Catégorie : À ma santé !

  • Allergies estivales : nos conseils pour éviter qu’elles ne gâchent votre été !

    Allergies estivales : nos conseils pour éviter qu’elles ne gâchent votre été !

    À la période estivale, entre le pollen, le soleil et les insectes, votre organisme est mis à l’épreuve. Heureusement, certaines mesures préventives vous permettent de lutter contre vos allergies et donc de passer un bel été !

    1 Le rhume des foins, l’allergie la plus courante

    Vous avez des difficultés à respirer, le nez qui coule, les yeux qui pleurent ? Vous souffrez probablement du fameux rhume des foins, cette allergie causée par les pollens des plantes graminées. La chaleur et le vent favorisent la diffusion des pollens dans l’air et il est donc difficile de les éviter en particulier au printemps et en été. Mais certaines précautions permettent de s’en protéger efficacement.

    « La première étape pour lutter contre une allergie est d’identifier le pollen ou les pollens responsables avec un test spécifique chez le médecin allergologue pour ensuite, si nécessaire, se faire désensibiliser », détaille le Dr Catherine Quéquet, médecin allergologue. Un traitement médical préventif peut aussi vous être prescrit par le spécialiste. L’allergologue conseille également de porter un chapeau et des lunettes de soleil pour vous protéger, lors de vos balades en forêt, par exemple.

    « Si les cheveux n’ont pas été couverts, il est prudent de se les laver le soir pour éviter que les pollens ne se déposent sur l’oreiller », précise-t-elle. Autres conseils : aérer votre logement le matin et le soir, quand les pollens sont les moins actifs, et étendez votre linge à l’intérieur de votre habitation.

    La première étape pour lutter contre une allergie est d’identifier le pollen ou les pollens responsables avec un test spécifique chez le médecin allergologue […].

    Dr Catherine Quéquet, allergologue

    Le saviez-vous ?

    Pas tous égaux face aux allergies.

    Deux facteurs déclenchent l’allergie : l’exposition à un allergène et la prédisposition génétique. « Une personne ne devient pas allergique du jour au lendemain, précise le Dr Quéquet. Son organisme va réagir face à un allergène comme le poil de chat parce qu’il aura été exposé plusieurs fois ou plusieurs années. Ce risque est démultiplié si l’un de ses parents est lui-même allergique. »

    2 Allergies : gare aux piqûres d’abeilles ou de guêpes

    Pendant l’été, les piqûres d’insectes sont courantes et pour certaines personnes, elles révèlent alors une allergie. « Ce sont surtout les piqûres d’abeilles ou de guêpes qui déclenchent une réaction allergique, observe le Dr Quéquet. Si la zone de piqûre s’étend sur une dizaine de centimètres, déclenche démangeaisons et brûlures, ou un gonflement de la peau, il est nécessaire de consulter un médecin. » Si vous constatez un gonflement au niveau du visage et du cou, avec une gêne respiratoire, ou face à un choc anaphylactique (réaction allergique rapide et violente), il faut appeler le Samu au 15.

    Face aux piqûres d’insecte, la solution est de se faire désensibiliser. « La désensibilisation est très efficace, de l’ordre de 95 % pour la guêpe et plus de 80 % pour l’abeille », assure le médecin allergologue. Le traitement médicamenteux est lui aussi efficace en cas de réaction modérée. Au quotidien, il convient d’utiliser des répulsifs anti-insectes pour vous protéger.

    3 Les acariens et les chenilles : le risque allergique existe !

    Les acariens aiment l’humidité et la chaleur des maisons l’hiver, mais on les retrouve aussi en été ! Responsables de la majeure partie des allergies, ces insectes prolifèrent dès que la température dépasse les 20 °C. Pour vous débarrasser des acariens, pensez à aérer votre logement tous les jours. « Il convient aussi de dépoussiérer régulièrement vos meubles avec un chiffon humide, puis de passer l’aspirateur deux à trois fois par semaine. Lavez vos draps à 60 °C et n’oubliez pas de passer en machine les peluches de vos enfants », indique l’allergologue.

    Un contact avec une chenille processionnaire peut également vous provoquer une allergie : urticaire, éruption cutanée douloureuse, fortes démangeaisons, éternuements… Ces chenilles possèdent des poils urticants qui peuvent se détacher et être transportés facilement sous l’effet du vent, et atteindre votre peau ou vos vêtements. Les symptômes disparaissent généralement d’eux-mêmes en quelques jours à quelques semaines, mais si vous constatez une aggravation des symptômes, il est préférable de consulter votre médecin.

    4 La lucite estivale ou l’allergie au soleil

    Autre réaction : l’allergie au soleil. « Aussi appelée lucite estivale, elle concerne surtout les jeunes femmes », indique le Dr Quéquet. Elle se manifeste par des boutons rouges sur toutes les zones exposées aux UV, y compris si le temps d’exposition est bref, pendant un trajet métro/bureau par exemple. « La lucite estivale dure plusieurs années et disparaît comme elle est venue », rassure l’allergologue. Pour prévenir cette allergie, le médecin préconise, les deux mois précédant les beaux jours, des séances de photothérapie chez un dermatologue. En parallèle, il est essentiel de vous appliquer une crème solaire indice 50+ à chaque exposition, peu importe la couleur de votre peau et la nature de votre allergie.

     

    La lucite estivale dure plusieurs années et disparaît comme elle est venue.

    Dr Catherine Quéquet, allergologue

    Le saviez-vous ?

    Certains médicaments et cosmétiques peuvent provoquer des réactions cutanées semblables à la lucite estivale : rougeurs, boutons, plaques, démangeaisons ou coloration anormale de la peau… Il ne s’agit pas d’une allergie, mais si vous prenez des médicaments, veillez toujours à consulter votre pharmacien pour savoir s’ils sont photosensibilisants. Pour les cosmétiques, il convient d’en utiliser des sans parfum l’été.

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    L’Essentiel de l’article

    • En cas d’allergie au pollen, portez chapeau et lunettes pour vous protéger.
    • La désensibilisation est une solution efficace contre les allergies.
    • L’été, privilégiez des cosmétiques sans parfum.
    • Si vous êtes allergique au soleil, protégez-vous avec une crème solaire indice 50+.
  • Fact-checking : plus les verres des lunettes de soleil sont foncés, plus ils protègent du soleil

    Fact-checking : plus les verres des lunettes de soleil sont foncés, plus ils protègent du soleil

    La première chose à connaître lorsque vous choisissez des lunettes de soleil, c’est le type de couleur qui correspond le mieux à votre correction : marron si vous êtes myope, gris ou vert si vous êtes hypermétrope, par exemple. « Un emmétrope (vision normale) peut opter pour n’importe quelle couleur », explique Stéphane Benarrous, opticien.

    1 Choisir la bonne teinte selon ses activités

    Le choix des verres de vos lunettes de soleil dépend également de l’usage que vous souhaitez en faire. « Pour la course à pied, le vélo, les sports aquatiques ou en montagne, préférez les verres bruns, qui permettent de bien distinguer les reliefs et les contrastes. Vous pourrez ainsi anticiper les obstacles ou les bosses. Le brun clair, quant à lui, est conseillé pour faire une partie de golf ou de tennis par exemple, soit des sports qui nécessitent une bonne vision de près et de loin. Le jaune et l’orangé sont des teintes idéales pour la pêche et les sports de cibles comme la chasse », explique l’opticien. Pour un usage général, les teintes vertes et grises sont appréciables car elles ne dénaturent pas les couleurs.

    Fact-checking : plus les verres des lunettes de soleil sont foncés, plus ils protègent du soleil

     

    À savoir

    Les verres catégorie 4 sont les plus protecteurs, mais généralement aussi les plus foncés. Ils sont fortement déconseillés en voiture car ils n’offrent pas une visibilité optimale pour la conduite.

    2 Une protection optimale

    « Quels que soient la couleur des verres et votre type de correction, je recommande au minimum une protection 3 pour être parfaitement protégé. En pleine mer ou en haute montagne, privilégiez une protection 4, car il y a beaucoup de réverbération. Pour l’esthétique et le confort, les classes 0 à 2 suffisent », ajoute Stéphane Benarrous. Mais il ne faut pas se fier seulement à la couleur des verres pour la protection. « Seules les lunettes certifiées « UV CE » apportent un filtre anti-UV », précise-t-il. Il est donc recommandé d’acheter vos lunettes de soleil chez un opticien qui possède toute l’expertise pour vous conseiller.

    À savoir

    Sur le plan réglementaire, le marché des lunettes de soleil est soumis à un strict contrôle de la part de la DGCCRF (1) afin de garantir la protection de vos yeux.

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    L’Essentiel de l’article

    • Choisissez une couleur de verre adaptée à votre correction.
    • Optez pour des lunettes certifiées « UV CE ».
    • Privilégiez une classe de lunette adaptée à vos activités.

    (1) DGCCRF, Lunettes de soleil : comment choisir la bonne protection ?, 2020

  • En cas de morsure de tique ou de taon, faut-il endormir l’insecte pour le retirer ?

    En cas de morsure de tique ou de taon, faut-il endormir l’insecte pour le retirer ?

    Endormir la tique pour la retirer, en voilà une fausse bonne idée ! En effet, prendre un coton imbibé d’éther ou d’alcool à 90 °C pour anesthésier la tique et donc la retirer plus facilement, c’est risqué que cette dernière ne régurgite sa salive, augmentant donc le risque de transmission de virus.

    La bonne méthode : Saisir l’insecte à l’aide d’un tire-tique, en tournant doucement pour ne pas séparer la tête du corps. Une fois débarrassée de l’intrus, désinfectez la plaie et vérifiez qu’aucune rougeur n’apparaît les jours suivants. Si vous observez des signes de surinfection au niveau de la piqûre (gonflement, rougeur, chaleur, douleur), prenez rendez-vous chez un médecin ou consultez en ligne grâce à la téléconsultation.

    À savoir

    La morsure de tique peut être à l’origine de nombreuses maladies, notamment la maladie de Lyme qui touche la peau, les articulations et le système nerveux.

    Et que faire en cas de piqûre de taon ?

    Bien souvent bénigne, la piqûre de taon peut être douloureuse et provoquer des démangeaisons. Le premier réflexe à avoir est de la désinfecter avec une solution antiseptique ou de l’eau et du savon. Ne vous grattez pas, vous risqueriez d’infecter la lésion. Pour calmer les démangeaisons, appliquez une crème apaisante ou un gel antihistaminique en cas de réaction allergique. Il serait dommage de laisser une allergie gâcher votre été !

    Bon à savoir

    Les tiques sont répandues partout en France, surtout en dessous de 1 500 m d’altitude. Elles vivent dans des zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Le taon, quant à lui, est visible durant la journée, dans les régions chaudes, à la campagne et près de points d’eau tels que les rivières ou les piscines, mais aussi des élevages de bétail.

    L’Essentiel de l’article

    • Ne surtout pas endormir la tique/le taon avec de l’alcool.
    • Utiliser un tire-tique pour retirer la tique entièrement.
    • Toujours bien désinfecter la peau après une piqûre d’insecte.
  • La tomate et la pomme de terre soignent les coups de soleil, info ou intox ?

    La tomate et la pomme de terre soignent les coups de soleil, info ou intox ?

    Appliquer une rondelle de pomme de terre, de tomate ou de concombre ne sert non seulement à rien, mais peut provoquer des problèmes d’allergies si vous êtes sensible à ces aliments sans le savoir. Pire, les huiles essentielles, yaourt nature, beurre et autres produits laitiers risquent d’aggraver votre brûlure car le gras fait un effet « loupe » face aux rayons UV du soleil, qui pénètrent donc beaucoup plus facilement dans votre peau.

    Le saviez-vous ?

    On distingue 3 types de coups de soleil :

    – la brûlure au premier degré : elle provoque rougeurs et démangeaisons de la peau ;

    – la brûlure du deuxième degré superficiel : elle provoque une rougeur intense de la peau qui blanchit sous une pression du doigt. Elle déclenche aussi l’apparition de cloques ;

    – la brûlure du deuxième degré profond : elle génère fièvre, nausées et un possible gonflement de la peau. Elle nécessite de consulter médecin.

    Les bons gestes à adopter en cas de coups de soleil

    Si vos brûlures sont superficielles, c’est-à-dire que la peau est un peu rouge mais intacte (il n’y a ni cloques ni arrachement.), il faut refroidir votre peau avec de l’eau fraîche (entre 15 °C et 25 °C), puis la sécher en tamponnant doucement. Appliquez ensuite trois fois par jour une pommade apaisante et ne vous exposez plus au soleil jusqu’à cicatrisation complète. Votre brûlure est plus sérieuse ? Appliquez la règle des « trois 15 » : appelez le 15 (SAMU) et en attendant son arrivée, passez la zone brûlée 15 minutes sous une eau à 15 °C… et rien d’autre !

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    Bon à savoir

    Le problème majeur d’une brûlure est son étendue : la peau étant un organe à part entière, plus la surface atteinte est grande, plus la blessure est sérieuse.

    L’Essentiel de l’article

    • Les remèdes naturels et les huiles essentielles sont inutiles et peuvent vous causer des allergies.
    • Le meilleur remède reste l’eau froide et l’application d’une crème apaisante.
    • Il ne faut plus s’exposer au soleil le temps de la cicatrisation.
  • Quels sont les bienfaits de la sieste sur votre santé ?

    Quels sont les bienfaits de la sieste sur votre santé ?

    La sieste est une pratique très culturelle. « Dans les sociétés d’Europe du Nord, par exemple, elle est plutôt mal vue et se pratique peu. On considère que c’est un signe de paresse et que les personnes qui font la sieste ne veulent pas travailler. Tandis qu’en Europe du Sud, en Asie, ou en Afrique, c’est quelque chose d’admis », indique Raphaël Heinzer, professeur associé à l’Université de Lausanne, et médecin chef au Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS). « Nous sommes dans une société qui a tendance à limiter le temps de sommeil pour avoir plus de temps pour le travail ou les loisirs. Beaucoup de personnes ont un manque chronique de sommeil et la sieste permet de compenser, en partie, ce manque. »

    1 La sieste pour chasser le stress

    Un sommeil nocturne insuffisant ou perturbé peut provoquer des troubles durant la journée. « Ils se manifestent notamment au niveau cérébral, avec une mauvaise mémoire, une baisse de l’attention, des sautes d’humeur et une forme de stress », explique Raphaël Heinzer. En effet, le manque de sommeil augmente les hormones de stress dans le corps. « Des études montrent que les personnes qui n’ont pas assez dormi la nuit voient leurs hormones de stress baisser lorsqu’elles font une sieste l’après-midi », indique le docteur.

    Chiffre-clé

    27 % des Français font au moins une sieste par semaine. (1)

    2 La sieste pour booster ses performances

    « Certaines études révèlent qu’une sieste, même brève (entre 20 et 30 minutes), permet de consolider la mémoire. Par exemple, si on vous donne une liste de mots et que l’on vous demande de la restituer une heure après, vous serez meilleur si vous avez pu faire une sieste entre le moment où vous avez appris cette liste et le moment où vous la restituez », affirme Raphaël Heinzer. Ainsi, en plus du sommeil nocturne, une sieste, même si elle ne correspond pas à un cycle complet de sommeil, peut avoir un effet favorable sur la consolidation de la mémoire.

    Autre bénéfice du « petit somme », celui de limiter les accidents de la route ou du travail. « Le fait d’être fatigué durant la journée à cause d’un manque de sommeil peut favoriser les accidents. Faire une sieste permet justement de contrecarrer ce déficit d’attention, d’améliorer la vigilance et d’éviter la somnolence au volant », souligne le docteur. La sieste s’avère également bénéfique pour la productivité, la concentration et la créativité. Elle permettrait de retrouver l’énergie brûlée pendant la matinée et repartir sur les chapeaux de roues pour le reste de la journée.

    « Nous disposons de données qui révèlent qu’une sieste, même brève de 20 ou 30 minutes, permet de consolider la mémoire. »

    Raphaël Heinzer, médecin chef au Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS) et professeur à l’université.

    3 La sieste pour prévenir certaines maladies

    La sieste semble également bénéfique pour prévenir les maladies cardiovasculaires. « Nous avons mené une étude sur plus de 3 000 personnes, à Lausanne. Elle a montré que, sur une période de cinq ans, les personnes qui ont fait des siestes une à deux fois par semaine avaient moins de maladies cardiovasculaires, que celles qui n’en faisaient pas », avance Raphaël Heinzer. Autre atout : la sieste joue sur la sensibilité à la douleur. « Les personnes en manque de sommeil sont plus sensibles à la douleur », note le spécialiste du sommeil.

    À savoir

    La sieste à proscrire pour les insomniaques

    Pour les personnes qui rencontrent des difficultés à s’endormir ou qui ont de fréquents réveils nocturnes, « il est déconseillé de faire la sieste parce qu’elles risquent d’être moins fatiguées au moment de dormir le soir et d’avoir un sommeil plus fragmenté encore », prévient Raphaël Heinzer.

    4 Comment réussir sa sieste ?

    On distingue deux phases propices au sommeil réparties sur 24 h : la phase nocturne où le cerveau est prêt à dormir et en début d’après-midi, où naturellement, le cerveau a tendance à s’endormir plus facilement. « Beaucoup de personnes ont tendance à somnoler en début d’après-midi. Tout le monde attribue cela à la digestion du repas de midi, mais en réalité, même si on ne prend pas de déjeuner, on connaît un peu cette somnolence », fait remarquer le docteur.

    À savoir

    Faire une sieste immédiatement après avoir mangé est déconseillé car la position allongée induit une stagnation plus longue des aliments dans l’estomac et donc un ralentissement de la digestion. Dans la mesure du possible, mieux vaut patienter deux heures après le déjeuner pour faire votre sieste.

    Il existe deux types de sieste : la turbo sieste (ou la micro-sieste) durant laquelle, on reste en sommeil léger ou intermédiaire. Pour ce type de sieste, il est recommandé de dormir entre 10 et 20 minutes (voire 30 minutes maximum). Cela offre un sommeil réparateur tout en évitant de plonger dans un sommeil profond. L’autre type de sieste, comme le font les Espagnols par exemple, est plus longue. « Elle dure environ une heure et demie, ce qui correspond à un cycle complet de sommeil. Ce type de sieste est aussi très bénéfique. »

    Pour éviter les difficultés à émerger, l’important est de se réveiller hors de la phase profonde du sommeil. « Si on se réveille en sommeil profond, on est plongé dans une sorte d’inertie, et on se sent un peu vaseux pendant un certain temps. »

    Le saviez-vous ?

    Un cycle de sommeil moyen dure environ 90 à 110 minutes. Idéalement, pour une sieste efficace, il est préférable de dormir moins de 30 minutes ou plus de 90 minutes, selon le médecin du sommeil.

    5 S’endormir sur commande

    « Pour trouver le sommeil rapidement, il convient d’être dans un environnement calme et dans la pénombre (vous plonger dans le silence absolu et le noir complet n’est pas une obligation). On peut mettre des écouteurs avec un peu de musique douce pour s’isoler du bruit et prévoir un réveil pour se rassurer et éviter de partir pour deux heures de sieste », conseille le spécialiste du sommeil.

    La position est aussi importante. Si vous en avez la possibilité, essayez de vous allonger car cela renforce, au réveil, la sensation d’avoir vraiment (et plus longtemps !) dormi. Il est toutefois préférable de vous installer sur un canapé ou un tapis de yoga posé au sol, par exemple, que sur un lit. Ce dernier étant associé au sommeil « longue durée » de la nuit par votre cerveau, vous risquez de perturber votre cycle de sommeil naturel en mélangeant ces phases. « Pour réussir à s’endormir, il faut que le tonus musculaire puisse se relâcher sans que la tête ne tombe en avant ou en arrière. Cela pourrait perturber la qualité de la sieste. Être bien calé permet aux muscles de se relâcher et de s’endormir plus facilement », conclut-il.

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    L’Essentiel de l’article

    • La sieste permet de lutter contre le stress, booster sa mémoire et prévenir certaines maladies.
    • L’idéal est d’attendre deux heures après le repas pour faire la sieste.
    • La sieste est à proscrire chez les personnes insomniaques.
    • Prévoir un réveil pour éviter de se réveiller en sommeil profond.

    (1) BEH, Le temps de sommeil en France, 2019

  • Les conseils de François Gabart, skipper du trimaran MACIF pour mieux vivre le confinement

    Les conseils de François Gabart, skipper du trimaran MACIF pour mieux vivre le confinement

    Contrairement à l’isolement choisi en mer, nous sommes actuellement en confinement forcé et non préparé. Comment « s’habituer » à cette situation ?

    François Gabart : Il faut s’adapter à cette nouvelle organisation pour trouver un bon équilibre. En confinement, le temps est modifié. Il ne passe ni plus vite, ni moins vite mais savoir comment le gérer reste important. Il faut garder un rythme et ne pas tenter de maîtriser ce qui ne peut l’être. C’est comme pour la météo en bateau. On ne choisit pas il faut faire avec. Par contre ce sur quoi l’on peut agir, c’est notre attitude face à cette contrainte. Cette période très particulière est l’occasion de réfléchir, de faire le point sur nos vies, nos projets. Il faut essayer de trouver du positif et de ressortir plus fort de cette crise.

    Pour les personnes actuellement seules chez elles, comment garder le moral ? Comment garder le lien avec les autres ?

    F.G. : Il est vrai que cette situation inédite peut nous rendre mélancolique. Dans un bateau comme sur le trimaran MACIF, on peut se projeter à terre avec ses proches, ses amis, donc pour les personnes qui sont seules aujourd’hui, il faut vraiment aller puiser dans cet imaginaire pour créer du positif et passer cette période difficile. On a toujours le choix : soit se morfondre et subir, soit garder la tête froide et essayer de positiver. Essayons donc plutôt de profiter d’être en bonne santé quand on l’est, et agissons sur notre capacité à faire face à la situation. Si une part de notre liberté physique est clairement atteinte, notre liberté de penser, de rêver, d’imaginer reste énorme et nous permet de nous évader. Quant au lien à garder avec nos proches, les outils de communication sont si développés aujourd’hui que l’on peut rester facilement en contact avec eux et c’est une bonne chose pour pallier le fait de ne pas pouvoir les voir.

    Comment maintenir un semblant de vie normale (rythme, horaires, activités) ?

    F.G. : Je pense qu’il est primordial de bien s’organiser, tant pour le travail que pour la vie de famille, en gardant des heures fixes, pour les repas par exemple. Le sommeil est tout aussi important. Pratiquer une activité physique en intérieur est possible et c’est aussi l’occasion de mettre ce temps à profit pour lire ou écouter de la musique. Pour ceux qui ont des enfants et sont en télétravail, c’est évidemment compliqué mais là encore il faut essayer de s’organiser au mieux pour que tout le monde trouve ses repères. Et surtout il faut accepter de ne pas pouvoir tout faire.

    Lire aussi : Quelles activités pour occuper les enfants en appartement ?

    Quels exercices physiques simples à réaliser dans un espace restreint conseillez-vous ?

    F.G. : J‘aime beaucoup le yoga, surtout pour attaquer la journée. Il me permet de bien m’étirer, de me reconnecter avec mon corps, et c’est assez simple de le pratiquer dans un salon ou dans une chambre. Je ne suis pas un adepte de la musculation mais il est assez facile aussi de faire un peu de gainage, quelques abdos, ou quelques pompes pour garder la forme… Ce n’est pas évident pour ceux qui comme moi ont l’habitude de pratiquer du sport dehors ; En temps normal, je fais beaucoup de vélo, de la course à pied, du sup à foil et bien évidemment du bateau. C’est frustrant, mais j’essaye de m’habituer, et de trouver d’autres moyens de garder une activité physique ! Et je pense au plaisir que j‘aurai à retrouver la mer et ma liberté !

    Lire aussi : 4 exercices physiques à faire en appartement

    Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    F.G. : Je suis assez gourmand, j’ai du mal à me restreindre, même pendant ce confinement. Ce qui est important c’est de garder une alimentation équilibrée, éviter de grignoter, privilégier les bons produits, locaux et bio de préférence. Et puis ce confinement est l’occasion de tester de nouvelles recettes, de cuisiner avec les enfants, alors profitons-en !

    Lire aussi : Adapter son alimentation à une baisse d’activité physique

    Y a-t-il des techniques pour calmer ses anxiétés liées au confinement (respiration, méditation, relaxation…) ?

    F.G. : Le yoga, peut être très utile pour ça ! L’imaginaire aussi : fermer les yeux, respirer, s’évader par la pensée et visualiser des choses ou des gens que l’on aime sont de bons moyens d’évacuer le stress et les pensées négatives qui nous font perdre de l’énergie. Je ne suis pas de nature anxieuse mais je pense que ceux qui le sont peuvent s’appuyer sur la musique et la lecture pour s’évader.

    Des conseils pour « s’évader » depuis son salon (lecture, créativité, film, etc) ?

    F.G. : C’est l’occasion de se cultiver, de lire des livres et regarder des films, faire toutes les choses qu’on repousse depuis longtemps. Personnellement je n’ai pas beaucoup de temps, mais ce confinement favorise la créativité et beaucoup d’artistes ont eu la générosité de partager leur talent artistique gratuitement via les réseaux sociaux. C’est top ! Je pense notamment au concert que M a donné en live sur Facebook au début du confinement. J’y ai découvert « Billy », une superbe chanson qu’il interprète avec sa fille. On peut aussi réfléchir à ses prochaines vacances, se fixer des objectifs pour le retour à la normale, qu’ils soient sportifs, personnels ou professionnels. La vie ne s’arrête pas en confinement !

  • Qu’est-ce que la téléconsultation ?

    Qu’est-ce que la téléconsultation ?

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    Vous pouvez consulter rapidement un médecin grâce au service de téléconsultation Carte Blanche 24h/24 et 7j/7 (tchat, audio, visio avec un médecin libéral

    1 La téléconsultation, la solution pour voir son médecin à distance

    Dans l’impossibilité de sortir de votre domicile, vous souhaitez un avis médical de médecin généraliste ou de spécialiste pour vous ou l’un de vos proches ?

    La solution : une plateforme de consultation médicale, soit par téléphone, soit par mail sécurisé, soit encore par vidéo (via votre ordinateur ou votre téléphone mobile). Choisissez de préférence celle mise en place par votre mutuelle ou assurance. Dans ce type de consultation, vos données sont évidemment sécurisées, et le secret médical respecté.

    2 Comment fonctionne la téléconsultation ?

    Par téléphone

    Vous appelez le numéro d’appel de la plateforme. Un opérateur vous répond et fixe avec vous un rendez-vous téléphonique avec un médecin (généraliste ou spécialiste).

    Par Internet

    Vous posez votre question et un médecin vous répondra par écrit ou vous recontactera par téléphone. Il peut aussi le faire par vidéo pour les plateformes les plus innovantes et les applications sur les smartphones. La plupart des plateformes promettent de revenir vers vous dans les deux heures. Ensuite, un médecin, inscrit au Conseil national de l’Ordre des médecins, vous écoute.

    La consultation peut prendre du temps car il aura besoin de connaître vos antécédents médicaux. N’ayez pas peur de vous montrer exhaustif dans le déroulé de votre dossier médical. Il établit alors votre bilan et formule un diagnostic. Si besoin, il peut rédiger une ordonnance en ligne qui peut être envoyée à la pharmacie de votre choix. Il peut également informer votre médecin traitant de votre état si vous le souhaitez.

    La téléconsultation convient pour des pathologies classiques, simples, ou le renouvellement d’un traitement ; elle ne s’adresse pas aux cas nécessitant un examen clinique. Elle permet un premier diagnostic médical avant de vous aiguiller vers des structures plus appropriées à votre situation.

    3 La téléconsultation est-elle remboursée ?

    Votre contrat de complémentaire santé peut, dans certains cas, prendre en charge tout ou partie d’une téléconsultation. Renseignez-vous auprès d’elle ! Vous et votre famille pouvez alors en bénéficier sans frais supplémentaires dans les conditions et limites du contrat que vous avez souscrit.

    Important : Le 17 mars 2020, le directeur général de la Santé a annoncé qu’à partir du mercredi 18 mars et jusqu’au 30 avril 2020, la téléconsultation sera prise en charge à 100% par l’Assurance Maladie obligatoire.

    Allo, Docteur ?

    Le secteur compte de nombreuses plateformes comme MySantéclair, Doctolib, Qare, ConsuLib, Docavenue ou encore MesDocteurs. Toutefois, depuis le décret du 9 mars 2020, la téléconsultation est également autorisée avec de simples applications de messagerie vidéo telles que Skype, Facebook Messenger, ou WhatsApp.(3)

    (1) Ameli, « Un accord conventionnel en vue pour déployer la téléconsultation et la télé-expertise », 2018.
  • « Dans mon assiette » : un jeu vidéo pour apprendre à bien manger

    « Dans mon assiette » : un jeu vidéo pour apprendre à bien manger

    Parmi ses nombreuses missions, la Fondation OVE s’engage pour l’éducation aux goûts et à la nutrition en général. Pour aborder les enjeux liés à une bonne alimentation sous une forme innovante et ludique qui parle aux jeunes, elle a développé le serious game (jeu sérieux) « Dans mon Assiette ».

    1 De la fourche à la fourchette

    De loin, « Dans mon assiette » ressemble à jeu vidéo purement ludique. De près… C’est un jeu vidéo à visée éducative ! Un jeu qui permet de se former à l’art de bien manger avec des astuces, des recettes, des quiz ou des parcours interactifs en supermarché. De la fourche à la fourchette, il aide le joueur à comprendre les bases de l’équilibre alimentaire, à découvrir l’origine des aliments, à savoir faire les courses pour préparer des repas équilibrés sans se ruiner, à composer des menus équilibrés et même à cuisiner. Un dispositif complété par un magazine qui prolonge l’expérience digitale. Théo, suivi par un SESSAD (Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile) (voir encadré) a pu tester en groupe ce nouveau serious game.

    « Le jeu est fait pour apprendre à manger équilibré. Par exemple, je sais maintenant que les protéines servent à fabriquer les muscles, explique Théo. On parle aussi de la provenance et de la fabrication des aliments, d’où viennent les œufs, le beurre, la farine… On a même visité une ferme pour comprendre d’où viennent la viande et le lait ».

    Première impression à chaud : le format jeu est parfait pour captiver les jeunes, mais c’est un public exigeant…

    « J’ai bien aimé que ça soit sur ordinateur mais j’aurais préféré qu’il y ait plus d’animations ! Mais c’était bien de jouer en groupe, tout seul j’aurais eu peur de me tromper. »

    C’est en effet le parti pris : jouer à plusieurs pour encourager l’échange et le partage d’idées, et enseigner à chacun à trouver sa place dans le groupe.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient la Fondation OVE.

    1 adolescent sur 3 a des problèmes de poids :

    surpoids, obésité ou maigreur. (1)

    Bon à savoir

    À domicile ou dans le cadre scolaire et extra-scolaire, les SESSAD offrent un accompagnement spécialisé aux enfants et aux jeunes (jusqu’à 20 ans), en situation de handicap, d’autisme ou présentant des troubles du comportement ou de l’apprentissage (TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) ou dyslexie, par exemple).

    2 De l’alimentation virtuelle au bien manger réel

    Pour les équipes pédagogiques aussi, le jeu sérieux est un outil efficace.

    « Notre service accompagne des personnes qui ont des difficultés à se concentrer, à mémoriser et à s’organiser. Le jeu “Dans mon assiette” permet d’aborder l’alimentation de façon ludique, analyse Laura Gazzoli, assistante sociale. C’est la première année que je l’utilise comme support d’animation, et les jeunes accrochent bien. C’est pratique pour lancer le sujet et éveiller l’intérêt de nos publics. Mais il me semble essentiel de rendre concrètes les informations apprises. C’est dans ce sens que j’ai souhaité organiser, en complément, une visite de ferme pédagogique. »

    Pour Théo et son groupe, les séances durent d’une heure à une heure et demie. En 10 séances, ils ont pu parcourir environ la moitié du jeu : c’est dire si la matière est riche ! De l’avis de Théo, l’expérience est réussie.

    « Grâce à ce jeu, j’ai changé mes habitudes : je mange plus le matin. Et j’ai appris des astuces pour cuisiner avec de nouveaux ingrédients. Par exemple, on peut faire un gâteau au chocolat avec de la courgette à la place du beurre : ça apporte des vitamines et ça diminue le gras. C’est meilleur pour la santé ! »

    « Dans mon assiette » : un jeu vidéo pour apprendre à bien manger

     

    * Le prénom a été changé

    L’Essentiel de l’article

    • « Dans mon assiette » est un jeu vidéo pédagogique autour de l’alimentation.
    • Il est développé par la Fondation OVE qui œuvre pour favoriser l’inclusion sociale.
    • Le jeu est organisé autour de 4 thèmes : les aliments, l’équilibre alimentaire, faire les courses et cuisiner.

    (1) Santé publique France, Étude ESTEBAN 2014-2016, 2019 (mise à jour)

  • MST et IST : stop à la contagion des idées reçues !

    MST et IST : stop à la contagion des idées reçues !

    267 097

    C’est le nombre d’infections à chlamydia diagnostiquées en France en 2016 contre 76 918 en 2012. (1)

    Vous pensiez qu’elles avaient disparu avec le XXe siècle ? Perdu ! Les maladies et infections sexuellement transmissibles se portent comme un charme, en particulier chez les moins de 25 ans.

    MST et IST : stop à la contagion des idées reçues !

     

    1 Les IST/MST, c’est fini !

    Alors, non. Les maladies et les infections sexuellement transmissibles sont même terriblement d’actualité : les cas d’infections à chlamydia et à gonocoque ont explosé depuis 2012, en particulier chez les jeunes (1). En cause ? Outre un dépistage plus poussé, la multiplication des partenaires (les mauvaises langues l’appellent « l’effet Tinder ») et la baisse de l’utilisation du préservatif.

    49 628

    C’est le nombre d’infections à gonocoque diagnostiquées en France en 2016 contre 15 067 en 2012. (1)

    2 Aujourd’hui, on peut guérir du sida

    Malheureusement non ! Si les traitements ont beaucoup progressé et permettent à de nombreuses personnes séropositives de vivre presque normalement, on ne se débarrasse pas du VIH. Une fois contaminé(e), il faut prendre un traitement à vie et se protéger lors de chaque rapport sexuel. Une perspective pas très réjouissante… Et même si le risque de transmission au fœtus en cas de grossesse est très faible (0,5 %), il reste bien réel (2).

    3 On ne peut pas attraper de MST par la bouche

    Pas en bouche-à-bouche. Mais les rapports bucco-génitaux peuvent être sources de contamination au VIH, herpès, syphilis, chlamydia, entre autres, en cas de petites plaies ou d’infections (gencives irritées, aphtes, dent récemment soignée, angine…). Inutile de tourner sept fois sa langue dans sa bouche : pour allumer le calumet, c’est préservatif, sinon rien (s’il en existe à la fraise, c’est pas pour faire joli !).

    4 Il n’y a pas que le préservatif pour se protéger des MST

    Le préservatif est le SEUL ET UNIQUE (comme l’élu(e) de votre cœur) moyen de se préserver au maximum de l’ensemble des MST et IST lors d’un rapport sexuel, qu’il soit oral ou buccal, anal ou génital. Il n’y a que deux maladies sexuellement transmissibles contre lesquelles il existe un vaccin : l’hépatite B, et l’infection à papillomavirus (HPV) responsable du cancer du col de l’utérus.

    Le saviez-vous ?

    Des préservatifs sont distribués gratuitement dans les centres de dépistage du sida, les associations de prévention, les centres de planification et de PMI ou les centres médico-sociaux.

    5 Avec la pilule, vous êtes protégée des IST/MST

    Mais alors, vraiment pas ! La pilule empêche de faire des bébés, et dans le meilleur des cas elle peut aussi résoudre vos problèmes d’acné chronique. C’est déjà beaucoup, mais ça s’arrête là ! Pour se protéger de toutes les MST et IST, une seule option : le préservatif, masculin ou féminin (oui, ça existe, découvrez-le).

    6 Deux préservatifs valent mieux qu’un

    Oubliez ça tout de suite, c’est tout le contraire ! En frottant l’un contre l’autre, les préservatifs ont plus de risques de lâcher. Deux capotes dans la même soirée, pourquoi pas, mais pas en même temps !

    7 On peut attraper des IST/MST dans les toilettes publiques

    Bien sûr que non (3) ! Les muqueuses génitales n’étant pas en contact avec la cuvette, aucun risque !

    8 Les femmes ont plus de chance d’attraper une MST que les hommes

    Vrai pour le VIH, entre autres parce que les femmes ont des muqueuses plus étendues (4). Pour le reste, c’est faux : certaines IST sont plus fréquentes chez les femmes comme l’infection à chlamydia, d’autres chez les hommes, comme la blennorragie (1).

    L’Essentiel de l’article

    • Le préservatif est le seul moyen de se protéger au maximum de toutes les MST et IST.
    • Les MST et IST sont en augmentation, surtout chez les jeunes.
    • Le SIDA ne se guérit pas.
    • On peut attraper une maladie sexuellement transmissible par la bouche.
    • La pilule ne protège pas des MST.

    (1) Santé publique France, Infections sexuellement transmissibles (IST) : préservatif et dépistage, seuls remparts contre leur recrudescence, 2018

    (2) Sida Info Service, Quel est le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant ?, 2017

    (3) Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes Ile-de-France, Infections sexuellement transmissibles.

    (4) Organisation mondiale de la santé, Inégalités entre les sexes et VIH/sida.

  • « Après un cancer, retravailler permet de reprendre sa vie en main »

    « Après un cancer, retravailler permet de reprendre sa vie en main »

    1 Quelle place prend le travail après un diagnostic de cancer ?

    Hélène Bonnet. Quand on apprend qu’on est malade, votre vie bascule et les priorités changent brutalement. Il faut avant tout penser à se soigner bien sûr, et malheureusement reléguer le travail au deuxième ou au troisième plan. La maladie vous fait alors prendre conscience que le travail a une importance capitale dans la vie de tous les jours. Le travail est à mon sens structurant : d’une part, il vous permet de vous sentir utile dans la société et, d’autre part, il vous permet de maintenir un lien social avec vos semblables.

    2 Quand on commence une chimio, peut-on continuer à travailler ?

    Hélène Bonnet. Certains traitements sont compatibles avec une activité professionnelle, d’autres pas. Pour ma part, j’ai arrêté de travailler neuf mois pour suivre mon parcours de soins : un véritable temps plein !

    Vous souhaitez une mutuelle santé adaptée à votre situation ?

    Optez pour le contrat Santé de la Macif !

    3 Avez-vous parlé de votre maladie au travail ?

    Hélène Bonnet. Dès les premiers examens médicaux, j’ai informé mon manager. Ça m’a permis de transmettre plus facilement mes dossiers à l’équipe et de partir plus « tranquille ». Sur le moment, en parler m’a aidée à mieux vivre l’arrêt et le retour. Aujourd’hui cela contribue à briser le tabou, s’entraider et faire changer les regards.

    4 Comment s’est passé votre retour au travail ?

    Hélène Bonnet. À mon retour, j’ai pu bénéficier d’un aménagement de mes horaires et de mes tâches pour reprendre progressivement. Ce temps indispensable est à gérer étroitement avec le manager et les collègues et surtout avec ses managers : plus tout le monde est au diapason, plus le retour se passe bien. La visite de préreprise est très importante à ce titre.

    63 %

    des personnes en emploi au moment du diagnostic de cancer ont pu bénéficier d’un aménagement de poste. (2)

    5 Comment votre entourage professionnel a-t-il réagi ?

    Hélène Bonnet. Quand on revient, le travail est un véritable soutien, le signe que l’on reprend sa vie en main. Mais c’est un moment délicat. Même si les collègues sont bien intentionnés, les réactions ne sont pas toujours adaptées : parfois trop protectrices – et donc qui ramènent sans cesse à la maladie, parfois comme si rien n’avait changé, ce qui est bien sûr faux.

    6 Comment changer le regard sur le cancer en entreprise ?

    Hélène Bonnet. Les séquelles des traitements, comme les troubles de la mémoire, sont peu connues. Il faut informer davantage sur ce temps incompressible de rétablissement. C’est la raison pour laquelle nous avons ouvert des espaces de parole dans mon entreprise, où toute personne touchée directement ou indirectement par le cancer peut venir discuter et s’informer.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient l’association Rose. Lauréate P’INS 2018, l’association a créé des maisons d’accueil destinées aux femmes atteintes d’un cancer, à leur entourage, à celles qui sont dans la maladie ou viennent d’en sortir. Elles offrent entre autres écoute, conseils (juridiques par ex.), sport adapté, ateliers coiffure, ateliers cuisine vitaminée, échanges entre pair.

    L’Essentiel de l’article

    • Le cancer et les traitements peuvent laisser des séquelles durables et influer à terme sur le travail des personnes touchées.
    • L’employeur est tenu d’examiner les éventuelles propositions d’aménagement de poste émises par le médecin du travail. (1)
    • Les visites médicales de préreprise permettent de s’informer sur les dispositifs d’aide au retour au travail.

    (1) Légifrance, Article L1226-8.

    (2) Inserm, 2018.