Catégorie : À ma santé !

  • 5 choses à connaître sur l’homéopathie

    5 choses à connaître sur l’homéopathie

    1 Comment a été inventée l’homéopathie ?

    On doit l’invention de l’homéopathie à un médecin allemand : Samuel Hahnemann. En 1790, alors qu’il traduit les recherches d’un confrère sur l’écorce de quinquina, médicament prescrit contre la fièvre, Hahnemann a l’idée d’expérimenter sur lui-même les effets de cette substance. Il constate qu’elle entraîne des troubles identiques à ceux pour lesquels elle était habituellement prescrite. Le médecin est certain qu’il existe un principe de similitude : « Pour guérir radicalement certaines affections chroniques, on doit chercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l’organisme humain une maladie analogue. »

    L’homéopathie, nom formé à partir de deux mots grecs, homoios, semblable, et pathos, maladie, s’appuie sur la loi de la similitude : une substance qui provoque des symptômes chez une personne saine peut guérir ces mêmes symptômes s’ils se présentent chez une personne malade. Un principe qui s’oppose à l’allopathie qui utilise des substances dont les effets sont contraires à ceux que la maladie provoque (2).

    Bon à savoir

    En France, l’homéopathie ne peut être pratiquée que par des médecins, docteurs en médecine, docteurs en chirurgie dentaire, sages-femmes, selon les articles L4111-1 du Code du travail et conformément aux directives du rapport Lebatard-Sartre (1998).

    2 Quels sont les grands principes de l’homéopathie ?

    Cette « loi de similitude » est indissociable de deux autres grands principes de l’homéopathie : l’infinitésimalité et la globalité. Préparés à partir de substances végétales, minérales ou animales, les remèdes homéopathiques ont été dilués à plusieurs reprises selon une technique spécifique appelée « dynamisation » jusqu’au niveau dit « infinitésimal ».

    La dilution, c’est le fameux CH que l’on peut lire sur l’étiquette. Au regard de ses expérimentations, Hahnemann conclut que plus un remède est dilué, plus il agit et que, de surcroît, il peut, selon le degré de dilution, répondre à des usages différents. Les basses dilutions (4, 5 CH) agiraient sur les signes physiques et localisés comme une éruption de boutons par exemple. Les hautes dilutions (15 à 30 CH) sur les signes psychiques. Les moyennes dilutions (7 à 9 CH) sont réservées aux troubles dits fonctionnels (douleurs, spasmes, fièvres, etc.) (3).

    Autre principe propre à l’homéopathie : la globalité. Il est impossible de soigner un patient sans prendre en compte la totalité de ses symptômes. Pour déterminer un remède efficace, le médecin homéopathe va donc considérer l’individu dans son ensemble, avec tous les symptômes physiques et psychiques qu’il présente, en tenant compte de la description bien personnelle qu’il en donne. De même qu’un symptôme ne peut être pris en compte que s’il est précis. Par exemple, avoir le nez qui coule est insuffisant pour prescrire un remède contre le rhume. Y a-t-il écoulement clair ou jaune ou quand cela survient-il ? Cette recherche au plus près des symptômes propres à chaque patient est nommée individualisation par les homéopathes (2).

    Besoin d’une couverture santé ?

    Le contrat Santé de la Macif prend en charge* vos séances d’homéopathie jusqu’au 31 décembre 2020.

    3 Quels maux peut-on soigner avec l’homéopathie ?

    L’homéopathie ne permet pas de soigner les maladies graves, qui relèvent toutes de la médecine allopathique, mais elle peut être utilisée en complément d’un traitement médical, pour soulager des douleurs postopératoires, minorer les effets secondaires d’un traitement allopathique sévère, aider à la consolidation des os après réduction d’une fracture, ou encore prévenir les récidives (2). Votre médecin traitant peut vous conseiller.

    Elle est particulièrement indiquée comme médecine de prévention et permettrait de soulager un certain nombre de maux du quotidien : stress, diarrhée, allergies, mal des transports, piqûres d’insecte, angoisses, règles douloureuses, hypertension artérielle, problèmes de sommeil, etc.

    Pour les enfants et bébés, cette médecine douce est tout particulièrement appréciée. Des médicaments homéopathiques pourraient aider à soigner les angines, otites, coliques du nourrisson, rhume, gastro, poussées dentaires, bosses… (4)

    77 %

    des Français ont déjà pris de l’homéopathie au cours de leur vie et 74 % d’entre eux jugent qu’ils sont efficaces. (5)

    4 Quels sont les différents modes d’administration de l’homéopathie ?

    Il existe différentes formes de présentation des médicaments homéopathiques. Les plus courantes sont les granules et les globules. Les premiers sont des petites boules de lactose et de saccharose enduites du remède plus ou moins dilué. Ces granules se prennent chaque jour par trois, quatre ou cinq. Les globules de même composition que les granules sont de minuscules billes de 3 à 5 mg chacune. Conditionnées dans des tubes unidoses, elles s’administrent en une seule fois.

    Cette présentation est le plus souvent prescrite dans les traitements de fond, en moyenne et haute dilution, en prises espacées ou quotidiennes sur une courte période.

    Enfin, l’homéopathie en gouttes est particulièrement adaptée pour les enfants jeunes ou pour traiter certains troubles comme les difficultés d’endormissement. Les préparations homéopathiques en gouttes sont utilisées généralement à la dose de 15 à 100 gouttes de deux à trois fois par jour (2).

    5 L’homéopathie : quelle efficacité ?

    La controverse sur l’homéopathie est vieille de plus de 200 ans et n’est pas près de prendre fin. Il y a d’un côté les convaincus de son efficacité et de l’autre les sceptiques qui pensent que l’homéopathie, parce qu’elle ne contient pas de substances actives, n’a qu’un effet placebo.

    L’Essentiel de l’article

    • Aucune maladie grave ne peut être soignée par l’homéopathie.
    • L’homéopathie utilise des doses infiniment petites si bien qu’elle ne présente aucun danger de toxicité.
    • Pour prescrire le bon traitement, le médecin homéopathe tient compte de l’état de santé général du patient.

    (1) Sondage Odoxa, « Baromètre santé 360 », janvier 2019.
    (2) Dr Jean-Claude Houdret, Bien se soigner par l’homéopathie, éd. Solar.
    (3) Dr Joliot Nguyen Tan Hon, Dr Jean-Paul Nowak, Homéopratique familiale, éd. Jouvence
    (4) Passeport Santé, « 7 maux de l’enfant à soulager avec l’homéopathie ».
    (5) IPSOS-Boiron, « Les Français et l’homéopathie », 2018.

    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • Manger sans pesticides : comment éliminer ces substances de notre alimentation ?

    Manger sans pesticides : comment éliminer ces substances de notre alimentation ?

    Insecticides, fongicides, herbicides, parasiticides… Les résidus de pesticides de synthèse présents dans les aliments constituent une véritable préoccupation pour 93 % des Français (1) qui s’inquiètent de leurs effets sur la santé. Et pour cause, aussi infimes soient-elles, ces traces ne seraient pas inoffensives. Alors que de nombreux pesticides sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens (2), l’Inra a récemment rappelé leur responsabilité, à fortes doses, dans la survenue d’irritation cutanée, de dérèglement du système nerveux central mais aussi de la maladie de Parkinson ou de cancers (3).

    Problème, ces substances sont omniprésentes dans l’alimentation. Plus de 3 fruits sur 4 (72,6 %) et 4 légumes sur 10 (41,1 %) issus de l’agriculture non-biologique présentent ainsi des doses de pesticides supérieures à 0,01 milligramme par kilogramme (4). Les chasser de son assiette nécessite donc d’adapter ses habitudes de consommation.

    62 %

    des Français consomment des aliments bio.
    C’est deux fois plus qu’il y a 20 ans. (1)

    1 L’agriculture biologique, est-elle le meilleur rempart contre les pesticides ?

    Se tourner vers le bio* apparaît comme le moyen le plus simple et le plus efficace d’éliminer les pesticides de son alimentation. D’autant que, contrairement aux idées reçues, ces produits ne sont pas exclusivement réservés à une clientèle aisée, comme le confirme Angélique Piteau, chargée de communication et de plaidoyer du réseau Cocagne.

    « Nos 105 jardins produisent des légumes biologiques qui sont ensuite distribués sous forme de paniers hebdomadaires à nos adhérents-consommateurs. Notre objectif est de rendre l’alimentation durable accessible à tous et de prouver que, même avec un petit budget, il est possible de consommer des fruits et légumes bio », indique-t-elle. Et de préciser que les Jardins de Cocagne sont tous certifiés « Agriculture Biologique », un label qui atteste du non-recours à des pesticides de synthèse au cours de la production.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient le Réseau Cocagne.

    Le Réseau Cocagne, qu’est-ce que c’est ?

    Le Réseau Cocagne est une structure d’insertion sociale et professionnelle composée de 105 jardins disséminés dans toute la France. Chaque semaine, des assortiments de fruits et légumes bio, frais et de saison sont vendus à des adhérents-consommateurs et/ou à des commerçants en circuit court.

    2 « Les pesticides se concentrent dans la peau des fruits et légumes »

    Dans le cas d’aliments non bio, l’élimination totale des pesticides s’avère plus compliquée, si ce n’est impossible. Un simple rinçage à l’eau ne suffit pas puisque ces substances pénètrent plus ou moins profondément dans les fruits et légumes. Mieux vaut donc les faire tremper plusieurs minutes dans une eau additionnée de bicarbonate de soude.

    Une autre solution consiste à les éplucher avant de les consommer, « car les pesticides se concentrent surtout dans la peau des fruits et légumes. En ne l’ingérant pas, les risques sont certes réduits mais on perd en apport nutritionnel, une grande partie des fibres et vitamines de ces aliments se trouvant dans leur peau », prévient Angélique Piteau. « De même, s’agissant des céréales, les pesticides se retrouvent surtout dans les graines et enveloppes. Il est donc préférable de les consommer raffinées. »

    Le saviez-vous ?

    Près de 9 Français sur 10 (89 %) souhaitent être informés de la présence ou non de pesticides dans les produits alimentaires. (1)

    3 Une sensibilité aux pesticides très disparate

    Acheter des produits de saison et/ou privilégier les circuits courts permet également de limiter la charge toxique de son assiette. En effet, la réglementation française sur l’utilisation des pesticides étant plus stricte que de nombreux pays exportateurs, les produits de saison cultivés en France devraient en présenter une quantité moindre.

    Enfin, sachez que les fruits et légumes ne sont pas tous égaux face à cette exposition.

    « Les raisins par exemple, sont très sensibles aux parasites et donc très traités. Les résidus y sont donc nombreux. L’arboriculture est également connue pour avoir énormément recours aux pesticides car les parasites y sont très résistants. Mais paradoxalement, ces parasites ont développé leur résistance à la suite de l’utilisation massive de ces substances. Aujourd’hui, nous voyons donc les limites des solutions chimiques. La meilleure alternative désormais semble être de revenir au bio », estime Angélique Piteau.

    En attendant le tout bio, il est recommandé d’opter pour les fruits et légumes les moins exposés (maïs, asperges, betteraves, patates douces, oignons, potirons, avocat, kiwi, banane ou ananas) et d’éviter les raisins, cerises, framboises et groseilles non issus de l’agriculture biologique (4).

    Viandes, poissons, laitages

    La consommation de produits d’origine animale peut exposer aux pesticides de synthèse si les espèces concernées (bétail, volaille, poissons, etc.) consomment elles-mêmes des plantes ou céréales saturées en pesticides. En effet, des traces résiduelles de ces substances seront alors présentes dans les graisses animales, le foie, les reins ou le lait. Toutefois, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments, la majorité des aliments d’origine animale (84,4 %) (5) sont exempts de résidus de pesticides de synthèse quantifiables.

    Quoi qu’il en soit, pour limiter les risques, mieux vaut opter pour de la viande, du poisson et des laitages certifiés AB ou Bio. Ces labels de la Communauté européenne certifient que les animaux ont reçu une alimentation issue de l’agriculture biologique, saine et variée. En cas de maladie, ils doivent être soignés au moyen de thérapies naturelles et, par ailleurs, pouvoir bénéficier d’espace suffisamment vaste pour évoluer en liberté.

    L’Essentiel de l’article

    • 72,6 % des fruits et 41,1 % des légumes non-bio présentent des doses de pesticides quantifiables (4).
    • Les raisins, cerises, framboises et groseilles font partie des fruits les plus sensibles aux pesticides.
    • Privilégier des aliments biologiques est le meilleur moyen de chasser les pesticides de son alimentation.

    (1) Ifop/WWF, Les Français pour un changement de modèle agricole, 2017
    (2) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Liste des produits biocides susceptibles de contenir des substances perturbatrices endocriniennes », 2017
    (3) INRA, « Pesticides, une trop grande dépendance », 2014
    (4) Générations Futures, « Rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments », 2018
    (5) European Food Safety Authority, « Résidus de pesticides dans les aliments : le risque pour les consommateurs reste faible », 2017

    * Le ministère de l’Agriculture définit l’agriculture biologique (ou le bio) comme un mode de production trouvant son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels ; et excluant l’usage des produits chimiques de synthèse et des OGM, entre autres.

  • Sommeil décalé : les conseils du skipper François Gabart

    Sommeil décalé : les conseils du skipper François Gabart

    1 François Gabart, skipper du trimaran MACIF, adepte de la sieste ou du sommeil fractionné

    Quel est le point commun entre les marins, les militaires et les chirurgiens ? Leur activité les contraint à rester éveillés durant plusieurs jours, voire semaines ou à avoir un rythme décalé, en accumulant une dette de sommeil. Quel est le secret de ces professionnels pour gérer la situation ? Réponse : le sommeil fractionné, qui consiste à répartir son sommeil en plusieurs phases de sieste au cours d’une journée, plutôt que tenter de s’en passer. À l’instar de François Gabart, skipper professionnel et détenteur du record du tour du monde en solitaire en 42 jours à bord du trimaran MACIF. À l’écoute de son rythme, il a su apprivoiser son corps pour rester éveillé longtemps, délaissant le rythme dit monophasique pour un sommeil polyphasique.

    « Sur un bateau, on ne dort pas quand on veut. L’idée est de dormir quand on peut. On doit anticiper les phases de sommeil, profiter des opportunités qui se présentent et apprendre à dormir et à récupérer très vite, explique le marin. Avant de m’endormir, j’enclenche un chronomètre pour enregistrer mon temps de sommeil. Au réveil, j’évalue la qualité de mon sommeil sur une échelle de 1 à 5. C’est subjectif, mais ça me permet d’assurer à peu près un suivi et d’être plus vigilant si je constate que je n’ai pas beaucoup dormi dans les dernières 24 heures. »

    2 L’homme est fait pour vivre le jour et dormir la nuit

    Le corps humain est conçu pour vivre le jour, et dormir la nuit. C’est pourquoi le sommeil nocturne monophasique est de meilleure qualité que le sommeil fractionné, aussi appelé polyphasique. Il est par ailleurs dépendant de la stimulation lumineuse : le rythme circadien, régi par l’horloge biologique, est chargé de contrôler le sommeil, les capacités cognitives, la sécrétion d’adrénaline, la température corporelle, la pression artérielle, et d’autres fonctions physiologiques de notre organisme. De plus, l’homme est soumis aux rythmes de la planète Terre et se trouve en lien avec son environnement extérieur (lumière, bruit). C’est pourquoi, toute perturbation de l’horloge biologique peut avoir un impact sur la santé.

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    3 Gare à la dette de sommeil

    « Il est important de ne pas tomber dans une dette de sommeil importante et de trop repousser ses limites car on n’arrive jamais à récupérer derrière, prévient François Gabart. Il faut essayer de trouver son équilibre. Pour moi, le sommeil fractionné commence par dormir parfois quelques secondes, parfois quelques minutes. Mais, en moyenne, je dors environ 20 minutes. C’est une durée de repos qui me correspond bien et qui permet de bien recharger les batteries. C’est rare en solitaire de faire plus. Par contre, il peut m’arriver de dormir 20 minutes, puis de me réveiller quelques minutes pour vérifier que tout se passe bien sur le bateau et de redormir 20 minutes. »

    Aujourd’hui, de nombreuses personnes ont un rythme de sommeil décalé du fait même de la nature de leur profession : pompiers, policiers, personnels d’aviation, professionnels de la santé, transporteurs routiers, etc.

    Le rapport au temps et la façon de travailler ont beaucoup changé. Selon un rapport de l’Anses (2), « les formes d’organisation du travail évoluent, conduisant aujourd’hui à un nombre très important de travailleurs concernés par des horaires et rythmes de travail dit “atypiques”, notamment le travail posté (3) ou encore le travail de nuit ».

    Ces travailleurs de nuit et/ou de rotation souffrent d’un décalage horaire permanent et ont une horloge biologique perturbée qui va générer des troubles importants dans la qualité et la quantité de leur sommeil. Car le sommeil de jour n’est pas aussi réparateur que celui de la nuit. De plus, le sommeil fractionné a des conséquences rapidement identifiables.

    « On peut toujours repousser la limite, mais cela se fait au prix d’une perte de clairvoyance et de fraîcheur physique, souligne François Gabart. La rapidité de décision décline, les réflexes se font moins efficaces. Si on tente d’aller trop loin, le corps nous le signale clairement par une perte de lucidité, voire parfois des hallucinations. Ces signaux sont alors à prendre au sérieux. »

    Le saviez-vous ?

    En 2012, 15,4 % des salariés, soit 3,5 millions de personnes, travaillaient la nuit, habituellement ou occasionnellement. C’est un million de salariés de plus qu’en 1991, l’augmentation étant particulièrement forte pour les femmes (1).

    4 Méditation, hypnose, relaxation : autant de techniques qui aident à trouver le sommeil

    Le skipper du trimaran MACIF teste différentes techniques depuis 15 ans pour améliorer la qualité de son sommeil.

    « J’ai travaillé sur différentes pratiques : un peu de sophrologie, d’hypnose, de relaxation, de méditation… Pour moi, elles se complètent toutes. Au fil des années, j’utilise un mélange de tous ces outils. Et par la pratique, on développe la connaissance de son corps et on comprend mieux ce qui nous correspond. C’est difficile à définir car ce sont des techniques propres à chacun. Il est important de bien connaître son corps et de savoir bien s’écouter. Il n’y a pas de recette miracle. On travaille avec des médecins pour nous accompagner, on essaie d’échanger entre marins pour bénéficier des techniques des uns et des autres. Il est important de faire du sport, de bien manger : en somme, de prendre soin de soi ! »

    Les multiples bénéfices d’un bon sommeil ne sont plus à prouver : amélioration de la concentration et de la vigilance, stimulation des fonctions cognitives et de la mémoire, il remédie à la fatigue chronique. Sans oublier son action bénéfique au niveau cérébral, cardiovasculaire, musculaire et immunitaire car le sommeil influe directement sur la quantité de cellules naturellement tueuses (cellules NK), créées par l’organisme en cas de défense contre les agressions par des corps étrangers. Mieux reposé, l’organisme est plus à même de se défendre contre les différentes infections (allergies, maladies virales, etc.).

    C’est pourquoi François Gabart profite d’être à terre pour effectuer un travail de préparation avant les courses, mais aussi de récupération après celles-ci :

    « En amont des courses, je fais de courtes siestes pour préparer mon corps aux phases de sommeil décalé. Il est impossible de prendre du crédit de sommeil, mais il est possible de commencer à habituer le corps à un rythme différent. En revanche, au retour de course, j’essaie de dormir de la manière la plus classique possible, sans excès de grasse matinée ou de sieste, afin de reprendre un rythme de sommeil normal. »

    Bon à savoir

    Les résultats d’une expertise de l’Anses relèvent notamment que le travail de nuit a des effets probables sur la santé psychique, les performances cognitives, l’obésité et la prise de poids, le diabète de type 2 et les maladies coronariennes(4).

    L’Essentiel de l’article

    • Le sommeil occupe près d’un tiers de notre vie.
    • Le corps humain est biologiquement conçu pour vivre le jour et dormir la nuit.
    • Un mauvais sommeil affecte toutes les fonctions du corps, de la mémoire à l’humeur.
    • Des solutions existent pour favoriser un bon sommeil.

    (1) Dares Analyses, 2014.
    (2) Anses, « Évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit », 2016.
    (3) Selon l’Anses, le travail posté (autrement appelé « travail en équipes successives ») concerne des salariés, formant des équipes différentes, qui se succèdent sur un même poste de travail sans se chevaucher. Ce mode d’organisation du temps de travail est destiné à assurer une continuité sur un même poste de travail, d’où l’appellation de travail posté.
    (4) Anses, « L’Anses confirme les risques pour la santé liés au travail de nuit », 2016.

  • Que faire quand la vue commence à décliner ?

    Que faire quand la vue commence à décliner ?

    1 Presbytie, naturelle et bénigne

    La presbytie est un trouble de la vision très fréquent dont les premiers signes peuvent parfois se faire sentir dès 35 ans : la vision de près devient plus difficile, et on doit tenir son livre à bout de bras pour pouvoir lire… Elle est due à une perte de souplesse de l’œil liée naturellement à l’avancée en âge, et qui rend plus difficile la « mise au point ». Rien de grave donc, tout le monde ou presque est concerné et ça se « soigne » très bien ! Ce n’est cependant pas une raison pour la négliger : une presbytie non corrigée peut entraîner de réelles difficultés au quotidien, notamment pour la lecture, ainsi que des maux de tête dus à l’effort d’adaptation permanent des yeux.

    Bonne nouvelle pour les myopes (la myopie déforme la vision et la netteté sur les longues distances) : l’apparition de la presbytie va compenser partiellement la myopie pendant un temps. Vous pourrez donc sans doute voir de près sans lunettes pendant plus longtemps qu’une personne non myope. Mais pas de miracle : la presbytie finira par vous rattraper et, quoi qu’il en soit, vous aurez toujours besoin de vos lunettes pour voir de loin…

    1,1 milliard

    de personnes dans le monde sont concernées par la presbytie.*

    2 Faut-il consulter un ophtalmologue ?

    Oui, c’est conseillé ! Certes, la presbytie elle-même n’est pas grave et peut, au moins dans un premier temps, être compensée par une simple paire de lunettes achetée en pharmacie ou en supermarché (voir ci-dessous). Elle peut néanmoins masquer d’autres troubles de la vision jusqu’alors non détectés, et qui tendent à s’aggraver avec l’âge comme l’astigmatisme (déformation des contours des images) ou l’hypermétropie (une difficulté à voir de près différente de la presbytie).

    La consultation d’un ophtalmologue permettra alors de dresser un diagnostic complet et de prescrire la meilleure correction possible pour vos futures lunettes. Et bien sûr, d’écarter toute maladie grave comme le glaucome ou la DMLA (voir plus bas).

    3 Une paire de « loupes » pour patienter

    En attendant votre rendez-vous chez l’ophtalmologue et la fabrication de vos verres sur mesure, vous pouvez compenser votre presbytie naissante à l’aide de « loupes de lecture » vendues en pharmacie ou en supermarché. Il s’agit de lunettes à verres grossissants simples, qui vous permettront de retrouver instantanément le plaisir de lire ! Les corrections proposées sont exprimées en dioptries, qui correspondent au niveau de grossissement des verres : +0,5 pour un grossissement très léger, +1 pour un grossissement un peu plus fort, etc. On trouve ainsi des corrections qui montent le plus souvent jusqu’à + 3,5.

    Avantage : elles sont efficaces, disponibles partout et bon marché (de 4 à 40 euros selon les modèles et les points de ventes, comptez 15 euros en moyenne). Elles peuvent faire office de deuxième ou troisième paire lorsque vous aurez fait faire des lunettes à votre vue si nécessaire.

    Inconvénient : c’est du one size fits all (taille unique), c’est-à-dire que la correction n’est pas personnalisée et n’est donc peut-être pas exactement adaptée à votre cas, d’où l’utilité de consulter un spécialiste. Et bien sûr, le choix d’une monture est beaucoup plus limité que chez un opticien…

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    4 Comment se faire faire une paire de lunettes ?

    Une fois l’ordonnance de l’ophtalmologue en poche, rien de plus simple ! Rendez-vous chez un opticien pour faire faire vos verres et choisir la monture sur laquelle ils seront montés. Pensez à vérifier la prise en charge des frais d’optique par votre complémentaire santé : le remboursement de l’Assurance maladie est encore très bas (de 2,29 euros à 24,54 euros par verre en fonction des corrections, ou un forfait annuel de 39,48 euros par lentille), la facture peut grimper très vite.

    Si vous souhaitez payer le moins cher possible, choisissez un centre optique mutualiste, à condition que votre mutuelle y soit affiliée : vous y trouverez des montures à petits prix et vous pourrez en principe bénéficier du tiers payant.

    5 Verres progressifs ou unifocaux ?

    Cela dépend de vos besoins et de vos préférences. Les verres progressifs ont l’avantage de corriger la vision de près (dans le bas du verre) tout en permettant une bonne vision de loin (dans le haut du verre). Ils nécessitent souvent un petit temps d’adaptation de quelques jours, et cela implique a priori que vous portiez vos lunettes en permanence. Certaines personnes préféreront des lunettes corrigeant uniquement la vision de près, à verres unifocaux, à porter de façon occasionnelle pour lire ou travailler. Discutez-en avec votre ophtalmologue et votre opticien qui vous guideront dans le choix le plus adapté à vos besoins et à votre style de vie.

    6 Peut-on corriger la presbytie avec des lentilles ?

    Même si l’option lunettes est de loin la plus répandue (pour des questions de simplicité d’usage et de tolérance), la presbytie peut très bien être corrigée avec des lentilles, qu’elle soit simple ou accompagnée d’astigmatisme ou d’hypermétropie. C’est d’autant plus vrai chez les personnes déjà porteuses de lentilles, qui n’auront qu’à adapter la correction et éventuellement le type de lentilles.

    Il existe de multiples sortes de lentilles (souples, rigides, unifocales, multifocales…) : si vous préférez des lentilles aux lunettes, l’ophtalmologue et l’opticien vous aideront à choisir le modèle qui correspond à vos besoins.

    Prendre soin de sa vue au quotidien

    • Quand vous lisez ou regardez la télé, veillez à avoir suffisamment de lumière : lire dans la pénombre est mauvais pour la vue.
    • Si vous travaillez sur ordinateur toute la journée, limitez les temps d’écran le soir, en particulier les tablettes et smartphones qui émettent beaucoup de lumière bleue. Faites régulièrement de petits exercices pour entretenir votre « souplesse » oculaire.
    • L’été et à la neige, protégez vos yeux des UV avec des lunettes de soleil adaptées (indice 3, voire 4). Attention : il est interdit de conduire avec des lunettes de soleil indice 4.
    • Les opticiens proposent généralement d’appliquer un filtre antilumière bleue sur les lunettes, une bonne option si vous travaillez sur écran. Mais son efficacité n’est que partielle : rien ne remplace le repos !
    • Certains aliments sont réputés bons pour la vue, en réduisant notamment le risque de glaucome ou de DMLA : la vitamine A (carotte, citrouille, abricots, jaune d’œuf…), le sélénium combiné à la vitamine E (avocat, amandes, noisettes…), la vitamine C (agrumes, poivron rouge, brocoli…) et les oméga-3 (poissons gras, huile de lin, etc.).
       
    • Lire aussi : Lumière bleue : pourquoi et comment s’en protéger ?

    7 Chirurgie et presbytie : possible avant 60 ans

    La chirurgie au laser peut corriger partiellement la presbytie en « rabotant » la cornée pour retrouver la profondeur de champ qui va permettre de récupérer une bonne vision de près. Elle est particulièrement indiquée chez les « jeunes » presbytes (avant 60 ans) car, au-delà, les bénéfices sont faibles.

    En fonction de votre situation, l’opération n’est pas la même :

    • pour les emmétropes, c’est-à-dire les personnes n’ayant jamais eu de troubles de la vue avant la presbytie : un seul œil est opéré, l’autre œil (le directeur) permettant de conserver une bonne vision de loin.
    • pour les myopes : s’ils choisissent l’opération, c’est pour corriger la myopie et non la presbytie. Le chirurgien laisse alors une légère myopie sur un œil pour compenser l’arrivée de la presbytie.
    • pour les hypermétropes : l’opération permettra de corriger principalement l’hypermétropie, ce qui a des effets bénéfiques partiels pour la presbytie.

    Dans tous les cas, on ne retrouve jamais la vision de sa jeunesse ! La presbytie continue d’évoluer et le port de lunettes devient généralement inévitable quelques années plus tard.

    8 Vue qui baisse : les autres causes possibles

    D’autres causes que la presbytie peuvent expliquer une baisse de la vision, même si leur apparition est souvent plus tardive (50 ou 60 ans). C’est le cas notamment de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), du glaucome et de la cataracte. Prises à temps, ces maladies peuvent voir leur évolution stoppée par un traitement adapté qui permettra de sauver la vue restante. Il est donc impératif de toujours consulter un ophtalmologue quand on constate une déperdition de vision dans un œil ou les deux.

    Si vous n’avez pas de problèmes de vue, il est conseillé de consulter un ophtalmologue tous les deux à trois ans jusqu’à 50 ans. À partir de 50 ans, tous les deux ans, voire tous les ans, et à partir de 60 ans, au moins une fois par an.

    L’Essentiel de l’article

    • La presbytie est une évolution naturelle de la vue.
    • De simples lunettes ou lentilles peuvent la compenser efficacement.
    • Mieux vaut consulter un ophtalmologue pour exclure toute autre cause et obtenir des lunettes à sa vue.
    • Une opération ou le port de lentilles est aussi possible.

    * OMS, Rapport mondial de l’OMS sur la vision, 2017.

    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • Insomnie : le bon spécialiste pour traiter un trouble du sommeil

    Insomnie : le bon spécialiste pour traiter un trouble du sommeil

    1 Insomnie : quand consulter ?

    Passer une mauvaise nuit de temps en temps n’a rien de grave ni d’anormal. Mais quand les troubles s’installent de façon récurrente, mieux vaut ne pas trop attendre pour consulter. L’Assurance maladie recommande une visite chez le médecin lorsque certains symptômes se répètent comme une fatigue matinale, des somnolences en journée ou des difficultés de concentration apparaissent. Un simple changement d’habitudes ou des traitements légers prescrits par votre médecin comme l’homéopathie ou la phytothérapie, peuvent suffire à retrouver un bon sommeil, et ainsi éviter la cohorte d’effets néfastes de l’insomnie : mauvaise humeur, stress, troubles alimentaires, obésité, risques cardio-vasculaires…

    2 Votre médecin traitant, première étape vers le diagnostic

    La consultation chez un généraliste permettra de faire un premier état des lieux et le cas échéant de prescrire un premier traitement à base de médecine douce. Il pourra aussi vous prescrire des examens sanguins pour vérifier qu’il n’existe pas de carence particulière, de déséquilibre hormonal ou autre déficit qui pourrait expliquer les troubles du sommeil.

    Toutes ces démarches vont permettre au médecin traitant de cerner les causes de l’insomnie. Si cela s’impose, il vous adressera alors à un spécialiste adapté à votre cas : cardiologue, pneumologue, psychologue psychiatre, voire même un sophrologue… Il pourra également vous prescrire un test dans un centre du sommeil (voir encadré). Il est donc très important de ne pas négliger cette première étape, d’autant que le fait d’être adressé par son médecin traitant déclenche une prise en charge optimale par l’Assurance maladie (70 % de la base de remboursement) et votre complémentaire santé (en fonction des garanties de votre contrat).

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    4 %

    de la population en France est concernée par le SAHOS (syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil).*

    3 Traitements de l’insomnie et des troubles du sommeil (physiques et psychiques)

    Hors causes environnementales (bruit, mauvaise literie, heures de lever/coucher inadaptées, etc.), les causes d’insomnie les plus fréquentes concernent le ronflement et l’apnée du sommeil, l’hypertension et les troubles psychiques (stress, angoisse, dépression…).

    En cas de ronflements : l’ORL et/ou le pneumologue

    L’oto-rhino-laryngologue ou ORL est spécialiste des voies respiratoires hautes (bouche/nez/gorge) et du système auditif. Il pourra établir la cause des ronflements (déformation de la cloison nasale, amygdales hypertrophiées, voile du palais trop long, décalage de la mâchoire…) et proposer un traitement adapté, qui peut être chirurgical et/ou prothétique : redressement de la cloison nasale, prothèse mandibulaire, ablation des amygdales, utilisation d’une machine à pression constante, etc. Le surpoids étant une cause de ronflement, la consultation d’un nutritionniste en vue de perdre du poids pourra aussi être prescrite.

    En cas d’apnée du sommeil suspectée ou avérée, la consultation d’un pneumologue peut aussi s’imposer. L’apnée du sommeil est une obstruction épisodique des voies respiratoires pendant le sommeil liée au relâchement des muscles de la gorge et de la langue. Cela se traduit par des pauses respiratoires plus ou moins longues et fréquentes pendant la nuit. En plus de l’inconfort qui impacte directement le sommeil, cette pathologie présente un risque important pour la santé du fait du manque d’oxygénation chronique (risque cardio-vasculaire notamment).

    En cas d’hypertension : le cardiologue

    L’hypertension peut également nuire au sommeil. Dans ce cas, c’est un cardiologue qui pourra poser un diagnostic et proposer des pistes de traitements.

    En cas de troubles psychiques : le psychiatre

    Si les troubles du sommeil sont liés à un stress important (deuil, perte d’emploi) et/ou chronique, il peut être intéressant de consulter un psychiatre. Celui-ci pourra préciser le diagnostic, détecter une éventuelle dépression et orienter le patient vers le traitement adapté : psychothérapie, thérapie comportementale, et parfois, traitement médicamenteux.

    Les troubles du sommeil pouvant aussi être révélateurs de maladies neurologiques à un stade précoce (maladie d’Alzheimer), le psychiatre ou tout autre médecin consulté pourra aussi renvoyer vers un neurologue afin de confirmer le diagnostic.

    Bon à savoir

    Entre 16 et 25 ans, la consultation d’un psychiatre peut se faire hors du parcours de soins, c’est-à-dire sans être adressé par le médecin traitant, tout en bénéficiant de la prise en charge à 70% par l’Assurance maladie (100 % avec la CMU-C).

    Les centres du sommeil, pour qui, pour quoi ?

    Les centres du sommeil sont des unités spécialisées dans le diagnostic et le traitement des troubles du sommeil. Ils rassemblent des médecins généralistes et des spécialistes (neurologues, psychiatres, pneumologues) afin d’assurer une prise en charge globale et optimale des patients. Vous pouvez prendre rendez-vous directement auprès du centre de votre choix, ou être adressé par votre médecin traitant. Il en existe partout en France : consultez la liste des centres agréés par la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil sur le site du Ministère des solidarités et de la santé.

    L’Essentiel de l’article

    • Face à des insomnies à répétition, n’hésitez pas à consulter un spécialiste du sommeil.
    • Passez en premier lieu par votre médecin généraliste : il vous orientera vers le bon spécialiste
    • Face à des causes multiples, des spécialistes variés : ORL, pneumologue, cardiologue, psychiatre.

    Ameli.fr, 2018
  • Traitement de l’insomnie : 6 conseils d’expert pour dormir comme un bébé

    Traitement de l’insomnie : 6 conseils d’expert pour dormir comme un bébé

    Comment lutter contre l’insomnie ?

    Bien dormir, ce n’est pas forcément beaucoup dormir : c’est dormir en fonction de ses besoins personnels. Mais pour tous, le manque de sommeil peut avoir des conséquences graves. À court terme, c’est la qualité de vie qui est dégradée, avec de la fatigue bien sûr, mais aussi un surcroît de stress. Sur le long terme, ce sont des attaques de panique, de la dépression, de l’hypertension, des troubles de la mémoire, et plus grave encore, des infarctus du myocarde, la maladie d’Alzheimer ou des cancers… Un bon sommeil est donc indispensable pour vivre longtemps et en bonne santé.

    1 Conseil n° 1 : pour bien dormir, « connais-toi toi-même »

    Pour le Docteur Patrick Lemoine, le secret pour bien dormir est avant tout de bien se connaître. En effet, nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil : certains sont de gros dormeurs, d’autres au contraire ont de petits besoins. Très important aussi, le fait d’être plutôt du soir ou plutôt du matin, ou ni l’un ni l’autre… Ces caractéristiques individuelles sont génétiques, impossible de les reprogrammer en forçant ses habitudes : si on est du matin, on sera toujours du matin, quoi qu’on fasse !

    • Ne cherchez pas à contrarier votre rythme naturel : si vous êtes programmé pour vous coucher tard et vous lever tard, ça n’est pas une bonne idée de vous forcer à faire un jogging à 6 heures tous les matins. Inversement, si vous êtes du matin, évitez les grasses matinées et les couchers tardifs, qui risquent de détraquer votre sommeil. Évidemment, vous n’êtes pas toujours maître de vos horaires, et ce, notamment pour des raisons professionnelles. Mais si vous en avez la possibilité, il est important de respecter le rythme pour lequel chacun est programmé.
       
    • Chaque fois que vous passez une très bonne nuit, repérez ce que vous avez fait dans la journée qui a précédé pour essayer de reproduire le même schéma (heure de lever/coucher, activités de la journée, repas du soir, etc.). Si ça a marché une fois, il y a de fortes chances pour que ça marche les fois suivantes !

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    À mon sens, les somnifères n’ont plus d’indication thérapeutique, le rapport bénéfices/risques étant trop négatif. Si je dois prescrire un traitement, c’est donc plutôt de la mélatonine, l’hormone du sommeil naturellement présente dans le corps, qui ne crée pas de dépendance et n’influe pas sur la régulation de l’hormone dans le corps. Par exemple, en cas de réveil au milieu la nuit, c’est très efficace.

    Docteur Patrick Lemoine

    2 Conseil n° 2 : respectez les horaires de sommeil

    L’heure du lever est particulièrement importante : une étude (2) a montré que les personnes ayant des heures de lever et de coucher régulières vivaient plus longtemps que les autres. En vacances ou en week-end, on n’hésite donc pas à régler son réveil, quitte à se laisser une heure de sommeil supplémentaire.

    Le soir, il est important de ne pas rater l’heure de coucher !

    « Il ne faut surtout pas lutter contre l’endormissement, particulièrement pour les « couche-tard », comme ils ont souvent tendance à le faire. Cela crée un « retard de phase » et, du coup, une insomnie d’endormissement. L’accumulation crée rapidement une dette de sommeil et toutes ses conséquences fâcheuses pour l’organisme. »

    9 %

    des Français souffrent d’insomnie sévère. (1)

    3 Conseil n° 3 : chaud le jour, frais la nuit

    Le corps possède un thermostat intérieur : sa température s’élève la journée et redescend la nuit.

    « Pour bien dormir, il faut donc maintenir une température assez basse dans la chambre, environ 1,5 °C de moins que la température du jour. Par exemple, si les pièces à vivre de votre appartement sont chauffées à 19 °C, il faut que la chambre soit autour de 17,5 °C. Mais ce qui compte avant tout, c’est de se sentir confortable, que l’on soit frileux ou non ! », rappelle Patrick Lemoine.

    4 Conseil n° 4 : s’en tenir aux (bonnes) habitudes

    La journée type du bon dormeur commence par un lever à une heure régulière, choisie en fonction de votre rythme.

    Ensuite, un peu de sport, une douche chaude et un petit-déjeuner complet : plutôt à l’anglaise si on le supporte, c’est-à-dire riche en protéines et féculents, mais relativement pauvre en sucre.

    En matinée et dans la journée, il est très important de prendre la lumière du jour en allant faire un tour dehors si on a le temps ou en privilégiant la marche ou le vélo pour aller travailler. Cette exposition à la lumière du soleil améliore l’humeur et permet aussi au corps de maintenir un bon réglage de son horloge interne.

    Passé 15-16 heures : stop au thé, café, sodas, aux boissons énergisantes… et au chocolat, qui lui aussi contient de la caféine (c’est un coup dur, mais il faut le savoir).

    La pratique sportive doit être privilégiée durant la journée ou la fin d’après-midi. Prévoyez au moins deux heures entre la fin de l’exercice et l’heure de coucher, pour laisser au corps le temps de se refroidir.

    Concernant le dîner, le maître mot est la légèreté.

    « Le soir, on privilégie les sucres lents, en évitant les graisses et sucres rapides. Un dicton chinois résume l’attitude à avoir par rapport à la nourriture pour bien dormir : “Le matin, mange comme un prince, le midi comme un marchand et le soir comme un mendiant…” Exit la charcuterie, les viandes en sauce, l’alcool, et même le fromage si on le supporte mal le soir. En revanche, je prescris souvent des mélanges de valériane et/ou d’escholtzia, par exemple, sous forme d’infusion au moment du coucher pour aider à s’endormir. »

    5 Conseil n° 5 : pas d’écran après dîner

    Les écrans sont parmi les pires ennemis du sommeil car la lumière bleue qu’ils diffusent perturbe la production de mélatonine, l’hormone du sommeil.

    « Après le dîner, instaurez le “couvre-feu électronique” : plus d’écran. On évite également d’installer la télévision dans la chambre, dont l’usage est réservé au sommeil… Les téléphones, les tablettes et autres écrans doivent être en mode avion ou éteints, et gardés idéalement hors de la chambre. Surtout, bien sûr, en ce qui concerne les enfants et adolescents. »
     

    6 Conseil n° 6 : on se détend !

    Patrick Lemoine le martèle :

    « Dans la chambre, on dort, on ne travaille pas, on ne mange pas, on ne joue pas (à la rigueur un peu de lecture). Et surtout, on se détend ! Relaxation, autohypnose, méditation… À chacun de trouver ce qui marche pour lui. »

    Bien sûr, si vous dormez dans un environnement bruyant, il peut être utile de vous isoler avec des bouchons d’oreille ou à l’aide d’un casque produisant un « bruit blanc » qui aide à l’endormissement. Vous pouvez aussi tester des CD d’ASMR (Autonomous sensory meridian response, ou réponse sensorielle autonome culminante), des sons qui induisent une réaction physique faite de frissons agréables.

    Un dernier conseil du Docteur Lemoine : attention à l’injonction à s’endormir ! Le cerveau humain étant ce qu’il est (complexe et ami du paradoxe), il n’y a rien de pire pour s’endormir que de se répéter en boucle : « il faut que je dorme, il faut que je dorme… » C’est le meilleur moyen de rester éveillé la moitié de la nuit…

    Merci au Docteur Patrick Lemoine, auteur du livre Vingt mille lieux sous les rêves.

    L’Essentiel de l’article

    • Une fois que vous avez repéré votre rythme idéal, respectez-le autant que possible.
    • Ne surchauffez pas votre chambre.
    • Le soir, mangez léger et ne faites pas de sport avant le coucher.
    • Stoppez les écrans après dîner.
    • Pratiquez une méthode de relaxation.

    (1) Inserm, « Insomnie : un trouble neurobiologique et psychologique »
    (2) Scientific Reports, « Validation of the Sleep Regularity Index in Older Adults and Associations with Cardiometabolic Risk », Jessica R. Lunsford-Avery, Matthew M. Engelhard, Ann Marie Navar, Scott H. Kollins, 2018.
  • Lumière bleue : pourquoi et comment s’en protéger ?

    Lumière bleue : pourquoi et comment s’en protéger ?

    1 La lumière : kézako ?

    La lumière se décompose en un spectre (2) où chaque couleur correspond à une longueur d’onde précise.

    La lumière visible constitue la majeure partie des rayons émis par le soleil. Elle nous permet de distinguer les formes et les couleurs, du violet au rouge.

    La lumière invisible est constituée des rayons ultraviolets et des rayons infrarouges. Elle agit sur le corps : les rayons infrarouges sont les rayonnements qui nous réchauffent (3).

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Si, la nuit, la température baisse, c’est que la face de la Terre à l’ombre n’est plus exposée aux infrarouges. (3)

    2 La lumière bleue : nocive mais pas que !

    La lumière bleue

    La lumière bleue est la plus forte lumière énergétique atteignant la rétine. Elle est la partie du spectre lumineux à la bordure des UV invisibles. Et cette frange de lumière est très éblouissante dans le visible.

    On distingue :

    • la lumière bleu-turquoise qui est bénéfique ;
    • la lumière bleu-violet qui est nocive.

    La lumière bleue nocive

    La lumière bleue est nocive dans sa frange la plus proche des rayons ultraviolets (4). Il s’agit de la lumière bleu-violet. Elle est invisible à l’œil mais émise en quantité importante par les écrans à LED du quotidien ou par certains systèmes d’éclairage à LED (5).

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    LE SAVIEZ-VOUS ?

    On est ébloui par des lumières crues, froides, plutôt que par des lumières chaudes, rouges. (4)

    La lumière bleue bénéfique

    La lumière bleu-turquoise quant à elle est essentielle à notre santé. Elle participe à la qualité de notre sommeil et régule notre humeur et bien-être.

    La lumière bleu-turquoise régule de nombreuses fonctions non visuelles, dont :

    • le cycle veille-sommeil ;
    • les fonctions cognitives ;
    • l’équilibre psychomoteur et hormonal ;
    • le réflexe pupillaire ;
    • la température interne ;
    • le moral et l’équilibre psychique.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La vitamine D, « vitamine du soleil », est synthétisée par l’organisme sous l’action des UV. Ce qui génère des effets bénéfiques sur l’organisme.

    3 La lumière bleue : gare aux écrans !

    Les écrans plats

    Tablettes, écrans plats, TV à LED, smartphones… Les outils numériques rythment nos vies et nos activités. Ils sont de forts émetteurs de lumière bleue nocive. Pour autant, les yeux ne sont pas préparés à rester aussi longtemps exposés aux écrans.

    18,9 MILLIONS

    C’est le nombre de Français qui se connectent sur deux ou trois écrans au cours de la journée. (6)

    Les lampes à LED

    Progressivement les éclairages domestiques basculent sur des LED. C’est également le cas pour les éclairages intérieurs et extérieurs des voitures et des motos.

    4 La lumière bleue : quels dommages sur la santé ?

    Une forte exposition à la lumière bleue n’est pas sans risque sur la santé.

    Un sommeil modifié

    La lumière bleue excite notre rétine et l’empêche de produire suffisamment de mélatonine. Cette hormone, produite par une glande présente dans le cerveau, est pourtant essentielle pour réguler nos rythmes de veille et de sommeil.

    Conséquence : notre horloge biologique est décalée : la durée et la qualité du sommeil sont modifiées.

    Des troubles oculaires

    La lumière bleue nocive provoque un vieillissement prématuré de la rétine et du cristallin. Des recherches scientifiques ont conclu qu’une exposition prolongée au rayonnement de lumière bleue provoquait des lésions photochimiques de la rétine et du cristallin (4).

    Une fatigue visuelle

    On observe également une fatigue visuelle, avec les symptômes suivants :

    • des yeux secs et irrités ;
    • une vision trouble ;
    • des maux de tête
    • des douleurs au cou et au dos.

    20 MILLIONS

    C’est le nombre de Français qui souffriraient de fatigue visuelle. (7)

    5 Les enfants : une surexposition

    Des écrans : (trop) souvent

    Les écrans n’ont jamais autant fait partie de notre quotidien et ce dès le plus jeune âge. 81 % des 13-19 ans possèdent leur propre smartphone (8). Enfants et adolescents passent de plus en plus de temps sur Internet et parfois sur plusieurs écrans en même temps ! Pour rappel, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) déconseille fortement les écrans avant l’âge de 3 ans, autant pour un aspect sanitaire lié à la lumière bleue que pour l’aspect éducatif (images inappropriées).

    90 %

    C’est le taux des 20-65 ans qui utilisent tous les jours au moins un outil digital. (1)

    Des yeux à (bien) protéger

    Dans les foyers hyperéquipés, les enfants sont particulièrement sensibles aux effets néfastes de la lumière bleu-violet et des UV. C’est entre 3 et 12 ans qu’a lieu la formation du cristallin.

    Contrôler et mesurer le temps passé face aux écrans est essentiel pour leur santé.

    6 H 10

    C’est le temps passé en moyenne 7-12 ans sur Internet. (8)

    6 Lumière bleue : comment se protéger ?

    Les écrans et la lumière bleue nocive ont envahi le quotidien. Les personnes travaillant quotidiennement derrière les écrans et les enfants sont les plus vulnérables. Quelles solutions matérielles ?

    Des verres traités anti-lumière bleue

    Pour les porteurs de lunettes, choisir un traitement anti-lumière bleue sur les verres.

    Pour les non-porteurs de lunettes, optez pour des lunettes sans correction visuelle, mais traitées anti-lumière bleue.

    Les lunettes anti-lumière bleue : « blue blocker »

    Les lunettes dites « blue blocker » (ou bloqueuses de bleue en anglais) sont des lunettes anti-lumière bleue aux verres orange. Elles filtrent la totalité de la lumière bleue. Elles sont recommandées pour les travailleurs de nuit, les gros consommateurs d’écrans (hors TV) le soir.

    Un filtre anti-lumière

    Pour contrer la lumière bleue des écrans, on peut les équiper d’un filtre anti-lumière bleue (souvent adhésif). Simple et efficace !

    Des solutions logicielles

    Des applications mobiles, telles que F.lux., adaptent la couleur de l’écran selon l’heure qu’il est.

    Régler la luminosité de l’écran

    Plutôt efficace, réduire l’intensité lumineuse de l’écran repose les yeux.

    Agir sur la source lumineuse

    Choisir ses ampoules LED en fonction de leur température de couleur : plutôt chaude (pour la chambre) ou plutôt froide.

    7 Lumière bleu-violet : les bons gestes

    Au quotidien, quelques gestes réduisent l’exposition à la lumière bleu-violet :

    • limiter le temps passé devant les écrans, notamment en soirée ;
    • faire des pauses régulières : quitter l’écran des yeux quelques secondes toutes les vingt minutes ;
    • surélever suffisamment l’ordinateur pour le regarder de face ;
    • laissez 60 cm de distance entre les yeux et l’écran.

    L’Essentiel de l’article

    • La lumière bleue : une partie est bénéfique sur la santé et une autre est nocive.
    • La lumière bleu-violet est principalement émise par les écrans plats, TV et lampes à LED.
    • La lumière bleu-violet impacte cycle du sommeil, vision oculaire et fatigue visuelle.
    • Les enfants sont vulnérables : trop exposés aux écrans avec des yeux encore en formation.
    • Des solutions matérielles pour s’en protéger : filtre, lunettes pour écran, lunettes bleues de sommeil…

    (1) Étude quantitative conduite en 2014 par Ipsos pour Essilor auprès de 4 000 personnes en France, États-Unis, Chine et Brésil, « La vue et les écrans »
    (2) Larousse, définition de « spectre »
    (3) FuturaSanté, « Les différentes radiations émises par le soleil »
    (4) Guide-vue.fr, « Lumière bleue : attention les yeux »
    (5) ExpertOptic, « La lumière bleue, proche des UV »
    (6) Le bon usage des écrans, « Les écrans en France »
    (7) Doctissimo, « Fatigue visuelle : le nouveau mal du siècle »
    (8) Étude Ipsos, citée dans Les Échos, « Les enfants et les adolescents de plus en plus accros à la vidéo »

     

  • 7 conseils nutrition pour bien manger

    7 conseils nutrition pour bien manger

    1 Mangez de tout en quantité adaptée

    Au quotidien, l’alimentation doit s’articuler autour des trois repas principaux et fournir ainsi les 2 000 à 2 500 calories nécessaires à un organisme adulte. Pour votre assiette, objectif variété : aucun aliment n’est à bannir, tout est affaire de quantité !

    2 Les fruits et légumes de saison, c’est meilleur !

    Consommez au moins cinq fruits et légumes par jour, riches en vitamines et en acides aminés dont nous avons besoin. Choisissez-les de saison, pour plus de goût et de qualités nutritionnelles ! Si vous le pouvez, privilégiez les productions bios ou achetées en circuit court (en AMAP, par exemple) pour profiter d’un panier encore plus vitaminé.

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    3 Sel et sucre : avec modération

    Attention au saupoudrage ! Sachez que pour votre santé, il est recommandé de ne pas dépasser 6 g de sel par jour et 24 g de sucre, soit quatre morceaux. Pour vous y retrouver, consultez les informations nutritionnelles sur les emballages, et n’hésitez pas à utiliser l’application Yuka, recommandée par la Macif. Vous pourrez ainsi détecter les sels et les sucres cachés, y compris dans des produits que vous n’auriez pas soupçonnés !

    Vous pouvez télécharger l’application Yuka sur Google Play et sur l’App Store.

    4 Diminuez la viande rouge et la charcuterie

    Accro au steak ou à la charcuterie ? Attention aux excès : trop de viande rouge favorise certains cancers (1). En consommer moins (500 g par semaine maximum) est largement suffisant : c’est meilleur pour la santé, et aussi pour la planète ! En remplacement, optez pour le poisson, la volaille, le soja et les légumineuses, tout aussi riches en protéines et pleines de fibres.

    5 Prenez vos repas au calme et à heures fixes

    Rythmez vos repas à heures régulières, ce qui donnera à votre corps des repères pour mieux réguler vos prises alimentaires. Installez-vous au calme et soyez attentif à ce que vous mangez. Prenez le temps de bien mâcher vos aliments, vous parviendrez plus rapidement à satiété.

    6 Hydratez-vous : buvez de l’eau !

    L’eau est un élément indispensable pour notre corps. Il a besoin d’environ 1,5 litre par jour. Buvez six à huit verres tout au long de la journée et votre objectif sera atteint ! De plus, c’est un antifatigue naturel, bénéfique pour les organes et pour la peau.

    7 Snacks et en-cas : gérez les petits creux !

    Aux sucres rapides, préférez une poignée d’amandes, de noix, de noisettes, de pistaches… Non grillées, non salées, elles apportent de vrais bénéfices pour la santé : antioxydants, protéines, fibres, vitamines et minéraux. De bons alliés pour prévenir les maladies cardiovasculaires !

    L’Essentiel de l’article

    • Aucun aliment n’est interdit, tout est question de quantité.
    • Privilégiez les fruits et légumes de saison.
    • Buvez au moins 1,5 litre par jour.
    • Limitez le sel, le sucre, les viandes rouges et la charcuterie.

    (1) Inserm
  • La méditation avec Christophe André

    La méditation avec Christophe André

    Les vieux conseils – Mieux gérer son stress

    Comment ne plus stresser quand on est étudiant ? Francine et René vous montrent comment mieux gérer son stress pour arriver en cours sereinement et réussir ses examens !

    1 Quel lien établissez-vous entre bien-être et santé ?

    Christophe André : Pour la plupart d’entre nous, la santé se conçoit comme l’absence de maladie, de douleurs physiques ou de handicap. Le bien-être est un état plus subjectif, de ressenti émotionnel agréable. En réalité, les deux sont interdépendants, car la santé facilite le bien-être et le bien-être nous protège des maladies en renforçant notre système immunitaire.

    Il est essentiel de favoriser le lien social et les échanges pour combattre les effets néfastes de la solitude.

    Christophe André

    2 La date du 11 juin est la Journée mondiale du bien-être. quelle place occupe-t-elle au sein de notre société ?

    C. A. : C’est en effet une aspiration des sociétés économiquement avancées, quand les besoins fondamentaux sont déjà assurés. Loin d’être accessoire, le bien-être est un enjeu de santé essentiel, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) définit d’ailleurs la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social ».

    3 Quels sont les chemins possibles vers le bien-être ?

    C. A. : Cela passe d’abord par une alimentation saine et la pratique d’une activité physique régulière. Et pour chasser les émotions négatives, le yoga ou la méditation s’avèrent souvent très efficaces. Le contact avec la nature peut aussi se révéler bénéfique : marcher deux heures par semaine en milieu naturel améliorerait notre état émotionnel et notre production d’anticorps. Enfin, il faut aussi favoriser le lien social, vecteur fondamental de bien-être.

    4 Empathie, pleine conscience, bienveillance : le bien-être passe-t-il aussi par l’hygiène mentale ?

    C. A. : Le bien-être implique de limiter les émotions négatives telles que le stress, le ressentiment… Il est donc utile de cultiver des rapports humains harmonieux. Pour cette raison, travailler la bienveillance, la compassion ou l’empathie – y compris envers soi-même ! – est une démarche indispensable.

    LE BIEN-ÊTRE VOUS INTÉRESSE ?

    Retrouvez les conférences animées par Christophe André à la Maison de la radio à Paris, organisées par France Inter et soutenues par la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Le bien-être est à la fois un état physique et mental.
    • L’alimentation et l’activité physique jouent un rôle clé dans le bien-être.
    • Le yoga, la méditation et le contact avec la nature aident à limiter les pensées négatives qui diminuent le bien-être.
  • Se sentir bien au travail : 4 gestes simples à effectuer

    Se sentir bien au travail : 4 gestes simples à effectuer

    1 Tenez-vous bien pour éviter le mal de dos

    Travailler assis

    Quand on travaille assis devant un ordinateur, il est important d’adopter la bonne posture. Réglez votre siège en hauteur pour que vos coudes forment un angle à 90 % et que vos avant-bras soient parallèles à la surface du bureau. Les poignets doivent être détendus, dans une position neutre, le regard légèrement incliné vers le bas et les pieds posés à plat.

    Travailler debout

    Avoir un plan de travail adapté et la bonne hauteur ou encore améliorer les rangements pour éviter les chutes et les positions contraignantes font partie des choses essentielles pour les personnes qui travaillent debout. Si vous devez soulever des charges lourdes, pensez à bien fléchir les genoux de façon à forcer avec les jambes et non avec le dos.

    N° 1

    des causes d’inaptitude médicale chez les salariés de moins de 45 ans : le mal de dos. (1)

    2 Apprenez à respirer pour rester zen

    Tensions, stress… Pour évacuer ces mauvaises sensations, rien de plus efficace qu’une petite séance de relaxation. Assis, les épaules relâchées, concentrez-vous sur votre respiration en tentant de faire le vide autour de vous. Inspirez par le nez en gonflant le ventre sur cinq secondes, bloquez l’air un petit temps, puis expirez doucement par la bouche pendant dix secondes. Renouvelez l’exercice cinq fois.

    40 MILLIONS

    de personnes souffrent de stress au travail au sein de l’Union européenne. (2)

    3 Boostez votre énergie

    La paume de la main est le « palais du travail » dans la tradition chinoise. Pour essayer de remobiliser votre énergie, vous pouvez masser l’intérieur de chaque paume avec le pouce de la main opposée en effectuant un massage circulaire profond, puis effectuez de petites pressions sur chaque doigt en l’étirant de la base jusqu’à l’extrémité.

    4 Soulagez vos yeux

    Pour éviter les picotements, la sécheresse oculaire et la fatigue visuelle, accordez-vous deux minutes de pause. Frottez vos mains, l’une contre l’autre énergiquement, puis placez vos paumes sur vos yeux fermés. Respirez calmement. Détendez-vous. Gardez la pose environ trente secondes, retirez ensuite vos mains et finissez par masser du bout des doigts les pommettes jusqu’à l’arcade sourcilière.

    5 Marchez un peu, beaucoup…

    La sédentarité augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Si vous travaillez assis(e), il est important de vous lever régulièrement et de faire quelques pas pour stimuler la circulation. Si vous le pouvez, profitez de vos pauses pour sortir et vous promener quelques minutes à l’air libre. Et bien sûr, prenez les escaliers plutôt que l’ascenseur : chaque pas compte ! Vous venez travailler en transports en commun ? Descendez une ou deux stations plus tôt pour marcher sur les dernières centaines de mètres. C’est bon pour le cœur et pour le moral !

    Le saviez-vous ?

    La Macif organise auprès d’entreprises adhérentes des ateliers Gestes et postures pour limiter l’apparition des troubles musculosquelettiques (TMS), première cause de maladie professionnelle.

    L’Essentiel de l’article

    • Ajustez votre assise pour éviter le mal de dos.
    • Pratiquez la respiration abdominale pour évacuer le stress.
    • Stimulez votre énergie avec un massage des mains.
    • Faites des pauses régulières pour ménager vos yeux.

    (1) INRS, 2015
    (2) Organisation internationale du travail, Stress au travail : un défi collectif, 2016