Catégorie : À la maison

  • Accident de barbecue : comment l’éviter ?

    Accident de barbecue : comment l’éviter ?

    En France, selon le ministère de la Santé, 200 accidents sont provoqués chaque année par l’utilisation d’un barbecue (1). Les principaux risques encourus par cet appareil de cuisson sont l’incendie, les brûlures et les intoxications causées par des fumées toxiques ou du gaz. Les conséquences peuvent être fatales si certaines mesures préventives ne sont pas appliquées ! Voici des conseils pour les éviter.

    1 Attention aux enfants et aux animaux de compagnie

    En effet, sur les 200 accidents de barbecue qui surviennent annuellement, 15 % touchent les enfants (1). Il est donc important de s’assurer que les enfants sont hors de portée avant même de préparer le barbecue et d’allumer le feu. Et éloignez aussi les animaux de compagnie : un chien trop gourmand peut provoquer bien des dégâts ! Veillez donc à ne pas laisser l’appareil, seul, sans surveillance. Pour cela, prévoyez tout le matériel et les aliments prévus au menu avant de vous lancer ou demandez de l’aide à quelqu’un de votre entourage.

    62 % des Français

    possèdent un barbecue (au charbon, au gaz ou en plancha) (2)

    2 Respectez les règles d’utilisation du barbecue

    L’appareil doit être placé à l’extérieur, dans un espace dégagé, à l’abri du vent et surtout loin d’objets combustibles. Il doit être situé dans un périmètre de sécurité à deux mètres des végétations et être disposé sur une surface plane et stable. Enfin, soyez toujours prévoyant en cas d’incendie : ayez toujours à votre portée un moyen d’extinction (sable, extincteur, source d’eau, arrosoir…).

    3 L’allumage doit être effectué avec précaution

    Restez à distance du feu au moment de l’allumage. Il est conseillé d’utiliser des allumettes de grande taille : ainsi vous n’aurez pas à approcher vos mains trop près du grilloir. Par ailleurs, n’utilisez jamais de liquides inflammables (essence, alcool à brûler, pétrole…) pouvant provoquer un jet de flammes. À la place, utilisez des blocs d’allumage. Ne soufflez pas sur le feu : des flammèches risqueraient de vous atteindre. Et privilégiez du charbon de bois ou du bois naturel pour l’allumage plutôt que du bois de récupération de type « cagette ». Celui-ci est souvent traité et peut dégager des fumées toxiques lors de la combustion.

    Bon à savoir

    Quand on lance un barbecue, il vaut mieux éviter les vêtements amples ou en fibres synthétiques. Il est important de ne pas conserver de boissons alcoolisées à proximité du barbecue, l’alcool pouvant s’enflammer. Enfin, l’usage de gants et d’un tablier est vivement recommandé.

    4 La cuisson doit être surveillée

    Elle se fait toujours à la braise, pas à la flamme ! Car la cuisson au barbecue peut produire des substances cancérigènes quand les aliments sont en contact avec les flammes. C’est ce qu’on appelle les HAP (hydrocarbures aromatiques polycliques). Quelques conseils doivent être appliqués pour les éviter. La grille de cuisson doit être située au minimum à 10 cm de la source de chaleur. Il est aussi préférable de favoriser les viandes maigres. En effet, les viandes grasses produisent des gouttes de graisse qui, sur les braises, peuvent raviver des flammes, favorisant ainsi la formation des HAP.

    En cas d’accident

    Si une personne est en feu, plaquez-la au sol pour étouffer les flammes et roulez-la dans une couverture si vous en avez une à proximité en matière non synthétique. Puis, appelez immédiatement le Samu (15) ou les pompiers. Avant leur arrivée, ne déshabillez jamais la personne, vous pourriez aggraver les lésions.

    5 Tenez vos enfants éloignés de la zone de cuisson

    Après la cuisson, le charbon du bois continue à brûler durant des heures. Éteignez le barbecue avec du sable sec plutôt qu’avec de l’eau. Et gardez en tête que le sable n’élimine pas la chaleur, les braises restent donc brûlantes. Ne manipulez pas un barbecue encore chaud et ne quittez pas les lieux avant d’être sûr que les braises soient totalement éteintes.

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    L’Essentiel de l’article

    • Éloignez les enfants du barbecue, même quand celui-ci vient d’être éteint car les braises restent brûlantes pendant des heures !
    • Laissez toujours l’appareil de cuisson à l’extérieur, sur une surface stable, loin de la végétation et des objets combustibles.
    • N’utilisez jamais de produits inflammables au moment de l’allumage.
    • Disposez la grille de cuisson à 10 cm des braises, jamais en contact direct.

    (1) Assurance Prévention, Vigilance dans les jardins : gare aux accidents ! 

    (2) BVA 2022
  • Déménagement et (dé)confinement : quelle marche à suivre pour les locataires ?

    Déménagement et (dé)confinement : quelle marche à suivre pour les locataires ?

    Si aucune loi sur les déménagements n’est encore publiée à ce jour, certaines directives indiquées pendant le confinement restent en vigueur et permettent de s’organiser. La vigilance est toujours de mise et les gestes barrières ainsi que la distanciation sociale doivent être respectés pour déménager dans les meilleures conditions.

    1 Déménager ? Oui mais sous certaines conditions

    Pendant le confinement, seuls les déménagements relevant « d’urgences sanitaires, sociales ou de péril (1) » étaient autorisés, sur présentation d’une dérogation. Qu’en est-il du maintien de ces restrictions depuis le début du déconfinement ? Pour Margaux Sportes, avocate en immobilier, « on navigue un peu à vue car les représentants de la profession et les législateurs ne se sont, à ce jour, pas encore prononcés ». Une situation à laquelle les locataires, en passe de transporter leurs cartons d’un logement à l’autre, doivent avant tout répondre par du bon sens, en s’appuyant sur les directives données pendant le confinement.

    Depuis le 11 mai, les déplacements inférieurs à 100 km sont autorisés sans attestation (sauf dans les transports en commun en Île-de-France), mais gardez sur vous un justificatif de domicile afin de prouver que vous ne vous déplacez pas à plus 100 km de votre domicile. Vous pouvez donc organiser votre déménagement par vos propres moyens ou faire appel à des professionnels.

    Si vous décidez de déménager avec l’aide de proches, assurez-vous toutefois de ne pas dépasser 10 personnes présentes lors du déménagement, car les regroupements plus importants sont interdits. Veillez également à appliquer les gestes barrières et à respecter la distanciation sociale (dans la mesure du possible, bien sûr). Avec la buée ou les gouttelettes de sueur, mieux vaut équiper tout le monde de gants et de masques, à changer toutes les trois heures. Le lavage des mains doit aussi être régulier. Assurez-vous de la présence d’un point d’eau et de savon ou achetez suffisamment de gel hydroalcoolique pour toutes les personnes venues vous prêter mains-forte. Cette hygiène est d’autant plus importante dans une situation où porter des meubles à plusieurs ne permet pas toujours de respecter le mètre de distance physique requis. Enfin, on évitera également le traditionnel pique-nique de déménagement où tout le monde partage chips, pizza et tomates cerises afin de limiter les risques de contamination. Ce n’est que partie remise !

    Si vous déménagez à plus de 100 kilomètres, vous pouvez faire appel à des déménageurs professionnels, qui n’ont pas de limite de kilométrage. Ils doivent tout de même respecter certaines règles pour assurer votre déménagement en toute sécurité. Seuls deux déménageurs sont autorisés par camion, et seule une personne par foyer est autorisée à les accompagner, et ce, bien sûr, en respectant les gestes barrières.

    Et si vous déménagez seul, il vous faudra alors prouver que votre déménagement ne peut pas être reporté. Pour cela, rédigez une attestation sur l’honneur expliquant le motif impérieux de votre déménagement et précisez la date et les deux adresses (de départ et de destination). Vous êtes amenés à vous déplacer en dehors de votre département et à plus de 100 km de votre domicile ? Il faudra vous munir d’une déclaration de déplacement, en marge d’un justificatif de domicile (de moins d’un an), et d’un document justifiant du motif de déplacement.

    À savoir

    Pensez également à contacter la police ou la gendarmerie pour signaler votre déménagement et vous renseigner pour savoir s’il existe des restrictions locales spécifiques.

    2 Comment faire l’état des lieux ?

    Une fois votre déménagement organisé, certaines questions restent en suspens. À commencer par les états des lieux de sortie et d’entrée. S’ils ne peuvent pas être reportés, ils sont possibles à condition bien sûr de respecter les règles de distanciation sociale : ne pas se serrer la main, rester à une distance d’au moins un mètre l’un de l’autre, se laver les mains après le déplacement… Mais l’état des lieux à distance reste une bonne option. « De nombreux bailleurs ou agences ont, dès le début du confinement, ouvert la possibilité de procéder de façon dématérialisée, grâce à des photos et vidéos prises par les différentes parties dans le logement. Cette solution, qui permet d’éviter de se croiser, reste une bonne alternative lors du post-confinement », précise Margaux Sportes.

    Quant à la désinfection du logement, la réponse est claire : aucun texte n’oblige le locataire sortant (même s’il a été infecté par le Covid-19), ni le propriétaire, à procéder à une désinfection du logement quitté. Et si l’arrivant y tient ? Ce sera à sa charge. Civisme encore, il convient tout de même pour les locataires sortants, de procéder à un ménage approfondi du bien avant de le quitter.

    Idéalement, il faudrait aussi éviter de toucher les cartons pendant 48 heures après le déménagement. On peut aussi nettoyer les meubles avec un peu d’eau et du savon, du vinaigre blanc ou autres produits ménagers désinfectants pour réduire le risque de contamination.

    Margaux Sportes, avocate.

    3 Double loyer… Négociez avec votre ancien propriétaire !

    Certains locataires ont dû reporter leur déménagement pendant le confinement, alors qu’ils avaient déjà signé un nouveau contrat de location dans leur future habitation. Dans ce cas, doivent-ils payer deux loyers ? Comment échapper aux doubles facturations ? « Un locataire forcé de rester dans son appartement doit régler une indemnité d’occupation équivalente à son loyer. Si le bien dans lequel il devait déménager reste lui aussi habité durant cette période, pas de problème, chacun paiera un seul loyer », rassure Margaux Sportes. Mais si le futur logement est disponible ? « Si les premières factures (gaz, électricité, eau) peuvent être décalées en fonction de la date effective de l’emménagement, le locataire n’a en revanche aucun recours pour l’assurance logement et le loyer, qui est bel et bien dû… » précise l’avocate. Dans ce cas précis, l’avocate prône l’échange avec l’intermédiaire encaissant le loyer (bailleur, agence, propriétaire), dont il faut espérer qu’il se montre compréhensif.

    Vous déménagez ?

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    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Vous pouvez déménager sans attestation à moins de 100 km.
    • Assurez-vous de respecter la limite de 10 personnes présentes au moment du déménagement.
    • Équipez-vous de gants, masques et gel hydroalcoolique.
    • Conservez le plus possible une distance de 1 mètre entre chaque personne.

    (1) Gouvernement, Informations Coronavirus

  • Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Crédits d’impôts, primes, chèques, TVA réduite, exonérations… Saviez-vous qu’il existe 11 aides à la rénovation énergétique aujourd’hui en France ? (1) L’objectif de ces aides ? Encourager les propriétaires à faire les travaux nécessaires pour optimiser la consommation énergétique des logements : isolation, changements du système de chauffage, changement d’énergie, etc. Si ces dispositifs financiers mis en place par l’État sont nombreux, ils sont malheureusement peu connus des Français. En effet, près des deux-tiers d’entre vous ne connaissent pas un seul de ces dispositifs d’aide, alors même que plus de 7 millions de logements sont considérés comme des « passoires thermiques » en France. (2)

    Chiffre-clé

    20 000 € : c’est montant maximal de MaPrimeRénov’ en 2020, la toute nouvelle aide à la rénovation énergétique de l’État. (3)

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

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    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

     

    Bon à savoir

    Attention au démarchage par mail et par téléphone !

    Des entreprises peu scrupuleuses font miroiter des travaux à 1 euro alors qu’elles n’ont pas les certifications nécessaires et aucune assurance que le propriétaire y a effectivement droit. Une loi est en préparation pour interdire le démarchage téléphonique effectué par des professionnels d’équipements ou de travaux des logements visant à économiser l’énergie ou à produire de l’énergies renouvelable. En attendant, ne signez rien sans vous être soigneusement renseigné sur la nature des travaux, leur montant, les surcoûts éventuels (frais de dossier, compléments de travaux, etc.), ou encore les aides auxquelles vous pouvez prétendre, et l’entreprise mandatée.

     

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    * Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    (1) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, Rénovation énergétique : les aides auxquelles vous pouvez prétendre, 2020
    (2) Opinion Way, Baromètre annuel Monexpert : Les Français et la rénovation énergétique, 2019
    (3) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, MaPrimeRénov : La nouvelle prime pour la rénovation énergétique, 2020
  • Consommation d’eau à la maison : les chiffres

    Consommation d’eau à la maison : les chiffres

    L’eau douce et potable est une ressource précieuse, en voie de raréfaction (1). En France comme ailleurs, la modération est donc de mise… Pourtant, avec 143 litres par personne et par jour (2), dans l’Hexagone, on reste de relativement gros consommateurs d’eau (3). En cause ? Majoritairement les bains, douches et WC, principaux postes de consommation des familles. Mais avec quelques gestes simples et des équipements peu coûteux (un mousseur, un minuteur dans la salle de bains, une chasse d’eau 3/6 litres, etc.), il est possible de réduire l’addition. Envie d’essayer ?

     

    5 minutes

    C’est la durée optimale d’une douche pour limiter sa consommation d’eau. (2)

    Le saviez-vous ?

    Si vous avez un jardin, sachez qu’il vous faudra entre 15 et 20 litres d’eau pour arroser 1 m2 (4). Pensez donc à récupérer l’eau de pluie.

    Consommation d’eau à la maison : les chiffres

    Chiffre-clé

    160 €/an sur votre facture d’eau.

    C’est ce que vous économisez en installant un mousseur sur votre douche (il réduit le débit de 50 %). (2)

    *Pour un prix moyen de l’eau à 3,70 € le m3.

    Le saviez-vous ?

    Un robinet qui fuit dans votre maison et c’est 120 litres d’eau perdus par jour. Une chasse d’eau défaillante ? Cela représente 600 litres perdus par jour, soit la consommation en eau d’une famille de 4 personnes sur une journée (6). Si votre consommation vous paraît anormalement excessive, pensez à faire vérifier vos installations.

    (1) OCDE, De l’eau pour tous, 2019
    (2) Ademe, 40 trucs et astuces pour économiser l’eau et l’énergie, 2019
    (3) Le centre d’information sur l’eau
    (4) ConsoGlobe, Qu’est-ce qui consomme le plus d’eau dans la maison ?, 2019
    (5) ConsoGlobe, Comment économiser l’eau de sa douche ?, 2009
    (6) Quechoisir, Comment remédier au gaspillage d’eau dans son logement ?
  • Le co-living, le nouveau mode de vie des jeunes actifs !

    Le co-living, le nouveau mode de vie des jeunes actifs !

    Copropriété, colocation, habitat coopératif… Les façons de vivre en communauté sont multiples. À New York, Berlin, Londres et Paris, la tendance du coliving s’installe chez les jeunes professionnels en quête de nouvelles expériences et de simplicité. Pour cette génération mobile et hyperconnectée, le coliving floute sans complexe la frontière entre vie privée, professionnelle et sociale et promet tous les avantages de la communauté sans la plupart des contraintes. Comme dans toute vie en groupe il faut composer avec les tempéraments des uns et des autres. Le coliving encourage les pratiques de télétravail avec des espaces dédiés ou suffisamment grands pour le permettre facilement. C’est aussi un mode de vie qui arrive au moment où les jeunes sont de plus en plus souvent freelances et donc susceptibles de travailler au moins en partie à domicile. En coliving, on passe de sa chambre privative aux espaces de coworking avant de filer à la cuisine ou à la salle de sport sans toutefois quitter ses pantoufles.

    ● Lire aussi : Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    1 Moins de problèmes, plus de solutions

    Pour Pierre, 31 ans, le coliving répondait d’abord à l’envie de vivre une expérience humaine. Il habite aujourd’hui avec 13 « colivers » dans une maison de La Casa, un réseau de résidences en proche banlieue parisienne.

    « En arrivant à Paris, un ami m’a parlé du coliving. J’ai tout de suite été curieux de l’expérience sociale que ça représente. Les relations avec les autres et la façon de gérer les petits problèmes du quotidien sont très différentes à 14 par rapport à une colocation classique à 2 ou 3 personnes. Par exemple, on tient une assemblée générale mensuelle pour trouver des solutions aux dysfonctionnements comme la musique trop forte passée une certaine heure ou des visiteurs extérieurs trop nombreux. Parfois on vote à main levée, parfois on cherche le compromis. C’est vraiment intéressant. »

    Au quotidien, chacun est autonome. Les repas sont pris ensemble, en petit groupe ou seul, au gré des envies. Et bien sûr, les colivers se croisent dans les pièces communes comme le jardin, la cuisine, etc. Pour Pierre, l’expérience est très enrichissante.

    « C’est une bonne école de la tolérance… Ce côté gestion de l’humain est très précieux. D’ailleurs, ce que j’apprends en coliving me sert dans mon métier de chef d’équipe et inversement ! »

    ● Lire aussi : Demain, tous colocs ? Les Français et les nouvelles formes d’habitat

    Chiffre-clé

    1 Français sur 4 se dit prêt à vivre en colocation.(1)

    2 Le maxi confort au prix de l’ordinaire

    L’autre avantage du coliving est plus matériel : des logements spacieux, des équipements haut de gamme, augmentés d’espaces communs privatifs (dans un appartement partagé) ou collectifs (dans un immeuble regroupant plusieurs appartements partagés). Et surtout, les colivers bénéficient de services inclus comme le ménage ou la livraison de repas, assurés par le bailleur. Et tout ça, pour le prix d’un petit deux-pièces (800 € tout compris pour Pierre et Robin). Ce côté clés en main a séduit Robin, 28 ans.

    « Le coliving correspond à ce que je cherchais : une maison meublée et pensée spécifiquement pour s’épanouir en groupe. Le ménage des parties communes, la maintenance, etc. sont pris en charge. L’eau, Internet et l’électricité sont compris dans le loyer. En plus, chacun à sa propre salle de bains. Tout est simple ! »

    Il apprécie aussi la convivialité et le réseautage que propose cette nouvelle façon de vivre.

    « On a tous entre 25 et 35 ans, on travaille, on a plein de points communs. Certains colivers s’organisent pour télétravailler ensemble : on « coworke » à la maison car les espaces sont grands et très bien conçus pour ça. L’autre aspect sympa, c’est que les activités, les soirées et autres sorties avec les colivers des différentes maisons de La Casa sont encouragées. Ça permet de se créer un réseau, aussi bien personnellement que professionnellement. C’est vraiment le gros plus du coliving ! »

    ● Lire aussi : Les Français et les nouvelles formes de travail : une question de génération, mais pas que !

    Bon à savoir

    Chaque structure de coliving a ses propres pratiques concernant la sélection des dossiers et les règles de conduite. Dans les maisons où vivent Pierre et Robin, tout le monde est bienvenu (étudiants, freelances, actifs en CDI ou CDD, etc., quel que soit l’âge), à condition de remplir les critères financiers souhaités par La Casa et d’avoir le « feeling » avec les autres colivers. Couples et animaux sont également acceptés si tout le monde est d’accord. Pour le reste, l’opérateur de coliving propose un règlement-type régissant les bonnes pratiques : horaires calmes, visites de personnes extérieures, vaisselle… Mais là encore, chaque maisonnée est libre d’aménager ce règlement à sa convenance après consultation de l’ensemble des colivers.

    3 Quand le coliving rassemble les communautés

    Particularité des colivings ou vivent Pierre et Robin : ils sont thématiques. Chez Pierre, les colivers partagent tous un intérêt particulier pour la bonne cuisine. C’est pourquoi ils ont plaisir à se retrouver au moins deux fois par mois autour d’un repas concocté tous ensemble. Chez Robin, c’est le bien-être qui est à l’honneur, d’où la présence d’une salle de sport et de détente qui se prête à merveille aux séances de yoga en groupe. Car le coliving n’est pas qu’un moyen de diviser le prix d’une location. C’est aussi, et avant tout, le plaisir de vivre à plusieurs, de partager de bons moments et de s’investir dans une communauté dynamique.

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    Si vous êtes déjà sociétaire Macif, profitez du renouvellement de votre contrat habitation Prem’s à 1€ pour l’année.*

    *Voir conditions 

    L’Essentiel de l’article

    • Le coliving est une forme de colocation meublée à l’échelle d’un appartement ou d’un immeuble.
    • Chaque colocataire a une chambre avec une salle de bains indépendante.
    • Les « colivers » partagent salon, espace de coworking, cuisine, jardin…
    • De nombreux services sont compris dans le prix.

    (1)Harris Interactive,Les Français et la colocation, 2018.

  • Fonctionnels, évolutifs… Des logements qui anticipent la perte d’autonomie

    Fonctionnels, évolutifs… Des logements qui anticipent la perte d’autonomie

    1 Des maisons fonctionnelles en cas de perte d’autonomie

    Avec l’âge ou les accidents de la vie, une perte d’autonomie peut survenir. En faisant les bons choix à l’achat d’un bien immobilier, une situation de dépendance ne vous forcera pas à déménager, mais simplement à reconfigurer votre logement. Il faut donc anticiper en se posant les bonnes questions dès le départ.

    Il s’agit de savoir si le bien que vous convoitez facilitera le maintien à domicile. Permettra-t-il une circulation facile même en cas d’une perte de mobilité ? Est-ce que les couloirs et les portes sont suffisamment larges ? Est-ce que la salle de bain sera toujours pratique dans quelques années, et sinon, sera-t-elle facile à transformer ?
     
    Si vous êtes sous le charme d’une maison avec un ou plusieurs étages, ou un appartement en duplex, sera-t-il possible d’installer à terme une chambre et une salle de bains au rez-de-chaussée ?

    Vous êtes plutôt à la recherche d’un appartement ? Soyez attentif à la facilité d’accès à l’immeuble depuis la rue (absence de marches dans le hall, portes larges), ainsi qu’à la présence d’un ascenseur moderne et pratique pour accéder aux étages.
     

    2 Des travaux pour adapter votre logement

    Si votre maison répond aux critères précédemment évoqués, l’essentiel est fait. Vous aurez la possibilité d’effectuer des travaux d’aménagement au fil des années pour le rendre plus pratique face à la perte d’autonomie.

    Le premier aménagement à envisager concerne la salle de bain. La douche à l’italienne, de plain-pied, n’est pas seulement à la mode dans les magazines déco. Elle est aussi particulièrement adaptée aux personnes en perte d’autonomie. Équipée d’un siège (tabouret simple ou strapontin) et d’une barre permettant de se relever facilement, elle remplacera idéalement une baignoire. L’accès aux toilettes est également important. Des W.-C. surélevés, placés dans un endroit facilement accessible simplifieront la vie.

    L’autre idée majeure d’une maison « prête » pour la perte d’autonomie est de mettre tout ce dont on a besoin à portée de main. Cela passe autant par le choix d’un mobilier véritablement ergonomique, que par le simple fait de mettre les prises électriques à hauteur d’adulte. Et si vous êtes déjà un geek de la domotique aujourd’hui, vous serez ravi demain de pouvoir piloter toute votre maison avec votre seule voix.

    9 000 euros

    C’est le montant moyen des travaux d’adaptation d’un logement occupé par des personnes peu autonomes. (1)

    3 Les maisons évolutives, solution idéale pour demain

    Si vous faites construire, ou vous dirigez vers l’acquisition d’un logement neuf, pourquoi ne pas penser aux maisons évolutives ? Depuis quelques années, l’idée de logements prévus pour s’adapter aux besoins de leurs occupants fait son chemin.

    Aline Maréchaux, architecte et cofondatrice d’Univers & Conseils, travaille sur ce sujet. Elle a notamment participé à un projet de logements expérimentaux avec l’association Habitat et Humanisme Île-de-France, soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif :

    « Nous avons au départ réalisé un projet de « maison qui déménage », entièrement démontable et remontable en moins de 15 jours. Cette expérience nous a permis de perfectionner notre pratique du réaménagement intérieur. C’est de là qu’est venue l’idée de travailler sur la thématique de l’adaptation de la maison aux besoins de ses habitants. La Fondation Macif nous a alors accompagnés sur une expérimentation de logements évolutifs à destination des seniors en perte d’autonomie. »

    Pour elle, la maison évolutive est une réponse idéale à la perte d’autonomie. Elle permet non seulement d’éviter les travaux, mais aussi de ne pas ajouter au moment difficile de l’entrée dans la dépendance le traumatisme de devoir complètement transformer son logement.

    « Les éléments de construction de nos maisons permettent de faire les choses simplement et progressivement, de façon « bienveillante » : rehausser les prises électriques, déplacer ou retirer des cloisons, élargir les portes et les couloirs pour être aux normes PMR, etc. Tout ça, bien sûr, sans générer de déchets, puisque tout est réutilisable. »

    Écologique, ergonomique, modulaire et « réinitialisable » pour un nouvel occupant en cas de déménagement, la maison évolutive d’Univers & Conseils offre de nouvelles perspectives. Elle est aujourd’hui proposée à titre expérimental aux spécialistes du logement pour les seniors. Mais ses fonctionnalités pourraient également convaincre les acteurs de l’habitat classique et devenir demain une solution ouverte au plus grand nombre. L’habitat évolutif apparaît en effet comme un vrai choix d’avenir, d’une maison qui leur plaise, dans laquelle ils pourront vieillir sans avoir à faire de gros travaux en cas de perte d’autonomie.

    Besoin d’aide ?

    À la Macif, avec le contrat Garantie Autonomie, un ergothérapeute évalue les aménagements nécessaires de votre logement en cas de perte d’autonomie.*

    * Dans les conditions et limites prévues au contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • En se posant les bonnes questions à l’achat d’un bien, il est possible de l’occuper même en cas de perte d’autonomie.
    • Des travaux permettent d’adapter un logement à la dépendance.
    • Certains constructeurs proposent désormais des « maisons évolutives ».

    (1) Agence nationale de l’habitat, citée dans le projet de loi relatif au vieillissement, 2014
  • Devenir propriétaire jeune fait-il toujours rêver ?

    Devenir propriétaire jeune fait-il toujours rêver ?

    Imprévisibles, incapables de se concentrer plus de 12 secondes, fauchés… Les clichés sur les Millennials, vérifiés ou fantasmés, les dépeignent toujours en rupture avec leurs parents baby-boomers et leurs grands frères ou grandes sœurs de la génération X. Toujours ? Pas si sûr. Un domaine résiste à la révolution des Y : l’achat immobilier, sur lequel les 18-34 ans raisonnent comme leurs aînés, à rebours de l’image du jeune centré sur la quête de sens et détaché des contingences matérielles.

    1 Achat immobilier : un chez soi ASAP* !

    23 % des moins de 30 ans et 55 % des 30-39 ans sont déjà propriétaires (2), et près d’un tiers des Millennials envisage d’acheter dans les 2 ans (2). C’est le cas de Marie-Morgane, 28 ans, qui vit à Paris. Premières motivations ? Avoir un chez soi qui lui ressemble et sortir du sentiment d’instabilité que procure la location.

    « J’ai toujours envisagé de devenir propriétaire d’abord pour être vraiment chez moi. Actuellement, je suis locataire d’un petit studio, donc je cherche à acheter quelque chose d’un peu plus grand. Bien sûr, j’ai dû attendre de gagner suffisamment d’argent : aujourd’hui, j’ai enfin les moyens, à condition qu’une banque accepte de me faire un prêt sur 20 ou 25 ans… »

    *ASAP : As soon as possible : dès que possible

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    2 Devenir propriétaire jeune : Primo-accédant deviendra grand

    Gatien, 25 ans, n’a même pas attendu que son boss l’augmente :

    « Au bout de 6 mois de CDI, à 21 ans, j’ai acheté. J’habite à Castres (81) où les prix sont très bas donc je ne voyais pas l’intérêt de louer. Je n’avais presque pas d’apport mais j’ai quand même pu emprunter la quasi-totalité de la somme sur seulement 15 ans. »

    Quelques années après, changement de programme, et un nouveau projet immobilier.

    « Ma compagne et moi avons décidé d’acheter plus grand. On a donc opté pour une maison à rénover, avec deux idées en tête : avoir plus grand pour moins cher, et l’aménager exactement comme nous le voulons avec l’argent de la vente du premier appartement. Et qui sait, revendre dans quelques années et trouver encore mieux ! »

    5 %

    des investisseurs locatifs ont moins de 30 ans. (3)

    3 Propriétaire demain (ou après-demain)

    30 ans à peine serait-il donc l’âge de la pierre ? Pas pour tout le monde… Anthony, 26 ans, de Saint-Ouen (93), ne se projette pas :

    « Je ne compte pas acheter prochainement, car je vois ça comme une contrainte. Je préfère payer un loyer avec la liberté que ça implique, plutôt que d’être enchaîné 20 ans à un crédit et à un lieu. Je viens de commencer ma vie active, il y a forcément des choses qui vont bouger. Et financièrement, le prêt c’est une chose, mais il y a les charges, la taxe foncière, les travaux… Mieux vaut avoir un peu devant soi, ce qui n’est pas mon cas pour le moment. »

    Et l’investissement locatif ? Comme 1 Millennial sur 10 (2), Anthony l’envisage mais préfère temporiser :

    « C’est trop de boulot ! Mais je ne l’exclus pas à plus long terme ».

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    L’Essentiel de l’article

    • La détention immobilière des jeunes a augmenté de 6,4 points en 8 ans. (1)
    • 30 % des Millennials envisagent d’acheter un logement dans les 2 ans. (2)
    • L’investissement locatif est envisagé par 1 Millennial sur 10. (2)

    (1) Insee, Le patrimoine des ménages en 2018, 2019
    (2) Seloger, Les jeunes et l’immobilier, une affaire qui roule, 2019
    (3) Kaufman and Broad, Quel est le profil type de l’investisseur locatif ?, 2018
  • Foncier solidaire : devenir propriétaire autrement

    Foncier solidaire : devenir propriétaire autrement

    « L’atout du foncier solidaire ? Le prix ! Je n’aurais pas pu acheter sur le marché classique. Et en tant que locataire, je galérais tous les mois, un tiers de mon salaire passait dans un appartement qui ne m’appartenait pas. » C’est décidé, Caroline, 24 ans, éducatrice de jeunes enfants, a signé pour un T2 à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), banlieue aisée de Rennes. La jeune femme résolue n’est pas une acheteuse comme les autres : elle sera propriétaire des murs de son appartement, mais pas du sol. « J’ai payé 83 000 euros pour 45 m2 et 9m2 de terrasse, alors que l’équivalent sur le marché traditionnel se négocie dans les 150 000 euros », précise-t-elle. Hors de portée : « les banques ne me prêtaient pas autant, je me suis vite heurtée au fait d’être célibataire, avec 1400 euros nets de revenus mensuels et un prêt étudiant encore en cours », regrette la bretonne.

    Séparer le terrain du bâti, pour baisser le prix du logement. L’idée peut sembler étonnante. Mais pourquoi ne pas sauter le pas, si cela permet de payer moins cher ? « Avec les prix qui explosent, en tant que jeune, on se dit qu’on n’arrivera jamais à acheter. Ce dispositif permet de ne pas se démoraliser, et de se lancer ! », relève Caroline. « Ça va être le jour et la nuit par rapport à mon logement actuel. Je serai à dix minutes de mon travail, car je serai à un arrêt de métro, et je pourrai tout faire à pied » se félicite-t-elle.

    Si le foncier solidaire est récent en France, il n’est pas inédit. Héritier des Community Land Trust expérimentés depuis plus de trente ans aux États-Unis, ainsi qu’en Belgique ou encore au Royaume-Uni, il séduit depuis peu les agglomérations françaises, de Lille à Saint-Malo, Rennes, Biarritz, Toulouse ou plus récemment encore Paris.

    La capitale compte ainsi mettre en place son premier programme d’ici la fin de l’année, avec pour ambition affichée de diviser par deux le prix d’achat : de 10 000 à 5000 € le m2. Broutilles !

    Organisme foncier solidaire : comment ça marche ?

    En pratique, les acquéreurs achètent les murs de leur logement (appartement ou maison) via un bail spécial (un bail réel solidaire, BRS). Le sol, lui, reste la propriété d’un organisme de foncier solidaire (un OFS), structure à but non lucratif agréé par l’Etat, qui peut exister sous forme d’association, de Société Coopérative d’Intérêt Collectif ou encore de Groupement d’Intérêt Public.

    « L’OFS achète le terrain sur lequel l’immeuble va être construit grâce à un prêt d’une durée de 60 ans, consenti par la Caisse des Dépôts et des Consignations. Dans certains cas, le terrain peut également être mis à disposition par des collectivités locales », précise Pierre Marchal, d’Occitalys Foncier, organisme de foncier solidaire en région Occitanie. Le terrain reste donc propriété de l’OFS : l’habitant le lui loue à petit prix, via une redevance mensuelle de l’ordre de quelques dizaines d’euros aidant ainsi l’OFS à rembourser son prêt à la Caisse des Dépôts. Le montage peut sembler complexe, mais le résultat est là : un prix d’achat de 20 à 50 % inférieur au marché privé. Une manière de démocratiser la propriété, notamment dans les centres urbains où les prix immobiliers grimpent jusqu’à exclure classes moyennes et populaires.

    Ainsi, pour Marielle, lilloise de 55 ans, mère de deux filles et heureuse future propriétaire d’un T3 (l’aménagement est prévu pour 2020), la signature d’un Bail Réel Solidaire était l’unique ticket d’entrée pour acheter dans le centre-ville, où elle travaille. « Le remboursement de mon prêt et le paiement de la redevance sera l’équivalent de ce que je verse aujourd’hui comme locataire », confie cette responsable de magasin qui a longtemps vécu au Smic. C’est cette ambition sociale qui sous-tend le dispositif.

    Lire aussi : Les Français et les nouvelles formes d’habitat

    « L’idée est de pouvoir acheter là où on veut, et non pas là où on peut. »

    Pierre Marchal, d’Occitalys Foncier

    « À Toulouse, la première résidence en BRS est au cœur du quartier huppé de Saint-Michel. Elle permet de devenir propriétaire au prix d’une location, tout en évitant de payer chaque mois à fonds perdu comme c’est le cas avec un loyer », abonde Pierre Marchal. Une manière de concilier les avantages de la propriété (sérénité, constitution d’un capital) et de la location (accessibilité).

    Bémol : pour l’heure, les logements proposés, encore à l’état de plan ou de chantier pour la plupart, se comptent en centaines. Loin, très loin des besoins exprimés. « On en est encore au stade de l’expérimentation, mais on sent une vraie prise de conscience de l’intérêt de ce dispositif », observe-t-on chez Occitalys Foncier.

    Dispositif public, créé par la loi Alur de 2014 (pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové)1 le foncier solidaire est bien sûr encadré. Au quotidien, cela ressemble à une propriété classique : on partage les charges de copropriété avec ses voisins ; on a un prêt immobilier à la banque, on refait sa cuisine si on en a envie. Mais n’accède pas au BRS qui veut. Il faut être en-dessous d’un plafond de ressources, qui varie en fonction des villes, et qui correspond à celui d’un prêt social location-accession (PSLA). En zone tendue, comptez environ à 32 000 euros de revenu fiscal annuel pour une personne seule (et 58 000 pour 4 personnes). Ailleurs, ces plafonds sont respectivement abaissés à 24 000 euros (et 41 000)2. Autre condition : le logement doit être votre résidence principale.

    Lire aussi : Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    « En pratique, ce sont souvent des adultes encore jeunes avec enfants qui se positionnent sur ce type de logement. »

    Pierre Marchal, d’Occitalys Foncier

    La revente est également encadrée : au niveau du prix, déjà, mais aussi des acheteurs : en bref, vous ne pouvez pas revendre à des acheteurs qui dépassent les plafonds de ressources, ou qui souhaiteraient investir pour générer des revenus locatifs. L’objectif est bien sûr de pérenniser le caractère social du dispositif. Sans ces garde-fous, les vendeurs pourraient réaliser de fortes plus-values, encourageant la spéculation, et dispersant en quelques années l’investissement public dans des bénéfices privés. « Cela fait partie des points négatifs : si un jour je pars, je ne pourrais pas louer, il me faudra vendre, et pas à n’importe qui ni à n’importe quel prix », explique Caroline.

    Autre inconvénient : les démarches peuvent être longues. Ainsi, la jeune femme ne prévoit d’entrer dans les lieux qu’en 2021, le temps que la construction s’achève. « Il faut être assez posé dans ses projets pour se lancer ! ». Par ailleurs, un peu comme dans l’attribution d’un HLM, le choix de l’appartement est réduit. Les acheteurs se positionnent sur un bâtiment, formulent des souhaits (par exemple le nombre de pièces, rez-de-chaussée à bannir…) sans pouvoir précisément choisir leur futur bien. Mais pour la jeune active, les contreparties positives font clairement pencher la balance en faveur de cette forme innovante de propriété. D’autant que quand on vit en appartement, la question de la propriété du sol reste très théorique au quotidien !

    Au-delà du prix, plus bas que celui du marché, et de la possibilité de souscrire un Prêt à Taux Zéro, le foncier solidaire offre aussi des garanties de revente. Par ailleurs, si l’appartement attribué n’est pas toujours idéal, les acheteurs ont la possibilité d’intervenir, durant l’avancement des travaux, sur le choix des peintures, des revêtements, du sol etc. « On est acteur de son projet », conclut Caroline. Le rêve propriétaire pour tous ?

    (1) https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2014/3/24/ETLX1313501L/jo/article_164

    (2) https://www.hlm.coop/contenu/le-bail-reel-solidaire-brs

  • Comment investir en bourse : 5 idées reçues à combattre avant de se lancer !

    Comment investir en bourse : 5 idées reçues à combattre avant de se lancer !

    1 Investir en Bourse, c’est comme jouer au casino : pour gagner, il faut avoir de la chance !

    C’est faux, car investir en Bourse n’est pas un jeu mais un investissement réfléchi qui fait du détenteur de l’action le copropriétaire d’une entreprise et donc amène à suivre son développement. Devenir actionnaire, c’est soutenir le capital ainsi que les emplois d’une entreprise. C’est aussi prendre des risques de perte en capital, qui s’avèrent payants dès lors que la société se porte bien puisque la valeur de ses actions grimpe ! Pour bien investir en Bourse lorsque l’on débute, mieux vaut donc demander un rendez-vous à votre conseiller financier plutôt que de miser sur un trèfle à quatre feuilles.

    Petite histoire

    C’est à Lyon en 1540 que fut créée la première Bourse en France. En 1563, « la place commune des marchands » fait son apparition à Paris. Mais ce n’est qu’en 1724 qu’un édit royal entérine définitivement la création de la Bourse de Paris.

    2 Les placements boursiers, ça demande beaucoup d’argent !

    Faux. Une centaine d’euros suffit pour ouvrir un PEA, un compte-titres ou une assurance-vie, par exemple. Le plan d’épargne entreprise (PEE) permet également de vous faire une place sur les marchés.

    3 La Bourse, c’est pour les traders et les experts financiers. Pas pour moi !

    Faux. Pas besoin d’être un ponte de la finance, il suffit d’appliquer certaines règles de « bon sens ». La première : diversifiez votre portefeuille d’actions, c’est-à-dire investissez dans des entreprises qui ne sont pas dans le même secteur d’activité ou qui ne sont pas toutes situées dans la même zone géographique. La seconde : préférez les petits investissements réguliers aux gros versements ponctuels. Et bien sûr, la règle la plus essentielle : n’investissez pas dans une solution que vous ne comprenez pas. Votre conseiller financier est là pour vous accompagner dans le choix de la solution qui vous permettra d’aborder les marchés financiers simplement, en fonction de la performance espérée, de votre capital et de votre goût du risque, mais aussi durant l’ensemble des étapes d’investissement.

    76 %

    C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)

    76 %

    C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)

    4 Fiscalement parlant, les placements, ce n’est pas intéressant !

    Faux… à condition de choisir les bonnes solutions ! À l’instar de la plus-value sur la vente d’un compte-titres taxé à 30 % avant 8 ans, le PEA ou plan d’épargne en actions reste fiscalement très avantageux : les gains (plus-values et dividendes) acquis sont exonérés d’impôt (hors prélèvements sociaux de 17,2 %), pour peu que vous conserviez votre plan au moins cinq ans.

    Quant à l’assurance-vie, vous bénéficiez d’un abattement fiscal de 4 600 euros par personne au-delà de 8 ans.

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    Tout savoir sur la flat tax

    La flat tax, est un prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % sur les rachats de contrats d’assurance vie avant 8 ans auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 % ce qui fait au global un taux d’imposition à 30 %. Il s’applique  sur les revenus de capitaux mobiliers (produits des placements à revenu fixe ou dividendes) perçus à compter du 1er janvier 2018.

    5 Les investissements en Bourse, c’est plus risqué que les investissements immobiliers

    Faux. S’il est vrai qu’un bon investissement dans la pierre reste l’un des placements les plus sûrs (2), un mauvais choix en la matière peut vous plomber (bien de mauvaise qualité, mal situé, charges démesurées, fiscalité excessive, etc.). Pas si simple ! La Bourse comme l’immobilier demande prudence et réflexion. Mais si vous êtes bien informé(e) et bien conseillé(e), la prise de risque est maîtrisée et ils peuvent l’un comme l’autre s’avérer rentables.

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    L’Essentiel de l’article

    • Un placement en Bourse est un acte mûrement réfléchi, il ne faut pas compter sur la chance.
    • La fiscalité des placements financiers a évolué favorablement ces dernières années.
    • Des conseillers spécialisés peuvent vous aider à investir en Bourse.

    (1) Rapport « Stimuler l’investissement de long terme en actions », publications Risques & tendances de l’AMF – juillet 2017

    (2) Étude comparative de l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière), publiée en 2018, sur des durées de 10, 20, 30 voire 40 ans, en s’appuyant sur le taux de rentabilité interne (TRI), indice intégrant les prix d’entrée et de sortie.

  • Comment faire pour conserver ses aliments dans son réfrigérateur ?

    Comment faire pour conserver ses aliments dans son réfrigérateur ?

    1 Effectuez une vérification de la température

    Le réfrigérateur est divisé en deux parties : la plus froide allant de 0 °C à 4 °C et la seconde allant de 4 °C à 6 °C. Elles vous permettent de conserver chaque aliment à la température qui lui convient. C’est indispensable car cela évitera la prolifération de mauvaises bactéries.

    Astuce

    Pour vérifier quelle partie est la plus froide, placez un thermomètre en haut ou en bas de votre réfrigérateur ou référez-vous à la notice de votre appareil. En effet, la répartition des zones fraîches dans un réfrigérateur diffère selon les marques.

    2 Bien préparer la conservation de ses aliments

    Avant le rangement, boîtes hermétiques, sachets de congélation ou film transparent seront vos meilleurs alliés pour bien conserver vos aliments. Attention à bien emballer vos aliments crus et cuits séparément. Les aliments crus comme la viande ou le poisson contiennent parfois des micro-organismes pouvant contaminer d’autres aliments.

    Astuce

    Pour conserver vos herbes fraîches, enroulez-les dans un papier absorbant humide, puis placez-les dans un sachet plastique fermé pour qu’elles ne se déshydratent pas.

    3 Répartir ses aliments dans son réfrigérateur

    À chaque aliment sa température : accordez les zones froides de votre réfrigérateur selon vos produits.

    Ouvrez la porte et placez-y les œufs, le beurre, le lait et les jus de fruits entamés. Mettez vos viandes, poissons, produits laitiers, fromages frais et au lait cru, plats cuisinés, jus de fruits frais et produits entamés ou en cours de décongélation dans la zone la plus fraîche.

    Dans la partie allant jusqu’à 6 °C, rangez vos préparations, viandes et poissons cuits faits maison, légumes et fruits cuits ainsi que vos yaourts et fromages faits à cœur.

    Bien sûr, le bac à légumes est parfait pour vos légumes et fruits frais lavés, mais aussi pour vos fromages non pasteurisés.

    Mieux manger avec la Macif !

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    Astuce

    Mettez à portée de main les produits dont les dates limites de consommation (DLC) sont les plus proches pour ne pas les oublier.

    4 Toutes les bonnes choses ont une fin

    Faire plaisir à ses papilles oui, mais sans mettre en danger sa santé ! Tous les aliments ont une durée de conservation à respecter. La DLC des aliments vendus emballés est indiquée sur l’emballage. Pour les autres aliments il faudra faire travailler sa mémoire. La viande crue ou préemballée se consomme dans les 48 heures après votre achat et jusqu’à 72 heures si vous l’avez cuite et bien emballée. Conservez vos fruits de mer et poissons crus jusqu’à 24 heures. Vous aurez trois jours pour consommer vos préparations maison et vos légumes cuits placés dans une boîte hermétique et jusqu’à quatre jours pour vos pâtisseries contenant du lait ou des œufs.

    Astuce

    Indiquez sur des boîtes hermétiques de conservation la date de mise au frais de vos produits emballés ou cuisinés par vos soins.

    30 kg

    C’est le poids de nourriture par personne et par an qui finit à la poubelle. Sur ces 30 kg, 7 kg sont encore dans l’emballage. Cela équivaut à jeter en moyenne 160 € par an (1).

    L’Essentiel de l’article

    • Pour bien conserver vos aliments, pensez conditionnement.
    • Répartissez vos aliments en fonction des zones les plus froides de votre réfrigérateur.
    • Placez les produits proches de la date limite de consommation à portée de main pour ne pas les oublier.

    (1) Source : Ademe, « En avez-vous fini avec le gaspillage alimentaire ? », 2018.