Catégorie : À ma santé !

  • Alcool : vrai-faux sur les idées reçues !

    Alcool : vrai-faux sur les idées reçues !

    Manger permet d’être ivre moins rapidement : VRAI

    « Avoir le ventre plein empêche la vidange gastrique. L’alcool reste plus longtemps dans l’estomac et a le temps de s’y dégrader davantage avant de rejoindre la circulation sanguine une fois dans l’intestin », assure le Pr Mickael Naassila, professeur de physiologie à l’UFR de pharmacie à l’université de Picardie Jules Verne et président de la Société française d’alcoologie (SFA). L’alcoolémie va donc monter moins vite… mais va monter quand même. Le danger reste présent, par exemple si on prend le volant.

    Boire de la bière rend moins ivre que le whisky : VRAI et FAUX

    Certaines études montrent que le pic d’alcoolémie est moins élevé après avoir bu de la bière qu’après avoir bu du vin ou un alcool fort (1), même si la quantité d’alcool pur ingérée est la même. « Par contre, après une consommation importante, tous les types d’alcool provoqueront une ivresse intense », alerte le professeur Naassila. Quelle que soit l’alcool consommé, la modération reste donc la règle.

    40 % des consommateurs d’alcool justifient avant tout leur consommation par l’envie de s’amuser(²)

    Quand on mélange l’alcool avec du jus de fruit, ses effets diminuent : FAUX

    Le jus de fruit peut diminuer l’amertume de l’alcool mais ses effets restent les mêmes. Selon l’expert, « Il y a une telle variabilité individuelle que les effets ne vont pas être vraiment influencés par la présence ou non de jus de fruit. Le sucre peut diminuer les effets subjectifs de l’ivresse mais ne diminue pas l’alcoolémie elle-même. »

    Les femmes ressentent plus vite les effets de l’alcool : VRAI

    « À consommation égale, l’alcoolémie monte plus vite et plus haut chez les femmes comparativement aux hommes », déclare le spécialiste. « Cela s’explique, d’une part, par la différence de corpulence, et d’autre part, par le fait que les femmes ont généralement plus de masse grasse en proportion que les hommes. Or la masse grasse favorise la montée rapide de l’alcoolémie. »

    Bon à savoir

    Vous souhaitez faire le point sur votre consommation d’alcool ou celle d’un proche ? Les experts d’Alcool Info Service sont joignables par téléphone au 0 980 980 930 (7j/7, de 8h à 2h, appel anonyme et non surtaxé), ou par tchat (de 14h à minuit du lundi au vendredi et de 14h à 20h le samedi et le dimanche). 

    Les personnes plus corpulentes tiennent mieux l’alcool : VRAI et FAUX

    « S’il boit six verres d’alcool, un homme de corpulence normale de 80 kg va atteindre environ 0,4 g d’alcoolémie, tandis qu’une femme de 50 kg atteindra les 2 g », constate le Pr Naassila. En effet, l’alcool se diffuse très vite dans l’eau que contient notre corps, et un grand corps en contient plus qu’un petit. En revanche, ce volume d’eau est plus important chez les personnes musclées et plus réduit chez les personnes en surpoids (du fait d’une masse grasse plus importante). Résultat, à poids égal, l’alcoolémie chez une personne en surpoids aura tendance à augmenter plus rapidement que chez une personne musclée ou sans surpoids. 

    Les cocktails accélèrent l’ivresse : FAUX

    Le fait de mélanger les alcools joue peu. Les facteurs qui vont le plus influer sur l’ivresse sont : le sexe de la personne, son poids et sa morphologie, la prise d’aliments, la vitesse à laquelle elle boit, sa capacité corporelle à dégrader l’alcool. On est loin d’être égaux face à l’ivresse, même si la consommation régulière d’alcool est mauvaise pour tout le monde.

    Vous vous interrogez sur votre consommation d’alcool ?

    La Macif prend en charge vos consultations chez un.e psychiatre. *

    *voir conditions

    Les alcools forts aident à digérer : FAUX

    « C’est de l’utopie. Il n’y a pas d’étude probante qui aurait démontré l’efficacité d’un alcool fort sur la digestion. Un alcool fort utilisé comme digestif a au contraire plutôt tendance à ralentir la vidange gastrique et la digestion », tranche le professeur Naassila.

    Le vin est un alcool comme les autres : VRAI

     « Le vin a la même toxicité que les autres alcools. Il est peut-être même plus insidieux car il bénéficie d’une communication positive », ajoute l’expert. Un verre reste un verre, quel que soit l’alcool consommé !

    Boire un café, prendre une douche ou faire du sport, ça dessoûle : FAUX !

    Seul le temps élimine les effets de l’alcool. Un individu en bonne santé élimine en moyenne 0,10g à 0,15g d’alcool par litre de sang par heure : il faut donc entre 3 et 4 heures pour éliminer 2 verres d’alcool. De même, prendre un chewing-gum ou une pastille mentholée ne fausse pas l’alcootest en cas de contrôle de police.

    VOUS ÊTES SOCIÉTAIRE MACIF ?

    Profitez des ateliers prévention Diffuz consacrés à la santé et à la prévention.

    L’Essentiel de l’article

    • Manger permet de ralentir la montée du taux d’alcoolémie dans le sang.
    • Le gabarit de la personne influe sur sa résistance à l’alcool.
    • Certains alcools font monter l’alcoolémie plus vite que d’autres.

    (1) Mack C. Mitchell Jr., Erin L. Teigen, Vijay A. Ramchandani, 2014

    (2)  Baromètre « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes » 5ème édition – Mai 2025

  • Suicide : les signaux qui doivent alerter

    Suicide : les signaux qui doivent alerter

    Un sommeil difficile ou trop prolongé, signe de santé mentale altérée

    Les troubles du sommeil figurent parmi les symptômes qui peuvent induire un mal-être. « Il faut rester vigilant à l’égard d’un proche qui fait part de cauchemars récurrents, d’insomnies, de fatigue excessive, ou a contrario qui dort beaucoup. Le sommeil peut alors constituer un refuge pour quelqu’un qui va mal », indique Pauline Baranger.

    Les troubles de l’humeur ou de la personnalité : à surveiller

    L’isolement social est un symptôme à ne pas négliger : « Le repli sur soi est le signe que quelque chose ne va pas. Cela peut par exemple se traduire par des conflits plus fréquents avec la famille ou les amis, des excès de colère ou, au contraire, un isolement volontaire, une rupture du dialogue », poursuit-elle. Autres signes de mal-être social : une perte d’intérêt pour les activités sportives ou les loisirs, l’absentéisme au travail ou scolaire. 

    Alerte en cas d’augmentation de la consommation de substances addictives

    « Il convient aussi de rester attentif à un proche qui augmente sa consommation d’alcool ou de produits stupéfiants », note-t-elle. « Là aussi, ces conduites à risque constituent pour la personne qui va mal un refuge ou une forme d’autosabotage par une mise en danger de soi. »

    Les changements dans les habitudes alimentaires et/ou d’hygiène ne sont pas anodins

    D’une manière générale, tout changement soudain dans un comportement habituel doit interpeller. Les troubles alimentaires (perte de l’appétit, boulimie, vomissements provoqués, obsession ou rejet pour une catégorie d’aliment, etc.) sont particulièrement révélateurs d’une crise intérieure. Autre symptôme qui peut parfois « passer sous le radar » : le manque d’hygiène corporelle. « La personne se laisse aller, ne prend plus soin d’elle. Ce n’est pas anodin et cela révèle souvent une perte d’estime de soi qui doit poser question », précise la cadre de santé.

    Tristesse, angoisse, idées noires : des signes qui ne trompent pas

    Dans les conversations, « Les difficultés à se projeter, les problématiques relationnelles, les manifestations d’angoisse peuvent surgir. Quand elles vont mal, certaines personnes pensent à la mort. Il faut alors les questionner sur leurs idées noires pour évaluer leur intentionnalité. Y a-t-il un projet suicidaire ? Ont-elles réfléchi à un scénario ? Le plus important est de préserver le lien pour éviter les risques de rupture et l’isolement », explique Pauline Baranger. Vous pouvez alors suggérer de consulter un professionnel pour se faire aider : ça peut être un médecin généraliste pour commencer, un psychiatre ou un psychologue. En cas de crise grave, certains hôpitaux ont un service d’urgences psychiatriques. Risque imminent ? Appeler le 15 (SAMU) ou le 18 (pompiers). Vous-même, ne restez pas seul face à quelqu’un qui ne va pas bien : parlez-en à votre médecin traitant ou à un professionnel de santé de votre entourage qui pourra vous conseiller sur la marche à suivre.

    Bon à savoir

    Le 3114, une ligne contre le suicide

    Que vous soyez vous-même en prise avec des idées suicidaires ou que vous ayez des inquiétudes pour un proche, vous pouvez appeler le 3114 (24 h/24, 7 j/7, appel gratuit). Ce numéro national de prévention du suicide permet d’entrer en contact avec un professionnel de soins spécifiquement formé à la prévention du suicide. Il pourra vous proposer les ressources adaptées à votre situation.

    Vous souhaitez obtenir de l’aide d’un. professionnel.le ?

    Avec le contrat Macif Mutuelle Santé, vous êtes remboursé en cas de consultation chez un.e psychologue.**

     

    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Un sommeil perturbé ou prolongé peut être un signe de dépression.
    • Une rupture sociale est un signe de mal-être.
    • Une propension aux idées noires doit donner l’alerte.
  • Cancer du sein : dépister pour mieux soigner

    Cancer du sein : dépister pour mieux soigner

    1 La dépistage précoce pour mieux soigner

    Détecté tôt, le cancer du sein peut être guéri dans 9 cas sur 10 (1). Le dépistage est une démarche essentielle pour déceler au plus tôt un cancer chez des personnes a priori non malades, afin de le traiter à un stade précoce et ainsi offrir de meilleures chances de guérison.

    63 ans

    C’est l’âge médian au moment du diagnostic. (2)

    2 À quel âge se faire dépister ? Et où se faire dépister ?

    Plusieurs actions peuvent être mises en place afin de favoriser une détection précoce du cancer du sein.

    • Dès l’âge de 25 ans : tous les ans, un examen clinique des seins (palpations) est recommandé. Il peut être effectué par un(e) gynécologue.
       
    • Entre 50 et 74 ans : tous les deux ans, pour les femmes qui n’ont ni symptôme, ni facteur de risque autre que celui de l’âge, une mammographie est recommandée. Elle doit être complétée si nécessaire par une échographie. En cas de risques plus élevés, d’autres modalités de surveillance sont alors proposées.
       
    • À partir de 74 ans : la question du dépistage du cancer du sein doit être examinée au cas par cas avec votre médecin.

    Le saviez-vous ?

    C’est entre 50 et 74 ans que les femmes sont le plus exposées. (3)

    3 Le programme de dépistage organisé : pratique !

    Le programme de dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé en France en 2004. Il s’adresse à une « population cible » : les femmes entre 50 et 74 ans, sans symptôme ou risque apparent.

    Tous les deux ans, les structures de gestion envoient un courrier d’invitation personnalisé avec l’adresse de radiologues agréés. Un examen clinique et une mammographie sont alors proposés et pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.

    Plus d’informations sur les dépistages gratuits organisés par département ici.

    Le saviez-vous ?

    La mammographie est le terme technique utilisé pour définir un examen radiographique du sein. Celui-ci dure une quinzaine de minutes et ne requiert pas de préparation spécifique. Elle est prescrite par votre gynécologue ou votre médecin généraliste.

    4 Autopalpation mammaire : le bon réflexe !

    En plus de l’examen annuel et de la mammographie, l’autopalpation peut aider à un dépistage précoce. Il s’agit de gestes simples qui permettent de détecter toute anomalie ou de le signaler à son médecin.

    Il est recommandé de faire cet auto-examen régulièrement, à partir de 20 ans, quelques jours après les règles.

    Plus d’informations sur l’auto examen des seins ici.

    5 À quel professionnel de santé s’adresser ?

    Le dispositif de dépistage organisé du cancer du sein repose sur la mobilisation de plusieurs professionnels de santé (4).

    • Le médecin généraliste : un interlocuteur privilégié. Il accompagne et surveille.
    • Le gynécologue : un autre interlocuteur privilégié. Il peut donner son avis sur les mammographies et orienter vers un radiologue.
    • Le radiologue : il effectue un examen clinique et un examen radiologique de chaque sein avec une double lecture des clichés.
    • Le pharmacien : il peut répondre aux questions sur le dépistage du cancer du sein et orienter ensuite vers un médecin.

    5 Octobre Rose : des femmes unies !

    Depuis 28 ans, l’association Octobre Rose informe et communique autour du cancer du sein via différents événements.

    Durant tout le mois d’octobre se développent partout en France des initiatives de soutien et de sensibilisation : de la course à pied, à la marche nordique à l’habillage en rose de la tour Eiffel ! Tous et toutes plus que jamais uni(e)s !

    Aide à domicile, livraison de courses et de médicaments, garde d’enfants…

    En cas de pathologies lourdes* le contrat Garantie Santé Macif offre de nombreux services.
    Renseignez-vous !

    * Dans les conditions et limites du contrat Garantie Santé souscrit pour les assurés concernés, notamment par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.

    (1) Ameli, « Dépistage gratuit du cancer du sein pour les femmes entre 50 et 74 ans »
    (2) Institut national du cancer
    (3) Ameli, « Prévention du cancer du sein »
    (4) Institut national du cancer, « Dépistage du cancer du sein : à qui vous adresser ? »
     
  • Contre le cancer, la médecine progresse !

    Contre le cancer, la médecine progresse !

    1 En quoi consistent les nouveaux traitements contre le cancer ? Comment fonctionnent-ils ?

    Jacqueline Godet : Les thérapies ciblées sont fondées sur la détection de mutation dans le génome des tumeurs. Des médicaments peuvent alors cibler les conséquences de la mutation, et lutter ainsi contre la multiplication des cellules cancéreuses, quel que soit le cancer. Les immunothérapies tirent parti des défenses immunitaires des patients, en les stimulant ou en utilisant directement certains anticorps capables de lutter contre les tumeurs cancéreuses.

    2 Ces nouveaux traitements expliquent-ils à eux seuls l’augmentation des chances de guérison ?

    J. G. : Ce ne sont en effet pas les seules raisons : il y a eu aussi beaucoup de progrès dans les traitements plus classiques, notamment la radiothérapie. Ils sont beaucoup mieux ciblés, et donc atteignent moins les tissus sains autour de la tumeur. Ils sont aussi mieux dosés, soit par fractionnement de la dose soit par contrôle très précis des doses administrées. Ils provoquent donc moins de séquelles lourdes. Concernant la chirurgie, qui reste un traitement très important des cancers, là aussi il y a beaucoup de progrès. Les actes chirurgicaux sont aujourd’hui assistés par des techniques d’imagerie beaucoup plus précises, et par la robotique toujours plus performante.

    La conséquence, c’est qu’on guérit beaucoup plus de cancers, environ 60 % contre moins de 30 % il y a cinquante ans. C’est le cas notamment pour le cancer du sein, et pour le cancer du côlon qui se guérit dans 95 % des cas quand il est détecté très tôt.

    99 femmes sur 100

    avec une détection précoce d’un cancer du sein sont en vie 5 ans après le diagnostic.*

    3 Justement, quelle est l’importance du dépistage dans la lutte contre le cancer ?

    J. G. : Le rôle du dépistage est fondamental dans les chances de guérison. Pour reprendre l’exemple du cancer du sein et du côlon, un dépistage précoce de la maladie augmente considérablement les chances de guérison et de survie sans récidive.

    Malheureusement, les Français ne sont pas très mobilisés par les campagnes de dépistage organisé… Par exemple, chez les jeunes filles, on n’a que 34 % de couverture vaccinale contre le virus HPV responsable de nombreux cancers du col de l’utérus, alors qu’au Royaume-Uni, en Norvège et en Suède, on atteint 85 % ! Pour le cancer du sein, ça fait plusieurs années qu’on est « coincés » sur 54 % de taux de dépistage, malgré la mise en place d’Octobre Rose. C’est très difficile de faire bouger les choses…

     

    Contre le cancer, la médecine progresse !

     

     

    4 Quels sont les principaux freins dans la lutte contre le cancer ?

    J. G. : Actuellement, il y a 40 % de cancers qu’on n’arrive pas à guérir ; il faut donc poursuivre une recherche intensive sur ces cas difficiles. C’est le cas notamment du cancer du pancréas, dont la fréquence augmente et qui répond mal aux traitements actuels. C’est aussi le cas des tumeurs cérébrales, dont il existe des formes très différentes, mais qui sont pour beaucoup très difficiles à traiter.

    L’autre point, c’est le coût des médicaments, qui sont très chers, d’autant qu’il faut souvent combiner plusieurs médicaments, notamment en immunothérapie, pour obtenir le maximum d’efficacité. La question est donc de savoir comment fournir ces traitements à toutes les personnes qui en ont besoin, sans créer d’inégalités de chance entre les patients.

    5 Quelle est la place de la prévention dans l’arsenal thérapeutique anticancer ?

    J. G. : La prévention est l’un des moyens les plus efficaces de lutter contre le cancer : les études montrent que 40 % des cancers sont évitables ! 

    Nous organiserons en novembre les premiers États généraux de la prévention du cancer, comme nous avions organisé, il y a vingt ans, les États généraux des malades qui ont été à l’origine du premier Plan Cancer du gouvernement et de la création de l’Inca (Institut national du cancer). L’objectif est d’élaborer un plan à destination des citoyens pour les inciter à changer leurs comportements en matière d’alimentation, d’hygiène de vie, d’activité physique… Et aussi, bien sûr, à participer aux campagnes de dépistage.

    Bon à savoir

    La Ligue contre le cancer est une association caritative. C’est la seule dans le domaine de la cancérologie présente sur tout le territoire français avec 103 comités départementaux. Une proximité fondamentale pour lui exercer sa mission d’écoute et d’accompagnement des patients, avant et après la maladie.

    La Fondation Macif soutient la Ligue contre le cancer avec PluriElles, un programme qui vient en aide chaque année à plus de 300 mères en situation de précarité atteintes de cancer.

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    L’Essentiel de l’article

    • 60 % des cancers peuvent aujourd’hui être guéris.
    • L’immunothérapie agit en stimulant le système immunitaire du patient.
    • Les thérapies ciblées s’attaquent directement aux cellules cancéreuses.
    • Les traitements chirurgicaux et la radiothérapie ont aussi beaucoup progressé.

    * Source : Institut national du cancer (Inca).
     
    ** Offre applicable aux assurés du contrat Garantie Santé Macif concernés par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.
  • Des Centres Ressource pour les personnes touchées par le cancer

    Des Centres Ressource pour les personnes touchées par le cancer

    1 Les Centres Ressource, un lieu dédié au bien-être des malades du cancer

    Le concept de Centre Ressource est apparu en France en 2001 avec la création de l’association Ressource. Quatre ans plus tard, naîtra la première structure du genre à Aix-en-Provence : le centre Petit Ressource, devenu grand en 2011. L’idée était de proposer un lieu différent de l’hôpital et du domicile, dédié au bien-être du malade. Il en existe désormais 7 en France : à Aix-en-Provence, à Lafrançaise, à Lyon, à Marseillle, à Montélimar, à Reims et à Valmont.

    Un Centre Ressource, c’est un centre d’accueil pour les personnes atteintes d’un cancer et leur entourage. Le Centre est là pour apporter du bien-être et passer un moment agréable, se retrouver soi, retrouver son corps et participer à des ateliers en groupe pour recréer du lien entre les personnes.

    Astrid Romain, naturopathe et présidente du Centre Ressource Lafrançaise – Occitanie

    Les Centres Ressource proposent de nombreuses activités, animées bénévolement par des spécialistes : réflexologie, sports adaptés à la maladie, ostéopathie, sophrologie, yoga, ateliers esthétiques, coaching… L’idée est non seulement d’offrir un moment de pause aux malades, mais aussi de leur apprendre à vivre avec leur maladie, à l’accepter.

    C’est un moyen pour moi de me libérer, d’oublier ma maladie. C’est retrouver des copines et n’échanger que des bons moments.

    Yolande, membre d’un Centre Ressource

    2 Lutter contre le cancer et rester positif

    Pendant longtemps, la lutte contre le cancer s’est presque uniquement jouée sur le terrain médical. Les efforts se sont longtemps portés sur le triptyque prévention – diagnostic – traitement, avec des bénéfices réels. Les messages de prévention sont largement passés auprès de la population, les diagnostics précoces permettent de diminuer la mortalité due aux cancers : par exemple, la survie à 5 ans est de 99 % pour un cancer du sein détecté à un stade précoce (1). De plus, les traitements d’aujourd’hui sont de plus en plus efficaces, ciblés, avec moins d’effets secondaires.

    Mais le cancer ne se contente pas de s’attaquer aux corps. Il bouleverse aussi la vie des malades et de leurs proches. Au fil des années, la société dans son ensemble, souvent à l’initiative d’associations, s’est donc organisée progressivement pour apporter une réponse plus globale à cette maladie qui touche de près ou de loin toutes les populations.

    Soutien financier pour aider les mères isolées à faire face à la maladie, remboursement de prothèses capillaires pendant les traitements, accompagnement pour reprendre le fil de sa vie professionnelle, etc. Les initiatives sont trop nombreuses pour être toutes citées, mais toutes contribuent à soulager le malade dans tous les aspects de son quotidien.

    Cette approche se traduit aussi au niveau législatif. Depuis la loi du 4 avril 2002, dite loi Kouchner (2), les malades sont intimement associés aux protocoles de soins. Et depuis la loi sur le droit à l’oubli de janvier 2016, les personnes guéries ne sont plus discriminées par leur ancienne maladie pour des actes essentiels de la vie, comme l’accès au crédit.

    3 Une aide psychologique pour améliorer la santé des personnes malades du cancer

    Selon une étude menée par la psychologue Barbara Andersen aux États-Unis et relayée par le Centre Ressource de Paris, un soutien psychologique auprès de personnes atteintes de cancer aurait des effets positifs sur leur santé (3). D’où l’importance de suivre une thérapie parallèlement au traitement médical, car il faut à tout prix éviter de se renfermer sur soi-même.

    Ce soutien est ainsi apporté au sein même des Centres Ressource, mais pas seulement. La Ligue Contre le Cancer, partenaire de la Macif, organise également un soutien psychologique à cet effet. Vous pouvez notamment appeler le 0 800 940 939 (service et appel gratuits) les jours de semaine de 9 heures à 19 heures. Il s’agit d’un numéro dédié animé par des psychologues. Et pas d’inquiétudes, c’est anonyme ! Des professionnels vous écouteront sans jugement. Vous pouvez aussi participer à des groupes de parole organisés au niveau départemental ou encore bénéficier d’un soutien psychologique individuel. Enfin, la Ligue Contre le Cancer orchestre des groupes de convivialité, l’idée étant ici de participer à diverses activités ludiques : rien de mieux pour se changer les idées et oublier la maladie pendant quelques heures.

    Pour plus d’informations, cliquez ici.

    Le saviez-vous ?

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    * Dans les conditions et limites du contrat Garantie Santé souscrit pour les assurés du contrat Garantie Santé Macif, concernés notamment par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.

    L’Essentiel de l’article

    • Les Centres Ressource : des lieux dédiés au mieux-être des personnes atteintes du cancer.
    • Le soutien moral au service de la guérison.
    • La Ligue Contre le Cancer est à votre écoute, n’hésitez pas à les contacter.

    (1) Inca, Dépistage du cancer du sein : avantages et inconvénients, 2018
    (2) Légifrance, Loi Kouchner, « Loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé »
    (3) Centre Ressource, 2017
  • Les Gestes Qui Sauvent, vous connaissez ?

    Les Gestes Qui Sauvent, vous connaissez ?

    Vous avez un doctorat en génie informatique ? Des talents de chef étoilé ou de danseuse renommée ? C’est bien, mais ce n’est pas ça qui vous permettra de venir en aide à un proche, un ami, un collègue ou même un inconnu en cas d’urgence ! C’est pourquoi il est essentiel de connaître les gestes qui sauvent, comme vous allez le voir dans cette web-série !

    Arrêt cardiaque : Appeler, Masser, Défibriller

    PLS : mettre en position latérale de sécurité

    40% de la population française

    est formée aux GQS(1).

    Lire aussi : Êtes-vous incollable sur les gestes qui sauvent ?

    Malaise en voiture : savoir réagir vite

    Connaître les numéros d’urgence : une nécessité

    Que faire en cas d’accident ?

    La Macif se mobilise pour sensibiliser les Français aux Gestes Qui Sauvent. Apprenez les gestes de premiers secours en ligne avec Salvum, outil de formation en ligne.

    (1) Croix Rouge 2022

  • Comment réaliser un massage cardiaque ?

    Comment réaliser un massage cardiaque ?

    1 À quoi est dû l’arrêt cardiaque ?

    Plusieurs facteurs peuvent entraîner l’arrêt cardiaque.

    Il peut être causé par certaines maladies du cœur, comme l’infarctus du myocarde. Chez l’adulte, près de 50 % des arrêts cardiaques qui surviennent en dehors de l’hôpital sont liés à une anomalie du fonctionnement électrique du cœur appelé « fibrillation ventriculaire ».

    L’arrêt cardiaque peut aussi être consécutif à une détresse circulatoire, c’est-à-dire une hémorragie.

    Enfin, l’arrêt cardiaque peut aussi résulter d’une obstruction totale des voies aériennes, d’une intoxication, d’un traumatisme ou d’une noyade… Dans ces cas, l’arrêt cardiaque est en général la conséquence d’un manque d’oxygène.

    2 Reconnaîssez l’arrêt cardiaque

    80 % des arrêts cardiaques surviennent sur nos lieux de vie, de travail ou de détente. L’arrêt cardiaque peut, par ailleurs, se déclencher à n’importe quel âge. Il faut donc se montrer vigilant et réagir vite face à un arrêt cardiaque.

    L’un des signes de reconnaissance est la perte de connaissance. Face à une personne inconsciente, il est absolument essentiel de vérifier immédiatement s’il s’agit d’un arrêt cardiaque pour agir rapidement.

    • Allongez-la sur le dos, sur une surface dure (au sol) et vérifiez si elle est consciente en lui tenant la main et en lui parlant. Posez des questions simples : « Comment ça va ? », « Vous m’entendez ? », « Serrez-moi la main », etc.
    • Basculez ensuite sa tête en arrière et ouvrez sa bouche pour libérer les voies aériennes.
    • Placez alors votre oreille et votre joue au-dessus de la bouche et du nez de la victime pour sentir sa respiration. Dans le même temps, regardez si le ventre se soulève. Si aucun mouvement de la poitrine n’est visible et aucun bruit ou souffle n’est perçu, il s’agit d’un arrêt cardiaque. Si la personne présente une respiration anormale (mouvements respiratoires inefficaces, lents, bruyants et anarchiques), là aussi il s’agit d’un arrêt cardiaque.
    • Appelez immédiatement les secours : le Samu (15), les sapeurs-pompiers (18) ou le numéro d’urgence européen (112).
    • Si d’autres personnes sont présentes, demandez-leur de trouver un défibrillateur automatisé externe (DAE) au plus vite.

    On considère qu’il y a arrêt cardiaque lorsque le cœur ne bat plus ou lorsque le cœur bat de façon irrégulière ne permettant pas d’assurer l’oxygénation du cerveau.

    Les risques encourus par l’arrêt cardiaque

    Le risque d’un arrêt cardiaque est la mort rapide de la victime car l’apport d’oxygène au cœur et au cerveau est indispensable pour assurer la survie. Au cours d’un arrêt cardiaque, les lésions du cerveau consécutives au manque d’oxygène surviennent dès la première minute.

    1 minute gagnée

    c’est 10 % de chance de survie en plus (1).

    3 Réalisez le massage cardiaque

    Faire un bon massage cardiaque c’est faire les bons gestes dans l’ordre.

    • Tout d’abord, agenouillez-vous à côté de la victime.
    • Mettez le torse à nu, en déchirant les vêtements s’il le faut.
    • Placez vos mains, l’une sur l’autre, au milieu du thorax.
    • Vos bras doivent être tendus et les épaules positionnées au-dessus de la poitrine de la victime.
    • Comprimez verticalement le sternum en l’enfonçant de 5 à 6 cm. Appuyez avec l’ensemble de votre corps et pas seulement avec vos bras et vos mains.
    • Après chaque pression, laissez la poitrine de la victime reprendre sa position initiale. Cela permet au sang de revenir vers le cœur. La compression et le relâchement doivent être de durée égale.
    • Effectuez entre 100 et 120 compressions par minute (soit environ 2 par seconde) jusqu’à l’arrivée des secours ou d’un défibrillateur cardiaque.

    Ne paniquez pas : le service de secours appelé pourra vous aider à réaliser la réanimation cardio-pulmonaire, en vous donnant des instructions téléphoniques.

    Réaliser un massage cardiaque est sportif ! Si une seconde personne est proche de la victime, relayez-vous toutes les deux minutes.

    4 Effectuez le bouche-à-bouche, à condition d’être formé !

    Le bouche-à-bouche étant une technique bien précise, ne vous aventurez pas sur ce terrain si vous n’avez pas reçu une formation spéciale ! Vous pourriez mettre en danger les chances de survie de la victime. Poursuivez alors les compressions thoraciques jusqu’à l’arrivée d’un DAE ou des secours.

    En revanche, si vous maîtrisez le bouche-à-bouche, vous devrez donner deux insufflations à la victime toutes les 30 compressions thoraciques.

    Pour faire le bouche-à-bouche :

    • basculez de nouveau la tête de la victime vers l’arrière ;
    • soulevez son menton ;
    • placez une main sur son front et pincez ses narines ;
    • couvrez entièrement la bouche de la victime par la vôtre ;
    • insufflez l’air dans sa bouche en veillant à ce que sa poitrine se soulève.
    • recommencez une seconde fois.

    Si les insufflations ne peuvent pas être effectuées à cause de répulsions ou de vomissements, poursuivez le massage cardiaque en continu.

    Vous souhaitez vous former aux premiers secours ?

    La Macif propose des initiations aux gestes qui sauvent.
    Renseignez-vous !

    5 Appliquez le défibrillateur cardiaque

    Il faut mettre en œuvre le DAE le plus tôt possible. Par conséquent, si les secours ne sont toujours pas arrivés, mais qu’une personne a apporté un défibrillateur cardiaque (DAE), servez-vous-en ! Les chocs délivrés par les DAE permettent de restaurer le rythme cardiaque. Simple d’utilisation, l’appareil vous guidera vocalement, étape par étape.

    Pour en savoir plus sur l’utilisation d’un DAE, visionnez ce tutoriel : Comment utiliser un défibrillateur ?

    Rappel : en cas d’arrêt cardiaque, le sauveteur doit réaliser une série d’actions pour augmenter les chances de survie de la victime. Cette chaîne de survie est susceptible d’augmenter de 4 à 40 % le taux de survie de la victime.

    • ALERTER

      Appelez immédiatement les secours pour donner l’alerte.

    • MASSER

      Pratiquez une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) sur la victime.

    • DÉFIBRILLER

      Assurez la mise en œuvre d’une défibrillation à l’aide d’un DAE.

    • Comment réaliser un massage cardiaque ?
    • Comment réaliser un massage cardiaque ?
    • Comment réaliser un massage cardiaque ?

    Merci au Lieutenant Thierry Gautreau, vice-président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique.

    L’Essentiel de l’article

    • Placez la victime au sol sur le dos.
    • Vérifiez si elle respire.
    • Prévenez les secours.
    • Réalisez des compressions thoraciques et, si vous êtes formé, le bouche-à-bouche.

    (1) Fédération Française de Cardiologie
  • Reprends le contrôle : le podcast qui libère la parole sur les addictions

    Reprends le contrôle : le podcast qui libère la parole sur les addictions

    À partir de quel moment est-on dépendant ? Comment détecter et éviter des comportements à risque, notamment sur la route, chez soi et chez les autres ? A-t-on besoin d’aide ? Des questions qui se posent face à des consommations de substances addictives, en particulier chez les jeunes. Dans Reprends le contrôle, signé Macif, quatre témoins âgés de 21 à 28 ans ont choisi de raconter leur consommation d’alcool ou de drogues, les années passées sans se poser de questions, le moment où les choses ont basculé et comment ils et elles sortent la tête de l’eau aujourd’hui. Si ces témoins veulent partager leur histoire, c’est parce que finalement, ça n’arrive pas qu’aux autres. C’est d’ailleurs ce que confirme Jessica Sautron, psychologue : « l’addiction peut concerner tout le monde, et ça commence tôt. »

    Lire aussi : Consommation de drogues, comment savoir si on est addict ?

    Épisode 1 – « J’ai mis ma vie en danger plusieurs fois à cause de l’alcool » – Thomas

    Soirées trop arrosées, désinhibition sous l’effet groupe, prises de risques inouïs… À 26 ans, Thomas a déjà mis en danger sa vie plusieurs fois sous l’effet de l’alcool et des drogues, mais à l’époque les conséquences n’avaient pas d’importance pour lui. Jusqu’au jour où il s’est fait très peur en ne passant pas loin d’un accident fatal.

    Épisode 2 – « Je trouvais toujours des excuses pour boire » – Charlotte

    Avec une enfance baignée dans les traditions familiales de consommation d’alcool, des études supérieures aux soirées particulièrement arrosées et l’ouverture de son propre bar/restaurant, Charlotte a bu dès son jeune âge, sans modération. Aujourd’hui, à 28 ans, elle est sobre depuis plus d’un an, mais sait que l’alcool ne pourra plus jamais faire partie de sa vie.

    Lire aussi : Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

    Épisode 3 – « C’était impensable de passer une soirée sans consommer » – Elin

    LSD, ecstasy, speed cannabis…Pour Elin, 23 ans, les drogues se sont agrégées les unes aux autres, rendant encore plus compliquée la possibilité de les abandonner. Mais la jeune femme veut reprendre le contrôle sur sa consommation et ce qu’elle fait subir à sa santé.

    Lire aussi : Connaissez-vous les dangers des drogues ?

    Épisode 4 – « Mon joint seul dans mon lit, j’arrive pas à le lâcher » – Cédric

    Depuis ses 17 ans, Cédric consomme du cannabis quotidiennement. À tout juste 21 ans, son addiction l’a menée à plusieurs reprises devant la justice. Si la prise de conscience est là et qu’il voudrait bien en finir avec le cannabis, l’arrêt total n’est pas si évident.

     

    Face à l’addiction et l’usage de substances, de nombreux organismes existent pour vous écouter, vous renseigner et vous aider : les Maisons des Adolescents, les Missions Locales, les Espaces Santé Jeunes.

    Vous avez besoin d’aide ?

    Drogues info service : 01 70 23 13 13 – Gratuit – 8h-2h

    www.drogues-info-service.fr

  • Consommation de drogues : comment savoir si on est addict ?

    Consommation de drogues : comment savoir si on est addict ?

    Pour détecter un risque de dépendance, il s’agit d’abord de se poser quelques questions pour faire le point, car comme le dit Jessica Sautron, psychologue, « l’addiction peut concerner tout le monde et ça commence tôt. »

    La fête est plus folle (ou pas)

    Faire une soirée sans alcool, ça n’a aucun intérêt.

    Avant la fête, je m’échauffe en buvant un ou deux verres.

    Un nouveau produit circule dans la soirée, il faut l’essayer !

    Je ne sais plus combien de verres / de joints / de doses j’ai consommé hier soir.

    Un weekend sans soirée, c’est un weekend gâché !

    Vivement le weekend pour faire la fête ! (on est que lundi matin)

    Si vous vous faites régulièrement une ou plusieurs de ces réflexions, il pourrait s’avérer utile de faire un point sur votre consommation. Parlez-en autour de vous, avec des proches, si possible qui ne consomment pas ou peu, en qui vous avez confiance et qui ont l’habitude d’être francs avec vous. « L’entourage peut aussi donner des alertes en posant des questions simples sur la consommation et comment serait la vie sans celle-ci » complète Jessica Sautron, psychologue.

    Consommation dans la vie de tous les jours

    J’ai du mal à me concentrer sur mes activités habituelles.

    Je n’ai plus de motivation pour rien.

    Je consomme même en solo et en dehors de moments festifs.

    Tous mes amis consomment, les autres je les vois moins qu’avant, voire plus du tout.

    Mes proches se plaignent de ma consommation, on se prend souvent la tête sur ce sujet.

    J’ai du mal à dormir et/ou la fatigue me pèse tout le temps.

    J’ai parfois des crises d’angoisse ou de colère sans savoir pourquoi.

    Je sais pas dire non à un verre / un joint / une dose.

    Si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs de ces situations, n’hésitez pas à demander de l’aide à vos proches mais aussi à des professionnels. « La prise en charge des addictions est multimodale, avec le médecin, le ou la psychologue ou psychiatre, on peut avoir des groupes de parole, des thérapies centrées sur le corps, des thérapies qui permettent la gestion des émotions, explique Jessica Sautron, mais la porte d’entrée c’est prendre conscience qu’on a un souci. »

    Lire aussi : Connaissez-vous les dangers des drogues ?

     

    De nombreux organismes existent également pour vous écouter, vous renseigner et vous aider : les Maisons des Adolescents, les Missions Locales, les Espaces Santé Jeunes.

    Besoin d’aide ?

    Drogues info service : 01 70 23 13 13 – Gratuit – 8h-2h

    www.drogues-info-service.fr

     

  • Comment détecter et surmonter une dépression post-partum ?

    Comment détecter et surmonter une dépression post-partum ?

     

     

    Quels sont les principaux symptômes d’une dépression post-partum ?

    Nathalie Parent : Les symptômes courants sont psychologiques comme un manque d’intérêt et de plaisir au quotidien, de la tristesse, de l’irritabilité, de l’anxiété et la sensation de se sentir dépassée. Il y a aussi des signes physiques : des problèmes de sommeil, de la fatigue et un manque d’énergie, une modification de l’appétit, un ralentissement général. La mère peut aussi négliger sa propre hygiène.

    Quels sont les symptômes moins courants mais qu’il ne faut pas négliger ?

    N.P. : Un état de confusion de la mère, avec notamment des délires ou des hallucinations, doit alerter. Rester couchée en boule toute la journée ou ne pas réagir aux pleurs de son bébé sont aussi des signes de dépression.

    Lire aussi : Ex Utero-Saison 2 : le podcast pour briser les tabous de la parentalité

    Quelles sont les différences entre un baby blues et une dépression post-partum ?

    N.P. : Une grande majorité des femmes (environ 60 à 80%) connaissent un épisode de déprime qui survient dans les deux premières semaines après l’accouchement et qui dure en moyenne deux jours. On parle alors de pleurs, d’une émotivité importante accompagnée d’un sentiment d’incompétence. Le baby blues est la plupart du temps sans lendemain, ce qui est fort différent de la dépression dont le pic des symptômes se situe entre 10 jours et 2 mois suivant l’accouchement et peuvent survenir jusqu’à deux ans post-partum.

    Est-ce que cela peut arriver à toutes les femmes ?

    N.P. : Ça peut arriver à n’importe qui. Il y a des facteurs de protection, dont un bon réseau social et de soutien, une bonne hygiène de vie, une bonne santé physique et psychologique, l’absence de trauma, ainsi que des facteurs prédisposants, tels que la solitude, l’isolement, un événement traumatisant, une grossesse et/ ou un accouchement difficile, un bébé qui présente une ou des problématiques…

    Une femme ayant subi une dépression prénatale est-elle plus à risque ?

    N.P. : Quand on pose la question au niveau médical, la réponse est oui. Mais de mon point de vue clinique, une personne qui a fait une dépression et qui a travaillé les éléments qui l’ont conduit à sa dépression, peut être plus outillée pour voir venir et éviter de vivre un nouvel événement dépressif.

    Lire aussi : La dépression prénatale, une réalité encore trop méconnue

    Si une femme a subi une dépression après son premier bébé, y a-t-il plus de risques qu’elle en refasse une après le second ?

    N.P. : Il n’y a pas deux post-partum pareils. Chaque grossesse, chaque bébé, chaque accouchement est unique et différent donc ce n’est pas parce qu’une mère a fait une dépression au premier bébé qu’elle en fera une au prochain ni aux suivants.

    Est-ce qu’il y a encore une grande méconnaissance de la dépression post-partum chez les partenaires, et le grand public en général ?

    N.P. : Oui et un grand tabou. J’entends encore dire autour des mères « tu dois être contente, tu as un bébé en bonne santé » comme si cela suffisait. Ce type de remarques viennent en réalité nier l’état affectif très personnel à la mère. C’est une image idéalisée que la société a imposé et que les femmes ont intégré. Elles gardent cette image de « tout doit bien aller » en elles et s’obligent à la projeter vers l’extérieur.

    Lire aussi : Post-accouchement : les bons réflexes à avoir après la naissance de bébé

    Quels sont vos conseils pour la femme pour surmonter cette épreuve ?

    N.P. : Être entourée par la famille, les amis, ne pas rester seule est essentiel. Avoir du soutien pour répondre aux besoins du bébé et à la gestion du quotidien est nécessaire. Il faut également oser exprimer ses émotions même s’il y a de la culpabilité car cela libère vraiment. Une thérapie pour comprendre l’état dépressif et lui donner du sens peut s’avérer bénéfique. Dans certains cas, la médication peut être nécessaire et même si cela est difficile, il faut réussir à accepter cette aide.

    Quels sont vos conseils pour le.la partenaire pour aider une mère en dépression ?

    N.P. : Rester présent.e auprès de la mère et du bébé, partager les tâches du quotidien et imposer à la maman du repos ou du temps pour elle. Ne pas hésiter non plus à en parler autour de soi avec des amis ou de la famille.

    Vers qui se tourner ?

    N.P. : Le médecin de famille, un psychologue, les lignes d’écoute, les associations de parents : il existe de nombreuses ressources pour trouver de l’aide.

    Vous avez besoin d’aide ?

    Allo parents bébé au 0 800 00 34 56 – Du lundi au vendredi de 10h à 13H et de 14h à 18h. Des professionnels de la petite enfance sont à votre écoute. Numéro vert national anonyme et gratuit créé par l’association Enfance et Partage.

    (1) Collège National des Sages-femmes