Catégorie : À l’écoute des autres

  • Jeunes conducteurs : vos obligations sur la route

    Jeunes conducteurs : vos obligations sur la route

    En France, les 18-24 ans (9 % de la population) représentent 21 % des victimes des accidents de la route(1). Depuis le 1er mars 2004, le permis probatoire a donc pour principal objectif de soumettre le nouveau conducteur est à des règles plus strictes et éprouver ainsi son bon niveau de conduite.

    Les jeunes conducteurs disposent ainsi d’un capital initial de 6 points (au lieu de 12 pour les conducteurs confirmés) qui augmente de 2 points chaque année et ce, pendant une période probatoire de 3 ans (pour les personnes ayant obtenu leur permis avec la méthode de la conduite accompagnée, la période probatoire est réduite à 2 ans, avec 3 points récupérés chaque année). C’est seulement à l’issue de ces 3 ans que le capital de 12 points est constitué, à la condition qu’aucun retrait de point n’ait eu lieu pendant la période probatoire.

    Combien bien s’assurer ?

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    Par ailleurs, les limitations de vitesse à respecter par les jeunes conducteurs durant ces 3 ans sont les suivantes :

    • 110 km/h sur autoroute (au lieu de 130)
    • 100 km/h sur route à chaussées séparées (au lieu de 110)
    • 80 km/h sur les routes secondaires

    Le but ? Réduire la tolérance à l’égard des jeunes conducteurs enclins aux conduites à risques (alcool, vitesse, cannabis…) afin garantir la sécurité de tous sur la route. En effet, 1 conducteur sur 4 âgé de 18 à 35 ans impliqué dans un accident mortel avait trop bu.

    Depuis le 1er juillet 2015, le taux d’alcool a ainsi été abaissé à 0,2 g/l de sang (soit 0,1 mg/l dans l’air expiré) pour tous les titulaires d’un permis de conduire probatoires (contre 0,5 g d’alcool/litre de sang soit 0,25 mg d’alcool/litre d’air expiré pour les conducteurs confirmés), soit zéro verre d’alcool. En effet, si 0,5 g d’alcool/litre de sang correspond à deux verres d’alcool, 0,2 g d’alcool/litre de sang équivaut à moins d’un verre d’alcool. Mieux vaut donc rester complètement sobre.

     

    Plus d’infos sur : Service-Public.fr

    Une formation post permis pour réduire la période probatoire

    Dès le 1er janvier 2019, les jeunes conducteurs auront la possibilité de passer une formation complémentaire post permis d’une journée pour obtenir plus rapidement la totalité des points sur leur permis. Elle pourra être effectuée entre les 6e et 12e mois qui suivent l’obtention du permis. Son bénéfice ? Une période probatoire réduite à 2 ans, au lieu de 3 ans, pour les titulaires d’un permis B, ou à 18 mois au lieu de 2 ans pour ceux ayant passé la conduite accompagnée. Ces formations seront dispensées dans les écoles de conduite labellisées.

    Sources :
    (1) Sécurité routière

  • Garage solidaire : s’engager pour la mobilité

    Garage solidaire : s’engager pour la mobilité

    Ici on répare des voitures, mais pas seulement. Créé en 2013, le garage solidaire du Guichen, situé dans une zone rurale de Bretagne, est avant tout un projet social innovant au service de l’emploi et de la mobilité.

    Développé par l’association Yves Morvan Solidaire, soutenu par la Fondation Macif, c’est un chantier d’insertion, qui permet à des personnes éloignées de l’emploi de se former aux métiers de la mécanique, mais aussi de bénéficier d’un accompagnement social afin de retrouver une activité professionnelle durable. C’est également un outil qui favorise la mobilité des plus modestes en leur proposant des prestations à moindre coût, sans lesquelles il leur serait très difficile d’entretenir ou de faire réparer leur voiture.

    1 Une initiative qui profite à tous

    « Il ne s’agit pas pour nous de venir concurrencer les garages traditionnels, explique Guillaume Diulein, salarié de l’association. Notre démarche est davantage tournée vers le service humain que nous pouvons proposer. Et il est double ! Nous venons à la fois faciliter la mobilité des personnes à faibles ressources, et en même temps aider ceux qui en ont besoin à se reconstruire un avenir professionnel. »

    2 Réparer les parcours professionnels

    Pour réaliser ce pari, une quinzaine de personnes en insertion sont accompagnées pendant un an ou plus. Encadrées par deux chefs d’atelier, elles sont formées à la mécanique (diagnostic de panne, réparation, entretien…) mais aussi pour certaines, aux techniques de vente et à l’accueil administratif.

    En plus de cette formation à un vrai métier, une accompagnatrice socioprofessionnelle vient compléter le dispositif en apportant aux salariés une aide à la réalisation de leurs projets, en vue de regagner le marché du travail. Un accompagnement très fructueux puisqu’à leur sortie, 70 à 80% des salariés retrouvent un emploi, un logement, une formation, bref redémarrent d’un bon pied…

    1 jeune sur 2

    refuse une offre d’emploi faute de moyen pour s’y rendre.*

    3 Un garage dédié aux clients modestes

    Au quotidien, le garage solidaire fonctionne comme un autre, mis à part qu’une partie du temps est consacrée à l’accompagnement social, l’autre aux travaux de réparation. Pour les clients, peu de changements. Après avoir apporté un justificatif attestant de leur niveau de ressources (RSA, bourse étudiante, allocation personne handicapée, etc.), ils déposent le véhicule à faire réparer.

    Panne de moteur, changement de courroie, vidange, et même contrôle technique sont effectués avec le plus grand sérieux, à des tarifs prix plus avantageux que ceux pratiqués dans un garage traditionnel.

    15 %

    C’est la part du budget mensuel que les automobilistes consacrent en moyenne à l’entretien et à l’utilisation de leur voiture.**

    4 Un projet qui s’étoffe et qui essaime

    Le garage solidaire du Guichen propose des services de vente et de location de voiture pour offrir encore plus de solutions aux problèmes de mobilité.

    Ici, ne pas avoir de voiture c’est souvent ne pas avoir de travail, et vice versa, pouvoir se déplacer conditionne fortement l’employabilité.

    Guillaume Diulein

    C’est pourquoi le garage a investi dans un parc locatif d’une dizaine de voitures qui sont louées de une journée à deux mois maximum au tarif de 5,90 euros par jour. Des véhicules de reprise, entièrement révisés, sont aussi proposés à la vente. Si le garage du Guichen paraît exemplaire, il n’est pas le seul ! Ce projet social dispose de deux autres garages en Bretagne : l’un à Carhaix, l’autre à Saint-Étienne-en-Coglès.

    5 Une entreprise solidaire primée

    La démarche innovante et solidaire du garage de Guichen s’est vue récompensée en 2016 par l’opération MaFondation conduite par la Macif. Grâce aux votes de sociétaires, séduits par l’initiative, le garage s’est vu doté d’une prime de 5 285 euros.

    « Une vraie bonne surprise ainsi qu’un encouragement qui nous ont permis d’investir dans du matériel, mais aussi de gagner en visibilité », confie Guillaume Diulein.

    Cette année encore, l’opération MaFondation récompensera 13 projets novateurs en leur partageant une enveloppe de 50 000 euros. N’hésitez pas à découvrir les candidats en lice et à soutenir votre projet préféré : les votes sont ouverts du 29 mai au 13 juin inclus ! Plus d’infos ici.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Participez à MaFondation et votez pour votre projet préféré ici.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif a soutenu ce projet de garage solidaire en 2016 !

    Le garage solidaire de Guichen (Association Yves Morvan Solidaire)

    • 2013 : date de création
    • 15 personnes formées à l’année
    • 3 encadrants mobilisés
    • 80 % des projets d’insertion réalisés
    • 512 voitures réparées (2016)
    • 2 autres garages similaires en Bretagne

    En savoir plus :

    http://www.garagesolidaire.fr/
    Garage solidaire du Guichen
    ZA Les Grées Madame – 5, rue Denis-Papin
    35580 Guichen
    Tél. : 02 23 44 80 90

    L’Essentiel de l’article

    • Un garage solidaire qui œuvre pour l’insertion.
    • Des tarifs bas pour faciliter la mobilité des plus modestes.
    • Une offre multiple de réparation, de vente et de location.
    • Un suivi social et professionnel des salariés.
    • Un tremplin pour le retour à l’emploi.

    Sources :
    * Laboratoire de la Mobilité inclusive, 2017.

    ** Étude Ifop pour Drivepad.fr

  • Flex office, télétravail, free-lance : les Français et les nouvelles formes de travail

    Flex office, télétravail, free-lance : les Français et les nouvelles formes de travail

    1 Le CDI, in ou out ?

    Sur les 29 millions d’actifs que compte la France, 26 millions sont employés, dont près de 9 sur 10 sous statut salarié.

    Si le monde du travail évolue à un rythme très rapide depuis une dizaine d’années, le contrat à durée indéterminée reste la norme en France. 85,3% des salariés sont en effet en CDI, mais la tendance est à la baisse (-1,5 points en dix ans) surtout chez les jeunes : seuls 44% des 15-24 ans sont en CDI.

    Les CDD (contrats à durée déterminée) représentent un peu plus de 10% des emplois salariés, l’intérim 2,7% et l’apprentissage 1,6%(1).

    Le CDD est littéralement le contrat le plus utilisé pour les embauches. En 2015, les recrutements en contrat à durée déterminée représentaient 87% des intentions d’embauche, soit une hausse de 12 points depuis le début des années 2000(2).

    2 Demain, tous free-lances ?

    Le travail non salarié (free-lances, professions libérales, commerçants…) concerne 11% des travailleurs français. Presque deux fois plus présent chez les hommes que chez les femmes, il est aussi l’apanage de la maturité : 17% des plus de 50 ans sont non salariés, contre à peine 3% des moins de 25 ans.

    Mais là encore, c’est la tendance qui est importante : en dix ans, la part des non-salariés a progressé de 26% ! Les autoentrepreneurs sont en effet passés par là : en 2011, près de 500 000 étaient en activité, parfois en cumul avec un emploi salarié(1).

    15% des salariés français ont plusieurs activités réménurées.*

    3 Les jeunes en quête d’indépendance ?

    Si la « free-lancisation » de la société est souvent considérée comme un signe inquiétant de précarisation, les plus jeunes ne le voient pas forcément de cet œil.

    Près d’un 18-24 ans sur deux considère le phénomène plutôt comme une liberté bienvenue, mais aussi comme l’opportunité de mieux concilier vie privée et vie professionnelle pour un tiers d’entre eux.

    Pour leurs aînés, ces bons côtés semblent beaucoup moins évidents : à peine un quart des personnes interrogées partagent l’avis des plus jeunes sur l’équilibre vie privée/vie professionnelle.

    Au global, les Français restent à 70% attachés au statut de salarié(3).

    4 Le télétravail, mythe ou réalité ?

    Le travail en mode nomade semble bel et bien devenu une réalité pour une part non négligeable de Français. On estime aujourd’hui que 16,7% des Français travaillent au moins une fois par semaine en dehors du bureau, que ce soit chez eux, dans un « tiers-lieu », type espace de coworking, dans les transports, ou tout simplement au café ! Et la marge de progression est grande, puisque près de 7 d’entre eux sur 10 souhaiteraient en bénéficier.

    Là encore, les millennials et la génération Z, c’est-à-dire les « jeunes » de 19 à 35 ans, ont une longueur d’avance sur cette nouvelle forme de travail : 48% déclarent déjà pratiquer le télétravail(4) !

    10 à 20 %

    de la surface totale des bureaux d’Ile-de-France sera constituée d’espaces de coworking d’ici à cinq ans**.

    5 Open space, flex office ou coworking ?

    Pour ces mêmes 19-35 ans, le bureau idéal, celui qui inspire, se doit d’être ouvert. Ça tombe bien, puisque l’open space est de plus en plus répandu dans les entreprises : un salarié sur trois (33%) travaille en espace collectif ouvert, contre 65% en bureaux fermés (individuels ou collectifs) et 6% en flex office, c’est-à-dire sans poste attitré.

    Les plus claustrophobes, notamment les free-lances, préféreront sans doute opter pour les espaces de coworking, qui connaissent un véritable boom depuis les cinq dernières années. Rien qu’en Ile-de-France, leur nombre est passé de 10 à plus de 260, pour représenter aujourd’hui près de 3% de la surface totale des bureaux de la région parisienne, soit 100 000 m2. Une proportion qui pourrait passer à 10, voire 20% dans les cinq prochaines années(5)…

    Alors, prêt(e)s ?

    Le coworking façon Macif, c’est ouvert à tous et c’est gratuit !

    Certaines agences Macif disposent d’espaces de coworking.
    Renseignez-vous !

    Vous êtes travailleur non salarié ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Le CDI reste la norme pour 85% des salariés français, mais ne concerne que 44% des salariés entre 18 et 24 ans.
    • La part de non-salariés a progressé de 26% entre 2006 et 2016.
    • 1 salarié français sur 3 travaille en open space, et 1 sur 16 en flex office.
    • Le télétravail est plébiscité par 70% des Français.

    Sources :
     
    (1) Insee, Une photographie du marché du travail en 2016, 2017.
     
    (2) DARES, « Pourquoi les employeurs choisissent-ils d’embaucher en CDD plutôt qu’en CDI ? », 2017.
     
    (3) Pôle emploi, Les jeunes privilégient le travail indépendant, 2018.
    Credoc, Conditions de vie et aspirations des Français.

     
    (4) Deloitte, Nouveaux modes de travail : bienvenue dans l’ère du nomadisme, 2017.
    L’Observatoire Actineo, « Travail, espace et temps : Nouvelles équations. Nouveaux enjeux. », 2017.

     
    (5) L’Observatoire Actineo, « Travail, espace et temps : Nouvelles équations. Nouveaux enjeux. », 2017.
    Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise, 2017.

     
    * France Stratégie, L’avenir du travail : quelles redéfinitions de l’emploi, des statuts et des protections ?, 2016.
     
    ** Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise en Ile-de-France, Note semestrielle, juillet 2017.
     
  • La Cravate Solidaire, l’association stylée qui « rhabille » l’entretien d’embauche

    La Cravate Solidaire, l’association stylée qui « rhabille » l’entretien d’embauche

    1 Dress code* et choc des cultures

    La Cravate Solidaire a été créée en 2012 par trois étudiants de banlieue parisienne poursuivant leurs études à Paris La Défense, temple de l’entreprise moderne. Du décalage entre leur quartier d’origine et les cadres du quartier d’affaires est née l’idée de l’association :

    « En rentrant chez nous le soir, on se rendait bien compte que beaucoup de jeunes autour de nous ne maîtrisaient pas du tout les codes de l’entreprise, et notamment le dress code. Ils avaient donc du mal à franchir certaines étapes vers l’emploi, en particulier l’entretien d’embauche. Nous avons donc eu envie de créer une structure qui fournisse les outils pour réussir cette épreuve », se rappelle Yann Lotodé, cofondateur de La Cravate Solidaire.

    À commencer par les vêtements : s’habiller de façon adaptée au poste visé est un facteur important de réussite, et pourtant, ce n’est pas toujours évident pour des questions de moyens ou parce qu’on ne connaît pas les règles vestimentaires des différents métiers.

    « Les vêtements que nous donnons sont choisis de façon personnalisée. La tenue sera différente selon que le poste envisagé concerne le secteur bancaire, la boulangerie ou le bâtiment ! »

    * Code vestimentaire.

    2 Objectif zéro stress

    Un entretien d’embauche est une épreuve stressante pour tout le monde, et ça l’est encore plus quand on se sent fragilisé(e) ou inexpérimenté(e).

    Yann Lotodé

    Mais l’action de La Cravate Solidaire ne se limite pas au don de vêtements. L’association propose un accompagnement complet aux candidats pour préparer leur entretien. 450 bénévoles recruteurs, issus des entreprises, les conseillent sur les bonnes attitudes à adopter, les pièges à éviter, les questions à poser… L’idée est de former mais aussi de dédramatiser pour faire tomber le stress et (re)donner de la confiance en soi. Il faut éviter à tout prix de perdre ses moyens au moment où on en a le plus besoin !

    « 90% de nos candidats sont au RSA, 60% ont moins de 25 ans, et ils sont parfois très seuls dans leur recherche », explique Yann Lotodé. « Ils ont souvent eu un parcours chaotique et peuvent donc se sentir démunis face aux recruteurs, qui ne sont pas toujours tendres ! Leur donner les armes et les accompagner pour franchir cette ultime étape vers l’emploi est donc ultra-important, car ça peut tout changer. »

    Les séances sont individuelles et se déroulent en trois heures : une heure pour travailler l’image de soi à travers le choix de la tenue, une heure avec un bénévole recruteur pour apprendre les techniques d’entretien, et enfin une heure de revalorisation de soi à travers un atelier photographique. Les candidats repartent avec un portrait d’eux qui les met en valeur et qu’ils pourront utiliser sur leur CV et sur les réseaux sociaux professionnels.

    40 %

    Des candidats issus de l’immigration sont victimes de discrimination en Ile-de-France**.

    3 Agir aussi du côté des entreprises

    La volonté de La Cravate Solidaire est d’agir à tous les niveaux possibles pour faciliter l’accès à l’emploi par le biais de l’entretien d’embauche. Les bénévoles recruteurs sont donc les pivots des activités de l’association.

    « Ce sont des professionnels qui ont une véritable expérience du recrutement. Ils agissent auprès de nos candidats, mais aussi dans les entreprises où ils travaillent : en se positionnant, en “aidant”, ils améliorent leurs techniques de recrutement et contribuent à l’essaimage des bonnes pratiques, notamment en termes de non-discrimination à l’embauche », souligne Yann Lotodé.

    Ce réseau de bénévoles assure également une bonne visibilité de l’association, ce qui facilite grandement la collecte de vêtements.

    « Nous avons en moyenne 2 ou 3 collectes organisées chaque semaine dans des entreprises qui nous appellent parce que notre projet les intéresse. Nous collectons des vêtements propres et repassés, proches du neuf. Et pas seulement des costumes et des tailleurs, mais aussi des chemises, y compris à motifs ou à carreaux, des chinos, des jeans, des blazers… et bien sûr, des chaussures. »

    4 Le bus de la cravate

    Aujourd’hui, l’association est soutenue par la Macif, à travers sa fondation, dans la mise en œuvre de nouvelles initiatives.

    « À partir de juin, nous installerons nos bureaux dans un bus itinérant, qui nous permettra de toucher de nouveaux publics : les personnes les plus fragilisées, notamment dans les quartiers sensibles, ou qui ont des difficultés de mobilité pour des raisons financières ou de handicap. Pour accompagner notre développement à l’échelle nationale, nous cherchons d’ailleurs une entreprise partenaire dans le cadre d’un contrat à impact social, idéalement issue du secteur de la gestion financière, de la mode, de la fiscalité ou du juridique. Appelez-nous ! »

    Bon à savoir : Un « serious game* » pour s’entraîner aux entretiens d’embauche

    Pôle emploi propose aux personnes en recherche d’emploi « Mon entretien d’embauche », un serious game virtuel pour s’exercer à passer des entretiens. Après avoir renseigné son CV, le candidat se retrouve face à un recruteur virtuel qui lui posera les questions habituellement posées pour le type de poste visé. À la fin du jeu, les résultats sont commentés, et on peut recommencer autant de fois qu’on le souhaite.

    * Jeu sérieux.

    La Cravate Solidaire, partenaire de l’association Solidarités Nouvelles face au Chômage a été lauréat P’INS 2016 de la Fondation Macif pour accompagner son développement à d’autres territoires.

    Retrouvez La Cravate Solidaire à Paris, Lille, Caen, Lyon, Rouen, Le Mans, Pau, Dijon, Clermont-Ferrand.
     
    ** Source : INSEE, Discrimination à l’embauche selon l’origine et le genre, 2014.

    L’Essentiel de l’article

    • L’association donne des vêtements aux personnes qui en ont besoin pour un entretien.
    • Les candidats sont conseillés et accompagnés par des bénévoles recruteurs.
    • L’association est présente dans 9 grandes villes en France*.
  • Un auto-entrepreneur peut exercer plusieurs activités, mais au sein d’une seule micro-entreprise

    Un auto-entrepreneur peut exercer plusieurs activités, mais au sein d’une seule micro-entreprise

    On peut exercer plusieurs activités, même très différentes, sous un seul et unique statut de micro-entrepreneur (nouveau nom de l’auto-entrepreneur).

    Vous pouvez par exemple avoir une micro-entreprise qui cumule les activités d’écrivain public et de coach carrière. La seule limite concerne le chiffre d’affaires annuel cumulé, qui ne peut dépasser 170 000 € pour les activités commerciales ou touristiques, et 70 000 € pour les prestations de service et les professions libérales (en 2018). Si vous dépassez ce seuil 2 années consécutives, vous devrez changer de statut et basculer sur le régime de l’entreprise individuelle.

    Vous pouvez aussi cumuler votre statut de micro-entrepreneur avec une activité salariée, la retraite, le statut d’étudiant, ou encore avec le chômage sous certaines conditions. Il n’est en revanche pas possible de cumuler plusieurs statuts de micro-entrepreneur.

    Vous êtes auto-entrepreneur et recherchez une complémentaire santé ?

    Avec le contrat Santé Macif, adaptez vos garanties en fonction de vos besoins en couverture santé et de votre budget.

    Service-public.fr, https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32353 et https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32353

  • Un auto-entrepreneur peut exercer plusieurs activités, mais au sein d’une seule micro-entreprise

    Un auto-entrepreneur peut exercer plusieurs activités, mais au sein d’une seule micro-entreprise

    On peut exercer plusieurs activités, même très différentes, sous un seul et unique statut de micro-entrepreneur (nouveau nom de l’auto-entrepreneur).

    Vous pouvez par exemple avoir une micro-entreprise qui cumule les activités d’écrivain public et de coach carrière. La seule limite concerne le chiffre d’affaires annuel cumulé, qui ne peut dépasser 170 000 € pour les activités commerciales ou touristiques, et 70 000 € pour les prestations de service et les professions libérales (en 2018). Si vous dépassez ce seuil 2 années consécutives, vous devrez changer de statut et basculer sur le régime de l’entreprise individuelle.

    Vous pouvez aussi cumuler votre statut de micro-entrepreneur avec une activité salariée, la retraite, le statut d’étudiant, ou encore avec le chômage sous certaines conditions. Il n’est en revanche pas possible de cumuler plusieurs statuts de micro-entrepreneur.

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    Service-public.fr, https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32353 et https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32353

  • Impôt sur le revenu : top 5 des erreurs à éviter

    Impôt sur le revenu : top 5 des erreurs à éviter

    1 Erreur n° 1 : ne pas vérifier les informations préremplies par le fisc

    Votre déclaration de revenus contient un certain nombre d’informations déjà renseignées par le fisc et basées sur vos déclarations précédentes. C’est le cas notamment de vos nom et prénom, état civil, adresse.

    Depuis 2006, l’administration fiscale remplit également automatiquement votre revenu imposable. Pratique ! Oui, mais… Il serait très imprudent de ne pas vérifier ces informations, car les erreurs existent.

    Sortez donc votre fiche de paie de décembre de l’année précédente pour vérifier que le revenu imposable indiqué est correct.

    36 %

    C’est le taux moyen d’imposition sur les revenus du travail dans les pays de l’OCDE. En France, il se situe autour de 48%.*

    2 Erreur n° 2 : déclarer ses revenus sur le formulaire imprimé

    En 2018, tout contribuable dont le logement est équipé d’une connexion Internet et dont le revenu de référence est supérieur à 15 000 € aura l’obligation de remplir sa déclaration de revenus sur Internet sur impots.gouv.fr.

    Si vous faisiez partie des aficionados du papier, pas le choix, il va falloir vous mettre à l’électronique !

    3 Erreur n° 3 : oublier de déclarer certains frais

    Bonne nouvelle, certains frais peuvent donner lieu à une déduction ou à un crédit d’impôt. C’est notamment le cas des frais de garde d’enfant, des pensions alimentaires versées, des dons faits aux associations ainsi qu’aux syndicats, et des dépenses engagées pour effectuer certains types de travaux dans votre logement (notamment les travaux concernant l’isolation).

    4 Erreur n° 4 : ne pas conserver les justificatifs nécessaires

    Même s’ils ne sont pas systématiquement exigés au moment de la déclaration de revenus, l’administration fiscale est susceptible de vous les réclamer à tout moment.

    Pour ne pas être pris au dépourvu le moment venu, mieux vaut donc avoir soigneusement conservé les papiers concernés (factures, justificatifs bancaires, reçus fiscaux…) pendant au moins 3 ans à partir de l’année qui suit l’année d’imposition (ex. : déclaration 2016 à conserver jusqu’à fin 2019).

    5 Erreur n° 5 : attendre le dernier moment

    Même si votre situation n’a pas changé depuis l’année dernière, il serait imprudent de repousser la corvée jusqu’au dernier moment. Car on n’est jamais à l’abri d’un imprévu : une panne de connexion Internet, un serveur qui sature, une erreur dans les informations préremplies par le fisc… Et même si votre situation n’a pas évolué, êtes-vous sûr(e) de ne pas avoir d’autres revenus que votre salaire à déclarer, par exemple, des indemnités journalières pour arrêt maladie ?

    Prévoyez donc une marge de quelques jours, faute de quoi, en cas de retard, vous devrez régler des pénalités de 10% du montant total de votre impôt.

    À savoir

    À partir du 1er janvier 2019, l’impôt sur le revenu sera prélevé à la source, comme c’est déjà le cas dans tous les pays d’Europe sauf en France et en Suisse.

    L’impôt pourra ainsi s’adapter plus vite aux changements de situation des contribuables, puisqu’il n’y aura plus d’année de décalage entre la déclaration et le paiement.

    Concrètement, cela veut dire quoi ? Comment vont avoir lieu les prélèvements ? Toutes les réponses sont sur impots.gouv.fr.

    L’Essentiel de l’article

    • Vérifiez bien les parties préremplies, notamment votre adresse et votre revenu imposable.
    • En 2018, si votre logement est équipé d’une connexion Internet et que votre revenu de référence est supérieur à 15 000 €, vous devrez obligatoirement déclarer vos revenus en ligne.

    * Sources : OCDE, Les impôts sur les salaires 2017, 2018 et OCDE, Tax wedge for France, 2018

  • Comment utiliser un éthylotest ?

    Comment utiliser un éthylotest ?

    1 Un objet obligatoire dans tous les véhicules

    La possession d’un éthylotest est obligatoire depuis 2015 dans tous les véhicules. Pour 2018, le gouvernement a prévu de remplacer cette obligation, au profit de l’usage d’un éthylotest antidémarrage. L’éthylotest sert à déterminer si le taux d’alcool d’une personne est au-dessus ou en dessous de 0,25 mg/l d’air expiré. Ce dispositif permet ainsi de savoir si une personne est apte à conduire ou non. Il ne faut pas le confondre avec l’éthylomètre, plutôt utilisé par les forces de l’ordre, qui permet de mesurer le taux d’alcool exact d’une personne.

    2 De quoi s’agit-il ?

    Un éthylotest peut être soit chimique soit électronique. Les éthylotests chimiques sont à usage unique. Ils sont composés d’un ballon en plastique et d’un tube bicolore contenant un réactif, qui change de couleur selon que l’alcoolémie est positive ou négative.

    3 Et concrètement, comment fait-on ?

    Pour réaliser le test :

    • sortez le tube du ballon ;
    • percez les capsules étanches en exerçant une pression sur chaque extrémité du tube ;
    • soufflez dans le ballon pour le gonfler ;
    • insérez le tube dans le ballon en veillant à introduire le côté bleu à l’endroit prévu ;
    • dégonflez le ballon lentement et entièrement ;
    • patientez deux minutes et voyez le résultat.

    Si les cristaux présents à l’intérieur du tube restent jaunes, le test est négatif : vous pouvez prendre le volant.
    S’ils deviennent verts, le test est positif : vous ne pouvez pas conduire.

    4 Le + sécurité

    Seul le temps permet d’éliminer l’alcool et ses effets. Il faut en moyenne deux heures à un adulte de 70 kg pour éliminer deux verres d’alcool. Mais attention : le temps nécessaire à l’organisme pour éliminer l’alcool diffère selon le sexe et le métabolisme de chacun !

    Désignez le conducteur qui ne boira pas d’alcool et qui prendra le volant au retour.

    5 Informations pratiques

    Pour rappel, il est interdit de conduire avec un taux d’alcool supérieur à 0,50 g/l de sang ou 0,25 mg/l d’air expiré, pour les conducteurs confirmés. Pour les conducteurs en permis probatoire, cette limite est de 0,20 g/l.

    L’alcoolémie atteint son maximum une heure après la consommation d’alcool. Il est donc conseillé d’attendre au moins une heure avant de réaliser un test.

    Les éthylotests sont disponibles en pharmacie, en grande surface, dans les stations-service à partir de 1 euro.

    L’Essentiel de l’article

    • Un éthylotest certifié NF

    (1) Source : Sécurité routière.

  • Comment payer son billet d’avion moins cher

    Comment payer son billet d’avion moins cher

    1 Astuce n° 1 : renseignez-vous sur les prix

    Pour une même destination, les prix peuvent varier considérablement au cours de l’année, parce que la demande est plus forte sur certaines périodes que sur d’autres :

    • en fonction de la météo (saison sèche/saison des pluies, risques de cyclone, etc.) ;
       
    • en fonction des événements locaux qui attirent touristes et expatriés et donc font monter les prix (Nouvel An chinois/fête du Têt, carnaval de Venise, cerisiers en fleur au Japon, etc.) ;
       
    • en raison des vacances scolaires (du pays de départ comme du pays d’arrivée), qui tirent toujours les prix vers le haut.

    Si vous êtes flexible dans vos dates, renseignez-vous donc sur les hautes et basses saisons de votre destination pour optimiser le prix de votre billet (et de votre séjour au global car tout sera moins cher sur place hors saison).

    2 Astuce n° 2 : anticipez… ou pas

    Les compagnies pratiquent le yield management, c’est-à-dire une politique de prix basée sur l’offre et la demande et sur un subtil calcul entre la volonté de remplir l’avion pour minimiser les pertes et celle de maximiser les profits en vendant les places à prix élevé.

    Pour les vols intérieurs et les moyen-courriers, les prix varient peu entre six et deux mois avant le départ, pour être au plus bas un mois avant. Si vous avez des dates flexibles et que vous avez le goût du risque, vous ferez donc les meilleures affaires autour de 25 à 30 jours du départ.

    Ensuite, les prix remontent souvent car les places deviennent rares, mais la demande peut rester forte. Inversement, pour les long-courriers, les prix ont tendance à être élevés six à deux mois avant le départ, puis diminuent ensuite. Pourquoi ? Parce que les voyageurs anticipent plus les longs voyages, tirant ainsi les prix vers le haut.

    Mais chaque vol étant unique, il est impossible de connaître précisément le meilleur moment pour réserver. Le mieux est de guetter et de faire plusieurs recherches pour se faire une idée de la fourchette des prix et viser vers le bas.

    14 534 km

    C’est la distance du vol commercial le plus long du monde, opéré par Qatar Airways entre Doha (Qatar) et Auckland (Nouvelle-Zélande). Le voyage dure 17 heures et 40 minutes…*

    3 Astuce n° 3 : connectez-vous en semaine et la nuit

    La demande étant généralement moins forte en semaine que le week-end, et la nuit que le jour, il est souvent conseillé de faire vos recherches très tard le soir ou très tôt matin (de 2 heures à 5 heures), entre le mardi et le jeudi. Pas très confortable certes, mais ça peut vous permettre de dénicher des prix intéressants.

    4 Astuce n° 4 : changez d’adresse IP

    Certaines compagnies et revendeurs de prix mémorisent votre adresse IP (l’adresse numérique de votre ordinateur) et votre recherche : on parle d’IP tracking.

    Lors de votre première visite, les prix sont tirés vers le bas pour vous « appâter », mais dès la deuxième recherche (si vous vouliez prendre le temps de réfléchir ou de comparer sur une autre plateforme), les prix ont souvent remonté de façon inexpliquée, même en l’espace de quelques minutes à peine ! Bien qu’illégale en Union européenne, cette pratique est néanmoins très répandue.

    Pour tromper l’algorithme, faites vos recherches successives depuis des ordinateurs différents (chez vous, à la bibliothèque, au cyber-café…) et/ou depuis votre téléphone portable.

    5 Astuce n° 5 : essayer l’appli mobile du vendeur

    Pour les mêmes raisons, il peut y avoir des différences de prix chez un même revendeur entre le prix affiché sur le site Web et celui trouvé depuis son appli mobile. Testez les deux, et comparez !

    6 Astuce n° 6 : suivre l’évolution du prix en temps réel

    Le plus sûr pour tirer parti des algorithmes ? Faire ses premières recherches trois à six mois en avance et s’inscrire aux « alertes prix » qui vous permettront d’être alerté(e) en temps réel des fluctuations des prix du billet. Vous pourrez ainsi suivre la tendance générale du prix du billet qui vous intéresse, et choisir le meilleur moment.

    Bon à savoir : Peut-on se faire rembourser un billet d’avion ?

    Le remboursement d’un billet d’avion varie d’une situation à l’autre et même d’une destination à l’autre.

    Si vous aviez souscrit une assurance annulation, le contrat explique précisément les conditions du remboursement. Le plus souvent : accident ou maladie (voir Malade dans l’Union Européenne, que faire? ), décès d’un proche, licenciement professionnel, vol des papiers d’identité, mais aussi en cas de dommage grave survenu à vote domicile (inondation, incendie, tempête…). Des justificatifs bien sûr sont exigés !

    Sinon, il est possible de se faire rembourser certaines taxes, voire l’intégralité du billet si l’annulation est le fait de la compagnie aérienne, notamment si votre vol était au départ et/ou à l’arrivée de l’Union européenne. Vous pouvez consulter les détails des remboursements possibles sur economie.gouv.fr.

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    L’Essentiel de l’article

    • Côté prix, attention aux événements et saisonnalités. Préférez les périodes creuses pour profiter de petits prix.
    • À cause du yield management, anticipez l’achat de vos billets très longtemps en avance ou prenez-les au dernier moment.
    • Le meilleur moment pour acheter : entre 2 heures et 5 heures du matin la semaine.
    • Changez d’adresse IP ou d’ordinateur entre votre recherche et votre achat.

    * Source : TourMag

  • Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    1 Le grand retour du collectif

    L’habitat coopératif, aussi appelé participatif, est avant tout un projet collectif. Il naît généralement de la volonté de revisiter l’immeuble classique pour y réintroduire de la solidarité et du partage.

    L’habitat participatif se caractérise par l’implication collégiale des futurs habitants dans la conception du bâtiment, des logements et des parties communes, comme les espaces verts, les terrasses, les parkings…

    Ces espaces communs sont un point clé de l’habitat participatif. Ils reflètent la volonté des habitants de partager certaines ressources et certains moments : ce sont souvent des espaces verts, des toits-terrasses, mais il s’agit aussi régulièrement d’une buanderie, d’une salle commune avec ou sans cuisine, d’une chambre d’ami partagée…

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    2 Ensemble contre la spéculation immobilière

    Sur le papier, l’habitat participatif peut prendre des formes bien différentes : on peut y être locataire, devenir propriétaire ou encore opter pour des formes plus originales comme la coopérative d’habitation. C’est le choix fait par Thomas Berthet, fondateur d’Abricoop. Cette coopérative d’habitants à Toulouse est accompagnée par Habicoop, la Fédération française des coopératives d’habitants, elle-même soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif.

    « Le principe de la coopérative, c’est qu’aucun d’entre nous n’est propriétaire ni locataire. L’immeuble appartient à la coopérative, qui elle-même est la propriété de ses membres : chacun y possède des parts sociales à hauteur de ses moyens et de ses envies. C’est une organisation non lucrative : elle permet d’éviter certains travers de la propriété classique qui peut générer de la ségrégation. Nous veillons à avoir des logements abordables pour tous, c’est-à-dire de 1000 à 100 000 € d’apport, et pour tous les revenus, de 500 à 4 000 € par mois », précise Thomas Berthet.

    Un souci d’accessibilité qui permet d’assurer une mixité optimale des habitants.

    « Nous tenons à avoir un équilibre entre les profils sociaux de nos 17 logements, entre les âges, les catégories socioprofessionnelles, la taille des foyers. Il y a un vrai mélange de logements sociaux et non sociaux dans notre immeuble, et certains appartements sont réservés de facto aux retraités. »

    3 L’architecte, c’est nous ! (ou presque)

    Tout cela nécessite une gestion administrative et juridique qui peut se révéler complexe. C’est la raison pour laquelle le recours à des organismes d’accompagnement est crucial pour la réussite du projet.

    « Après avoir créé la coopérative en 2008, nous nous sommes lancés dans la recherche d’un terrain à Toulouse. Ensuite, au moment de la rédaction du programme architectural, nous avons été conseillés et accompagnés par Habicoop, la Fédération française des coopératives d’habitants. C’est une étape fondamentale, durant laquelle la coopérative décide des caractéristiques détaillées du futur immeuble. Pour nous, les contraintes principales concernaient la taille des logements, les espaces extérieurs et l’aspect environnemental : une partie des matériaux de l’immeuble sont biosourcés et il est neutre énergétiquement, explique Thomas Berthet. Ensuite, c’est un organisme HLM qui a assuré la maîtrise d’ouvrage pendant les travaux. »

    Les Français ne connaissent pas l’habitat coopératif, alors que ça peut être une alternative intéressante à la propriété classique.

    Thomas Berthet

    4 Les bons comptes font les bons cohabitants

    Une fois les étapes de conception et de construction achevées, la cohabitation peut commencer. Il est alors important de bien cadrer les règles de cohabitation, le niveau d’implication attendu et, bien sûr, l’aspect financier. C’est particulièrement le cas dans le schéma coopératif, car pour être juste, il doit prendre en compte la situation de chacun des coopérateurs et son évolution : chômage, retraite ou, au contraire, hausse des revenus.

    « Pour que tout cela fonctionne, il faut avoir la volonté de s’impliquer dans la coopérative et de donner de son temps, souligne Thomas Berthet. Contrairement à une copropriété classique, nous gardons un droit de regard sur les nouveaux entrants. Malheureusement, cela n’empêche pas toujours les frictions sur la sélection des candidats et aussi sur la répartition des mensualités dans le temps. Mais ça reste somme toute plutôt rare ! Si le modèle coopératif fonctionne bien, c’est aussi parce que les mensualités versées viennent en partie s’ajouter aux parts détenues dans la coopérative et seront récupérables au moment de la sortie. Ce n’est donc pas comme un loyer, que l’on paye à perte. »

    40 %

    du parc immobilier d’Oslo, en Norvège, est construit en habitat participatif.**

    5 Lost in réglementation***

    Si l’habitat participatif est encore balbutiant en France, il est déjà bien en place dans d’autres pays d’Europe et d’Amérique du Nord : 5 % des nouveaux logements en Suisse sont construits en mode participatif, 15 % en Norvège, 5 % au Québec… Pour Thomas Berthet, il existe donc une demande, mais les Français ne connaissent pas bien, voire pas du tout l’habitat participatif.

    « Si l’on veut que le système se développe, il est indispensable de lever certains freins. Pour nous, ça a été le parcours du combattant, et l’on ne peut pas espérer que le modèle se diffuse si l’on ne simplifie pas certaines règles administratives, juridiques et financières. On a donc besoin d’un coup d’accélérateur des pouvoirs publics pour promouvoir l’habitat participatif, explique-t-il. Heureusement, du côté des professionnels, architectes, bailleurs sociaux, collectivités locales, etc., des réseaux de personnes qui maîtrisent le sujet commencent à se former. Nous avons notamment sélectionné l’architecte de notre projet sur ce critère, car nous voulions quelqu’un de réceptif, qui connaisse les spécificités de l’habitat participatif. Et nous n’avons pas été déçus : les échanges ont été riches et tout s’est très bien passé jusqu’au bout ! »

    Un bilan positif qui donne un éclairage sur l’habitat participatif en France.

    L’Essentiel de l’article

    • L’habitat participatif permet d’être propriétaire, locataire ou en coopérative, selon la formule choisie.
    • Les habitants participent à la conception des logements et gèrent ensuite les espaces communs collectivement.
    • Si l’habitat participatif démarre en France, il est très développé en Suisse et en Norvège.

    * Options accessibles en formule Protectrice et accordées dans les conditions et limites fixées au contrat.

    ** Source : ministère de la Cohésion des territoires, juin 2015.

    *** « Perdu dans la réglementation »