« Je me suis toujours rêvée propriétaire, mon conjoint non. » Sonya et Maxime ont acheté leur premier bien alors qu’ils avaient 33 et 35 ans. C’est une maison de ville d’une centaine de mètres carrés, située dans la petite couronne. Ils y vivent depuis quatre ans avec leurs deux enfants. « On a cherché dans la précipitation car je suis tombée enceinte de notre cadette, et on vivait à l’époque dans un 55m2 avec deux minuscules chambres », se remémore Sonya. Les critères du couple étaient alors bien définis : trois chambres, proche des grands-parents et de l’école où était déjà scolarisé leur aîné. « On ne s’attendait pas à trouver une maison dans notre budget, avoue Maxime. Elle est loin d’être parfaite : je n’aime pas son salon sombre, vieillot, qui donne sur cour. Mais on a eu un coup de cœur pour l’étage et les grandes chambres. »
Quelles concessions est-on prêt à faire quand on achète pour la première fois ? Si dans le cas de Maxime, c’est un salon dans son jus qu’il a fallu accepter, Claire, responsable de chaîne d’approvisionnement de 31 ans, a transigé sur l’esthétisme. « Je me rêvais dans de l’ancien, j’ai fini par acheter du neuf. » La trentenaire vit dans un appartement en rez-de-chaussée d’environ 50 m2 en Isère. « C’était un achat de raison, pas un achat coup de cœur. J’avais visité beaucoup de biens avant, et il y avait toujours quelque chose qui clochait. » Selon la salariée, la clé d’un achat réussi est de prendre son temps pour la recherche. Et, si possible, de se faire accompagner de personnes qui s’y connaissent afin d’éviter les déconvenues.
Claire a par exemple eu la mauvaise surprise de découvrir, a posteriori, que les canalisations de son nouveau logement étaient vétustes. Après deux ans passés dans l’appartement, elle cherche aujourd’hui à déménager. « Le premier bien que tu achètes, c’est ta version test : il faut y vivre, y évoluer, pour te rendre compte réellement de tes besoins et de ce qu’il te manque. Tu cherches un salon ouvert sur la cuisine parce que tu trouves ça joli dans l’idée, puis tu te rends compte que tu ne peux pas bouquiner sans baigner dans les odeurs de cuisson. Donc tu penses à nouveau tes critères. Tu apprends à te découvrir toi-même, tu affines tes envies. »
En France, 61 % des Français souhaitent un jour devenir propriétaires(2). Dans trois cas sur quatre, ils se rêvent dans une maison individuelle plutôt qu’en appartement, et cherchent de l’ancien (46 %). Mais pour concrétiser son projet, il faut d’abord pouvoir le financer, rappelle Cécile, praticienne en médecine chinoise de 41 ans. « Cela fait trois ans qu’on cherche. On a fait plusieurs tentatives d’achat en habitat partagé, qui n’ont jamais abouti. Vu la conjoncture et l’augmentation délirante des taux, plus personne n’a accès au crédit. » La quadragénaire et son conjoint ont pourtant fini par trouver, abandonnant l’idée du logement collectif. « On achète une ancienne ferme traditionnelle avec une grange et un terrain à 20 minutes de Grenoble. La maison était en vente à 280 000 euros, il y avait des travaux à faire et on n’avait pas le budget. On a fait une offre à 251 000 euros, qui a été acceptée. On n’a pas encore bouclé le financement, mais on passe par un courtier qui nous a trouvé un emprunt de 186 000 euros avec un taux à 4,25 %. » Si c’était à refaire, Cécile aurait plutôt commencé par là. « C’est mieux d’aller à la banque en amont, de savoir précisément ce qu’on peut emprunter et ce à quoi on a droit. Les recherches prennent du temps, mais quand on trouve, il vaut mieux être opérationnel pour éviter que le bien ne nous passe sous le nez. »
D’autant plus qu’obtenir un prêt peut se révéler un véritable parcours du combattant. Sonya et Maxime en ont fait l’expérience : « Notre souci, c’est que malgré nos salaires corrects, on était tous les deux travailleurs indépendants. Heureusement, la banque a fini par nous accorder un emprunt sur 25 ans. » Puis, une fois le financement sécurisé, reste l’étape cruciale de voir son offre acceptée. Tous les moyens sont alors bons pour se démarquer. « On a écrit une lettre de trois pages aux propriétaires pour leur dire où on en était dans nos vies, les projets qu’on avait pour cette maison, raconte Cécile. Ça les a touchés, ce qui a fait pencher la balance en notre faveur. » Contrairement aux statistiques nationales, la jeune quadragénaire n’avait pourtant jamais aspiré à devenir propriétaire. « Depuis toute petite je trouvais ça absurde, c’était pour moi un non-sens total de s’endetter sur autant d’années, je voyais ça comme un engagement horrible. Mais ce sont les projets de bricolage qu’on a imaginés pour cette maison et ma liberté de pouvoir façonner quelque chose à notre image qui m’ont séduite. »
Qu’est-ce qu’un métier qui fait sens, selon vous ?
Anne de Rugy : Le sens du travail est devenu une espèce de leitmotiv depuis une dizaine d’années et c’est parfois une notion un peu passe-partout. Mais derrière l’aspiration à trouver du sens, il y a une interrogation sur l’utilité sociale du travail. Ce que je fais est-il utile à la société ? Est-ce un travail utile aux autres, qui ne nuit pas à l’environnement ni aux humains ? Désormais, chaque individu souhaite que son travail ait une utilité sociale au-delà de l’utilité économique. En d’autres termes, l’intérêt du travail ne se limite pas à la fonction gagne-pain, son sens doit être visible, incarné.
Julien Vidal : Aujourd’hui tout ne tourne qu’autour de l’économie. Nous gardons l’œil rivé à des indicateurs tel que le PIB (Produit Intérieur Brut) comme s’ils étaient la seule manière de juger de la réussite d’un pays et d’un président. Je pense que pour faire sens, nos métiers doivent retrouver une place appropriée. Idem pour l’économie. Il s’agit d’une fin et non d’un moyen, il serait bien de s’en souvenir. Je pense qu’un métier de sens doit nous permettre de hiérarchiser les choses en fonction de leur importance. Il y a presque une notion philosophique derrière la notion du métier de sens, avec notamment l’idée qu’on ferait bien d’apprendre parfois à moins travailler. Et qu’au lieu de rajouter des couches au mille-feuille, on ferait bien d’en enlever.
Mais alors concrètement quels vont être les métiers de demain qui auront du sens ?
AR : C’est compliqué de relier cette notion à des métiers en particulier, mais on réalise que ceux qui bifurquent se tournent vers les professions qui ont une forte lisibilité, dont on comprend immédiatement le sens et l’utilité. Ils sont par exemple en lien avec la nature, autour de la production, de l’agriculture, du travail en plein air, pour les professions néorurales. Ils peuvent réhabiliter des techniques d’élevage traditionnel ou au contraire expérimenter des techniques plus nouvelles comme la permaculture. Mais on pense aussi aux métiers récemment apparus autour du commerce et de l’artisanat, par exemple le commerce en vrac ou les commerces alimentaires autour de productions locales ou encore les brasseurs, torréfacteurs, ébénistes, menuisiers, etc. Ceux-là rejoignent aussi la distinction introduite pendant la crise sanitaire entre les emplois essentiels ou non essentiels.
En résumé, les « métiers qui ont du sens » sont souvent des professions qui touchent aux besoins jugés essentiels comme l’alimentation, le bio, les circuits courts, le commerce, la restauration ou des métiers où l’utilité passe par le lien, le soin ou encore la relation aux autres comme des professions qui touchent la psychologie, le bien-être, le soin du corps, avec l’émergence de coaches en tout genre. Sans oublier la transformation écologique où le sens évoque d’atténuer la crise écologique ou de s’adapter au changement climatique. On pense à ceux qui touchent à la préservation de la nature, la transformation des transports, les nouvelles sources d’énergie. Enfin, la nouveauté peut aussi venir d’une nouvelle manière d’exercer un métier avec plus d’autonomie par exemple en quittant le salariat.
JV : En préambule de mon livre, j’annonce que 75 % des métiers « dits de demain » n’existent pas. Je n’en pouvais plus de cette fascination technologique et du fantasme que l’avenir se dessinerait dans des casques de réalité virtuelle. Avec mon podcast et nos ateliers 2030 Glorieuses, je rappelle que la société de demain est déjà là et que tous les outils sont autour de nous. Il ne s’agit pas d’inventer ni de partir de zéro, mais de changer d’échelle et de reterritorialiser des choses qui ont été expérimentées et validées en France ou dans le reste du monde. On a parfois l’impression de voir apparaître de nouveaux métiers, mais ce sont en réalité des remises à jour ou des combinaisons de certaines professions existantes. Le boulanger solaire par exemple est un boulanger utilisant des fours solaires. Il est donc énergiquement autonome et avec la crise énergétique que l’on traverse, on peut dire qu’il a une bonne intuition. Il y a aussi le métier de chargé de coopérative qui peut être un second exemple. L’idée est de dédier une personne à l’organisation de la concertation, du travail ensemble.
Jusqu’ici, ça n’existe pas vraiment alors que c’est, selon moi, très important. Ça n’est pas une nouveauté, mais au lieu de faire porter cette mission par un dirigeant ou un RH, il faudrait que ça soit porté par une seule et même personne. Elle serait évidemment formée sur ce sujet et aurait plus de légitimité pour porter ces questions. Certaines compétences doivent être redirigées pour aboutir à la création de ces postes. Enfin, il me semble essentiel de remettre certaines professions en avant et de valoriser. Toutes les professions liées à l’artisanat notamment parce qu’au-delà de permettre une rentrée d’argent en effectuant un travail manuel, cela offre l’opportunité de mettre en avant sa créativité.
Tout au long de la journée, des impuretés, souvent invisibles, s’accumulent sur le corps du nourrisson. Pour éviter que sa peau, dont la barrière protectrice est immature, ne soit agressée ou irritée, il est primordial d’effectuer des soins quotidiens : une toilette douce et méticuleuse avec des produits adaptés à sa peau fragile. En faire un rituel au même moment de la journée rassure le bébé.
Toilette de la peau
De plus en plus, les jeunes mamans reviennent vers des méthodes simples et naturelles : laver la peau de son bébé simplement avec de l’eau claire et éventuellement un peu de savon. « Un bain tous les deux-trois jours suffit largement. Il faut privilégier un savon naturel, surgras, sans produits chimiques et le plus doux possible pour ne pas abîmer la peau très vulnérable du bébé », souligne Julie Nauges, auxiliaire de puériculture. Le savon d’Alep, composé de minimum 14 % d’huile de laurier, fait très bien l’affaire. Revenir au naturel veut aussi dire limiter le nombre de produits et crèmes cosmétiques appliqués sur la peau du bébé, dont certains composés sont suspectés d’être toxiques ou irritants, comme le sodium laureth, le lauryl sulfate ou le phénoxyéthanol. À éviter également : les produits sans rinçage et en spray ainsi que les produits parfumés – l’odeur du bébé et celle des parents lui suffisent amplement pour stimuler son éveil olfactif. « Après une toilette, il faut toujours penser à bien sécher délicatement entre les plis du bébé à l’aide d’un coton pour qu’aucune impureté ne vienne s’y incruster et macérer », ajoute Julie Nauges. Si la peau du bébé a besoin d’être hydratée ou que bébé aime un petit massage, les huiles végétales – comme l’huile de jojoba, d’olive ou de bourrache – sont idéales : elles neutralisent la dureté de l’eau et nourrissent la peau.
La toilette du siège est primordiale dans les soins quotidiens du bébé. « La meilleure solution pour cette toilette reste l’eau tiède seule ou avec du savon, notamment en cas de selles. On peut éventuellement utiliser du liniment oléo-calcaire, composé d’huile d’olive et d’eau de chaux. Dans le cas où les fesses du bébé sont irritées, le médecin peut prescrire des crèmes spécifiques », recommande Julie Nauges. Pour éviter les risques d’irritations, la couche du nourrisson doit être changée très régulièrement. Par ailleurs, de plus en plus de puéricultrices et sages-femmes déconseillent les lingettes jetables. La raison ? Bien que pratiques, elles sont très polluantes et peuvent contenir des substances allergisantes et irritantes pour le bébé. Mieux vaut privilégier des lingettes en coton bio lavables en machine. Si vous utilisez des jetables, optez pour des lingettes à l’eau. Le talc et la crème de change sont eux aussi de plus en plus délaissés.
L’auxiliaire de puériculture préconise de nettoyer délicatement les yeux et le nez du bébé à l’aide d’une compresse stérile imbibée de sérum physiologique, sans oublier de changer de coton pour laver l’autre œil. L’astuce pour le lavage de nez ? Imbiber un coton-tige de sérum physiologique, le passer à l’intérieur pour humidifier les sécrétions puis les décoller avec le côté sec. La toilette du visage est à faire autant de fois qu’il est nécessaire dans la journée, sans oublier de passer derrière les oreilles où des impuretés ont tendance à s’accumuler. Pour les cheveux de bébé, il est recommandé de les laver que si nécessaire et une fois par semaine pour éliminer les petites desquamations et salissures dues à la transpiration du cuir chevelu. « Il faut bien veiller à utiliser un shampooing très doux et qui ne contient pas de phénoxyéthanol, l’un des derniers éthers de glycol autorisés dans les cosmétiques », précise Julie Nauges.
Toilette du cordon et des ongles
Après la naissance, il est important de désinfecter le cordon ombilical à l’aide d’une compresse stérile imbibée d’un antiseptique. Et ce, tous les jours jusqu’à ce qu’il tombe de lui-même, au bout d’une semaine à dix jours. Du côté des ongles, l’auxiliaire de puériculture conseille d’attendre au moins un mois avant de les couper.« Le premier mois, ils sont très mous et fragiles et se cassent tout seuls naturellement. Dès qu’ils commencent à être longs et durs et que le bébé risque de se griffer avec, mieux vaut les couper régulièrement avec une paire de ciseaux à bouts ronds. Le coupe-ongle peut traumatiser l’ongle du nourrisson », souligne-t-elle. Une astuce pour effectuer la mission ? Choisir un moment où le bébé est calme et lui parler doucement durant l’opération.
Jeune parent ?
Alors que votre famille s’agrandit, la Macif vous accompagne au quotidien dans cet incroyable moment de vie.
Attaques terroristes, réchauffement climatique, inflation, guerre en Ukraine… Cinq minutes de scrolling sur les réseaux sociaux suffisent à se poser la question : est-il encore possible – et surtout bien sage – d’être optimiste en 2024 ? Ou à l’inverse, est-il la preuve d’inconscience ou de déni ? Encore aujourd’hui, l’optimisme est moqué ou du moins débattu. Sujet de plus en plus récurrent dans les médias ou dans la littérature, l’optimisme suscite aussi depuis peu l’intérêt de la communauté scientifique. En 2022, une étude de la Société américaine de gériatrie, menée pendant 25 ans sur 160 000 femmes âgées de 50 à 80 ans, a mis en évidence que les personnes les plus optimistes vivaient en moyenne quatre ans de plus que les autres. La synthèse de quinze études médicales portant sur 230 000 personnes a d’ailleurs montré que l’optimisme est associé à une diminution significative du risque cardiovasculaire.
Ses bienfaits semblent donc indiscutables. Seul hic : les Français ont la réputation d’être des « râleurs » invétérés ou les champions de l’insatisfaction. Pourquoi ? Selon Philippe Gabilliet, professeur à l’ESCP Europe et auteur d’Éloge de l’optimisme, la critique facile – très ancrée à la culture française – serait transmise dès l’école. « Que vous ayez été dans le privé ou dans le public, depuis un siècle et demi, le scepticisme et l’esprit critique restent des marqueurs d’intelligence. Le rapport des Français à l’admiration, à l’enthousiasme, est donc compliqué. À l’opposé des Américains dont on se moque, disant qu’ils trouvent tout “amazing” (formidable, ndr), les Français se contenteront d’un “c’est pas mal”. » Au même moment, le professeur se remémore une citation de l’écrivain voyageur Sylvain Tesson : « Quand on regarde bien, la France est un paradis mais dont tous les Français pensent qu’ils vivent en enfer. Et heureusement, parce que sans cela, ils seraient insupportables. »
Qu’est-ce qu’un optimiste ?
Si l’on en croit Winston Churchill, « un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ». Ce que confirme Philippe Gabilliet : « C’est une attitude d’optimisation de la réalité. Autrement dit, c’est se poser la question : “Comment faire mieux avec ce que j’ai ?” Ce n’est pas dire que tout va bien, mais être conscient que dans n’importe quelle épreuve – même la plus difficile ou douloureuse –, des solutions existent et qu’il suffit de les trouver. C’est capitaliser sur ses forces, ses atouts, plutôt que sur ses faiblesses. Et enfin, l’optimiste est bien plus dans l’action, même si ses solutions ne sont pas toujours définitives ou parfaites. »
Peut-on aller jusqu’à dire qu’une personne optimiste est mieux protégée, moins vulnérable face aux aléas de la vie ? Une question à laquelle il est difficile de répondre, selon le professeur. Ce qui est certain, c’est que ce trait de personnalité est un outil de résilience efficace. « Si vous ne pensez pas que le choix de l’optimisme va vous servir, essayez le pessimisme et on en reparle, sourit-il. Encore que, le pessimisme est une bonne ressource, notamment de protection, de précaution et d’alerte. J’ai récemment entendu un patron dire : “Je suis en train de préparer mon entreprise au pire dans le futur.” C’est un pessimisme extrêmement constructif. Selon moi, on devrait dire du pessimisme ce que certains disent de l’argent : c’est un excellent serviteur mais un très mauvais maître. »
Le professeur Antoine Pelissolo, chef du service de psychiatrie à l’hôpital de Créteil et auteur de Vous êtes votre meilleur psy!, en répertorie trois : l’optimisme est catalyseur d’émotions agréables comme la confiance, l’admiration ou encore la reconnaissance. Des émotions qui font sécréter des substances et neurotransmetteurs renforçant l’immunité de l’organisme. « Certains posent l’hypothèse d’un lien direct entre le bien-être que l’optimisme procure et la baisse de stress, ajoute-t-il. Si vous diminuez les risques d’anxiété et de dépression, vous gommez également tout ce que le stress peut impliquer comme impact physique ou mental. » Deuxième bénéfice, la proactivité : « L’optimisme s’accompagne de comportements adaptés, favorables à la santé, estime le médecin. Cela va passer notamment par l’activité physique et une alimentation saine. »
Or, ce n’est une surprise pour personne : adopter un mode de vie sain réduit le risque de maladies cardiovasculaires, ou d’autres pathologies potentiellement mortelles, comme le diabète et le cancer. Et enfin : le lien social. Moins de retenue, plus d’ouverture aux autres, l’optimiste est poussé vers une vie sociale épanouissante. « Ce qui produit d’autres effets bénéfiques sur le plan psychologique », appuie le psychiatre.
Des prédispositions ?
La grande question étant : naît-on ou peut-on devenir optimiste ? « Sûrement un peu des deux, pense le médecin. Dans l’enfance et en début de vie adulte, on sent des tendances comme si elles étaient constitutionnelles. Si l’on en croit les études, il y aurait en effet une part – autour de 25-30 % – de ces traits qui ont une composante génétique. » Pour autant, rien n’est figé. Rappelons que le caractère se « forge », sans oublier les événements de vie qui auront obligatoirement une influence. Il est donc possible d’apprendre, de travailler ou de peaufiner son optimisme. Et ce, grâce à la « psychologie positive » : « Une thérapie que les psychologues utilisent souvent pour lutter contre le stress, l’anxiété, la dépression et un peu le pessimisme », précise Antoine Pelissolo. Ce qui, grosso modo, consiste à faire attention aux choses du quotidien qui fonctionnent bien ou qui vous renforcent, oser faire des choses pour apprendre à mieux se connaître, tester de nouvelles choses, ouvrir son horizon. « Et puis, tout bêtement, être content de sa journée. » Parfois plus facile à dire qu’à faire…
Pomme, orange, banane, citron ou kiwi, nombreux été les fruits présents sur les mini-stands de ce marché pas comme les autres qui s’est tenu en mars 2024. « C’est un marché dédié à 100 % aux enfants, c’est-à-dire que les enfants sont soit des clients soit des vendeurs, explique Monique Rubin, présidente de la Fédération nationale des Marchés de France venue superviser l’événement. Ce concept est né à Valence il y a sept ans. Avec le maire de la ville, nous avions besoin d’une nouvelle activité pour le Valence en gastronomie festival, quelque chose de tourné vers les enfants. C’était bien tombé, car j’avais vu chez mon partenaire Vitabri un petit stand tout beau, tout mignon, comme ceux que vous voyez ici. C’était comme un flash. J’ai donc demandé à acheter dix de ces stands à mettre dans un seul camion pour sillonner les villes de France et proposer nos animations. »
Faire la différence entre le bon et le fade
Au total, 160 enfants, âgés entre 6 et 12 ans et venus de trois établissements scolaires différents, garnissent la place. Entre eux, les écoliers font leurs courses avec une monnaie fictive mise gratuitement à disposition à l’entrée du marché : le Fruitatou. « Est-ce qu’on peut faire des promotions avec une carotte achetée pour une deuxième offerte ? », demande le jeune Hugo, visiblement à l’aise dans son rôle de commerçant. Pour les parents comme Leïla et Amine, proches des rambardes délimitant l’accès au marché, c’est aussi l’occasion de voir leurs enfants au contact de la vie marchande. « Grâce à ces ateliers, nos enfants apprennent à choisir de bons produits, mais aussi le quotidien de la vente ou l’achat, il y a un aspect commercial intéressant, explique la mère. Nous habitons La Voulte depuis quelques années maintenant, et nous pensons aux agriculteurs à côté de chez nous qui souffrent de la concurrence des pays étrangers, de la production de masse. Pourtant, leurs produits sont d’excellente qualité. »
Fournisseur des fruits et légumes pour cette deuxième édition du Marché des Enfants à La Voulte-sur-Rhône, David Bucher est ravi d’avoir été choisi pour cette initiative destinée à sensibiliser les enfants au « bien manger » et faire découvrir l’univers du marché avec une participation concrète. « J’ai également des enfants à la maison donc je leur ai appris à connaître les différents fruits et légumes, explique le maraîcher de 45 ans. Cela démontre que pour s’alimenter, il n’y a pas que les supermarchés et qu’il existe d’autres moyens d’accéder à des produits frais. Personnellement, je ne fais que dans les produits bios. Et il faut le dire, c’est un autre goût quand on le déguste ! Par exemple, mes enfants mangent parfois à la cantine et ce n’est pas forcément qualitatif. Quand je vois les pommes que ma fille me ramène de l’école, c’est même dégoûtant… Mais au moins, cela permet de bien faire la différence entre le bon et le fade. »
« En 2024, nous prévoyons une douzaine de Marché des Enfants »
Au total, près de 150 kilos de fruits et légumes frais ont été répartis dans les différents sacs des enfants. Seules quelques mandarines sont restées dans les caisses en bois… Venu observer sa fille et son fils, Amine abonde dans le sens des circuits courts. « Des tomates bien rouges, rondes et grosses, mais qui viennent d’Espagne, nous évitons de les consommer, explique le père de famille. Le fruit est beau d’apparence, mais les produits utilisés modifient la qualité et le goût. Quand j’étais petit au Maroc, ma grand-mère avait son potager. Elle faisait pousser des tomates et des poivrons. Souvent, ils n’étaient pas parfaits visuellement, mais on pouvait les sentir de loin. J’étais sur le palier de la porte d’entrée et je sentais les tomates. Maintenant, tu peux aller en grande surface et prendre une tomate, puis l’ouvrir pour la mettre devant ton nez, tu ne vas rien sentir. Même au moment de cuisiner, l’odeur ressort à peine. C’est presque devenu du plastique ! Alors honnêtement, je préfère payer 2 ou 3 euros de plus en sachant que je mange quelque chose de bon. »
Grâce à cet élan pédagogique, le Marché des Enfants s’intègre progressivement aux différents marchés de France. « En 2024, nous allons faire au moins une douzaine de marchés soit un par mois, évoque Monique Rubin, également présidente des syndicats des marchés de Drôme-Ardèche. Aujourd’hui, c’est un petit format. Dans le festival de Valence en gastronomie, ce sont 1100 enfants sur deux jours qui viennent pour le marché, mais aussi des ateliers pour le dessin, des quizz… En fonction du temps que nous avons, nous nous adaptons. Nous avons déjà œuvré pour les marchés de Martigues, Marignane, Sceaux, Amiens, Caen… Il y en a pour tout le monde et dans différents cadres. »
À la fin de la matinée, le Marché des Enfants de La Voulte referme ses portes et les écoliers retournent à leur pain quotidien. Depuis son stand pour adultes, David porte un regard plein d’espoir sur ce passage de témoin entre les retraités qu’il considère comme ses principaux clients et la nouvelle vague. « Là, nous parlons de l’alimentation, de la santé, de l’avenir des gamins, conclut le marchand. C’est manger avec de bonnes vitamines, sans pesticides ! Mes grands-parents étaient agriculteurs donc j’ai été sensibilisé à cela et j’ai poussé dans ce sens. L’idée, c’était de diversifier les fruits et légumes, sélectionner des produits de saison. Ne pas manger des fraises en décembre, cela s’apprend ! C’est une éducation pour les années futures. » Au-delà des slogans, bien manger s’associe sans doute au début du bonheur.
Aux quatre coins de la France
Action menée par la Macif avec la Fédération Nationale des Marchés de France, le Marché des enfants valorise notamment les commerces de proximité en plein air, les circuits-courts et l’alimentation équilibrée après des 6-12 ans.
Sarah, nordiste de 33 ans, mère de trois enfants, tenait à transmettre les valeurs du vivre-ensemble à ses enfants, avec cet adage en tête : « Il faut tout un village pour élever un enfant. » Elle a été séduite par le concept des coopératives d’habitats légers qui combinent lien social et habitat léger. Un quartier résidentiel composé de yourtes, tipi ou mobil-home, souvent enserrés d’espaces communs, d’un grand potager commun et d’un verger. Depuis l’installation dans un de ces hameaux d’un nouveau style, elle vit sa parentalité autrement. Les allers-retours à l’école : ce n’est plus systématiquement elle qui s’en charge, mais un voisin disponible inscrit sur un planning au préalable. Dans ce hameau, certains achats sont mutualisés, comme les robots pâtissiers ou les livres pour enfants. « Je leur montre concrètement que réduire ses possessions allège l’esprit, que nos objets peuvent être partagés, qu’on peut être heureux sans posséder une grande maison individuelle. » Souvent à l’extérieur, ses enfants apprennent à lire les particularités des saisons. « Je veux qu’ils sentent l’humidité de l’automne, les fleurs au printemps, la sécheresse de l’air en été. »
Habiter autrement
Pour Philippine et Alexis, couple de trentenaires normands, le déclic est venu en plein mois d’août, au retour d’un tour du monde de quatorze mois. C’est à ce moment qu’ils réalisent que leurs besoins essentiels tiennent dans leur sac à dos de douze litres. De retour en France après avoir arpenté les six continents, l’idée de s’installer à nouveau dans leur appartement à Granville leur semble à l’opposé de l’aventure minimaliste qu’ils viennent de vivre. « Continuer à sillonner les routes d’Europe nous tentait bien. Mais je suis assistante sociale et mon conjoint chargé d’études. Ce ne sont clairement pas des jobs de digital nomades ! », plaisante Philippine. Pas question cependant d’abandonner le projet d’habiter différemment. En quelques mois, ils dénichent un terrain constructible dans la campagne de Granville, au cœur de leur Normandie natale et le tour est joué : ils construisent la « tiny house », ou plutôt la micromaison comme on dit en français, de leurs rêves : « Moins de 20m2 au sol avec deux mezzanines, le strict nécessaire », résume Alexis, tout sourire.
L’habitat est la principale cause de consommation d’espace.*
Se débarrasser du futile
Depuis leur emménagement dans ce logement d’une plus petite surface, les économies réalisées les confortent dans leur choix. Désormais, il leur suffit d’allumer un lampadaire halogène pour éclairer l’ensemble de leur intérieur. Résultat, les charges d’électricité ont été divisées par trois et leur épargne est uniquement consacrée aux imprévus, « et aux voyages ! », tient à préciser Philippine. Avant de s’installer dans leur nouveau chez eux, ils ont dû se débarrasser de la moitié de leurs possessions, un bon moyen de s’alléger l’esprit selon eux. « Plus la maison est grande, plus on entasse. Ce qu’on garde ici, c’est l’essentiel », assure Philippine, qui se souvient encore de la phase de tri fastidieuse. C’était pour la bonne cause assure-t-elle : adieu le stockage compulsif !
L’habitat léger est aussi une manière de se délester d’une charge mentale importante. « On ne se sent plus esclaves de l’entretien de la maison. On travaille toute la semaine, donc le ménage ne doit pas nous occuper plus d’une heure le week-end », expliquent-ils. Le couple note également un changement significatif dans leur relation. La proximité imposée par une petite surface renforce leur communication. « Dans une maison où chacun peut avoir sa pièce, on se réfugie vite dans notre petit confort individuel, parfois au détriment du couple », reconnaît Philippine.
Principalement construit en matériaux naturels ou très peu polluants, l’habitat léger répond également à la volonté des familles d’être en accord avec ses convictions écologiques. En dehors de la sobriété, la valeur cardinale de l’habitat léger est la réduction de son empreinte environnementale. « Hors de question de bétonner, le terrassement de notre logement est en pierres », assure Alexis. Bémol de ce type de logement : l’isolation. Elle doit être une priorité lors de l’installation pour éviter toute gêne occasionnée par l’humidité, mais la capacité d’accueil en est significativement réduite. « Mais ce n’est pas moins convivial pour autant », rassure Sarah.
5,7 millions. C’est le nombre, en 2017, de Français inscrits dans les quelque 4 200 clubs ouverts dans l’Hexagone (1). Ces chiffres élevés n’indiquent en rien que les inscrits sont des sportifs assidus. Paresse, ennui, méconnaissance des appareils ou malaise peuvent causer l’abandon de la pratique du sport en salle. C’est alors que les coachs à domicile et en salles de sport apparaissent : ils ne vous jugent pas, agissent avec bienveillance et ne songent qu’à vous faire progresser.
Parce qu’il s’adapte à vous
Le recours à un coach à domicile est certes plus onéreux et chronophage, mais le bénéfice est double. Tout d’abord, il se cale sur votre emploi du temps. Si vous travaillez beaucoup, aucun souci : il suffit de convenir d’un créneau avec lui. Ensuite, les conseils sur-mesure qu’il prodigue s’adaptent à vos besoins, à votre morphologie et à vos objectifs.
2 Quels sont les critères de sélection d’un coach sportif ?
Tout d’abord, il doit être certifié
Afin d’exercer, un coach doit a minima posséder une carte professionnelle. Celle-ci indique qu’il est référencé au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et donc reconnu par le ministère du Travail. Il existe également la formation délivrée par l’International Coach Federation (ICF), qui n’est autre que la première association de coachs dans le monde. Bien entendu, avant d’engager un coach à domicile, il faut également vérifier qu’il possède bien un numéro de Siret, afin d’éviter tout litige.
Coach en club ou à domicile : qui choisir ?
Tout dépend de vos besoins. Le coach à domicile, dit « personal sport trainer », se consacre pleinement à la personne qu’il entraîne, de la motivation à la bonne exécution des mouvements. D’un tarif allant de 40 à 200 € par séance (3), la souplesse de planning qu’il propose correspond particulièrement aux sportifs travaillant beaucoup et n’ayant pas le temps de se rendre à la salle de sport. Toutefois, à moins que vous ne possédiez tout un attirail de machines de musculation, l’entraînement sera effectué avec peu (ou pas) de matériel.
C’est ici que le coach en salle de gym tire son épingle du jeu. Il en existe deux types. Le premier propose un suivi et dessine des entraînements sur mesure, à l’aide d’un large éventail d’exercices différents, effectués grâce à des appareils de musculation comme de cardio. Le second type de coach en salle de gym est en charge d’animer des cours collectifs, généralement limités à 10 ou 15 participants. Le suivi qu’il propose est moins poussé car il doit s’occuper simultanément de plusieurs personnes. Quant au prix, il est généralement compris dans celui de l’abonnement à la salle en question.
Enfin, tout est une question de feeling
Un bon coach est avant tout un coach qui vous donnera envie de progresser. Pour cela, il doit être incollable sur les questions de nutrition, santé et motivation, mais pas que. Il possède un rôle de psychologue à ne pas sous-estimer. Certains préconisent une approche plutôt dure, faisant pression sur les personnes qu’ils entraînent pour obtenir des résultats, quand d’autres seront plus doux et pédagogues. Ce critère est important, car vous et votre entraîneur êtes avant tout une équipe (qui gagne !).
Environ 1,3 million d’enfants de moins de 10 ans ont déjà consulté un médecin ORL pour des acouphènes, et pour près de 660 000 enfants, une perte auditive moyenne à sévère a été diagnostiquée. Les résultats de l’enquête Ifop-JNA 2023 sur la santé auditive des enfants sont pour le moins inquiétants, voire alarmants. Avec des conséquences à long terme, comme le précise Sébastien Leroy, porte-parole de la JNA (Journée nationale de l’audition), l’une des principales associations françaises dédiées à la santé auditive. « Le risque, c’est d’hypothéquer son capital auditif, de créer une fragilité qui déclenche des prédispositions à la perte auditive. Autrefois, on pensait que la presbyacousie (surdité liée à l’âge, ndr) était uniquement un phénomène de vieillissement. Or désormais, la moyenne d’âge de survenue des acouphènes est de 41 ans. » Selon l’Organisation mondiale de la santé, qui estime qu’une personne sur quatre devrait avoir des problèmes d’audition d’ici 2050, « plus d’un milliard de jeunes adultes risquent une déficience auditive permanente évitable à cause de leurs pratiques d’écoute non sûres ».
Limiter les écouteurs
Parmi les pratiques d’écoute non sûres, le casque ou les écouteurs, de plus en plus présents dans le quotidien des enfants et des adolescents, sont sans surprise pointés du doigt. Ainsi, selon l’enquête Ifop-JNA, 40 % des parents affirment que leur enfant écoute chaque jour de la musique via des écouteurs ou un casque d’une à quatre heures par jour. « On voit clairement un accroissement de la pratique », regrette Sébastien Leroy qui conseille d’éviter les écouteurs chez les enfants de moins de 10 ans, et qui rappelle qu’un enfant ne sait pas maîtriser le volume et ne va pas forcément dire s’il entend des sifflements ou des bourdonnements. Et tant bien même le casque disposerait d’un limiteur de volume, cela ne résout pas le problème de la durée de l’exposition au son.
« Le problème du son, c’est à la fois son volume et son omniprésence, explique-t-il. La musique, même à faible volume, toute la journée, c’est une sollicitation permanente des cellules de l’oreille. On comprend mieux la parole en se levant qu’en se couchant, parce que l’oreille récupère durant la nuit, si on ne s’endort pas avec des écouteurs, bien sûr. Ce qui est gênant pour l’enfant, c’est qu’il y ait une réduction de son temps de récupération. Et ça va jouer sur le développement de l’apprentissage. L’oreille fait partie du cerveau, qui est mis en difficulté lorsqu’il y a une gêne auditive, un acouphène. »
Éviter les concerts avant 6 ans
Si la problématique des concerts concerne plus les adolescents et les jeunes adultes, elle n’est pas non plus à éluder pour les enfants, rappelle Angélique Duchemin, directrice d’Agi-Son, une association de prévention sonore regroupant des professionnels de la musique. « On peut faire découvrir l’univers des concerts à des enfants, mais il faut prendre des dispositions bien particulières, avec des casques antibruit. Cela dit, quand on voit des bébés dans des salles de concert ou festivals, je ne vois pas bien l’intérêt culturel. Et il faut quand même que l’enfant ait la possibilité de s’exprimer, qu’il puisse exprimer la gêne ou le mal-être potentiel qu’il ressent. Notre comité scientifique déconseille les concerts avant 6 ans, à moins qu’ils ne soient adaptés à leur âge. »
La directrice d’Agi-Son se réjouit en revanche qu’il y ait aujourd’hui « une vraie demande du public pour les protections auditives comme les bouchons en mousse », notamment sur les évènements à longue durée d’écoute comme les festivals. « Dans les discothèques, c’est malheureusement moins le cas, alors que c’est pourtant indispensable, parce qu’on y reste longtemps et que le volume ne baisse jamais. On insiste sur le fait que c’est la durée d’écoute qui va impacter fortement l’oreille, qu’il faut être à l’écoute de son corps. Si on a la sensation d’être agressé, c’est qu’il y a un problème. Il faut s’éloigner du son et ne pas écouter ses copains qui disent que ce n’est pas trop fort. Nous ne sommes pas égaux par rapport à l’audition. »
Dépister
Aux adolescents qui iraient en discothèques ou en concerts, Sébastien Leroy suggère d’offrir des bouchons réutilisables avec filtres acoustiques, « qui permettent de garder de bonnes sensations d’écoute, à la différence des bouchons en mousse ». Et d’intégrer dans leur suivi de santé un dépistage auditif. « L’ado va voir que ce sont ses oreilles, ses courbes. Parfois, on constate qu’il y a des petites encoches sur certaines fréquences qui indiquent qu’il y a déjà eu des petits traumatismes. On est sur de la prévention personnalisée, qui fonctionne vraiment bien chez les jeunes. On peut faire ces dépistages chez les audioprothésistes, c’est gratuit sur rendez-vous. » De manière plus large, il encourage les parents à intégrer dans le suivi de l’enfant « un check-up régulier de l’audition, comme pour les dents et les yeux. » En espérant être entendu.
Cinq signes qui doivent alerter
Votre enfant vous dit qu’il a les oreilles bouchées, qu’il entend un bruit dans ses oreilles.
Son comportement se modifie : il devient agressif, s’isole.
Il a des difficultés d’apprentissage à l’école.
Il se met à avoir du mal à suivre une conversation.
Il régresse vocalement.
En cas de doute, ne pas hésiter à se rendre dans un service d’urgences ORL.
Besoin de tester votre audition ou celle de votre enfant ?
L’air intérieur que vous respirez est 5 à 7 fois plus pollué que l’air extérieur, principalement en raison d’un taux élevé en composés organiques volatils (COV). Une bonne raison pour vous bouger dehors plutôt que dedans !
Les bénéfices de l’activité physique dépassent très largement les effets secondaires des effets polluants.
Pr. Xavier Bigard, vice-président de la Société française de médecine du sport, pour encourager les sportifs urbains craignant l’exposition aux particules fines.
2 Le moral
Une étude britannique* a mis en évidence les bienfaits d’une promenade à la campagne de trente minutes chez des personnes sujettes à la dépression. Résultats : ces dernières se sentaient moins déprimées, moins tendues et plus confiantes en elles. En ces temps difficiles, les restrictions de déplacements peuvent aussi jouer sur le moral, profite donc au maximum, dans le respect des gestes barrière, des espaces extérieurs à proximité de chez vous.
3 Le prix
Longévité, réduction des troubles respiratoires et de l’obésité… Les bienfaits de l’activité physique ne sont plus à prouver. Et que vous vous aidiez du mobilier urbain (marches, rampes, bancs) ou des obstacles naturels (montées, descentes), vous aurez tout sous la main gratuitement pour improviser des exercices de remise en forme.
4 Le stress
Les bénéfices de la pratique d’une activité physique en plein air sont nombreux : réduction du stress et des troubles de l’attention, amélioration de la capacité de concentration, meilleur sommeil, bref, une bien meilleure santé ! C’est facile comme une balade de trente minutes en extérieur !
5 Les calories
Faire du sport en plein air par des températures basses ou au contraire élevées augmente de 10 % les dépenses caloriques. Cela permet à l’organisme de rester à bonne température durant l’effort, soit en transpirant soit en se réchauffant.
6 La luminosité
Courir, pédaler ou ramer en extérieur durant les beaux jours est la garantie de faire le plein de luminosité (bonne pour le moral) grâce aux rayons du soleil. À condition de protéger sa peau à l’aide de crème solaire et d’éviter les mauvaises heures (entre 11 heures et 15 heures durant l’été) car il n’est pas question de brûler.
7 La vitamine D
Les UVB permettent de synthétiser la vitamine D qui garantit la solidité des os. Pratiquer son sport favori en short et T-shirt durant les belles journées (d’avril à octobre) est un excellent moyen d’en faire le plein. À condition, là encore, de ne pas abuser !
8 La motivation
Contrairement au sport en intérieur, souvent répétitif et ennuyeux, le sport en plein air offre une étendue de possibilités : forêt, bois, parcs, ville, campagne… En variant les terrains de jeux, vous éviterez de vous lasser et vous serez toujours motivé !
À savoir
Alertes Pollens est une appli permettant de connaître en temps réel les alertes polliniques du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), mais aussi la qualité de l’air et la météo selon votre géolocalisation.
Sortez bien équipé !
Parce qu’un bon équipement est aussi important que l’échauffement, Macif Avantages vous propose des offres d’équipementiers sélectionnées et négociées rien que pour vous tout au long de l’année !
L’Essentiel de l’article
L’aérothérapie diminue le stress et favorise la concentration.
Faire du sport au grand air améliore le sommeil et renforce le système immunitaire.
Le froid et la chaleur font brûler 10 % de calories en plus.
Pratiquer une activité physique en extérieur est bon pour le moral.
Laille Pauline, Provendier Damien, Colson François, Salanié Julien, 2013. Les Bienfaits du végétal en ville : étude des travaux scientifiques et méthode d’analyse. Plante & Cité, Angers, 31 p.
Nouveaux ou futurs parents, l’objectif est généralement le même : vivre la parentalité le plus sereinement possible. Avec Ex Utero, un podcast en trois saisons, les tabous autour de la grossesse, de la naissance et la période post-partum sont brisés. Bonne écoute !
Ex Utero – Saison 3 – Episode 1 : La sage-femme comme guide
Lors d’une grossesse, le suivi par une sage femme se poursuit après l’accouchement, et cela jusqu’au 12eme jour de vie du bébé. Ces consultations post-natales permettent d’aborder diverses questions sur l’alimentation de maman et de bébé, la contraception possible, un éventuel baby blues et constituent des moments d’échanges privilégiés…. Depuis 13 ans Myriam Reiss sage femme accompagne les mamans : avant et après l’accouchement. Chaque jour, elle se déplace au domicile des différentes familles qui rentrent à peine de la maternité, pour faciliter ce retour à la maison.
Ex Utero – Saison 3 – Episode 2 : Visite guidée d’une maison des 1000 jours
Connaissez-vous le concept des 1000 premiers jours qui courent du début de la grossesse jusqu’aux deux ans révolus de l’enfant ? Ces 1000 premiers jours, c’est au départ un rapport d’une commission d’experts présidée par Boris Cyrulnik, médecin psychanalyste et auteur. De ce rapport est né un projet national piloté par le ministère des solidarités et de la santé et la création de 45 maisons des 1000 premiers jours partout en France. C’est à Arras qu’est né en 2021 la première maison des 1000 premiers jours. Ce lieu chaleureux qui accueille parents et bébé tous les 15 jours pendant la première année de vie pour partager, discuter, s’entraider a une particularité : il fait partie d’un pôle éducatif qui regroupe également une maternelle, une PMI et un espace famille notamment. Une sorte de petit village qui permet entre autres de rompre l’isolement.
Ex Utero – Saison 3 – Episode 3 : Interrogations de parents – Éclairages d’experts
L’arrivée de bébé chamboule. Malgré l’immense bonheur d’accueillir ce petit être, on ne se sent pas toujours prêt, on veut être parfait, on dort peu, l’organisation est bancale. On aimerait tellement avoir le mode d’emploi et bénéficier du soutien de professionnels. Dans ce micro-trottoir, ces futurs et jeunes parents font part de leurs interrogations, et 4 experts leur répondent.
Ex Utero – Saison 3 – Episode 4 : Dépression post-partum – Conversation maman – psy
Quelques jours après l’accouchement, la majorité des mamans traverse une période de déprime qu’on appelle le » baby blues « , réaction naturelle causée par tous ces changements. Mais pour 1 femme sur 6 (selon une étude de Santé publique France réalisée en 2023) la dépression peut prendre le relais et s’installer plus durablement. En 2022, à la naissance de sa fille, Anna plonge rapidement dans une dépression post-partum. Aujourd’hui elle veut comprendre ce qui lui est arrivé. Elle en discute avec Brigitte Borsoni, psychologue clinicienne spécialisée dans la relation parent/bébé et adulte/enfant.
Ex Utero – Saison 3 – Episode 5 : Dépression post-partum, quel rôle pour l’entourage ?
Aujourd’hui en France, tous les mois, une femme se suicide au cours de la première année de vie de son bébé. La dépression post-partum est une condition sérieuse qui peut affecter la santé mentale et émotionnelle d’une maman après l’accouchement. L’entourage, qu’il s’agisse du partenaire, de la famille, des amis ou même des professionnels de santé, peut jouer un rôle crucial dans le rétablissement de la maman. Jocelyne, Ysée et Geoffroy ont vécu cette période difficile auprès de leur fille, leur amie, leur conjointe. Ils ont accepté de se rencontrer / pour discuter autour de leur rôle d’aidant.
Avertissement : les propos que vous allez entendre abordent le suicide et peuvent heurter.
Ex Utero – Saison 3 – Bande-annonce
La période du post partum, dit-on aux mamans qui viennent d’accoucher, dure à peu près 6 semaines. En réalité, ce sont près de 1000 jours qui sont nécessaires pour s’adapter à cette nouvelle vie qui impose de réorganiser ses journées… et ses nuits, à jongler avec la fatigue, à adapter ses habitudes, ses relations avec les autres… et avec soi-même. Ce qu’on occulte souvent c’est l’éventualité aussi de passer par la case dépression. Pourtant 1 mère sur 6 souffrirait de dépression post partum. Dans cette 3ème saison d’Ex Utero signée Vous! par Macif, écoutez ces moments de découverte de l’inconnu avec celles et ceux qui la vivent au quotidien. Des parents bien sûr, mais aussi leur entourage, des sages-femmes et autres professionnels de santé ainsi que des organismes de la petite enfance, en laissant, au cœur, la parole des mamans.
Ex Utero – Saison 2 – Épisode 1 : L‘impact du handicap d’un bébé
Chaque année en France, près de 20 000 enfants naissent avec une maladie congénitale(1). Pour Amanda et Vincent tout avait bien commencé, jusqu’à ce qu’ils apprennent que leur fille est née avec une malformation. Entre incompréhension et inquiétude, le papa veut régler le problème avec une chirurgie, mais sa compagne, familière du milieu médical, temporise et préfère attendre. Comment surmonter cette épreuve sans perdre son optimisme ? Comment se projeter dans un avenir incertain ?
Ex Utero – Saison 2 – Épisode 2 : L’arrivée d’un bébé dans une famille recomposée
Aujourd’hui en France, un foyer sur dix est recomposé(2). Lorsqu’une famille se reforme, ce sont de nouveaux liens qu’il faut tisser. Entre les beaux-parents et les enfants. Entre les enfants, aussi. Alors, quand un nouveau bébé arrive dans la fratrie, il n’est pas toujours évident pour chacun de retrouver sa place. Christian est le père de Louanne 20 ans et de Lenny 17 ans. Coralie est la mère de Lyam, 8 ans. Ils sont ensemble depuis plus de quatre ans et ont eu ensemble Leyann, 18 mois. À l’arrivée de son petit-frère, ce n’était pas évident pour Lyam, jusque-là le benjamin de la famille. Pas simple non plus pour les deux « grands », qui ne sont pas tout le temps à la maison, et regardent, parfois avec amertume, le privilège de leur petit frère Leyann, qui est le seul à avoir ses deux parents sous le même toit. Alors, comment retrouver un équilibre familial ? Comment être un parent qui parvient à être suffisamment là pour chacun ?
Ex Utero – Saison 2 – Épisode 3 : Le lien fusionnel parent/enfant
L’arrivée d’un enfant bouleverse les relations d’un couple et redéfinit les liens entre ceux qui sont ainsi devenus des parents. Charlène est une mère fusionnelle. Elle n’a pourtant pas été enceinte de Callie, c’est sa femme, Maryse, qui lui a donné naissance. Peut-être est-ce parce que Charlène avait peur que le lien soit moins fort dès la naissance qu’elle a compensé, jusqu’à devenir plus que maman poule… Comment trouver le juste équilibre quand on est celui ou celle qui n’a pas porté l’enfant et que l’on veut être aussi essentiel que la mère qui a donné naissance ?
Ex Utero – Saison 2 – Épisode 4 : La dépression post-partum
En France, une femme sur cinq subit un épisode de dépression après la naissance de son bébé(3). Ce syndrome post-partum peut être particulièrement isolant pour la mère et perturbant pour le.la partenaire. Florence a été secouée par une dépression post-partum après l’accouchement de sa fille. Elle se sent incapable de faire quoique ce soit, elle se dit bloquée, tétanisée, tout le temps triste. Son mari, Guillaume, s’occupe du nourrisson sans comprendre ce qui arrive à son épouse. Il lui avoue sa difficulté à “gérer deux enfants ». Des mots maladroits qui la bouleversent. Comment demander de l’aide lorsqu’on comprend pas soi-même ce que l’on ressent ? Comment surmonter une dépression post-partum, parfois banalisée ?
Ex Utero – Saison 2 – Épisode 5 : La difficulté de retrouver ses marques dans le couple
Après la naissance d’un bébé, les parents sont souvent sur un petit nuage. Mais rapidement, le quotidien change : les nuits sans sommeil, le manque de temps pour soi, les doutes et presque inévitablement, les tensions entre parents. Après 6 jours à la maternité, Cécile n’avait qu’une hâte : rentrer à la maison. Son époux Edjems est lui aussi impatient de retrouver sa femme et leur fille. Mais passer de 2 à 3 n’est pas si évident. Comment, alors, faire en sorte que tout le monde trouve sa place ? Comment s’appuyer sur l’autre et lui faire comprendre ses besoins ?
Ex Utero – Saison 1 – Épisode 1 : “Je ne voulais pas d’enfant”
En France, 4,5 % des femmes ne souhaitent pas avoir d’enfant.1 Être sans enfant par choix, dit aussi “childfree”, reste cependant encore peu accepté par la société. Alors comment gérer quand, de surcroît, on finit par être enceinte ? Fanny n’avait pas le désir d’enfant. Son mari Simon, comprenait, mais espérait malgré tout. Et puis la grossesse est arrivée, imposant à Fanny une aventure qu’elle n’avait ni prévue ni voulue. Avec toujours à ses côtés, son partenaire, navigant à vue dans une situation parfois périlleuse.
Ex Utero – Saison 1 – Épisode 2 : “J’ai subi une fausse couche”
Pas assez d’éducation sur le sujet, beaucoup de culpabilisation, un accompagnement restreint, font de la fausse couche un de ces tabous qui perdurent. Pourtant, une femme sur quatre enceinte y est confrontée. 15 % des fausses couches2 surviennent jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (dans les 3 premiers mois) et 1 % entre la 14ème et la 22ème SA (plus de 4 mois de grossesse). Cela peut alors être un vrai traumatisme physique et psychologique pour la femme, et son/sa partenaire, subissant cette perte. Pour Élodie, la fausse couche a été un moment particulièrement douloureux, qui a notamment éloigné son conjoint Rémy. Le couple a surmonté l’épreuve grâce à une certaine prise de conscience.
Ex Utero – Saison 1 – Épisode 3 : Grossesse et regards sur le corps
Pendant une grossesse, le corps de la future mère change inévitablement : prise plus ou moins importante de poids, le ventre qui s’arrondit, les seins qui gonflent, des marques qui apparaissent sur la peau. Cette évolution peut être mal vécue, parfois à cause de son propre regard critique sur soi-même, mais aussi accentué par celui de la société et de ses proches. Cécilia a vécu 2 grossesses consécutives pendant lesquelles son corps a été un centre d’attention bien malgré elle. À ses côtés, Thimothée essayait tant bien que mal de l’aider face aux commentaires parfois déplacés.
Ex Utero – Saison 1 – Épisode 4 : “Je n’aime pas être enceinte”
À en croire les réseaux sociaux ou les histoires racontées par les unes et les autres depuis des générations, être enceinte rime avec épanouissement. Certes un peu de fatigue et de prise de poids, mais rien qui ne vienne entacher ce bonheur de porter un enfant. Et pourtant ! Pour de nombreuses femmes, 9 mois de grossesse est une vraie épreuve, physique et/ou morale. Mais comment dire au reste du monde que l’on n’aime pas être enceinte ? Surmontant le jugement des autres, Carole le dit haut et fort : elle n’a pas aimé être enceinte. Pendant ses grossesses, son partenaire Anthony a fait son possible pour contrer le regard pesant de ceux qui refusaient de concevoir cette réalité.
Ex Utero – Saison 1 – Épisode 5 : Vivre sa grossesse en solo
Près de 1,5 million de Françaises sont des mères célibataires qui élèvent donc leur(s) enfant(s) seules. Dès mères qui ont parfois été en solo dès la grossesse, pendant laquelle elles ont dû tout gérer et surmonter seule. Solitude et stress, fatigue physique et mentale, gestion des démarches administratives et des achats pour préparer l’arrivée de bébé, autant d’étapes vécues sans partenaire du quotidien. C’est dans ces moments que les proches, amis et famille, peuvent devenir de vrais soutiens. Margot savait qu’en ayant un bébé toute seule, elle traverserait des périodes difficiles, mais par chance, elle a pu compter sur son amie Laurette.
Ex Utero – Saison 1 – Épisode 6 : “J’ai vécu une dépression prénatale”
Il est estimé à environ 10 % des femmes enceintes touchées par la dépression. Ce chiffre est cependant difficile à vérifier car nombres de femmes concernées ne le savent pas et n’en parlent pas, mettant leur mal-être et leur tristesse sur le compte des hormones et de la fatigue. Pourtant, la dépression prénatale est aussi réelle que celle post-partum. Une prise en charge adaptée peut aider ces femmes enceintes à traverser leur grossesse plus sereinement. Marie a pleuré à chaudes larmes les 6 premiers mois de sa grossesse, sans comprendre pourquoi. Avec Vincent à ses côtés, elle est parvenue à surmonter cette épreuve, non sans difficulté.