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  • Apprendre à son enfant à faire du vélo

    Apprendre à son enfant à faire du vélo

    Le vélo, dès 2 ans

    Dès l’âge de 2 ans environ, votre enfant peut commencer à apprendre à maîtriser son équilibre sur roues, grâce à une draisienne. Avec ce drôle de vélo sans pédales, le petit acquiert le sens de l’équilibre, développe sa coordination et son autonomie, et s’initie naturellement au maintien du guidon pour rouler droit. Comme le raconte Lisa, « mon fils Hugo a commencé son initiation à 2 ans avec une draisienne. En quelques mois, il avait déjà un très bon équilibre et était prêt à passer à un véritable vélo avec pédales ». Pour apprendre à faire du vélo, un enfant doit cependant posséder certaines capacités motrices de base, comme se tenir droit sans aide, ou encore coordonner ses mouvements, ceux des jambes et des bras, pour pouvoir diriger le guidon. Enfin, un minimum de force dans les jambes et une certaine endurance sont nécessaires pour pédaler et maintenir l’effort sur une certaine distance.

    Les petites roues pour apprendre

    Deuxième étape, passer au vélo avec des petites roues une fois que l’enfant est à l’aise sur la draisienne, et apprendre à pédaler. Lorsque l’enfant montre des signes de confiance et de stabilité, il est temps de retirer les petites roues. Commencez sur une surface plane et sécurisée, comme une allée ou un parc. C’est ce qui s’est passé pour Léa, 4 ans : « Les petites roues l’ont aidée à se sentir en sécurité pendant qu’elle apprenait à pédaler. Nous les avons enlevées, une fois qu’elle se sentait prête », raconte son père, Paul. Cependant, cette étape n’est pas obligatoire pour tous les enfants. Certains passent directement de la draisienne au vélo, sans en passer par l’étape quatre roues, comme en témoignent les nombreux enfants de petite section de maternelle que l’on voit pédaler comme des fous dès l’âge de 3 ans ! Un autre conseil important de Julie, qui travaille au rayon vélo d’un grand magasin de sport : « Il est important de laisser l’enfant avancer à son propre rythme. Ne le forcez pas à retirer les petites roues avant qu’il ne se sente prêt. »

    Encouragement et patience

    Le rôle des parents dans l’apprentissage du vélo est en effet crucial : ils doivent encourager constamment leur enfant et faire preuve de patience pour rendre l’expérience positive et amusante, conseille Julie. Le vélo n’est pas seulement une activité physique qui contribue au développement psychomoteur de l’enfant, il a également un impact positif durable sur son autonomie et sur sa confiance. Pour Claire, « si Mathieu a appris à faire du vélo à 5 ans, c’est grâce à la draisienne et au vélo avec petites roues, mais aussi parce que nous sommes restés patients et que nous l’avons laissé progresser à son propre rythme. » Une erreur fréquente est de vouloir aller trop vite, trop tôt. Évitez de lui mettre trop de pression, ce qui peut entraîner l’arrêt de sa volonté d’apprendre à faire du vélo. Il faut choisir le bon moment, quand l’enfant se sent prêt et en manifeste l’envie. L’apprentissage doit se faire dans un moment de calme et de détente, sans pression ni contrainte de temps.

    Apprendre en jouant

    Le plus difficile à vélo, c’est de démarrer. L’enfant doit d’abord apprendre à placer correctement ses pieds sur les pédales sans regarder et comprendre que c’est l’élan qui donne la vitesse. Partir en plaçant le pied avant au-dessus de l’axe du pédalier donne plus de force pour effectuer un premier tour de pédale et gagner assez de vitesse pour garder son équilibre. Une fois que l’enfant maîtrise le démarrage et la vitesse, il faut aussi savoir s’arrêter ! Pour apprendre à freiner en s’amusant, voici quelques petits jeux à mettre en pratique : Tracez un repère au sol au niveau duquel votre enfant doit stopper. Cela lui permettra d’apprendre à s’arrêter au niveau d’un carrefour ou d’un feu. Faites circuler votre enfant librement sur une zone sans danger. À votre « top », votre enfant doit freiner et poser le pied à terre. Au « top » suivant, il repart. Ainsi, il saura par la suite faire face aux dangers de la circulation sur la voie publique.

    Bon à savoir

    Jusqu’à l’âge de 8 ans, un enfant est autorisé à rouler au pas sur les trottoirs, pendant que vous circulez sur la chaussée. Par ailleurs, il est recommandé de ne pas le laisser circuler seul en ville avant l’âge de 12 ans.

    Conseils de sécurité pour apprendre le vélo à votre enfant

    Il faut aussi adopter un équipement adapté : le port du casque est obligatoire jusqu’à 12 ans et reste très fortement recommandé après cet âge. Des genouillères et coudières sont également conseillées pour se protéger en cas de chute. Pour les premières sorties, il est recommandé de choisir des zones sûres et peu fréquentées. Restez toujours à proximité de votre enfant, car la supervision est essentielle pour assurer sa sécurité. Assurez-vous également que le vélo est adapté à la taille de l’enfant : un vélo trop grand ou trop petit peut rendre l’apprentissage difficile et dangereux. L’enfant doit pouvoir toucher le sol avec ses pieds lorsqu’il est assis sur la selle.

    Sensibiliser sans culpabiliser est essentiel pour développer des comportements responsables chez les jeunes. En encourageant un meilleur partage de la route, chacun peut contribuer à la sécurité de tous, en particulier celle des plus jeunes. Les parents jouent un rôle clé en inculquant les bonnes pratiques dès le plus jeune âge, comme le respect du code de la route et l’attention aux autres usagers. Pensez également à l’importance de la visibilité : l’utilisation d’accessoires réfléchissants ou de vêtements colorés est un moyen simple et efficace pour améliorer la visibilité de votre enfant.

    Et n’oubliez pas : en adaptant l’apprentissage à son rythme, vous lui offrirez une expérience positive et enrichissante !

  • Éco-anxiété : comment la gérer et la surmonter ?

    Éco-anxiété : comment la gérer et la surmonter ?

    Que ressentent concrètement les personnes atteintes par l’éco-anxiété ?

    Claire Wallez : Les symptômes dépendent beaucoup de leur tempérament, de leur vécu, et enfin, du moment de vie lors desquels ils ressentent de l’éco-anxiété. Globalement, on ressent une angoisse vis-à-vis de l’avenir et un énorme sentiment d’impuissance, souvent couplé à une perte de sens. L’éco-anxiété se nourrit par exemple de craintes d’effondrement économique, de crise sociale, de risques politiques ou géopolitiques. Ou encore de questions existentielles avec souvent une remise en question des projets de vie. Faut-il faire des enfants ? Quelles études choisir ? Soudain, le monde tel qu’on le voyait, l’idéal tel qu’on se l’imaginait, en se basant sur des envies qui ne sont pas durables, tout cela doit être remis en question. C’est ce qui revient beaucoup chez les jeunes qui ne désirent plus faire d’enfants. Ils me disent que si on venait à subir des catastrophes climatiques, ils préféreraient être seuls dans la barque.

    Peut-on considérer que l’éco-anxiété est une maladie mentale ?

    C. W. : Beaucoup de personnes qui souffrent d’éco-anxiété se disent, sûrement à raison : ce n’est pas nous qui avons un problème, c’est la société, qui ne regarde pas le problème en face. Je pense qu’il faut distinguer deux choses dans le phénomène de l’éco-anxiété. D’une part, l’éco-lucidité, c’est-à-dire vouloir comprendre ce qu’il se passe, qui peut entraîner un changement de comportement au sens large (consommer, façon d’être dans le monde, de penser, d’être avec les gens). Cela ne peut pas être considéré comme une anomalie. En revanche, ce que cela génère en moi, comme l’angoisse, la peur, la colère, l’impuissance, c’est-à-dire la part souffrante de la prise de conscience, doit être accompagnée.

    Certains professionnels considèrent le phénomène d’éco-anxiété comme un trouble individuel qui serait comparable au syndrome de stress post-traumatique. Qu’en dites-vous ?

    C. W. : La prise de conscience écologique peut être vécue comme un choc brutal. Encore beaucoup de professionnels de la santé mentale sous-estiment l’éco-anxiété rapportée par leurs patients. Cependant, il faut être prudent. C’est un mal-être d’un genre nouveau qu’il faut prendre le temps d’étudier. Surtout, il y a autant de types d’éco-anxiété que de patients qui en souffrent. Il faut pouvoir la considérer, autant qu’un autre type de traumatisme, car l’incompréhension, voire le refus de dialoguer s’installent vite et peuvent générer un isolement social et augmenter l’éco-anxiété chez la personne qui en est atteinte.

    On dit que se mettre en action est l’un des principaux remèdes à ce sentiment d’angoisse. Que peut-on faire d’autre ?

    C. W. : D’abord, aller voir un psychologue pour ce genre de problématiques, ce n’est pas idiot. Je le précise, car beaucoup sous-estiment ce mal-être en se disant que c’est moins grave qu’une crise d’angoisse déclenchée pour une autre raison. L’éco-anxiété vient réveiller des corps sensibles. Pour aller mieux, il est important d’agir, reprendre le contrôle, se recentrer sur ce qui fait sens pour nous, tout en gardant un œil à notre santé mentale et en évitant le burn-out militant ou le trop-plein informationnel. Même dans l’action, il est important de ne pas s’oublier pour durer.

    Besoin de soutien psychologique ?

    Parce qu’un problème de santé mentale ne doit pas être négligé, avec la Macif vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique.

    (1) https://www.ifemdr.fr/chiffres-cles-sur-leco-anxiete/#:~:text=Une%20%C3%A9tude%20publi%C3%A9e%20en%202021,extr%C3%AAmement%20inquiets%20%C2%BB%20du%20changement%20climatique

  • Les familles à l’épreuve des convictions écologiques

    Les familles à l’épreuve des convictions écologiques

    Des jeunes concernés par l’écologie

    S’invitent désormais à table les débats sur la consommation, l’alimentation, le choix des destinations pour les vacances d’août et les manières quotidiennes de se déplacer. Aucun répit donc lorsqu’il s’agit d’écologie. En 2019, 55 % des foyers français disaient en discuter au moins une fois par semaine. Souvent, ce sont les adolescents, fraîchement politisés – depuis 2018, des milliers d’adolescents suivent ainsi la grève scolaire pour le climat tous les jeudis ou vendredis –, qui envoient remontrances et sentiment de culpabilité à leurs parents.

    À raison ? Un enfant né en 2020 connaîtra sept fois plus de vagues de chaleur que ses grands-parents baby-boomeurs. Les réseaux sociaux, vecteurs d’un grand nombre d’informations relatives au réchauffement climatique, exposent davantage les jeunes à cette thématique. Alors sans surprise, en 2022, la protection de l’environnement est l’enjeu le plus préoccupant chez les 18-24 ans, alors qu’elle vient en deuxième position pour l’ensemble de la population, après le pouvoir d’achat.

    Jeunes vs leurs parents : un décalage parfois important

    Par ailleurs, 75 % des 15-25 ans considèrent leurs parents responsables de la situation actuelle. « Cette année c’est l’humanitaire au Maroc, et ensuite un voyage imprévu en Islande parce qu’un copain débarque. Ils vont sans doute aussi partir loin en automne, histoire de se changer les idées, et n’oublions pas le traditionnel match de rugby au Pays de Galles de la fin d’année, qui s’ajoutent aux allers-retours précédents », désespère Nicolas, dont les parents se sont installés en Corse pour la retraite, l’obligeant à exploser son empreinte carbone. Des reproches qui peuvent vite agacer les concernés. Sur le groupe Facebook Parents d’ados, suivi par 60 000 personnes, les parents exaspérés par les nouvelles convictions écologiques de leurs bambins se lâchent. Parmi les messages publiés à ce sujet, une image valant mieux que mille mots : « Un million d’adolescents veulent nettoyer la Terre. Un million de parents voudraient qu’ils commencent par leurs chambres. »

    L’écologie, un pont intergénérationnel ?

    Le sujet est en tout cas devenu brûlant, à tel point que l’Ademe, en sorte un rapport nommé Le dialogue intergénérationnel sur l’environnement, où l’on apprend que 71 % des jeunes ont déjà fait remarquer à un de leurs parents qu’une de leurs habitudes était mauvaise pour l’environnement. L’agence pour l’environnement insiste toutefois sur le fait que le dialogue n’est pas si conflictuel que l’on pourrait le penser, car 69 % des jeunes se sont aussi déjà fait remarquer par l’un de leurs parents que leurs habitudes, elles aussi, étaient mauvaises pour l’environnement. « On est choqués par leur consommation de viande et eux par nos achats de fringues en fast-fashion… » résume Lisa, 17 ans, lycéenne à Salon-de-Provence. Par ailleurs, que l’on ait 15 ans, 27 ans, ou 56 ans, une chose fait consensus : les conclusions scientifiques. Selon le même rapport, 79 % des jeunes jugent que les climatologues évaluent correctement les risques du changement climatique, soit la même proportion que chez les 55-75 ans (80 %).

    S’il est un sujet de tensions, l’écologie peut aussi devenir l’occasion rêvée d’un vrai échange… pour aboutir à des convictions partagées. « Nos trois enfants n’étaient clairement pas passionnés de jardinage avant que l’on organise des sessions collectives avec les enfants des voisins. Il n’y a pas de secret : il faut rendre ça ludique, et c’est un moyen de vivre des moments privilégiés en famille », témoigne Sarah, 33 ans, mère de trois enfants à Saint-Omer. Par ailleurs, les jeunes n’ont-ils pas aussi à apprendre des « boomers » ? « Pratiquez-vous le recyclage scolaire ? », interroge Claude, sur le groupe Parents d’ados. « Nos enfants sont tellement soumis aux regards des autres, et à la société de consommation. Petite, j’avais un beau cartable, une belle boîte de crayons de couleur, et ça me faisait au moins trois ans. Quand j’entends le mot écologie perpétuellement je me dis que si on commençait déjà par là ça pourrait être un début », termine-t-elle.

    Conserves, réparation, vélo, faible niveau de consommation… Les recettes de grand-mère vont très souvent dans le sens de la sobriété. Et puisque l’écologie est intimement liée à la question sociale, les parents ne sont-ils pas des écolos qui s’ignorent ? « Mes ados prennent de longues douches, utilisent un maximum d’électricité… De 50 €/mois, je suis passée à 150 €. Je suis maman solo et ça devient compliqué », explique Véronique, 46 ans. Le duo fin du monde/fin du mois pourra-t-il mettre tout le monde d’accord ?

  • Aidant et salarié : comment concilier vie pro et vie d’aidant ?

    Aidant et salarié : comment concilier vie pro et vie d’aidant ?

    Endosser le rôle d’aidant, c’est à la fois assumer les tâches du quotidien, mais aussi être le principal soutien moral et affectif du proche aidé. Une mission aussi importante que difficile, comme en témoigne Julie, qui a mené de front sa vie familiale et professionnelle avec son rôle d’aidant auprès de Laurent, son mari décédé en décembre dernier des suites d’une maladie. Elle partage son expérience.

    1 Quand survient l’impensable

    La maladie de Laurent se manifeste d’abord par des pertes cognitives et une intense fatigue, mises sur le compte d’un burn-out professionnel. Puis le diagnostic tombe : c’est un cancer. Pour Julie et sa famille, le monde s’écroule. Julie occupe un poste à responsabilité au sein d’une agence de publicité parisienne. Alors en période d’essai, elle n’ose dire à son employeur qu’elle a décidé de s’occuper seule de son mari devenu invalide : « Quand survient ce rôle d’aidant, on fait face sans se poser de questions : on soutient et on donne sans compter », raconte Julie.

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    La Macif s’engage auprès des aidants.

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    Il faut éviter de se mettre en danger parce que si on craque, on entraîne tout le reste avec soi.

    Julie, aidante

    2 Une spirale sacrificielle

    Pour prendre soin de son mari, subvenir aux besoins financiers de la famille et gérer le quotidien, Julie adopte une organisation quasi-militaire. « Il n’y avait plus de place pour l’improvisation. Je devais mettre en place la coordination du parcours de soins (kinésithérapeute, infirmière, chimiothérapie, IRM, etc.) et le suivi médical très lourd, tout en continuant à travailler et m’occuper de la maison et des enfants », explique-t-elle.

    Jusqu’à s’en s’oublier… « Le piège, c’est de considérer que le rôle d’aidant est naturel. Alors qu’il faut être conscient de la responsabilité, de la charge mentale et de l’incidence physique que cela implique. On repousse nos limites tout en ayant conscience que l’on se met en danger et que si on craque, on entraîne tout le monde avec soi : son aidé, ses enfants, son entourage… »

    Un décalage s’est vite installé entre mes priorités du quotidien et mon travail, et j’ai su que je n’allais pas être en capacité de fournir ce qu’on me demandait.

    Julie, aidante

    3 Une carrière qui en pâtit

    Une situation difficilement tenable qui a inévitablement des répercussions sur l’activité professionnelle de Julie. « J’étais dans un environnement qui exigeait une grande productivité. Faute de soutien, un décalage s’est installé entre mes priorités du quotidien et mon travail. Et plus la dépendance de mon mari augmentait, plus je comprenais que je ne pouvais plus fournir ce qu’on attendait de moi au travail », avoue-t-elle.

    Julie quitte alors son entreprise pour se mettre à son compte, espérant gagner en souplesse. Mais très vite, la réalité la rattrape. « Laurent était à plus de 90 % d’invalidité. La charge mentale devenait trop lourde à porter et je n’arrivais plus du tout à travailler seule ».

    4 Le travail, véritable colonne vertébrale

    « Le travail est indispensable à l’équilibre personnel. J’avais besoin, mentalement et économiquement, de stabilité », souligne-t-elle. Julie accepte un nouveau CDD mais, cette fois, aborde la situation avec son employeur et demande un contrat aux 4/5e qui lui est refusé. « Néanmoins conciliante, l’entreprise a accepté que je télétravaille, m’absente pour aller à l’hôpital, et me donnant des congés malgré mon récent CDD… ». Se sentant soutenue par son employeur et voyant son mari au plus mal, Julie prend un second congé de répit. Laurent décède quelques semaines plus tard à l’hôpital.

    Besoin d’aide ?

    Le site aveclesaidants.fr de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    5 Des salariés aidants et des employeurs co-responsables

    L’entreprise a sa part de responsabilité dans l’équilibre professionnel et personnel de l’aidant salarié. « Nous pouvons tous devenir un aidant ou un aidé jour et que nous sommes, assure Julie. Charge à l’entreprise d’instaurer un climat de confiance pour libérer la parole des aidants, adopter une politique RH pour les identifier au plus tôt ou créer un parcours professionnel spécifique… pour que ni la vie d’aidant ni l’activité salariale ne soient plus sacrifiées ».

    L’Essentiel de l’article

    • Les salariés aidants n’ont pas toujours conscience de se mettre en danger.
    • Le travail est essentiel à l’équilibre personnel des aidants.
    • Accepter de souffler est vital, pour soi et pour les proches.
    • Réinventer le parcours du salarié-aidant au sein des entreprises peut être une solution.

    (1) Ipsos-Macif, 2020

    (2) Association Française des aidants, Fiche pratique « Concilier vie d’aidant et vie professionnelle »

  • Comment se préparer à un entretien d’embauche ?

    Comment se préparer à un entretien d’embauche ?

    Patrice Ras est spécialiste en gestion de carrière. Il a animé des ateliers de préparation d’entretien d’embauche dans le supérieur et enseigne depuis plus de vingt ans les techniques de recrutement aux cadres, managers et gestionnaires de ressources humaines. Il est l’auteur de l’ouvrage Le Grand Livre de l’entretien d’embauche, publié aux Éditions Studyrama.

    Quelle est la préparation idéale avant un entretien d’embauche ?

    Patrice Ras : La clé d’un entretien réussi, c’est d’en préparer assidûment toutes les étapes préalables. Comme personne ne peut anticiper, et donc pleinement maîtriser l’interaction une fois le moment venu, le candidat doit d’abord s’assurer de parfaitement connaître son sujet : s’informer sur l’entreprise, sa manière de communiquer sur les réseaux sociaux, sa culture, ses produits ou services, et ses valeurs. Cela lui évitera de se rater à une première question basique, qui est, d’expérience, l’une des choses les plus déstabilisantes en entretien. Je recommande souvent aux étudiants de simuler des entretiens seuls, dans un espace qui les rassure, en imaginant les questions et les réponses qui peuvent être apportées. Un enregistrement vidéo, pour observer ses expressions faciales et corporelles, peut aussi être utile. Le recrutement, c’est comme un sport. Si on veut mettre le ballon dans le filet, il faut parfois tirer cent fois avant de marquer un but. Je recommande aussi de postuler à des annonces qui nous intéressent que moyennement, histoire de s’entraîner à l’interaction. Il n’y a pas de secret : il faut manger de l’entretien d’embauche, parce qu’on est toujours mauvais au premier.

    Vous dites qu’il y a un point essentiel auquel on pense rarement : connaître ses propres attentes et savoir en parler. Pouvez-vous développer ?

    Patrice Ras : Pour avoir recruté des jeunes diplômés comme des cadres confirmés, je me suis souvent aperçu que beaucoup de candidats ne verbalisent pas suffisamment leurs envies, leurs attentes, leurs doutes. C’est pourtant ce qui rend un entretien humain et un candidat attractif, singulier et sûr de lui. Plus qu’être dans une forme de passivité, il est recommandé de préparer des questions pertinentes à poser à la fin ou au cours de l’entretien. Cela démontre que vous êtes volontaire, affirmé, en mesure de cerner les attentes de la hiérarchie, mais aussi les vôtres. L’étape d’après, bien entendu, consiste à tenter de répondre à la question centrale et inévitable que le recruteur a en tête : pourquoi vous sélectionner et pas un(e) autre candidat(e) ? Recruter, c’est choisir, donc forcément comparer.

    Quid de l’attitude corporelle du candidat, qui doit elle aussi être maîtrisée au cours d’un entretien d’embauche ?

    Patrice Ras : Votre posture, vos gestes, la manière dont vous êtes assis et vos expressions faciales jouent un rôle crucial. La communication non verbale est le reflet de l’état d’esprit dans lequel vous êtes : quand on est droit sur sa chaise, sans être rigide, on paraît clair, confiant. Mais gare à ne pas trop y penser, il faut quand même être naturel ! L’essentiel est que le recruteur ne perçoive pas d’incohérence entre votre discours et les documents de votre candidature. Autre conseil de route au passage : si on veut anticiper au mieux l’échange et éviter les questions pièges, il faut que votre CV soit très clair.

    Si vous deviez avertir les potentiels candidats sur les deux erreurs à éviter, quelles seraient-elles ?

    Patrice Ras : On dit que la culture, c’est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale. C’est un peu la même chose pour l’expérience que l’on vend à nos recruteurs en entretien d’embauche. Les candidat(e)s ont tendance à ajouter des éléments inutiles, voire dévalorisants ! Par exemple, un avocat me racontait qu’un candidat en entretien pour en stage avait passé cinq minutes à disserter sur sa cueillette de cerises à l’été dernier. Parfois, la piste extrascolaire est une fausse bonne idée. Cela ne veut pas dire que seuls les diplômes comptent. Mais il faut se poser la question : parmi tout ce que j’ai fait, qu’est-ce qui me valorise, qu’est-ce que cette expérience ou cet engagement raconte de moi ? Si je fais de la vidéo, même à un petit niveau, ça démontre une envie de raconter, une autonomie, une appétence pour l’image. Sans oublier le domaine le plus oublié des candidat(e)s, pourtant essentiel : l’aspect relationnel. Cela fait une vingtaine d’années qu’ils communiquent avec les autres, il faut donc savoir en tirer quelque chose : êtes-vous plutôt quelqu’un qui est à l’écoute ou qui motive les troupes ? Pour maximiser la sincérité, posez la question aux membres de votre famille, à vos amis.

    Quelques conseils supplémentaires pour réussir son entretien d’embauche

    • Envoyez un email de remerciement après l’entretien. C’est l’occasion de réitérer votre intérêt pour le poste et rappelez brièvement pourquoi vous pensez être un bon candidat.
    • Préparez des exemples concrets tirés de votre expérience, vos formations, vos voyages, vos intérêts : oubliez les phrases trop génériques !
    • Écoutez attentivement les questions et n’hésitez pas à prendre quelques secondes pour réfléchir avant de répondre. Cela montre que vous prenez la question au sérieux et que vous êtes réfléchi.

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  • Comment la nouvelle génération gère ses économies ?

    Comment la nouvelle génération gère ses économies ?

    Depuis son enfance, Mona, 22 ans aujourd’hui, reçoit de l’argent de poche de ses parents. Quand elle avait 10 ans, la jeune Lyonnaise glissait tous les mois une pièce de deux euros dans une tirelire en forme de coffre à trésor. « Ma mère me conseillait de garder cet argent pour acheter quelque chose qui me plairait vraiment. J’ai économisé pour m’offrir un petit sac pailleté, qui devait coûter dix ou quinze euros. » Désormais, ses parents lui transfèrent 300 euros par mois sur son compte bancaire, « pour les courses, le téléphone et la carte de transport ». Mona, plus fourmi que cigale, met 20 euros de côté, parfois 30, dès qu’elle le peut, sur son livret A. L’étudiante en psychologie a déjà épargné près de 1 000 euros. « Je sais que s’il m’arrive une galère, je peux piocher dedans, explique-t-elle. Mais un jour, j’aimerais surtout acheter un appartement. »

    Des comportements éthiques et prévoyants

    Contrairement aux idées reçues, l’argent ne brûle pas les doigts des jeunes issus de la génération Z. 37 % des 18-24 ans épargneraient même déjà pour leur retraite(1). Si les jeunes adoptent désormais des comportements financiers précoces, c’est entre autres parce que la crise du Covid-19 a bouleversé leur vision de l’avenir. Selon l’enquête Gen Z : décoder les comportements financiers réalisée par le cabinet de conseil Oliver Wyman en 2023, 35 % des 18-26 ans affirment que « l’argent est une source de stress » contre 20 % chez les générations précédentes. La génération Z serait aussi « deux fois plus susceptible d’investir que les Millenials au même âge ». Quand certains, comme Mona, restent dans le circuit des produits d’épargne classiques, d’autres préfèrent se tourner vers des plateformes d’investissement éthiques : 75 % des 18-35 ans considéreraient que « tous les investissements devraient être socialement responsables aujourd’hui », d’après une étude OpinionWay pour Moka, l’une des nombreuses solutions d’investissement en ligne qui ont poussé comme des champignons ces dernières années.

    L’essor de la FinTok

    Le secteur bancaire l’a bien compris : les jeunes veulent qu’on leur parle de finance, et de préférence via le digital – 72 % d’entre eux utilisent des canaux numériques pour interagir avec leur banque, d’après le cabinet Oliver Wyman. À tel point que TikTok est devenue l’une de leurs premières sources pour s’éduquer financièrement, réunissant depuis quelques années des « finfluenceurs », soient des créateurs de contenu spécialisés dans les conseils en investissement, dont certains promettent les clés pour « devenir riche » en peu de temps. Les stars de l’investissement sur Tik Tok s’appellent Rachel Finance (près de 125 000 followers) ou Nicolas Finance (environ 485 000 abonnés), et des hashtags comme #FinTok, #moneytips ou #investing figurent parmi les plus populaires. Reste à s’assurer de la fiabilité de leurs recommandations : l’Autorité de Régulation professionnelle de la Publicité et l’Autorité des marchés financiers (AMF) ont donc créé en 2022 un « certificat d’influence responsable, option publicité financière » pour encadrer ce type d’activité. « La protection des épargnants est notre priorité », affirme Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l’AMF, sur le site de l’organisation.

    Pas une jeunesse, mais des jeunesses

    De son côté, Boris, 20 ans, pourtant « accro à TikTok et Instagram », « team “j’économise” » et « intéressé par une formation sur l’argent », s’est tenu à distance de la mode du FinTok. « Le peu de vidéos que je vois passer sont trop racoleuses », soutient l’étudiant, prudent. Il faut dire qu’à première vue, le jeune Parisien fait mentir les sondages sur la relation entre Gen Z et finance : « L’argent n’est pas spécialement une source de stress pour moi, je ne pense pas beaucoup à l’avenir, c’est trop flou, explique celui qui reçoit 750 euros par mois de ses parents pour toutes ses dépenses, et n’a jamais touché aux “grosses sommes” reçues à Noël et aux anniversaires, qu’il a placées sur son livret A. Le jour où je commencerai vraiment à travailler, je m’y intéresserai plus. Je me vois bien choisir un placement à long terme, stable, qui favorise l’innovation ou la transition écologique. » Mona, elle, ne se voit pas changer de banque pour le moment, contrairement à 30 % de ses pairs sondés par le cabinet Oliver Wyman. « Les banques en ligne, ça me fait un peu peur. C’est rassurant de pouvoir rencontrer un conseiller », se justifie la jeune femme, qui a gardé, dans un coin de sa chambre, la tirelire de son enfance en forme de coffre à trésor.

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    (1) Sondage de BPCE l’Observatoire 2024

  • Claqué au sol : le podcast pour lutter contre le harcèlement scolaire

    Claqué au sol : le podcast pour lutter contre le harcèlement scolaire

    L’histoire est constituée de deux parties bien distinctes : la première se déroule en classe de 5e, la deuxième, dix-huit mois plus tard, au début de la 3e. Entre les deux parties, les personnages ont changé, ils sont entrés dans le monde des « grands », leurs usages et leurs centres d’intérêt ne sont plus les mêmes, le harcèlement prend d’autres contours, plus cyberconnectés.

    Claqué au sol : Saison 1 et 2

    Harceleur, suiveur, harcelé

    Les adolescents, au fil de leur scolarité, ont plus de chance de participer à un fait de harcèlement (au titre de suiveurs pour le moins) que d’en être victimes. C’est un simple fait statistique, trop souvent mis de côté. Il est indispensable d’apprendre à reconnaître les deux côtés de la situation. En effet, le rôle de suiveur est une clé dans les situations de harcèlement car ce sont eux qui donnent le pouvoir au harceleur. Ce sont donc eux qui ont le pouvoir de débloquer la situation. D’autant que parfois, le harcèlement peut avoir lieu au sein d’un groupe d’amis.

    Les parents, alliés nécessaires

    Et parce que le harcèlement dépasse largement le cadre scolaire, notamment via les réseaux sociaux, il est essentiel que les proches, en particulier les parents, prennent la mesure de l’ampleur des conséquences et deviennent acteurs de la lutte contre ce fléau. Il s’agit donc de donner des clés de compréhension et des pistes d’actions pour désamorcer des situations problématiques voire potentiellement dangereuses pour leurs ados.

    « Claqué au sol » produit par Studio Bloom en partenariat avec MACIF. Ecrit par Thomas Cheysson. Réalisé par Carole Cheysson et Perrine Dard. Avec Camille Aguilar, Lana Ropion, Anton Salachas, Luna Lou, Naomi Homs, Alysson Paradis, Chloé Stefani, Mélodie Orru, Thomas Sagols, Olivier Bénard, Nathalie Homs, Valentin Vitti, Caroline Ambrosini et Kim Lewyn.

    Dirigé par Nathalie Homs. Mis en son par Alexandre Lormeau au studio Hari.

    Illustration Chloé Le Floch.

    Merci pour leur relecture attentive au Docteur Caroline de Guillenchmidt, pédopsychiatre, à Laetitia Dupaquier, psychologue clinicienne au C M P d’ Eaubonne, ainsi qu’à Nathalie Pauwels, consultante communication en prévention du suicide programme Papageno. Remerciements à Big Flo et Oli. Mais aussi à Maia Hoibian, Gianluca Lamari et les enfants du collège départementale la plaine des Glacis à la Ferté sous Jouarre ainsi que Blossom, Sacha, Léon, Romy, Billie, Ernest, Thadée, Elie, Nine et Lucio et tous nos jeunes auditeurs testeurs.

  • Sport et mal de dos : quelles activités choisir ?

    Sport et mal de dos : quelles activités choisir ?

    1 Le mal de dos : le mal du siècle

    Si vous souffrez du dos, sachez que vous n’êtes pas seul ! En effet, les centres antidouleur sont en premier lieu sollicités pour le mal de dos.

    La nuque, le milieu du dos ainsi que le bas du dos sont les zones les plus touchées par le mal de dos.

    Quant à son origine, elle peut être multiple. Le mal de dos peut se manifester après un étirement ou suite à une inflammation des ligaments ou des tendons, voire des muscles. L’arthrose peut aussi être source de douleurs dans le dos.

    80 %

    C’est le nombre de Français qui souffrent, ont souffert ou souffriront du dos. (1)

    2 Le sport : un allié ?

    Si Churchill attribuait (entre autres) sa forme physique au « no sport », il est pour autant reconnu que l’activité sportive, quand elle est bien choisie, peut être une alliée du mal de dos. Un dos fragile ou douloureux ne doit pas être un frein à la pratique d’une activité physique régulière.

    L’important est d’apprendre à privilégier les disciplines et les mouvements qui lui font du bien ou tout au moins de proscrire celles qui risquent d’accentuer les tensions ou les douleurs.

    Néanmoins, avant de commencer une activité physique, passez chez votre médecin généraliste. Il pourra vous conseiller une activité sportive adaptée et vous fournira un certificat médical si vous souhaitez intégrer une association sportive ou une salle de sport.

    3 Mal de dos : les 6 sports à privilégier

    Le gainage ou la gym de dos

    Les exercices de gainage ou la gymnastique de dos améliorent la stabilité de la colonne vertébrale. Ils renforcent les muscles paravertébraux et abdominaux qui ont un rôle essentiel dans la protection du dos.

    Le stretching postural

    Le stretching postural permet d’assouplir le corps tout entier ainsi que d’agir sur le renforcement musculaire. Il permet au corps de mieux bouger et de moins se contracter.

    Le yoga, le tai-chi et le qi gong

    Le yoga, le tai-chi et le qi gong sont basés sur des postures statiques et lentes qui permettent de se muscler et de s’étirer sans tensions brusques. Associées à des exercices respiratoires, ces trois disciplines relaxent le mental.

    Certaines postures de yoga, plutôt douces, permettent d’estomper progressivement les contractions musculaires liées au stress ainsi que de nombreuses douleurs cervicales et dorsales.

    Attention toutefois : certaines postures peuvent s’avérer douloureuses pour le dos. Initiez-vous dans une salle de sport et prenez conseils auprès de votre professeur.

    La natation

    La natation est classiquement recommandée à tous ceux qui souffrent de la colonne vertébrale. Avec ce sport, le dos ne souffrira pas de chocs comme sur la terre ferme : le corps flotte et le dos est ainsi préservé.

    La brasse coulée et le dos crawlé restent les nages les plus sûres pour le dos. Le crawl reste néanmoins une nage plus technique qui nécessite de garder une bonne symétrie de mouvements.

    Le vélo

    La petite reine est un sport qui limite les tensions brutales et la dissymétrie qui fatigueraient le dos. Un vélo adapté, une bonne position et de l’entraînement suivi d’une série d’étirements sont à privilégier.

    Quelle est la posture idéale pour du vélo sur route ?

    • Tout d’abord, soyez le plus droit possible sur sa selle. Ne recherchez donc pas à être aérodynamique.
    • Relevez un peu la potence.
    • Et baissez la selle.

    Par contre, oubliez le VTT : les secousses provoquées par les chemins et les pierres affectant votre dos.

    L’idéal reste la pratique en salle sur des vélos spécifiques qui disposent de sièges adaptés aux personnes qui souffrent du dos.

    Vous êtes adhérent Macif ?

    Le contrat Santé Macif vous propose selon les formules, un remboursement forfaitaire pour vos séances d’ostéopathie.**

    Bon à savoir

    Les réglages de la selle et du guidon sont essentiels sur un vélo pour prévenir les douleurs. Incliner la selle vers l’avant de 10 à 15° éviterait les douleurs lombaires. Vous pouvez également installer un rehausseur de guidon pour une position redressée.

    La marche

    Qu’elle soit rapide ou lente, la marche permet de muscler son dos en douceur.

    Il convient de :

    • favoriser les petits pas plutôt que les grandes enjambées ;
    • privilégier les terrains souples en campagne lors de grandes randonnées ;
    • éviter les sacs à dos trop chargés ;
    • être toujours bien chaussé ;
    • prendre des bâtons de marche pour caler son pas et son souffle.

    4 Mal de dos : les sports à éviter

    Tout ce qui « tasse » le dos

    On retrouve : le saut à la corde, l’équitation et la moto qui se révèle mauvaise sur le long terme.

    Les impacts forts

    Tous les sports qui génèrent des pressions importantes sont à bannir. On note : le tennis, le rugby, le judo et surtout le squash, particulièrement violent avec des arrêts et des rebonds très brutaux.

    Les postures dissymétriques

    Si vous souffrez du dos, évitez certains sports comme le tennis, le judo ou même le golf qui font travailler le même côté du dos. À terme, cela pourrait causer un déséquilibre de la colonne vertébrale.

    ** Dans les limites et conditions du contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Le gainage et le stretching postural améliorent la stabilité de la colonne vertébrale.
    • Le yoga, le tai chi et le qi gong musclent et étirent sans tension brusque.
    • La natation fait travailler le corps en douceur.
    • Le vélo est adapté et, avec une bonne position, il limite les tensions.
    • La marche muscle le dos en douceur.

    (1) Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés.
  • Enfant : quel goûter pour quel âge ?

    Enfant : quel goûter pour quel âge ?

    Un goûter équilibré

    Emma essaie de limiter les produits transformés lorsqu’elle prépare le goûter de sa petite fille de cinq ans, Pacifique. Elle surveille notamment l’apport en sucre, mais « ce n’est pas toujours évident. Quand elle va chez des copains, elle découvre souvent des gâteaux industriels qu’elle réclame ensuite à la maison,» reconnaît Emma. Pour son goûter « Elle a toujours un fruit ou une compote, et je lui donne parfois un petit gâteau, puis, si elle a encore faim, une tartine de sarrasin ou de farine de châtaigne ».

    Même son de cloche chez Amélie, maman de Pauline 5 ans également : « Son goûter ce sont parfois des choses que j’ai faites maison comme des madeleines, du quatre quart et une compote, un fruit et des oléagineux ». Mais parfois, Pauline comme Pacifique demandent des produits industriels pour faire comme leurs copains. « On essaie alors de garder un équilibre entre les produits transformés et les goûters maisons », explique Amélie.

    « Un paquet entier de gâteaux industriels »

    Nicolas, qui cuisine beaucoup pour ses enfants, est en revanche un peu moins regardant sur la question du goûter. Quand ils rentrent des cours, Michka, 10 ans et Esther 14 ans prennent ce qui leur fait envie et surtout ce qui est disponible dans les placards de la cuisine. « Ça peut être de la brioche avec du beurre et de la confiture mais aussi des céréales avec du lait ou des viennoiseries achetées en boulangerie en allant à l’école », explique Nicolas.

    De son côté, Javier, papa du petit Ander, âgé de 8 ans et demi, est totalement détendu avec le goûter. Pour lui, l’essentiel est que son fils prenne du plaisir. « Malgré son petit gabarit, c’est un gros mangeur. S’il a envie d’avaler un paquet entier de gâteaux industriels au goûter il n’y a pas de problème, on le laisse faire. Cela signifie simplement qu’il n’a pas suffisamment mangé à midi et ça ne l’empêche jamais de finir ce qu’on lui sert à dîner », indique Javier.

    « Toujours proposer un produit laitier »

    Pour Marie Bougenault-Bayonne, diététicienne nutritionniste spécialisée en nutrition pédiatrique, exerçant à Paris, il n’y a pas lieu de culpabiliser sur l’utilisation de produits industriels à l’heure du goûter. « Ce n’est pas grave si un enfant mange un gâteau industriel quelques fois par semaine tant qu’il a une alimentation variée et équilibrée, explique-t-elle. Il ne faut pas perdre la notion de plaisir dans le goûter ». Cette spécialiste est en revanche formelle, « un goûter quel que soit l’âge doit toujours contenir au moins un produit laitier et en fonction de la faim de l’enfant, un produit céréalier et un fruit. Il faut deux ou trois composants ». Concernant les oléagineux (amandes, noisettes, noix de cajou, noix de pécan, graine de courge, de tournesol…), Marie Bougenault-Bayonne est plus précautionneuse : « Il faut faire attention avec ces produits parce qu’ils ont un haut potentiel allergisant. Si on les a introduits depuis le plus jeune âge, progressivement, on peut en donner mais sinon il vaut mieux éviter d’en donner du jour au lendemain ».

    Pas de secret, selon cette professionnelle, au goûter il faut varier les plaisirs et être le plus généreux possible. « Ça dépend aussi de la faim de l’enfant, s’il n’a aucun trouble alimentaire, il va normalement se réguler tout seul », précise -t-elle. En fonction de son âge, l’enfant à des besoins différents. Un adolescent consomme par exemple généralement plus qu’un adulte parce que son corps, en pleine croissance, a des besoins énergétiques supérieurs aux adultes. En conclusion, au goûter quel que soit l’âge, on se fait plaisir avec quelques sucreries et gourmandises tant qu’il y a aussi un laitage au menu et que le reste de l’alimentation de l’enfant est variée et équilibrée.

  • Mon enfant dit des gros mots : que faire ?

    Mon enfant dit des gros mots : que faire ?

    Gros mots chez les tout-petits

    L’emploi de mots grossiers est inévitable et fait partie du développement normal psychique des enfants, véritables petites éponges qui s’approprient les gros mots lâchés autour d’eux, tout comme les vocables plus savants. Du coup, les petits incidents langagiers surgissent naturellement. Hugo et Marilou, 35 ans tous les deux et parents d’un petit Paul de 5 ans, se souviennent de leur choc lorsque leur fiston a soudainement lâché le mot « merde » dans la rue. « Il avait 2 ou 3 ans et c’est sorti tout naturellement, raconte Hugo. Ça m’a surpris. J’ai réagi aussitôt, en théâtralisant un peu : ‘Il ne faut pas dire ce mot’. Il était impressionné. On en a parlé calmement ensuite avec la nounou et il a compris le sens de l’interdit. » Plus récemment, Paul s’est laissé aller à des « j’vais pisser » et « dégueulasse »

    Un développement du langage chez l’enfant

    Dans son ouvrage L’éducation positive, c’est malin (2014), le pédopsychiatre renommé Rafi Kojayan évoque les trois phases de l’usage des grossièretés : « Les premiers gros mots, dès 2 ans, sont très centrés sur le pipi-caca. On est dans le registre scatologique. Entre 3 et 4 ans, ils ne parlent plus que de zizis, de nénés, de fesses, etc. C’est le registre sexuel. Enfin, vers 5 ans, ils se délectent de toutes les grossièretés possibles : dégueulasse, chiant, crétin, con, etc. On est dans le registre blasphématoire. » Ces trois répertoires se superposent au fur et à mesure que l’enfant grandit, précise toutefois Rafi Kojayan.

    Les saillies scatologiques peuvent ainsi persister vers cinq ans. La petite Olympe qui va sur ses six ans balance encore des « Toi, t’es un gros caca ! », après avoir éructé, plus petite, des mots plus choquants entendus au hasard. « Vers quatre ans, en nous baladant dans la rue avec sa mère Sylvie, Olympe s’est exclamée : ‘C’est une grosse pute !’, en parlant d’une personne », s’étonne encore son papa, Jean-Baptiste (45 ans). Sidération totale ! Sylvie est intervenue avec fermeté : ‘Non, Olympe ! Un : on n’emploie pas ces mots-là ! Deux : on va t’expliquer. Et trois : plus jamais ça ! » Vers six ans, en passant le cap de l’entrée en CP, l’enfant a normalement appris à policer son langage. À condition, bien sûr, d’avoir mis en place un projet éducatif familial qui va lui permettre d’intégrer un ordre social apaisé où priment politesse, respect d’autrui.

    Face aux gros mots : ne pas s’énerver

    Si le laxisme parental n’est évidemment pas recommandé, l’interdit absolu n’est pas la meilleure solution. D’abord parce que l’usage des gros mots est souvent « innocent », c’est à dire dénué de compréhension précise des termes. Il est aussi souvent accidentel, conséquence de l’appropriation mimétique du langage des adultes qui se doivent, eux, de donner le bon exemple en ne jurant pas. Comme l’explique Jean-Yves Hayez, psychiatre infanto-juvénile et professeur émérite à l’Université Catholique de Louvain, « l’enfant peut laisser échapper un ‘chiant’ quand il joue avec des copains, pour s’affirmer, mais jamais devant la maîtresse ou devant Tante Edna. » Les réactions parentales appropriées consistent généralement à rester serein (même si ce n’est pas toujours facile), à s’excuser auprès de l’enfant quand ils profèrent eux-mêmes des vulgarités et à lui expliquer le sens de l’interdit.

    Sanctions et explications : astuces de parents

    On peut aussi avoir recours à d’autres petites astuces. Celle du remplacement classique des gros mots en recourant à « zut », « flûte » ou « saperlipopette ». Comme Jim Carrey dans The Mask qui s’exclamait « Mer… credi ! », au lieu de « Merde ! », le bon vieux « Punaise ! » fait très bien l’affaire en évitant le très grossier « Putain ! ». Dans certaines familles, la boîte à gros mots recueille les pièces de monnaie de tous, coupables de jurons, etc. La sanction peut intervenir, mais elle doit être proportionnée et accompagnée d’une explication. Avec la petite Olympe, Jean-Baptiste et Sylvie procèdent parfois à un court time-out, ou isolement temporaire : « Je lui dis ‘Va réfléchir dans ta chambre’, expose le papa. Cinq minutes pas plus. Ensuite je vais la voir dans sa chambre et je lui parle sur un ton plus posé. Par un processus d’explication-réparation, Olympe doit formuler des excuses par un dessin. J’essaie d’objectiver la situation avec elle en visant l’insulte prononcée et non pas sa personne, afin de ne pas la fragiliser. » Les cas de récidives virant à l’insolence ou à l’affrontement avec les parents couvent sans doute un mal-être qui doit les inciter à consulter un pédopsychologue.

    Les gros mots : un chemin vers l’autonomie pour l’enfant

    L’usage des gros mots constitue la découverte d’un nouveau pouvoir du langage. C’est une façon pour l’enfant, en parlant comme les grands, de poursuivre l’affirmation de son autonomie, de se faire respecter, et de provoquer les adultes en testant les limites qu’ils ont fixées. « L’enfant a des mots qui lui sont propres, rassure le psychiatre infanto-juvénile Jean-Yves Hayez. Des mots puissants qui produisent un certain effet sur les autres : les rires des copains ou l’agacement des parents. Ces gros mots le mettent en valeur, de manière un peu négative, aux yeux des adultes, certes. Et si les parents sont un peu agacés, ça veut dire qu’il a osé braver leur autorité. Tout ça me semble assez positif pour la confiance de l’enfant, la construction de son identité, de sa cognition et de son droit à acquérir du vocabulaire. Il y a un développement de son imaginaire par ce vocabulaire et ça commence en parti avec les gros-mots. »