jours !), féculents, et bien sûr, des légumes et des fruits variés (n’oubliez pas de manger cinq fruits et légumes par jour et choisissez-les de saison de préférence). De quoi faire le plein d’énergie pour tenir l’après-midi.

    400 à 500 g

    C’est la quantité de fruits et légumes qu’il est conseillé de manger chaque jour, soit l’équivalent de 5 portions de 80-100 g. (2)

    3 Le goûter, la pause zen

    « Vers 17 h, notre taux de sérotonine commence à chuter. On a alors besoin de le booster avec des fruits secs, du chocolat noir ou des fruits à coques comme les amandes, à manger en petites quantités », poursuit le docteur Benedetti. Ces aliments ont en plus l’avantage d’être riches en magnésium, précieux régulateur du stress, et donc conseillés pour se préparer au soir. « Si on surveille sa ligne ou qu’on a des problèmes de poids, on préférera un fruit frais ou un yaourt. »

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    4 Le soir, on chouchoute sa mélatonine

    La mélatonine, elle, est l’hormone de l’endormissement, sécrétée au moment du coucher. « Mieux vaut éviter la viande rouge le soir et la remplacer par de la viande blanche ou du poisson. Mais le mieux, c’est d’opter pour les protéines végétales riches en sucres lents qui favorisent l’endormissement : lentilles, petits pois, pois cassés… », conseille Laurence Benedetti. Les laitages (vache, chèvre, brebis) sont également recommandés le soir car ils contiennent une protéine, le lactium, qui diminue le stress. Côté quantité, le dîner doit être plus léger que le déjeuner et éviter les aliments trop gras sous peine d’entraîner une digestion difficile.

    5 à 20 minutes

    C’est la durée optimale d’une sieste pour ne pas perturber le sommeil nocturne. Elle doit être effectuée entre 12 h et 15 h. (3)

    5 Coups de pouce : les tisanes et compléments alimentaires

    « Si on aime les tisanes, la mélisse, le tilleul ou la passiflore sont reconnues pour leurs vertus calmantes. En phytothérapie, on trouve aussi l’aubépine et la valériane. Pour les troubles de l’endormissement, il existe maintenant des comprimés et des sprays de mélatonine* vendus sans ordonnance, très efficaces », conclut le docteur Benedetti.

    Merci au docteur Laurence Benedetti, auteur du numéro Bien dormir avec la micronutrition, paru dans Les Echos de la micro-nutrition.

    L’Essentiel de l’article

    • Le matin, les protéines favorisent la sécrétion de dopamine, l’hormone de l’éveil.
    • Au goûter, les fruits secs et fruits à coques relancent la production de sérotonine pour faire baisser le stress.
    • Le soir, les sucres lents dopent le taux de mélatonine pour faciliter l’endormissement.

    (1) Ameli.fr, « Somnolence diurne : définition, causes et facteur de risque », 2019
    (2) Manger Bouger, « Les fruits et légumes : au moins 5 par jour, par exemple 3 portions de légumes et 2 fruits »
    (3) Ameli.fr, « Insomnie : adapter son quotidien », 2018

    * Il existe certaines contre-indications à la mélatonine, il est donc nécessaire de lire la notice ou de demander conseil à son médecin.

  • Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    1 Quels sont les symptômes d’une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question. Chez les nourrissons et chez les enfants, l’allergie atteint souvent le tube digestif et provoque des vomissements, des diarrhées ou des douleurs abdominales, mais les symptômes peuvent être plus sévères : urticaire autour de la bouche, œdème des lèvres et de la langue, irritation de la gorge, diarrhée, vomissements, asthme… Dans des cas extrêmes, une allergie alimentaire peut provoquer un choc anaphylactique, qui se traduit souvent par une chute de la tension artérielle voire une perte de conscience, qui exceptionnellement peut être fatal.

    Entre 5 et 8 % des enfants

    seraient touchés par une allergie alimentaire, contre 3 % des adultes (3).

    2 Quels sont les aliments le plus souvent en cause ?

    Jocelyne Just : Le lait de vache, les œufs et l’arachide sont les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez l’enfant (1). En grandissant, s’ajoutent à ces trois aliments les fruits à coque (noisette, amandes, noix…), les légumineuses (comme l’arachide), les poissons de mer, les crustacés, le lait de chèvre et de brebis pour les allergies les plus fréquentes. Il faut noter que le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique, qu’il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    3 Comment peut-on s’assurer qu’il s’agit véritablement d’une allergie ?

    Jocelyne Just : Le diagnostic est parfois difficile. Il faut consulter un allergologue spécialisé en allergie alimentaire. Celui-ci peut vous demander la tenue d’un journal alimentaire où seront notés tous les aliments ingérés afin de l’aiguiller dans ses recherches. Il procédera ensuite à des tests cutanés puis des tests sanguins pour valider son diagnostic.

    Bon à savoir

    Le remboursement par la Sécurité sociale d’une consultation d’un allergologue est effectué au taux de 70 %, si la consultation est effectuée dans le respect du parcours de soins (patient adressé à l’allergologue par son médecin traitant). La prise en charge de l’assurance maladie est au taux de 100 % pour les patients bénéficiaires de la CMU-C et pour ceux qui consultent dans le cadre de leur affection de longue durée (ALD).

    4 Quels sont les facteurs qui expliquent une recrudescence des allergies alimentaires de l’enfant ?

    Jocelyne Just : Notre mode de vie actuel explique en partie cette recrudescence. En s’éloignant de la nature et des animaux, nos muqueuses sont devenues plus sensibles et les microbes non pathogènes qui les recouvrent sont devenus moins diversifiés. Par ailleurs, notre alimentation, riche en sucres, en graisses et en produits remaniés incluant de nouveaux allergènes, favorise une hypersensibilité alimentaire. Par exemple, de nombreux produits contiennent aujourd’hui des liants à base de pois, et les allergies à cet ingrédient augmentent.

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    5 Comment traite-t-on une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Le traitement d’une allergie alimentaire repose sur l’éviction absolue de l’aliment responsable. Pour certains aliments comme les œufs, le lait, le blé, cela peut être complexe car on en trouve dans de nombreux produits industriels. Il faut donc apprendre au patient et à sa famille à déchiffrer les étiquettes et à reconnaître les symptômes de l’allergie. L’enfant doit alors avoir avec lui une trousse d’urgence avec un antihistaminique, plus exceptionnellement des corticoïdes, voire de l’adrénaline auto-injectable. Dans certains cas d’allergies sévères ou qui ne guérissent pas seules (comme des allergies au lait, œuf, gluten ou encore à l’arachide), on peut procéder à un travail de désensibilisation dans un centre spécialisé.

    6 Certaines allergies disparaissent-elles d’elles-mêmes ?

    Jocelyne Just : Oui, presque toutes les allergies au lait et à l’œuf chez le nourrisson disparaissent seules entre 18 mois et deux ans. En revanche, seules 20 % des allergies à l’arachide disparaissent vers l’âge de 6-7 ans. Et certaines vont perdurer et constituer un handicap dans la vie courante.

    Quels documents apporter à la crèche ou en milieu scolaire en cas d’allergies ?

    Si votre enfant est allergique, vous devez fournir à la crèche ou à l’école un projet d’accueil individualisé (PAI). Il s’agit d’un document écrit par le médecin traitant de l’enfant. Il lui permet d’être accueilli en toute sécurité en bénéficiant de son traitement médicamenteux, de son régime alimentaire ou d’aménagements spécifiques à son cas.

    L’Essentiel de l’article

    • Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question.
    • Le lait de vache, les œufs et l’arachide figurent parmi les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez les enfants (1).
    • Le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique. Il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    (1) Association Asthme & Allergies, « L’enfant allergique », 2018
    (2) Traité d’allergologie, page 345
    (3) Ministère de la Santé

  • Du repos à la reprise : comment bien récupérer après un marathon ?

    Du repos à la reprise : comment bien récupérer après un marathon ?

    1 Que faire après la course ?

    Juste après avoir franchi la ligne d’arrivée, bien s’hydrater avec de l’eau salée et du lait

    Adrien est catégorique : le plus important c’est de boire. Mais la quantité de boisson doit suivre un calcul très précis, avec « 1,5 litre d’eau légèrement salée par kilogramme perdu pendant la course. » Il s’agit de sel non raffiné, riche en minéraux et oligo-éléments. Car lorsqu’on transpire, on perd également du sel, ce qui peut mener à la déshydratation. Boire une telle solution permet d’y remédier. Au-delà de l’eau, oubliez boissons isotoniques et autres produits vendus en magasin de fitness, car la meilleure des boissons après le sport n’est autre que le lait, « de par sa composition en protéines, glucides, eau et micronutriments tel que le sodium ». Un verre pour accompagner chaque repas est largement suffisant.

    Bien s’alimenter

    Concernant l’alimentation, « une collation composée de 80 grammes de glucides et 30 grammes de protéines, tels que des produits céréaliers, juste après l’effort sera très utile, indique Adrien. Le dîner qui suit, lui, devra être facile à digérer, pauvre en graisse tout en privilégiant les légumes, les protéines et les fruits. »

    Enfin, avant de se coucher, petit remède miracle : « Boire un mélange de jus de cerises et de caséine [protéines que l’on retrouve dans les produits laitiers, NDLR] afin de mieux récupérer. » Car l’objectif est clair, il s’agit de reconstruire les réserves appauvries durant l’effort, « et cela malgré les gels et autres superaliments ingérés durant la course. » Une fois ce petit rituel effectué, vous pourrez reprendre progressivement vos habitudes alimentaires, « avec toutefois une nourriture équilibrée et variée », précise le coach.

    2 Massages et étirements : les ingrédients essentiels de la récupération

    Objectif de la mission : minimiser les courbatures

    Pour ne pas subir outre mesure le contrecoup du colossal effort physique fourni, Adrien préconise plusieurs techniques à effectuer durant les jours qui suivent la course :

    • se faire masser, chez un ostéopathe, en lui indiquant les zones où insister ;
    • « s’automasser » à l’aide de rouleaux vendus en magasins de sport ;
    • porter des vêtements de compression ;
    • s’immerger en eau froide ponctuellement, par sessions de plusieurs minutes.

    Consulter un kinésithérapeute et un ostéopathe

    « Je vous conseille fortement de consulter un ostéopathe ainsi qu’un kinésithérapeute afin de connaître les déséquilibres de votre corps et les compensations qui se sont créées [mobilité réduite, bassin déplacé, NDLR] dans le but d’améliorer votre prochaine course », précise Adrien Paul.

    Cette étape est cruciale avant de penser à se remettre au sport. Plus un coureur connaît son corps, plus il sera performant.

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    Astuce

    Des chaussettes de récupération (ou de compression) pour drainer les muscles

    Vous vous demandez sûrement à quoi servent ces chaussettes hautes que portent les coureurs. Celles-ci sont appelées chaussettes de compression, ou « manchons » si elles ne recouvrent pas les pieds. Elles exercent des pressions au niveau des mollets et vont venir aplatir les veines pour améliorer le retour veineux et ainsi bénéficier de l’effet de pompe lors de la construction des muscles. Lors de la récupération, de la fin de la course à la semaine qui suit, elles sont essentielles pour l’oxygénation du sang du bas vers le haut, et permettent d’éviter d’avoir les jambes lourdes. Vendues dans toutes les grandes surfaces dédiées aux articles de sport, elles sont un élément indispensable d’une bonne course. Attention toutefois à ne pas choisir un modèle trop serré, sous peine de subir un effet garrot.

    3 Combien de temps se reposer avant de reprendre l’entraînement ?

    Prudence est mère de sûreté

    Une semaine de repos. Voici ce que conseille Adrien avant de se remettre à l’entraînement. Cela permettra d’éviter toute entorse ou blessure. « Il ne s’agit toutefois pas d’un repos complet, mais d’une période de pratique légère avec des activités telles que la marche, le vélo, le vélo elliptique ou la natation, précise le coach. Des activités où il n’y a pas de chocs, en somme. »

    Après cette semaine dédiée à la reprise progressive du sport, « vous pourrez reprendre une course légère de moins d’une heure afin de retrouver vos sensations ». Enfin, après quinze jours, « vos entraînements pourront se composer de plusieurs sorties hebdomadaires, mais toujours légères ! », explique Adrien.

    * Sous conditions.

    L’Essentiel de l’article

    • Après la course, boire 1,5 litre d’eau légèrement salée par kilogramme perdu.
    • Il est conseillé de se faire masser, ou d’utiliser des rouleaux d’automassage.
    • Reposez votre corps pendant une semaine avec une pratique sportive légère et douce.
  • 5 choses à savoir sur le pédicure-podologue

    5 choses à savoir sur le pédicure-podologue

    1 Qu’est-ce qu’un pédicure-podologue ?

    L’être humain effectue en moyenne, de 5 000 à 6 000 pas par jour (2) et c’est le pied supporte tout son poids. Il est donc primordial d’en prendre grand soin. Or, comme pour tous les membres du corps humain, le pied a son spécialiste : il s’agit du pédicure-podologue !

    Le pédicure-podologue effectue tous les soins concernant la peau et les ongles (pédicurie). L’autre aspect du métier consiste à la correction et la protection en agissant sur la morphologie du pied (podologie).

    En France, ils sont environ 13 000 (3) à exercer ce métier et ont suivi une formation de trois ans reconnue par un diplôme d’état en pédicure-podologie délivré par le ministère de la Santé.

    71 %

    des personnes qui ont consulté pour des douleurs au pied et qui se sont vues prescrire des orthèses plantaires, ont été soulagées. (1)

    2 Pourquoi consulter un pédicure-podologue ?

    • Pour soigner des lésions bénignes des pieds (exemples : cors, ongles incarnés, verrues plantaires). Sachez que les femmes et les personnes âgées ont la peau plus fine et souffrent davantage d’un épaississement de la peau (appelé hyperkératose) alors que les hommes ont plus de problèmes d’ongles de pieds (2).
       
    • Pour soulager des douleurs. Vous ressentez peut-être des douleurs aux pieds, voire aux genoux ou au dos. Le pédicure-podologue peut vous prescrire des semelles orthopédiques qui amélioreront votre posture et vos points d’appui.

    Le pédicure-podologue consulte en cabinet, en milieu hospitalier, en centre de santé, en maisons pluridisciplinaires ou à domicile. Si vous passez par votre médecin traitant, il vous orientera en priorité vers un praticien conventionné dont le tarif par consultation se situe autour de 35 € en moyenne. (2)

    Pour les personnes souffrant de diabète, 4 à 6 séances par an (4) peuvent être prises en charge par la Sécurité sociale, selon la gravité des lésions.

    Il est conseillé de consulter un pédicure-podologue au moins une fois par an pour les personnes âgées (5) et pour les enfants une consultation est envisageable dès l’âge de 4 ans.

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif prend en charge* vos séances de pédicurie et de podologie.

    3 Comment se passe la première consultation ?

    Le pédicure-podologue réalise un bilan complet. À l’aide d’une échelle de 0 à 3, il classe la douleur. Le grade 0 représente une infection bénigne (la raison de consultation la plus fréquente (6)), alors que la sensibilité du pied est affectée (déformation) en classe 2. Quant à la classe 3, elle concerne l’ulcère au pied et/ou une amputation des membres inférieurs.

    Entre deux patients, le pédicure-podologue va bien sûr stériliser tous ses instruments : limes à ongles, pinces, bistouris.

    L’examen peut se faire en deux temps : vous êtes d’abord allongé sur une table pour déterminer les points douloureux. Puis le pédicure-podologue peut vous examiner debout car les maux dont vous souffrez peuvent être dus à une question de posture. Il va vous faire marcher, mesurer la hauteur de vos épaules ou observer la position de votre bassin. Il peut aussi vous faire monter sur une sorte de balance pour un examen podométrique qui décompose les points d’appui de votre pied au sol. À l’issue de ces examens cliniques qui peuvent prendre une heure, le pédicure-podologue déterminera si vous avez oui ou non besoin de porter des semelles correctrices.

    4 Comment soigner cors, callosités, ongles incarnés… ?

    Les cors

    Les cors sont un épaississement localisé de la peau. Ils sont généralement dus au frottement et à la pression des chaussures. Ils peuvent être durs et se situer au-dessus des orteils et sur le côté extérieur du petit orteil. Ils sont gênants voire douloureux. Les cors dits « mous » appelés aussi « œil-de-perdrix » sont situés entre deux orteils. Ils se font face-à-face et peuvent être enflammés.

    Dans un premier temps, vous pouvez tremper vingt minutes vos pieds dans l’eau chaude pour ramollir la peau. Puis appliquez une crème desquamante à base d’acide salicylique et enfin débarrassez-vous des peaux mortes à l’aide d’une pierre ponce. Si la douleur persiste, il ne faut pas hésiter à consulter un pédicure-podologue, surtout pour les personnes âgées qui ont des difficultés à se baisser. Il pourra retirer le cor à l’aide d’une lame à bistouri. La pointe du cor, elle, est éliminée manuellement. (7)

    Bon à savoir

    Pensez à apporter les deux paires de chaussures que vous portez le plus, elles pourront aider le pédicure-podologue à comprendre les zones de frottement.

    Les callosités et durillons

    Le frottement des chaussures et la pression sur l’avant et l’arrière du pied peuvent provoquer également des callosités. C’est-à-dire une zone de peau épaissie qui se situe généralement au niveau de la plante et du talon. Si vous ne prenez pas soin de vos pieds avec un gommage et l’application d’une crème très hydratante, cette callosité de couleur jaunâtre peut se fissurer et se transformer en crevasse très douloureuse.

    Même principe pour le durillon qui se localise juste derrière les orteils, là où les os entrent en contact avec le sol. L’apparition des callosités est fréquente chez les grands marcheurs et les sportifs qui sollicitent beaucoup leurs appuis.

    L’ongle incarné

    Quant à l’ongle incarné il s’agit d’un ongle dont les coins supérieurs s’enfoncent dans la chair. Il peut être inflammatoire et douloureux. Pour le soigner, trempez le pied deux à trois fois par jour dans de l’eau chaude, utilisez un antiseptique local et laissez ensuite le pied à l’air libre. Lors de la repousse, coupez votre ongle bien droit sans aller trop loin avec votre pince à ongles (pensez à la désinfecter après chaque utilisation). (4)

    Le hallux valgus

    Le chevauchement des orteils, appelé hallux valgus ou « oignon du pied » est une déformation de l’avant-pied. Très handicapant, il rend le chaussage douloureux et empêche de marcher. Parfois héréditaire, le hallux valgus peut aussi apparaître en cas de mauvaise posture et d’asymétrie, il sera alors présent sur un seul pied. Ce symptôme touche les femmes à 95 % (3).

    Pour soulager la douleur lorsque l’articulation se déforme, chaussez-vous avec une chaussure large. Vous pouvez également placer une protection d’orteil pour vous soulager ou mieux encore le podologue peut vous confectionner un écarteur, c’est-à-dire une prothèse en silicone sur mesure, avant de subir une opération chirurgicale (remboursée par la Sécurité sociale).

    5 Quel traitement pour les verrues et les mycoses ?

    Les mycoses

    Les mycoses du pied sont dues à un champignon. Elles se développent au contact de la chaleur, de l’humidité et d’une transpiration excessive. Les mycoses dites du pied d’athlète qui touchent les sportifs se situent entre les orteils et s’accompagnent de démangeaisons.

    Si la mycose est superficielle, il existe des traitements locaux antifongiques vendus en pharmacie. Cependant si la douleur persiste ou l’ongle est attaqué et jaunit, mieux vaut consulter un pédicure-podologue qui vous prescrira un traitement de fond. Car les mycoses sont très contaminantes et peuvent mettre de six mois à deux ans avant de complètement disparaître.

    La verrue plantaire

    La verrue plantaire est très fréquente surtout chez les enfants de 5 à 15 ans qui sont les plus touchés : 20 à 30 % d’entre eux auront une à plusieurs verrues plantaires (8). Elle est généralement unique et assez douloureuse lorsqu’on marche. Elle peut provenir d’une contamination virale lorsque le pied est au contact d’un sol de vestiaire, piscine…

    Si dans certains cas, elle peut disparaître seule, le pédicure-podologue peut la soigner à l’aide d’un traitement à froid en quelques séances.

    6 Comment prendre soin de ses pieds ?

    Les pédicures-podologues peuvent aussi vous fournir une mine de conseils pour bien vous chausser et prendre soin de votre pied.

    Les raisons qui peuvent provoquer toutes ces lésions sont nombreuses : le port de chaussures trop serrées ou trop rigides comme les chaussures de sécurité, des talons trop hauts, des frictions dues aux coutures, à la grossesse, au surpoids, au diabète, à beaucoup de marche, au port de bas de contention, etc.

    L’été, les tongs ou les chaussures ultraplates peuvent solliciter une contraction trop importante des pieds et des orteils qui pour retenir la chaussure se contractent. Ce phénomène appelé le grasping peut à la longue provoquer des traumatismes au niveau du dos, de la posture mais aussi accentuer un Hallux Valgus.

    Pour limiter l’apparition de durillons, cors, ongles incarnés, etc., changez de chaussures tous les jours pour éviter les frottements. Selon l’Union française pour la santé du pied (UFSP), il est conseillé de ne porter des baskets que deux fois par semaine. La journée, quittez le plus possible vos chaussures pour éviter les compressions.

    Amis sportifs, portez des chaussettes en coton pour diminuer l’excès de transpiration. Ne marchez pas pieds nus dans les endroits publics humides : piscine, vestiaire, salle de sport, douches, etc., sous peine de risquer d’attraper mycoses ou verrues plantaires.

    Comment anticiper les bobos ? Il faut prendre soin de vos pieds grâce à des gestes simples. Lavez-les quotidiennement à l’eau tiède avec un savon doux. Veillez à bien les sécher en insistant entre les orteils. Si vos talons sont secs voire fendillés, appliquez une crème spéciale hydratation en les massant doucement. Coupez vos ongles au carré sans aller trop profondément sur les côtés. Si vous avez une couche de peau excessive sous le talon, vous pouvez la gommer délicatement à l’aide d’une pierre ponce après avoir ramolli l’épiderme dans un bain de pieds de 20 minutes.

    Pour les enfants, il est primordial de bien les chausser. Ne cédez pas à la mode, préférez les chaussures en cuir sans voûte plantaire avec une tige montante rembourrée jusqu’à ses 5 ans. Le reste du temps, pour l’apprentissage de la marche, notamment lorsqu’il est à la maison, le mieux est de le laisser marcher pieds nus pour que sa voûte plantaire se forme.

    Bon à savoir

    Chaque année au mois de juin, se tient la journée nationale de la santé du pied. L’occasion de consulter gratuitement un podologue. Rendez-vous sur le site de l’Union française pour la santé du pied (UFSP) pour connaître le point de rencontre dans votre région.

    Lors de la journée de dépistage nationale de 2017, organisée par l’Union française pour la santé du pied, sur 1407 personnes (1) :

    • 29,5 % souffraient de cors ;
    • 43,8 % souffraient de durillons ;
    • 9,7 % étaient porteurs de mycoses au niveau des ongles de pieds.
    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit..

     

    L’Essentiel de l’article

    • Au quotidien, lavez vos pieds à l’eau tiède et au savon, puis séchez-les bien.
    • Évitez de porter des talons trop hauts, des chaussures trop serrées et des baskets plus de deux fois par semaine.
    • Dès l’apparition de douleurs aux pieds, consultez un pédicure-podologue.
    • Le pédicure-podologue peut améliorer vos problèmes d’appui et de posture en vous confectionnant des semelles orthopédiques sur mesure.

    (1) Union française pour la santé du pied (UFSP), « Enquête nationale 2017 sur la santé des pieds en France »
    (72 % des sondés étaient des femmes et 28 % des hommes avec une moyenne d’âge de 57 ans)
    (2) FNP Online
    (3) ONISEP, « Pédicure-podologue »
    (4) Ameli.fr, « Bons réflexes en cas d’ongle incarné », 2018
    (5) Ameli.fr, « Comment prendre soin de ses pieds ? », 2018
    (6) Ameli.fr, « Le podologue, un appui pour bien prendre soin de ses pieds », 2017
    (7) Ameli.fr, « Cors, callosités et durillons aux pieds : que faire et quand consulter ? », 2018
    (8) Ameli.fr, « Définition et causes des verrues cutanées », 2018

  • Comment se préparer avant de courir un marathon ?

    Comment se préparer avant de courir un marathon ?

    Adrien entraîne des sportifs de haut niveau dans un club parisien renommé. Jean-Baptiste, lui, participe depuis plus d’une décennie à des marathons à travers la France, dont celui de Paris, qu’il a bouclé en 3 h 01 min. Voici leurs bons conseils pour être le plus performant possible en toute sécurité.

    1 Avant la pratique : la théorie et les démarches administratives

    Quels professionnels consulter avant même de s’entraîner pour un marathon ?

    Adrien : La première des choses avant de courir un marathon est de consulter votre médecin traitant qui vous dira si vous pouvez ou non tenter l’expérience. Si vous allez bien, il vous remettra un certificat médical. Notez que celui-ci est obligatoire, car il vous sera demandé pour participer à la course ou pour obtenir une licence. Il est également judicieux de consulter un podologue afin d’éviter de nombreux problèmes aux chevilles, genoux, hanches et dos. Le podologue peut également vous guider vers des chaussures de sport adaptées à vos pieds. Et si vous souhaitez préparer votre course de manière optimale, inscrivez-vous dans un club affilié à une fédération.

    Quand faut-il commencer sa préparation au marathon ?

    Adrien : C’est bien simple : au minimum un mois auparavant, mais le mieux c’est de commencer sa préparation le plus tôt possible. Ceci afin d’avoir une charge d’entraînement croissante et de ce fait limiter au maximum les risques de blessure. Joignez l’utile à l’agréable en testant différents équipements qui vous accompagneront ou non lors de votre course, tels que des manchons, podomètres connectés ou sacs d’hydratation.

    Jean-Baptiste : Avant de courir mon premier marathon, je m’entraînais régulièrement depuis quatre ans. J’avais déjà une base solide. À mon sens, une personne en forme moyenne doit s’entraîner un an à raison de deux sorties par semaine. En vérité, tout dépend de l’objectif. Si le but est de réaliser le meilleur temps possible, la préparation sera plus intensive.

    Le marathon en moins de deux heures, c’est possible ?

    Le recordman du marathon, le Kenyan Eliud Kipchoge (2 h 1 min 39 s), a tenté le pari de passer sous la barre symbolique des deux heures le 6 mai 2017 sur le circuit automobile de Monza en Italie. Le projet s’appelait « Breaking 2 » et s’est soldé par un échec à 25 secondes près (temps non homologué). Alors, qui sera le premier à réussir cette performance ?

    2 S’entraîner pour devenir le plus performant possible

    Quels exercices sportifs faut-il réaliser ?

    Adrien : Votre entraînement sera adapté en fonction de vos habitudes sportives et se composera de sorties longues, de repos, de sorties courtes ou fractionnées et enfin de séances de renforcement musculaire. Il est bon de savoir qu’il faut axer le travail sur les fibres musculaires sollicitées lors de votre effort. Il est indiqué de pratiquer des séances de renforcement isométrique, à travers des exercices de planche et de gainage en tous genres. Ensuite, planifiez un cycle de force au minimum huit semaines avant la course (développé-couché, pompes, haltères, tractions, gainage, etc.) : ce cycle sportif va permettre au pratiquant d’une discipline d’augmenter sa capacité à soulever une charge maximale. La force devrait faire partie intégrante de votre entraînement tout au long de l’année pour que votre niveau demeure constant.

    Jean-Baptiste : Lors de ma dernière course, j’avais pour objectif de réaliser un chronomètre de moins de trois heures. Ainsi, cinq mois avant l’échéance, je m’entraînais quatre fois par semaine : vélo, natation, ski de fond. Le but est d’améliorer son endurance sans forcément courir. C’est ce qu’on appelle un entraînement croisé. Les séances de musculation ne sont pas obligatoires, sauf le gainage, qui est quant à lui primordial.

    Comment s’alimenter pendant la préparation d’un marathon ?

    Adrien : L’alimentation est très importante avant, pendant et après le marathon. Elle permet le renforcement de vos muscles, de diffuser l’énergie nécessaire durant l’effort, de reconstruire et de soigner votre corps après l’effort. Une consommation importante de protéines permettra au coureur de mieux préserver son métabolisme lors de sa préparation.

    Jean-Baptiste : Quinze jours avant la course, je commence à vraiment manger équilibré. Je bois beaucoup d’eau, je mange beaucoup de légumes et j’évite de grignoter. Il n’y a pas d’effort particulier à réaliser, juste des bonnes habitudes à prendre. Et des mauvaises à arrêter, telles que le grignotage intempestif ! En revanche, une semaine avant la course, je force sur les glucides et les protéines et je mange beaucoup de pâtes, de riz et de pain pour remplir mes réserves de nutriments. J’en consomme des quantités normales, mais je ne mange simplement que ça.

    Quelle est l’importance du sommeil dans la préparation ?

    Adrien : Considérez le sommeil comme le catalyseur. Vous allez construire vos muscles et récupérer durant votre repos ; c’est à ce moment que le corps utilisera ce que vous avez ingéré durant la journée. Je tiens à souligner qu’il y a une corrélation entre le manque de sommeil et le risque infectieux, entraînant des blessures, donc faites attention. Si vous êtes soumis à des problèmes de sommeil, une sieste de trente minutes dans l’après-midi précédant la course améliorera vos performances. Si vous devez vous déplacer pour participer au marathon et subissez un décalage horaire, vous devrez suivre un protocole pour récupérer avant la course (beaucoup de sommeil et des repas riches en glucides).

    Jean-Baptiste : La nuit qui précède la course, c’est simple : il faut dormir un maximum.

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    3 Chaussures, gels, équipement : quel attirail pour le coureur ?

    Comment bien choisir ses chaussures de course ?

    Adrien : Si vous avez consulté un podologue, il a pu vous aider à trouver chaussure à votre pied. Vous pouvez avoir une foulée pronatrice forçant l’usure à l’intérieur du pied, universelle et donc usant le talon ainsi que le milieu du pied ou encore une foulée supinatrice, qui atteindra l’extérieur du pied. Vous constaterez également que les amortis, les tailles et le confort varient en fonction des marques, donc n’hésitez pas à les essayer et à demander conseil auprès des vendeurs. Enfin, surtout, n’utilisez pas de chaussures neuves pour un marathon. Il faut vous entraîner avec afin de vous les approprier.

    Jean-Baptiste : Il y a plusieurs sortes de chaussures. Les miennes sont minimales, avec très peu d’amorti. Cela permet de restituer la foulée naturelle. Après, d’autres modèles vont privilégier le confort, l’amortissement des chocs. Je préfère avoir la sensation de courir pieds nus.

    Quel est l’équipement à avoir sur soi le jour J ?

    Adrien : Il y a un ordre à respecter dans la superposition de vos habits pour courir un marathon de plusieurs heures. Les premières couches doivent sécher rapidement et permettre à la transpiration d’être facilement évacuée. Les couches supérieures doivent vous protéger du froid et de la pluie. Privilégiez les matières respirantes pour éviter l’effet sauna. Votre tenue doit être adaptée à la saison : par exemple, en été, n’oubliez pas d’emporter une casquette, le manchon de compression pour améliorer la circulation sanguine (et aussi pour protéger du soleil) et des lunettes de soleil. Une poche d’eau peut aider, même si c’est un poids supplémentaire. Notez que si vous utilisez une crème solaire, mieux vaut la tester avant car en se mélangeant à votre transpiration elle peut vous irriter, brûler vos yeux et de ce fait rendre la course insupportable. Petite astuce : je vous conseille de vous automasser les cuisses, les mollets et les adducteurs à l’aide de rouleaux quatre heures avant la course afin d’améliorer votre puissance musculaire. Attention si vous devez performer rapidement après un long voyage, utilisez des bas de contention pendant celui-ci.

    Jean-Baptiste : Beaucoup de gens courent avec des montres faisant podomètre. Je préfère sans. En revanche, je cours avec un sac d’hydratation, qui contient mes réserves d’eau et mes gels. J’en consomme un toutes les trente minutes. Ils sont très riches en glucides et en énergie et permettent d’éviter l’hypoglycémie.

    Le saviez-vous ?

    Deux légendes décrivent la première course. Selon l’historien Hérodote, le premier marathonien fut un messager grec, Philippidès, qui parcourut la distance entre Sparte et Athènes pour demander de l’aide. Il aurait tenu sa foulée sur environ 250 km en 36 heures. En revanche, selon le philosophe Plutarque, le commandant Miltiade aurait envoyé un messager nommé Euclès prévenir Athènes de la victoire grecque. Celui-ci aurait parcouru les 42 km séparant Marathon et Athènes. Il aurait prononcé le mot « Nenikekamen », synonyme de victoire, avant de tomber mort d’épuisement après l’effort qu’il venait de réaliser.

    * Sous conditions.

    L’Essentiel de l’article

    • Le certificat médical est obligatoire.
    • Il faut commencer sa préparation le plus tôt possible (environ un an avant la course).
    • Le sommeil est un catalyseur : c’est lui qui va permettre à vos efforts de payer.
    • Ne jamais courir un marathon avec des chaussures neuves.
  • Principes et bienfaits de l’étiopathie

    Principes et bienfaits de l’étiopathie

    1 Qu’est-ce que l’étiopathie ?

    Le terme étiopathie provient du grec etios qui signifie cause et pathos qui veut dire souffrance. C’est une thérapie manuelle manipulatrice créée en 1960 par le Français Christian Trédaniel. L’échange avec le patient permet de connaître ses antécédents et de trouver l’origine de la douleur. Le corps est perçu comme un ensemble de systèmes en interaction entre eux et avec le milieu qui les entoure. C’est ce qu’on appelle l’approche systémique du corps humain. Sans prise de médicaments, elle permet souvent l’amélioration des souffrances du malade. Selon l’Institut français d’étiopathie (IFE) :

    « L’étiopathie ne se substitue pas à la médecine traditionnelle, mais se présente comme une solution souvent rapide et efficace. » (1)

    531

    étiopathes français sont inscrits au Registre national des étiopathes (RNE). (2)

    2 Comment se déroule une séance d’étiopathie ?

    Une séance d’étiopathie se déroule en quatre étapes :

    • le praticien recueille les faits auprès du patient : douleur ressentie, périodicité… ;
    • il pratique un examen clinique rigoureux et un échange avec le patient qui permettent d’appréhender la cause ;
    • il évalue le degré d’évolutivité et, s’il y a lieu, l’étiopathe réoriente le patient vers le praticien compétent en cas d’affections microbiennes, maladies dégénératives, actes chirurgicaux. Selon l’Institut français d’étiopathie : « La recherche systématique de la cause des pathologies va permettre la juste orientation de son patient dans le parcours médical. » ;
    • le praticien intervient avec des pratiques manuelles (massages et palpations) pour supprimer la cause du mal et s’occupe généralement des entorses, des luxations, de l’arthrose ou encore des rhumatismes.

    Anne-Claire s’est rendue chez un étiopathe pour son fils qui souffrait d’otites à répétition. Elle témoigne sur cette première expérience :

    « Mon fils venait de s’endormir juste avant la consultation, donc cela a été une première séance très calme. L’étiopathe a pris son pouls, et l’a trouvé très affaibli. Il a posé très peu de questions et effectué très peu de manipulations. Il faut savoir se livrer, mais les réponses qu’il a apportées sont pertinentes. L’étiopathe ressent un peu l’historique de notre corps, il ressent nos angoisses d’après nos réactions. La séance dure entre trois quarts d’heure et une heure et parfois une seule séance suffit. »

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif prend en charge * vos séances d’étiopathie.

    3 Pour quels maux consulter un étiopathe ?

    L’étiopathie soigne à tout âge et à tous les stades de la vie : bébé, enfant, femme enceinte, sportifs, personnes âgées… Le praticien adapte la manipulation en fonction de chaque patient. L’étiopathie prend en charge les maux du quotidien : diarrhées, vomissements, problèmes ORL et respiratoires, douleurs musculaires et articulaires.

    Après avoir constaté l’efficacité de l’étiopathe pour soigner les otites de son fils, Anne-Claire a eu recours à cette médecine à plusieurs reprises, pour elle, mais également pour sa fille qui souffrait de maux de ventre.

    Sébastien, lui, souffrait de douleurs abdominales épisodiques et répétées depuis des années. Malgré les différents scanners effectués sans trouver ni les causes, ni les solutions à ces souffrances, il s’est dirigé vers un étiopathe.

    « Je pensais que ma douleur provenait de l’estomac. Mais, suite à diverses manipulations, le praticien m’a dit que je concentrais toutes mes énergies négatives au niveau de la rate. »

    L’étiopathe a ensuite redirigé Sébastien vers son médecin, car comme le rappelle Jean-Paul Moureau, le président de l’Institut français d’étiopathie, « en aucun cas l’étiopathie ne se substitue au médecin dans le diagnostic. » (2)

    4 Quels sont les bienfaits de l’étiopathie ?

    L’étiopathie ne peut soigner les maladies infectieuses graves. Elle ne remplace pas non plus un acte chirurgical. Cependant elle peut venir en complément de la médecine traditionnelle. À l’aide de manipulations, en modifiant le tissu conjonctif (localisé entre les différents organes) ou en relançant la circulation, elle peut permettre au patient de ressentir un bienfait immédiat. Comme le rappelle l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur l’étiopathie, la pratique comprend « diverses manœuvres s’adressant à la peau (pli cassé, traction décollement), aux tendons (étirements latéraux secs, frottements-pression répétés) et aux muscles ». (2)

    Anne-Claire et Sébastien, bien que dubitatifs sur cette médecine alternative, ont été satisfaits des résultats.

    « J’ai pu constater qu’en deux séances, mon fils allait beaucoup mieux, remarque Anne-Claire. Pour ma part, je suis ressortie vidée et légère. Il y a une grande part de psychologie lors de ces consultations. L’étiopathe m’a dit que si les parents vont bien, les enfants aussi souffriront moins de maux divers. Je suis désormais convaincue des bénéfices de cette médecine douce. »

    Selon l’étude de l’Inserm (2), « un soignant est peut-être plus efficace quand il est persuadé de la justesse de sa stratégie thérapeutique et qu’il en persuade son patient. » Alors effet placebo ou amélioration spontanée ? L’étiopathie se pratiquant en cabinet libéral et non dans le cadre hospitalier : « Il n’y a pas de données statistiques suffisantes permettant d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de l’étiopathie. » Un manque que les professionnels de l’étiopathie se sont engagés à pallier.

    Bon à savoir

    Selon l’Inserm, « les étiopathes ne sont pas au nombre des professionnels de santé régis par le code de la santé publique. Il n’existe aucun décret réglementant l’activité des étiopathes en France, ni la pratique de l’étiopathe en France. » (2) Trouver un étiopathe passe souvent par le bouche-à-oreille. Sinon, vous pouvez retrouver les praticiens qui exercent près de chez vous sur ici.

    L’Essentiel de l’article

    • L’étiopathe s’attelle à identifier l’origine des symptômes. Il identifie la cause avant de travailler sur les effets.
    • L’étiopathe considère le corps comme un ensemble de systèmes reliés entre eux (approche systémique du corps humain).
    • L’intervention d’un étiopathe ne remplace jamais l’expertise d’un médecin traitant.

    (1) Institut français d’étiopathie.
    (2) Inserm, « Évaluation de l’efficacité et de la sécurité de l’étiopathie », 2018.

  • Carnet de voyage d’une rando détox

    Carnet de voyage d’une rando détox

    Kilos en trop, fatigue… L’hiver ne m’a pas fait de cadeau ! Je saisis l’imminence d’un court séjour « Jeûne et randonnée » pour remettre les compteurs à zéro. Le jeûne a lieu à une heure de chez moi, dans une maison près de la forêt de Fontainebleau. Il est organisé par Mathilde Marecaille, naturopathe experte en détox, et Guillaume Charroin, accompagnateur en montagne. Cette cure détox va permettre à mon organisme de s’autonettoyer et de se restaurer en puisant dans ses graisses de réserve.

    1 Un jeûne, ça s’anticipe !

    J-7 : je reçois par mail la marche à suivre pour préparer mon organisme à son week-end détox. Objectif : supprimer progressivement de mon menu un certain nombre d’aliments. Six jours avant, fini les protéines, les produits industriels, le sucre, l’alcool et les excitants. Le café me manque et j’ai beau m’être constituée un joli bar à tisanes, elles n’ont pas la même saveur. « C’est important de faire une croix dessus car c’est l’une des clés pour éviter les violents maux de tête pendant le jeûne », me glisse Mathilde au téléphone. Pas question de flancher : je vis très mal les migraines ! Puis, c’est au tour des produits laitiers et des légumineuses de disparaître, avant d’éliminer les céréales.

    À J-2, mon repas se compose uniquement de fruits et de légumes. Mais je me sens bien et surtout, j’ai moins d’appétit.

    3 conseils pour un jeûne réussi

    • 1

      Ne vous lancez pas seul, surtout pour un premier jeûne. L’encadrement par des professionnels qui connaissent le processus du jeûne, ses manifestations et les éventuelles difficultés que l’on peut rencontrer n’a pas de prix.

    • 2

      Misez sur un organisme sérieux. Consultez le site de la Fédération francophone de jeûne et randonnée qui en recense plus d’une soixantaine en France ou assurez-vous que les organisateurs soient des professionnels confirmés (naturopathe, thérapeute bien-être, masseur accompagnateur en moyenne montagne).

    • 3

      Le jeûne s’adresse à des personnes en bonne santé. Il est strictement contre-indiqué en cas d’anorexie, de diabète de type 1 ou encore d’insuffisance hépatique. Il est également proscrit aux femmes enceintes ou qui allaitent.

    2 L’appétit disparaît

    Samedi 9 h 30. Me voilà arrivée. Je découvre mes co-jeûneurs : sept femmes âgées de 27 à 65 ans. Après un accueil chaleureux et des explications sur le programme, c’est l’heure de la marche. « Par l’oxygénation et la transpiration, la marche contribue à l’élimination des déchets cellulaires qui vont ensuite être évacués par les reins, puis la vessie », m’explique Guillaume.

    Entrecoupés de nombreuses pauses hydratation, nous parcourons 13 kilomètres dans la forêt de Fontainebleau. Boire est notre seule obligation : le corps a besoin de deux ou trois litres d’eau par jour ; normalement, il en trouve une moitié dans les aliments et l’autre dans les boissons. Il est donc essentiel de compenser. À 19 heures, c’est l’heure du bouillon. J’en avale deux bols pleins, puis tombe de fatigue…

    3 Nuit agitée, mais une bonne vitalité

    Dimanche matin. « Un tiers de notre énergie passe dans la digestion. Il n’est donc pas étonnant d’avoir moins de sommeil lorsque notre estomac n’a rien à digérer, sans compter l’effet de l’adrénaline, libérée par l’organisme qui, privé de nourriture se sent, en danger », nous décrypte Mathilde. Ma journée débute par un bain de bouche à l’huile de colza visant à éliminer les toxines via les muqueuses buccales. Ma langue est toute blanche… C’est bien le signe que le travail est en marche ! Dans la matinée, la marche me réussit. Pas après pas, je retrouve de l’énergie. Je suis juste plus essoufflée dans l’effort.

    Lundi matin. Grosse fatigue au réveil. J’ai de vilaines courbatures dans les mollets, mais mon humeur est bonne. Malgré nos échanges de recettes de cuisine healthy, mon appétit a disparu. Je peine même à finir mon bol de bouillon du soir et ne louche pas sur les verres de jus de mes voisines. Je suis au ralenti, mais je sens une nouvelle vitalité en moi. Le temps semble être suspendu.

    Le saviez-vous ?

    Selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Californie du Sud, les cycles de jeûne prolongé protègent le système immunitaire contre les dommages et induisent la régénération du système immunitaire. (1)

    4 Bientôt la reprise ?

    Lundi soir. « Au 3e ou 4e jour, il n’est pas rare d’avoir des nausées, des maux de ventre, de tête ou encore des douleurs musculaires. Ces manifestations sont causées par l’élimination des sucres et des graisses, stockées par le foie. C’est ce qu’on appelle la crise d’acidose, très courante et sans grand danger », me rassure Mathilde. Par chance, j’y échappe. Et la fin du jeûne approche. J’éprouve une certaine frustration à le stopper alors que j’ai passé l’étape la plus difficile et que je ressens un vrai bien-être. Sans travail de digestion, j’ai l’impression d’avoir gagné en vitalité et d’avoir les idées plus claires. Je me sens plus centrée et pleine d’entrain !

    Mardi matin. Verdict de la balance : j’ai perdu 4 kilos. Je sais que j’en reprendrai facilement deux en remangeant et que le plus dur reste à faire : maintenir ces bonnes habitudes, faire la part belle aux légumes dans mon assiette, me calmer définitivement sur le sucre… Tout est une question d’équilibre sur la durée. À moi de faire bon usage de tous les conseils prodigués au cours de ce week-end. Un sacré challenge et un sentiment de fierté partagé avec l’ensemble des participantes !

    Carnet de voyage d’une rando détox

     

    L’Essentiel de l’article

    • Avant de jeûner, il faut écarter progressivement certains aliments de ses repas.
    • La marche pendant le jeûne aide l’organisme à éliminer les déchets cellulaires.
    • Il est normal de moins dormir pendant un jeûne : un tiers de l’énergie passe dans la digestion.

    (1) Cell Press, 2014

  • Pourquoi l’attention et la concentration sont importantes, et comment les cultiver ?

    Pourquoi l’attention et la concentration sont importantes, et comment les cultiver ?

    1 L’attention, qu’est-ce que c’est ? Pourquoi est-ce important ?

    En 1890, le psychologue et philosophe William James (1), l’un des pères de la psychologie moderne, propose une définition de l’attention dans son ouvrage The Principles of Psychology. Elle fait toujours référence car elle contient déjà les mécanismes fondamentaux de l’attention, aujourd’hui scientifiquement expliqués :

    « L’attention est la prise de possession par l’esprit, sous une forme claire et vive, d’un objet ou d’une suite de pensées parmi plusieurs qui sont présents simultanément. […] Elle implique le retrait de certains objets afin de traiter plus efficacement les autres. »

    Cette définition de l’attention montre bien les trois phénomènes de l’attention : d’abord la prise de conscience, ensuite la capacité à sélectionner ce qui est important ou pas, et enfin la faculté de se concentrer et de travailler sur ce qu’on doit retenir. Apprendre à contrôler son attention est donc déterminant dans presque tous les domaines, puisque c’est ce qui va permettre de suivre le fil d’une conversation, d’apprendre une nouvelle langue, de trouver son chemin, de freiner brusquement en voyant surgir un piéton devant une histoire, etc.

    2 Les mécanismes de l’attention

    Qu’est-ce que « faire attention » ? Est-ce juste être attentif, être vigilant, être concentré ? Les trois, mon capitaine ! Comme la définition de James, Lionel Naccache, neurologue, pointe que ces expressions montrent les différentes facettes de l’attention et les trois mécanismes majeurs qui la composent :

    « Les neurosciences ont montré que l’attention n’active pas une zone unique du cerveau, mais au contraire qu’elle mobilise différentes zones selon le type d’attention qu’on utilise. Car l’attention n’est pas monolithique : elle recouvre en fait des processus différents, répondant chacun à des situations et des besoins précis, et faisant chacun appel à des régions différentes du cerveau. Connaître ces mécanismes permet de comprendre une facette essentielle de la psychologie, mais aussi, dans notre quotidien, de mieux utiliser notre attention. »

    C’est le psychologue Michael Posner (2) qui a modélisé les trois types de réseaux cérébraux de l’attention, une distinction encore très largement utilisée aujourd’hui.

    L’attention d’alerte

    La première fonction mentale de l’attention est l’attention d’alerte. Le réseau attentionnel d’alerte augmente de façon globale notre niveau d’éveil et de vigilance. Il permet de prendre en compte toute information surgissant dans l’environnement : un danger imminent, une sonnerie de téléphone, quelqu’un qui vous appelle par votre nom, etc. Même plongé dans une lecture passionnante, l’attention d’alerte vous permet d’adapter votre niveau de vigilance de manière inconsciente pour réagir face à une situation émergente. Née dans le tronc cérébral, cette forme de l’attention est ensuite relayée à l’ensemble du cortex pour élever notre niveau d’éveil.

    L’orientation de l’attention

    Deuxième fonction cérébrale, l’orientation de l’attention. Votre esprit ne peut pas tout voir en même temps, traiter toutes les informations issues de l’environnement en même temps. Nous devons donc, à chaque instant, faire le tri de ce qui est « intéressant » ou pas : un visage connu dans la foule, une couleur ou une forme dissonante (on repère tout de suite et sans réfléchir une pomme rouge dans un panier d’oranges), etc. C’est cette fonction réflexe qui nous permet de repérer rapidement, de manière quasi automatique, les éléments saillants dans l’environnement. Un mécanisme d’adaptation fort utile par exemple pour détecter un mouvement suspect qui trahit la présence d’un prédateur ou la délicieuse pomme rouge dissimulée dans un feuillage.

    Le contrôle exécutif

    Troisième et dernière fonction mentale de l’attention : le contrôle exécutif. C’est la capacité à diriger volontairement son attention sur tel ou tel objet et à se concentrer dessus. Cette volonté de se concentrer sur un objet ou une action précise inhibe tout le reste : on est absorbé dans ce qu’on fait.

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    3 Le mythe du multitasking

    Comprendre et admettre cette limite de l’attention a des conséquences directes sur le quotidien : le fameux « multitasking » (le fait d’être multitâches), si prisé en entreprise et dans nos quotidiens hyperactifs, est illusoire.

    « Si vous pouvez en effet marcher tout en mangeant un croissant, c’est parce que ces tâches sont élémentaires et automatisables, et qu’elles ne requièrent donc qu’une part extrêmement faible d’attention », commente Lionel Naccache.

    Mais essayez de jouer du piano en discutant philosophie avec un ami, cela se complique. En fait, vous pourrez peut-être le faire en utilisant ce qu’on appelle l’attention fragmentée : le cerveau effectue des allers-retours très rapides d’une tâche à l’autre.

    « On a l’illusion de faire deux choses en même temps, mais, d’un point de vue neurologique, ce n’est pas vrai : les deux tâches sont exécutées en alternance et non pas simultanément, poursuit-il. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas conduire en téléphonant ! »

    Ces deux taches réclament chacune une attention soutenue qui n’est pas gérable en simultané par le cerveau. Or une fraction de seconde suffit pour subir ou provoquer un accident…

    26

    C’est le nombre de fois que les Français consultent leur téléphone chaque jour en moyenne. Chez les ados, c’est 50 fois par jour… (3)

    4 La distraction, mal du XXI siècle ?

    Pourquoi est-on facilement distrait, parfois même en accomplissant une tâche qu’on aime ? La faute au fameux « circuit de la récompense », qui gouverne les choix de chacun si on n’y prête pas attention justement. Quand on aime lire et qu’on a un bon livre, on va se plonger dedans sans difficulté. Mais si on sait qu’il y a un paquet de bonbons dans le placard, le cerveau va faire la balance entre le plaisir de lire et le plaisir d’un bonbon. Et souvent, le bonbon l’emporte ! Même si vous résistez à l’envie d’aller en chercher un, la pensée du bonbon vient parasiter la lecture… et vous voilà distrait.

    Mais alors, est-ce impossible de rester concentré plus de quelques minutes ? La réponse est très variable : elle dépend des capacités de chacun, mais aussi de l’intensité et de la continuité de l’attention demandée. Plus elle est soutenue, plus on dépense d’énergie et moins on tient longtemps. Ça dépend aussi, évidemment, de l’intérêt qu’on porte à ce qu’on fait : typiquement, un enfant aura beaucoup de mal à se concentrer plus de dix minutes sur un exercice de mathématiques, mais peut être totalement absorbé pendant deux heures par un film qui lui plaît !

    « Heureusement, une attention relâchée, dite “flottante”, n’empêche pas forcément de capter l’essentiel. Vous pouvez assister à une réunion et consulter vos SMS en même temps sans forcément rater les informations importantes, nuance Jean-Philippe Lachaux, neurobiologiste. Inconsciemment, vous savez quand revenir à la réunion et refocaliser votre attention : parce que vous captez un mot qui correspond au sujet qui vous intéresse, parce que vous reconnaissez votre prénom ou le ton d’une question qui vous est adressée, etc. Le phénomène de “congruence sémantique” aide aussi à intégrer la continuité d’une conversation sans forcément prêter attention à chaque mot : le contexte et des bribes de phrases suffisent le plus souvent à reconstituer une histoire dans son ensemble. »

    3 à 5 %

    des enfants en âge scolaire sont concernés par le TDAH (Trouble du déficit de l’attention/hyperactivité). (4)

    5 L’attention et les « sirènes » du numérique

    Contrairement à ce qu’on entend souvent, les nouvelles technologies ne modifient pas le cerveau. Comme le rappelle Elena Pasquinelli, chercheuse en sciences cognitives et philosophe, c’est le contraire :

    « Elles jouent sur des mécanismes très anciens et très stables, dont elles savent parfaitement tirer parti pour capter l’attention de façon toujours plus efficace. »

    Vous vous souvenez du livre et du bonbon ? C’est idem quand on reçoit une notification sur son téléphone portable : le plaisir de satisfaire notre curiosité est très puissant et suffit souvent à vous distraire d’une conversation, d’un film, ou d’un travail important.

    « Les smartphones, ordinateurs et tablettes vous mettent ainsi dans une position de concurrence attentionnelle quasi permanente qui vous oblige à faire des choix », précise Helena Pasquinelli.

    Répondre à cet appel ou conduire ? Lire ce SMS ou poursuivre la conversation avec son amie ? Regarder des Lolcats sur les réseaux sociaux ou finir La Princesse de Clèves ? Si vous ne lui imposez pas votre volonté rationnelle, votre cerveau fait ses choix en fonction du circuit de la récompense. Or, les algorithmes façonnent les contenus reçus sur les smartphones en fonction de vos préférences, et bien sûr, ces appareils vous relient aussi à vos amis et votre famille. La « récompense » est donc très grande lorsque vous cédez à la tentation d’y jeter un œil ! D’où une rivalité parfois pénible entre le monde physique et l’appel d’un monde numérique taillé sur mesure pour vous satisfaire. Là encore, comprendre les rouages de l’attention peut vous aider à déjouer certains « pièges » numériques.

    6 7 pistes pour muscler son attention et sa concentration

    Un certain nombre de facteurs « physiques » nuisent à la qualité de l’attention : le manque de sommeil, l’anxiété et la dépression ou certains syndromes comme le TDAH (Trouble du déficit de l’attention/hyperactivité), les psychotropes, etc. En dehors de ça, il est tout à fait possible de travailler son attention. Il est très important d’éduquer les enfants (et les parents !) sur le sujet, parce qu’énormément de choses dépendent de la qualité de son attention : la réussite scolaire, la sécurité (en tant que piéton ou conducteur par exemple), l’apprentissage d’une langue ou d’un sport, les activités culturelles… Voici 7 bonnes pratiques pour vous aider à booster votre attention.

    S’observer soi-même

    Être capable d’analyser ses propres comportements, de repérer les moments où l’on se laisse distraire permet de désamorcer les situations « à risque » : si vous devez terminer un rapport pour demain matin, mieux vaut éteindre votre portable et travailler loin de la télé pour éviter les tentations et les sollicitations. On peut aussi apprendre à un enfant qu’il peut résister à la tentation de répondre à un copain qui veut bavarder en classe : en expliquant comment fonctionne le circuit de la récompense, on lui enseigne que cette tentation est normale, mais que ce n’est pas elle qui doit décider !

    Déjouer l’illusion du multitasking

    Non, le cerveau ne peut pas se concentrer efficacement sur deux tâches complexes en même temps. Inutile donc d’essayer de boucler votre déclaration d’impôts tout en faisant réviser le théorème de Thalès à votre aîné : vous courrez à l’échec. En avoir conscience et éviter ce type de comportement inefficace est déjà une grande victoire !

    Diviser une tâche complexe en tâches élémentaires

    C’est très efficace pour les enfants, mais pas seulement ! Par exemple, si vous devez relire un texte, il est très difficile de prêter attention au style et à l’orthographe en même temps. Plutôt que de s’épuiser à essayer de tout faire d’un seul coup, mieux vaut commencer par une relecture pour l’orthographe, quitte à commencer par la fin pour ne pas se laisser distraire par le sens. Et enchaîner ensuite sur une seconde relecture pour le style. Idem pour un problème de mathématiques : il peut se décomposer en petites opérations demandant chacune un temps de concentration court.

    Travailler sa posture

    Mobiliser son attention, c’est aussi mobiliser son corps ! On travaille plus efficacement assis à un bureau qu’avachi sur un canapé, parce que cette position relâchée appelle le relâchement de l’attention. Là aussi, il est très important d’apprendre aux enfants à bien positionner leur corps, de façon tonique et équilibrée, pour favoriser le maintien de l’attention.

    Automatiser

    De nombreuses tâches, même complexes en apparence, peuvent être automatisées. Par exemple, taper un texte au clavier : pour un débutant, c’est fastidieux et cela demande une attention extrêmement soutenue. Mais pour quelqu’un qui fait ça tous les jours, l’effort est quasi nul et se fait les yeux fermés ! Cette automatisation du geste permet paradoxalement de libérer l’attention et de faire ainsi la place à la créativité et à l’imagination.

    Éloigner les sources de distraction

    Protégez votre attention en créant une « bulle ». Si vous avez besoin de vous concentrer, rangez votre mobile dans un tiroir, tout simplement ! Vous pouvez aussi instaurer des règles à la maison pour la famille : pas de mobiles à table, pas d’appareils électroniques la nuit dans les chambres, etc. C’est plus efficace que d’essayer de se retenir de consulter ses SMS quand le téléphone « bipe » juste à portée de main.

    Retrouver le plaisir de l’attention

    Créez des habitudes mobilisant une attention gratifiante, comme observer les oiseaux, lire un bon roman, cuisiner, faire un puzzle, tricoter, écrire une histoire… Autant d’activités qui peuvent sembler désuètes, surtout chez les plus jeunes, mais qui sont une manière simple, efficace et agréable d’exercer son attention.

    Podcast : Les clés de l’attention et de la concentration

    Écoutez ou téléchargez le podcast de la conférence Macif/France Inter « Les clés de l’attention et de la concentration », animée par le neurologue Lionel Naccache et le journaliste Mathieu Vidard.

    L’Essentiel de l’article

    • L’attention est essentielle pour les activités quotidiennes comme pour les apprentissages.
    • Elle se décompose en trois mécanismes : alerte, orientation, contrôle exécutif.
    • L’attention est facilement détournée par des stimuli externes ou internes.
    • Il est possible d’exercer son attention.

    (1) William James, The Principles of Psychology, 1890.
    (2) Michael I. Posner et Steven E. Petersen, « The Attention System of the Human Brain », Annual Review of Neuroscience, 1990.
    (3) Deloitte, 2016.
    (4) TDAH France.

  • Consommation responsable de poissons : les bonnes pratiques du chef Gaël Orieux

    Consommation responsable de poissons : les bonnes pratiques du chef Gaël Orieux

    1 La consommation de poissons en France

    Près de 34,2 kg de produits de pêche et d’aquaculture : c’est ce que consomme chaque Français par an, alors que la moyenne mondiale est de 20,2 kg (1). La France est l’un des deux plus grands marchés européens de produits aquatiques, avec l’Espagne. Une consommation en hausse depuis le début des années 1960, rythmée notamment par le calendrier des fêtes. Le thon ou le saumon sont largement plébiscités pour leur apport en oméga-3 protégeant des maladies cardio-vasculaires.

    Ainsi, de nombreux poissons séduisent, mais sont surconsommés. Malgré l’évolution de la réglementation qui a permis d’améliorer la situation de certaines espèces, il reste que pour d’autres, elle devient critique. En cause : la surpêche menée par des chalutiers industriels. Un dispositif dangereux pour la pérennité de la ressource, car il capture massivement de jeunes poissons, qui ne se sont pas encore reproduits. « Dans le monde, près d’un tiers des stocks de poissons commerciaux est à présent pêché à des niveaux biologiquement non viables », rapporte la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) dans son dernier rapport (1).

    Des espèces marines en voie de disparition

    Avec l’amélioration des techniques et la pêche excessive, l’homme a bouleversé la biodiversité marine et la structure des habitats. Et malgré des alertes répétées, la pêche industrielle continue d’assécher les océans. Faute de changement, les pires scénarii prévoient une disparition de certaines espèces à l’horizon 2035. Or une pêche ne peut être durable que si des mesures sérieuses, comme les quotas, sont appliquées pour préserver les ressources de poisson et donc la biodiversité marine. D’après la FAO (l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la plupart des stocks de poissons continueront de faire l’objet d’une pêche maximale dans les limites de la durabilité, voire d’une surpêche, pendant au moins les dix prochaines années. L’aquaculture pourrait alors combler l’écart grandissant entre l’offre et la demande croissante.

    90,9 millions

    de tonnes de poissons ont été pêchées en 2016. (2)

    2 « La mer n’est pas un marché en libre-service »

    Pour Gaël Orieux, chef étoilé français, les restaurateurs et les poissonniers ont un rôle à jouer auprès du consommateur. Le chef du restaurant Auguste à Paris assume le sien au quotidien en sensibilisant sa clientèle à une consommation écoresponsable.

    « Ni la mer ni la terre ne sont un marché en libre-service », rappelle-t-il.

    L’ardent défenseur des milieux sous-marins a adopté une démarche écologique pour faire évoluer les habitudes de consommation.

    « Il s’agit de ne pas mettre de pression toujours sur la même espèce : par exemple, je ne cuisine pas de bar tous les jours, indique-t-il. J’essaie de me diversifier. Il y a encore dix ans, sur les cartes des restaurants, il y avait toujours la sole, le saumon, le cabillaud, le turbot, le bar. Dans une certaine mesure, c’est nous, restaurateurs, qui sommes en faute parce que l’on a trop mis la pression sur certaines espèces en achetant toujours les mêmes. On a un rôle d’éducateur : souvent les gens achètent les poissons qu’ils ont consommés au restaurant. Comme on servait du cabillaud et du saumon, les clients allaient ensuite acheter ces produits chez leur poissonnier. Maintenant que l’on propose diverses espèces, cela leur permet de découvrir d’autres poissons. »

    Le consommateur doit être curieux, poser des questions à son poissonnier, diversifier ses achats pour ne pas mettre de pression sur certaines espèces.

    3 Deux ou trois poissons à la carte

    Cela implique pour les restaurateurs d’être beaucoup plus flexibles.

    « Sur ma carte, je n’ai que deux ou trois poissons. Et en fonction des saisons, je rajoute des poissons en suggestion. Cela suffit pour les clients. Aujourd’hui, ils préfèrent quand on est sur une pêche du jour. Sur ma carte, il peut y avoir à la fois du merlan, du chinchard, de la cardine, des poissons méconnus, mais aussi du saumon, du turbot, etc. », poursuit Gaël Orieux.

    Autre geste pour la mer : le chef ne cuisine qu’en fonction de la saison et de l’abondance.

    « Je ne boycotte rien. Le principal pour moi, c’est de savoir d’où provient le poisson, qu’il a été pêché à la bonne taille et dans une zone abondante.»

    4 Une des solutions face à la surpêche : consommer de saison !

    Les ONG de protection de la nature publient des listes des espèces menacées ou celles à consommer avec modération. À chaque saison, le programme européen M. Goodfish (3) publie sur son site une liste de poissons et de fruits de mer à privilégier en s’appuyant sur l’état de la ressource, la taille, le statut de l’espèce, les saisons de recommandation situées en dehors du ou des pics de reproduction.

    « Quand j’ai ouvert mon restaurant en 2005, on commençait à entendre dire qu’il y avait moins d’anchois, moins de thon. On nous disait toujours ce qu’il manquait, ce qu’il ne fallait pas cuisiner, mais jamais ce qu’il y avait d’abondant. Aussi, je me suis intéressé à la démarche inverse en considérant la pêche comme de la cueillette », explique Gaël Orieux.

    Depuis, le chef est l’un des parrains du projet M. Goodfish.

    « Il permet notamment de connaître sur une période de trois mois, la cartographie des espèces les plus abondantes sur les côtes italiennes, françaises et espagnoles. Cela nous permet de mieux cibler nos achats, selon les espèces et la taille, sur une zone donnée. Les informations sont régulièrement mises à jour, notamment avec les changements climatiques et les saisons qui arrivent un peu en avance ou en retard. »

    Par ailleurs, l’étiquetage des poissons permet de guider l’achat éclairé.

    Il y a des saisons de pêche : par exemple, le homard, considéré comme un produit festif, ne doit pas être consommé sur les périodes de novembre, décembre, mais quand la météo se réchauffe.

    L’Essentiel de l’article

    • Les Français sont de gros consommateurs de poissons.
    • Pour éviter l’extinction de certaines espèces : diversifiez vos achats et mangez de saison.
    • Des écolabels vous permettent de consommer responsable.

    (1) FAO, « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture », 2016.
    (2) FAO, « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture », 2018.
    (3) Mr. Goodfish a été initié par trois aquariums parmi les plus importants d’Europe : Acquario di Genova en Italie, Aquarium Finisterrae en Espagne et Nausicaá Centre national de la mer en France. Ces trois établissements font partie d’une association internationale – le Réseau Océan Mondial – constitué de 250 organisations de types associations éducatives, aquariums, centres de science, musées d’Histoire naturelle, zoos, ONG, etc., et ce dans plus de 60 pays.