Catégorie : À ma santé !

  • Quiz charge mentale | Et si vous changiez deux ou trois choses ?

    Quiz charge mentale | Et si vous changiez deux ou trois choses ?

    Et si vous changiez deux ou trois choses ?

    Une course vite fait par-ci, un rendez-vous chez le pédiatre par-là, la recherche d’une location de vacances et l’organisation d’un goûter d’anniversaire entre-temps… Vous n’avez pas l’impression d’être surinvesti(e) mais en fait, vous n’arrêtez jamais. À tel point que les autres membres du foyer se reposent sur vous sans même y penser ! Asseyez-vous tous autour de la table pour en discuter et revoir la répartition des tâches. Et surtout, pensez à expliquer la notion de charge mentale à votre conjoint(e).

    1 Français.e sur 2

    évoque une charge mentale personnelle particulièrement pesante comme raison de son mal-être. Un mal-être particulièrement présent chez les femmes de moins de 35 ans : 71 % d’entre elles déclarent avoir subi une souffrance psychique lors des 12 derniers mois. (1)

    Qu’est-ce que la charge mentale ?

    La charge mentale est le surplus de stress et d’effort lié à l’organisation des tâches ménagères : penser à faire la lessive pour que les enfants aient un jogging propre à temps pour le sport, prévoir les repas pour la semaine et faire les courses en conséquence, prendre l’initiative de ranger avant que le chaos s’installe, payer les factures en temps et en heure, prendre rendez-vous chez le médecin pour les rappels de vaccin, etc. C’est anticiper, planifier et organiser l’éventuelle délégation des tâches, bref, un vrai boulot en soi !

    (1) Aesio 2023
     

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  • Quiz : Où se cache le sel ? Résultats

    Quiz : Où se cache le sel ? Résultats

    1 Connaissez votre ennemi : quel est l’autre nom du sel ?

    Le sel alimentaire, ou sel de table, est composé essentiellement de chlorure de sodium (donc du chlore et du sodium). Il est le plus souvent issu de la terre (sel gemme), mais peut aussi être récolté en mer (sel marin). On l’additionne parfois d’iode afin de lutter contre les carences très courantes de cet oligo-élément difficile à trouver par ailleurs dans l’alimentation. Autrefois très utilisé pour la conservation des aliments, le sel est aujourd’hui principalement employé pour relever le goût des plats, en particulier les préparations industrielles.

    Bon à savoir

    Le sel est présent en grande quantité dans les produits transformés comme les plats préparés, la charcuterie, le fromage, les sauces… Pour éviter les produits trop salés, achetez de préférence ceux qui portent le repère Nutri-Score A ou B.

    2 La salière, cette fausse amie… De quelle part de sel est-elle responsable dans notre alimentation ?

    Un cinquième, soit 20 % du sel que nous consommons chaque jour est celui que nous ajoutons à table ou en cuisinant. Les 80 % restants sont bien cachés dans les aliments transformés que nous avalons la plupart du temps sans avoir conscience de leur teneur en sel (1). Pour réduire sa consommation de sel, rien de mieux que de privilégier les produits frais non transformés, et de cuisiner soi-même… Mais mollo sur la salière !

    3 À votre avis, quelle quantité de sel contient en moyenne une demi-baguette de pain (100 g) ?

    Une baguette (200 grammes en moyenne) contient environ 3 grammes de sel, donc 1,5 gramme pour une demi-baguette (2) ! Selon certaines sources, le pain représenterait jusqu’à 20 % de l’apport en sel en France (1). N’hésitez pas à demander des alternatives sans sel, de plus en plus de boulangeries en proposent. Pensez aussi à limiter votre consommation de sandwichs et à réduire le pain consommé avec le fromage, lui aussi grand pourvoyeur de sel…

    5 grammes par jour

    C’est la consommation maximale de sel recommandée pour un adulte (5).

    4 Est-ce plus ou moins que dans un petit paquet de chips de 30 g ?

    C’est à peu près pareil : 100 grammes de chips contiennent 1,65 gramme de sel (2), contre 1,58 pour 100 grammes de pain. Et pourtant, les chips ont un goût nettement plus salé ! La preuve que le goût salé n’est pas un indicateur suffisant pour repérer les aliments salés.

    5 Quelle quantité de sel consomme chaque jour un Français ?

    Les Français – comme la majorité de la population mondiale (3) – sont de gros consommateurs de sel. Avec 8 grammes par jour (4), ils sont d’ailleurs bien au-dessus des 5 grammes par jour recommandés par le PNNS (Programme national nutrition et santé) (5) et l’Organisation mondiale de la santé (3).

    Pour réduire sa consommation, le PNNS recommande notamment :

    • de limiter sa consommation de produits transformés : plats préparés, charcuterie, pizzas, fromage, pain, biscuits, sauces ;
    • d’utiliser des aromates (épices, herbes) plutôt que du sel pour relever les plats ;
    • de ne pas resaler vos plats à table.

    6 Lequel de ces 4 aliments est le plus salé ?

    C’est le cheeseburger de chaîne de restauration rapide qui remporte la palme de l’aliment le plus salé. Avec 1,6 gramme par sandwich, il représente à lui seul environ plus d’un quart (27 %) des apports journaliers recommandés en sel (6). La tranche de jambon, le croissant au beurre et la part de camembert se tiennent côte à côte avec 0,6 gramme de sel chacun (2).

    Le saviez-vous ?

    Macif est partenaire de Yuka : l’appli qui vous aide à décrypter les étiquettes.

    Sources :

    (1) Assemblée nationale, rapport parlementaire, 2018.
    (2) Ciqual Anses.
    (3) OMS, « Réduire sa consommation de sel », 2016.
    (4) Anses, « Le sel », 2017.
    (5) PNNS, « Les produits salés et le sel : à limiter », 2019.
    (6) McDonald’s, Cheeseburger, 2019

     

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  • Le trail : pourquoi un tel engouement ?

    Le trail : pourquoi un tel engouement ?

    Pour Rémy, la petite trentaine, tout a commencé par une vidéo d’un exploit du traileur (pratiquant de trail) français Mathieu Blanchard, envoyé par un de ses amis avec le message : « Quand est-ce qu’on s’y met ? » « Ça m’a donné envie de regarder d’autres vidéos, explique le coureur, et j’ai fini par m’inscrire dans un groupe de trail dans ma région, les Alpes. » Si l’ami qui lui avait envoyé la vidéo à l’origine de sa nouvelle passion a finalement renoncé à se lancer dans la course en plein air, Rémy, lui, est devenu complètement accro. « J’aime la combinaison de l’effort, de la performance, de l’entraide et du contact avec la nature », résume-t-il.

    Des kilomètres, et parfois des chutes

    Le trail, abréviation de l’expression anglo-saxonne « trail running », est une course à pied en milieu naturel, qui peut se dérouler sur des sentiers de randonnée, en forêt ou en montagne, selon le niveau des pratiquants. Apparue en France il y a une dizaine d’années, cette pratique sportive a explosé après les confinements imposés au cours de la crise sanitaire. Il y aurait plus de 1 million de pratiquants en France, et plus de 4 000 courses de ce type sont organisées chaque année. Les amateurs vantent ses qualités sur la santé, le bien-être et l’évacuation du stress. La grande tendance du moment, ce sont les trails de courte distance, appelés « sub-ultra ». Ils se déroulent sur des distances de 20 km à 50 km, pour une moyenne de 80 km pour les trails traditionnels. Dyana a tout juste 23 ans, et elle affiche déjà plusieurs compétitions de trail au compteur. « Je cours en club depuis que j’ai une quinzaine d’années, précise-t-elle. Et j’ai commencé le trail avec mes parents il y a trois ans. Au départ, on partait sur des petites distances, en général moins de 10 km. Et puis on a augmenté progressivement et on s’aventure aujourd’hui sur tous les terrains, même s’ils sont glissants, boueux ou accidentés. » Elle a d’ailleurs connu quelques chutes. « Je me suis fait une entorse il y a deux ans, en trébuchant sur une racine, décrit-elle. La rééducation a été un peu longue et je garde une petite appréhension, car si ça se reproduisait, je serais de nouveau privée de trail pendant quelques mois. Mais, en même temps, ça aurait très bien pu m’arriver sur un trottoir ou en sortant du bus pour aller travailler », relativise-t-elle.

    La rançon du succès

    Eliott, lui, a découvert le trail avant la pandémie. « Heureusement, j’habite près d’un petit bois, dans les Yvelines, confie le quadragénaire. Cela m’a permis d’aller courir une petite heure tous les jours pendant le confinement, en respectant la réglementation. Donc, je n’ai finalement pas trop perdu. » Il a constaté l’engouement croissant pour sa pratique depuis la sortie de la crise du Covid. Mais il ne s’en réjouit pas forcément. « Le succès est tel que c’est devenu un enfer pour s’inscrire aux compétitions, regrette-t-il. Parfois, dès les premières heures, toutes les places sont écoulées. Même en m’y prenant dès l’ouverture des ventes, il m’arrive de me retrouver sur liste d’attente. » Il assure aussi que « le trail est devenu un énorme business » et que l’augmentation du nombre de pratiquants a eu un impact sur le prix des équipements. « J’ai payé ma dernière paire de chaussures de trail près de 150 euros, c’est de la folie », s’emporte-t-il. Il aimerait participer à l’Ultra-Trail Mont-Blanc (170 kilomètres de course autour du Mont-Blanc, dont 10 000 mètres de dénivelé positif) organisé tous les ans au mois d’août à Chamonix, mais il estime devoir s’entraîner encore un peu. Une autre conséquence de l’explosion du trail inquiète Dyana. « Nous sommes si nombreux à courir que nous avons nécessairement un impact négatif sur l’environnement, lance-t-elle. Nous abîmons les sentiers. Et il y a parfois du matériel qui se perd en chemin, comme des gourdes, des casquettes ou des serviettes en microfibres. Je serais frustrée si je devais me restreindre, mais je pense quand même que le trail devrait être beaucoup plus réglementé pour limiter les dégâts sur la faune et la flore. » Chaque médaille a son revers, malheureusement.

  • Chômage qui dure : comment gérer sa santé mentale ?

    Chômage qui dure : comment gérer sa santé mentale ?

    Plus de 10 mois. C’est la durée moyenne que les demandeurs d’emploi passent au chômage avant de retrouver un travail, selon France Travail. Une suspension entre deux emplois qui, au fur et à mesure que les mois passent, peut s’avérer de plus en plus dur à supporter psychologiquement. Car durant les périodes de chômage, la plus grande difficulté est souvent de préserver sa santé mentale.

    Perte de confiance en soi

    « Envoyer des candidatures qui restent sans réponses, c’est dur, surtout au bout de plusieurs mois », confirme Juliette, 24 ans. Employée à la fin de son alternance par la radio où elle travaillait, la jeune femme s’est retrouvée au chômage un an plus tard, avec le sentiment de « ne plus valoir grand-chose » et de « perdre en compétences ». Guillaume, lui, a connu le même sort en 2021, après déjà dix mois à l’arrêt à cause du Covid. Le diplômé en communication travaillait dans l’industrie du voyage, un secteur fortement impacté par la pandémie. « Le plus dur, c’était de résister à la tentation de se comparer aux autres et de voir qu’ils avancent et pas toi », relate le jeune homme de 31 ans aujourd’hui, qui est resté un an et demi au chômage.

    « Un sentiment de honte »

    De son côté, Eléonore a passé un an au chômage en 2022, après avoir décidé de quitter son emploi dans la restauration pour se consacrer à sa passion, la photographie. Avec seulement 600 euros par mois, l’artiste de 28 ans a subi une « forte pression financière ». Dans un secteur très concurrentiel, elle a dû batailler pour « rester motivée » malgré la difficulté à vendre ses photos qui « faisait mal à l’ego ». Une somme de souffrances psychologiques que Marie d’Hautefeuille, psychologue du travail depuis 20 ans et installée à Toulouse, a également observé chez ses patients : « Souvent, il y a un sentiment de honte, d’échec, qui apparaît. » Laquelle peut découler sur de la culpabilité de ne pas réussir à retrouver un emploi. Et ce, « d’autant plus quand la question “Tu fais quoi dans la vie ?” vous est posée sans arrêt », poursuit la spécialiste.

    Garder un rythme

    Comment, alors, préserver sa santé mentale pour rester motivé et éviter de passer par la case dépression ? « Continuer ses activités, répond du tac au tac Marie d’Hautefeuille. Tant que ça fonctionne financièrement, bien entendu, nuance la psychologue. Cela permet de se sentir bien, d’avoir envie de se lever le matin, et surtout de ne pas perdre tous les repères » alors qu’on a déjà perdu celui du travail. « Je me suis beaucoup appuyée sur le sport et la musique » pour continuer à rester actif et occuper les journées, confirme Guillaume. Même son de cloche pour Juliette, qui avoue en avoir profité pour « plonger dans des projets et des loisirs laissés de côté, le sport et la lecture, par exemple ». La jeune femme a également mis un point d’honneur à « garder un rythme de journée classique » : « Essayer de me lever avant 9 heures, ne pas me coucher trop tard, rester connectée à l’actualité et au monde. » Une démarche qui l’a « beaucoup » aidée, selon ses dires. Sur ce point, Marie d’Hautefeuille précise que s’il est « toujours important » de se donner un cadre, il faut avant tout se poser une question : « Pourquoi veut-on se lever ? » En d’autres termes, « l’essentiel est surtout d’essayer de caler des choses dans son agenda : une conférence, un groupe de rencontres de gens qui travaillent dans le même secteur, une sortie, contacter des personnes sur LinkedIn, etc. »

    Compter sur ses proches… s’ils sont positifs

    Autre point important : éviter de se dévaloriser. « Il faut comprendre que la recherche d’emploi, c’est la statistique improbable, relève la psychologue. On ne cherche qu’un seul job, mais pour ça, on va envoyer une centaine de CV et recevoir 98 non, mais ce n’est pas parce qu’on est incompétent. Il faut continuer de croire que ça peut le faire la fois d’après. » Pour Guillaume, être régulier dans sa recherche d’emploi a permis de « créer un effet d’entraînement » et d’éviter l’ennui, « qui est probablement la pire chose à vivre ». Le soutien des proches est également essentiel. Eléonore a continué à « aller boire des cafés » avec ses amis et à « organiser des dîners ». De même pour Juliette : « Entendre mes proches me rassurer et toujours croire en moi-même quand le moral flanchait a été primordial. » Un aspect que Marie d’Hautefeuille approuve amplement. Mais comment faire quand nos proches nous transmettent leurs angoisses ? « Si les gens ne sont pas capables de vous soutenir et d’être bienveillants, ne leur en parlez pas », conseille la psychologue. Un dernier conseil pour la route : « Ne jamais oublier que vous êtes apporteur de compétences et que le chômage n’est qu’un état de droit, une sorte d’assurance. »

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  • Déprime passagère ou vraie dépression ?

    Déprime passagère ou vraie dépression ?

    La frontière de la maladie

    Une rupture amoureuse, le décès d’un proche, un échec professionnel, une mauvaise note… Innombrables sont les raisons, qu’importe leur niveau de gravité, pour se sentir déprimé. Et c’est justement pour ça que chacun a déjà pu ressentir un sentiment de profonde tristesse, plus ou moins tenace. De là à parler de dépression, il y a un pas qu’il ne faut pas toujours franchir. Car si elles partagent plusieurs points communs, déprime et dépression sont loin d’avoir une définition commune. « La déprime n’est pas un diagnostic psychiatrique ni une pathologie, à la différence de la dépression (le terme exact utilisé étant l’“épisode dépressif caractérisé”). Ce qui les sépare, ce sont la durée et l’intensité de la symptomatologie, explique la docteur Estelle Willemet, psychiatre à Toulouse. Dans le cas de la dépression, les symptômes durent plus de deux semaines et se manifestent quotidiennement. Elle induit une souffrance importante et elle entraîne une altération dans le fonctionnement habituel de la personne. La déprime est quant à elle plus passagère, souvent en lien avec un facteur de stress et on note également une amélioration de la symptomatologie avec le temps. »

    L’engrenage de la tristesse

    Félicie, qui se présente pourtant comme « quelqu’un d’assez joviale et positive », en a fait la désagréable expérience. Sans trop savoir pourquoi, malgré quelques pistes (rythme effréné entre vie de famille, proches et travail ; mésaventures passées…), cette quadragénaire qui a déjà fait face à de gros obstacles durant sa jeunesse entre assez inexplicablement dans un tunnel de fatigue et d’idées noires, alors qu’elle est pourtant bien entourée. « J’ai senti une descente progressive et assez lente, avec d’abord des épisodes d’humeur changeante : un jour ça va, le lendemain ça va moins bien. Puis, les jours où je ne me sentais pas bien sont devenus de plus en plus nombreux, pour finir sur un état général de tristesse et de baisse de motivation pour tout », témoigne-t-elle.

    Avec le recul, Félicie parle d’« engrenage » : « Je me sentais triste tout le temps et je culpabilisais de me sentir triste parce qu’en apparence, j’avais tout pour être heureuse, ce qui me rendait encore plus triste. Plus envie de me lever, plus envie de voir du monde, plus envie de faire des projets, plus envie de partager des moments agréables, plus envie de sourire… Je savais que j’allais finir par craquer, j’attendais juste de voir quand et comment. J’étais devenue spectatrice de moi-même et je patientais. » Un jour, la bascule intervient : la jeune femme chute de son vélo, verse soudainement des torrents de larmes et son médecin diagnostique immédiatement sa dépression. Arrêt de travail, traitement médicamenteux et soutien de son entourage la font finalement sortir de cette mauvaise passe.

    Des symptômes communs, une régularité différente

    « La déprime peut se chroniciser et évoluer vers la dépression, oui. S’il n’y a aucune amélioration au bout de deux semaines ou d’un mois, et que le patient reste dans son lit en pleurant toute la journée sans manger… À ce moment-là, il faut s’inquiéter », rappelle la spécialiste. Laquelle dresse ensuite la liste des symptômes concernant les deux états émotionnels, et présents au quotidien dans le cas d’une dépression : humeur triste, sentiment de vide, ralentissement psychomoteur, fatigue, perte de motivation et d’appétit, diminution du plaisir et du désir sexuel, troubles du sommeil, sentiment de dévalorisation ou de culpabilité, difficultés de concentration et enfin idées suicidaires. Mais, même profonde, la dépression n’est pas une fatalité. Des solutions existent en effet pour la contrer ou éviter d’y entrer, comme le détaille l’experte : « Maintenir une hygiène de vie correcte et une activité physique, même minime, ainsi qu’un contact social, initier une psychothérapie de soutien, limiter les consommations d’alcool (au-delà de l’effet apaisant sur le moment, l’alcool est dépressogène)… Surtout, il faut comprendre qu’il est complètement normal d’avoir des moments de tristesse ou d’angoisse où on peut avoir l’impression de perdre pied. Quand il s’agit de déprime, il ne faut pas s’alarmer et “psychiatriser” toute tristesse : dans de nombreux cas, le cerveau fait bien les choses et le temps permet de retrouver un état d’équilibre ! »

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  • Yoga, comment s’y mettre ?

    Yoga, comment s’y mettre ?

    D’où vient le yoga ?

    Combinant exercices physiques et mentaux, le yoga est destiné à atteindre un bien-être. Comme son nom l’indique en sanskrit – yoga signifie unir –, cette pratique connecte le corps, l’esprit et la respiration. Il faut remonter à plus de 5 000 ans, bien avant la lutte et la course à pied, pour trouver les racines du yoga en Inde. Après les védas – textes sacrés qui ont explicité la symbolique du yoga –, l’auteur Patanjali codifia plus tard les principes fondateurs dans ses Yoga Sutra. Débarqué en Occident au XXe siècle, le yoga a connu un succès fulgurant dès les années 1960.

    Des postures diverses et variées

    Qui dit yoga dit entre autres bien-être physique. Pyramide, guerrier, sage, cobra, pince, chameau… Tous ces noms curieux sont bel et bien ceux de postures de yoga qui viennent renforcer et tonifier les muscles et soulager les douleurs tout en travaillant la souplesse et l’équilibre. Une séance débutera souvent par une « salutation au soleil », enchaînement de postures fondamentales de la pratique. Pour se challenger, on peut se lancer dans des postures comme celles du pont ou de la chandelle (tête en bas), du corbeau ou du scorpion (flexion du bas du dos en équilibre sur les avant-bras). Pas toujours évident un samedi à 8 heures du matin… Après ces acrobaties, rien de mieux que les positions de l’enfant, du pigeon ou du crocodile allongé ventre contre le sol pour étirer les muscles et se détendre.

    Ne pas oublier de respirer

    Prendre conscience et contrôler sa respiration est primordial pour accompagner la réalisation des postures. Selon les yogistes, la respiration, lien entre le corps et le plexus solaire, aiderait à diffuser l’énergie dans le corps, libérerait les tensions, équilibrerait le système nerveux, améliorerait le bien-être physique et mental et purifierait le corps. Parmi les techniques les plus étonnantes : la méthode bhastrikâ, qui consiste en une respiration abdominale rigoureuse et rythmée. Un peu comme un soufflet de cheminée. Mais sans la fumée !

    Un instant pour méditer

    Épuisé par le surmenage et le stress du quotidien ? La méditation, composante clé du yoga, aiderait à apaiser votre esprit et à le libérer des pensées parasites et négatives. On profite de ce moment pour s’ancrer dans l’instant présent, se concentrer sur l’essentiel et se recentrer sur soi. Résultats attendus : une créativité et une concentration qui seraient reboostées et un regain de confiance en soi. N’imaginez pas méditer assis en tailleur pendant d’interminables heures. Il suffit de s’allonger dans la posture du cadavre (drôle de nom !), de se détendre, de respirer profondément et de lâcher prise. Seuls les maîtres yogis sauront a priori atteindre un état de conscience suprême et une « libération ». Mais réussir à méditer 5 minutes est déjà un exploit !

    Des chants pour harmoniser les chakras

    Ne soyez pas surpris si un cours de yoga démarre avec le doux chant commun Om. Ce célèbre mantra – vibration sonore qui aide à concentrer l’esprit – élèverait spirituellement et unifierait les chakras. Les chakras ? Des centres énergétiques qui connectent le corps avec la conscience et l’esprit et qui feraient circuler l’énergie vitale. Les sept principaux chakras sont reliés à une partie du corps spécifique longeant la colonne vertébrale (tête, gorge, cœur, etc.).

    Différents yoga possibles

    Il existe plusieurs grands types de yoga pratiqués en Occident, parmi une centaine d’autres. Le hatha, forme de yoga la plus classique, se concentre sur le maintien de postures et la respiration, tandis que l’ashtanga est une pratique dynamique synchronisant la respiration avec le mouvement. Le vinyasa se focalise lui sur un enchaînement rythmé et libre de postures. Pour un yoga doux axé sur la relaxation et la méditation, mieux vaut opter pour le yin. À l’inverse, le bikram – yoga actif pratiqué dans une salle chauffée à 40 °C – éliminerait les toxines, encore faut-il apprécier de se faire rôtir les muscles. Les plus curieux s’essaieront au yoga aérien, suspendu dans un hamac, ou au sup yoga sur un stand up paddle sur l’eau.

    Vivre yoga

    Pour un grand nombre de ses pratiquants, le yoga est bien plus qu’une simple pratique : c’est une philosophie de vie et un art de vivre. Emprunter la voie du yogi est une démarche spirituelle qui apporterait selon eux une paix intérieure et une sérénité dans le quotidien. Un yogi aspire à un mode de vie simple, sain et axé sur la bonne santé mentale et physique. Ainsi, une alimentation saine et naturelle – ou même végétarienne – ne pourrait qu’améliorer votre bien-être.

  • Les choses à ne pas dire à quelqu’un qui se retrouve au chômage

    Les choses à ne pas dire à quelqu’un qui se retrouve au chômage

    Diplôme n’est pas forcément égal à emploi

    Ambre se rappellera longtemps de son entrée sur le marché du travail en mars 2020. Confiante après l’obtention d’un Master 2 en communication effectué en alternance, son début de carrière professionnelle s’est vu stoppé net par la crise sanitaire et les trois confinements successifs. Déjà à l’époque, lorsqu’elle parle de sa difficulté à trouver un emploi, on la renvoie à son jeune âge et à un stéréotype qui a la peau dure : les jeunes ne voudraient plus travailler, ou, en tout cas, seraient partisans du moindre effort. « Après six années d’études, deux mémoires et des efforts quotidiens pour trouver un job dans un contexte de crise sanitaire, sous-entendre que quand on veut on peut, c’est plus que décourageant », se souvient-elle. Après plus de trois années passées en communication institutionnelle dans une commune des Alpes-Maritimes, la jeune femme s’est de nouveau retrouvée au chômage pour suivi de conjoint dans une autre région. « Là encore, on a mis la difficulté à trouver un emploi sur le dos de mon jeune âge, en m’avertissant bien que je n’allais pas éternellement avoir des aides. Comme si c’était ce à quoi j’aspirais ! », blâme-t-elle. En attendant de trouver un emploi correspondant à ses qualifications dans sa nouvelle région, elle travaille temporairement dans la restauration.

    Stigmatisation des demandeurs d’emploi

    Bien que stigmatisantes, les petites phrases adressées aux demandeurs d’emploi sont cohérentes avec l’image négative qui leur colle à la peau. En 1981 déjà, l’étude réalisée par le sociologue Dominique Schnapper en France montre, par le biais d’une recherche par entretiens libres auprès d’une centaine de chômeurs, que ceux-ci apparaissent aux yeux des autres et à leurs propres yeux comme étant des « parasites », des « fainéants » et des « profiteurs ». Un stéréotype qui perdure aujourd’hui selon David Bourguignon, professeur en psychologie sociale à l’Université de Lorraine, qui s’est intéressé à la manière dont sont perçus les chômeurs en France, en Belgique et dans d’autres pays européens. Là encore, les qualificatifs « fainéants », « incompétents », « apathiques » apparaissent. « Ce que nous avons montré, c’est que les personnes qui y étaient confrontées étaient moins motivées à rechercher du travail », explique-t-il dans une interview réalisée par l’association Unédic, sur la vision déformée des Français quant au profil des chômeurs.

    « La recherche d’emploi, c’est du travail ! »

    Christophe Bort, directeur général de l’association de réinsertion Tous Tes Possibles, est témoin chaque jour d’attitudes inappropriées face aux demandeurs d’emploi. « Souvent, on va dire aux chômeurs qu’ils ont du temps devant eux. Mais être au chômage et être proactif, c’est parfois envoyer des dizaines de candidatures par jour. La recherche d’emploi, c’est du travail ! », rappelle-t-il. C’est ce qu’essaye de faire comprendre Jade, vidéaste parisienne de 26 ans, à ses parents, qui estiment que leur fille est capricieuse dans sa recherche de travail. Diplômée d’une école de journalisme depuis deux ans, elle peine à décrocher un contrat stable, n’ayant pas d’autres choix que d’enchaîner des contrats précaires ou à la mission, dans un secteur de l’audiovisuel structurellement bouché : « Ne pas voir que ce sont les conditions d’entrée sur le marché du travail qui sont plus difficiles qu’à leur époque me met en colère. » Aux yeux de Christophe Bort, la culpabilité peut être contre-productive et provoquer du chômage longue durée. « Beaucoup de demandeurs d’emploi ont intégré qu’ils ne sont pas désirables sur le marché du travail et ont une estime d’eux-mêmes dégradée. L’idéal est de tenir un discours positif et valorisant, sans extrapoler », conseille le directeur associatif.

    Souvent subi, le chômage peut aussi se révéler être une période de rééquilibrage et de précision de son projet professionnel. Sur le plateau de C à Vous, sur France 5, Kyan Khojandi, réalisateur de la série à succès Bref, s’est dit reconnaissant envers le système qui lui a permis de ne pas définitivement basculer. « J’étais au RSA le jeudi et le mardi suivant dans les locaux de la direction des programmes de Canal+ avec des gens emballés », a-t-il déclaré dans une allocution remarquée. En effet, 37 % des sondés d’une étude sur le chômage assurent qu’ils n’auraient jamais pu mener à terme ces changements de vie professionnelle sans la possibilité de recevoir des droits au chômage. Une énième raison de changer de ton face aux personnes en recherche d’emploi ?

  • Allergies de printemps : comment en venir à bout ?

    Allergies de printemps : comment en venir à bout ?

    Le retour des beaux jours ne présente pas que des avantages. Ainsi pour les personnes allergiques, elles sont synonymes de floraison et de dispersion dans l’air des premiers pollens. Une mauvaise nouvelle pour les 25 % des Français qui sont allergiques. D’autant que la saison des pollens est longue : « Pour les pollens d’arbres, c’est plutôt effectivement du 15 mars au 15 mai. Pour ce qui est bouleau, chêne ou frêne, c’est vraiment le pic. Après ça se calme et les graminées prennent la suite à partir de fin avril et jusqu’à mi-juillet. C’est ce que l’on appelle le rhume des foins », détaille le médecin allergologue Édouard Sève.

    Un long tunnel allergique

    La mauvaise nouvelle, c’est que les pollens ne sont pas les seules allergies à surveiller au printemps. La période est également propice aux acariens, ces êtres vivants microscopiques qui se développent dans la poussière de maison en se nourrissant des squames de peau humaine. Ces petites bêtes qui aiment bien la chaleur et l’humidité ont tendance à proliférer vers mars ou avril au moment du changement de saison.

    Plus tard viendront les allergies aux moisissures. Bref pour les personnes allergiques, la période qui court de la fin de l’hiver au début de l’été peut parfois ressembler à un long tunnel de tracas : « Les symptômes vont se ressembler pour les différentes allergies : ça peut être donc les yeux rouges, qui grattent, qui gonflent et qui pleurent, le nez qui est bouché ou qui coule, les éternuements, la gorge qui gratte. Et ça peut aller jusqu’à l’asthme », détaille le docteur Sève. Pourtant, malgré leur pénibilité, ces allergies ne sont pas souvent réellement considérées comme une maladie : « C’est pourtant une vraie gêne qu’il ne faut pas minimiser. Les allergies n’engendrent pas forcément un risque vital comme les problèmes neurologiques ou cardiologiques. Mais elles altèrent la qualité de vie. Il y a pas mal d’études qui ont prouvé qu’elles perturbaient la productivité au travail ou les résultats scolaires », poursuit l’allergologue.

    La solution ? La désensibilisation

    Aussi pénibles soient-elles, ces allergies ne sont pas une fatalité. Ainsi, il existe plusieurs gestes qui permettent de les rendre moins désagréables. Dans le cas des acariens, il faudra par exemple diminuer l’humidité, aérer tous les jours, même en hiver, changer les draps régulièrement, éviter les tapis, les moquettes et tout ce qui peut garder la poussière. Pour les différents types de pollen, les solutions préconisées consistent à fermer les fenêtres de la voiture, mettre un masque surtout si on jardine, prendre sa douche le soir et se rincer les cheveux pour éviter de garder du pollen sur soi. Bref, les mesures préventives existent.

    « Pourtant, on sait que souvent, on sera dehors parce qu’il fait beau au printemps, on a envie de sortir », reconnaît le docteur Sève qui préconise un traitement antihistaminique dans les cas les plus aigus tout en précisant : « C’est symptomatique, ça va soulager, mais ça ne va pas guérir. Donc chaque printemps, il faudra en reprendre. L’étape d’après c’est la désensibilisation. » S’il choisit cette solution, quand le patient met les pieds chez un médecin allergologue, il est d’abord soumis à une batterie de questions, un véritable interrogatoire : « On va essayer de cerner quelles sont les allergies ? reviennent-elles tous les ans, à quelle période ? Y a-t-il des signes de gravité, des passages aux urgences ? »

    Le patient est ensuite soumis à des tests cutanés afin de déterminer à quels potentiels allergènes, sa peau réagit. Une fois le diagnostic établi. Le médecin peut mettre en place un traitement et une désensibilisation : « On préconise un traitement sublingual, soit des gouttes, soit des comprimés à prendre quotidiennement pendant six mois, trois années de suite. On met un petit peu d’allergènes sous la langue pour habituer petit à petit l’organisme à ce à quoi il est allergique. Les résultats sont très bons. » Polyallergiques, rassurez-vous, des solutions existent !

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  • Dépendance aux jeux d’argent : que faire ?

    Dépendance aux jeux d’argent : que faire ?

    Une dépendance comportementale

    Si pour la majorité d’entre nous, les jeux d’argent évoquent simplement un divertissement, un moment de détente ou un occasionnel « je tente ma chance », ils peuvent faire basculer et précipiter certains dans l’abîme de l’addiction. On parle alors d’une dépendance comportementale ou d’addiction « sans substance », contrairement à l’alcoolisme ou à la toxicomanie. Ça peut concerner les jeux vidéo, par exemple, le shopping compulsif, les réseaux sociaux, l’exercice physique ou encore les pratiques sexuelles. Mais l’addiction aux jeux d’argent « est probablement la plus fréquente des dépendances comportementales. On n’a pas beaucoup de chiffres, mais ça peut toucher jusqu’à 1 % de la population », explique le Professeur Michel Lejoyeux qui dirige le Service de Psychiatrie et Addictologie à l’hôpital Bichat, à Paris, service qui propose d’ailleurs des consultations spécialisées pour les dépendants aux jeux d’argent.

    Des profils plus enclins que d’autres

    Si on sait désormais que les femmes sont par exemple plus sujettes à la dépression que les hommes, c’est l’inverse pour la dépendance aux jeux d’argent, plus répandue dans la population masculine. Mais aussi chez « les personnes qui ont déjà une addiction à une substance », comme le tabac ou l’alcool, précise le Pr Lejoyeux, et chez celles « qui ont dans leur famille quelqu’un qui a un problème d’addiction avec les jeux d’argent ». Fabrizio, fringant quinquagénaire, buvait ainsi déjà beaucoup trop quand il a plongé, dans sa trentaine, dans la dépendance aux jeux d’argent via des soirées bridge entre potes. Aujourd’hui sobre et délivré de l’emprise des jeux (il fréquente toujours les Alcooliques anonymes et voit un addictologue tous les mois), ce Parisien décrit cette période de sa vie comme une « spirale infernale. Quand j’y repense, je vois un gouffre ». Il faut aussi être plus attentif si un proche ou soi-même traverse des états de dépression. « Ces états peuvent faire le lit à une addiction aux jeux d’argent », explique le médecin qui en parle d’ailleurs dans son ouvrage L’Aventure de la bonne humeur (Robert Laffont), paru en novembre dernier.

    Une épreuve aussi pour l’entourage

    Pas facile de vivre avec un addict, quelle que soit la dépendance, et celle aux jeux d’argent n’y fait pas exception. « Un joueur d’argent va être plus passionné par ses jeux que par sa famille ou son conjoint. Et ça n’est évidemment pas très agréable d’avoir un conjoint plus intéressé par le casino que par vous », résume le psychiatre. Pour Cathleen, réaliser que son père était addict aux jeux d’argent a été brutal. « C’est quand les huissiers sont venus que ma mère et moi avons saisi l’ampleur du problème. On savait tous que papa passait des soirées au casino, mais on ne soupçonnait pas le montant des sommes qu’il perdait. Pour combler les trous, il avait siphonné différents comptes épargne, dont celui pour les études de mon petit frère. » C’est d’ailleurs souvent les conséquences financières qui alertent l’entourage. « Il n’y a pas de manière de jouer régulièrement sans perdre de l’argent », avertit le Pr Lejoyeux.

    Des critères précis pour évaluer cette addiction

    Avant d’en arriver aux huissiers, comment savoir que soi ou un proche n’est pas qu’un simple joueur occasionnel, mais est dépendant ? « C’est la seule addiction définie par des critères comportementaux précis », explique le médecin avant de les détailler. « Le premier c’est évidemment une pratique de jeu qui provoque des dommages financiers et relationnels. Le deuxième critère c’est la perte de contrôle : un joueur pathologique pense, par exemple dans un casino, jouer seulement quelques euros, mais il va perdre le contrôle de ce qu’il joue. Le troisième qui est peut-être le plus important, c’est l’impression de pouvoir maîtriser le sort. Au fond, tous les joueurs d’argent que je vois me racontent la même chose : ils pensent qu’ils ont un talent particulier pour maîtriser ce qui est en fait de l’ordre de l’aléa. Et le quatrième critère c’est qu’il n’y a pas de régulation. C’est-à-dire qu’ils retournent jouer après avoir perdu. »

    Le premier pas vers la guérison

    On dit souvent que réaliser qu’on a un problème d’addiction est le premier pas vers la guérison. Mais comment effectivement se sortir de cette spirale ou aider un proche à le faire ? Après l’épisode des huissiers et une grande discussion familiale, le père de Cathleen a ainsi fait la démarche de se faire interdire de casino. « Ça a permis de limiter le problème, explique la jeune femme. Mais, ça n’a pas tout réglé. Il n’y a pas que les casinos pour jouer de l’argent. » Il est aussi primordial de rappeler qu’on parle d’une maladie et non d’un manque de volonté. « Cette addiction donc être prise en charge comme n’importe quelle maladie, explique le Pr Lejoyeux, pourquoi pas en en parlant d’abord à son médecin généraliste. »

    Des traitements efficaces

    La solution pour s’en sortir ? Rien de magique ou de coûteux. Le Professeur Lejoyeux insiste : « Il faut aller en consultation », comme celles spécialisées que propose son service à l’hôpital Bichat, ou chez un psychiatre. On peut aussi choisir des réunions de groupe, comme SOS Jeux… « Ces traitements sont efficaces, affirme le médecin. En commençant un suivi, le joueur pathologique va petit à petit prendre conscience de son problème et corriger les troubles intellectuels à l’origine du jeu d’argent. »

    Une vigilance accrue pour les ados

    Concernant les jeunes, et particulièrement les ados, le Pr Lejoyeux, n’hésite pas à mettre les parents en garde : « Il faut être particulièrement vigilant. Il est extrêmement déstabilisant pour un adolescent de gagner une grande somme d’argent et toutes les addictions au jeu commencent par des moments où on a beaucoup gagné. L’argent qu’on gagne met plus en danger que l’argent qu’on perd. » Car, comme le résume le médecin : « Si on perd tout le temps, on sera moins tenté de jouer. »

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  • Deuil périnatal : comment le vivre et le surmonter ?

    Deuil périnatal : comment le vivre et le surmonter ?

    En 2023, Maryline Serrano vit un événement déchirant. Alors qu’elle est enceinte de son troisième enfant, elle apprend lors d’une échographie a priori anodine que son bébé présente un épanchement pleural (du liquide autour des poumons). Au bout de plusieurs semaines d’examens complémentaires, vécus comme autant de montagnes russes entre espoirs et craintes pour elle et son mari, le diagnostic tombe : leur bébé est atteint du syndrome de Noonan, une maladie génétique qui implique des pathologies extrêmement lourdes et affecte le pronostic vital de l’enfant. Après une discussion avec le corps médical, Maryline et son époux prennent la décision déchirante de recourir à une Intervention médicale de grossesse (IMG) lors de son septième mois de grossesse : « Le bébé bouge dans le ventre, en apparence, il donne signe de bonne vitalité, de bonne santé. Demander au médecin, alors que je porte la vie, de programmer sa mort, ça a été une décision extrêmement difficile. »

    Un délicat accompagnement du deuil

    À l’image de Maryline Serrano et de son mari, chaque année, près de 7 000 femmes et couples perdent un enfant en cours de grossesse ou lors de ses premiers jours de vie. Commence alors le deuil périnatal qui survient selon l’OMS après le décès d’un bébé in utero, à la naissance, dans les jours ou les semaines après sa naissance. Certains, comme Marilyne Serrano considèrent même que cette définition doit être étendue aux IVG ou aux fausses couches. Souvent, le deuil périnatal est un tabou face auquel les proches sont désemparés. D’autant que, comme le bébé n’a pas eu le temps de partager, la vie de ses parents, son existence n’est pas toujours “réelle” ou palpable pour eux. Les personnes endeuillées sont encore davantage isolées que lors d’un deuil classique : « Les relations avec notre entourage sont devenues difficiles. Les gens ne savaient plus comment nous aborder. Et quand on est coincé dans notre souffrance, on en veut beaucoup à l’entourage de ne pas être comme on voudrait qu’il soit », abonde Maryline qui doit à l’époque affronter des réflexions bienveillantes, mais maladroites. « Certains proches me disaient : allez, relève-toi, tu as deux enfants quand même… »

    Se faire aider

    C’est dans ce contexte qu’intervient régulièrement Yveline Exbrayat. « Le problème, c’est que tout le monde va proposer des solutions et des consolations, chercher à donner des réponses plutôt qu’une oreille attentive. Or une personne qui souffre, est en recherche d’écoute active pas de consolation », explique cette psychologue spécialisée dans le périnatal. Bien souvent, elle constate chez les proches, mais aussi souvent chez les conjoints ce qu’elle appelle « la posture du guerrier », c’est-à-dire vouloir aider à se relever la personne qui souffre, espérer qu’elle soit dans l’action plutôt que dans l’écoute de son deuil. « On voudrait que le deuil se passe vite, mais l’accompagnement du deuil consiste avant tout à faire présence, à partager l’émotion. Cela permet à la personne qui souffre de se sentir comprise. » Le rôle de cette praticienne, qui exerce à Orléans, est d’apporter ce soutien émotionnel quand les familles et les conjoints – parfois encore plus effondrées que la femme qui a perdu un enfant – ne sont pas en mesure de la faire.

    Lever le tabou du deuil périnatal

    Une chose est certaine, malgré la souffrance immense, malgré l’aspect tabou de la disparition et la difficulté à mettre des mots sur l’indicible, il faut rompre l’isolement pour faire ce cheminement qu’est le deuil : « Il existe beaucoup d’options maintenant pour se faire accompagner dans ce moment de vie », explique Maryline Serrano. Parmi celles-ci, les associations. Agapa par exemple, propose un soutien aux personnes confrontées au deuil périnatal. Depuis 2011, cette association forme les professionnels de santé et de la périnatalité afin de leur donner des clés qui leur permettront un meilleur accompagnement des personnes touchées. D’autres initiatives, telles que l’opération « une fleur, une vie », agissent pour lever le voile sur le tabou du deuil périnatal. Il faut parler est ne pas mettre les choses sous le tapis pour emprunter le chemin du deuil. Pour Maryline Serrano, ce cheminement a véritablement débuté lors qu’elle a accouché d’Ugo, son « bébé lumière » le 13 septembre 2023. Paradoxalement sa mise au monde est un vrai soulagement pour sa maman : « Sa découverte a balayé toutes des heures de souffrance. Sa présence était magique. » Entre la naissance et les funérailles d’Ugo, Marilyne partage des moments avec lui : « On a vécu avec lui des choses qui, d’un point de vue externe, peuvent paraître un peu glauques. Mais qui, dans la reconstruction, sont extrêmement importantes. Il faut créer des souvenirs. D’ailleurs les sages-femmes et l’équipe médicale prennent des photos. Quand les parents ne veulent pas voir, elles les gardent dans un dossier médical au cas où ils réclameraient un jour. »

    Se reconstruire après la perte

    Le 21 septembre, Marilyne entame son processus de reconstruction. Après les funérailles, elle décide d’écrire un livre et de raconter son expérience aussi bien pour elle que pour accompagner toutes les personnes qui doivent affronter la perte d’un enfant : « J’ai fini l’écriture au mois de juin 2024 et j’ai voulu qu’il soit publié le 13 septembre 2024, pour son premier anniversaire. » Depuis, cette ancienne coiffeuse consacre sa vie à accompagner les personnes qui, comme elles, ont été confrontées au drame. Elle a effectué une reconversion vers le métier de thanadoula (une personne qui accompagne les personnes en fin de vie et les personnes en deuil) spécialisée en périnatalité et pédiatrie, et se déplace dans toute la France en conférence, pour sensibiliser au deuil périnatal et sur l’importance de redonner une place à la mort dans nos vies.

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