1 Le paiement sans contact : une sécurité encadrée
Apparu en France en 2011 (1), le paiement sans contact est aujourd’hui plébiscité par les consommateurs pour sa simplicité, sa praticité et sa rapidité. En 2018, le nombre de transactions sans contact en France s’établissait à 2,1 milliards, soit une croissance de 74,5 % par rapport à l’année précédente (2). Les différentes limites à son utilisation ont permis de rassurer les utilisateurs et d’en faire désormais presque un réflexe.
Le plafond du paiement sans contact
Le paiement sans contact, c’est facile et pratique, mais vous ne pouvez pas régler tous vos achats avec. Le seuil de paiement est plafonné pour limiter les pertes en cas de paiements frauduleux. Ce plafond est de 30 euros par opération pour les cartes mises en service après le 1er octobre 2017. Les cartes émises avant cette date restent par défaut plafonnées à 20 euros. Si vous êtes dans cette situation et souhaitez relever votre plafond à 30 euros, renseignez-vous auprès de votre banque.
Une limite du nombre de paiements
Toujours dans le but de limiter les risques de fraudes et les pertes subies en cas de vol ou de perte, le nombre d’opérations sans contact à la suite est limité. De même, le cumul des sommes dépensées en sans contact au cours d’une journée est également plafonné. Ces plafonds peuvent varier en fonction des établissements bancaires. Des plafonds hebdomadaires et mensuels peuvent également être mis en place. Renseignez-vous auprès de votre banque.
Au-delà de ces plafonds d’opérations et dépenses, vous devrez payer classiquement, en introduisant la carte bancaire dans le terminal du commerçant – ou effectuer un retrait dans un distributeur, en tapant votre code dans les deux cas. Cette opération, qui permet de confirmer votre identité, « remet à zéro » tous les plafonds.
L’Essentiel de l’article
Arrivé en France en 2011 (1), le paiement sans contact est devenu une habitude.
Des plafonds limitent les pertes en cas de vol.
Le paiement sans contact est moins risqué que le retrait d’espèces.
1 Le paiement sans contact : une sécurité encadrée
Apparu en France en 2011 (1), le paiement sans contact est aujourd’hui plébiscité par les consommateurs pour sa simplicité, sa praticité et sa rapidité. En 2018, le nombre de transactions sans contact en France s’établissait à 2,1 milliards, soit une croissance de 74,5 % par rapport à l’année précédente (2). Les différentes limites à son utilisation ont permis de rassurer les utilisateurs et d’en faire désormais presque un réflexe.
Le plafond du paiement sans contact
Le paiement sans contact, c’est facile et pratique, mais vous ne pouvez pas régler tous vos achats avec. Le seuil de paiement est plafonné pour limiter les pertes en cas de paiements frauduleux. Ce plafond est de 30 euros par opération pour les cartes mises en service après le 1er octobre 2017. Les cartes émises avant cette date restent par défaut plafonnées à 20 euros. Si vous êtes dans cette situation et souhaitez relever votre plafond à 30 euros, renseignez-vous auprès de votre banque.
Une limite du nombre de paiements
Toujours dans le but de limiter les risques de fraudes et les pertes subies en cas de vol ou de perte, le nombre d’opérations sans contact à la suite est limité. De même, le cumul des sommes dépensées en sans contact au cours d’une journée est également plafonné. Ces plafonds peuvent varier en fonction des établissements bancaires. Des plafonds hebdomadaires et mensuels peuvent également être mis en place. Renseignez-vous auprès de votre banque.
Au-delà de ces plafonds d’opérations et dépenses, vous devrez payer classiquement, en introduisant la carte bancaire dans le terminal du commerçant – ou effectuer un retrait dans un distributeur, en tapant votre code dans les deux cas. Cette opération, qui permet de confirmer votre identité, « remet à zéro » tous les plafonds.
L’Essentiel de l’article
Arrivé en France en 2011 (1), le paiement sans contact est devenu une habitude.
Des plafonds limitent les pertes en cas de vol.
Le paiement sans contact est moins risqué que le retrait d’espèces.
Devant un tas de paperasse à remplir, à envoyer à toutes les administrations, l’erreur est humaine ! Ainsi se définit la nouvelle loi sur le droit à l’erreur, inscrite au Journal Officiel depuis août 2018. Une loi qui se veut en faveur d’une relation de confiance entre l’administration et les administrés.
Concrètement, cette loi donne aux citoyens et aux entreprises le droit de se tromper au moment de remplir leurs déclarations administratives, et ce sans risquer de sanction (1). Cela peut être par exemple pour la déclaration d’impôts sur le revenu ou pour déclarer sa situation auprès de la CAF (Caisse d’allocations familiales). Mais l’erreur doit nécessairement être de « bonne foi » pour bénéficier de ce droit à l’erreur.
2 Qu’est-ce qui constitue une erreur selon la loi ?
Si chaque Français a le droit de se tromper dans ses déclarations, le droit à l’erreur ne s’applique évidemment pas aux récidivistes, ni aux fraudeurs, qui sont par définition, de mauvaise foi (2).
Erreur ou fraude ?
Une erreur n’est pas forcément une fraude dissimulée et la loi souhaite justement faire la différence.
Exemples d’erreur :
Alors que vous êtes salarié en contrat à durée indéterminée (CDI), vous n’avez pas régularisé votre situation auprès de la CAF : on vous demande alors de la régulariser.
L’entreprise que vous dirigez ne semble pas respecter le droit du travail lors d’une inspection. Selon l’infraction constatée, vous pouvez écoper alors d’un simple avertissement.
Exemples de fraude :
Votre erreur se répète malgré les rappels à l’ordre.
Vous ne déclarez pas certains de vos employés au sein de votre entreprise.
Votre honnêteté retenue d’abord en cas d’erreur
En tant que citoyen, vous êtes garant des informations que vous donnez, compte tenu d’un « principe de loyauté ». C’est d’ailleurs tout l’intérêt de cette loi qui part du principe que vous êtes dans une démarche honnête sans volonté de frauder.
À vous d’être vigilant dans vos démarches et à charge des administrations concernées de prouver votre « mauvaise foi » si votre maladresse leur semble être, au contraire, malintentionnée. (2)
Comme le dit la loi sur le droit à l’erreur :
« Une personne ayant méconnu pour la première fois une règle ou ayant commis une erreur matérielle ne peut faire l’objet d’une sanction si elle a régularisé sa situation de sa propre initiative ou après avoir été invitée à le faire par l’administration. » (3)
Inutile d’essayer de frauder en multipliant les erreurs ! En cas de récidive, le droit à l’erreur ne s’applique plus.
C’est le nombre d’allocataires de la CAF contrôlés en 2016, soit 56,25 % d’entre eux. (4)
3 Comment rectifier l’erreur ?
Comment pouvez-vous régulariser votre situation ?
Le plus tôt reste le mieux, si vous vous apercevez de votre erreur.
Si ce sont les services administratifs eux-mêmes qui vous le demandent, là aussi il faudra montrer votre réactivité. Sachez néanmoins que même si vous rectifiez le tir, vous ne serez pas pour autant dispensé de régler des indemnités de retard par exemple dans la déclaration de vos ressources : le droit à l’erreur n’est donc pas un droit au retard.
Ainsi, si le fisc détecte une erreur de déclaration de revenus, le montant de vos intérêts de retard est abaissé de 30 % si l’erreur est détectée par l’administration comme étant de « bonne foi », et de 50 % si vous la rectifiez de vous-même. En revanche, vous devrez payer l’entièreté de vos intérêts de retard si l’administration prouve que votre erreur était délibérée.
Les entreprises peuvent demander un « droit au contrôle »
Les entreprises bénéficient, au même titre que les citoyens, d’un droit à l’erreur. Ainsi, si une erreur est détectée par l’administration, c’est à elle de prouver la mauvaise foi ou la fraude de l’entreprise.
Les entreprises peuvent également demander à être contrôlées par l’administration. Plutôt que de redouter un contrôle inopiné de l’administration, elles pourront bénéficier de ce « droit au contrôle ». Ainsi, en cas d’erreur, l’entreprise pourra régulariser sa situation sans craindre de sanction. (3)
Vous pouvez joindre les services publics
Nul n’est censé ignorer la loi, mais tout le monde peut réparer. Pour cela, le meilleur moyen d’éviter des erreurs reste de joindre « Allô Service Public » au numéro 3939, mis à votre disposition pour parler directement à l’administration, concernant beaucoup de sujets de votre quotidien comme le droit du travail, le logement, la consommation, les procédures judiciaires, l’état civil, le droit des étrangers ou des associations. Le numéro sera même gratuit dès 2021 et en attendant, le prix est de 0,15 euro/minute + le prix d’un appel.
D’ici là et dans tous les cas, vous avez aussi le droit de demander des explications sur l’état du traitement de vos démarches et de votre cas.
L’Essentiel de l’article
Le droit à l’erreur : une loi pour une relation de confiance entre l’administration et les administrés.
Vous devez rectifier votre erreur pour qu’elle ne soit pas considérée comme une fraude.
Une entreprise peut demander à être contrôlée dans ses déclarations administratives.
Le 3939 est le numéro unique pour poser toutes vos questions d’ordre administratif.
(1) Loi n° 2018-727 DU 10/08/2018 pour un État au service d’une société de confiance
Le RGPD est entré en application le 25 mai 2018. Si vous vous demandez si vous êtes concerné par son application, la réponse est « Oui ! »
La protection des données avant le RGPD
Pourquoi le RGPD ?
Avant cette date du 25 mai 2018, à chaque fois que vous consultiez un site pour des informations ou que vous achetiez en ligne, l’entreprise concernée collectait un certain nombre de données sur vous et vos habitudes de consommation (nom, adresse, numéro de téléphone, achats effectués, pages Internet vues et localisation). Des données qu’elle pouvait revendre ensuite et qui étaient souvent exploitées à des fins publicitaires.
Un règlement qui protège votre vie privée
Désormais, la collecte et l’exploitation de ces données sont encadrées et réglementées. Les entreprises doivent demander votre consentement pour collecter et traiter vos informations personnelles. Vous êtes également en droit de demander les données qu’elles détiennent sur vous, pour les vérifier, ou même exiger, dans des cas déterminés, leur suppression. Vous pouvez demander la fermeture de votre compte pour un site marchand et la suppression de toutes les données afférentes. Vous devez faire votre demande par voie électronique (sur le site en question) ou par courrier (avec accusé de réception) auprès du site concerné. N’oubliez pas de conserver une copie de vos démarches.
2 Le RGPD donne des droits nouveaux
Le RGPD vous donne également d’autres droits.
La portabilité des données
De la même manière que vous conservez votre numéro de votre téléphone mobile en passant d’un opérateur à un autre, vous pouvez demander à récupérer vos données personnelles à un fournisseur de services et les transférer à un autre. Cela peut vous permettre par exemple de passer d’une plateforme de streaming à sa concurrente en conservant vos playlists. C’est ce que l’on appelle la portabilité des données.
Des CGU simplifiées
Les conditions générales d’utilisation, ces textes longs et rébarbatifs que vous ne lisez sans doute jamais, sont désormais plus simples et plus compréhensibles.
Des données personnelles effacées automatiquement
La conservation de vos données personnelles pour une durée illimitée est désormais interdite. Ainsi, les entreprises déterminent des durées de conservation pour garantir une utilisation raisonnée de vos données
La Cnil soutient vos droits !
Enfin, lorsque vous constatez que vos droits ne sont pas respectés ou que des données sont collectées à votre insu, vous pouvez décider de formuler une plainte auprès de la Cnil afin que celle-ci puisse demander à l’entreprise de se mettre en conformité et de respecter vos droits sous peine de sanctions.
Le droit au déréférencement a été instauré par une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) en 2014. Vous pouvez désormais demander à un moteur de recherche, Google, Yahoo, Bing, Internet Explorer, Safari, Mozilla Firefox ou Qwant, par exemple, de supprimer les liens vers les pages contenant des informations personnelles que vous jugez nuisibles à votre réputation.
Une fois votre demande de déréférencement prise en compte, les pages en question ne sont plus accessibles via ces moteurs de recherche. Tout du moins au sein des 27 pays membres de l’Union européenne (1).
557 333
Entre le 29 mai 2014 et le 1er octobre 2018, Google a reçu plus de 557 000 demandes de suppression d’URL, c’est-à-dire de pages web, en provenance de toute l’Europe. 49 % des demandes ont abouti.*
2 Des demandes de déréférencement rejetées
Tous les moteurs de recherche doivent se conformer à la décision de la Cour de justice de l’Union européenne.
Mais comment cela se passe-t-il dans la pratique ? Vous devez remplir un formulaire électronique de demande de déréférencement que vous trouvez en faisant une requête spécifique sur le site concerné. Il faut alors décliner ses coordonnées et son identité (en y ajoutant un justificatif), expliquer les motifs de sa demande et donner les adresses des liens et des pages que l’on souhaite voir disparaître.
Votre demande est alors étudiée par le moteur de recherche. Votre requête peut être rejetée au motif que les informations diffusées relèvent de l’« intérêt public » ou plutôt de l’intérêt du public pour une information donnée. Le moteur de recherche peut invoquer cette raison pour s’opposer à une demande de droit au déréférencement en prônant la liberté d’expression et le droit à l’information.
Pour être acceptée, la demande doit remplir plusieurs conditions : les informations incriminées doivent porter atteinte à la vie privée (santé, religion, etc.), ou nuire à la réputation sans éléments tangibles ou preuves, et il faut être mentionné en propre dans les requêtes de recherche.
Il y a donc un jeu d’équilibre qui oscille entre intérêt général et protection des droits et libertés des individus.
Sachez qu’en cas de refus, vous pouvez vous adresser à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) qui pourra plaider à son tour votre cause auprès des responsables du moteur de recherche si elle juge votre requête justifiée.
Relisez votre contrat d’assurance de responsabilité civile ou de protection juridique si vous en avez souscrit un, ou renseignez-vous auprès de votre assureur car celui-ci peut vous accompagner dans ces démarches d’application du droit au déréférencement.
Prêt, feu, déréférencez !
Si vous souhaitez faire jouer votre droit au déréférencement sur Internet, voici quelques-uns des formulaires mis à disposition pour les moteurs de recherche.
(2) Les 27 États membres de l’Union européenne sont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.
Gaëtan Thareau. En tant qu’élu à la commission Formation Emploi-insertion de la communauté de commune de Chinon, Vienne et Loire (Indre-et-Loire), je m’étais rendu compte que le taux de chômage sur les petits villages excentrés était plus élevé qu’en cœur d’agglomération, à plus forte raison chez les personnes ayant des difficultés de mobilité et d’apprentissage. Ces personnes se retrouvent isolées et ne font plus de démarches vers l’emploi car elles sont exclues de fait. J’ai donc eu le sentiment qu’il fallait agir sur le levier de la mobilité et de l’aide à l’apprentissage de la conduite pour les accompagner sur le chemin de la réinsertion.
2 Comment avez-vous créé La Batoude, et qui sont vos utilisateurs ?
G. T. Retraité d’EDF, je n’avais pas de lien particulier avec l’univers de l’auto-école. Par hasard, j’ai rencontré une ex-monitrice qui, elle-même, était en train de monter un projet d’auto-école solidaire. Nous avons donc joint nos forces et nos idées, et c’est ainsi que La Batoude est née.
Une batoude, c’est un tremplin utilisé par les acrobates pour prendre de l’élan. C’est un clin d’œil vers les personnes en difficulté d’apprentissage à qui s’adresse l’auto-école. Nos utilisateurs nous sont envoyés uniquement par les services d’aide sociale, les missions locales et Pôle emploi. Les profils sont donc très variés : des jeunes qui entrent dans la vie active, des mères isolées, des personnes qui ont eu un retrait de permis, des personnes en recherche d’emploi depuis longtemps, des saisonniers agricoles qui ont besoin de passer le permis pour trouver ou conserver leur emploi, etc.
3 Qu’est-ce qui différencie La Batoude d’une auto-école ordinaire ?
G. T. L’idée repose sur deux piliers : d’une part, avoir des cours de code et de conduite adaptés aux difficultés de chaque élève. D’autre part, pratiquer des tarifs sociaux et mobiliser des aides financières permettant un reste à charge le plus faible possible pour eux.
Les apprenants passent un test écrit qui a pour but de cerner les difficultés de chacun et de permettre l’adaptation des programmes. Notre monitrice a une certification de lutte contre l’illettrisme des adultes, ce qui est évidemment un atout capital. Par exemple, certaines personnes peuvent suivre les cours de code sur ordinateur, mais d’autres auront besoin d’une projection vidéo sonorisée. Quand c’est pertinent, nous privilégions aussi la pédagogie participative, basée sur l’échange en groupe, pour entamer un processus de resocialisation.
Avec ce système, nous avons un taux de réussite de 70 % ce qui est un bon score ! En à peine plus d’un an d’existence, nous avons 13 codes et 13 permis passés et obtenus à notre actif, dont un sans-faute au code. Nous sommes très fiers !
C’est le taux médian de réussite au permis de conduire en France en 2017. (2)
4 Et comment arrivez-vous à pratiquer des tarifs aussi bas ?
G. T. Chaque élève s’acquitte d’une cotisation de 50 euros/mois comprenant 10 heures de code par semaine, à laquelle s’ajoute le prix des cours de conduite : 45 euros/heure minorés de 10 euros/heure grâce aux dons des fondations dont la Fondation Macif.
Mais le fait de passer par des prescripteurs sociaux permet de solliciter des aides de l’État, qui sont directement activées par ces prescripteurs pour le bénéficiaire. Comme nous sommes reconnus en tant qu’organisme de formation, ça permet aussi à nos élèves de financer tout ou partie de leur permis sur leur compte personnel de formation. Cumulé à d’autres aides, comme celles venant de la Fondation Macif, ce surplus permet de couvrir le coût des leçons pour qu’au final le reste à charge pour l’élève soit le plus faible possible. Par exemple, une personne qui a des revenus très faibles, qui touche le maximum d’aides et décroche son permis avec seulement 20 heures de conduite, ne paiera au final que 5 euros.
5 Vous avez donc besoin de ces aides et subventions pour mener à bien votre mission ?
G. T. En effet, les aides des fondations sont vitales dans notre modèle économique, car elles sont un complément indispensable au subventionnement du coût global du permis de conduire. Nous sommes depuis peu reconnus d’utilité publique, ce qui veut dire que nous sommes aussi éligibles aux dons.
Au lancement de La Batoude, la Fondation Macif nous avait déjà aidés avec une subvention de 3 000 euros afin d’acheter du matériel et de financer la location longue durée de la voiture utilisée pour les cours de conduite. En bonus, nous proposons aussi à nos bénéficiaires des ateliers formation aux premiers secours ou à la petite mécanique. Grâce à la Macif, nous leur proposons également des ateliers pour apprendre à remplir un constat à l’amiable. Un vrai avantage pour eux !
L’Essentiel de l’article
L’auto-école La Batoude propose des formations adaptées aux publics en difficulté et ayant des difficultés d’apprentissage.
Les formations sont financées par des aides publiques, des donations de fondations et le compte personnel de formation.
Le reste à charge pour les élèves est très inférieur au coût d’une auto-école classique.
1 À la cuisine : passez-vous de plastique et optez pour le vrac et le lombricompostage
Avec 5 à 13 millions de tonnes de plastique qui finissent chaque année dans les océans (1), l’urgence de réduire nos déchets est plus que jamais d’actualité. Pour Adeline, bénévole à la Maison du Zéro Déchet, la prise de conscience a eu lieu il y a 5 ans :
« C’est une décision qui est venue par l’alimentation. Je fais régulièrement mes courses au marché et j’étais choquée par le gâchis de nourriture jetée en fin de marché. J’ai donc commencé à composter mes déchets alimentaires et à faire attention à ce que j’achetais, pour avoir toujours les justes quantités. »
Achetez vos aliments en vrac
Pour elle, l’achat en vrac est donc la base, ce qui implique de revoir certaines habitudes de shopping :
« Acheter en vrac, ça veut dire aussi que je ne fréquente plus les mêmes magasins qu’avant. Même si la grande distribution commence à se mettre à la vente en vrac, ça reste limité. Je fais donc principalement mes courses dans les petites épiceries et les magasins bio ou spécialisés, qui, certes sont parfois un peu plus chers, mais proposent plus de choix. »
Acheter en vrac nécessite donc d’investir dans des récipients qui remplaceront les emballages des produits alimentaires. Optez pour des bocaux en conserve, avec un joint en silicone, pour préserver vos denrées alimentaires à l’abri de l’humidité, de la poussière ou même des petites bêtes. Le verre est le meilleur contenant car il est durable, facile à nettoyer et non toxique. Pensez à stériliser les bocaux entre chaque utilisation : il suffit de les faire bouillir dans de l’eau. En choisissant des bocaux de verre, vous pourrez voir d’un simple coup d’œil vos aliments et ils apporteront une touche déco à votre cuisine ! Sinon, vous pouvez aussi recycler les pots de confiture…
Pensez également qu’acheter en vrac, demande un peu d’organisation : vous aurez peut-être besoin d’apporter vos récipients vides (bocaux, sachets…) pour les remplir. La plupart des magasins supermarchés et épiceries bio proposent néanmoins des sachets en papier sur place. Le tout est ensuite payé au kilogramme en caisse.
J’achète en vrac tout ce qui peut l’être, comme le café, les pâtes, le riz, les céréales, les légumes et fruits secs, les épices…
Faire un compost facilement !
La deuxième étape menée par Adeline pour réduire ses déchets a été de mettre en place un compost. Vivant en ville, elle s’est tournée vers une solution de lombricompostage. Le principe est simple : des lombrics (vers de terre) enfermés dans une boîte décomposent les déchets alimentaires tels que les épluchures de fruits et légumes, les coquilles d’œuf, le pain ou encore le marc de café. Ils circulent dans plusieurs tamis empilés les uns sur les autres, pour arriver à un compost directement utilisable. Ces lombricomposteurs peuvent s’acheter tout prêts, mais vous pouvez aussi les fabriquer vous-même !
« Ça n’a rien de compliqué, mais si on ne sait pas par où commencer, on peut se faire aider », explique Adeline. « Je suis bénévole à La Maison du Zéro Déchet, à Paris, et nous conseillons justement les personnes qui souhaitent se lancer. Beaucoup de gens sont intéressés mais ne savent pas comment faire ou sont un peu rebutés à l’idée d’avoir chez eux une boîte pleine de petits vers. Mais dès qu’on leur montre comment ça marche, ils sont rassurés ! Il y a aussi de plus en plus de blogs consacrés au lombricompostage. »
C’est la quantité de déchets ménagers produits par les Français. (2)
2 À la salle de bains : exit le jetable
Côté salle de bains, on peut faire beaucoup avec peu. À commencer par remplacer les produits jetables par leur équivalent durable : mouchoirs en tissu, rasoirs non jetables, oriculi (coton-tige en bois réutilisable), disques démaquillants en coton, couches bébé lavables, « coupe » menstruelle en silicone, brosse à dents à manche réutilisable et/ou en bambou… Il y a aussi les cosmétiques solides (shampoing, dentifrice) qui n’ont pas besoin d’emballage. En fonction de ses besoins, on peut presque toujours trouver des alternatives.
Autre astuce : fabriquer soi-même savon, lessive et produits d’entretien. La plupart des magasins bio ou spécialisés dans la vente en vrac proposent des kits très simples à utiliser. Avec du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude, du citron et de l’huile de coude, vous aurez le nécessaire pour tout nettoyer chez vous. À la clé : moins d’emballages évidemment, mais aussi des produits plus sains et souvent moins chers.
Vous souhaitez agir pour l’environnement ?
Rendez-vous sur Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.
Les vieux conseils – DIY : Faire ses produits ménagers
Francine et René vous partagent leurs vieux conseils pour vous apprendre à fabriquer soi-même ses produits ménagers pour garder son appartement propre tout en faisant des économies !
Réduire ses déchets, c’est une démarche globale qui s’installe petit à petit.
3 Dans la chambre et le salon : troquer, donner, recycler
Pour tout le reste, il y a deux moyens efficaces de jeter moins : acheter moins, et donner ou recycler plus.
« J’achète moins de vêtements qu’avant, et je vais plus souvent dans les friperies : ne pas acheter neuf, c’est éviter déjà des déchets », recommande Adeline. « J’ai aussi créé un système de troc qui marche très bien avec mes collègues car on s’est toutes rendu compte qu’on avait beaucoup de choses qu’on ne portait pas. Et tout ce dont je ne me sers plus, je le donne à Emmaüs : vêtements, livres, téléphones… Il y a beaucoup de points de collecte, qui garantissent la réutilisation des produits ou un recyclage optimal. »
Pour Adeline, tout le monde peut s’y mettre, de façon progressive.
« L’idée n’est pas de revenir à l’âge de pierre mais d’entamer une démarche globale et progressive : on fait plus attention à ce qu’on achète, où on l’achète, en quelle quantité, etc. Au final, on fait pas mal d’économies parce qu’on achète moins sans avoir l’impression de se priver. À chacun de trouver ses solutions en fonction de ses besoins et de ses contraintes ! »
La Maison du Zéro Déchet
La Maison du Zéro Déchet est une association gérée par des bénévoles. Implantée rue Charles-Nodier à Paris, elle propose une partie boutique (kits de fabrication de lessive, bentos, sacs de vrac réutilisables, couches lavables, etc.) et une partie atelier pour apprendre les bons gestes pour réduire ses déchets.
L’Essentiel de l’article
Achetez au maximum vos denrées en vrac et en petite quantité pour limiter le gaspillage.
Remplacez les produits d’hygiène jetables par des équivalents réutilisables.
Donnez au lieu de jeter, et achetez plus souvent d’occasion.
Fabriquez votre propre lessive et passez au lombricompostage.
L’ESP (Electronic Stability Program ou correcteur électronique de trajectoire)
L’ESP stabilise la voiture dans les virages en agissant en cas de survirage (l’arrière du véhicule décroche et entraîne un tête-à-queue) ou de sous-virage (le véhicule glisse de l’avant et part tout droit). Alerté par des capteurs et aidé des dispositifs d’ABS et d’antipatinage des roues, l’ESP module à la fois la puissance de freinage, l’antiblocage et la traction aux roues pour ramener le véhicule dans sa trajectoire.
Les sièges auto Isofix
Isofix est une norme ISO d’ancrage pour les sièges pour enfants (norme ISO 13216-1:1999 « Ancrages dans les véhicules et attaches aux ancrages pour systèmes de retenue pour enfants »). Ces sièges offrent une sécurité renforcée en cas de collision.
L’installation est assez simple. Les attaches situées à l’arrière du siège viennent s’accrocher aux points d’ancrage Isofix, situés dans la banquette arrière sur tous les véhicules neufs produits après 2011. Si vous ne les trouvez pas immédiatement, passez la main sous le dossier pour les déceler.
Une fois votre enfant assis, l’installation se complète en l’attachant avec la ceinture de sécurité ou en positionnant un bouclier d’impact devant lui. Vous pouvez également ajouter un dispositif antirotation destiné à éviter la bascule du siège vers l’avant, en installant soit une jambe de force (une sorte de béquille) soit un Top Tether (une sangle de retenue).
Obligatoire depuis le 1er avril 2018, ce système embarqué d’appels d’urgence prévient les secours en cas d’accident de la route, manuellement ou automatiquement.
En cas de choc important, c’est la voiture qui déclenche l’alerte en direction d’une plateforme de secours via les capteurs intégrés dans les airbags. Le conducteur, ou un témoin venu porter assistance, peut également déclencher l’eCall manuellement via une touche SOS. C’est le 112 (numéro d’appel de secours européen) qui reçoit l’appel. Immédiatement, il tente d’entrer en contact avec la voiture via l’eCall. Si personne ne répond au bout d’une minute quinze, les forces d’intervention sont déclenchées : pompiers, ambulance…
Les classiques : ABS, témoins, système de surveillance…
D’autres dispositifs technologiques bien connus fonctionnent depuis longtemps sur les véhicules : l’ABS, le témoin de ceinture non bouclée pour le conducteur et les passagers, les systèmes de surveillance de pression des pneus (TPMS) qui permettent de supprimer le risque d’usure des pneus due à une pression trop faible, etc.
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10 MINUTES 17 SECONDES
C’est le temps moyen entre la diffusion de l’alerte et l’arrivée des secours pour un accident de la circulation en France. (1)
2 Les équipements proposés de série
L’assistance au freinage d’urgence
Une assurance contre les pertes temporaires de concentration ou un début de somnolence. Ce dispositif est en effet capable de freiner votre voiture ou de la ralentir au maximum avant un impact jugé inévitable. Des capteurs (radar et/ou vidéo) surveillent la zone située à l’avant du véhicule. Si un obstacle se rapproche dangereusement, vous êtes prévenu par une alarme sonore, mais si vous ne réagissez pas, le freinage autonome entre en action. Selon la vitesse à laquelle vous circulez, il sera plus ou moins intense.
Le système fonctionne de 7 km/h à 160 km/h, mais le freinage ne continuera jusqu’à l’arrêt complet du véhicule que dans le cas d’une vitesse inférieure à 45 km/h.
La reconnaissance des panneaux de signalisation
Cette technologie permet de lire les panneaux situés au bord ou au-dessus de la route. Une icône située sur le tableau de bord vous signale les limitations de vitesse, les interdictions de dépasser, etc. Elle évolue à chaque fois que de nouvelles limites ou interdictions entrent en vigueur.
Les feux de route automatiques
La conduite de nuit est désormais plus facile. Plus besoin de passer sans cesse des feux de route aux feux de croisement à chaque fois que vous croisez un autre véhicule. Les feux de route automatiques le font pour vous. Le dispositif passe temporairement en feux de croisement lorsqu’un véhicule roulant en sens inverse ou devant vous est détecté, et il revient ensuite automatiquement en feux de route pour vous donner une visibilité maximale.
Le système d’aide au maintien dans la voie
Il utilise une caméra installée à l’avant pour détecter si vous dépassez sans vous en rendre compte une ligne au sol. Auquel cas, votre volant se met à vibrer et un voyant s’allume sur le tableau de bord. Si vous mettez du temps à réagir ou si vous restez sans réaction, le système actionne alors le volant pour vous aider à revenir en toute sécurité dans votre voie.
L’avertisseur d’angle mort
Il vous permet de changer de voie de façon plus sûre, en voyant ce que vous ne pouvez pas voir. Les capteurs radar surveillent les angles morts des deux côtés de votre voiture. Si un véhicule est détecté, vous êtes alors averti de sa présence grâce à une alerte visuelle sur le rétroviseur extérieur du côté concerné.
2 500
C’est le nombre de vies que permettrait de sauver l’eCall chaque année en Europe. (2)
L’Essentiel de l’article
Des appels d’urgence embarqués.
Plus de sécurité pour les enfants avec les sièges auto Isofix.
Le freinage automatique d’urgence entre en action en cas d’impact détecté.
Les feux de route automatiques : plus de confort pour rouler la nuit.
(1) Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, 2016.
Rein, foie, cœur… Greffer un organe consiste à échanger un organe déficient par un organe sain. Une opération chirurgicale est donc nécessaire. Les personnes nécessitant une telle opération sont enregistrés par leur médecin sur une liste d’attente tenue par l’Agence de biomédecine. On retrouve parmi eux des personnes de tout âge qui sont atteintes de malformations cardiaques, de mucoviscidose, d’insuffisance rénale, ou encore de certains cancers…
Le manque persistant d’organes disponibles, malgré la hausse des dons (+ 5 % par an en moyenne (1)) est le principal obstacle à la greffe. On compte environ 1 donneur pour 3 malades (1).
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C’est le nombre de malades en France qui ont besoin chaque année d’une greffe d’organes (1).
2 Le don de tissu
Le tissu est une partie du corps humain destinée à assurer une fonction. Quand une personne est décédée, elle peut donner à la fois ses organes et ses tissus : des artères, de la peau, des valves cardiaques, des tendons…
Les « tissus » peuvent concerner des greffes de peau, pour soigner par exemple les grands brûlés, mais aussi des greffes de cornée qui permettront de redonner la vue aux malvoyants.
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C’est le nombre de personnes qui ont reçu une greffe de tissus en 2017. (1)
Une journée mondiale dédiée au don de moelle osseuse
Chaque année, 3 000 malades ont besoin d’une greffe de moelle osseuse en France (2). Ces personnes sont atteintes de pathologies graves du sang telles que des leucémies ou des lymphomes. Seulement 1 patient sur 4 a la chance d’avoir un donneur compatible dans sa famille.
Face à ce manque de donneurs en moelle osseuse, dû notamment à des appréhensions concernant le prélèvement, l’Agence de la biomédecine profite de la 4e journée mondiale dédiée au don de moelle osseuse pour communiquer et sensibiliser le grand public sur son importance.
3 Les conditions pour donner un organe
Don de son vivant
Aujourd’hui le prélèvement d’organes est possible à tout âge. Le rein et le foie peuvent être prélevés sur des personnes âgées. Pour les mineurs, les parents ou les tuteurs légaux doivent absolument donner leur autorisation.
En 2017, 3,6 % des donneurs avaient 17 ans ou moins, 28,9 % de 50 à 64 ans et 41,3 % plus de 65 ans (1).
L’âge des donneurs prélevés augmente : 57,8 ans en 2017 contre 56,1 ans en 2016 et l’activité de greffe à partir de donneurs vivants progresse légèrement (1).
Malade ou en bonne santé, il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes et de tissus. Néanmoins, le donneur fait l’objet d’un bilan médical complet comportant des examens cliniques, radiologiques et biologiques pour s’assurer de sa capacité à faire un don et de la compatibilité avec le receveur.
Don le jour du décès
C’est le cas le plus fréquent. En effet, dans 90 % des cas (1), le donneur d’organe est décédé. La personne décédée peut ainsi permettre de greffer plusieurs malades. Les organes sont maintenus artificiellement en état de fonctionner par des techniques de réanimation jusqu’à l’opération de prélèvement. Le corps, traité avec respect, est ensuite rendu à la famille.
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greffes d’organes ont été réalisées en 2017. Après le rein, les organes le plus transplantés ont été le foie, le cœur, les poumons et le pancréas (1).
4 Comment signaler son choix ?
« Consentement présumé »
Depuis le 1er janvier 2017, au titre de la solidarité nationale chaque Français qui décède est considéré comme donneur d’organes : c’est ce qu’on appelle le « consentement présumé ». Il est recommandé d’informer les proches de son choix et de connaître les leurs pour être en mesure de témoigner.
À noter : cette carte n’a aucune valeur légale. Elle veille à consolider un engagement, ouvrir la discussion et montrer que l’on soutient le don. Elle permettra également aux proches d’être plus sereins. Carte ou non, les médecins consultent toujours les proches avant d’envisager tout prélèvement. Si ceux-ci s’opposent au don, ce choix est respecté.
Refus général
Inscription sur le registre national des refus
Si vous ne souhaitez pas donner d’organes, vous avez la possibilité de vous inscrire gratuitement sur le registre national des refus. Il vous suffit pour cela d’en informer l’Agence de la biomédecine en remplissant ce formulaire. Il vous faudra dater le document, le signer ainsi que laisser une photocopie de votre pièce d’identité.
De nouvelles modalités
Selon le décret du 11 août 2016, vous avez également la possibilité d’exprimer votre refus en laissant un document écrit à un proche. Notez bien votre nom, prénom, datez et indiquez votre date de naissance. C’est la condition sine qua non pour que ce document soit considéré comme valable. (3)
Un proche de la personne décédée peut aussi faire valoir le refus de prélèvement d’organes que cette personne aurait manifesté expressément sans l’exprimer par écrit de son vivant. Dans ce cas, les médecins demanderont au proche une attestation écrite des circonstances du refus.
La possibilité de modifier son refus
Vous changez d’avis ? Sachez qu’il est toujours possible de faire marche arrière ! Vous bénéficiez effectivement d’un droit d’accès et de rectification.
Refus spécifique à certains organes
Vous pouvez aussi porter votre refus sur certains organes ou tissus en particulier. Par exemple, vous pouvez refuser le prélèvement de vos yeux, , mais permettre une greffe de foie.
Le don d’organe est anonyme et gratuit
Selon la loi de bioéthique, le don d’organes est anonyme et gratuit. Le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur et le nom du receveur ne peut être communiqué au donneur. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes. Toute rémunération, monétaire ou autre, en contrepartie du don d’organes est interdite. Le principe de la gratuité du don est posé dans le Code civil et repris dans le Code de la sécurité sociale et de la santé publique (4).
La fatigue oculaire correspond à une douleur au niveau des yeux.
Les symptômes
Les symptômes de la fatigue oculaire sont :
des douleurs au niveau des yeux : de la tension, de l’inconfort et de la lourdeur) ;
des irritations ;
des yeux qui piquent ;
une impression de brûlure ou bien de sécheresse oculaire ;
des démangeaisons et des larmoiements inhabituels ;
des rougeurs.
On note également une fatigue visuelle avec des douleurs derrière les yeux.
Apparaît, en fin de journée, une fatigue physique avec des maux de tête ressentis autour des orbites, au-dessus des sourcils, aux tempes ou au front.
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C’est le nombre d’heures passées en moyenne par jour par les Français devant leurs écrans. (1)
Les causes
La fatigue oculaire est principalement due :
au travail sur écran et à l’usage quotidien des tablettes et des smartphones ;
à la conduite longue d’un véhicule ;
à un éclairage trop fort ou trop faible ;
à une lecture prolongée ;
à des conditions de travail sollicitant beaucoup la vision.
À la fin de la journée, les yeux sont fatigués. Pendant plusieurs heures, ils ont dû faire des efforts d’accommodation pour passer d’une vision de près à une vision de mi-distance et de loin.
2 Fatigue oculaire : comment la prévenir ?
La lumière dite lumière bleu-violet émise en quantité importante par les écrans, est nocive pour nos yeux qui ne sont pas préparés à rester si longtemps exposés. Comment éviter ces yeux qui piquent ?
Bien que la lumière bleu-violet soit invisible à l’œil nu, elle est émise en quantité importante par les écrans du quotidien ou par certains systèmes d’éclairage à LED. Elle est nocive pour la santé (2).
Porter des verres traités antilumière bleue
Pour les porteurs de lunettes, optez pour un traitement antilumière bleue de vos verres de correction.
Pour les non-porteurs de lunettes, choisissez des lunettes sans correction visuelle, mais traitées antilumière bleue.
S’équiper de lunettes antifatigue
On les appelle aussi lunettes de repos, lunettes antifatigue, ou encore lunettes pour écran.
Devant l’écran d’ordinateur
Pour prévenir la fatigue visuelle devant un écran d’ordinateur quelques réflexes sont bons à adopter :
Choisir un écran inclinable ;
positionnez le haut de l’écran à la hauteur des yeux : 60 à 80 cm ;
réglez la hauteur du bureau et les pieds de la chaise ;
placez l’écran face à soi et non sur le côté ;
l’écran doit rester propre ;
l’écran ne doit pas être placé face à une fenêtre ;
réglez la luminosité de l’écran et veillez à la baisser, surtout en fin de journée.
L’organisation du travail
L’amélioration de l’organisation du travail, parfois difficile à appliquer, contribue elle aussi au confort visuel. Il est bénéfique de réduire le temps de travail. Faites une pause de cinq minutes par heure dans un travail de saisie ou une pause toutes les deux heures pour un travail non lié aux écrans.
3 Fatigue oculaire : comment la traiter ?
Des verres avec corrections d’optique
Les lunettes jouent un rôle primordial, surtout pour les presbytes. Les verres progressifs sont la meilleure solution. Vous pouvez opter pour des verres « intermédiaires » qui permettent d’agrandir la profondeur ou la largeur de champ.
L’orthoptie
L’orthoptie permet de rééduquer des yeux ou réadapter des troubles de la vision. Elle est constituée d’exercices qui sont adaptés au problème visuel dont souffre le patient.
Avant d’effectuer cette gymnastique oculaire, un bilan est nécessaire. D’abord prescrit par un médecin ou un ophtalmologiste, il sera ensuite réalisé par un spécialiste : l’orthoptiste.
Il existe divers problèmes pris en charge lors d’une séance de gymnastique oculaire, dont la presbytie, la détente oculaire et la fatigue visuelle. Des exercices peuvent ensuite être faits facilement à la maison tels que :
le palming : placez les paumes de vos mains sur les yeux, puis serrez vos doigts pour ne pas que la lumière passe. Vos yeux sont alors au repos, fermés derrière vos paumes. Restez ainsi pendant une minute, afin de les laisser se reposer. Le fait que les yeux soient dans l’obscurité, avec en plus la chaleur des mains, leur permet de se ressourcer fortement.
le « signe de l’infini » : tenez-vous les yeux ouverts, détendus et la tête immobile, et tracez avec vos yeux le signe de l’infini. Faites-le plusieurs fois, en un seul et même mouvement fluide et sans vous arrêter.
cligner des yeux : clignez vos yeux en exagérant le mouvement pendant trente secondes. Vous activez alors vos glandes lacrymales, produisant des larmes et humidifiant l’œil.
Connaissez-vous le yoga des yeux ?
Il favorise l’amélioration de la vision en évitant une fatigue des yeux, et ce à l’aide de mouvements oculaires particuliers et des visualisations (3).
Des compléments alimentaires
Des compléments alimentaires enrichis en vitamine A peuvent aider à soulager la fatigue oculaire. Demandez conseil à votre pharmacien.
L’Essentiel de l’article
La fatigue oculaire : une douleur au niveau des yeux qui peut aller jusqu’à des maux de tête.
Cause : la lumière bleu-violet des écrans et le temps trop long passé devant.
En prévention : s’équiper de lunettes et filtre antilumière, adopter la bonne posture devant l’ordinateur…
Pour traiter la fatigue oculaire : des verres de correction, des exercices avec un orthoptiste.