Catégorie : À l’écoute des autres

  • Mail frauduleux : soyez très attentifs !

    Mail frauduleux : soyez très attentifs !

    1 Attention au hammeçonnage par e-mail !

    Vous avez déjà dû recevoir des e-mails dont l’objet vous a interpellé : « Gagnez un téléphone mobile pour 1 € », « 100 vols offerts : dépêchez-vous ! », « Offre spéciale réservée à Monsieur … », « Vous avez gagné au grand concours », « Pour vous faire rembourser vos impôts, cliquez ici », etc.

    D’autres e-mails peuvent aussi prendre la forme de ceux envoyés par votre banque ou par les organismes sociaux en vous réclamant vos coordonnées personnelles.

    Derrière ces invitations se cachent des arnaques appelées « phishing » ou « hameçonnage ».

    Lorsque l’objet et l’expéditeur de l’e-mail vous semblent suspects, n’ouvrez pas le message ni sa pièce jointe. Et ne communiquez en aucun cas vos coordonnées personnelles, notamment bancaires en réponse à un message (ou dans un formulaire contenu dans le message) qui vous semble anormal.

    Le bon sens doit s’imposer : comment pourriez-vous avoir gagné à un concours auquel vous n’avez pas participé ? Pourquoi vous offrirait-on le dernier téléphone mobile à la mode pour une somme symbolique ? Pourquoi tel site vous demanderait-il de valider un achat que vous n’avez pas effectué ? Pourquoi votre banque vous demanderait-elle un virement d’urgence ?

    Mail frauduleux : soyez très attentifs !

     

    2 Comment repérer les e-mails frauduleux

    Interrogez-vous sur l’expéditeur ! Pour s’assurer qu’il s’agit ou non d’un e-mail frauduleux, laissez légèrement glisser votre souris sur l’adresse, elle doit s’afficher en entier. Vous pouvez ainsi vérifier si l’e-mail provient bien d’une entreprise avec pignon sur rue (auquel cas, son nom apparaîtra dans l’adresse) ou non (l’adresse est alors composée de sigles inconnus).

    Mail frauduleux : soyez très attentifs !
    Attention à l’escroquerie ! Ici, ce n’est pas l’Assurance maladie qui vous écrit, mais un destinataire inconnu.
    Mail frauduleux : soyez très attentifs !
    En terminant par ameli.fr, un nom de domaine reconnu, vous êtes sûr de la bonne foi du destinataire.

    Soyez en alerte si vous repérez des fautes d’orthographe dans un e-mail.

    Si vous êtes invité à participer à des offres promotionnelles, allez directement sur le site de la marque. Elles devraient apparaître sur la page d’accueil.

    Si votre banque ou votre assurance vous sollicite de manière impromptue, contactez votre chargé de clientèle pour vérifier les informations contenues dans l’e-mail.

    3 Les recours pour être remboursé

    Que faire si vous avez déjà ouvert un e-mail et subi une escroquerie ?

    Si une somme d’argent vous a été volée, prévenez immédiatement votre banque afin de mettre un terme à la fraude. Vous devez également porter plainte contre X en donnant un maximum de détails. Pour cela, vous pouvez remplir le formulaire de pré-plainte en ligne avant de vous rendre physiquement au commissariat ou à la gendarmerie. Les policiers ou gendarmes vous enverront alors un rendez-vous pour déposer plainte officiellement. Veillez alors à donner un maximum de détails. Chacun d’eux sera d’une grande utilité pour résoudre l’enquête.

    Vous devez également signaler votre escroquerie auprès du site www.internet-signalement.gouv.fr, la plateforme gouvernementale d’harmonisation, d’analyse de recoupement et d’orientation des signalements.

    Si vous souhaitez récupérer les sommes dérobées, suivez les procédures que vous indiquera votre conseiller bancaire. Néanmoins, votre remboursement n’est pas garanti. En effet, les établissements bancaires peuvent invoquer que la fraude est due à la négligence grave de leurs clients. Il revient néanmoins toujours aux banques de prouver cette allégation de négligence.

    Aussi, vous avez donc avant tout intérêt à redoubler de vigilance face à tous les e-mails qui vous semblent douteux.

    Les recommandations de la Cnil

    Pour empêcher qu’une telle situation se produise, la Commission nationale de l’informatique et des libertés, émet plusieurs recommandations :

    • mettez en place un logiciel de filtre anti-pourriel. Ce logiciel vous offrira une protection supplémentaire contre les spams et les e-mails frauduleux ;
       
    • installez un anti-virus et mettez-le à jour ;
       
    • lisez vos e-mails en mode de texte brut. Désactivez ainsi le mode HTML qui vous permet en temps normal de présenter vos courriels comme des pages web. En mode de texte brut, polices, couleurs ou images ne s’afficheront plus. Vous obtiendrez donc un mail épuré. De quoi rendre la lecture un peu triste, mais elle vous protégera d’éventuelles escroqueries : les modules malveillants n’étant plus lus ;
       
    • enfin, si vous avez un volet de prévisualisation des messages, désactivez-le.

    L’Essentiel de l’article

    • Soyez en alerte lorsqu’un intitulé d’e-mail vous semble suspect.
    • En cas de doute sur l’expéditeur de l’e-mail, n’ouvrez jamais la pièce jointe et ne transmettez en aucun cas vos coordonnées bancaires.

    Cnil, « Phishing : détecter un message malveillant »
    Ministère de l’Intérieur, « Escroquerie »
    Légifrance
    Europol, « Take control of your digital life. Don’t be a victim of cyber scams ! »
    Légifrance, Code monétaire et financier, Article L133-17
    Légifrance, Code monétaire et financier, Article L133-23
  • Futur chien guide d’aveugle recherche famille d’accueil

    Futur chien guide d’aveugle recherche famille d’accueil

    1 Un rôle accessible à tous

    Vous avez sûrement déjà croisé dans la rue ces chiens guides avec leur maître. Mais savez-vous comment s’est formé ce joli binôme qui permet aux personnes déficientes visuelles de gagner en autonomie ? Tout commence par les familles d’accueil. Un rôle accessible à tous, que vous soyez célibataire, retraité(e) ou que vous ayez des enfants… Pas de souci non plus si vous avez déjà un ou plusieurs animaux de compagnie (chien, chat ou autre !). Au contraire, le chiot apprendra à interagir avec eux ! Avant de vous lancer dans l’aventure, soyez sûr(e) d’être à 100 % disponible ! Intéressé(e) ? Alors prenez contact avec une école de chiens guides à proximité de chez vous et remplissez votre dossier de candidature.

    Le saviez-vous ?

    Chaque année, plus de 200 chiens guides sont remis gratuitement à des personnes non voyantes par la Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles (FFAC).(1)

    2 Un éducateur à l’écoute

    Après avoir observé votre environnement, un éducateur vous remettra (si tout lui semble favorable) un cahier des charges et un adorable chiot tout juste âgé de 2 mois ! Mais attention : vous devrez rendre le jeune chien autour de son premier anniversaire pour qu’il soit ensuite formé en école à son futur métier.

    Votre mission ? L’aider à vivre un maximum de situations pour le socialiser. Vous lui apprenez aussi à respecter des consignes : ne pas monter sur le canapé, ni quémander à table, être assis avant d’avoir à manger… Vous êtes accompagné tout au long de votre mission par l’éducateur que vous pouvez appeler en cas de problème. Chaque mois, vous avez un à deux cours collectifs à l’école et une rencontre individuelle avec l’éducateur dans un lieu public, à votre travail ou à l’école. Vous devrez aussi l’emmener en vacances pour l’habituer à vivre des situations qui sortent du quotidien.

    Côté budget, les visites chez le vétérinaire, les soins, la nourriture, le panier, les jouets… tout est pris en charge par l’école. Bien sûr, vous pouvez toujours lui offrir une friandise, une balle ou autre si vous le voulez !

    Bon à savoir

    La FFAC ne perçoit aucune aide publique. Elle existe grâce aux dons. Ceux-ci sont déductibles à 66 % de vos impôts. Ils permettent de subventionner les écoles de chiens guides, la formation des éducateurs, le fonctionnement du centre d’élevage spécialisé et de faire connaître ces services à tous.

    3 Un chiot pour collègue

    Bien sûr, devenir famille d’accueil ne s’improvise pas. Il faut être très motivé et avoir conscience que cela demande une grande disponibilité. Françoise, enseignante auprès d’enfants déficients visuels, s’est intéressée au parcours des chiens qui les guidaient. Et dès que ses conditions de travail le lui ont permis, elle a accueilli un chiot chez elle.

    « Il va en cours avec mes élèves et moi-même au collège. Ça a été un énorme avantage professionnellement. La présence du chiot est réconfortante. Elle remonte le moral de mes élèves », relate Françoise.

    Pour Denis, dont la femme est non-voyante et dispose d’un chien guide, devenir famille d’accueil était une évidence. Une manière de rendre ce qu’ils ont reçu. Pour lui, le plus dur, c’est d’en parler à son employeur. Celui-ci n’est en effet, pas obligé d’accepter. En revanche, son accord est indispensable pour pouvoir passer du temps avec son chiot et donc devenir famille d’accueil.

    « Mon patron n’a pas tout de suite compris pourquoi je devais emmener un chiot au travail. Il m’a dit que je n’en avais pas besoin car je voyais très bien ! », se souvient-il. L’éducateur est alors intervenu pour expliquer que le chiot, particulièrement calme, devait suivre son référent partout. « Au travail, c’est vite devenu la petite mascotte ! Mais il faut mettre des règles avant son arrivée : pas de caresse, pas d’appel. Le chiot doit se préparer à son futur métier et éviter d’être attiré par ces marques d’affection pour garantir la sécurité de son futur maître », explique Denis.

    Le saviez-vous ?

    La Macif propose une assurance santé pour les chiens guides d’aveugle. Renseignez-vous !

    4 Une expérience unique

    Mais à la maison, c’est un chien de compagnie qui adore jouer et être caressé. Attendez-vous tout de même à quelques pipis sur le tapis du salon et barreaux de chaises mordus au passage…

    En tant que futur chien guide d’aveugle, avec son petit gilet, il a le droit de vous accompagner partout. Et les passants risquent fort de vous poser des questions. Succès garanti ! Françoise y voit là une manière de sensibiliser à l’importance de ce rôle méconnu.

    « C’est prenant et il faut bien réfléchir avant de s’engager. Tout prend davantage de temps. Mais c’est pour la bonne cause et c’est une super expérience de vie, de partage. Ça vaut le coup de tenter ! », confie-t-elle.

    Au bout d’un an, le chiot part en école pendant 6 à 8 mois. Les week-ends, il est alors gardé par une autre famille d’accueil. Ça évite de trop s’attacher et facilite la remise à son futur maître. Il passe ensuite son examen pour devenir chien guide d’aveugle. S’il est réformé, il peut, selon les cas, devenir chien policier, chien d’assistance pour les enfants avec des troubles autistiques ou les personnes en fauteuil roulant, par exemple, ou être proposé à l’adoption, y compris par sa famille d’accueil.

    « Ça fait un vide quand on doit le laisser mais on a des nouvelles. On sait qu’il travaille bien et qu’il est heureux », conclut Françoise.

    L’Essentiel de l’article

    • Assurez-vous d’être suffisamment disponible pour accueillir le chiot.
    • Préparez-vous à l’emmener partout, même au travail !
    • Nourriture, soins, matériel… Tous les frais sont pris en charge.
    • Au bout d’un an environ, vous devrez le rendre.

    (1) Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles

  • Comment vivre avec un handicap ?

    Comment vivre avec un handicap ? Réponse avec Axel Alletru.

    Malgré mon jeune âge, j’ai eu plusieurs vies. Après un début sportif en BMX où j’ai été champion d’Europe à 6 ans, je me suis lancé dans le motocross où j’ai franchi les échelons pour devenir champion du monde junior avant 20 ans. Jusqu’à ce fameux jour, lors des championnats du monde en 2010 en Lettonie où je suis devenu paraplégique suite à une mauvaise chute. Aujourd’hui, contre toute attente et grâce à une rééducation physique et mentale acharnée, je remarche. Je me suis reconverti dans la natation handisport et suis même 12 fois champion de France, champion d’Europe et recordman sur plusieurs distances.

    Comment se détacher du passé et du traumatisme ?

    Le passé peut rassurer. On se raccroche à une situation agréable, on peut être nostalgique. On peut se dire « c’était mieux avant l’accident ». Seulement avant… C’était avant ! La machine à remonter le temps n’a toujours pas été inventée, donc se cacher dans des souvenirs ou rester bloqué dans le passé n’aide pas, bien au contraire. Notre subconscient et notre cerveau ont alors tendance à faire resurgir des émotions de tristesse, parfois d’échec ou de manque, ce qui influence de façon négative notre capacité à rebondir, à réfléchir positivement et à voir plus loin.

    Afin de pouvoir avancer, voici 2 étapes majeures selon moi :

    Accepter sa situation : c’est comprendre les choses comme elles sont réellement et accepter de devoir avancer avec ces nouvelles données

    Pardonner et se pardonner : ici on parle à la fois du pardon vis-à-vis de soi-même mais aussi vis-à-vis des autres. Juste après mon accident, je ne me suis pas dit « j’aurais dû lâcher l’accélérateur… » ou « c’est à cause du mécano ou les services d’urgence en Lettonie » ; j’étais déjà dans l’optique que ce qui est fait est fait. Je me suis donc concentré sur les choses que je pouvais encore changer, à savoir ma rééducation.

    Comment gérer son état mental face au handicap ?

    Apprendre à gérer ses émotions

    Si votre mental est enseveli sous une montagne de stress et de pensées négatives, il va vous être beaucoup plus difficile d’avancer. Maîtriser ses émotions signifie ne pas s’emporter pour des choses futiles. Il est préférable de canaliser les émotions négatives et éviter de s’énerver en abordant un discours positif et constructif.

    Je me souviens qu’après mon accident, mes parents m’avaient caché la radio de ma colonne vertébrale, car mon père, me connaissant, savait que voir cette radio risquerait de me mettre dans un état émotionnel mitigé et négatif. Il ne me l’a montré qu’à ma sortie du centre de rééducation. En y repensant, s’il me l’avait montré juste avant ma rééducation, j’aurais surement eu beaucoup plus de mal à me concentrer sur mon nouvel objectif.

    Se projeter grâce à la visualisation

    Une bonne partie de ma rééducation a été mentale et passait par la visualisation. Cette technique consiste à se représenter une situation ou un concept.

    Chaque jour, plusieurs fois par jour, je m’imaginais en train de remarcher et j’essayais de ressentir toutes les sensations liées à cette image mentale.

    Axel Alletru

    C’est un exercice qui demande beaucoup de patience, de concentration et une régularité exemplaire. Il ne faut pas s’attendre à voir des résultats dès la première visualisation. Mais à force de répéter cet exercice plusieurs fois par jour même durant les moments de somnolence, durant des mois, j’ai pu habituer mon subconscient à ce souhait fort de remarcher. Et lorsque j’ai entamé la rééducation physique, mon mental était déjà prêt, j’ai eu plus de facilité à récupérer et par conséquent à remarcher.

    Soigner ses phases de sommeil et de repos

    À force de trop en demander, notre corps et notre mental risquent d’être surmenés et donc épuisés ! C’est durant notre sommeil que notre organisme se renouvelle, il est capable de produire de nouvelles cellules venant remplacer les cellules mortes. En plus de cela, c’est à ce moment-là que le cerveau trie, intègre et assimile les différentes informations emmagasinées tout au long de la journée. En manque de sommeil, vous vous apercevez souvent que vous avez du mal à exécuter les tâches qui sont habituellement faciles. C’est pourquoi il faut le laisser se reposer assez régulièrement entre deux activités pour qu’il puisse recharger ses batteries.

    Comment se réapproprier son corps après un accident ?

    J’ai la chance d’avoir un ami d’enfance devenu orthoprothésiste. Ensemble, nous avons créé une attelle qui me permet aujourd’hui de tenir debout, de marcher, de faire du vélo… Maxime était venu avec son père au centre de rééducation pour prendre les mesures et la forme de mes pieds. Après plusieurs essais, nous avons réussi à développer une attelle qui me permet de tenir mes chevilles à 90°, et donc de pallier au manque de fonctionnement de mes muscles. Des années après ses premières attelles expérimentales, nous avons pu développer différente exemplaires qui s’adaptent à la nature du terrain, à la température ambiante, au style vestimentaire, etc.

    Lire aussi : Nouvelles technologies et handicap, de nouveaux espoirs

    Intégrer le sport dans sa routine quotidienne L’un des moyens qui m’a aidé à me reconstruire après mon accident était le sport. Toute ma vie, j’ai été un sportif de haut niveau. Mais après mon accident, je ne savais pas si je devais reprendre les études, trouver un travail ou replonger dans un univers que je connaissais déjà : le sport.

    Heureusement, le programme de rééducation incluait des séances de natation. Je me sentais alors très bien dans l’eau, je retrouvais quelques sensations du passé et surtout je me sentais à nouveau valide à nouveau.

    Après ma rééducation, j’ai décidé de me lancer un défi fou : aller aux jeux paralympiques de RIO 2016.

    Il fallait redonner un sens à ma vie, pour me motiver à me lever tous les matins et à être enthousiaste.

    Le sport m’a alors permis de me reconstruire socialement, de rencontrer de nouvelles personnes et de créer de nouvelles opportunités. Qu’on soit sportif de haut niveau ou sportif du dimanche, c’est très important d’intégrer le sport dans sa routine quotidienne, cela permet de fortifier son physique et son mental.

    Aujourd’hui, j’essaie également de me réinventer à travers les réseaux sociaux en partageant mon histoire et en essayant d’inspirer le maximum de personnes.

  • Coworking, la clé des champs ?

    Coworking, la clé des champs ?

    Cinq jours sur sept, Iris enfourche son vélo lesté de deux loustics : son cadet est calé sur le siège arrière tandis que son aîné, six ans, est attelé à un petit deux-roues. Par le chemin de Canoha, qui file à travers les collines pyrénéennes, cette traductrice indépendante quitte son village pour parcourir la poignée de kilomètres qui la séparent de Prades (66), cité de 6 000 habitants. Après dépôt de sa cargaison aux écoles, direction « El Quadrat », un espace associatif de travail partagé, dans le centre-ville pradéen. Iris le fréquente assidûment depuis sa création, quatre ans plus tôt. « Nous sommes une quinzaine : un photographe et documentariste, un webmaster, des couturières, une chargée de sensibilisation à l’environnement, une marionnettiste, une architecte… » détaille la trentenaire.

    Des profils divers, pour un même objectif : mettre en commun des outils de travail et, surtout, rompre la solitude et le « grand silence » qui plombent parfois les journées des indépendants et des télétravailleurs.

    « J’échange par mail avec mes clients. Avant El Quadrat, je souffrais de n’avoir de communication professionnelle que virtuelle, »

    se souvient Iris

    Le coworking, une alternative intéressante

    Au fil des ans, cette absence de relations sociales au travail et ces longues heures passées devant l’écran lui deviennent pesantes, au point d’envisager une reconversion. Alors quand elle découvre une annonce pour un bureau partagé sur Facebook, elle saute sur l’occasion. « Sans cela, j’aurais peut-être abandonné la traduction », confie-t-elle.

    Parti d’une initiative privée, El Quadrat a suscité l’intérêt des élus locaux. « Le propriétaire de l’espace voulait vendre, mais l’association n’avait pas la capacité d’investir. La mairie a donc décidé de racheter les lieux », explique Bruno Ferraris, chargé de mission développement économique au sein la Communauté de Communes Conflent Canigó.

    L’objectif est de garantir la pérennité de l’activité, tout en maintenant des prix accessibles : 40 euros par personne et par mois, wifi compris. Un « super tarif », de l’avis d’Iris, « nécessaire » au vu de la précarité de certaines professions accueillies. Aujourd’hui, El Quadrat est complet, et cinq personnes se sont déjà inscrites sur liste d’attente. Un succès que relativise Bruno Ferraris :

    « C’est une dynamique intéressante, mais je doute que ce type d’espace impacte significativement le territoire. Je le vois plutôt comme un service à destination des créateurs d’emplois.»

    D’autres, plus optimistes, veulent voir là une piste pour dynamiser la ruralité, en activant des leviers économiques, mais aussi écologiques et sociaux. Il faut dire qu’avec l’essor du statut d’indépendant, essentiellement dans les services (1) et l’augmentation du télétravail, les tiers-lieux ont la cote.

    Tiers-lieux ?

    Entendez un site intermédiaire entre le bureau traditionnel et la maison. Le terme, très en vogue depuis quelques années, n’est pas tout à fait neuf. Il est né en 1989 sous la plume du sociologue américain Ray Oldenburg qui, dans son ouvrage The Great Good Place, développait l’idée de nouveaux espaces favorisant les rencontres. Depuis, le concept a fait des émules.

    En France, la Datar (Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale, aujourd’hui remplacée par Le Commissariat général à l’égalité des territoires) a lancé dès la fin du XXe siècle plusieurs initiatives pour redynamiser la ruralité, dont les « télécentres », mais sans susciter beaucoup d’enthousiasme. Il faut attendre les années 2010 pour que le déclic ait lieu.

    Aujourd’hui, selon la mission ministérielle « Coworking : Territoires, Travail, Numérique », 1 800 tiers-lieux existent dans l’Hexagone et outre-mer. Prenant acte du phénomène, le gouvernement a mis en place l’an dernier un plan de 110 millions d’euros pour encourager ces espaces partagés. À rebours des clichés, ils sont loin d’être exclusivement citadins.

    « Dans la ruralité, le coworking vise principalement à éviter les déplacements pendulaires, c’est-à-dire les trajets domicile-travail, qui coûtent cher, et à sortir de l’isolement. En centre-ville, où l’affluence est plus importante, la recherche de partenariat sera davantage un moteur, »

    analyse Lauren Baceiredo, doctorante et chargée d’études au sein de Relais d’entreprises

    Ce cabinet de conseil créé en 2012 accompagne les collectivités territoriales désireuses de développer des tiers-lieux. Son crédo : des bureaux individuels meublés et connectés, au plus près de l’habitat, pour contrer les déséquilibres territoriaux.

    L’enjeu est pressant : le coût du logement dans les métropoles grimpe, repoussant une partie importante de la population vers les zones péri-urbaines, alors que l’offre de travail reste concentrée à 80 % dans les pôles urbains…

    Relocaliser l’emploi permettrait donc de réduire l’énergie, le temps et l’argent dédiés aux transports.

    « Les actifs vont aussi consommer localement et être plus présents socialement pour faire vivre une association ou consacrer du temps à leurs enfants par exemple, »

    observe Lauren Baceiredo, chargée d’études au sein de Relais d’entreprises

    Mission accomplie à Grenade, commune de 8 000 habitants de Haute-Garonne accompagnée par Relais d’entreprises : dans les anciens locaux d’une école maternelle, un petit tiers-lieux de quatre bureaux affiche complet. Cécile est l’une de ses occupantes. Cette graphiste salariée y télé-travaille deux jours par semaine : elle s’y rend à pied et évite ainsi 184 km aller/retour de trajet quotidien pour se rendre à son entreprise, à Albi. Ce confort a un coût : ici, comptez 120 euros par mois pour seulement un jour d’utilisation hebdomadaire.

    « Je crois que pour qu’un tiers-lieu fonctionne, il faut que la puissance publique le subventionne », défend la chargée d’études de Relais d’entreprises. La démarche n’est pas sans risque : certaines sociétés peuvent tenter de développer le télétravail aux frais des collectivités publiques pour économiser sur leurs charges foncières…

    « L’employeur doit payer la location du bureau pour son salarié : c’est ce que nous prônons. Mais la bataille reste à mener, » reconnaît Lauren Baceiredo.

    (1) https://www.insee.fr/fr/statistiques/4199203

  • Donner sans y penser : microdons pour grands effets

    Donner sans y penser : microdons pour grands effets

    1 Pour donner, passez à la caisse

    Pour les têtes en l’air, les indécis ou les overbookés, il existe aujourd’hui des alternatives aux dons en espèces et au chèque envoyé une fois l’an à une association. En 2020, on peut soutenir de nobles causes tout en faisant ses courses. Comment ? Grâce à « l’Arrondi » que certains magasins, grandes enseignes, chaînes et sites e-commerce vous proposent sur vos achats. Le principe est simple : au moment de payer par carte bancaire, on vous propose d’arrondir à l’euro supérieur. La différence est versée directement à l’association soutenue par le commerçant et indiquée sur le terminal de paiement.

    Bon à savoir

    Comme tous les dons aux associations, ces microdons sont déductibles des impôts à condition d’atteindre au moins 5 euros par an (3). Le reçu fiscal est à demander en ligne sur présentation des tickets de caisse ou reçus de carte bancaire.

    Le saviez-vous ?

    Près de 10 millions de Français ont déjà fait l’arrondi en magasin depuis le lancement du dispositif en 2014,
    et 97 % d’entre eux sont prêts à recommencer ! (4)

    2 Le don sur salaire ou relevés de compte, la générosité à la source

    Cette dernière solution implique au préalable que votre patron/votre entreprise ait adhéré à ce dispositif, car elle implique une intervention technique au niveau des services de paye. Là encore, il s’agit d’arrondir, mais cette fois à l’euro inférieur, pour reverser les centimes de votre salaire à une association choisie en concertation avec l’entreprise. En plus, l’entreprise a la possibilité d’abonder votre don.
    Ce principe existe aussi pour les relevés de compte : renseignez-vous auprès de votre banque pour savoir si elle participe à ce type d’opération. Là encore, ces deux types de dons peuvent faire l’objet de la réduction d’impôts prévue pour les dons aux associations (3).

    762 542 euros

    ont été collectés en 2017 grâce au don sur salaire. (5)

    3 Plantez des arbres avec votre clavier

    Naviguez sur le web en mode plus « green » ? C’est possible grâce aux moteurs de recherche plus écoresponsables et engagés, tel que Ecosia, Lilo et Ecogine. Vous n’avez rien à payer et aucune inscription n’est à entreprendre. Vous pouvez donc effectuer vos recherches comme vous en avez l’habitude. La seule chose qui change avec ces moteurs plus écolos, c’est qu’ils vous permettent par exemple de planter un arbre (77 millions d’arbres ont déjà été plantés avec Ecosia (6)) ou encore de soutenir des projets sociaux ou environnementaux, des associations ou des ONG, puisque les recettes publicitaires générées par vos requêtes leur sont en partie reversées.

    L’Essentiel de l’article

    • L’arrondi permet de faire des microdons sur salaire (1), sur un relevé bancaire (2) ou lors de vos achats.
    • Il existe des moteurs de recherche solidaires qui soutiennent des associations.

    (1) Sous réserve que l’employeur ait adhéré au dispositif.
    (2) Possible uniquement dans les banques partenaires.
    (3) Dans les conditions et limites de la réglementation fiscale en vigueur.
    (4) Sondage OpinionWay pour Microdon, 2019.
    (5) Microdon, 2018.
    (6) Ecosia, 2019.

  • Super Cafoutch, la petite coopérative marseillaise peu chère

    Super Cafoutch, la petite coopérative marseillaise peu chère

    1 De l’ambiance au rayon bio

    Inspiré du supermarché coopératif parisien La Louve, soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, le Super Cafoutch marseillais revendique haut et fort son ambition : permettre à ses adhérents de manger mieux pour moins cher. Une ambition qui mobilise chacun des coopérateurs, qui s’engagent à donner trois heures de leur temps chaque mois.

    Pour Charlotte Juin, coopératrice, le Cafoutch n’a rien à voir avec un supermarché classique : « C’est beaucoup plus convivial et les gens adorent ! Ici, toutes les personnes qui travaillent à la caisse, à la mise en rayon ou à l’accueil sont des coopérateurs, donc bénévoles. Chacun donne trois heures de service par mois à la coopérative pour assurer les tâches de son choix nécessaires au fonctionnement du magasin, et ça, ça change tout ! »

    Mais les adhérents ne recherchent pas seulement une atmosphère chaleureuse. Ils sont aussi les premiers acteurs et bénéficiaires d’une offre principalement bio, abordable et locale puisque les produits sont sourcés auprès de producteurs et entreprises de la région PACA ou d’Occitanie.

    « Quand le bio ou le local sont chers, on propose toujours une alternative conventionnelle (donc non bio, ndlr) pour que tout le monde puisse s’y retrouver. Le critère prix entre vraiment en ligne de compte chez nous, insiste Charlotte. On essaye aussi de s’adapter aux habitudes alimentaires des habitants du quartier. L’idée, c’est avant tout de rester un commerce de proximité. »

    Le saviez-vous ?

    « Cafoutch » est un mot marseillais qui désigne une sorte de débarras.

    J’adore aller au Cafoutch : les produits sont de bonne qualité et les gens sympathiques : il y a toujours une bonne ambiance ! Vivement l’étape suivante !

    Laure, coopératrice et cliente

    2 Mini Cafoutch deviendra grand

    Encore au stade de l’épicerie pilote (« Mini Cafoutch » pour les intimes), les coopérateurs souhaitent passer à la vitesse supérieure, sans dénaturer l’ADN du projet.

    « Chez nous, la gouvernance est partagée et toutes les idées et initiatives émanent du terrain. Les décisions sont votées en assemblée générale », poursuit Charlotte Juin.

    Outre le travail à l’épicerie, chacun peut amener ses compétences pour que le Super Cafoutch voie le jour au plus vite.

    « Nous sommes aujourd’hui en recherche active d’un local pour ouvrir le supermarché. Bien sûr, il y aura des travaux à faire pour l’aménager. On va s’appuyer sur l’expertise et les conseils de deux de nos coopérateurs bénévoles qui sont architectes. Pour eux, ça fait partie de leur engagement ! De mon côté, je m’occupe de la communication : on fonctionne au bouche-à-oreille, mais on communique aussi beaucoup au niveau local via des réunions d’information, la presse locale et les réseaux sociaux. »

    Comme partout ailleurs en France, Marseille se met à l’heure de la consommation coopérative, pour le plus grand bonheur des participants !

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient Super Cafoutch, et plein d’autres initiatives d’économie collaborative !

    Les supermarchés coopératifs en France

    La Louve (Paris)
    Les Nouveaux Robinson (Paris et proche banlieue)
    Prairial (Lyon)
    Supercoop (Bordeaux)
    Scopéli (Nantes)
    Superquinquin (Lille)
    Hop’la (Strasbourg)
    La Fourmilière (Saint-Étienne)
    … et bien d’autres !

    L’Essentiel de l’article

    • Super Cafoutch est un projet de supermarché coopératif principalement bio et local qui ouvrira en 2020 à Marseille.
    • Les coopérateurs peuvent déjà faire leurs courses à l’épicerie pilote du projet.
    • Chaque coopérateur s’engage à hauteur de trois heures de service par mois.
  • « Les dons de sang et d’organes sauvent des vies »

    « Les dons de sang et d’organes sauvent des vies »

    1 Anne-Laure, donneuse de sang

    « J’ai commencé à donner mon sang en 2009, encouragée par des collègues. Le lieu de collecte le plus proche était l’hôpital pédiatrique Robert-Debré. Quand j’ai vu tous ces enfants malades, j’ai pris conscience de l’importance de mon don. Avant ça, j’y pensais souvent, mais sans passer à l’acte… Ensuite, plusieurs personnes de mon entourage ont dû subir des opérations lourdes, et c’est ce qui a ancré l’habitude de donner. Au moins une fois par an, souvent deux. Quand je reviens d’une séance avec un pansement sur le bras, ça suscite la curiosité ! Alors j’en profite pour rappeler l’utilité, la facilité et la simplicité du don. Mais il y a quand même quelques conditions, et ça reste une décision personnelle. »

    10 000

    dons de sang sont nécessaires, chaque jour, pour soigner les malades en France. (2) Il est donc important que les dons se fassent tout au long de l’année.

    Bon à savoir

    Chaque année, 1 million de personnes reçoivent du sang. (2) Près de la moitié des personnes transfusées sont soignées pour des maladies du sang et des cancers. Les opérations chirurgicales représentent environ un tiers des besoins en sang. Pour trouver des points de collecte ou tous types d’informations, rendez-vous sur Établissement français du sang.

    2 Nathalie, donneuse de sang de cordon ombilical

    « Je n’avais jamais entendu parler du don de sang de cordon ombilical avant de tomber sur une affiche à la maternité de l’hôpital Pellegrin, à Bordeaux. Je me suis renseignée auprès de la sage-femme, et c’est la rareté de ce don qui m’a poussée à le faire. Depuis j’en parle autour de moi et sur mon blog. Pour la donneuse, c’est très simple : il faut juste remplir une fiche d’information et de consentement en amont de la naissance. À la fin de l’accouchement, tout se passe très vite. La personne en charge du prélèvement coupe le cordon, le clampe pour garder le sang, et repart avec. Je n’ai rien vu ni rien senti ! Avant ma sortie de la maternité, une sage-femme est venue me voir pour me dire que le don était très bon. Ça m’a fait super plaisir ! J’adore cette idée que ma fille ait pu sauver des vies dès sa naissance. »

    Bon à savoir

    Le sang de cordon ombilical contient des cellules-souches hématopoïétiques capables de « créer un nouveau sang ». Le don sang de cordon permet de soigner des maladies très graves comme les leucémies ou les lymphomes (cancers du sang). Plus d’infos sur Dondesangdecordon.fr.

    3 Maria, greffée du rein

    « J’ai été greffée du rein en 1990 et en 2011. Quand j’ai commencé les dialyses à 16 ans, on m’a dit que je n’allais pas attendre longtemps parce que les patients jeunes sont prioritaires… J’ai attendu quatorze ans. C’était en 1976. À l’époque, il y avait beaucoup moins de donneurs potentiels du fait des problèmes de compatibilité et à cause du manque d’information. Aujourd’hui, les médicaments antirejets facilitent les greffes parce qu’il n’y a plus besoin de trouver un donneur strictement compatible. Et le don d’organe sauve des vies, il faut le rappeler ! Grâce à mes donneurs, j’ai pu vivre une vie normale et j’ai aujourd’hui une fille de 23 ans en parfaite santé, c’est le bonheur. »

    Bon à savoir

    En France, tout le monde est considéré comme donneur d’organes présumé au moment du décès, sauf si on a exprimé son opposition de son vivant. Pourtant, 30 % des familles s’opposent au prélèvement car elles ne sont pas informées de ce dispositif légal, ni de la préférence de la personne décédée sur le sujet. (1) Mieux vaut donc parler à ses proches de son choix de donner ou de pas donner pour faciliter la décision finale. Informations sur Dondorganes.fr.

    4 Delphine, engagée pour le don de moelle osseuse

    « Je suis socio-esthéticienne : à l’hôpital, je propose des soins à des personnes atteintes de cancers du sang, candidates à une greffe de moelle osseuse. Je suis aussi présidente d’une association de soutien aux patients greffés de la moelle osseuse. Nous militons pour qu’un maximum de personnes s’inscrivent sur le fichier des donneurs. Pour qu’un malade puisse recevoir une greffe, la moelle osseuse doit être totalement compatible. Or il n’y a qu’une chance sur 1 million ! Il faut donc qu’il y ait un maximum de personnes inscrites. La procédure se passe en deux temps : un questionnaire à remplir en ligne sur dondemoelleosseuse.fr et un rendez-vous avec un médecin de l’Établissement français du sang si les critères sont OK. Il effectue une prise de sang pour déterminer votre profil immunitaire (HLA) et vous inscrire dans la base de données. Un kit salivaire est d’ailleurs en train d’être déployé pour simplifier cette procédure. Si un jour un malade correspond à votre profil HLA, vous serez appelé(e) pour donner votre moelle osseuse, soit par prise de sang, soit par prélèvement direct dans l’os iliaque sous anesthésie générale. On a besoin de tous les profils de donneurs, mais surtout des hommes : les cellules de leur moelle osseuse sont mieux tolérées par les patients. Pourtant, ils ne représentent qu’un gros tiers des donneurs potentiels. »

    1 chance sur 1 million

    C’est la probabilité que deux personnes soient compatibles pour le don de moelle osseuse. (3)

    Bon à savoir

    Le don de moelle osseuse peut traiter certains cancers du sang comme les lymphomes et les leucémies. Pour donner, il faut avoir entre 18 et 51 ans, et la plupart du temps ce n’est pas douloureux : dans les trois quarts des cas, le don s’effectue par prélèvement sanguin. (3) Informations et questionnaire de pré-inscription sur Dondemoelleosseuse.fr.

    L’Essentiel de l’article

    • Donner son sang ne prend qu’une heure.
    • Le don de moelle osseuse et le don de sang de cordon ombilical sont les seuls moyens de guérir certaines maladies comme les leucémies ou les lymphomes.
    • En France, on est donneur d’organes par défaut.
    • Il est important de parler à ses proches de son choix en matière de don d’organes.

    (1) France Adot, Don d’organes.
    (2) Établissement français du sang, Les besoins au quotidien.
    (3) Dondemoelleosseuse.fr, Seulement 36 % d’hommes donneurs inscrits sur le registre. Et si on faisait mieux ?

  • Enfants : et si on se passait des aliments ultra-transformés ?

    Enfants : et si on se passait des aliments ultra-transformés ?

    1 Régime alimentaire d’un enfant : objectif variété

    Pour faire découvrir à vos enfants de nouvelles saveurs et varier leur alimentation (la clé de l’équilibre), quelques astuces simples sont à portée de main, même si vous n’êtes pas un(e) virtuose des fourneaux !

    Préparation et cuisson : soyez créatif !

    Un aliment = une infinité de possibilités, ou presque.

    Les légumes peuvent se découper en dés, en rondelles, en bâtonnets, en julienne, en quartiers… Comme pour les viandes, ils peuvent être mjotés, sautés, frits, braisés, cuits au four, à la plancha, à la vapeur, à l’étouffée, en papillote, en soupe, etc.

    Pas le temps ? Sachez que de nombreux légumes que l’on consomme généralement cuits peuvent également se manger crus comme les courgettes, le chou-fleur, les champignons de Paris, les épinards (en pousses). Inversement, les tomates et les endives, qu’on déguste volontiers en salade, sont également délicieuses cuites !

    Cuisinez avec les saisons

    Le rythme des saisons est également une façon simple de varier les plaisirs et d’éveiller les enfants à la nature et aux goûts.

    Emmenez-les au marché pour leur faire découvrir les étals et les odeurs des agrumes en hiver, des fraises au printemps, des melons en été…

    Pour trouver de nouvelles idées, et même tester de nouveaux fruits et légumes, pensez aux AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui proposent entre autres des « paniers » de fruits et légumes de saison, livrés chaque semaine près de chez vous.

    Les histoires dans l’assiette

    Pour intéresser les enfants à ce qu’ils mangent et les aider à s’ouvrir à la nouveauté, racontez-leur des histoires ! Un colombo de poulet ? Un délice de pirate des Caraïbes ! Un pot-au-feu ? Le plat préféré de papi quand il était petit. Une soupe de légumes ? Avec quelques pâtes alphabet, place à l’imagination ! 
     

    17%

    des enfants âgés de 6 à 17 ans en France sont en surpoids, dont 4 % en situation d’obésité.*

    2 La juste dose

    Les fruits et légumes : au moins 5 portions par jour

    Ils sont à consommer à tous les repas, en privilégiant les légumes et toujours en variant au maximum ! Une portion de fruits ou de légumes correspond par exemple à :

    • un demi-pamplemousse ou avocat ;
    • une tomate, une pomme, une poire, une banane, une tomate, une pêche, etc. ;
    • deux abricots ou deux clémentines… ;
    • une poignée de petits fruits ou légumes : tomates cerises, radis, raisin, fraises, framboises, haricots verts, petits pois, carottes, etc. ;
    • un bol de soupe ;
    • une assiette de salade composée.

    La viande, le poisson et les œufs : 50 grammes 1 à 2 fois par jour

    L’idée étant de varier au maximum, il est conseillé d’alterner les viandes (blanches, rouges), les poissons gras (saumon, sardine, maquereau…) et maigres (cabillaud, merlan, limande, etc.), et les œufs. Une portion de 50 grammes correspond par exemple à :

    • un demi-steak haché
    • un œuf (dur, à la coque, au plat…)
    • une portion de poisson frais
    • une tranche de jambon blanc

    Les féculents : selon l’appétit

    Importante source de fibres et d’énergie, les féculents ont leur place à tous les repas, d’autant qu’avec eux, on ne s’ennuie pas : pain, pâtes, riz, pommes de terre, lentilles, fèves, haricots rouges, etc. Pensez aussi aux produits céréaliers (biscottes, pain complet, céréales…), indispensables dans la nutrition des enfants. Le petit déjeuner et le goûter sont des moments idéaux pour en consommer. Évitez néanmoins les céréales trop sucrées, notamment au chocolat et au miel.

    Les féculents permettent d’être bien rassasié et donc d’éviter le grignotage entre les repas. Attention cependant à ne pas les « noyer » de sauces grasses, mayonnaise, beurre ou ketchup, pour éviter les calories inutiles. La modération est de mise !

    Les produits laitiers : 3 ou 4 par jour

    Parce qu’ils sont riches en calcium indispensable à la croissance des os, les produits laitiers doivent être consommés au moins trois fois par jour, idéalement quatre. Par exemple, un bol de lait cacaoté le matin, une portion de fromage à midi, un verre de lait au goûter, un yaourt le soir. Attention aux yaourts aux fruits ou aromatisés, souvent très sucrés ou édulcorés. Inutile également, sauf recommandation d’un nutritionniste, d’acheter des yaourts allégés.

    Les produits « plaisir » : à petite dose 

    Une alimentation équilibrée n’exclut pas la gourmandise, à condition de faire preuve de modération. Les gâteaux, biscuits, glaces, bonbons, le chocolat, chips, snacks salés et sodas doivent être consommés en petite quantité, et pas de façon quotidienne. Il est beaucoup plus facile de ne pas prendre une mauvaise habitude que de s’en défaire !

    Les boissons : eau à volonté !

    Les enfants ont besoin de boire environ 1 litre d’eau par jour, plus s’il fait chaud ou s’ils font du sport. Encouragez-les à boire, surtout les plus jeunes, car la soif ne suffit pas toujours à les tirer de leurs jeux ou de leurs activités !

    La boisson à privilégier en toutes circonstances est bien sûr l’eau plate (l’eau gazeuse peut ballonner). Les jus de fruits sont à consommer avec modération (pas plus d’un verre par jour) car ils contiennent beaucoup de sucre et peu de fibres par rapport à un fruit frais. Quant aux sirops et aux sodas, ils devraient rester occasionnels (goûters d’anniversaire, fêtes, etc.).

    Le sel, réduisez les doses !

    Pour les enfants comme pour les adultes, le sel est à consommer à petite dose. Il convient donc de limiter les aliments qui en contiennent beaucoup (parfois de façon cachée), comme les charcuteries, snacks apéritifs, plats préparés, fast-food… Salez peu les aliments lors de la cuisson et ne laissez pas les enfants saler leurs plats sans avoir goûté au préalable.

    3 Des repas réguliers et un petit-déjeuner musclé

    Les nutritionnistes s’accordent en grande majorité sur le bienfait des repas pris à heures fixes. D’abord, cela régule le métabolisme et permet au corps de ne pas « stresser » avec des apports de nourriture irréguliers. Les enfants ont besoin de 4 repas par jour : le petit-déjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner.

    Pour les enfants, le petit-déjeuner est particulièrement important : il doit leur permettre de tenir toute la matinée et d’être en bonne condition pour apprendre à l’école. Si les vôtres ont du mal à manger le matin, ne les forcez pas, mais encouragez-les chaque jour en leur proposant des options variées : fruits frais ou en compote, céréales, tartines de beurre, miel ou confiture, lait frais ou cacaoté, etc.

    Certains préfèrent manger salé : un œuf à la coque le matin est une option tout à fait recevable ! (À condition d’en tenir compte dans l’apport global de protéines de la journée).

    N’oubliez pas le goûter de 16 h. Il permet aux enfants de reprendre des forces pour se concentrer sur les devoirs ou les activités extrascolaires après l’école. Il doit être composé d’au moins 2 éléments parmi les 3 suivants : un fruit, un produit laitier et un produit céréalier.

    4 La cuisine pour éveiller et transmettre

    Impliquer les enfants dans le choix des aliments et leur préparation est une bonne manière d’éveiller leur curiosité et de les responsabiliser.

    Dès 4 ans, on peut aider papa et maman à laver les tomates cerises et à les mettre dans un petit ramequin. À 6 ans, on écosse les petits pois et à partir de 8 ans, on peut découper une courgette en rondelles ou faire une salade de fruits. Et à 11 ans, on passe aux fourneaux : gâteaux, crêpes, omelettes, on peut tout faire, en se faisant bien sûr aider et accompagner d’un adulte.

    Ménagez ces moments d’échange, le week-end, pour préparer un repas de fête ou faire une recette de famille, et ainsi intéresser l’enfant à ce qu’il mange et contribuer à construire sa culture culinaire et nutritionnelle.

    Mangez, bougez avec la Macif !

    Les ateliers « Manger, bouger » de la Macif vous font découvrir les gestes simples à adopter au quotidien grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée à chacun. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !

    L’Essentiel de l’article

    • Variez les modes de préparation et cuisinez des produits de saison.
    • Adaptez les doses pour chaque type d’aliment.
    • Assurez des horaires de repas réguliers et ne négligez pas le petit-déjeuner.
    • Cuisinez avec vos enfants.

    * Etude ESTEBAN 2014-2016, INPES

  • 7 jours pour réduire votre empreinte carbone à table !

    7 jours pour réduire votre empreinte carbone à table !

    1 Lundi : on zappe l’électricité !

    Cuisiner rime-t-il forcément avec électricité ? Entre le four, le micro-ondes ou bien encore le robot culinaire, on a vite fait d’épuiser une sacrée dose d’énergie ! Délaissez vos appareils électroménagers préférés (c’est dur, mais c’est pour la bonne cause) et adoptez le bon vieux hachoir manuel, la râpe à légumes, le moulin à purée et l’huile de coude. Aujourd’hui, les crudités, le jambon et les fruits sont au menu !

    2 Mardi : protéines animales et laitages au placard

    En France, 20 % de la viande bovine et 30 à 40 % de celles de porc et de volaille sont importées (1). Quant au lait et aux produits laitiers, on en consomme chaque jour deux fois plus que la viande et les œufs. L’acheminement de ces produits ne se faisant pas à dos d’âne, cela représente des émissions de gaz à effet de serre plus importantes. Alors on apprend à consommer ces produits de manière raisonnée !

    Le saviez-vous ?

    Le transport des aliments pour nourrir les animaux compte pour 19 % des émissions de CO2 générées en France. (1) Une bonne raison de limiter sa consommation animale.

    3 Mercredi : le plastique, c’est pas fantastique !

    Les emballages contribuent aussi à produire du CO2 facilement évitable. On privilégie donc les courses en vrac : riz, café, lentilles corail, pois cassés, lessive ou même pépites de chocolat. Allez hop, ni une ni deux, on prend un tote bag en tissu, des bocaux et des boîtes, et l’affaire est dans le sac !

    4 Jeudi : haro sur les légumes… de saison !

    Les tomates, poivrons, courgettes en plein mois de décembre, ça paraît délicieux… mais la ratatouille en hiver, c’est non ! On invite à sa table, dès que possible, des légumes de saison. Et si vous avez un doute, voici un calendrier mémo bien pratique.

    5 Vendredi : vive les produits locaux !

    On limite les déplacements et on fait ses courses au maximum à proximité de chez soi : au marché ou auprès d’une AMAP… Et dans les magasins, on regarde la provenance des produits pour acheter LO-CAL !

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient des initiatives d’AMAP partout en France !

    6 Samedi : l’eau… à consommer avec modération

    Pour laver les fruits et légumes, on a parfois tendance à laisser couler l’eau avant de les éplucher. Si cette étape est importante pour réduire les bactéries et pesticides, on peut quand même éviter de vider tout le château d’eau ! Pour ça, on remplit une bassine avec 1 l d’eau froide et 10 cl de vinaigre de pomme pour environ 500 g de légumes, un excellent antiseptique, et on laisse tremper ses fruits et légumes dedans (bien sûr c’est inutile pour les bananes, kiwis…). On les brosse si besoin pour un résultat optimal !

    7 Dimanche : plein feu sur le batch cooking !

    Vive le fait-maison sans gaspillage ! La solution ? Le batch cooking. L’idée est simple : on prépare tous ses plats de la semaine dans la journée. C’est un peu contraignant, mais c’est tellement pratique de rentrer chez soi et de ne pas avoir à passer derrière les fourneaux pendant six jours ! Et en plus, le batch cooking c’est antigaspi : on utilise un même ingrédient sur plusieurs recettes, ce qui évite d’acheter trop de produits. Et en cuisinant tout en une fois, fini les fruits et légumes flétris par le temps !

    L’Essentiel de l’article

    • On choisit la simplicité : des produits frais, de saison et cultivés à proximité.
    • On utilise moins d’appareils électriques et d’emballages.
    • On se limite sur la viande et les laitages.

    (1)Ademe, L’empreinte énergétique et carbone de l’alimentation en France, 2019.

  • ISR : découvrir l’investissement socialement responsable

    ISR : découvrir l’investissement socialement responsable

    L’objectif de l’ISR est de faire de la finance un des leviers de transformation des entreprises. Conscients des nouveaux enjeux liés au changement climatique ou à l’accès à l’emploi des personnes en difficulté, de plus en plus d’épargnants souhaitent en effet que leurs placements aient un impact positif sur l’environnement et la situation sociale des travailleurs. Idéalement, sans rogner sur le rendement !

    Avant de vous lancer, voilà toutes les réponses à vos questions concernant l’investissement socialement responsable.

    1 Qu’est-ce que l’investissement socialement responsable

    L’ISR désigne une méthode de sélection des entreprises cotées sur les marchés financiers en fonction de leur performance financière et d’une appréciation de leur comportement éthique, social et environnemental. Nous restons dans la sphère de l’économie classique.

    Les fonds ISR sont donc, au même titre que les fonds d’investissement plus classiques, un portefeuille d’actifs (actions, obligations, actifs monétaires) piloté par une société de gestion auquel vous accédez grâce à des produits d’épargne et financiers comme l’assurance-vie, un plan d’épargne, un compte titre (compte via lequel les particuliers peuvent investir sur des valeurs mobilières de placement) ou encore par des produits d’épargne retraite et salariale.

    Ces entreprises respectent un ou plusieurs de ces critères :

    • des critères environnementaux : la réduction des émissions de CO2, la consommation d’énergie, le recyclage des déchets, la prévention des risques environnementaux, etc.
    • des critères sociaux : le taux de renouvellement et la formation des salariés, l’emploi des personnes en difficulté (handicapés, jeunes de moins de 26 ans sans qualification, chômeurs de longue durée), lutte contre la discrimination, la contribution à l’abolition du travail des enfants ou du travail forcé, etc.
    • des critères de bonne gouvernance : la transparence de la rémunération des dirigeants, la lutte contre la corruption, l’indépendance et la féminisation des conseils d’administration, la présence d’un comité de vérification des comptes, etc.

    Épargner en aidant les autres, c’est possible !

    Avec le Livret Solidaire Macif, vous pouvez reverser tout ou partie des intérêts à des associations.*

    Bon à savoir

    63 % des Français déclarent que leurs décisions de placement prennent en compte les impacts environnementaux et sociaux. Pourtant, ils ne sont que 5 % à s’être vu proposer de l’ISR, tandis que 46 % se disent prêts à demander ce produit à leur conseiller bancaire ou financier. (2)

    2 Investir de manière vertueuse : qu’est-ce que ça change ?

    Faire un investissement socialement responsable, c’est investir dans des entreprises engagées dans des démarches concrètes de réduction de leur empreinte climatique et écologique par exemple.  En tant qu’épargnant particulier, choisir l’ISR, c’est donc soutenir financièrement des entreprises vertueuses ou en transition pour s’améliorer. Autant de « petits ruisseaux » qui, un jour, feront de grandes rivières !  L’ISR donne ainsi du sens à l’investissement et veille à l’intérêt des générations futures.

    3 Comment vérifier que les fonds ISR sont « vraiment » vertueux ?

    En France, 80 sociétés de gestion étaient identifiées comme actives sur le sujet de l’ISR fin 2018 et 530 fonds dédiés à la finance durable étaient accessibles au grand public (4). Mais comment distinguer des investissements réellement responsables de ceux qui relèvent plutôt du greenwashing (stratégie de communication et de marketing utilisée par les entreprises qui consiste à diffuser des messages vantant l’engagement écologique de la marque sans en avoir les preuves réelles). Pas si simple… L’investissement durable est en pleine croissance. Pour aider les particuliers à s’y retrouver, des labels se développent tel le label ISR d’Etat français créé par le Ministère de l’Economie et des Finances. Ce label est attribué aux fonds prenant en compte les critères ESG en amont des investissements et durant la vie du fonds. Il garantit également la transparence du fonds en matière de reporting.

    Le saviez-vous ?

    Axé sur l’environnement, le label Greenfin (anciennement TEEC), a pour ambition de soutenir la transition énergétique et écologique, et garantit que le fonds labellisé contribue au financement de la transition écologique et énergétique. 

    4 Quelles différences entre l’ISR et l’épargne solidaire ?

    La finance solidaire existe en complément de l’ISR et représente 0,25 % de l’épargne totale des ménages (3) qui consacre entre 5 et 10 % de son portefeuille à l’économie sociale et solidaire. Outre le financement d’entreprises vertueuses en termes d’ESG, l’argent placé permet de financer des entreprises non cotées, donc qui ne peuvent bénéficier des financements classiques, et qui ont une « utilité effective en matière de lutte contre l’exclusion, de cohésion sociale ou de développement. » (Baromètre 2018 de la finance solidaire Finansol/La Croix)

    5 L’ISR est-il performant financièrement ?

    Comme tout investissement, l’ISR vise la rentabilité. Ainsi, « 80 % des études examinées montrent que les pratiques de durabilité ont une influence positive sur la rentabilité des investissements » (5). La prise en compte de critères extra-financiers dans l’analyse d’une entreprise permet d’avoir une vision transversale de celle-ci et d’identifier des risques (de gouvernance, environnementaux et/ou sociétaux) auxquels la société pourrait être exposée à plus ou moins long terme. Cette analyse complémentaire à l’analyse financière classique (analyse sous l’angle rendement / risque) permet donc de réduire la prise de risque du fonds. En somme, l’ISR permet d’avoir une meilleure connaissance des entreprises dans lesquelles le fonds est investi. Longtemps sujet à caution, les fonds ISR offrent aujourd’hui des performances semblables aux fonds classiques sur le long terme, voire même supérieures. De quoi vous rassurer ! 

    Mauvaise presse

    56 % des acteurs estiment que la crainte d’une sous-performance de l’ISR est un frein à son développement. (6)

    6 Investissements responsables : quels impacts sur les entreprises ?

    De fait, avec l’intérêt grandissant des épargnants pour les fonds qui intègrent des critères d’investissement socialement responsable, les entreprises sont incitées à changer leurs pratiques pour offrir un modèle plus respectueux de l’environnement et des hommes, mais aussi à mieux gérer les risques financiers sur le long terme.

    Vous voulez épargner de manière éthique et responsable ?

    La Macif vous permet d’épargner notamment sur une assurance-vie solidaire ainsi que sur des fonds labellisés responsables et solidaires.

    * Le Livret Solidaire Macif est accordé dans les conditions et limites définies dans les Conditions générales Épargne et le Guide tarifaire en vigueur. Les intérêts perçus sont soumis à la fiscalité en vigueur. L’abandon des intérêts donne droit à une réduction d’impôt et à un prélèvement forfaitaire libératoire à taux réduit, selon la fiscalité en vigueur.

    ** Contrat d’épargne assurance vie multisupport comprenant des supports en unités de compte susceptibles de perte en capital, assuré par Mutavie.

    L’Essentiel de l’article

    • Un fond ISR respecte au moins un des trois critères extra-financiers : environnemental, sociétal et de gouvernance.
    • L’ISR est aussi performant financièrement que les placements traditionnels.

    (1) Étude menée par l’Association française de la gestion financière (AFG), 2017.
    (2) Sondage Ifop pour Vigeo Eiris et le FIR, « Les Français et la finance responsable », 2018.
    (3) Les Echos, Comment la finance solidaire tente de résister face aux labels, 2019
    (4) Association française de la gestion financière.
    (5) Méta-analyse menée par l’université d’Oxford et Arabesque Partners, portée sur la base de 200 sources incluant des études académiques, des rapports de sociétés de gestion ou encore des articles de presse.
    (6) Étude KPMG réalisée auprès d’un panel constitué de 7 émetteurs cotés sur Euronext Paris, de 10 investisseurs et gestionnaires d’actifs français et de 6 acteurs tels que ONG, initiatives de place, régulateurs et universitaires, 2017.