Catégorie : À ma santé !

  • Mal de dos et travail physique : les bons réflexes

    Mal de dos et travail physique : les bons réflexes

    1 Travail manuel : plein le dos

    Selon le métier exercé, la douleur peut aussi bien concerner la zone cervicale et le haut du dos que le milieu du dos ou les lombaires. Quand la douleur perdure sur le long terme, on parle alors de mal de dos chronique.

    Les troubles musculo-squelettiques (TMS) et la lombalgie sont les premières causes d’accident et d’arrêt de travail liées à la manutention manuelle, y compris avec incapacité permanente pouvant entraîner une reconversion professionnelle (1).

    85 %

    C’est la part des personnes souffrant d’une maladie professionnelle concernée par des troubles musculo-squelettiques et des lombalgies (1).

    2 Les métiers à risque

    La vie professionnelle expose certains métiers à un environnement inadapté avec des conditions de travail pénibles (phrase un peu lourde – à simplifier). Conséquence : un mal de dos qui perdure sur le long terme.

    Parmi ces métiers on retrouve, entre autres :

    • les chauffeurs de poids lourds : ils conduisent sur de longs trajets et procèdent eux-mêmes à la manutention des marchandises transportées ;
    • les infirmières et aides-soignantes : astreintes à de nombreuses heures debout et sollicitées pour procéder au lever des malades, souvent dans des positions délicates ;
    • les déménageurs ;
    • les agents de propreté ;
    • les manutentionnaires ;
    • les artisans ;
    • les commerçants ;
    • tous les travailleurs de force ;
    • les musiciens.

    Bon à savoir

    La Macif organise des ateliers Gestes et postures pour limiter l’apparition des troubles musculo-squelettiques (TMS), 1re cause de maladies professionnelles.

    3 Les facteurs à risque

    Les mauvaises postures

    La mauvaise posture en contexte professionnel est une cause essentielle des problèmes de dos liés au travail. Les métiers de services aux particuliers, les chauffeurs-livreurs et professions médicales sont particulièrement touchés : la position debout, assise ou courbée prolongée provoque en effet de manière quasi inévitable des douleurs au dos.

    Et le stress

    Au-delà des mauvaises postures, le stress professionnel peut provoquer ou aggraver les douleurs dorsales. Le stress émotionnel et psychique agit sur le corps et les tensions. Les travailleurs non salariés sont particulièrement sujets au stress : employeurs de petites entreprises et indépendants à plein temps qui travaillent seuls et se trouvent isolés.

    4 Comment ne pas avoir mal au dos au travail ?

    Adapter son poste de travail

    Adapter son poste de travail, ses outils, son mobilier et son ergonomie est essentiel. C’est principalement le cas pour les manutentionnaires et les chauffeurs-livreurs.

    • Travailler à la bonne hauteur : un plan de travail adapté.
    • Régler son siège correctement : selon son poids, ses jambes, l’accès aux commandes.
    • Privilégier un accès facile au poste de travail.
    • Déposer les objets sur des rehausseurs.
    • Réduire les distances d’atteinte des objets.
    • Améliorer les rangements pour éviter les chutes et les positions contraignantes.
    • Dans le cas de l’utilisation d’un véhicule : éviter les vibrations et les chocs en entretenant les systèmes de suspension : siège, amortisseurs.

    Organiser son travail

    Les gestes répétitifs et monotones (qui varient peu) deviennent vite fatigants, car ils sollicitent toujours les mêmes muscles et les mêmes articulations.

    Pour éviter ces effets néfastes, il convient de varier et alterner autant que possible les tâches, changer régulièrement de position, alterner les tâches lourdes et légères.

    Gare aux mauvaises postures

    Ménager son dos pendant un effort est parfois très simple. Dans bien des cas, il suffit par exemple de plier ses jambes en gardant les pieds bien ancrés au sol pour soulever une charge au lieu de tirer ce poids avec le dos.

    Il est important de penser à :

    • encadrer la charge (se rapprocher) ;
    • respecter des courbures naturelles de la colonne vertébrale ;
    • fléchir les genoux de façon contrôlée.

    5 Les solutions matérielles

    Des appareils de massage

    Pour évacuer le stress et les tensions après une journée difficile, il existe des appareils de massage pour le dos et les épaules. Il existe notamment des fauteuils, tapis et matelas massant.

    Un collier cervical souple

    Idéal pour maintenir le cou au chaud et maintenir les vertèbres fragilisées, le collier cervical en mousse est disponible dans des boutiques spécialisées sur les maux de dos. Il peut être porté de jour comme de nuit. Cet article peut être pris en charge par la Sécurité sociale.

    Un oreiller ergonomique

    Pour les moments de pause et de récupération, il est possible de se procurer un oreiller ergonomique en mousse mémoire de forme ou un oreiller spécial cervicales à la forme incurvée pour soutenir les vertèbres.

    6 Les gestes préventifs

    La médecine du travail

    Comme pour les métiers de bureau, certains acteurs comme les médecins du travail peuvent aider à adopter les bons gestes pour éviter et prévenir les risques au quotidien.

    En cas de douleur régulière, il est indispensable de voir son médecin traitant afin d’identifier la cause.

    Le saviez-vous ?

    L’ostéopathe peut également être contacté en première intention. Par son approche du corps dans sa globalité (stress physique, psychique et émotionnel), l’ostéopathie est une alternative efficace aux solutions médicamenteuses.

    Des exercices simples

    Voici une série d’exercices simples pour prévenir et guérir son mal de dos au quotidien :

    • pratiquer une activité physique « douce » : yoga, vélo, natation ;
    • travailler son renforcement abdominal avec des exercices de gainage ;
    • faire des pauses pour se relaxer ;
    • respirer lentement, profondément et de façon contrôlée ;
    • s’étirer : redresser et mieux positionner le dos ;
    • prendre conscience des mouvements de son dos et de son bassin.
       
    • Lire aussi : Quel sport faire quand on a mal au dos ?

    L’Essentiel de l’article

    • Le travail manuel : des accidents et des arrêts de travail fréquents.
    • Des facteurs de risque : stress et mauvaises postures.
    • Les bons réflexes : gare aux mauvaises postures, adapter son poste de travail, organiser son travail.
    • Des gestes préventifs : la médecine du travail et l’ostéopathie, des exercices de relaxation simples et une activité physique régulière.

    (1) Lombalgie, « Quelques chiffres sur la lombalgie »
    Ameli.fr, « Comprendre les troubles musculo-squelettiques »
  • Pratiquer une activité physique pendant la grossesse est indispensable

    Pratiquer une activité physique pendant la grossesse est indispensable

    1 La marche ou la course à pied

    La marche constitue l’activité la plus facile et la plus sûre, et ce, tout au long de la grossesse. Elle permet de rester en forme sans trop solliciter les articulations, et c’est un très bon exercice cardiovasculaire.

    Pour les femmes adeptes du jogging, être enceinte – et à la condition de ne pas présenter de contre-indication médicale et d’avoir l’approbation de son médecin – ne vous empêche pas de continuer de courir. C’est le moyen le plus efficace pour faire travailler le cœur et le corps et pour améliorer la circulation sanguine. Vous devez en revanche impérativement réduire la durée et l’intensité de vos entraînements. Et il est recommandé d’arrêter à partir du troisième trimestre pour éviter toute complication.

    L’avantage de la marche ou de la course à pied tient à ce que vous pouvez les pratiquer à votre guise, selon votre emploi du temps.

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    2 La natation

    Vivement recommandée par les professionnels de la santé, la natation allie détente, bien-être et activité sportive. Sans danger, elle peut être pratiquée par toutes les femmes pendant les neuf mois de grossesse.

    Elle fait travailler tous les muscles du corps, tout en étant profitable pour le système cardiovasculaire, évite ou diminue certains maux de la grossesse, comme le risque d’œdème, les nausées ou le diabète gestationnel, et soulage l’anxiété et l’angoisse parfois ressenties par les femmes enceintes.

    L’idéal est de faire deux à trois séances de natation par semaine. Elles doivent durer entre 45 minutes et une heure, avec quelques petites pauses. Pensez à varier les nages (brasse, crawl et dos crawlé) et les exercices.

    3 Le yoga

    Pratique ancestrale indienne, le yoga repose sur des postures et des étirements spécifiques conjugués avec des exercices de respiration.

    Sa pratique régulière va permettre de tonifier votre corps et vos muscles, d’augmenter votre « énergie vitale », et de ressentir de la sérénité.

    Les postures visant à délier la colonne vertébrale vont par exemple muscler le dos, permettre à la femme enceinte de moins se cambrer sous le poids du bébé et de rééquilibrer sa position. Autre exemple de ses bienfaits, le yoga procure une sensation de légèreté, appréciable en cas de jambes lourdes.

    À chaque trimestre ses exercices : besoin de détente et de changement de rythme au premier, assouplissement et connexion avec le bébé au deuxième, et enfin, regain de tonus à l’approche de l’accouchement en fin de grossesse.

    Faites attention de ne pas trop pousser les étirements et de ne pas trop forcer sur votre souplesse.

    4 La méthode pilates

    Les Pilates sont une méthode d’exercice physique qui permet de renforcer ses muscles tout en travaillant sa souplesse. Justement, la femme enceinte peut constater que son centre de gravité évolue au fur-et-à-mesure des mois. La pratique des Pilates permettra de rétablir une posture équilibrée, en renforçant la région abdominale qui porte le bébé, tout en contrôlant mieux sa respiration.

    Les exercices les plus doux, qui demandent peu d’efforts seront bien sûr à privilégier, parce que les muscles de l’abdomen ne doivent pas être trop sollicités, notamment ceux qui sont situés en haut du ventre.

    Au cours des deux premiers trimestres, travailler les muscles situés vers le bas du ventre est conseillé, comme le muscle transverse et le périnée pour prévoir les suites de l’accouchement. Au cours du dernier trimestre de la grossesse, l’effort portera plutôt sur les muscles du dos pour soulager notamment les douleurs lombaires.

    Prévoyez une durée d’environ 45 minutes pour chaque séance.

    5 Le vélo

    Bien sûr, pour ne courir aucun risque, il est préférable de privilégier la version appartement, mais le vélo constitue un sport parfait pour la femme enceinte. Il sollicite les capacités musculaires, circulatoires (meilleur retour veineux) et respiratoires (amélioration de la capacité d’oxygénation de votre corps) sans impact sur les articulations (genoux, chevilles et hanches).

    Choisissez bien votre modèle si vous privilégiez la balade. Et pédalez le dos droit. N’hésitez pas à consulter un expert (un coach sportif, un vendeur de cycles, …) qui corrigera votre position sur le vélo. Vous devrez l’adapter au cours de votre grossesse.

    Au cours des deuxième et troisième trimestres, vous pédalerez les jambes plus écartées et les genoux légèrement tournés vers l’extérieur. Votre selle doit être parfaitement horizontale, non inclinée vers l’avant. Ajustez le guidon pour éviter de pédaler dos rond qui entraîne de fortes pressions sur l’utérus et des douleurs.

    Vous pouvez faire du vélo tout au long de la grossesse, c’est votre fatigue qui décidera du bon moment pour arrêter.

    6 Ne jouez pas les casse-cou

    Inutile de prendre des risques inconsidérés pendant la grossesse. Évitez donc les sports extrêmes et brutaux comme :

    • l’équitation, le ski et de manière générale tous les sports qui vous font courir le risque de faire une mauvaise chute ;
    • les sports de balle collectifs ;
    • les arts martiaux (judo, karaté…) ;
    • le tennis ou l’alpinisme qui causent des secousses assez fortes et peuvent provoquer des entorses et donc de mauvaises chutes ;
    • la plongée sous-marine, l’apnée étant très dangereuse pour le fœtus.

    L’Essentiel de l’article

    • Faire du sport est recommandé pour les femmes enceintes.
    • La marche est l’activité physique la plus facile à pratiquer.
    • La natation est très appréciée des professionnels de santé.
  • Le droit à l’oubli bénéficie aux anciens malades du cancer

    Le droit à l’oubli bénéficie aux anciens malades du cancer

    Le droit à l’oubli permet aux personnes ayant été atteintes d’un cancer, dix ans après la fin du protocole thérapeutique et en l’absence de rechute (5 ans pour les cancers survenus avant 18 ans) de retrouver des conditions favorables pour leur assurance emprunteur liée à un prêt immobilier notamment. Il est régi et encadré par la Convention AREAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), signée par les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles de la banque, de l’assurance et de la mutualité et les associations de malades et de consommateurs. La convention couvre d’autres pathologies que le cancer, référencées dans une grille * qui évolue dans le temps en fonction des progrès thérapeutiques et peut ainsi concerner toute personne atteinte d’une maladie chronique ou certains types de handicaps.

    Si vous êtes concerné(e), vous pouvez invoquer le droit à l’oubli en changeant d’assurance emprunteur dans le cadre de la loi Bourquin. Vous pourrez ainsi pleinement bénéficier de garanties qui avaient pu, au titre de vos antécédents médicaux, vous être refusées ou qui avaient fait l’objet d’une majoration. Ainsi, vous serez à la fois mieux couvert par votre assurance emprunteur et vous êtes susceptibles de réaliser des économies sur les mensualités de votre prêt immobilier.

    Bon à savoir

    Même si vous ne remplissez pas les conditions du droit à l’oubli mentionnées ci-dessus, vous pouvez quand même renégocier votre assurance emprunteur avec de meilleures garanties et à un taux réduit. Faites établir un devis à garanties équivalentes pour évaluer le bénéfice.

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    * Grille de référence, dont la dernière mise à jour date du 16 juillet 2018.

    ** L’économie de 10 000 euros dépend de la durée du prêt et du profil de l’emprunteur.

  • Mal de dos au bureau : quelles positions adopter ?

    Mal de dos au bureau : quelles positions adopter ?

    1 Mal au dos au bureau : ce fléau

    Selon des chiffres publiés fin 2016, par la branche Accident de travail/Maladie professionnelle de la Sécurité sociale, plus d’un Français sur deux souffre d’au moins un épisode de lombalgie dans l’année. Un mal qui conduit une fois sur cinq à un arrêt maladie (1).

    Une tendance qui va à l’inverse des démarches actuelles des entreprises qui misent tout sur le bien-être et la qualité de vie au travail, sous toutes ses formes.

    2,3 MILLIARDS D’EUROS

    C’est ce que coûte chaque année la lombalgie aux autorités de santé*

    2 La position assise : une posture épuisante

    En l’espace d’un siècle, les changements d’habitudes liés à l’industrialisation ont profondément modifié les postures de travail. Désormais assis, quasiment immobiles face à nos écrans, nous travaillons des heures durant dans la même position.

    Conséquence : des maux de dos chroniques accompagnés d’une grande fatigue.

    3 Le bon matériel : le b.a.ba

    La chaise de bureau

    La chaise de bureau est l’élément clé de l’installation.

    Pour cela des particularités s’imposent :

    • votre chaise doit être réglable en hauteur ;
    • vous devez privilégier une surface d’assise arrondie à l’avant ;
    • la matière de votre chaise doit vous empêcher de glisser vers l’avant ;
    • son dossier doit être plein pour que la zone du bas du dos puisse trouver un appui ;
    • ses accoudoirs doivent pouvoir passer sous le bureau.

    Il est intéressant de privilégier les chaises ergonomiques, mais aussi roulantes et mobiles à 360°.

    Le bureau

    Le bureau doit être suffisamment profond avec, dans l’idéal, une profondeur supérieure à 70 cm. Il est également possible d’utiliser un « bureau debout » qui permet d’alterner entre position assise et debout grâce à un système d’élévation.

    L’écran plat

    Un écran plat de 17 ou 19 pouces est recommandé. Tenez-le éloigné de vos yeux (à environ 60 centimètres).

    La souris sans fil

    La souris sans fil permet une grande mobilité. Réglez sa sensibilité au maximum pour éviter de faire de grands gestes pour passer d’un bout à l’autre de l’écran. Pensez aussi aux souris ergonomiques, également appelées souris verticales, qui permettent une position du bras plus ergonomique. 

    Le minitraversin

    Un minitraversin peut améliorer votre confort s’il est placé en bas du dos. Choisissez-le un peu mou, mais évitez les coussins à microbilles qui sont trop souples.

    Bon à savoir

    La Macif organise des ateliers Gestes et postures pour limiter l’apparition des troubles musculo-squelettiques (TMS), première cause de maladies professionnelles.

    4 Prévenir le mal de dos au bureau  : les bonnes postures

    Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont souvent méconnus et sous-estimés dans les postes de travail en position assise devant un écran.

    Or, une mauvaise posture assise génère quasiment autant de contraintes qu’un soulèvement de charge dans une mauvaise position

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    On recense 13 millions de journées d’arrêt maladie par an et liées à avec des pathologies du dos et des articulations.
    Les TMS (troubles musculo-squelettiques) sont la première cause de reconnaissance de maladie professionnelle en France (2).

    Bien s’asseoir

    Être bien assis signifie être assis au fond de votre siège, votre dos bien droit et vos pieds à plat. Pour un effet optimal, votre fauteuil doit être réglable en hauteur : ajustez-le en fonction de la longueur de vos jambes.

    Attention : avoir un siège ergonomique comme mentionné plus haut peut être inutile, voire nocif, si on ne sait pas le régler.

    Une souris à la bonne hauteur

    Quand vous utilisez votre souris, veillez à ne pas décoller votre coude afin de ne pas désaxer cotre corps.

    Un écran bien placé

    Un écran est considéré comme mal placé lorsque vous placez vos yeux trop loin ou trop bas. L’idéal est qu’il soit situé en face de vous pour que vous puissiez conserver votre tête dans l’axe de votre corps.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La posturologie est une discipline qui étudie la position de l’homme dans l’espace : son équilibre, sa stature, son aplomb et sa stabilité. Des ostéopathes et médecins posturologues proposent aujourd’hui des séances d’accompagnement aux bonnes postures.

    5 Les 6 gestes qui sauvent

    Changer de position

    Droit ou courbé face aux écrans, le bon réflexe est d’éviter de conserver une position statique trop longtemps. Alterner les postures et relaxer ses muscles est essentiel.

    Faire une pause

    Privilégiez une pause de cinq minutes environ toutes les heures pour vous étirer, respirer, marcher, vous hydrater…

    S’étirer

    Prendre quelques secondes et s’étirer est important. Au changement de posture, décontractez votre dos en inclinant votre buste vers l’avant, ou encore faites des petits cercles circulaires avec vos cervicales.

    De plus en plus d’entreprises, soucieuses du bien-être de leurs salariés, proposent même maintenant des séances de yoga au moment du déjeuner ou tôt le matin.

    Bien respirer

    Faire des exercices de respiration, même de quelques secondes, oxygène le cerveau et apporte une nouvelle énergie mentale. Il suffit de prendre quelques secondes pour respirer avec votre abdomen aussi profondément que possible.

    Surveiller sa vue

    Vérifiez votre vue régulièrement et clignez des yeux souvent. Si vous portez des lunettes, celles-ci doivent être parfaitement adaptées à votre vue.

    Éviter de fumer

    Le tabac est un toxique qui asphyxie vos muscles et diminue vos capacités intellectuelles.

    6 Travailler debout : ça booste

    L’environnement de travail dans les grandes entreprises évolue constamment. Certaines d’entre elles proposent à leurs salariés de travailler debout via des bureaux à la verticale (standing desks). Le mobilier devient flexible et polyvalent (3).

    Il est même possible d’obtenir des plans de travail montés sur tapis de course ! (4)

    Mettre le corps en mouvement et en position debout est bon pour la santé : des idées claires, une énergie retrouvée et des coups de barre envolés !

    Et si la tendance parfaite était un mi-temps assis-debout ?

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La start-up STIR*** a même mis au point un bureau dont la hauteur évolue au fur et à mesure de la journée.

    L’Essentiel de l’article

    • Plus d’un Français sur deux souffre d’au moins un épisode de lombalgie par an.
    • La position assise : une posture épuisante.
    • Le bon matériel : une chaise réglable, un bureau profond, un écran placé loin, une souris sans fil, un minitraversin.
    • Prévenir les troubles musculo-squelettiques : bien s’asseoir, un écran et une souris bien placés.
    • Les sept gestes qui sauvent au quotidien : faire une pause, s’étirer, s’hydrater, respirer…

    (1) Les Échos, « Accidents du travail : le mal de dos coûte près de 1 milliard d’euros », 2016
    (2) Posturopole, « Prise en charge des troubles musculo-squelettiques liés au travail sur écran »
    (3) Now bureaux, « Les 10 tendances 2018 pour augmenter la productivité »
    (4) BFM Business, « Travailler debout pour plus de productivité », 2014

    * Thuasne, Mon mal de dos, « Les chiffres clés du mal de dos »
    ** TMS – Troubles Musculo-Squelettiques
    *** Start-up STIR

  • En France, 25 à 30 % des personnes sont allergiques à au moins une substance

    En France, 25 à 30 % des personnes sont allergiques à au moins une substance

    1 Définition de l’allergie

    Une allergie est une réaction de défense excessive de l’organisme face à un « intrus » (appelé allergène). Il peut s’agir de pollens ou de plantes, d’un aliment, d’un venin d’insecte, de poils d’animaux, d’acariens, de métaux, d’additifs alimentaires, d’un médicament, ou même d’une simple poussière… Mais pas seulement ! On peut être allergique à tout ou presque. Les symptômes sont eux aussi très variés, d’une démangeaison bénigne à la crise d’asthme voire, dans les cas extrêmes, à un choc anaphylactique pouvant être mortel.

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    2 Les symptômes courants

    En France, les plus courantes sont les rhinites (nez qui coule) à égalité avec les dermatites atopiques (irritations, démangeaisons, eczémas de contact) qui représentent chacune 15 à 20 % des cas d’allergies. Viennent ensuite l’asthme (7 %) et les allergies alimentaires, autour de 2 à 5 % (1).

    3 Les allergènes les plus fréquents

    Le latex et les métaux comme le nickel et le chrome sont les matières le plus souvent responsables d’allergies. Chez les plantes, les pollens de bouleau, de cyprès, d’olivier ou de noisetier sont de grands responsables d’allergies, tout comme les graminées ou l’ambroisie. Du côté des aliments, le lait de vache, les œufs de poule, l’arachide et les fruits de mer sont les plus souvent rencontrés. Enfin, chez nos amis à quatre pattes, c’est le chat qui nous cause le plus de tracas puisque plus de 25 % des Européens (2) y seraient sensibilisés à des degrés divers ! À l’inverse, il existe des formes rares d’allergies comme l’urticaire aquagénique (allergie à l’eau) et ou encore l’allergie au froid.

    4 Les zones à risque

    Parce qu’elles dépendent de la végétation locale, les allergies aux pollens et aux plantes varient en fonction des régions et des saisons. Le Languedoc-Roussillon et le pourtour méditerranéen sont ainsi particulièrement concernés par les allergies aux cupressacées (famille d’arbustes et de plantes proches des pins) au mois de mars. Au même moment, la Bretagne ou le Val de Loire sont relativement épargnés… jusqu’à l’arrivée de la floraison ou de la germination en avril ou en mai. Pour connaître le risque en temps réel, consultez la carte de vigilance des risques allergiques liés aux pollens sur le site du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ou téléchargez l’application mobile Alertes Pollens. Les autres allergies, en revanche, ne sont pas impactées par le facteur géographique.

    (1) Inserm, Les allergies

    (2) Medscape, Allergies animales : le chat est loin d’être l’unique coupable, 2012

  • Piqûre de guêpe et bobos de l’été : comment les éviter et les soigner ?

    Piqûre de guêpe et bobos de l’été : comment les éviter et les soigner ?

    1 Attention aux piqûres des guêpes…

    Abeilles et guêpes viennent souvent jouer les trouble-fêtes lors des déjeuners en plein air. Leurs piqûres font plus mal qu’elles ne sont dangereuses. À moins que vous soyez allergique ou piqué à un endroit sensible (près des yeux, de la bouche…). Auquel cas, il faut appeler un médecin.

    S’il s’agit d’une abeille, retirez le dard de la piqûre avec une pince à épiler et désinfectez avec de l’alcool. En revanche, les guêpes et les frelons peuvent vous piquer à plusieurs reprises. La piqûre du frelon, et notamment celle du frelon asiatique, est plus douloureuse, car plus profonde et plus chargée en venin.

    Chez les personnes allergiques, la réaction à la piqûre se manifeste par des rougeurs accompagnées de fortes démangeaisons, un gonflement du visage, des vertiges, des difficultés respiratoires, de la pâleur, et une sensation d’étouffement. Il faut alors coucher la victime et lui surélever les jambes. Appelez ensuite les urgences pour la transporter à l’hôpital.

    Si vous êtes piqué dans la bouche ou dans la gorge, le gonflement peut être rapide et important et entraîner des difficultés respiratoires. Prenez un glaçon à sucer et consultez immédiatement un médecin, ou rendez-vous aux urgences d’un hôpital.

    Pour empêcher abeilles et guêpes de vous piquer, ne faites pas de mouvements brusques pour les éloigner, l’erreur que nous commettons tous, ne marchez pas pieds nus et portez des vêtements aux couleurs neutres.

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    2 … des moustiques, des taons et fourmis…

    Les piqûres de moustiques, de taons et de fourmis entraînent de simples démangeaisons et rougeurs, voire des boursouflures. Elles nécessitent néanmoins d’être nettoyées à l’eau et au savon, voire d’appliquer une crème. La douleur disparaît toute seule dans les heures qui suivent la piqûre.

    Faites attention également au virus du chikungunya. Il est transmis à l’homme par la piqûre du moustique tigre, présent dans le sud de la France, ou du moustique Aedes aegypti, qui vit dans les départements et territoires ultramarins (Antilles, Nouvelle-Calédonie…). Notez également que la maladie est endémique, notamment en Asie du sud et en Afrique.

    Le virus provoque chez les patients des douleurs articulaires aiguës (aux poignets, aux doigts, aux chevilles…), souvent invalidantes et qui peuvent être persistantes. Elles s’accompagnent de fièvre, de maux de tête, de douleurs musculaires, d’une éruption cutanée au niveau du tronc et des membres. Les traitements existants reposent uniquement sur la prise d’antidouleurs et d’anti-inflammatoires.

    Les vêtements à manches longues constituent la meilleure parade. Les sprays antimoustiques sont aussi efficaces, mais leur odeur peut vous incommoder.
     

    3 … et des serpents

    C’est plus rare, mais vous pouvez aussi vous faire mordre par une vipère, le seul serpent dont la morsure est dangereuse en France, mais très rarement mortelle.

    Les symptômes surviennent entre une demi-heure et quelques heures après la morsure : douleur intense, gonflement autour de la morsure, nausées, vomissements, diarrhée, accélération du rythme cardiaque. Dans les cas les plus sévères, l’œdème se développe au-delà du membre mordu et un état de choc ainsi que des saignements peuvent survenir.

    Plutôt que de jouer les apprentis sauveteurs, prévenez les secours. Il est fortement déconseillé d’aspirer le venin avec la bouche, d’inciser la plaie ou de poser un garrot. La pompe à venin n’est également d’aucune utilité.

    En attendant que les secours arrivent, désinfectez la plaie, enlevez à la victime tout ce qui pourrait entraîner une compression si un œdème se forme (bague, ceinture…), appliquez un bandage sur le membre mordu et immobilisez-la en surélevant légèrement le membre atteint.

    Mieux vaut prévenir que guérir : lors de vos balades à travers champs ou dans les zones pierreuses, chaussez-vous de chaussures montantes et munissez-vous d’un bâton pour effrayer les serpents.

    Si vous voyagez en dehors de la France, voire de l’Europe, certaines morsures de serpents peuvent s’avérer mortelles. En cas de morsure, il faut tout faire pour ralentir la diffusion du venin, ce qui nécessite de ralentir le rythme cardiaque de la victime. Cela passe par les précautions d’usage évoquées ci-dessus. Le patient doit être ensuite impérativement évacué vers un hôpital où les médecins pourront lui injecter un sérum antivenimeux. Ils sont les seuls habilités à le faire en raison du risque d’allergie existant.

    4 Mais aussi au soleil

    Le soleil est souvent trompeur. Une trop forte exposition sans protection et vous voilà avec d’horribles coups de soleil. En plus d’être rouge, la peau vous brûle. Pour soulager la douleur, il faut appliquer des compresses d’eau froide plusieurs fois par jour sur les zones en feu ainsi qu’une crème analgésique. Et en cas de complication, là encore, consultez un médecin.

    Une exposition trop forte au soleil entraîne un vieillissement accéléré et prématuré de la peau et peut se traduire à long terme par un éventuel développement d’un cancer de la peau.

    Pour éviter les coups de soleil, les protections à prendre sont simples : appliquer une crème solaire, se mettre à l’ombre, porter des vêtements clairs (évitez les matières synthétiques et optez plutôt pour du lin ou du coton), un chapeau, etc.

    5 Le bon réflexe contre les brûlures

    Pas d’été sans barbecue. Reste qu’un accident est vite arrivé : un coup de vent qui ravive les flammes sans prévenir, une main qui se pose par erreur sur du métal chauffé à blanc… Et ce d’autant plus si vous ne respectez pas les recommandations d’usage (allumer le barbecue avec de l’alcool à brûler ou de l’essence par exemple).
     
    Pour refroidir la brûlure et arrêter la propagation aux tissus voisins, placer la partie brûlée sous l’eau froide pendant au moins cinq minutes, voire plus selon le degré et l’étendue de la brûlure, ou si ce n’est pas possible, appliquer un linge propre imbibé d’eau froide.

    6 Et les petites blessures

    L’été, les balades, les parties de foot improvisées dans le jardin ou la pratique de diverses activités (vélo en forêt ou en montagne, escalade, rafting…) n’épargnent pas les organismes : égratignures, coupures ou encore griffures. Rien de grave. Lavez les plaies au savon ou avec un antiseptique, en fonction de la gravité et de la profondeur de la plaie, et rincez-les bien.

    C’est d’autant plus important dans les pays tropicaux et chauds où les petites plaies peuvent rapidement s’infecter et s’aggraver.

    Avant de partir en vacances, vérifiez que vos vaccinations, notamment celle du tétanos, sont à jour.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Faites attention aux piqûres de toutes sortes.
    • Protégez-vous des coups de soleil.
    • Le barbecue, c’est convivial, mais une brûlure est vite arrivée.
    • Attention aux égratignures lors des sorties sportives.
  • Le VIH/Sida en France : la prévention reste essentielle

    Le VIH/Sida en France : la prévention reste essentielle

    1 Une épidémie qui persiste

    « 150 000 personnes vivent aujourd’hui en France avec le VIH, rapporte Florent Maréchal, directeur des programmes de Solidarité Sida. L’Île-de-France est la région la plus touchée avec 43 % de diagnostics positifs. »

    La France est l’un des pays les plus concernés par l’épidémie de VIH en Europe (2). Chaque année, environ 6 000 personnes découvrent leur séropositivité, un chiffre stable depuis 2011.

    Au niveau mondial, 36,7 millions de personnes sont aujourd’hui touchées par le virus du VIH, dont les deux tiers en Afrique.

    57% des contaminations ont lieu à l’occasion de rapports hétérosexuels(1).

    Le saviez-vous ?

    Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée sida (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint alors le système immunitaire (3).

    2 Une épidémie « cachée »

    « Aujourd’hui, on estime que 25 000 personnes ignorent encore leur statut sérologique, soit près de 20 % des personnes séropositives », indique Florent Maréchal. À lui seul, ce chiffre explique que l’épidémie reste en partie cachée. Chez ces personnes, la découverte de la séropositivité a souvent lieu lors d’un bilan pour un autre problème de santé ou quand l’infection manifeste ses premiers signes à un stade avancé.

    Face à ce constat, l’un des objectifs de Solidarité Sida est « d’apporter des informations sur le VIH, sur les modes de contamination, les outils de prévention, et de promouvoir le dépistage, notamment chez les populations les plus vulnérables ».

    Vous avez envie de vous investir pour les autres ?

    Découvrez des initiatives citoyennes avec la plateforme Diffuz initiée par la Macif !

    3 L’importance du dépistage

    « Malgré les efforts de prévention VIH qui sont faits, l’épidémie ne recule pas avec des dépistages souvent trop tardifs, et de graves conséquences de santé sur le patient », précise Florent Maréchal.

    Seuls les tests sanguins permettent de détecter la présence du virus dans l’organisme. La démarche la plus classique reste d’aller faire un test dans un laboratoire de biologie médicale. Cette démarche est libre, anonyme et gratuite. Depuis quelques années de nouveaux tests sont disponibles : les « Tests rapides » (Trod) réalisés dans les centres de dépistage ou par des associations et dont le résultat est disponible en quelques minutes ; et les « Autotests » que l’on peut se procurer directement en pharmacie.

    De nombreuses structures proposent également des tests gratuits et anonymes pour faciliter le dépistage. C’est notamment le cas :

    • des associations de lutte contre le SIDA ;
    • des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD) ;
    • des centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) ;
    • des centres de protection maternelle et infantile (PMI) ;
    • des permanences d’accès aux soins de santé (PASS).

    En cas de comportement à risque, ne restez pas dans le doute et faites le test.

    En savoir plus :
    Contacter Sida Info Service
    www.sida-info-service.org
    0800 840 800 (appel anonyme et gratuit)

    1 sur 5

    C’est le nombre de jeunes qui s’estiment aujourd’hui mal informés en France.***

    4 Pour une prévention globale et adaptée

    « Pendant des années, l’approche de la prévention VIH sur les risques du Sida a été anxiogène. À présent, on dirait qu’il y a une forme de désengagement de l’État dans la prévention, avec une baisse de la vigilance et de la communication, par exemple autour des préservatifs, affirme Florent Maréchal. Il y a une nécessité de développer une prévention qui soit avant tout positive, qui capte les jeunes et qui aborde largement les questions liées à la sexualité, au plaisir, au consentement, au rapport de genre. Cette prévention est portée tout au long de l’année auprès des jeunes lycéens et au travers d’initiatives comme Solidays. »

    Par ailleurs, pour l’association Solidarité Sida, l’enjeu des actions de prévention autour du VIH est « de coller au plus près des besoins et des comportements, notamment auprès des publics plus vulnérables ». Avec un enjeu fort auprès des personnes en situation de précarité sociale et économique, qui sont particulièrement exposées à l’épidémie.

    Dans tous les cas, Solidarité Sida juge essentiel d’adopter une approche pragmatique afin de trouver les stratégies de prévention adaptées aux pratiques de chacun.

    C’est aujourd’hui le seul festival d’utilité publique pour éveiller les consciences et lever des fonds.

    Bon à savoir

    « Tout ce qui est souhaitable est possible », tel est le plaidoyer de l’association Solidarité Sida depuis sa création en 1992 par Luc Barruet. À la fois acteur de prévention, organisateur d’événements et partenaire d’associations communautaires à travers le monde, Solidarité Sida est une entité à multiples facettes qui se veut originale dans sa culture et ses principes d’action : aider, prévenir, défendre et mobiliser autour du VIH/sida.

    C’est ainsi que depuis plus de vingt ans, le festival Solidays offre un vrai terrain d’engagement pour la jeunesse.

    Le saviez-vous ?

    La France accueillera la 6e conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en 2019. Créé en 2002, le Fonds mondial est aujourd’hui le deuxième contributeur en France pour le financement des médicaments. 20 millions de vies auraient été sauvées dans le monde depuis sa création. Plus d’informations ici.

    Pour en savoir plus : Festival Solidays, du 22 au 25 juin, à l’hippodrome ParisLongchamp.

    L’Essentiel de l’article

    • 150 000 personnes vivent aujourd’hui avec le VIH en France.
    • Un grand nombre de séropositifs ignorent encore qu’ils sont infectés. Chaque année, environ 6 000 personnes découvrent leur séropositivité.
    • Les risques de contamination vont de pair avec une précarité sociale et économique.
    • Le dépistage est essentiel, mais souvent effectué trop tardivement.
    • Innover pour mieux prévenir avec des actions solidaires et bénévoles partout en France.

    (1) Le VIH en France en 2017.

    (2) Chiffres solidarité sida

    (3) Définition du VIH/sida, OMS.

    (4) Sondage Ifop et Bilendi pour Sidaction, 2018.

     

  • Retour en force des infections sexuellement transmissibles (IST) : les infos clés

    Retour en force des infections sexuellement transmissibles (IST) : les infos clés

    1 Qu’est-ce que les IST ?

    Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont des infections dues à des virus, des bactéries, des parasites ou des champignons, principalement transmises au cours des relations sexuelles. La plus connue est l’infection par le VIH/sida, mais il en existe une trentaine d’autres dont : les chlamydiae, la syphilis, l’hépatite B…

    Fièvre, démangeaisons ou écoulements anormaux au niveau des organes génitaux, rougeurs, éruptions cutanées, sensation de brûlure en urinant sont les principaux symptômes des IST. Mais beaucoup d’IST n’ont pas ou peu de symptômes, ce qui favorise leur transmission à l’insu des personnes porteuses. Non traitées, elles peuvent entraîner de graves complications.

    Les IST touchent aujourd’hui un public mal informé. Selon une étude (1) :

    • 10 % des jeunes de 16 à 25 ans ne savent pas où se rendre pour réaliser un dépistage ;
       
    • 15 % ne sont pas convaincus qu’il est nécessaire d’effectuer un test de dépistage à chaque fois qu’ils ont un nouveau partenaire ;
       
    • 50 % ignorent que l’idéal est de se faire dépister 6 semaines après un rapport sexuel à risque (rapport non protégé ou rupture du préservatif et ce, avec un partenaire dont on ne connaît pas le statut sérologique).

    7 sur 10

    C’est le nombre de personnes entre 18 et 35 ans qui ignorent ou interprètent mal les signes d’une IST.*

    2 Les gestes préventifs

    Les infections sexuellement transmissibles augmentent en France depuis la fin des années 1990. On observe une accélération sensible ces dernières années (2). Pour se protéger des IST et éviter de les transmettre, il existe des gestes simples :

    • Utilisez un préservatif avec chaque partenaire dont vous ne connaissez pas le statut en termes de contamination par le VIH ou les autres IST.
       
    • Utilisez des préservatifs certifiés « CE » ou marqués « NF ». Si c’est votre première utilisation, pensez à bien lire la notice. Il existe des préservatifs masculins et féminins. Les deux sont à usage unique. Moins connu, le préservatif féminin est plus solide, mais aussi plus cher (comptez en moyenne 8,30 € pour une boîte de trois en pharmacie, contre 4,50 € pour une boîte de douze préservatifs masculins). Il peut être placé plusieurs heures avant le rapport. Attention : n’utilisez pas les deux à la fois, ils risquent de ne pas rester en place.
       
    • En cas de doute après un rapport, parlez-en à votre médecin traitant et réalisez un test dépistage du VIH ou des autres IST. Vous pouvez également vous rendre dans un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou dans un Centre de planification et d’éducation familiale (CPEF).
       
    • Soignez-vous correctement et retournez voir le médecin pour vérifier la guérison.
       
    • Prévenez votre (vos) partenaire(s) susceptible(s) d’être infecté(s).
       
    • Il existe des vaccins qui protègent contre certaines IST (hépatite B, papillomavirus). Parlez-en à votre médecin.

    Plus d’informations sur les tests de dépistage :
    http://www.sida-info-service.org/?Ou-faire-un-test-de-depistage

    Lignes d’information et d’écoute :

    • Sida Info Service au 0 800 840 800

      24 h/24, appel confidentiel, anonyme et gratuit.

    • Hépatites Info Service au 0 800 845 800

      24 h/24, appel confidentiel, anonyme et gratuit.

    Le contrat Garantie Santé Macif est accessible à tous et personnalisable !

    Il prévoit la prise en charge immédiate des préservatifs féminins et masculins non remboursés par le RO dans le forfait intimité/vie de couple (50 euros par an quel que soit le niveau de soins souscrit). Renseignez-vous !

    Sources :
     
    (1) Étude du laboratoire Janssen, de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et du Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic de l’hôpital Saint-Antoine AP-HP, « Quel est le niveau de connaissance des jeunes sur le VIH et les infections sexuellement transmissibles ? »
    (2) Avis suivi de recommandations sur la prévention et la prise en charge des IST chez les adolescents et les jeunes adultes du Conseil national du sida et des hépatites virales et Bulletin épidémiologique hebdomadaire 2016 n° 41-42 de Santé publique France.
     
    Prévention IST
     
    Info IST
     
    * Selon une enquête récente du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues réalisée auprès de personnes âgées entre 18 et 35 ans.
  • Lutter contre le cancer en-dehors du parcours de soins

    Lutter contre le cancer en-dehors du parcours de soins

    1 Que faire pour améliorer la qualité de vie des patients ?

    S’occuper de la qualité de vie des patients, c’est les accompagner pour des soins qui ne sont pas directement liés à la maladie ou aux traitements. Par exemple, de façon courante, il s’agit des soins dits de « support » :

    • soutien psychologique ;
    • coachings personnalisés pour conserver une activité physique adaptée à chaque cas ;
    • recommandations nutritionnelles, soins socio-esthétiques, etc.

    Ces conseils sont bien évidemment prodigués par des professionnels de santé certifiés, spécialisés dans ces domaines, lors de consultations à l’hôpital et, depuis peu, au domicile des patients.

    2 Que propose la Ligue contre le cancer en matière de qualité de vie ?

    En plus des soins de support que je viens d’évoquer, nous conduisons aussi des expérimentations dans le cadre du Plan cancer national, qui consistent en un accompagnement des malades par d’autres malades. Ces « patients ressources » agissent à deux niveaux. D’une part, ils participent à la formation initiale des étudiants en médecine et des soignants en rapportant leur vécu et l’impact du cancer sur leur parcours de vie. Et en conséquence, sur ce qui peut être amélioré dans la relation aux soignants et au système de santé.

    D’autre part, les patients ressources interviennent directement auprès des malades pour les accompagner dans leur traitement, leur proposer des solutions pratiques pour certaines difficultés quotidiennes comme faire garder les enfants, par exemple. C’est un suivi humain qui vient en complément de ce que peuvent apporter les soignants.

    3 La stigmatisation des malades du cancer, notamment dans le milieu professionnel, est-elle encore présente aujourd’hui ?

    Malheureusement oui, elle est toujours très forte et c’est l’un des grands combats de la Ligue. C’est un point que nous travaillons car il est fondamental, surtout pour les patients jeunes, de se projeter dans un projet de vie après leur traitement. Il est très important de faire passer le message aux malades eux-mêmes, mais aussi et surtout aux entreprises et aux collègues, à savoir qu’il est tout à fait possible de reprendre une activité après la maladie.

    C’est la raison pour laquelle nous avons aussi mis en place des ateliers et des séances de coaching pour le retour à l’emploi ainsi qu’un programme d’actions auprès des entreprises (PACTE*). Ça paraît incroyable, mais j’ai parfois d’anciens malades qui me disent que le cancer a finalement été une chance pour eux, parce qu’il les a obligés à réévaluer leurs priorités dans la vie. Ce sont des personnes solides, de vrais battants ! Là aussi, nous pourrons faire appel aux patients ressources : ils peuvent se déplacer dans les entreprises pour faire de la sensibilisation. Leurs témoignages apportent un éclairage qui fait vraiment la différence auprès des personnes non malades.

    Nous avons également développé une plateforme de témoignages de personnes malades sur le champ de l’emploi : http://emploicancer.ligue-cancer.net. Ces témoignages courts sur des sujets précis participent à changer le regard sur le cancer et à poursuivre l’effort d’information essentiel pour un retour au travail réussi.

    4 Et la maladie peut aussi avoir des conséquences financières…

    Oui en effet, le cancer peut entraîner un arrêt de l’activité professionnelle sur des périodes plus ou moins longues – avec parfois une perte d’emploi à la clé – et/ou accentuer des difficultés matérielles existantes.

    Chaque comité départemental a donc aussi une commission sociale qui permet d’apporter une aide financière directe aux patients en grande difficulté financière.

    Ce sont des aides ponctuelles qui viennent en complément des dispositifs existants (assurance maladie, mutuelles, aides sociales, etc.) quand ceux-ci sont insuffisants. Quatre millions d’euros d’aide sont ainsi distribués chaque année en France aux patients en grande difficulté.

    5 En plus des actions directement destinées aux patients, quelles initiatives mettez-vous en place pour réduire l’impact du cancer sur la vie des malades et de leur entourage ?

    Nous réfléchissons activement à ce que nous pourrions faire pour soutenir également les aidants, c’est-à-dire les proches qui accompagnent directement un patient dans la maladie, car c’est une situation qui est souvent très difficile à vivre au quotidien.

    Enfin il ne faut pas oublier nos actions de lobbying, qui sont une façon plus indirecte mais très efficace d’améliorer la vie des malades et ex-malades, notamment avec la loi du droit à l’oubli, qui évite aux anciens malades de payer toute leur vie des surcoûts d’assurance ou d’avoir des difficultés à décrocher un prêt bancaire, par exemple. Là encore, les patients ressources sont une aide précieuse puisqu’ils intègrent aussi les instances de représentation des usagers du système de santé pour aider les malades à défendre leurs droits.

    6 Comment les patients peuvent-ils vous solliciter ?

    En plus de notre présence dans les services de cancérologie de certains hôpitaux, nous travaillons en proximité avec les personnes malades via nos comités départementaux présents partout en France, y compris dans les départements d’outre-mer.

    Nous essayons aussi d’ouvrir de plus en plus de points d’accueil – Espaces Ligue – dans les petites localités pour faciliter la vie des patients. Depuis peu, nous cherchons à développer l’accompagnement à domicile avec, au niveau de notre comité départemental de Loire-Atlantique, un nouveau service appelé Proxiligue.

    Il s’agit de proposer aux malades trois séances de soins de support à domicile portant sur l’activité physique, les soins esthétiques, le soutien psychologique et les conseils nutritionnels. L’aide à domicile est un nouvel axe d’expérimentation très prometteur car il permet d’éviter d’ajouter le stress des déplacements au stress de la maladie.

    Quand vous faites un don à Ligue contre le cancer, ce sont aussi tous ces dispositifs d’aide aux malades que vous soutenez.

    40 %

    des cancers pourraient être évités si les règles de prévention étaient respectées concernant l’alimentation, l’activité physique, le surpoids et l’obésité, la consommation d’alcool et de tabac.**

    Se faire dépister tôt pour mieux guérir

    En fonction de votre profil et facteurs de risque (âge, sexe, style de vie, activité sportive, etc.), l’INCA délivre des conseils personnalisés de dépistage des cancers les plus courants : sein, colon/rectum, bouche et poumons. Faites le tests sur e-cancer.fr.

    Aide à domicile, livraison de courses et de médicaments, garde d’enfant…

    En cas de pathologies lourdes*** le contrat Garantie Santé Macif offre de nombreux services. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Les soins de « support » regroupent le soutien psychologique, les conseils sur l’activité physique, la nutrition et les soins esthétiques.
    • La Ligue contre le cancer propose des coachings de retour à l’emploi et un soutien financier dans certains cas.
    • L’accompagnement des malades est assuré par des spécialistes, mais aussi par des « patients ressources ».
    • Des dispositifs d’accompagnement à domicile sont à l’essai dans certaines régions.

    Sources :

    * Programme d’actions toutes entreprises : sensibilisation des entreprises, formation des managers.

    ** Ligue contre le cancer.

    *** Prestations applicables aux assurés du contrat Garantie Santé Macif, concernés notamment par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.

  • 5 pistes pour arrêter le tabac

    5 pistes pour arrêter le tabac

    1 Les substituts nicotiniques

    Chewing-gums, patchs, inhalateur, pastilles… À chacun le sien, en traitement simple ou combiné. Le principe ? En délivrant une dose régulière ou ponctuelle de nicotine, ils atténuent la sensation de manque lié à l’arrêt du tabac. Le dosage et la durée du traitement dépendant du niveau de dépendance du fumeur, l’idée étant bien sûr de diminuer progressivement l’apport nicotinique. Prenez quelques pastilles pendant 6 semaines pour les chanceux, à plus de 6 mois de patch + inhalateur pour les plus accros.

    Utilisables dès 15 ans, les substituts ne connaissent quasiment aucune contre-indication. Ils doivent cependant être utilisés sous surveillance médicale par les femmes enceintes et les personnes ayant eu récemment un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Depuis peu, le forfait remboursé par l’Assurance maladie sur les substituts nicotiniques prescrits par un médecin a été augmenté pour passer à 150 € par bénéficiaire et par an.

    Le contrat Santé Macif vous accompagne dans l’arrêt du tabac en remboursant les substituts nicotiniques sur ordonnance médicale.

    2 L’accompagnement psychologique à l’arrêt du tabac

    Parce que traiter le manque physique du sevrage nicotinique ne suffit pas toujours, il peut être intéressant de coupler les traitements basiques avec un suivi psychologique ou une thérapie comportementale et cognitive (TCC).

    Ces méthodes agissent directement sur les gestes et les habitudes du patient, en une ou plusieurs séances selon les cas. Elles s’avèrent ainsi très efficaces pour aider les fumeurs à se débarrasser des rituels liés à la cigarette, à gérer le stress et la mauvaise humeur, et à ne pas rechuter par exemple, s’ils sont entourés d’autres fumeurs.

    Prescrites par le médecin traitant ou le tabacologue à l’origine de la démarche d’arrêt du tabac, elles peuvent également être délivrées directement en consultation de tabacologie.

    3 Les médicaments antitabac

    Pour les fumeurs les plus dépendants, un traitement médicamenteux peut être envisagé, bien évidemment sous contrôle médical strict pour ajuster la posologie au cas par cas et éviter les contre-indications.

    Deux molécules sont actuellement disponibles : le Bupropion LP (Zyban) et la Varénicline (Champix). Ils agissent sur les mécanismes du manque et permettent de supprimer ses effets les plus négatifs. Délivrés uniquement sur ordonnance et remboursés par l’assurance maladie sous certaines conditions, ils ne sont pas adaptés aux fumeurs de moins de 18 ans et aux femmes enceintes.

    58% des fumeurs réguliers déclarent vouloir arrêter de fumer.*

    4 La cigarette électronique

    Si elle fait encore beaucoup débat faute de recul sur le long terme, la plupart des tabacologues s’accordent sur le fait que l’e-cigarette peut être un moyen efficace de réduire voire de stopper sa consommation de cigarettes ordinaires (- 9 cigarettes/jour en moyenne pour les vapoteurs(1)), qui sont considérées en l’état actuel des connaissances comme beaucoup plus nocives.

    Si on utilise des e-liquides à la nicotine, l’e-cigarette officie comme un substitut en limitant la sensation de manque liée à l’arrêt du tabac. On peut alors réduire les doses progressivement, jusqu’à la suppression totale de la nicotine. Elle évite aussi au fumeur de changer complètement ses habitudes, puisque le geste et les moments de consommation restent quasiment identiques à ceux des fumeurs.

    À savoir : La cigarette électronique validée par la Haute Autorité de la Santé

    En 2016, la HAS a publié des recommandations concernant l’utilisation de la cigarette électronique, notamment : « que l’e-cigarette peut être considérée comme un outil d’aide au sevrage » et « qu’elle constitue un outil de réduction des risques du tabagisme ». Cependant, elle ajoute que l’e-cigarette « pourrait constituer un point d’entrée dans le tabagisme » et « induit un risque de renormalisation de la consommation ». La HAS recommande donc « d’informer, sans en faire publicité, les fumeurs des avantages et des inconvénients de la cigarette électronique ».

    5 Les méthodes anti-tabac alternatives

    Même si les médecines douces ou alternatives n’ont pas véritablement fait la preuve de leur efficacité, notamment sur le long terme, elles peuvent néanmoins être à considérer pour vous aider à arrêter de fumer.

    Hypnose, acupuncture, mésothérapie (médecine antidouleur), sophrologie, relaxation, homéopathie… C’est avant tout une question de feeling personnel, et pour certain(e)s, ça marche !

    D’une manière générale, ces techniques sont plutôt à envisager en complément d’une approche classique, surtout en cas de réelle dépendance.

    L’Essentiel de l’article

    • Les substituts nicotiniques constituent un bon traitement de base. Ils sont remboursés 150 €/bénéficiaire/an.
    • Les thérapies comportementales et cognitives sont efficaces pour gérer le stress et changer ses habitudes en profondeur.
    • Les médicaments sont réservés aux plus dépendants si les autres méthodes ont échoué.

    * OMS, Tabagisme.

    (1) Tabac info Service.