Catégorie : À ma santé !

  • Santé mentale des étudiants : des dispositifs pour se sentir mieux

    Santé mentale des étudiants : des dispositifs pour se sentir mieux

    « Problèmes familiaux, isolement, discrimination. Mais il y a aussi la précarité, les problèmes de logement ou financiers, voilà les difficultés que rencontrent les étudiants qui viennent à nous », explique Quentin Bourgeon, président de l’association Rêves Jeunes, présente dans plusieurs universités françaises et qui s’engage pour la santé mentale des étudiants. Une étude menée par l’Institut CSA vient confirmer ce constat de terrain. Publiée en juillet 2022, elle montre une situation alarmante : 70 % des étudiants sont en situation de mal-être.

    35% des étudiants

    en France auraient eu des pensées suicidaires.(1)

    Des parcours de soins souvent trop longs

    Pour venir en aide à ces jeunes, différents dispositifs ont été mis en place ces dernières années. L’Etat tente de s’emparer du problème avec son programme Santé Psy Étudiant. Il permet de prendre un rendez-vous en ligne avec un des mille cent psychologues volontaires. Les consultations sont gratuites, mais nécessitent un passage préalable chez un médecin généraliste pour obtenir une lettre d’orientation. Ils peuvent ensuite profiter de huit rendez-vous annuels, renouvelables l’année suivante. « L’idée c’est aussi d’habituer les étudiants à un parcours de consultation classique. On voit un généraliste, puis son spécialiste », justifie Vikie Ache, responsable communication et animation de Santé Psy Étudiant. Un processus contraignant et des délais parfois longs qui peuvent freiner les étudiants qui vivent un mal-être. « J’ai essayé Santé Psy Etudiant, mais les rendez-vous étaient trop éloignés. Je n’ai pas continué » constate Judith, 25 ans, en double licence histoire et philosophie à l’université de Créteil. En 2022, le dispositif du gouvernement aura tout de même permis à quarante-trois mille jeunes en détresse de rencontrer un psychologue.

    Lire aussi : “Ça va (pas) la tête ?” le podcast pour décrypter le mal-être étudiant

    38% des étudiants

    ont renoncé à consulter un médecin au cours de l’année 2022 par manque de moyens et/ou de créneaux disponibles. (1)

    Des assos à l’écoute des jeunes

    Dans les facultés et écoles, des associations et des Bureaux d’aide psychologique universitaires (Bapu) travaillent aussi au quotidien pour améliorer la santé mentale des étudiants.

    Après avoir abandonné Santé Psy Etudiant, Judith est tombée par hasard sur une affiche de Rêves jeunes en sortant d’un partiel. Après avoir discuté avec des membres de l’association, elle a décidé de rencontrer une de ses psychologues. « Mon problème c’était que j’étais un peu perdue après avoir été alitée un mois à cause du Covid, j’avais aussi du mal à jongler entre mon travail et mes études. Alors j’ai franchi le pas » raconte-t-elle. Outre la gratuité, c’est la disponibilité de la spécialiste consultée qu’a appréciée l’étudiante. « On s’est vues toutes les deux semaines et elle a pu s’adapter à mon emploi du temps. Je pouvais la contacter entre deux séances si ça n’allait pas », explique-t-elle.

    Comme Rêves jeunes, l’association Nightline et ses six antennes partout en France permettent aux étudiants en détresse d’être entendus. Depuis sept ans, les bénévoles de Nightline proposent un service d’écoute par et pour des étudiants. L’association a également lancé il y a quelques mois une nouvelle ressource en ligne pour prendre soin de sa santé mentale et soutenir ses proches à travers un parcours personnalisé comprenant des mini-jeux, des entraînements, des activités et des fiches synthétiques. Pour Nightline comme pour tous les acteurs de la santé mentale des étudiants, la prévention reste un des enjeux majeurs. Tous constatent un tabou autour de ces questions, mais aussi une méconnaissance des dispositifs existants.

    Alors forcément, certains jeunes abandonnent. L’enquête de l’Institut CSA montre notamment que 28% d’entre eux n’ont pas réussi à trouver un médecin et 13% ont eu des difficultés à s’y retrouver dans le système de santé. « Nous ne sommes pas sensibilisés. On ne sait pas forcément vers qui s’orienter quand on rencontre un problème. Je pense qu’en plus du travail des associations, les universités elles-mêmes pourraient informer les étudiants, au moment de la prérentrée par exemple », estime Judith, devenue elle-même bénévole à l’association Rêves Jeunes.

    L’info en + Services d’écoute gratuits pour les étudiants

    Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236 : Service téléphonique anonyme et gratuit pour les 12-25 ans tous les jours de 9h à 23h

    Fil Santé Jeunes en Chat : sans inscription, anonyme, vous pouvez discuter avec un professionnel de l’écoute et votre conversation n’est stockée nulle part

    Nightline : Service téléphonique anonyme et gratuit tous les soirs de 21h à 2h30

    SOS Amitié au 09 72 39 40 50 : Service téléphonique anonyme et gratuit, tous les jours 24h/24

    VOUS ÊTES ÉTUDIANT ET SOCIÉTAIRE MACIF ?

    Macif Solidarité Coups Durs Spécial étudiant pourra vous orienter pour obtenir de l’aide psychologique et retrouver un équilibre.

    L’Essentiel de l’article

    • 70 % des étudiants sont en situation de mal-être
    • Les temps d’attente et les coûts sont souvent trop élevés
    • Des associations de jeunes pour les jeunes existent partout en France

    (1) Institut BVA juillet 2022

  • Ces idées reçues sur la sexualité des ados

    Ces idées reçues sur la sexualité des ados

    Vrai-Faux sur la sexualité des ados

    Les ados d’aujourd’hui ont leur premier rapport sexuel plus tôt que leurs aînés. Ils comptent plus de partenaires et plus de rapports à risques que les générations précédentes. Ils sont imprudents en matière de contraception, accros aux pornos, passionnés de sextos et friands de pratiques toujours plus poussées. Autant de préjugés, souvent infondés, qui planent encore sur la sexualité des moins de 20 ans.

    “Faites confiance à la jeunesse et donnez-leur les clés pour se protéger.”

    Pauline, coordinatrice Prévention chez Solidarité Sida

    “Il y a souvent une perception erronée de la jeunesse,” souligne Pauline, coordinatrice Prévention chez Solidarité Sida. Selon elle, le plus important reste de promouvoir le plaisir dans la sexualité tout en éveillant aux risques, notamment des MST/IST.

    24 % des jeunes n’utilisent pas systématiquement le préservatif

    Sondage Ifop – Bilendi Mars 2020 – Sidaction

    Un chiffre qui illustre bien que “les jeunes ont conscience des risques, mais ils pensent que cela ne leur arrivera pas,” selon Pauline. La prévention reste donc de mise !

    Lire aussi : Préservatif : comment l’utiliser sans tout faire capoter ?

  • “Ça va (pas) la tête ?” le podcast pour décrypter le mal-être étudiant

    “Ça va (pas) la tête ?” le podcast pour décrypter le mal-être étudiant

    Originaire de Haute Savoie, Louise s’est installée à Lyon en 2019 pour poursuivre ses études à l’université. Comme nombre d’étudiants, elle a subi les conséquences du Covid et des confinements. Trois ans après le début de la crise sanitaire, le mal-être étudiant est-il toujours d’actualité ? Comment a-t-il évolué ?

    7 étudiants sur 10 en France se disent être en situation de mal-être

    Un chiffre en hausse de 9% par rapport à 2019. (1)

    “Ça va (pas) la tête ?” – Episode 1. Les études, source de stress et d’anxiété

    En pleine période de révisions, Louise ressent de l’angoisse face aux examens qui arrivent à grands pas. Comment parvient-elle à supporter le stress lié aux partiels en plus de celui dû à sa situation d’étudiante ? Celle qui avoue faire le tri entre les cours pour ne se concentrer que sur ceux qui influent le plus sur sa moyenne a dû apprendre à gérer son anxiété et son temps, non sans difficulté. Et elle n’est pas la seule. Ses professeurs racontent les changements observés chez les étudiants depuis le début de la crise sanitaire.

    Plus d’un étudiant sur 2 se dit régulièrement déconcentré dans ses études

    car sa situation le préoccupe. (2)

    “Ça va (pas) la tête ?” Épisode 2 : Le covid, accélérateur des maux étudiants

    En 2020, lorsque le premier confinement est prononcé, Louise s’installe chez sa sœur et suit ses cours à distance. Elle revient sur cette période particulièrement difficile à vivre pour elle et pour les milliers d’étudiants, souvent enfermés dans de petits logements, à suivre les cours en distanciel et pour nombre d’entre eux sans job leur permettant de tenir leur budget mensuel. Solitude, pensées sombres, dépréciation de soi, perte de repères… Les impacts sur la santé mentale des étudiants se font toujours ressentir 3 ans après le début de la crise sanitaire.

    68% des étudiants évoquent des symptômes dépressifs

    et 36% indiquent avoir déjà eu des pensées suicidaires. (1)

    “Ça va (pas) la tête ?” Épisode 3 : La solidarité entre étudiants, remède aux doutes et à l’isolement

    Comme 1 jeune sur 3, Louise a éprouvé un sentiment de solitude parfois pesant(1). Par chance, elle a pu compter sur le soutien moral de Nicolas, son meilleur ami et confident. Une aide mutuelle qui leur a permis de surmonter des périodes difficiles liées à la crise sanitaire mais aussi à leurs études et leurs préoccupations personnelles. D’ailleurs, depuis la fin du confinement, Louise a décidé d’être à l’écoute d’autres jeunes : elle raconte son engagement bénévole dans l’association Nightline, qui propose notamment un service d’écoute gratuit et anonyme par les étudiants pour les étudiants.

    “Ça va (pas) la tête ?” Episode 4 : Retour à la maison : choix assumés et peur de décevoir

    De retour chez ses parents à Viry (74) en Haute-Savoie, Louise et sa mère reviennent sur ses choix d’études et de réorientation parfois mal compris. Comment gérer la peur de décevoir quand on sait qu’un de ses parents est en désaccord et qu’on est soi-même proie aux doutes ? Pendant son séjour, l’étudiante retrouve également des amies d’enfance, qui racontent comment la crise sanitaire continue d’impacter leurs études, leur santé mentale et leurs choix de vie.

    Services d’écoute gratuits pour les étudiants

    • Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236 : Service téléphonique anonyme et gratuit pour les 12-25 ans tous les jours de 9h à 23h – au bout du fil : des professionnels de professionnels de l’écoute (psychologues, éducateurs, conseillers conjugaux et familiaux, médecins, travailleurs sociaux)
    • Fil Santé Jeunes en Chat : sans inscription, anonyme, vous pouvez discuter avec un professionnel de l’écoute et votre conversation n’est stockée nulle part
    • Nightline : Service téléphonique anonyme et gratuit tous les soirs de 21h à 2h30 – au bout du fil : des étudiants bénévoles formés à l’écoute. Rendez-vous sur leur site pour le numéro de votre territoire. Un chat est également disponible.
    • SOS Amitié au 09 72 39 40 50 : Service téléphonique anonyme et gratuit, tous les jours 24h/24 – au bout du fil : des bénévoles formés à l’écoute. Un chat est également disponible ici.
    • SOS Suicide au 3114

    Vous êtes étudiant et sociétaire Macif ?

    Macif Solidarité Coups Durs Spécial étudiant pourra vous orienter pour obtenir de l’aide psychologique et retrouver un équilibre.

    (1) CSA 2022

    (2) Linkee 2022

  • PSSM : comment se former aux premiers secours en santé mentale ?

    PSSM : comment se former aux premiers secours en santé mentale ?

    En quoi consistent les premiers secours en santé mentale ?

     

    Le secourisme en santé mentale est l’équivalent des gestes de premiers secours « physiques » : ils permettent d’apporter les tous premiers soins à une personne en crise psychique ou au début d’un trouble psychologique (voir plus bas). 

    Les premiers secours en santé mentale apportent un soulagement temporaire au malade, en attendant la prise en charge par un professionnel de santé. C’est une étape importante du processus car les troubles psychologiques sont souvent facteur d’isolement, ce qui aggrave la situation et la détresse du patient.

    Les premiers secours en santé mentale consistent principalement :

    • à savoir repérer les signes d’un mal-être ;
    • à réagir de façon adaptée ;
    • à écouter la personne souffrante de façon active et sans jugement ;
    • à rassurer la personne, à l’informer des ressources existantes susceptibles de lui apporter une aide : professionnels de santé, associations, centres de soin, etc. ;
    • à l’encourager à consulter ;
    • en cas de crise, à adresser la personne aux services adéquats.

       

    • Lire aussi : Cyberharcèlement et santé mentale : « le début de l’adolescence est un moment critique »

    Chiffre-clé

    36 000 secouristes en santé mentale sont formés en France (au total) (2).

    Dans quels cas peut-on avoir besoin de connaître les premiers secours en santé mentale ?

     

    Les problèmes de santé mentale sont encore tabous, et pourtant, ils sont extrêmement répandus. Toute personne, quels que soit son âge, sa situation familiale ou professionnelle, ou sa personnalité, est susceptible de traverser une crise. En France, on estime qu’une personne sur cinq est touchée chaque année par des troubles psychiques, soit 13 millions de personnes (1).

    Ces troubles peuvent se manifester de diverses façons : un renfermement soudain ou progressif, l’apparition de troubles alimentaires (perte d’appétit ou boulimie), une consommation problématique d’alcool ou de drogue, des colères fréquentes, mélancolie ou apathie, etc. Les enfants et les adolescents peuvent aussi, par exemple, développer une phobie scolaire

    En cas de crise aiguë, selon les cas, la personne peut faire une attaque de panique, devenir très agitée ou se mettre à délirer, menacer de passer à l’acte (suicide), devenir complètement mutique (catatonie), etc. Ce sont des situations d’urgence où les premiers secours en santé mentale peuvent faire la différence.

    En étant formé aux premiers secours en santé mentale, vous savez repérer ces signaux et réagir de façon adaptée.

    Comment devenir secouriste en santé mentale ?

    La formation en premiers secours en santé mentale dure généralement deux jours (ou quatre demi-journées). Toutes les formations sont assurées par des formateurs accrédités.

    Vous êtes professionnel de santé ou salarié (ou bénévole) d’une structure impliquée auprès du jeunes public (16-25 ans) : des formations gratuites peuvent être proposées par l’Assurance maladie. Renseignez-vous auprès de la CPAM de votre département.

    Pour le grand public : vous pouvez consulter le site pssmfrance.fr pour trouver le calendrier des formations dans votre région ou en distanciel. Le coût se situe généralement autour de 250 €.

    VOUS AVEZ BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé, prend en charge les consultations chez le psychologue*.

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les problèmes de santé mentale sont très fréquents.
    • Les premiers secours en santé mentale permettent d’apprendre à réagir et à aider un proche en souffrance.
    • On peut se former en deux jours aux premiers secours en santé mentale.

    (1) Viepublique.fr, Santé mentale et psychiatrie : répondre à la forte demande de soins des Français, 2021.
    (2) pssmfrance.fr

  • Idées reçues sur l’hypnose : démêlez le vrai du faux !

    Idées reçues sur l’hypnose : démêlez le vrai du faux !

    L’hypnose est un état de veille modifiée qui a pour but de permettre au patient d’accéder à des ressources internes habituellement peu utilisées, en vue de sa guérison. L’état d’hypnose est atteint par l’écoute de la voix du thérapeute, parfois soutenue par la focalisation sur un objet (pendule ou autre). 

    L’hypnose, il faut y croire pour que ça marche : VRAI et FAUX

    Chantal Wood. 97 % des gens peuvent être hypnotisés. Pour que ça fonctionne, il faut établir une bonne relation thérapeutique, avoir confiance en l’autre et se concentrer. En revanche, pour pratiquer l’hypnose sur des personnes ayant des problèmes psychiatriques comme la schizophrénie par exemple, mieux vaut avoir une formation spécifique.
     

    L’hypnotiseur peut me faire faire des choses que je ne veux pas : FAUX

    C. W. En principe non. Dans les spectacles de magie, les hypnotiseurs choisissent les gens qui sont en attente de quelque chose. Ils ne sont pas neutres. L’hypnose médicale, ce n’est absolument pas ce qu’on voit à la télé : il y a une éthique et un respect de la personne. On ne cherche pas à se moquer d’elle mais à l’aider à progresser et à trouver ses propres ressources.

    L’hypnose peut aider à arrêter de fumer : VRAI

    C. W. Tout dépend de la motivation de celui qui consulte. Mais l’hypnose peut tout à fait aider à arrêter de fumer. Le thérapeute fait des suggestions (propositions d’idées et de pensées à visée thérapeutique) qui peuvent conduire à diminuer la consommation de tabac, notamment en incitant les patients à penser aux effets négatifs pour leur santé, aux dépenses que ça représente, etc.

    83% des professionnels de santé dont 85 % de médecins, croient aux bienfaits de l’hypnose.

    L’hypnose n’est pas utilisée par les médecins, elle n’est pas reconnue : FAUX

    C. W. Elle est utilisée très fréquemment dans les services hospitaliers, dans les centres antidouleur contre les douleurs chroniques, ou encore dans les soins en cancérologie. Elle est aussi utilisée par les anesthésistes, les infirmiers, les kinés, les sages-femmes, les dentistes, etc. L’hypnose est aussi un outil psychothérapeutique mis en œuvre par les psychologues afin de permettre au patient de trouver en lui-même les ressources pour régler ses propres problèmes. Elle est efficace par exemple en cas de stress post-traumatique

    L’hypnose n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie : VRAI et FAUX

    C. W. L’hypnothérapie est prise en charge par l’Assurance maladie lorsque c’est un acte médical (c’est-à-dire prescrit et pratiqué par un médecin, par exemple votre médecin traitant). Le patient sera remboursé sur la base d’une consultation. En revanche, ce n’est pas remboursé lorsque l’hypnose est pratiquée par tout autre professionnel.

    Il est possible de s’auto-hypnotiser : VRAI

    C. W. Toute hypnose est de l’auto-hypnose. Le médecin hypnothérapeute va faire des suggestions, et, en fonction de la confiance qu’il lui accorde, le patient va suivre ses paroles. Si on lui dit d’imaginer qu’il part en week-end se détendre avec ses enfants, le patient part avec ses images à lui, pas celles du thérapeute. Un bon hypnothérapeute, c’est quelqu’un qui s’adapte à son patient et qui lui apprend à se servir de cet outil tout seul.

    L’hypnose fait se remémorer des souvenirs oubliés : VRAI et FAUX

    C. W. On peut se rappeler de choses, mais pas forcément avec exactitude. Notre mémoire peut être modifiée par ce qui a pu nous être dit. Il faut donc y faire très attention

    VOUS AVEZ BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé prend en charge les séances de médecine alternative comme l’hypnose médicale.

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • L’hypnose médicale fonctionne chez la majorité des personnes.
    • Elle intervient dans la prise en charge de nombreuses pathologies, notamment en milieu hospitalier.
    • L’hypnose est remboursée quand elle est réalisée par un médecin.

    * Odoxa pour Orange Healthcare, NEHS, ASIP Santé, la Chaire Santé de Sciences Po, le Figaro Santé et France Inter, « Baromètre santé 360. Les médecines alternatives et complémentaires », janvier 2019.

  • Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    1 Les problèmes d’audition, qu’est-ce que c’est ?

    Les acouphènes

    Les acouphènes sont des sifflements perçus de façon intermittente ou permanente par le patient. Ils peuvent être liés à des lésions de l’oreille interne, mais les causes ne sont pas toujours faciles à identifier. Quoi qu’il en soit, ils sont généralement provoqués par une exposition répétée au bruit, dans le cadre professionnel ou les loisirs. Souvent bénignes, les formes sévères d’acouphènes peuvent pourtant créer une réelle perte de qualité de vie.

    L’hyperacousie

    C’est une sensibilité accrue aux sons de moyenne à forte intensité. Elle se caractérise par une gêne auditive, des acouphènes ou des douleurs qui entraînent des difficultés de perception.

    La perte d’audition

    C’est une baisse de l’acuité auditive : on entend moins bien les sons de faible intensité (ou dans certaines fréquences aiguës ou graves) et on distingue moins bien les sons les uns des autres. C’est ce qui fait qu’on éprouve des difficultés à suivre une conversation à plusieurs ou s’il y a un bruit de fond.

    1 Français sur 4

    souffrirait d’une forme de perte et ou gène d’audition (tous âges confondus).*

    2 Les causes possibles de la perte d’audition

    Le bruit ambiant

    Circulation, travail en usine, travaux publics, concerts, discothèques… Les sources de bruit potentiellement dangereux pour l’audition sont légion. Cependant, il faut généralement une exposition prolongée et répétée pour que les sons ambiants aient de réelles conséquences sur l’audition : par exemple, si vous êtes un aficionado de concerts ou que vous travaillez dans un environnement particulièrement bruyant.

    La musique sur baladeur ou smartphone

    L’écoute de musique au casque (ou écouteurs) à des volumes inadaptés est responsable d’une part importante des pertes d’audition et troubles récurrents comme les acouphènes. C’est tout particulièrement vrai chez les adolescents et les jeunes adultes qui ne se séparent jamais de leur smartphone ! Une seule solution, baisser le son et se limiter à une heure d’écoute par jour(1).

    Les infections (otites, etc.)

    L’otite est une infection microbienne de l’intérieur de l’oreille. On parle d’otite externe lorsqu’elle touche le conduit auditif seul, et d’otite moyenne lorsqu’elle atteint le tympan. Très douloureuse, elle nécessite un traitement prescrit par un médecin pour ne pas risquer de laisser une infection proliférer : en fonction des cas, cela peut être des antibiotiques et/ou des gouttes antibactériennes ou anti-inflammatoires à base de corticoïdes.

    Problème : les otites à répétition, notamment chez l’enfant, peuvent provoquer des lésions du tympan. Il est donc important de limiter les facteurs de risque (froid, bâtonnet ouaté) et de consulter régulièrement l’ORL pour vérifier que le tympan est intact.

    Les traumatismes

    Accident, coup ou mauvaise utilisation des bâtonnets ouatés peuvent provoquer des lésions de l’oreille qui vont se répercuter sur l’audition. Ces traumatismes guérissent souvent spontanément, mais ils nécessitent parfois une intervention chirurgicale pour réparer le tympan endommagé. C’est une intervention rapide, sous anesthésie générale, mais qui peut se pratiquer en ambulatoire. Elle permet le plus souvent un rétablissement complet de l’audition.

    L’avion, la plongée, le saut en parachute…

    Dans une cabine d’avion (ou dans certaines situations de loisirs impliquant une forte variation de la pression environnante), la pression peut varier parfois fortement en fonction de l’altitude. Cela provoque ce phénomène bien connu « d’oreille bouchée », qui se résorbe le plus souvent spontanément en quelques secondes ou quelques minutes. Il arrive pourtant parfois qu’une mauvaise pressurisation de la cabine entraîne une surdité d’une, voire des deux oreilles pendant plusieurs heures. Si l’audition n’est pas rétablie au bout d’une journée, il est conseillé d’aller voir un médecin pour s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes sous-jacents ou de traumatisme du tympan.

    Bruit : à partir de combien de décibels est-on en danger ?*

    Le seuil de danger pour l’oreille est de 85 décibels. À quel niveau de bruit cela correspond ?

    • Lieu calme : 30 décibels. Tout va bien !
    • Rue ou restaurant bruyant : 70 à 80 décibels. À la longue, ça fatigue…
    • Bruit du marteau-piqueur ou d’un baladeur à volume maximum : 100 décibels. Votre oreille est en danger ! Il faut s’éloigner de la source sonore ou porter des protections.
    • Sirène, concert ou discothèque : 105 à 120 décibels. Bouchons obligatoires !

    3 Que faire ?

    Toute perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation pour faire un état des lieux précis de la situation et proposer un traitement adapté si nécessaire. Rendez-vous chez votre médecin traitant pour un examen à l’otoscope (ce petit appareil qui permet de regarder l’intérieur du conduit auditif) : en fonction des résultats, il pourra vous prescrire un premier traitement et/ou vous orienter vers un spécialiste (ORL) pour un diagnostic plus poussé.

    4 Dans quels cas faut-il porter un appareil ?

    L’audioprothèse : contre la perte d’audition installée

    Les prothèses auditives ont fait d’énormes progrès ces dernières années : fini le gros boîtier lourd à porter et difficile à régler ! Les appareils nouvelle génération sont plus performants, plus discrets et plus légers. Sur prescription médicale (obligatoire), ils permettent de compenser une perte d’audition plus ou moins sévère. Il existe plusieurs types d’appareil, correspondant à des besoins différents :

    • Les dispositifs intra-auriculaires (IA) : invisibles et très légers, ils se glissent à l’intérieur du conduit auditif pour corriger les pertes d’audition légères à modérées. 
       
    • Les contours d’oreille (BTE pour behind the ear en anglais) : ils s’accrochent derrière le pavillon (c’est-à-dire la partie visible de l’oreille externe) pour délivrer le son via un mini haut-parleur. Plus solides que les IA et souvent moins chers, ils permettent aussi de corriger des pertes auditives plus sévères. 
       
    • Les appareils à micro-écouteur déporté (RIC pour receiver in canal en anglais) : identiques aux BTE, sauf que le son est délivré à l’intérieur du canal auditif via un petit écouteur interne. Ils corrigent une large palette de pertes auditives et constituent une bonne alternative aux deux précédents. 

    Le générateur de bruit blanc : contre les acouphènes

    Il s’agit d’un appareil générant un bruit audible et monotone qui « dilue » les acouphènes dans un fond sonore, sans fatiguer l’auditeur. Le bruit des vagues, du vent dans les arbres ou de la pluie sur un toit sont de parfaits bruits blancs !

    5 Comment protéger ses oreilles ?

    Contre le bruit et l’eau : les bouchons d’oreille

    Le bruit est l’ennemi n° 1 de l’ouïe ! Si vous assistez à un concert où la musique est particulièrement forte ou si vous pratiquez une activité bruyante (bricolage, par exemple), protégez-vous avec des bouchons en mousse, en cire ou en silicone. À usage unique ou réutilisables, ils s’achètent en pharmacie ou sur Internet pour une somme tout à fait modique (à partir de 1 euro la paire). Pensez aussi à en munir vos enfants le cas échéant. Il existe aussi des casques antibruit très efficaces, plutôt réservés aux activités professionnelles ou aux travaux lourds.

    Vos oreilles craignent l’eau ? Certains bouchons d’oreille sont particulièrement adaptés à la pratique de la natation ou de la plongée : vous les trouverez en magasin de sport ou en pharmacie.

    Musique au casque : limitez les temps

    Apprenez à vos ados (c’est valable pour les parents aussi) à limiter le temps d’écoute et surtout le volume : à fort volume (85 % de la puissance maximale de l’appareil, sans jamais aller au-delà), pas plus de deux heures par semaine ! La plupart des smartphones ont une fonctionnalité de limitation du volume : parlez-en avec vos enfants ou ados pour l’activer et veiller à ce qu’ils ne puissent pas la désactiver (via un code numérique). Préférez aussi les casques aux oreillettes : celles-ci déversent le son plus près du tympan et provoquent donc potentiellement plus de dégâts.

    Contre les infections : lâchez ce bâtonnet ouaté !

    Les bâtonnets ouatés ont à juste titre la réputation d’endommager l’oreille et d’augmenter le risque d’infection ou d’eczéma. Le cérumen a en effet un rôle protecteur, l’oreille n’a donc pas besoin d’être récurée ! Si vous avez du mal à vous en passer, limitez strictement leur usage au pavillon, sans entrer dans le conduit auditif.

    Contre le froid : un joli bonnet

    L’hiver, couvrez-vous la tête ! Jusqu’à 20 % de la chaleur corporelle est perdue par la tête (3), et vous protégerez du même coup vos oreilles des infections.

    Vous avez des problèmes d’audition ?

    Vos consultations chez un ORL sont prises en charge dans votre contrat Santé Macif

    L’Essentiel de l’article

    • Les troubles de l’audition peuvent se traduire par des acouphènes, une hyperacousie ou une perte d’audition.
    • Ils sont généralement dus à une exposition excessive au bruit, à un traumatisme, à des infections ou à l’âge.
    • Une perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation.

    (1) OMS, « Écouter sans risque ».
    (2) Ameli, « Prothèses auditives : quelle prise en charge ? », 2017.
    (3) NHS, Hypothermie.

    * Inserm 2022

    ** Par rapport aux prix moyens du marché et selon prestations. Données Santéclair comparant sur la France entière, les tarifs réseaux et les tarifs pratiqués hors réseaux. L’assuré conserve la liberté de choix de son professionnel de santé.

  • Sports d’hiver à la montagne : comment prévenir les risques d’accident ?

    Sports d’hiver à la montagne : comment prévenir les risques d’accident ?

    Pour profiter sans danger de votre séjour à la montagne, il convient de connaître les risques et d’adopter les bons réflexes. Suivez le guide !

    1 Préparez-vous physiquement

    Que vous soyez skieur débutant ou confirmé, personne n’est à l’abri d’une mauvaise chute sur les pistes. « C’est ce qu’on appelle l’accident du troisième jour », explique Bastien Kynast, accompagnateur en montagne. Les stations de ski observent en effet un pic d’accidents de ski en début de séjour. « La plupart de ces blessures s’expliquent par la fatigue accumulée et un manque de préparation physique » observe le professionnel de montagne. Pour skier sans danger, musclez-vous en faisant quelques exercices à la maison plusieurs semaines en amont.

    2 Vérifiez votre matériel

    Avant de rejoindre les pistes ou les chemins de randonnée, vérifiez votre matériel et assurez-vous qu’il soit de qualité et en bon état. Il est important de choisir des skis adaptés à votre niveau et de s’assurer que les fixations maintiennent correctement vos chaussures. Le port du casque est également fortement conseillé pour tous les skieurs, quel que soit leur âge et leur niveau. Les enfants en cours de ski ont l’obligation de porter un casque. Privilégiez des vêtements de sport adaptés à la météo (isolants, imperméables et respirants) et n’oubliez pas de porter des lunettes de soleil ou un masque pour protéger vos yeux de la réverbération sur la neige. Par précaution, testez votre altimètre, boussole et GPS et pensez à recharger votre téléphone portable avant de partir.

    3 Choisissez une randonnée adaptée à votre niveau

    Pour ceux qui préfèrent découvrir la montagne en raquettes plutôt qu’à skis, il convient d’être tout aussi vigilant. « Le principal est de ne pas surestimer son niveau et de partir en randonnée toujours à plusieurs », recommande Bastien Kynast. Si vous avez de jeunes enfants, préférez une balade familiale de quelques heures avec un itinéraire accessible à tous plutôt qu’une randonnée d’une journée, qui nécessite une bonne condition physique.

    Lorsque vous partez en randonnée, « il faut aussi prendre en compte le dénivelé cumulé plus que le nombre de kilomètres. Celui-ci vous donne la distance totale d’ascension que vous allez rencontrer et donc un aperçu de la difficulté de la randonnée » explique l’accompagnateur en montagne.

    50 000

    interventions ont lieu chaque année sur le domaine skiable français.*

    4 Sécurisez votre parcours

    Que ce soit en raquettes ou à skis, suivez les pistes balisées et les panneaux de signalisation en montagne. La raison est très simple : « en cas d’accident, il est beaucoup plus facile pour les secouristes de vous retrouver si vous êtes sur un sentier ou un chemin » indique Bastien Kynast.

    Vous souhaitez faire du hors-piste ? Faites-vous accompagner par un professionnel pour sécuriser votre pratique, comme un moniteur de ski ou un guide de haute montagne, par exemple. De plus, pensez à prendre en compte les prévisions météorologiques avant de partir et assurez-vous de rentrer avant que la nuit ne tombe.

     

    Sports d’hiver à la montagne : comment prévenir les risques d’accident ?

     

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Préparez-vous physiquement plusieurs semaines avant votre séjour au ski.
    • Ne partez jamais seul en montagne et prenez de quoi alerter les secours.
    • Vérifiez le bon état de votre matériel.
    • Faites-vous accompagner par un professionnel de la montagne pour faire du hors-piste.

    Domaines Skiables 2022

  • 4 conseils pour faire du sport en extérieur l’hiver

    4 conseils pour faire du sport en extérieur l’hiver

    Si votre motivation pour pratiquer une activité physique en extérieur peut faiblir quand il fait froid, faire du sport en hiver présente bien des avantages : vous brûlez plus de calories pour maintenir votre température corporelle, vous renforcez vos muscles cardiovasculaires, vous admirez les paysages changeants et vous profitez d’un air vivifiant, mais aussi de la lumière naturelle ! Cependant, certaines précautions sont à prendre pour faire du sport en plein air en toute sécurité.

    1 Choisir une tenue de sport adaptée à un temps froid

    Pour faire du sport quand les températures sont basses, l’idéal est d’enfiler trois couches de vêtements. La première pour absorber l’humidité et évacuer la transpiration (un sous-vêtement en synthétique), la seconde pour conserver la chaleur (une polaire), et la dernière pour rester au sec (un vêtement imperméable). Pensez aussi à porter un bonnet, des chaussettes épaisses et des gants bien isolants pour protéger les extrémités de votre corps (tête, oreilles, mains, pieds) qui sont plus sensibles au froid.

    2 Ne pas lésiner sur l’échauffement !

    S’il est primordial avant tout effort physique, l’échauffement est encore plus important quand les températures extérieures flirtent avec le négatif ! Chez vous, commencez par étirer vos muscles avant d’attaquer votre séance de footing, par exemple. Une fois dehors, trottinez quelques minutes, puis faites quelques mouvements d’étirement afin d’assouplir encore vos jambes et vos bras et augmenter la température de votre corps.

    Le saviez-vous ? Il faut privilégier une respiration par le nez

    En hiver, pensez à inspirer par le nez (non par la bouche) car le froid irrite les bronches. Cela permet de filtrer l’air et de le réchauffer pour le rendre moins agressif pour vos voies respiratoires. Puis, expirez toujours par la bouche.

    3 Bien s’hydrater avant, pendant et après l’effort

    Quand il fait froid, la sensation de soif a tendance à disparaître. Pourtant, l’inspiration de l’air froid et le maintien de la température corporelle accélèrent la déshydratation. Avant, pendant et après votre effort physique, il est donc essentiel de bien vous hydrater ! Il est ainsi recommandé de boire jusqu’à 1,5 litre d’eau (1) durant les 2 ou 3 heures qui suivent l’effort.

    4 Augmenter son temps de récupération

    Quand les températures sont basses, votre corps nécessite une phase de récupération plus longue après l’effort car vos muscles et vos vaisseaux sanguins se contractent. Quelques minutes avant la fin de votre entraînement, ralentissez votre cadence pour retrouver un rythme cardiaque normal. Faites ensuite quelques étirements au chaud, mais surtout sans trop forcer.

    Bon à savoir : prenez soin de vous après l’effort

    Après votre activité sportive, glissez-vous vite dans des vêtements secs afin de prévenir les rhumes. Pensez aussi à adopter une alimentation riche en glucides avant et après l’effort (pâtes, céréales, pain, fruits et légumes, etc.) car les pertes énergétiques sont supérieures dès lors que les températures baissent.

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    L’Essentiel de l’article

    • Portez des vêtements aux matières isolantes et respirantes.
    • Préparez votre corps à l’effort par des mouvements d’échauffement.
    • Inspirez par le nez et expirez par la bouche.
    • Hydratez-vous avant, pendant et après votre effort physique.

    (1) Fedecardio, 4 conseils pour bien récupérer après le sport, 2020

  • La chirurgie esthétique chez les jeunes : une fausse réponse à un vrai problème ?

    La chirurgie esthétique chez les jeunes : une fausse réponse à un vrai problème ?

    Qu’est-ce qui pousse les jeunes dans cette quête du physique parfait ?

    J.-Ch. Seznec. Nous sommes dans une société très individualiste. Le manque de lien social accroît l’angoisse et les troubles narcissiques. On passe beaucoup de temps à s’occuper de notre apparence, de notre vitrine, de peur d’être en contact avec notre « arrière-cuisine », c’est-à-dire nos pensées profondes. Or comme dans un livre, ce n’est pas la couverture qui importe mais ce qui est écrit dedans. Le côté consumériste de la société influe aussi. On consomme de la beauté : on veut un beau nez, de belles fesses… On a l’illusion que si l’on change telle chose, on sera plus épanoui mais ça ne répond pas aux questions existentielles.

    Les réseaux sociaux jouent-ils aussi un rôle ?

    J.-Ch. S. Probablement, car ils renforcent l’importance de cette vitrine. Ils alimentent les comparaisons mais en même temps ils les faussent car on compare notre arrière-boutique à la vitrine des autres. On est forcément perdants. Ça alimente une mauvaise image de soi parce qu’on a l’impression que tout le monde est meilleur et plus beau. 

    Bon à savoir

    Est-ce que la chirurgie esthétique est remboursée par l’Assurance maladie ?

    D’une manière générale, non. Mais il existe certaines exceptions. On parle alors plutôt de chirurgie réparatrice : par exemple, une chirurgie des paupières ou du nez peut être prise en charge s’il existe une gêne fonctionnelle réelle (attestée par  un médecin). D’autres actes peuvent être pris en charge : reconstruction mammaire après un cancer, réduction mammaire (à partir d’un certain volume), recollement des oreilles chez les enfants, repris de cicatrices d’accident, etc. Renseignez-vous auprès de votre CPAM ou de votre médecin traitant.

    Outre les risques pour la santé physique, quels sont les impacts possibles de ces interventions sur la santé mentale des jeunes ? 

    J.-Ch. S. Ça peut engendrer de la tristesse et de l’anxiété car ça ne répond pas aux problèmes existentiels comme le fait d’oser être soi. Ça peut donner des troubles délirants ou obsessionnels. Certaines personnes, après s’être fait opérer du nez, pensent qu’il n’est jamais assez droit et enchaînent les opérations. Ça devient une spirale.

    Comment gérer la situation si son ado veut recourir à la chirurgie esthétique ?

    J.-Ch. S. Il faut essayer de différer ce moment et discuter des sujets existentiels : à quel besoin ça va répondre ? C’est quoi le bonheur, l’amour ? Ce n’est pas forcément une opération esthétique qui rendra l’ado plus heureux. On peut s’appuyer sur la métaphore de la vitrine et l’arrière-cuisine pour l’aider à raisonner. La médecine esthétique peut être utile pour aider à mieux vieillir (par exemple dans le cas d’une réduction mammaire ou de paupières très tombantes), ou quand on a été blessé et qu’il y a des cicatrices, mais pour le reste, il faut faire attention.

     

    La chirurgie esthétique chez les jeunes : une fausse réponse à un vrai problème ?

     

    Quelle prise en charge pour une réduction mammaire ?

    Une réduction mammaire peut être prise en charge par l’Assurance maladie et par votre mutuelle santé sous certaines conditions. Il faut notamment que l’intervention soit motivée par des raisons médicales.

    L’Essentiel de l’article

    • Se concentrer sur son apparence est une manière de fuir les questions existentielles.
    • Un changement physique n’est pas gage d’épanouissement.
    • Mieux vaut différer la demande de son ado et le faire réfléchir avant de se lancer.
  • Animal d’assistance : quand les animaux « soignent » les humains

    Animal d’assistance : quand les animaux « soignent » les humains

    Le chien : guide, assistant, médiateur

    Le meilleur ami de l’être humain a bien mérité son statut. Le chien possède en effet plus d’une qualité pour faciliter la vie, notamment face au handicap. Les chiens guides d’aveugle, souvent des labradors ou des golden retrievers connus pour leur docilité, sont ainsi éduqués pour accompagner les personnes mal voyantes ou non voyantes dans leur vie quotidienne. 

    Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent aussi compter sur le soutien de chiens d’assistance pour les alerter des différents sons (sonnerie à la porte, four, réveil, alarme incendie, etc.) de manière spécifique. Le chien est aussi un précieux allié pour les personnes en fauteuil roulant. Il sait, par exemple, ouvrir une porte, éteindre les lumières, ramasser tout ce qui tombe, ouvrir les placards pour prendre les médicaments

    Outre ce côté pratique, il facilite l’échange avec les autres : « Tous les chiens d’assistance ont pour point commun de créer du lien social, ce qui permet aux personnes d’être moins enfermées dans leur handicap », confie Édith Panero.

    450 chiens sont remis chaque année par le réseau Canidea.

    Des chiens pour les troubles mentaux et les maladies chroniques

    Leur aide ne se limite donc pas au handicap physique. Pour les enfants et adultes ayant un trouble autistique ou une maladie psychique (post-traumatique, etc.), des chiens spécialement formés peuvent éviter à leur maître de se faire mal lors des crises : par exemple, il empêche la personne de se gratter jusqu’au sang en repoussant sa main ; si une personne tremble, il vient sur elle ou lui met des coups de museau, etc.

    Des chiens d’alerte sont aussi éduqués pour les personnes épileptiques ou diabétiques. « On leur apprend à détecter les crises en prélevant et travaillant en amont sur des échantillons de salive ou de transpiration émises lors d’une crise. Le chien reconnaît cette odeur et prévient la personne et son entourage avant la crise », explique Édith Panero.

    Comment sont éduqués ces chiens d’assistance ?

    Les chiens d’assistance peuvent être de diverses races : huskies, spitz, cavaliers king-charles, bergers australiens mais aussi les caniches, par exemple. Plus que la race, c’est l’éducation et le caractère de l’animal qui importent. « On éduque ces chiens de façon positive. La base est toujours la même : ils doivent être à l’aise dans toutes les situations pour pouvoir bien faire leur travail. Ils ont ensuite des apprentissages spécifiques selon leur fonction future », ajoute l’éducatrice. Ces chiens sont formés généralement par des associations qui ont chacune leur spécialité.

    Bon à savoir

    La confédération Canidea réunit les principales organisations, nationales ou régionales, de chiens d’aide aux personnes (FFAC, le Centre national d’élevage, etc.). Il s’agit d’associations à but non lucratif qui forment des chiens aux activités diverses : médiation, assistance, alerte. Certaines proposent d’autres animaux que les chiens pour la médiation.

    Comment bénéficier d’un chien guide, d’alerte ou d’assistance ?

    Toute personne reconnue en situation de handicap et porteuse de la carte mobilité inclusion peut demander à bénéficier de l’assistance d’un chien qui aura été éduqué pendant deux ans. Il faut contacter l’une des écoles de formation pour faire une demande. Si celle-ci est acceptée, le chien sera remis gratuitement à son nouveau maître, mais l’école en restera propriétaire.

    Bon à savoir

    Les animaux de soutien émotionnel

    Très en vogue aux États-Unis où ils sont reconnus comme tels (contrairement à la France), les animaux de soutien émotionnels apportent du réconfort psychologique à leur maître (en cas de troubles anxieux, de dépression, de stress par exemple). Tout animal, chat, chien, cochon d’inde ou NAC (nouveaux animaux de compagnie) peut être un animal de soutien psychologique, car cela ne correspond à aucun critère précis d’éducation. 

    La médiation animale : l’animal allié du thérapeute

    La médiation animale consiste à travailler avec un thérapeute (ergothérapeute, psychologue, etc.) et un animal. « On vise un objectif précis. Ça peut être sur les émotions, la confiance en soi, la motricité, la mémoire. Faire les exercices avec des animaux permet de mener les séances de façon ludique et détournée. Après quelques ateliers, il y a de beaux résultats ! », assure la spécialiste. 

    Avec le cochon d’inde, le thérapeute peut par exemple travailler la douceur, la motricité (en coupant des légumes pour le nourrir), la reconnaissance des fruits et légumes, que ce soit en Ehpad ou avec des enfants ayant des troubles autistiques. Avec les ânes, il s’agit d’arriver à se faire écouter d’eux, d’exercer sa patience et sa douceur. Il est possible de faire de la médiation animale avec un large éventail d’animaux : cheval, oiseau, poule, chat, alpaga, lapin… Ce sont les thérapeutes qui choisissent leur animal de travail en fonction de leur affinité et des objectifs qu’ils vont se fixer. Les animaux de médiation sont remis à des professionnels qui ont suivi une formation en médiation par l’animal et qui ont construit un projet de médiation avec celui-ci.

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    *Dans les conditions et limites fixées dans le contrat Macif Assurance Chien Chat

    L’Essentiel de l’article

    • Les chiens sont d’excellents guides, ou animaux d’assistance, d’alerte ou de médiation.
    • La médiation animale permet un travail thérapeutique ponctuel.
    • Les chiens d’assistance ou chiens guides sont remis gratuitement aux personnes en situation de handicap.