Catégorie : À l’écoute des autres

  • Nouvelles technologies et handicap : de nouveaux espoirs

    Nouvelles technologies et handicap : de nouveaux espoirs

    1 La domotique pour être autonome chez soi

    La domotique est un formidable outil d’autonomie : pouvoir commander l’ouverture/fermeture des stores et des portes, réguler le chauffage ou activer une alarme d’un simple clic ou par commande vocale est une aide précieuse au quotidien. Les bracelets ou médaillons de téléassistance, grâce auxquels une personne dépendante peut appeler ses proches ou les secours en appuyant sur un bouton, sont aussi très utiles pour garantir la sécurité au quotidien.

    Bon à savoir

    Certains équipements domotiques, s’ils répondent à un besoin précis, peuvent être financés par la PCH (prestation de compensation handicap). Renseignez-vous auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de votre département.

    2 Restez connecté avec les commandes vocales ou oculaires

    Clé d’autonomie : le progrès des interfaces entre le patient et son ordinateur. Grâce aux technologies de commande vocale et oculaire, il est aujourd’hui possible pour une personne tétraplégique d’utiliser un ordinateur avec la voix ou simplement avec le mouvement des yeux. Des équipements encore coûteux (autour de 1 500 euros pour une commande oculaire chez CIMIS par exemple), mais dont l’utilisation devient de plus en plus courante.

    85 à 95 %

    des personnes dans le monde ayant besoin d’une aide technique n’y ont pas accès pour des raisons économiques ou faute de disponibilité dans leur pays. (1)

    3 Des prothèses et orthèses personnalisées et plus performantes

    Prothèses et orthèses sur mesure en un clin d’œil

    Apparue il y a quelques années, la technologie du scan 3D consiste à scanner le corps des patients pour obtenir une prothèse parfaitement adaptée. « À partir de l’image du scan 3D, un stylet relié à des capteurs permet de faire des ajustements de mesures sur l’ordinateur, explique Matthieu Robinet, directeur de Prorobs, une entreprise spécialisée. Selon la force exercée sur le stylet par l’utilisateur, cette technologie de “retour d’effort” applique les corrections à la forme de la prothèse. C’est comme modeler du plâtre, sauf que ça se passe à l’écran ! »

    Quelle différence entre une prothèse et une orthèse ?

    Une prothèse vient remplacer un membre absent : il peut s’agir d’un dispositif externe comme une jambe ou une main artificielle, mais aussi interne comme le remplacement d’un col du fémur. L’orthèse, elle, est un dispositif externe, qui corrige ou soutient un membre déficient ou une mauvaise posture : corset de maintien, genouillère, etc.

    Minimoteurs pour prothèses à haute performance

    La miniaturisation de l’électronique a également ouvert de nouvelles perspectives.

    « On peut fabriquer des mains articulées très performantes et des prothèses de genou capables d’amortir automatiquement le poids du corps. On a donc des patients qui peuvent faire plus de choses de façon autonome », affirme Matthieu Robinet.

    Des équipements haut de gamme qui ne sont cependant pas adaptés à tous les cas car ils nécessitent un long apprentissage, qui peut s’avérer épuisant, voire insurmontable pour certains patients. De plus, comme elles sont très coûteuses (2), le bénéfice pour le patient doit être confirmé par s pour qu’il y ait une prise en charge.

    Vaincre la surdité profonde avec les implants cochléaires

    Les implants cochléaires corrigent certaines formes de surdité totale ou profonde qui ne peut être corrigée par les appareillages classiques. Ils se composent :

    • d’une partie externe placée sur le côté du crâne et derrière l’oreille, qui contient un microphone pour capter les sons et un processeur vocal qui les « encode » ;
    • d’une partie interne (l’implant lui-même) : il est composé d’un récepteur et d’électrodes placées sur la cochlée qui transmettent les sons au nerf auditif, puis au cerveau.
       
    • Lire aussi : Perte d’audition, mode d’emploi

    Bon à savoir

    La pose d’un implant cochléaire doit faire l’objet d’un agrément préalable de l’Assurance Maladie. Elle est alors prise en charge à 100 % (soit environ 22 000 euros). (3)

    30 000

    implants cochléaires sont posés chaque année dans le monde, dont 1 500 en France. (4)

    4 IOT (Internet des objets), impression 3D, exosquelettes : des pistes pour demain ?

    Des orthèses connectées pour un meilleur suivi médical

    Parmi les technologies émergentes dans le champ du handicap, l’Internet des objets (IOT) appliqué aux orthèses connectées devrait faire son arrivée prochainement. Elles permettront un suivi poussé du patient (fréquence de port d’un corset par exemple) et aideront ainsi à adapter le traitement aux contraintes quotidiennes du patient, y compris chez les plus jeunes, pour en augmenter l’efficacité.

    Les exosquelettes, une piste contre les paralysies

    Les exosquelettes sont des appareillages motorisés qui soutiennent le corps et aident à recréer du mouvement, particulièrement étudiés pour les cas de paraplégie (paralysie d’une ou plusieurs zones sur un côté du corps) et d’hémiplégie (paralysie des jambes). Encore expérimentaux, certains modèles sont cependant à l’essai dans des centres de rééducation comme à Kerpape (56) et Cosne-sur-Loire (58).

    L’impression 3D

    Enfin, l’impression 3D, dont on parle beaucoup, est encore au stade expérimental en France pour des raisons à la fois techniques et réglementaires.

    « Pour l’heure, les matériaux ne sont pas conformes à la réglementation française sur les prothèses pour des raisons de solidité et donc de sécurité pour les patients », conclut Mathieu Robinet.

    Envie d’en savoir plus sur les technologies qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

    Rendez-vous aux différents salons Autonomic organisés dans plusieurs villes de France en partenariat avec la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • De nouvelles technologies améliorent l’autonomie des personnes handicapées.
    • L’accessibilité, la domotique, le scan 3D et les technologies de retour d’effort sont aujourd’hui très utilisés.
    • L’impression 3D, les appareils connectés et les exosquelettes sont en cours d’expérimentation.

    (1) OMS, 2018.
    (2) Le prix moyen d’une prothèse en France varie de 500 à 40 000 euros pour une prothèse, mais peut monter jusqu’à 100 000 euros pour les plus sophistiquées. Pour les orthèses, il faut compter de 400 à 4 000 euros environ. Les appareils agréés par l’Assurance Maladie sont remboursés à 100 %.
    (3) Réseau CHU, « L’implant cochléaire : une révolution pour les personnes atteintes de surdité profonde », 2013
    (4) Sciences et Avenir, 2016.

  • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?

    Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?

    1 Les parents exemplaires

    Les parents sont les plus à même de sensibiliser les enfants aux dangers de la route pour leur apprendre à bien anticiper lorsqu’ils seront prêts à aller à l’école sans eux.

    Ce rôle d’éducateur commence en montrant les bonnes attitudes et en respectant les règles :

    • traversez toujours sur les passages piétons et/ou lorsque le feu piéton est vert ;
    • si vous devez traverser une route sans passage piéton, n’oubliez pas de prendre le temps de regarder à droite, puis à gauche ;
    • et mieux vaut éviter d’utiliser votre téléphone portable, votre casque audio ou vos écouteurs, en marchant sur le trottoir, et encore moins sur la chaussée !

    À savoir

    Dans le cadre de la mission d’éducation civique et à la citoyenneté de l’école de la République, l’apprentissage de la Sécurité routière est présent dans le programme scolaire dès la primaire et jusqu’au lycée depuis 2006.

    2 Apprendre l’ABC de la sécurité routière tout en s’amusant

    Pour rendre le trajet ludique, prenez le temps d’expliquer à votre enfant ce que vous faites avec des mots simples (prendre le passage piéton, regarder le feu, surveiller les voitures, etc.) et pourquoi vous le faites. Vous pouvez aussi en profiter pour lui apprendre les principaux panneaux routiers et les attitudes pour être en sécurité. À pied ou en voiture, faites des quiz sur les panneaux que vous croisez : une bonne façon de les enseigner petit à petit en s’amusant. Et surtout, démontrez que ce n’est pas sorcier ! Les enfants apprennent très vite les principes élémentaires, reste ensuite à les appliquer. Et là, rien ne remplace l’expérience.

    Les règles de sécurité à pied

    • Bien marcher sur le trottoir et pas sur la route ou la rue.
    • S’il n’y a pas de trottoir, marcher sur le bas-côté à gauche de la route.
    • Éviter de descendre du trottoir ou traverser (même sur un passage piéton) sans avoir bien regardé des deux côtés pour vérifier qu’aucune voiture n’arrive.
    • Sur le trottoir, rester vigilant quand on passe devant des sorties de garage ou de parking.
    • Ne pas jouer au ballon sur le trottoir ni courir après les copains : on risque de se retrouver sur la route sans faire attention.
    • Ne jamais traverser devant ou derrière un bus (par exemple le bus scolaire) ou entre deux voitures, ni à la sortie d’un virage.
    • Le soir, porter des vêtements ou accessoires réfléchissants.

    Les règles de sécurité à vélo

    • Penser à mettre son casque (c’est obligatoire jusqu’à 12 ans).
    • Jusqu’à 8 ans, il est possible de rouler sur le trottoir, à condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons ; ensuite, emprunter les pistes cyclables lorsqu’il y en a. À défaut, rouler bien à droite de la chaussée (mais pas trop près du trottoir quand même).
    • Tendre le bras à l’avance pour indiquer que l’on va tourner et bien regarder avant de tourner à gauche si aucun véhicule n’arrive.
    • Respecter le Code de la route : feux, panneaux, marquage au sol…
    • S’il fait sombre, porter des vêtements réfléchissants et allumer les éclairages du vélo qui sont obligatoires.

    Pour les autres engins à roulettes comme les trottinettes, skateboards, hoverboards, rollers, etc., la nouvelle réglementation à venir (loi LOM) devrait obliger les utilisateurs aux mêmes obligations que pour le vélo, à savoir le port du casque jusqu’à 12 ans.

    3 parents sur 4

    admettent avoir été déjà imprudents en marchant avec leur enfant, dont 30 % qui reconnaissent avoir déjà traversé alors que le feu piéton était rouge…*

    3 Elliott le pilote, l’ami des petits piétons !

    Pour aider les enfants à utiliser la route et les trottoirs en toute sécurité, la Sécurité routière a créé Eliott le pilote, une mascotte toute ronde qui propose des contenus spécialement adaptés aux enfants. Dans ses vidéos, jeux, posters et dépliants, Elliott explique comment se comporter à vélo, pourquoi il faut retirer ses écouteurs lorsqu’on marche dans la rue, comment bien attacher sa ceinture de sécurité en voiture, fait découvrir les panneaux routiers… Il est également en vedette d’un numéro spécial du Petit Quotidien entièrement consacré à la sécurité des jeunes piétons et cyclistes.

    Le site de la Sécurité routière propose de nombreuses autres ressources (jeux, posters, dépliants) à destination des enfants, à télécharger et imprimer sur securite-routiere.gouv.fr.

    L’appli Sécurité routière Junior

    Destinée aux 6-12 ans, l’application mobile Sécurité routière Junior est un jeu éducatif interactif qui permet de découvrir les panneaux routiers en famille, accompagné de la mascotte Eliott et de ses amis Zach, Léa, Toma et Zoé. Si vous n’avez pas de smartphone, le jeu est également disponible en ligne.

    Vos enfants sont déjà des champions ? Challengez-les au Grand quiz de la Sécurité routière !

    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à pied
    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à pied
    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à pied
    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à vélo
    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à vélo

    L’Essentiel de l’article

    • Il est toujours bon de montrer l’exemple : soyez un modèle de prudence et de pédagogie pour vos enfants.
    • Des explications sur les règles de sécurité et les panneaux de circulation sont les bienvenues quand vous marchez avec eux.
    • Vous pouvez utiliser des jeux et applis ludo-éducatives pour leur apprendre les bons comportements sur la route et les trottoirs.

    * Etude Attitude Prévention, 2016.

  • De commercial à boulanger : la trajectoire de Jean-François Bandet

    De commercial à boulanger : la trajectoire de Jean-François Bandet

    1 Comment êtes-vous devenu boulanger à 40 ans ?

    Dans la vie, j’aime les nouveaux défis. J’ai eu plusieurs vies professionnelles. Après avoir travaillé dix ans comme commercial dans de grandes entreprises comme IBM, j’ai ressenti un besoin de changement. Avec un ancien collègue, on a décidé de créer une marque de vêtements de sport de combat. Huit ans après, la marque se portait bien et j’ai eu envie de vivre une nouvelle aventure. J’ai cédé mes parts à mon associé et j’ai cherché dans quoi je pourrais me lancer. J’ai toujours aimé la gastronomie. Le secteur de la boulangerie évoluait à vitesse grand V en France. Il était possible d’innover, de proposer des produits faits maison de qualité, de transformer sa boutique en espace à vivre. Ça a été mon envie.

    9 Français sur 10

    ont envie de changer de vie et 28 % ont franchi le pas de la reconversion (dont 33 % de cadres). (1)

    2 Quelle formation avez-vous suivie pour cette reconversion ?

    En 2015, j’ai candidaté dans les meilleures écoles de pâtisserie parisiennes. Après avoir été sur liste d’attente, l’école Ferrandi, très cotée, m’a accepté en CAP adulte. C’est une formation qui avoisine les 7 000 euros. Seule condition pour être pris : la motivation ! Les cours théoriques ont commencé en septembre et ont duré cinq mois. Après ça, j’ai effectué deux stages, le premier dans une boulangerie appartenant à une chaîne, le second dans une boulangerie indépendante réputée.

    3 Ça fait quoi de se retrouver en formation à 40 ans ?

    Ça rajeunit ! On se fait de nouveaux copains, on apprend. Mais côté formation, il faut mettre son ego de côté. Quand on a dirigé une entreprise, ce n’est pas toujours évident de recevoir des ordres d’un manager de 20 ans. Parfois, je me levais à 4 h du matin pour chercher de l’eau et pétrir de la farine. Mais j’ai joué le jeu. Mon précédent parcours ne comptait plus. Il fallait accepter de repartir du bas de l’échelle pour atteindre mon nouvel objectif.

    5 Aujourd’hui, où en êtes-vous ?

    J’ai monté Bo&Mie, ma propre boulangerie située dans le IIe arrondissement de Paris. J’ai embauché pour commencer, une jeune femme, rencontrée à l’école Ferrandi mais aujourd’hui, nous montons une deuxième boulangerie dans le IIIe arrondissement, à laquelle elle sera associée. C’est une belle aventure !

    6 En quoi votre expérience passée vous aide dans votre métier actuel ?

    J’évolue dans un univers très différent de ce que je connaissais. Mais mon expérience en tant que cadre commercial et de dirigeant d’entreprise m’aide à définir la bonne politique de prix, à analyser la concurrence, et à gérer les équipes au quotidien. À l’heure actuelle, nous sommes 20 mais l’effectif va augmenter !

    7 Le métier de boulanger est-il compatible avec une vie de famille ?

    J’y veille ! Au début, ça a été difficile car au moment de l’ouverture en 2016, ma femme donnait naissance à des jumeaux. Il a fallu tenir le choc ! Les horaires ne sont pas simples : je commence souvent à 7 ou 8 h du matin et je finis à 20 h 30. Mais j’essaie de travailler 6 jours sur 7 et de m’accorder du temps libre pour profiter de ma famille.

    Vous êtes travailleur indépendant ?

     

    Avec le contrat Multigarantie Activité Professionnelle, la Macif assure votre activité, vos biens et vos responsabilités.*

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    Source :

    (1) Nouvelle vie professionnelle, Étude « Les Français et la reconversion professionnelle », 2017

    L’Essentiel de l’article

    • On peut se reconvertir à tout âge.
    • Il existe de nombreux CAP pour adultes.
    • Pour apprendre un nouveau métier, il faut accepter de repartir de zéro.
    • Près d’un tiers des Français a déjà franchi le cap de reconversion (1).
  • Comment obtenir une carte de stationnement handicapé pour votre enfant ?

    Comment obtenir une carte de stationnement handicapé pour votre enfant ?

    Pour lutter contre la fraude, depuis le 1er janvier 2017, la carte de stationnement handicap est remplacée par la Carte Mobilité Inclusion (CMI). Elle est sécurisée et infalsifiable et se substitue aux trois anciennes cartes : d’invalidité, de priorité et de stationnement.

    1 À quoi sert la Carte Mobilité Inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées » ?

    La Carte Mobilité Inclusion confère le droit de se garer gratuitement en priorité sur les places handicapées, mais aussi sur toutes les autres places de stationnement ouvertes au public en France.

    La carte mobilité inclusion a pour but de faciliter le déplacement et la mobilité des personnes en situation de handicap. Si vous êtes parent d’un enfant en situation de handicap, afin de vous simplifier le stationnement, dès lors que vous disposez d’une CMI, vous bénéficiez de places réservées relativement accessibles car placées près des entrées de bâtiments, ou plus larges pour pouvoir déplier le fauteuil roulant de votre enfant en toute sécurité.

    Votre enfant souffre d’un handicap ?

    Découvrez le contrat Garantie Autonomie et Dépendance de la Macif !

    2 Qui peut bénéficier de la Carte Mobilité Inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées » ?

    La mention « Stationnement pour personnes handicapées » est attribuée à toute personne atteinte d’un handicap qui réduit de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied ou qui impose qu’elle soit accompagnée par une tierce personne dans ses déplacements.

    Si vous êtes le parent d’un enfant en situation de handicap et dont le taux d’incapacité est d’au moins 80 %, vous pouvez également bénéficier de la carte mobilité inclusion.

    Bon à savoir

    Les cartes actuelles de stationnement handicap en cours de validité restent valables jusqu’au 31 décembre 2026 au plus tard.

    3 Comment faire la demande ?

    Pour obtenir la CMI, il faut s’adresser à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de votre département en leur fournissant les documents suivants :

    • un formulaire accompagné soit d’un certificat médical datant de moins de 6 mois ;
    • la photocopie d’une pièce d’identité de votre enfant (la CMI sera à son nom et portera sa photo).

    La CMI est attribuée pour une durée de 1 à 20 ans selon la situation de votre enfant(1).

    Le saviez-vous ?

    Votre CMI est infalsifiable. Si toutefois, suite à la perte ou au vol de votre carte, celle-ci est utilisée par un usurpateur, celui-ci risque une contravention pouvant aller jusqu’à 1 500 euros (2).

    4 Où placer la carte ?

    La carte est à apposer sur le pare-brise de votre véhicule, mais vous devez penser à la retirer dès lors que l’enfant handicapé n’est pas présent dans le véhicule.

    Attention son nouveau format carte bancaire ne lui permet pas toujours d’être visible : vérifiez bien avant de quitter votre véhicule qu’elle soit bien lisible, surtout dans les villes où les forfaits post-stationnement (3) (ces amendes que vous pouvez désormais contester) sont délivrés par des mandataires privés.

    52 %

    des Français se disent favorables à une sanction plus sévère pour un stationnement illégal sur une place réservée à une personne handicapée (4).

    Bon à savoir

    En cas de séparation des parents, vous pouvez demander un deuxième exemplaire de la carte auprès de l’Imprimerie nationale (5). Il faudra vous acquitter d’un montant de 9 € pour l’attribution d’une nouvelle carte. Par ailleurs, seules les personnes désignées comme responsables de la charge de l’enfant en situation de handicap pourront obtenir cette carte.

    Envie d’en savoir plus sur les solutions qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

    Rendez-vous aux différents salons Autonomic organisés dans plusieurs villes de France en partenariat avec la Macif !

    * Valable jusqu’au 31/12/2026.

    L’Essentiel de l’article

    • La Carte Mobilité Inclusion vient en remplacement de la carte de stationnement handicap.
    • Elle se substitue aux 3 anciennes cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement.

    (1) Handirect, « Droits et handicap : Le point sur les aides existantes », 2018
    (2) Secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé des Personnes handicapées, « La carte mobilité inclusion (CMI) », 2017
    (3) Service public, « Stationnement non payé – Amende ou forfait de post-stationnement », 2018
    (4) Étude YouGov pour Seton, « Les Français et les interdits »
    (5) Portail CMI

  • Audrey, partie à New York comme jeune au pair pour apprendre l’anglais !

    Audrey, partie à New York comme jeune au pair pour apprendre l’anglais !

    1 Qu’est-ce qui vous a motivée à devenir fille au pair ?

    J’ai fait un DUT en communication et je ne me sentais pas prête à m’engager tout de suite dans la vie professionnelle. J’ai donc décidé de faire une année de césure. J’avais l’habitude de faire du baby-sitting, donc partir comme jeune fille au pair était une excellente solution, d’abord pour améliorer mon anglais, mais aussi pour acquérir une expérience à l’étranger, gagner en maturité, découvrir une nouvelle culture… Bref, tous les bénéfices d’un séjour long dans un pays inconnu.

    30 ans

    C’est l’âge maximum pour partir au pair dans la plupart des cas. L’âge minimum est de 18 ans, sauf au Danemark, en Espagne, en Italie et en Norvège où l’on peut partir dès 17 ans (1).

    2 Comment trouver un organisme pour organiser son séjour au pair ?

    J’ai tout simplement cherché sur Internet : il y a beaucoup d’informations et d’organismes. J’ai choisi un peu à l’instinct, mais on peut aussi se référer aux commentaires des internautes et aux différents labels pour choisir.

    Bon à savoir

    Vous envisagez de partir au pair à l’étranger ? L’Ufaap (Union française des agences au pair) répertorie les organismes agréés pour vous permettre d’organiser et de mener votre séjour en toute sécurité et dans des conditions optimales.

    3 Quelles sont les démarches à effectuer pour partir au pair ? Combien de temps à l’avance faut-il préparer son dossier ?

    Je conseille de préparer son voyage six mois avant la date du départ. Pour partir en au pair, il faut justifier d’une vraie expérience de baby-sitting ou d’animation avec des enfants, que ce soit au sein de sa propre famille, avec des voisins, en centre de loisir ou autre. Avec mon organisme, j’ai dû justifier de 200 heures d’expérience avec les enfants ! Le dossier prend du temps car il nécessite de se présenter de façon très détaillée et de faire témoigner des proches ou d’anciens employeurs sur notre façon d’être, notre personnalité, nos rapports avec les enfants… L’organisme veut en savoir un maximum pour pouvoir retenir la candidature et présenter le profil aux familles qui recherchent un jeune au pair. En revanche, on peut avoir un niveau de langue très basique comme c’était mon cas, puisque de nombreux jeunes au pair partent justement pour se perfectionner.

    Vous souhaitez étudier à l’étranger ?

    La Macif vous accompagne pour partir sereinement.

    4 Combien coûte un séjour au pair ?

    Je pense que ça dépend des organismes, pour moi ça a été autour de 400 euros pour les frais de dossier et le visa, plus 330 euros pour le billet d’avion Toulouse-New York.

    5 Comment s’organisait votre quotidien de jeune fille au pair ?

    J’étais dans une famille basée à Manhattan, où je m’occupais de deux petites filles de 5 et 8 ans. Je leur consacrais environ six à sept heures par jour. Mes principales missions étaient l’aide aux devoirs, l’accompagnement à l’école et la garde à domicile. Le reste du temps, je pouvais suivre des cours de langue, et bien sûr visiter New York et la côte est des États-Unis. Je touchais 800 dollars/mois d’argent de poche, soit environ 710 euros, ce qui est plutôt correct lorsqu’on est logé et nourri ! J’avais aussi une bourse donnée par la famille pour financer mes cours de langue, donc je m’y retrouvais.

    Quel salaire pour un jeune au pair ?

    Le jeune au pair n’est pas considéré comme un employé dans l’ensemble des pays. Il ne touche donc pas de salaire à proprement parler. Il est avant tout payé en nature, c’est-à-dire qu’il a droit au gîte et au couvert en contrepartie de sa mission de garde d’enfant (2). À cela s’ajoute de l’argent de poche donné par la famille au jeune au pair dont les montants moyens varient d’un pays à l’autre : autour de 700 euros/mois aux États-Unis, 260 euros/mois en Allemagne, 600 euros/mois en Australie, etc. (3)

    6 Qu’avez-vous retiré de votre expérience d’au pair ?

    Plein de choses ! Personnellement d’abord : on fait beaucoup de rencontres que ce soit avec d’autres au pair ou des étudiants. Je ne me suis jamais sentie seule, même à 6 000 km de ma famille ! Et bien sûr, c’est enrichissant au niveau professionnel : je me suis orientée vers le secteur de la communication culturelle où l’ouverture, les capacités relationnelles et d’adaptation sont très importantes. Et bien sûr, mon nouveau niveau d’anglais est un avantage certain… Je pense aussi que pour un employeur, c’est un bon point de voir qu’on a été capable de partir loin de ses repères, de s’intégrer, de mener à terme un projet. Ça montre qu’on est dégourdi !

    7 Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut partir au pair ?

    Mon conseil serait de prendre le temps de bien choisir sa famille d’accueil. On est souvent pressé de partir alors on a tendance à se « jeter » sur la première proposition. Mais comme on va y passer beaucoup de temps, qu’on va vivre avec cette famille, partager son intimité, ça vaut le coup de bien étudier les dossiers et d’échanger avec les familles pour choisir des personnes avec qui on a vraiment envie d’être. Pour ma part j’ai contacté huit familles avant de faire mon choix ! Une fois sur place, il faut bien sûr s’ouvrir au maximum et mettre tous ses préjugés de côté pour profiter au maximum de l’expérience. L’autre conseil, c’est de garder en tête que ce n’est pas une année de totale liberté et de fête : on est dans une famille avec des règles à respecter et surtout une grande responsabilité vis-à-vis des enfants : il faut être prêt à assumer ce rôle !

    L’Essentiel de l’article

    • Le jeune au pair est intégré au sein d’une famille où il apprend la langue. En échange, il s’occupe des enfants (expérience requise).
    • Il bénéficie d’argent de poche selon un barème moyen établi pour chaque pays.
    • Pour partir au pair, mieux vaut choisir un organisme agréé.

    (1) Service-public.fr
    (2) Service public, « Salarié au pair », 2019.
    (3) Aupairworld.com

  • Quel sport choisir pour un enfant entre 3 et 6 ans ?

    Quel sport choisir pour un enfant entre 3 et 6 ans ?

    1 Les sports collectifs

    Pour un enfant entre 3 et 6 ans, la pratique d’un sport collectif s’inscrit dans la continuité de l’apprentissage de la sociabilisation commencé à la crèche. L’enfant apprend l’autonomie tout en travaillant par la même occasion son rapport aux autres. Accessibles sous forme d’initiation, les sports collectifs véhiculent auprès des plus jeunes des valeurs comme l’esprit d’équipe. Ils favorisent la sociabilité, le respect des règles du jeu et les décisions de l’arbitre. Si votre enfant est plutôt de nature timide et introvertie, il apprendra à trouver sa place, à s’insérer au sein d’un groupe et à communiquer avec les autres. Le foot notamment est plébiscité pour l’esprit d’équipe qui y règne. Le basket développe l’élongation et la souplesse, la rapidité et l’endurance. Toutefois, gardez en tête qu’il s’agit d’un sport qui s’appuie beaucoup sur les articulations, les genoux et les chevilles en particulier. Le rugby, lui est un sport de contact (n’ayez crainte, les plaquages sont proscrits pour les enfants de moins de 12 ans), tout particulièrement recommandé pour l’adresse. Il enseigne également la discipline, la rigueur et l’altruisme. Enfin, le handball qui a la particularité de se jouer sur un terrain de petite taille développe le sens tactique et la rapidité de prise de décision.

    6 heures de sport extrascolaire par semaine

    C’est le maximum conseillé pour un enfant de 6 ans (1).

    À savoir

    Pour inscrire votre enfant à une activité sportive, la présentation d’un certificat médical de non-contre-indication à la pratique de la discipline concernée, et daté de moins d’un an, est obligatoire (2).

    2 Les sports individuels

    Faire des roulades, des jeux aquatiques ou encore de la danse, enchante très vite les plus jeunes. La plupart des sports individuels peuvent débuter dès 4 ou 5 ans et sont appréciés pour leur aspect ludique. Afin que votre enfant s’y sente bien, il doit pouvoir découvrir la discipline tout en s’amusant. La natation, par exemple, en plus d’être une activité divertissante, permet d’accroître la souplesse musculaire, et ceci sans aucune résistance ni onde de choc grâce à l’effet d’apesanteur. La nage développe également la coordination motrice mieux que n’importe quelle autre discipline. Généralement praticable dès 5 ans, le tennis apprend aussi à bien coordonner ses mouvements tout en sachant adapter son jeu face à un partenaire. Avec l’athlétisme, aucun risque qu’il ne se lasse. Cette discipline se compose de nombreuses spécialités : course haie, saut, sprint, lancer… Pareil avec la danse africaine, classique ou contemporaine, il aura l’embarras du choix. Entre l’art et le sport, la danse permet de travailler l’expression corporelle, l’équilibre et enseigne le sens du rythme.

    20 000

    C’est le nombre d’enfants de moins de 6 ans licenciés dans un club de natation en France (3).

    3 Les arts martiaux

    Taper, tomber, se débattre sont des comportements qui apparaissent très tôt chez l’enfant. C’est pourquoi les arts martiaux sont adaptés aux jeunes. Même s’il s’agit de sports de combat, les arts martiaux ne sont pas des disciplines agressives. Ils fournissent des techniques défensives non violentes. Recommandés pour les enfants peu confiants ou turbulents, ils apprennent à canaliser leur énergie dans le respect des règles et de ses adversaires. Le judo apprend à avoir un bon équilibre sur ses jambes, à se défendre, soulever une charge et à chuter sans se blesser. Plus qu’un sport, le judo est une école de la vie. Il inculque des valeurs comme le respect, la solidarité et apprend la maîtrise de soi. Le karaté, quant à lui, est davantage un sport d’attaque : il permet de se défouler et de se libérer des tensions tout en respectant son adversaire. La capoeira se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et acrobatique.

    Bon à savoir

    Si vous hésitez entre plusieurs sports, profitez des cours d’essai gratuits, proposés par de nombreux clubs et associations. Ces séances sont un bon moyen de se faire une idée des entraînements et de l’ambiance. Les mairies organisent également des journées associatives pour faire découvrir aux enfants les différents sports possibles.

    Votre enfant se fait mal lors de son cours de sport ?

    Le contrat Garantie Accident de la Macif le préserve en cas d’accident.*

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Pratiquer une activité sportive est indispensable au développement physique et psychomoteur de l’enfant.
    • Les sports collectifs favorisent la sociabilité.
    • Les sports individuels conviennent bien au tempérament indépendant.
    • Le judo permet de pratiquer un sport de combat en suivant un code de conduite.

    (1) IRBMS
    (2) Ministère des Sports, « Certificat médical »
    (3) Fédération française de natation
    Fédération française de football
    Fédération française de basketball
    Fédération française de rugby
    Fédération française de handball
    Fédération française de tennis
    Fédération française d’athlétisme
    Fédération française de judo
    Fédération française de karaté

  • Pourquoi l’attention et la concentration sont importantes, et comment les cultiver ?

    Pourquoi l’attention et la concentration sont importantes, et comment les cultiver ?

    1 L’attention, qu’est-ce que c’est ? Pourquoi est-ce important ?

    En 1890, le psychologue et philosophe William James (1), l’un des pères de la psychologie moderne, propose une définition de l’attention dans son ouvrage The Principles of Psychology. Elle fait toujours référence car elle contient déjà les mécanismes fondamentaux de l’attention, aujourd’hui scientifiquement expliqués :

    « L’attention est la prise de possession par l’esprit, sous une forme claire et vive, d’un objet ou d’une suite de pensées parmi plusieurs qui sont présents simultanément. […] Elle implique le retrait de certains objets afin de traiter plus efficacement les autres. »

    Cette définition de l’attention montre bien les trois phénomènes de l’attention : d’abord la prise de conscience, ensuite la capacité à sélectionner ce qui est important ou pas, et enfin la faculté de se concentrer et de travailler sur ce qu’on doit retenir. Apprendre à contrôler son attention est donc déterminant dans presque tous les domaines, puisque c’est ce qui va permettre de suivre le fil d’une conversation, d’apprendre une nouvelle langue, de trouver son chemin, de freiner brusquement en voyant surgir un piéton devant une histoire, etc.

    2 Les mécanismes de l’attention

    Qu’est-ce que « faire attention » ? Est-ce juste être attentif, être vigilant, être concentré ? Les trois, mon capitaine ! Comme la définition de James, Lionel Naccache, neurologue, pointe que ces expressions montrent les différentes facettes de l’attention et les trois mécanismes majeurs qui la composent :

    « Les neurosciences ont montré que l’attention n’active pas une zone unique du cerveau, mais au contraire qu’elle mobilise différentes zones selon le type d’attention qu’on utilise. Car l’attention n’est pas monolithique : elle recouvre en fait des processus différents, répondant chacun à des situations et des besoins précis, et faisant chacun appel à des régions différentes du cerveau. Connaître ces mécanismes permet de comprendre une facette essentielle de la psychologie, mais aussi, dans notre quotidien, de mieux utiliser notre attention. »

    C’est le psychologue Michael Posner (2) qui a modélisé les trois types de réseaux cérébraux de l’attention, une distinction encore très largement utilisée aujourd’hui.

    L’attention d’alerte

    La première fonction mentale de l’attention est l’attention d’alerte. Le réseau attentionnel d’alerte augmente de façon globale notre niveau d’éveil et de vigilance. Il permet de prendre en compte toute information surgissant dans l’environnement : un danger imminent, une sonnerie de téléphone, quelqu’un qui vous appelle par votre nom, etc. Même plongé dans une lecture passionnante, l’attention d’alerte vous permet d’adapter votre niveau de vigilance de manière inconsciente pour réagir face à une situation émergente. Née dans le tronc cérébral, cette forme de l’attention est ensuite relayée à l’ensemble du cortex pour élever notre niveau d’éveil.

    L’orientation de l’attention

    Deuxième fonction cérébrale, l’orientation de l’attention. Votre esprit ne peut pas tout voir en même temps, traiter toutes les informations issues de l’environnement en même temps. Nous devons donc, à chaque instant, faire le tri de ce qui est « intéressant » ou pas : un visage connu dans la foule, une couleur ou une forme dissonante (on repère tout de suite et sans réfléchir une pomme rouge dans un panier d’oranges), etc. C’est cette fonction réflexe qui nous permet de repérer rapidement, de manière quasi automatique, les éléments saillants dans l’environnement. Un mécanisme d’adaptation fort utile par exemple pour détecter un mouvement suspect qui trahit la présence d’un prédateur ou la délicieuse pomme rouge dissimulée dans un feuillage.

    Le contrôle exécutif

    Troisième et dernière fonction mentale de l’attention : le contrôle exécutif. C’est la capacité à diriger volontairement son attention sur tel ou tel objet et à se concentrer dessus. Cette volonté de se concentrer sur un objet ou une action précise inhibe tout le reste : on est absorbé dans ce qu’on fait.

    Vous souhaitez une mutuelle santé adaptée à votre situation ?

    Optez pour le contrat Santé
    de la Macif !

    3 Le mythe du multitasking

    Comprendre et admettre cette limite de l’attention a des conséquences directes sur le quotidien : le fameux « multitasking » (le fait d’être multitâches), si prisé en entreprise et dans nos quotidiens hyperactifs, est illusoire.

    « Si vous pouvez en effet marcher tout en mangeant un croissant, c’est parce que ces tâches sont élémentaires et automatisables, et qu’elles ne requièrent donc qu’une part extrêmement faible d’attention », commente Lionel Naccache.

    Mais essayez de jouer du piano en discutant philosophie avec un ami, cela se complique. En fait, vous pourrez peut-être le faire en utilisant ce qu’on appelle l’attention fragmentée : le cerveau effectue des allers-retours très rapides d’une tâche à l’autre.

    « On a l’illusion de faire deux choses en même temps, mais, d’un point de vue neurologique, ce n’est pas vrai : les deux tâches sont exécutées en alternance et non pas simultanément, poursuit-il. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas conduire en téléphonant ! »

    Ces deux taches réclament chacune une attention soutenue qui n’est pas gérable en simultané par le cerveau. Or une fraction de seconde suffit pour subir ou provoquer un accident…

    26

    C’est le nombre de fois que les Français consultent leur téléphone chaque jour en moyenne. Chez les ados, c’est 50 fois par jour… (3)

    4 La distraction, mal du XXI siècle ?

    Pourquoi est-on facilement distrait, parfois même en accomplissant une tâche qu’on aime ? La faute au fameux « circuit de la récompense », qui gouverne les choix de chacun si on n’y prête pas attention justement. Quand on aime lire et qu’on a un bon livre, on va se plonger dedans sans difficulté. Mais si on sait qu’il y a un paquet de bonbons dans le placard, le cerveau va faire la balance entre le plaisir de lire et le plaisir d’un bonbon. Et souvent, le bonbon l’emporte ! Même si vous résistez à l’envie d’aller en chercher un, la pensée du bonbon vient parasiter la lecture… et vous voilà distrait.

    Mais alors, est-ce impossible de rester concentré plus de quelques minutes ? La réponse est très variable : elle dépend des capacités de chacun, mais aussi de l’intensité et de la continuité de l’attention demandée. Plus elle est soutenue, plus on dépense d’énergie et moins on tient longtemps. Ça dépend aussi, évidemment, de l’intérêt qu’on porte à ce qu’on fait : typiquement, un enfant aura beaucoup de mal à se concentrer plus de dix minutes sur un exercice de mathématiques, mais peut être totalement absorbé pendant deux heures par un film qui lui plaît !

    « Heureusement, une attention relâchée, dite “flottante”, n’empêche pas forcément de capter l’essentiel. Vous pouvez assister à une réunion et consulter vos SMS en même temps sans forcément rater les informations importantes, nuance Jean-Philippe Lachaux, neurobiologiste. Inconsciemment, vous savez quand revenir à la réunion et refocaliser votre attention : parce que vous captez un mot qui correspond au sujet qui vous intéresse, parce que vous reconnaissez votre prénom ou le ton d’une question qui vous est adressée, etc. Le phénomène de “congruence sémantique” aide aussi à intégrer la continuité d’une conversation sans forcément prêter attention à chaque mot : le contexte et des bribes de phrases suffisent le plus souvent à reconstituer une histoire dans son ensemble. »

    3 à 5 %

    des enfants en âge scolaire sont concernés par le TDAH (Trouble du déficit de l’attention/hyperactivité). (4)

    5 L’attention et les « sirènes » du numérique

    Contrairement à ce qu’on entend souvent, les nouvelles technologies ne modifient pas le cerveau. Comme le rappelle Elena Pasquinelli, chercheuse en sciences cognitives et philosophe, c’est le contraire :

    « Elles jouent sur des mécanismes très anciens et très stables, dont elles savent parfaitement tirer parti pour capter l’attention de façon toujours plus efficace. »

    Vous vous souvenez du livre et du bonbon ? C’est idem quand on reçoit une notification sur son téléphone portable : le plaisir de satisfaire notre curiosité est très puissant et suffit souvent à vous distraire d’une conversation, d’un film, ou d’un travail important.

    « Les smartphones, ordinateurs et tablettes vous mettent ainsi dans une position de concurrence attentionnelle quasi permanente qui vous oblige à faire des choix », précise Helena Pasquinelli.

    Répondre à cet appel ou conduire ? Lire ce SMS ou poursuivre la conversation avec son amie ? Regarder des Lolcats sur les réseaux sociaux ou finir La Princesse de Clèves ? Si vous ne lui imposez pas votre volonté rationnelle, votre cerveau fait ses choix en fonction du circuit de la récompense. Or, les algorithmes façonnent les contenus reçus sur les smartphones en fonction de vos préférences, et bien sûr, ces appareils vous relient aussi à vos amis et votre famille. La « récompense » est donc très grande lorsque vous cédez à la tentation d’y jeter un œil ! D’où une rivalité parfois pénible entre le monde physique et l’appel d’un monde numérique taillé sur mesure pour vous satisfaire. Là encore, comprendre les rouages de l’attention peut vous aider à déjouer certains « pièges » numériques.

    6 7 pistes pour muscler son attention et sa concentration

    Un certain nombre de facteurs « physiques » nuisent à la qualité de l’attention : le manque de sommeil, l’anxiété et la dépression ou certains syndromes comme le TDAH (Trouble du déficit de l’attention/hyperactivité), les psychotropes, etc. En dehors de ça, il est tout à fait possible de travailler son attention. Il est très important d’éduquer les enfants (et les parents !) sur le sujet, parce qu’énormément de choses dépendent de la qualité de son attention : la réussite scolaire, la sécurité (en tant que piéton ou conducteur par exemple), l’apprentissage d’une langue ou d’un sport, les activités culturelles… Voici 7 bonnes pratiques pour vous aider à booster votre attention.

    S’observer soi-même

    Être capable d’analyser ses propres comportements, de repérer les moments où l’on se laisse distraire permet de désamorcer les situations « à risque » : si vous devez terminer un rapport pour demain matin, mieux vaut éteindre votre portable et travailler loin de la télé pour éviter les tentations et les sollicitations. On peut aussi apprendre à un enfant qu’il peut résister à la tentation de répondre à un copain qui veut bavarder en classe : en expliquant comment fonctionne le circuit de la récompense, on lui enseigne que cette tentation est normale, mais que ce n’est pas elle qui doit décider !

    Déjouer l’illusion du multitasking

    Non, le cerveau ne peut pas se concentrer efficacement sur deux tâches complexes en même temps. Inutile donc d’essayer de boucler votre déclaration d’impôts tout en faisant réviser le théorème de Thalès à votre aîné : vous courrez à l’échec. En avoir conscience et éviter ce type de comportement inefficace est déjà une grande victoire !

    Diviser une tâche complexe en tâches élémentaires

    C’est très efficace pour les enfants, mais pas seulement ! Par exemple, si vous devez relire un texte, il est très difficile de prêter attention au style et à l’orthographe en même temps. Plutôt que de s’épuiser à essayer de tout faire d’un seul coup, mieux vaut commencer par une relecture pour l’orthographe, quitte à commencer par la fin pour ne pas se laisser distraire par le sens. Et enchaîner ensuite sur une seconde relecture pour le style. Idem pour un problème de mathématiques : il peut se décomposer en petites opérations demandant chacune un temps de concentration court.

    Travailler sa posture

    Mobiliser son attention, c’est aussi mobiliser son corps ! On travaille plus efficacement assis à un bureau qu’avachi sur un canapé, parce que cette position relâchée appelle le relâchement de l’attention. Là aussi, il est très important d’apprendre aux enfants à bien positionner leur corps, de façon tonique et équilibrée, pour favoriser le maintien de l’attention.

    Automatiser

    De nombreuses tâches, même complexes en apparence, peuvent être automatisées. Par exemple, taper un texte au clavier : pour un débutant, c’est fastidieux et cela demande une attention extrêmement soutenue. Mais pour quelqu’un qui fait ça tous les jours, l’effort est quasi nul et se fait les yeux fermés ! Cette automatisation du geste permet paradoxalement de libérer l’attention et de faire ainsi la place à la créativité et à l’imagination.

    Éloigner les sources de distraction

    Protégez votre attention en créant une « bulle ». Si vous avez besoin de vous concentrer, rangez votre mobile dans un tiroir, tout simplement ! Vous pouvez aussi instaurer des règles à la maison pour la famille : pas de mobiles à table, pas d’appareils électroniques la nuit dans les chambres, etc. C’est plus efficace que d’essayer de se retenir de consulter ses SMS quand le téléphone « bipe » juste à portée de main.

    Retrouver le plaisir de l’attention

    Créez des habitudes mobilisant une attention gratifiante, comme observer les oiseaux, lire un bon roman, cuisiner, faire un puzzle, tricoter, écrire une histoire… Autant d’activités qui peuvent sembler désuètes, surtout chez les plus jeunes, mais qui sont une manière simple, efficace et agréable d’exercer son attention.

    Podcast : Les clés de l’attention et de la concentration

    Écoutez ou téléchargez le podcast de la conférence Macif/France Inter « Les clés de l’attention et de la concentration », animée par le neurologue Lionel Naccache et le journaliste Mathieu Vidard.

    L’Essentiel de l’article

    • L’attention est essentielle pour les activités quotidiennes comme pour les apprentissages.
    • Elle se décompose en trois mécanismes : alerte, orientation, contrôle exécutif.
    • L’attention est facilement détournée par des stimuli externes ou internes.
    • Il est possible d’exercer son attention.

    (1) William James, The Principles of Psychology, 1890.
    (2) Michael I. Posner et Steven E. Petersen, « The Attention System of the Human Brain », Annual Review of Neuroscience, 1990.
    (3) Deloitte, 2016.
    (4) TDAH France.

  • Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

    1 Le LDDS : comme un livret A, mais solidaire

    Ces livrets « développement durable et solidaire » fonctionnent comme un livret A (il est d’ailleurs possible de posséder les deux), à trois différences près :

    • les fonds sont investis dans le financement de PME, dans l’optimisation énergétique des logements et dans les entreprises de l’ESS (économie sociale et solidaire) ;
    • le plafond est limité à 12 000 € (hors intérêts) contre 22 950 € pour un livret A ;
    • le nombre de LDDS est limité à deux par foyer fiscal.

    Pour le reste : 3 % de taux d’intérêt, exonération d’impôts (sur le revenu et CSG) et disponibilité permanente de votre épargne.

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

     

    +15%

    L’épargne solidaire a progressé de près de de 15 % entre 2022 et 2023. (1)

    2 Les livrets de partage : faire don d’une partie de ses intérêts

    Ces livrets d’épargne, comme le livret Solidaire ou le CSL, vous aident à soutenir les associations et les causes qui vous tiennent à cœur en reversant tout ou partie des intérêts sous forme de dons.

    Le livret Solidaire

    Ce livret bancaire est une alternative intéressante pour ceux qui ont atteint les plafonds sur leur livret A et leur LDDS. Les livrets Solidaires ne sont généralement pas plafonnés. En fonction de l’organisme financier qui le propose, les dons peuvent servir à financer différents types de projets ayant tous pour point commun une dimension solidaire certifiée (associations, crédit municipal, etc.). Si les intérêts sont soumis à la fiscalité en vigueur pour l’impôt sur le revenu et la CSG, il est en revanche possible de défiscaliser une partie des dons : 75 % des sommes versées jusqu’à 536 € et 66 % de la partie des dons supérieure à 536 € (dans la limite de dons représentant 20 % du revenu imposable et uniquement lorsque cela concerne des dons au profit d’organismes d’aide aux personnes en difficulté fournissant gratuitement des repas, des soins ou favorisant le logement).

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

     

    Le saviez-vous ?

    À la Macif, le Livret Solidaire propose un taux particulièrement compétitif de 1,90 % (jusqu’à 2 000 € et 1.30 % au-delà)* et permet d’aider le Samu social de Paris, les Restos du cœur ou le Secours populaire français.

    *Les intérêts sont soumis à la fiscalité en vigueur.

    3 Investir dans les entreprises de l’ESS (et réduire ses impôts)

    Comme pour les entreprises cotées en Bourse, il est possible d’investir dans les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) pour toucher des dividendes en contrepartie.

    Cet actionnariat solidaire est accessible via des clubs d’investisseurs ou des établissements financiers spécialisés dans la finance solidaire. Vous trouverez une liste des établissements et des clubs sur le site de Fair (voir encadré).

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

     

    Le label Fair

    Fair, anciennement nommée Finansol, est une association loi de 1901 créée en 1995, dont l’objet est la promotion de la solidarité dans l’épargne et la finance. Grâce à un panel de critères intégrant (entre autres) la nature sociale ou environnementale de l’utilisation des fonds et la transparence de l’information, le label Fair garantit que les fonds collectés via un produit d’épargne labellisé sont utilisés de façon solidaire. Le site de Fair propose notamment la liste des produits d’épargne, de placement et d’établissements financiers labellisés.

    4 L’épargne salariale solidaire : pensez-y !

    L’épargne salariale ou PEE (Plan d’épargne entreprise) est un dispositif qui permet à certains salariés de se constituer une épargne via leur employeur, souvent grâce à l’intéressement ou la participation dont ils bénéficient. Or on n’y pense pas toujours, mais l’épargne salariale représente pourtant près des deux tiers des fonds solidaires actuellement collectés en France (1). Les salariés qui en bénéficient ont en effet le choix de placer leur épargne sur différents types de fonds, parmi lesquels des FCPES (Fonds commun de placement d’entreprise solidaire, ou fonds « 90/10 ») qui consacrent 5 à 10 % des investissements au financement d’entreprises agréées de l’ESS. Les 90 % restant sont investis dans des entreprises cotées qui intègrent des critères environnementaux et solidaires à leur gestion financière et leurs activités. Les FCPES sont également disponibles dans les portefeuilles de fonds des PERCO (Plan d’épargne retraite collectifs) proposés dans la plupart des grandes entreprises et certaines PME.

    Concrètement, si vous souhaitez vérifier et modifier le type de fonds sur lesquels votre épargne salariale est placée, il vous suffit de contacter l’organisme de gestion en charge pour connaître les modalités de changement d’attribution.

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des produits d’épargne qui garantissent une utilisation solidaire des fonds.
    • Les plus répandus sont les LDDS et les livrets Solidaires.
    • Les produits d’épargne solidaire sont labellisés par l’organisme Finansol.

    (1)  baromètre de la finance solidaire Fair-La Croix  2024

  • Don de RTT et congés : quand la solidarité s’invite dans l’entreprise

    Don de RTT et congés : quand la solidarité s’invite dans l’entreprise

    1 Qu’est-ce que la loi Mathys ?

    Zoom sur le don de RTT

    Offrir du temps à un collègue dont l’enfant souffre d’une grave maladie : c’est ce que permet, en France, la loi Mathys du 9 mai 2014, intégrée dans le Code du travail. Cette dernière autorise en effet le don de jours de RTT, de congés payés et/ou d’heures de récupération entre collaborateurs d’une même entreprise. Concrètement, le dispositif donne à tous les salariés la possibilité de renoncer anonymement et sans aucune contrepartie à tout ou partie de leurs jours de repos non pris (à l’exception des quatre premières semaines de congés payés) afin de les offrir à un collaborateur dont l’enfant est gravement malade, par exemple.
     
    Ce dispositif peut bénéficier au salarié assumant la charge d’un enfant de moins de 20 ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un grave accident rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants.

    Dons de RTT : un dispositif élargi aux aidants familiaux

    Les conditions de ce dispositif ont été élargies en février 2018. Désormais, les aidants familiaux peuvent eux aussi profiter du dispositif dès lors qu’ils viennent en aide « de manière régulière et fréquente », à titre « non professionnel » à « un proche en situation de handicap ou à un proche âgé et en perte d’autonomie » (1). Dans ce cadre, le degré de parenté de l’aidé peut aller jusqu’au quatrième degré (frère, sœur, tante, oncle, cousin germain, neveu, nièce, etc.). La personne à charge peut en outre n’avoir aucun lien de parenté avec le bénéficiaire, mais une relation étroite et stable doit avoir été tissée entre les intéressés.

    Dans tous les cas, le bénéficiaire doit fournir à son employeur un certificat médical détaillé, celui-ci précisant notamment qu’une présence soutenue et des soins contraignants sont indispensables au rétablissement de la personne malade. En outre, qu’il s’agisse de donner des jours de congé ou d’en recevoir, l’accord de l’employeur est indispensable. La rémunération, elle, reste inchangée d’un côté comme de l’autre.

    À savoir

    Le salarié qui bénéficie du don de jours de repos conserve sa rémunération pendant son absence. Par ailleurs, toutes les périodes d’absence sont assimilées à une période de travail effectif, ce qui permet de les comptabiliser pour déterminer les droits du salarié liés à l’ancienneté. Le salarié conserve également le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début de sa période d’absence. (1)

    2 Quand une entreprise soutient l’un de ses salariés

    En 2015, le dirigeant de l’agence lilloise DPS & Co a justement permis à ses collaborateurs de venir en aide à l’une de leurs collègues dont la fille devait être hospitalisée pendant plusieurs mois. Pierre Delobel, concepteur-rédacteur senior, fait partie des nombreux salariés à s’être mobilisé.

    Dans quelles circonstances le don de RTT a-t-il été mis en place au sein de votre entreprise ?

    Pierre Delobel : L’une des collaboratrices de l’agence a dû faire face à la maladie de sa fille âgée d’un an. Un cancer venait de lui être diagnostiqué. Nous avons été extrêmement touchés par cette annonce. Notre collègue nous a ensuite expliqué qu’elle allait devoir s’absenter pendant une longue période pour s’occuper de son enfant, quitte à poser des congés sans solde.

    Cette éventualité nous a interpellés. L’un des salariés, qui avait entendu parler de la loi Mathys dans les médias, a émis l’idée d’offrir du temps. L’initiative était lancée.

    Comment vous êtes-vous organisés en interne ?

    Pierre Delobel : Nous nous sommes rapprochés de notre service Ressources humaines et de notre direction afin de nous assurer que nous pouvions véritablement donner des jours de congé, que nous étions dans le cadre de la loi. Non seulement notre direction a immédiatement donné son feu vert, mais elle a également voulu participer à cet élan de solidarité. Elle s’est ainsi engagée à doubler le nombre de jours qui seraient collectés.

    Le service RH a donc envoyé un e-mail à chaque employé, stipulant qu’y répondre nous engageait à donner un jour de congés payés ou de RTT. Notre agence compte 80 salariés à Lille et une trentaine à Paris et nous avons reçu 89 réponses positives. C’est énorme ! Les Ressources humaines se sont ensuite chargées de la logistique.

    Comment ce geste de solidarité a-t-il été accueilli par la principale intéressée ?

    Pierre Delobel : Elle a été très touchée. Elle a appris qu’elle allait bénéficier de 178 jours de congé (soit près de 7,5 mois) par le biais de sa responsable. Elle nous a tout de suite fait parvenir un message de remerciement. Sa petite fille est malheureusement décédée quelques semaines plus tard. Il restait alors 1,5 mois de congé à notre collaboratrice. Elle a pu utiliser ce temps pour se remettre de cette épreuve. Elle a ensuite repris ses fonctions à l’agence, pleine de reconnaissance, avant de la quitter définitivement peu de temps après. Son départ était indispensable à sa reconstruction, mais je suis persuadé que notre geste restera gravé dans sa mémoire. De même, elle aura toujours une place toute particulière dans l’histoire de l’entreprise.

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    Découvrez le contrat Garantie Autonomie et Dépendance de la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Le don de jours de repos entre salariés d’une même entreprise est encadré par le Code du travail.
    • Le dispositif de la loi Mathys du 9 mai 2014 a été élargi par une loi du 13 février 2018.
    • Peuvent bénéficier de ce don les parents d’enfants gravement malades, mais aussi les aidants familiaux.

    (1) Service-Public.fr, « Don de jours de repos à un salarié parent d’enfant gravement malade ou proche aidant », 2018.

  • 5 bonnes raisons de choisir la conduite accompagnée

    5 bonnes raisons de choisir la conduite accompagnée

    Pourquoi attendre ses 18 ans pour apprendre à conduire, quand on peut s’y mettre bien plus tôt ? En France, il est en effet possible de se lancer dès 15 ans, grâce à l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC), plus couramment appelé « conduite accompagnée ». Un dispositif toutefois soumis à conditions.

    1 Apprentissage anticipé de la conduite : comment ça marche ?

    La réussite à l’examen du Code de la route est le premier impératif pour pouvoir passer derrière le volant. Vingt heures de conduite minimum réalisées avec un moniteur d’auto-école sont également nécessaires pour poursuivre la formation.

    À l’issue de cette première étape, une attestation de fin de formation initiale est délivrée, permettant à l’élève de conduire 3 000 kilomètres (minimum obligatoire pour passer le permis en conduite accompagnée), sous la surveillance étroite d’un accompagnateur titulaire du permis de conduire depuis au moins cinq ans sans interruption.

    Deux entretiens pédagogiques obligatoires avec le moniteur d’auto-école ponctuent cette deuxième étape de la formation. Le premier est organisé quatre à six mois après la date de délivrance de l’attestation de fin de formation initiale, le second lorsque 3 000 kilomètres en conduite accompagnée ont été parcourus.

    À cette occasion, les apprentis conducteurs sont invités à partager leurs premières expériences de la route et à échanger sur des thèmes variés liés à la sécurité routière. Par ailleurs, afin d’évaluer leurs progrès, un test de conduite est également prévu.

    Ce n’est qu’à l’issue de cette deuxième étape que l’élève pourra finalement se présenter à l’examen de conduite, à condition d’avoir atteint l’âge de 17 ans et demi. Chaque année, ce sont près de 200 000 jeunes qui obtiennent leur précieux sésame (1). Rien d’étonnant à ce plébiscite tant il cumule les avantages.

    Une nouvelle voiture à assurer ?

    Bénéficiez d’une simulation de devis en ligne gratuite et retrouvez les garanties d’assurance sur macif.fr.

    2 Augmentation du taux de réussite

    Né à la fin des années 1980, l’apprentissage anticipé de la conduite avait pour objectif, lors de sa création, de faire baisser le taux d’échec au permis de conduire. Pari tenu ! Donner à l’apprenti le temps nécessaire pour se former, aux côtés d’un accompagnateur, expérimenté qui plus est, lui permet d’acquérir plus d’aisance dans l’exercice de la conduite. Résultat, le taux de réussite à l’examen s’élève à 74 % à la suite d’un AAC, contre 55 % en moyenne après une formation classique de vingt ou trente heures (2).

    3 Une assurance à prix avantageux

    À noter qu’outre l’effet sur la formation à la conduite en elle-même, le dispositif peut également avoir un impact sur le tarif des assurances, les jeunes conducteurs passés par la conduite accompagnée pouvant souvent bénéficier d’un tarif préférentiel.

    Preuve de confiance supplémentaire des assureurs envers ces nouveaux usagers de la route, ils sont soumis à une surprime moins importante que les autres jeunes conducteurs. Le plafond de la surprime est ainsi réduit à 50 % la première année de conduite, avant de passer à 25 % la seconde sous réserve de ne pas avoir eu d’accident responsable.

    4 Une période probatoire réduite

    Depuis le 1er mars 2004, l’obtention du permis de conduire s’ouvre sur une période probatoire. En effet, les nouveaux titulaires du sésame ne disposent au départ que de 6 points au lieu de 12. Les 6 points manquants ne leur sont attribués qu’au bout de trois ans, à condition qu’aucune infraction n’ait été commise dans ce laps de temps. Pour les conducteurs ayant obtenu leur permis via le dispositif d’apprentissage anticipé, cette période probatoire est réduite à deux ans.

    À savoir

    Depuis le 1er janvier 2019, il est possible de réduire la période probatoire du permis de conduire de deux ans à un an et demi, dans le cas de jeunes conducteurs passés par l’AAC, et ayant suivi une formation complémentaire réalisée en auto-école. Moyennant une centaine d’euros, les automobilistes devront réaliser cette formation six à douze mois après l’obtention du permis de conduire. Dispensée collectivement par un moniteur d’auto-école, cette formation dure sept heures (3).

    5 Une prise de conscience anticipée

    En plus de permettre au conducteur de se former sur des trajets et dans des situations variées, l’apprentissage anticipé de la conduite permet un échange privilégié entre l’élève et son accompagnateur (généralement un parent), mais aussi entre le conducteur en herbe et son moniteur (notamment pendant les entretiens pédagogiques). Autant de discussions qui peuvent avoir des effets bénéfiques positifs et permettre une prise de prise de conscience anticipée quant aux responsabilités qu’implique le fait d’être un usager de la route.

    Votre enfant a entre 15 et 25 ans et souhaite passer son permis de conduire ?

    Avec le crédit Permis à un euro par jour, il peut emprunter la somme nécessaire à sa formation initiale (de 600 à 1 200 €) qu’il rembourse au rythme de 30 € par mois (soit environ 1 € par jour)*.

    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (orias.fr)

    * Hors assurance facultative. La prise en charge des intérêts correspond au montant de votre emprunt et est intégralement assurée par l’État

    L’Essentiel de l’article

    • L’apprentissage anticipé de la conduite augmente le taux de réussite à l’examen du permis de conduire. (1)
    • Il réduit la durée de la période probatoire de trois à deux ans.
    • Il peut permettre de bénéficier de tarifs préférentiels sur les assurances jeunes conducteurs.

    (1) Le Parisien en partenariat avec la Macif, « Cinq conseils pour la conduite accompagnée », 2018.
    (2) Ministère de l’Intérieur, « Avec la conduite accompagnée, mon permis démarre bien »
    (3) Ministère de l’Intérieur, « Jeunes permis : une formation pour réduire le délai probatoire », 2018.