Catégorie : À l’écoute des autres

  • Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil b

    Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil b

    Vous avez visité tous les musées de votre ville ou êtes incollable sur le cinéma slave des années cinquante ? Vous êtes un geek de littérature policière ou de BD ? Plutôt que de végéter dans un job alimentaire, mettez à profit votre amour de la culture ! Vos jobs préférés : guide dans un musée, ouvreur-se au théâtre ou au cinéma, animateur-trice de visites guidées en ville, intérimaire à la médiathèque municipale ou dans une librairie spécialisée, modèle à l’école des Beaux-Arts…

    Assurance habitation étudiant, la solution “Prem’s”

    Assurance pensée pour les étudiants, les apprentis mais aussi les saisonniers et jeunes en service civique, le contrat Prem’s permet d’assurer un logement d’1 ou 2 pièces pour moins de 5,20 €/mois, tout en incluant responsabilité civile et garantie en cas d’accident.

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  • Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil c

    Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil c

    Vous n’imaginez pas une seconde un job qui vous rive à une chaise de bureau ou un ordinateur. Vous avez besoin d’action, de rythme, et vous aimez vous endormir le soir avec la satisfaction du travail bien fait. Si vous ne redoutez pas le claquage, de nombreux jobs ont besoin de vos bras et mollets musclés : livreur à pied ou à vélo, dog-walker, déménageur, saisonnier-ère en exploitation agricole, palefrenier…

    Assurance habitation étudiant, la solution “Prem’s”

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  • Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil a

    Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil a

    Vous aimez le contact, la découverte de nouveaux horizons, les paysages inconnus. Vous avez une carte de fidélité dans toutes les compagnies aériennes low cost et vos nombreux séjours à l’étranger vous ont permis de maîtriser les basiques de plusieurs langues, en plus de l’anglais que vous parlez couramment. Mettez vos talents à profit ! Vos jobs de prédilection : groom ou liftier dans un grand hôtel, serveur-se dans un pub irlandais, vendeur-se dans une boutique de luxe, caissier-ère à la tour Eiffel…

    Assurance habitation étudiant, la solution “Prem’s”

    Assurance pensée pour les étudiants, les apprentis mais aussi les saisonniers et jeunes en service civique, le contrat Prem’s permet d’assurer un logement d’1 ou 2 pièces pour moins de 5,20 €/mois, tout en incluant responsabilité civile et garantie en cas d’accident.

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  • Comment apprendre la langue des signes  ?

    Comment apprendre la langue des signes  ?

    Comme pour apprendre n’importe quelle langue, différentes méthodes sont proposées pour s’initier ou approfondir la LSF. Chacun peut ainsi choisir en fonction de son budget, de sa situation géographique, du temps qu’il souhaite y consacrer et des objectifs qu’il se fixe.

    S’inscrire à un cours

    Pour démarrer un apprentissage, il est parfois recommandé de se laisser guider par des enseignants professionnels. Des universités, des écoles privées et des associations proposent des cours de LSF, le plus souvent en présentiel, notamment le soir et pendant les périodes de vacances scolaires. C’est le cas de l’association Visuel, qui dispense des cours partout en France, ou de l’École des signes, qui organise des modules à distance, tout comme Les Signes de Voltaire, de la Fondation Voltaire. Certaines structures proposent même des formations qualifiées, diplômantes, à l’image de L’École française.

    S’initier via YouTube

    YouTube est également une mine d’outils pour débuter ou se perfectionner en LSF. Les filles de CODA partagent des vidéos sur les lettres de l’alphabet, les couleurs, ou encore, les jours et les mois. Mélanie Deaf enseigne les signes et partage des infos liées à l’univers des sourds en général, notamment sur le plan professionnel. Sur Signes&Vous, qui a la particularité de regrouper les vidéos d’un enseignant entendant, les internautes apprennent des phrases utiles. Aymeline LSF mélange cours de signes (qu’elle donne également de façon individuelle) et « culture sourd ».

    Se lancer sur Instagram

    Plusieurs comptes Instagram permettent également de commencer l’apprentissage de la LSF. L’actrice Sophievouzelaud_off propose des tutoriels pour commencer à signer. Sur commentçasignelsf, les signes diffusés correspondent en général au calendrier ou à la saison. Laura, aka Liloute LSF, s’est donné pour mission de partager les bases et de sensibilité à la surdité. Lepetitgeste_lsf est particulièrement adapté aux enfants, car c’est un lapin illustré qui montre les signes. Il existe même un compte pour apprendre à signer avec les bébés : celui de Tiphaineler.

    Apprendre avec une appli

    Depuis le succès des applications, telles que Duolingo pour apprendre les langues parlées aux quatre coins du monde, l’efficacité du procédé n’est plus à prouver. S’inscrire sur une application permet de progresser en s’organisant en fonction de ses disponibilités. C’est le moyen le plus adapté aux personnes en quête de flexibilité. On peut citer Pause LSF, qui comprend un programme de 20 modules, ou encore, le parcours ludique de HiFive, ainsi que l’application du dictionnaire Elix.

    Se plonger dans les livres

    De nombreux ouvrages existent pour s’initier à la LSF en solo. L’idéal est de réaliser quelques essais devant un miroir au fur et à mesure de la lecture. Parmi les best-sellers, on peut citer La Langue des signes française, d’Olivier Marchal (Éditions First, 2020), dans lequel chaque leçon est mise en pratique par un exercice. Ainsi qu’Apprenez facilement la langue des signes, de Chris Pavone (Les Éditions de l’Opportun, 2021), La Langue des signes française pour Les Nuls, d’Antoine Bonnet et Betty Nikolic (éditions First, 2020), 30 jours pour apprendre facilement la langue des signes, de Chris Pavone (éditions L’Étudiant Pratique, 2023) et Le Grand Guide des signes avec bébé, de Marie Cao (éditions Marabout, 2020). À vous de choisir la méthode qui vous conviendra !

    Les solutions Macif pour les personnes sourdes et malentendantes

    La Macif est engagée depuis plus de 20 ans aux côtés des personnes avec un handicap auditif. Elle s’engage pour leur offrir un maximum de protection.

  • Autisme chez l’adulte : quel diagnostic et quelle prise en charge ?

    Autisme chez l’adulte : quel diagnostic et quelle prise en charge ?

    Autisme : les idées reçues

    Influencés par les représentations relativement caricaturales des troubles autistiques incarnées par des personnages de séries et de cinéma, de plus en plus de gens se questionnent sur l’origine de leur anxiété, de leurs difficultés en matière d’interactions sociales et de leurs troubles du sommeil. D’autres se demandent si leur voisin très doué en calcul mental ou leur collègue hypersensible au bruit ne serait pas « un peu autiste ». Depuis quelques années, l’autisme est devenu un sujet de société. Mais gare aux idées reçues !

    Hélène Vulser, psychiatre responsable du Centre du Neurodéveloppement adulte, Service de Psychiatrie adulte à l’Hôpital Pitié Salpêtrière, explique qu’on ne parle plus de « syndrome d’Asperger » ou « d’autisme de haut niveau » depuis plus de dix ans. On utilise aujourd’hui l’acronyme TSA, pour troubles du spectre de l’autisme, avec ou sans trouble de développement intellectuel. Thomas Bourgeron, généticien, chercheur à l’Institut Pasteur et auteur de Des gènes, des synapses, des autismes, Un voyage vers la diversité des personnes autistes, Odile Jacob, 2023, détaille des critères cliniques qui peuvent relever des TSA. « Il y a d’abord les troubles de l’interaction sociale, assure-t-il. Il peut s’agir d’un retrait complet, d’une absence des codes sociaux ou d’une très grande difficulté à interagir avec les autres. »

    Des intérêts restreints et répétitifs

    La présence d’une stéréotypie est un autre critère : « C’est une tendance à répéter certains gestes (comme le “flapping”, c’est-à-dire battre rapidement des mains, ndr) ou des comportements et des paroles, de façon involontaire et systématique », développe le généticien. De même que le fait d’avoir « des intérêts restreints et répétitifs », par exemple, une fascination pour les machines à laver ou les dinosaures. « C’est aussi pour cette raison que certaines personnes ayant des TSA ont des talents extraordinaires, éclaire le chercheur. Ils peuvent devenir des scientifiques ou des bibliothécaires incroyables ! » Hélène Vuslter ajoute que certaines personnes lourdement handicapées, avec des déficiences intellectuelles, peuvent néanmoins présenter des compétences exceptionnelles sur certains sujets. « On parle alors de pics de compétences », précise-t-elle. Cette psychiatre de renom réalise de nombreux diagnostics au sein d’un Centre de Ressources Autisme. Et elle s’alarme du « battage médiatique » et de la « psychose en France sur l’inquiétude de se découvrir qu’on est autiste à l’âge adulte ».

    Un diagnostic pluridisciplinaire

    Parmi les gens qu’elle reçoit, beaucoup ont des phobies sociales, des troubles anxieux, des dépressions, des troubles de personnalité borderline, des troubles du déficit de l’attention ou des troubles dys, sans présenter de troubles du spectre autistique pour autant. Pour en avoir le cœur net, le diagnostic a lieu dans un des Centres de Ressources Autisme agréés, selon les évaluations recommandées par la Haute Autorité de santé. Pendant au moins une journée, les personnes sont reçues par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, de psychologues, de psychomotriciens, d’orthophonistes, etc. « Et toujours en présence de quelqu’un de leur famille, souligne Hélène Vusler. Pour que l’on puisse échanger sur sa petite enfance. » Le diagnostic est entièrement pris en charge, mais il peut y avoir plusieurs mois d’attente pour obtenir un rendez-vous.

    En cas de diagnostic de TSA chez l’adulte, neuf séances d’éducation thérapeutiques sont prévues, ainsi que de l’entraînement aux habiletés sociales (pour comprendre les émotions et les intentions, savoir s’exprimer, etc.), et un travail sur les aspects sensoriels (apprendre à se servir d’un casque antibruit ou choisir une couverture lestée, par exemple). Ce programme s’accompagne d’une prise en charge psychiatrique et d’une aide sur les aspects socioprofessionnels, tels que la recherche d’un logement ou d’une activité professionnelle adaptée. Autant de moyens mis en place pour faciliter l’intégration sociale des adultes présentant des TSA.

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  • L’échange culturel et le lien social par la cuisine

    L’échange culturel et le lien social par la cuisine

    Mélange culturel

    « Tous les pays ont une culture gastronomique. » C’est de ce constat d’apparence évidente qu’est parti Franck Steinmetz, élu de la ville de Sainte-Luce-sur-Loire en banlieue de Nantes, pour imaginer « Lucéens venus d’ailleurs ». L’idée est simple : tout résidant d’origine étrangère peut venir proposer un plat pour six à huit personnes lors d’un buffet, en amenant également une fiche recette. Après 2023 et 2024, l’élu est en train de préparer la prochaine édition prévue pour le 4 avril 2025. « La fréquentation reste modeste, une centaine de personnes environ, précise-t-il. Mais pour ce qui est de l’échange, c’est chaque fois un succès. Il y a une douzaine de nationalités représentées, avec également de la musique et une exposition. Et on voit ainsi un Espagnol échanger avec un Chinois, un Ukrainien avec un Guinéen, ou même des résidents de longue date entre eux. Le but premier est vraiment de proposer un moment convivial. »

    La cuisine, un partage universel

    L’idée de se servir de la cuisine comme outil de convivialité et d’interculturalité existe dans d’autres lieux de France, et notamment à Grenoble avec Cuisine sans Frontières. Depuis 2014, cette association cherche à « valoriser les savoir-faire des personnes migrantes et les sortir de l’isolement » en proposant chaque mardi et jeudi des plats à emporter ou sur place, proposés chaque fois par des bénévoles du monde entier. « Il y a un planning mensuel, où sont proposés un plat avec viande, un plat végétarien, une entrée et un dessert, détaille Lucia Diaz, salariée chargée de projet depuis septembre 2024. D’autres bénévoles peuvent également se proposer comme aide cuisine ou pour la vaisselle. » Un membre du personnel s’occupe également de l’approvisionnement et, parfois, de l’adaptation des plats. « En effet, nos clients, que ce soit la ville ou des entreprises, ne sont pas toujours habitués à manger des plats très épicés ». Encore faut-il trouver les moyens de faire venir les principaux intéressés. « Cet événement demande une double communication, explique Franck Steinmetz. Auprès de la population en général, avec les canaux classiques d’affichage et sur nos réseaux. Mais aussi auprès des concernés, ces fameux Lucéens venus d’ailleurs. Et cela passe par d’autres canaux plus éloignés de nous, surtout pour le plus efficace d’entre eux : le bouche-à-oreille. »

    Cuisines sans Frontières : le rôle des bénévoles

    C’est également un enjeu pour Cuisines sans Frontières. « Beaucoup de bénévoles le sont également dans d’autres associations, explique Lucia Diaz, et nous découvrent par rebond, ou alors par le bouche-à-oreille d’autres cuisiniers. » C’est comme ça qu’est arrivée Madeleine, une bénévole très active venue du Congo en 2020. « J’ai rejoint l’association en septembre 2021, après avoir rencontré Fadilah, une Algérienne, dans un lieu d’accueil de Grenoble. L’idée m’intéressait, et après deux mois d’observation, j’ai osé proposer mon propre plat : un madesu ya supu, des haricots au bœuf cuits dans une sauce tomate. » Elle en a également profité pour apprendre d’autres recettes, particulièrement végétariennes. « J’ai vraiment appris à aimer ça ici, et maintenant j’adore ! »

    Les nouveaux bénévoles ne manquent pas, même s’ils ne restent pas toujours, comme le détaille Lucia Diaz : « La plupart sont en attente de régularisation, et dès qu’ils obtiennent un titre du séjour, ils cherchent du travail et ont donc moins de temps pour l’association. Mais ils continuent de venir de temps en temps, pour prendre des nouvelles, nous amener d’autres personnes ou simplement partager un repas, et même proposer un nouveau plat. » En attendant sa régularisation, Madeleine offre son temps à ces associations, et s’affaire notamment pour célébrer les dix ans de Cuisine sans Frontières en préparant une pièce de théâtre pour l’occasion.

    Tisser du lien social et apporter du soutien

    Car à Sainte-Luce comme à Grenoble, la cuisine est avant tout un prétexte. « Le but est de susciter des échanges des découvertes, souligne Frank Steinmetz. Nous en profitons également pour faire venir des associations d’aide à la scolarisation ou l’apprentissage du français pour qu’elles puissent se présenter. Il s’agit de tisser du lien. » La même démarche guide Cuisines sans Frontières. « Chaque midi, tout le monde mange ensemble, salariés et bénévoles », poursuit Lucia Diaz. Madeleine affirme y avoir trouvé « une vraie famille. L’association organise également des sorties qui permettent de tisser des liens profonds. C’est aussi l’occasion de pratiquer le français. En cuisine, même ceux qui n’en parlent pas un mot peuvent apprendre vite ». Cet aspect est essentiel pour Lucia Diaz, elle-même venue de Colombie où elle exerçait comme avocate : « Nous souhaitons vraiment avoir un échange sans aucune domination. » Cet état d’esprit suscite des vocations, puisque l’association forme également chaque année entre sept et neuf personnes pour l’obtention d’un CAP de cuisine. Du côté de Sainte-Luce, l’association « La Fabrique à échanges », qui veut développer le vivre-ensemble dans la commune, est née d’une rencontre à l’occasion de la première édition de « Lucéens venus d’ailleurs ». Avec toujours le plaisir de bien manger.

  • Bénévolat : est-ce encore utile de s’engager ?

    Bénévolat : est-ce encore utile de s’engager ?

    En 2023, 13 millions de Français de 16 ans ou plus se déclarent bénévoles, soit environ un quart de la population. Piliers du tissu associatif, 86 % des 1 300 000 associations actives en France sont animées exclusivement par des bénévoles. Selon les chiffres clés de la vie associative 2023, recueillis par l’Institut National de la Jeunesse et de l’Éducation populaire (INJEP), le domaine sportif représente près d’un tiers du volume de travail bénévole, suivi des domaines de défense de causes, action sociale, humanitaire et caritative.

    Bénévolat : pour qui, pourquoi ?

    En dehors d’un bienfait intime et personnel, l’engagement bénévole permet des avancées concrètes. À commencer par la prise de conscience d’une réalité sociale chez les plus jeunes. « Les maraudes que j’effectue avec la paroisse Saint Vincent de Paul dans le quartier de Montparnasse à Paris m’ont permis de démystifier les invisibles que sont les sans-abri », confie Julie Gallys, 23 ans, juriste en alternance dans le secteur de l’énergie. Son engagement bénévole commence quand elle arrive dans la capitale pour ses études. La jeune fille réalise, hallucinée, que la « précarité est partout », des rues aux universités. Dès ses premiers mois en tant qu’étudiante, elle-même doit avoir recours aux distributions alimentaires organisées par Linkee, une association de lutte contre le gaspillage alimentaire et qui redistribue aux étudiants précaires.

    Une pensée la traverse lors des récupérations de panier : « C’est en donnant que l’on reçoit. » Julie devient alors bénéficiaire et bénévole de l’association. « J’ai vu concrètement qu’un petit geste pour nous peut avoir de grandes conséquences sur les autres. Et ça nous fait regarder plus loin que nos propres vies », continue-t-elle. En France, les femmes participent plus régulièrement que les hommes à la vie associative, elles représentent 52 % des bénévoles.

    Reprise du bénévolat chez les jeunes

    bénévolat associatif chez les plus jeunes en 2023. « Il y a chez eux une envie d’engagement qui ne cesse de progresser ces dernières années, avec souvent l’idée de faire avancer les choses de manière concrète et à leur échelle dans un monde si incertain, où le politique leur semble trop éloigné de leurs préoccupations », analyse Pascal Dreyer, vice-président Recherches & solidarités dans le rapport IFOP sur l’engagement bénévole en 2023. Créé au Québec en 2002, le concept des Accorderies a été introduit en France sous l’égide de la Fondation Macif et du Secours catholique en 2011. Fondées sur un système d’échange de services utilisant une « monnaie temps », elles sont la preuve qu’un engagement bénévole, basé sur le don de son temps et ses compétences, permet des gains sociaux mesurables. Parmi eux, la mixité sociale. À l’Accorderie d’Hayange, en Moselle, se croisent des individus de différents âges, situations sociales, nationalités et genres. Conversations en italien, cuisine, tricot ou encore réparation de voiture, il y en a pour tous les goûts. Ces lieux peuvent également être un levier concret dans la recherche d’emploi. « Ici, tu rencontres quelqu’un qui te fait rencontrer quelqu’un d’autre, et ainsi de suite. Cela m’a aidé à retrouver un emploi en recontactant tous mes anciens patrons et collègues », raconte Pascal, 44 ans, accordeur à Chambéry.

    La gratuité a un prix

    De manière générale, Accorderies ou autres associations solidaires posent les bases d’une citoyenneté active, invitant à l’action concrète, source de confiance en soi, et aux autres. « Il y a également une notion de partage dans l’associatif. On noue des liens avec les autres bénévoles, que l’on revoit chaque semaine, tous les mois, on devient riches des rencontres que l’on fait », confirme l’étudiante Julie Gallys.

    Malheureusement, le bénévolat associatif diminue depuis 2010, surtout chez les plus âgés. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. « Ces personnes occupent souvent une position pivot entre plusieurs générations qui demandent leur soutien et peuvent les accaparer : leurs parents, leurs enfants et leurs petits-enfants. Par ailleurs, les baby-boomers n’ont pas connu la Seconde Guerre mondiale, les structures d’engagement collectif qu’étaient les patronages, les églises, les associations et les syndicats. Ils ont grandi et profité de la société de consommation », contextualise Pascal Dreyer. Une tendance reste toutefois constante : plus l’on est diplômé, plus l’on s’engage. La raison est simple. Donner du temps à une association suppose d’en disposer, en plus des ressources, des compétences, et de la confiance en soi. La gratuité a un prix. En 2018, les 21 millions de participations bénévoles représentent un volume de travail de l’ordre de 587 000 emplois en équivalent temps plein.

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  • Handicap et emploi : état des lieux en France

    Handicap et emploi : état des lieux en France

    D’après l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) dans son rapport, publié en juillet 2023, le taux de chômage des personnes en situation de handicap est à son plus bas niveau depuis 2018, soit de 12 %. Malheureusement, il reste 1,7 fois plus important que la moyenne nationale (7 %, donc près du double). Le taux d’emploi des personnes en situation de handicap reste, selon l’Insee, bien inférieur à celui des personnes valides (50 % contre 70 %). Le taux d’emploi direct (soit le rapport entre le nombre de bénéficiaires employés directement et l’effectif global de l’entreprise) est encore moins glorieux puisqu’il stagne à 3,5 % dans les entreprises privées et publiques, loin des 6 % souhaité par la loi de 1987. « Historiquement, le handicap a longtemps été perçu comme incompatible avec l’exercice d’un emploi rémunéré, écrit Anne Revillard, professeure associée en sociologie à Sciences Po et directrice du Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP), dans un article diffusé par Le Monde en novembre 2023. Cette perception a évolué. Néanmoins, les personnes handicapées rencontrent toujours des obstacles pour accéder à l’emploi, s’y maintenir et y progresser. »

    Des discriminations bien ancrées

    Le Défenseur des Droits est catégorique. En France, le handicap reste le premier motif de discrimination. Parmi les nombreux freins à l’embauche et à l’inclusion des salarié·es handicapé·es, il y a les politiques dites de « non-recrutement » des entreprises. « Nombre d’entre elles préfèrent inciter leurs salarié·es à déclarer un handicap, parfois provoqué par de mauvaises conditions de travail, plutôt que d’embaucher des personnes en situation de handicap, souligne la CGT. Cela leur permet d’atteindre le taux réglementaire des 6 % sans effort particulier en termes de recrutement et de se conformer à la réglementation (et donc de s’exonérer des contributions financières). » Malheureusement, c’est loin d’être le seul problème.

    L’efficacité des politiques d’emploi des personnes handicapées « dépend de celle d’autres volets des politiques du handicap comme l’accessibilité de l’espace public et des transports ainsi que des logements », estime Anne Revillard, dans un article publié sur The Conservation, en septembre dernier. « La réussite des étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur est aussi un facteur sensible, poursuit la professeure. L’enseignement supérieur est en effet le parent pauvre des politiques d’inclusion éducative. » Bilan : moins diplômée, la population handicapée occupe plus souvent des postes moins qualifiés, moins prestigieux et moins rémunérateurs.

    Le Café Joyeux renverse la vapeur

    Après le ciel gris – pour ne pas dire « tableau noir » – viennent les éclaircies : depuis quelques années, des entreprises s’engagent plus ou moins activement en faveur du handicap. Lors de la soirée des dirigeants engagés, organisée par « Manifeste Inclusion » le 11 octobre 2023, quatre lauréats ont été récompensés pour leurs initiatives inclusives. Notamment le groupe La Poste, qui a su se démarquer en proposant à ses 14 000 postiers en situation de handicap de tester ses services et produits, pour les améliorer et être certains qu’ils soient accessibles.

    Mais le Trophée de l’entreprise inclusive revient incontestablement au phénomène Café Joyeux, chaîne de cafés-restaurants qui, depuis 2017, emploie et forme des personnes en situation de handicap mental et cognitif. Sa croissance est telle que l’entreprise a préféré ces derniers mois « limiter les prises de parole (dans les médias, ndr) afin de [se] concentrer sur la consolidation de [ses] activités et le bien-être de [ses] équipes ». Une prévenance revendiquée par le fondateur de la société, Yann Bucaille-Lanrezac. « Le monde de l’entreprise doit se saisir de la question du handicap, affirmait-il en novembre 2023 à Challenges. En France, seulement 0,5 % des 750 000 personnes en situation de handicap mental travaillent en entreprise. Elles ont trop longtemps été mises à l’écart. Avec nos cafés, nous voulons rendre le handicap visible. C’est pourquoi nous embauchons 270 salarié·es, dont 154 équipiers en CDI qui sont en situation de handicap mental et cognitif. Ils travaillent en cuisine, en salle et au comptoir. »

    Après Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Paris, Rennes, Tours, Bruxelles et New York, c’est à Angers que Café Joyeux s’est dernièrement implanté. Et c’est en grande pompe que l’établissement a célébré son inauguration, le 13 juin dernier, accueillant au numéro 36 du boulevard Foch, Arnaud, acteur du film à succès Un p’tit truc en plus.

    Pour un label « inclusion professionnelle »

    Mais il n’y a pas que le monde du café qui s’engage. Celui du notariat, aussi. Comme en témoigne l’engagement du cabinet Fortier Associés qui, depuis bientôt quatre ans, compte parmi ses collaborateurs Maxence. À 33 ans, ce jeune homme porteur de trisomie 21 est en CDI – à 60 % d’heure de travail – et occupe un poste d’assistant. « Après la naissance de mon troisième enfant, porteur du même handicap, j’ai naturellement été sensibilisé à cette question, et plus particulièrement à celle de l’inclusion », confie Frédéric Fortier. Grâce à l’association « Access 75 », ce père de famille et chef d’entreprise a pu façonner un poste sur mesure : « Maxence effectue principalement des missions de classement, de rangement, d’archivage, d’aménagement des salles de signature avant les rendez-vous, mais depuis quelques mois, il fait aussi de l’accueil client, se réjouit-il. Il va aussi, à mes côtés, préparer des lettres recommandées, faire le courrier, ou encore, aller une fois par semaine chercher des fruits pour le reste de l’équipe. »

    Différentes tâches que l’ensemble du cabinet a désormais baptisées « les missions de Maxence ». Selon Frédéric Fortier, ce ne sont pas les aides ou subventions de l’État qui convaincront les chefs d’entreprise d’envisager une embauche inclusive : « Ça doit s’inscrire dans une véritable démarche d’entreprise, au même titre que les labels RSE environnementaux, poursuit-il. Je milite au sein de mon corps de profession pour qu’il y existe un label destiné aux entreprises qui font de l’inclusion professionnelle. Mettre en valeur ces entreprises peut convaincre d’autres dirigeants de franchir le pas. »

    Macif Accessible

    La Macif est engagée depuis plus de 15 ans aux cotés des personnes en situation de handicap ou âgées en perte d’autonomie.

  • Le fauteuil roulant, un prolongement de soi ?

    Le fauteuil roulant, un prolongement de soi ?

    En France, près de 850 000 personnes sont en situation de handicap moteur, soit environ 1,5 % de la population adulte (chiffre INSEE). Parmi elles, environ 45 % se déplacent en fauteuil roulant. Ce dispositif a permis à des millions de personnes dites « empêchées » de découvrir le monde et n’a cessé d’évoluer au fil du temps, grâce aux progrès technologiques. D’autant que, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le fauteuil roulant ne date pas d’hier. Pour la petite histoire, le premier modèle en Europe a été fabriqué en 1554, à l’intention de Philippe II d’Espagne. Le pauvre souffrait de goutte et d’arthrite. À l’époque, on appelait encore cela « chaise d’infirme ». Le premier modèle autopropulsé manuellement à l’aide d’une manivelle voit le jour au XVIIe siècle. Son inventeur ? L’horloger allemand Stephan Farffler, ayant perdu accidentellement l’usage de ses jambes lorsqu’il était enfant. Mais ce sont dans les années 1930, face aux besoins urgents causés par les guerres mondiales, que deux Américains – Herbert Everest et Henry Jennings – parviennent, depuis leur garage, à rendre les fauteuils pliables.

    Le sport, au service du handicap

    Satisfaits du confort grandissant de leur fauteuil roulant, certains ont commencé à vouloir en jouer. Ce sont des athlètes qui, en quête de performance, ont commencé à bidouiller leurs fauteuils afin de les rendre plus légers et plus faciles d’utilisation. Ce fut le cas de Marilyn Hamilton, athlète ayant perdu l’usage de ses jambes après un accident de parapente, qui a participé à l’élaboration du fauteuil ultraléger Quickie. Retirer les poignées, servant à la poussée, pour alléger, modification des roues pour prendre de la vitesse… Tous les moyens sont bons. Aussi parce que ces fauteuils optimisés ont contribué à changer le regard que la société posait sur le handicap : « Quand les gens regardent une personne handicapée, le fauteuil roulant est le trait qui ressort le plus, et on a tendance à oublier qu’il s’agit d’une personne », confiait la sportive Marilyn Hamilton au Los Angeles Times en 1982.

    Un dispositif social et non médical

    Aujourd’hui, plus particulièrement à l’approche des Jeux paralympiques 2024, les médias et les réseaux sociaux montrent les handicapées comme des personnes actives, orchestrant leur propre vie. Ce n’est pas Romain Guérineau, plus connu sous le nom de « Roro Le Costaud » sur Instagram, qui dira le contraire. Devenu tétraplégique à la suite d’un accident de ski, l’influenceur voit son fauteuil roulant comme « [sa] liberté et [son] autonomie » : « Pour moi, c’est mes jambes », insiste-t-il. Sans son fauteuil, Romain ne peut sortir de son lit, ne peut se déplacer, ne peut aller travailler au centre d’appel des sapeurs-pompiers de Tours. « C’est le prolongement de mon corps, reprend-il. S’il n’y a pas de fauteuil, il n’y a pas de vie. »

    Un outil scénique et artistique

    Si aucun handicap ne se ressemble, il en va de même de la façon de l’appréhender. Comédienne et danseuse depuis 15 ans, Magali Saby a été victime d’une paralysie cérébrale à la naissance. Rapidement, la jeune femme met les points sur les i : pour elle, son fauteuil n’est qu’un outil de déplacement. « En aucun cas, il ne définit ma personne, clarifie-t-elle. Je sais que mon discours diverge de ceux que l’on entend d’habitude. Certaines personnes donnent des surnoms à leur fauteuil roulant, je ne suis pas du tout là-dedans. Ce n’est pas un déni de mon handicap, c’est une autre vision. » Par le biais de la danse, du théâtre ou même du cinéma – la jeune actrice sera prochainement à l’affiche d’un téléfilm diffusé sur France 2, intitulé Danse ta vie – sa condition physique s’évanouit pour laisser pleinement place à l’artiste. « Ici, le fauteuil est un outil scénique utilisé au service de la création artistique, considère-t-elle. On bouleverse sa conception pour justement bouleverser les idées reçues que le spectateur peut avoir de l’objet. »

    Clou du spectacle : en 2023, l’intermittente présentait Danser la Faille, une conférence dansée, imaginée par le chorégraphe Sylvère Lamotte. Sur scène, la danseuse quitte son appareil pour mouvoir pleinement son corps. « Ce n’est pas parce que vous êtes privé de l’utilisation de vos jambes ou de vos bras que le corps n’existe pas, affirme-t-elle. Même lorsque nous sommes confrontés à des corps vraiment empêchés, qui ne peuvent évoluer au niveau de la performance, il y a tout de même un effort. Or, l’effort d’y arriver rend le geste sublime. »

    « On ne peut pas uniformiser le même fauteuil pour tout le monde »

    Indispensables, mais coûteux, les fauteuils roulants devraient, d’ici fin 2024, être intégralement remboursés par la Sécurité sociale. C’est en tout cas ce qu’avait promis Emmanuel Macron lors de la Conférence nationale du handicap d’avril 2023. Pour Romain Gérineau, mieux vaut calmer son enthousiasme, ce projet pouvant contraindre certains Français à se tourner vers des modèles bas de gamme : « Ils ne comprennent pas qu’on ne peut pas uniformiser le fauteuil pour tous. Ils parlent d’un remboursement intégral, c’est très bien, mais il faut intégrer qu’on n’a pas tous les mêmes besoins. Pour des personnes ayant besoin d’un fauteuil électrique au quotidien, un modèle d’entrée de gamme (entre 2500 et 5000 euros) ne peut suffire. Elles vont donc frôler autour des 20 000 ou 30 000 euros pour avoir quelque chose de correct. Pour ma part (un fauteuil roulant manuel, ndr), je ne pars pas en dessous de 5000 euros. » Or, dans ce cas, l’augmentation de la base de remboursement prévue est de 2 600 euros. « On est résigné, reprend l’influenceur. C’est malheureux à dire, mais c’est la vérité. On a l’habitude. »

    En attendant, les ingénieurs continuent de perfectionner le fauteuil roulant, en y intégrant par exemple des radars et des caméras pour prévenir les dangereux mouvements de bascule. Intelligence artificielle, roues et jantes personnalisées, cadres customisés… Tant de nouveautés qui répondent aux besoins des personnes handicapées, tout en y ajoutant une pointe de style. Mais pour « Roro Le Costaud », un éventuel futur où implants cérébraux et prothèses remplaceraient les fauteuils est encore bien loin. « Je n’ai pas envie de me projeter dans un futur utopiste, en me disant : “Je vais remarcher un jour”, confie-t-il. Je préfère vivre au jour le jour et me concentrer sur la manière dont je peux vivre le plus normalement possible installé dans mon fauteuil. »

    L’inclusion, engagement social et sociétal

    Dans ses offres et services, la Macif s’engage à prendre en compte les besoins spécifiques.

  • « Et si j’étais ministre des Sports ? »

    « Et si j’étais ministre des Sports ? »

    1re mesure

    Coraline Bergeron : « Sensibiliser dès le plus jeune âge »

    En premier lieu, il s’agit de lancer une vaste campagne de communication concernant l’ensemble des disciplines et activités sportives. Trop souvent, les femmes s’interdisent de se lancer dans tel ou tel sport. Il est temps de les sensibiliser et de les décomplexer. Pour cela, il faut déjouer les idées reçues, sortir du carcan « remise en forme et bien-être ». Le yoga et les cours de Pilates, c’est très bien, mais cela ne doit pas être le seul horizon des femmes sportives. Il y a aussi le rugby, la boxe, la lutte, que sais-je… Les femmes ne doivent se limiter à aucune discipline sportive. Et pour réussir cette politique, cette campagne de promotion et de sensibilisation doit s’adresser, en premier lieu, aux plus jeunes. C’est à l’école et dans le milieu familial que ce message doit passer en priorité.

    Lauren Rembi : « Promouvoir la parité et instaurer plus de confiance »

    Le manque de parité dans l’encadrement sportif me semble problématique. S’il y avait plus de femmes chargées de l’entraînement dans les clubs, que ce soit en loisir ou pour la compétition, ce serait un levier important pour accélérer la féminisation du sport. Car nombreux sont les parents qui hésitent à laisser leurs filles intégrer une association sportive par manque de confiance envers l’encadrement masculin. S’il y avait davantage de mixité, cet obstacle serait levé. Le monde sportif n’est pas plus touché que d’autres milieux par des cas de pédocriminalité, mais la crainte n’en est pas moins là. C’est une inquiétude légitime et qu’il faut davantage prendre en compte.

    2e mesure

    C.B : « Prendre mieux en compte la charge mentale »

    Outre cet axe important autour de la communication, il est essentiel de ne plus ignorer la « charge mentale » qui pèse sur les femmes. Surtout quand elles ont des enfants. Si l’activité physique se limite à 15 minutes de stretching, car elles n’ont pas plus de temps à y consacrer après la sortie d’école, nous n’allons pas nous en sortir ! Il serait important que les associations sportives, comme les clubs, imaginent des horaires mieux adaptés à leur rythme de vie. L’ensemble du monde sportif doit davantage prendre en compte ce déséquilibre dans la gestion familiale entre les hommes et les femmes. C’est un levier majeur si l’on veut augmenter la fréquence de la pratique sportive chez nos concitoyennes. Pratique sportive, je le rappelle, qui est aussi un enjeu de santé publique.

    L.R : « Plus d’égalité dans la pratique sportive »

    La pratique sportive en France est trop souvent le reflet du milieu social auquel nous appartenons. Ainsi, au regard du reste de la société, les couches de la population les plus défavorisées ont un accès moindre aux différentes activités physiques. Pour réduire ces inégalités, le nerf de la guerre serait un soutien financier bien plus important en faveur des clubs présents dans ces quartiers. Quand une famille a du mal à joindre les deux bouts, inscrire ses enfants – et notamment les filles – au sport n’est malheureusement pas une priorité. Payer une licence, puis le matériel propre à la discipline, représente, pour de nombreuses familles, une dépense difficile à assumer. Et même si cela n’est que de l’ordre de 100 euros… Il s’agirait donc d’investir largement pour permettre à toutes les classes sociales d’avoir le choix de se lancer dans tel ou tel sport, sans que les contraintes financières interdisent certaines pratiques.

    3e mesure

    C.B : « Ne plus opposer maternité et carrière de haut niveau »

    Je me concentrerai, enfin, sur le sujet – trop souvent minimisé – de la maternité chez les sportives de haut niveau. Une question qui ne se pose aucunement chez leurs homologues masculins… Nombreuses sont les athlètes confrontées à ce dilemme. Privilégier sa carrière sportive ou son désir d’enfant ? Un tel choix cornélien ne devrait pas se poser. Il y a, aujourd’hui, beaucoup trop d’incertitudes, de craintes ou d’absence de communication. Les instances nationales doivent faciliter grandement la reprise du sport de haut niveau, à la suite d’une maternité : accès à un maximum d’informations, soutien financier solide, encadrement compétent pour retrouver au plus vite son niveau de performance, etc.

    L.R : « Promouvoir tous les sports à l’école »

    L’école a un rôle majeur à jouer dans la promotion de l’activité physique chez les enfants, et d’autant chez les jeunes filles qui sont parfois plus en retrait. Et ce dans la mesure, où le milieu scolaire est, en général, la première porte d’entrée aux différentes disciplines sportives. Il est donc essentiel d’élargir au maximum l’offre de sports au sein des différents établissements éducatifs. On ne peut pas se contenter de faire courir les écoliers dans la cour de récréation. Cela n’a rien de ludique et ce n’est pas ça qui va susciter de l’envie pour la dépense physique. Et même pour l’athlétisme ! Heureusement, je constate que les choses changent. Les partenariats entre les clubs et l’Éducation nationale se multiplient. Il faut accélérer ce mouvement, accorder bien plus d’heures à l’EPS et faire découvrir aux plus jeunes le maximum de disciplines sportives.

    Envie de prolonger la lecture ? Retrouvez l’interview croisée de Lauren Rembi et Coraline Bergeron dans le numéro 2 du magazine Vous! par Macif : c’est ICI.