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  • Vos repères santé : le podcast pour comprendre notre système de santé

    Vos repères santé : le podcast pour comprendre notre système de santé

    Épisode 1 : C’est quoi la Sécu ?

    Qui a eu l’idée de créer la sécurité sociale et quand ? Est-ce qu’aller chez le médecin ou le dentiste, c’est gratuit ? Qui finance les 183 milliards d’euros de la branche maladie ? Avec des archives et des questions d’enfant, plongez dans l’histoire et les mécanismes de la sécurité sociale en 3 minutes.

    Épisode 2 : C’est quoi une mutuelle ?

    Les mutuelles, c’est quoi ? À quoi ça sert exactement ? Avec des exemples et des cas concrets, comprenez enfin les rouages de ces institutions qui participent à la qualité et la réputation du système de santé français en 3 minutes.

    Épisode 3 : comment fonctionne le duo Sécu – mutuelle ?

    Dans de nombreux pays, les citoyens doivent débourser des milliers d’euros chaque année pour se soigner, pas en France. Pourquoi ? Grâce à une complémentarité entre la sécurité sociale et les mutuelles. On vous explique comment, à travers des exemples concrets et des comparaisons internationales en 3 minutes.

    Épisode 4 : Comment fonctionnent les remboursements à la pharmacie ?

    Un matin, Marin, se réveille patraque, avec le nez qui coule. Après son rendez-vous chez le médecin, il court à la pharmacie pour acheter ses médicaments. Combien ça va lui coûter ? Devra-t-il payer ses médicaments ? Dans quel cas, et pourquoi ? Avec des exemples et des cas concrets, on vous aide à mieux comprendre vos remboursements santé en moins de 4 min !

    Épisode 5 : Comment fonctionnent les remboursements à l’hôpital ?

    Mamie Violette a la vue qui baisse. Elle doit se faire opérer de la cataracte. Marin l’accompagne et sur la route, il se demande combien ce passage à l’hôpital va lui coûter ? Avec des exemples et des cas concrets, on vous aide à mieux comprendre vos remboursements santé en moins de 4 min !

    Épisode 6 : Remboursements de vos lunettes

    En pleine partie de jeu vidéo, Marin constate qu’il ne voit plus très bien son écran. Impossible de battre le boss ! Il va avoir besoin de lunettes… Chez quel spécialiste doit-il aller ? Combien ça va lui coûter ? Avec des exemples et des cas concrets, on vous aide à mieux comprendre vos remboursements santé en moins de 4 min !

  • “Mon chien, mon héros” : histoires de propriétaires de chiens d’assistance

    “Mon chien, mon héros” : histoires de propriétaires de chiens d’assistance

    Comment se passe le quotidien avec un chien d’assistance ? Ces chiens, formés à accompagner des personnes atteintes de cécité, de handicap moteur ou encore à détecter l’épilepsie et le diabète, permettent à celles ou ceux qu’ils assistent de retrouver une plus grande autonomie. Dans « Mon chien, mon héros », un podcast signé Macif, découvrez des récits inspirés de témoignages de propriétaires de chien d’assistance et de leurs proches.

    Épisode 1 – Océane et Pumba

    Océane, 28 ans, a une maladie qui touche ses fonctions cardiaques, respiratoires et motrices. Elle est également diabétique. Pumba lui a complétement changé la vie. Avant, des auxiliaires venaient aider Océane tous les jours. Désormais, elle peut vivre en toute autonomie. Dans cet épisode, découvrez comment elle gère son quotidien avec sa chienne à ses côtés.

    Épisode 2 – Lily et Rouky

    Étudiante en neurosciences, Lily est diagnostiquée épileptique depuis son adolescence. Roucky, sa chienne d’assistance, l’accompagne partout, jusque dans sa salle de classe. Une réassurance pour sa mère Marylène qui a vu sa fille reprendre confiance en elle. Dans cet épisode, découvrez comment Marylène perçoit cette relation entre sa fille et sa chienne.

    Épisode 3 – Lou et Prosper

    Atteinte de diabète de Type 1 comme son père, Lou a connu de nombreuses situations d’angoisse à l’approche de crise d’hypoglycémie. Mais depuis l’arrivée de Prosper, son chien d’assistance, la jeune femme est beaucoup plus sereine. Dans cet épisode, découvrez comment le regard d’Alain, d’abord sceptique sur l’odorat expert de Prosper, a changé sur le chien d’assistance de sa fille.

    Épisode 4 – Jean-Pierre et Népal

    À 40 ans, Jean Pierre reçoit un diagnostic tardif : il est atteint du syndrome d’Usher, une maladie génétique menant à une perte progressive de l’audition et de la vue. Pendant 15 ans, il cache sa maladie jusqu’à un accident de voiture qui le fait tomber en dépression. Dans cet épisode, découvrez le bonheur de Chloé qui a vu son père retrouver sa joie de vivre grâce à son chien d’assistance Népal.

    Épisode 5 – Bonus – Pierre-Marie et Lyrics

    Pierre-Marie a perdu la vue brutalement à 25 ans lors d’un accident de travail. Avec Lyrics à ses côtés, il a pu reprendre le cours de sa vie et se lancer dans de nouvelles activités comme la course à pied. C’est même grâce à son chien d’assistance a rencontré Lise, sa compagne. Et si Lyrics pouvait raconter ce qu’il ressent ? Ça donnerait le récit à découvrir dans cet épisode bonus de “Mon chien, mon héros”.

    Merci à Marylène et Lily, à Alain et Lou, à Jean-Pierre et Chloé, à Pierre-Marie ainsi qu’à Océane d’avoir choisi la Macif pour raconter leurs histoires.

    Vous êtes propriétaire d’un chien d’assistance ?

    Pour conserver votre autonomie, garder votre chien en bonne santé est essentiel ! Découvrez l’Assurance des chiens guides d’aveugle ou d’assistance de Macif.

  • Le régime végétarien a-t-il des limites ?

    Le régime végétarien a-t-il des limites ?

    « Jamais je n’ai été aussi en forme que depuis que je suis végétarien ! » Après une heure de foot en salle, Jérémy rayonne. Masseur-kinésithérapeute et sportif convaincu, ce père de 39 ans ne mange ni viande ni poisson depuis près de cinq ans. Comme sa femme, comme ses enfants, comme ses frères et sœurs, et 1,4 millions de Français(1). Ce sont surtout des préoccupations écologiques qui l’ont amené à faire ce choix. Et il ne le regrette pas, puisqu’il se sent parfaitement bien dans son corps : « Je n’ai jamais eu de quelconque problème de santé. Pas de fatigue, pas de déprime… »

    Régime végétarien : des risques peuvent exister

    Stanislas Kran, qui se définit comme un ancien « très mauvais végétarien », l’a observé et a d’ailleurs raconté son aventure dans un livre L’Expérience alimentaire (éditions Grasset) : « C’est en 2013 que, du jour au lendemain, j’ai foncé dans ce régime tête baissée, car je lisais partout que c’est très facile de devenir végétarien. En réalité, ça n’a pas été si simple. D’autant que, par souci de cohérence, je suis rapidement devenu quasiment végétalien (aucune consommation de produits d’origine animale, ce qui exclut le lait et les œufs ou encore le miel, ndr). Les effets sur mon corps ont été un affaiblissement généralisé, un amaigrissement, une perte de masse musculaire… Le tout associé à de la fragilité psychique et des symptômes dépressifs que j’ai fini par attribuer à une carence en tryptophane, un acide aminé précurseur de la sérotonine. »

    Ce documentariste pour la télévision s’est décidé au bout de deux ans à faire une prise de sang qui a dévoilé une carence en vitamine B12, l’obligeant à faire machine arrière.

    Le végétarisme n’est pas fait pour tout le monde

    Son témoignage n’étonne pas les experts de la nutrition, lesquels expliquent facilement ces troubles physiques. « Pour la majorité des enfants et des adultes, le régime végétarien ne répond pas correctement aux besoins nutritionnels. Les produits carnés sont en effet indispensables pour les apports en fer, de même que les produits de la mer le sont pour ceux en DHA (acide docosahexaénoïque), un acide gras essentiel pour le fonctionnement et le développement du cerveau, explique Patrick Tounian, chef du service de nutrition et gastro-entérologie pédiatriques de l’hôpital Trousseau (Paris). Les végétaux riches en fer, comme les épinards ou les légumineuses, ne peuvent pas remplacer les produits carnés, car le fer qu’ils contiennent est huit fois moins bien absorbé par l’intestin. »

    Même son de cloche chez le Docteur Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste et chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille ayant rédigé un ouvrage sur la question intitulé La viande : Un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout (Editions Buchet-Chastel) qui apporte certaines précisions : « Il faut distinguer le régime végétarien et le régime végétalien, ce dernier étant plus problématique en raison du manque de calcium, surtout concernant les personnes âgées, et les enfants en croissance. Pour le régime végétarien, les études montrent globalement des déficits de certains nutriments : il y a un peu moins de fer, de calcium et d’iode ou encore de zinc dans le sang des végétariens que dans celui des omnivores. Sans poisson, il y a aussi un déficit d’oméga-3. Ce n’est pas dramatique même si le cerveau et la vision peuvent être impactés, mais ça peut être dangereux pour les enfants, les femmes allaitantes et les femmes enceintes. »

    En moyenne, on remarque également plus de cas d’ostéoporose et de fracture chez ceux qui ne mangent pas de viande ou de poisson.

    Savoir pallier aux carences

    « La vitamine B12 est cruciale pour le système sanguin ou nerveux et elle n’est pas apportée par les végétaux. Si bien qu’au bout de trois à cinq ans, si aucun supplément n’est apporté, des troubles apparaissent : paralysie, dépression, anémie… On l’observe souvent, explique Patrick Tounian. Pour la vitamine B12 et le fer, les prises de compléments sont indispensables, sauf peut-être pour les rares individus qui possèdent un variant génétique leur permettant d’absorber anormalement le fer végétal et peuvent ne pas être carencés malgré l’absence de consommation de produits carnés. Pour le DHA, des compléments sont aussi nécessaires. »

    C’est pourquoi Alice, kiné elle aussi, absorbe quotidiennement des compléments alimentaires, à l’instar de son confrère Jérémie. « Mais j’en prenais déjà avant de devenir végétarien, parce que je manquais de fer, détaille la trentenaire, qui indique que ses analyses médicales sont très bonnes. Je n’ai pas de cholestérol, pas de carence ou autre mauvais signal. Je dirais même que je me sens en meilleure santé depuis que je suis végétarienne : on a moins de ballonnements, de problèmes digestifs quand on retire la viande de son alimentation. Je ressens du confort, de l’énergie à force de végétaliser mon assiette. » Ses conseils, pour ceux qui seraient intéressés ? « Ne pas simplement supprimer la viande ou le poisson ! » De son côté, Jérémie recommande « d’y aller doucement, en se renseignant »

    Il faut transformer son alimentation, découvrir des recettes et réapprendre à composer un repas. C’est une nouvelle façon de s’alimenter .

    Alice, kiné et végétarienne

    « Nous, les scientifiques, préconisons de manger plusieurs fois végétariens dans la semaine plutôt que d’adopter un régime végétarien strict, conclut le Dr Lecerf, membre de la Société française de nutrition. Davantage de fibres, de fruits, de légumes… Le régime végétarien apporte des avantages par rapport à une mauvaise alimentation occidentale, on ne peut pas le nier. Mais il faut trouver le bon équilibre, en considérant notamment le système osseux et nerveux. Statistiquement, les végétariens font par exemple plus d’AVC, mais présentent moins de diabète et de pathologie cardio-vasculaire. Quant aux cancers, on ne sait pas, ce n’est pas très clair. »

    À chacun son équilibre en se faisant accompagner !

    Envie de changer de régime alimentaire ?

    Faites vous accompagner par un médecin nutritionniste, le remboursement de séances est inclus dans le contrat Macif Mutuelle Santé.

    L’Essentiel de l’article

    • Le végétarisme consiste à ne pas consommer de chair animale (ni viande ni poisson)
    • Le régime végétarien n’est pas adapté à tout le monde, des carences peuvent subvenir
    • Se faire accompagner permet d’adapter son alimentation au plus proche de ses propres besoins 

    (1) Ifop 2021

  • À la découverte de la musicothérapie

    À la découverte de la musicothérapie

    Le musicothérapeute n’est pas un médecin

    L’efficacité de la musicothérapie pour soulager certains types de pathologies est reconnue par des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des patients eux-mêmes. D’ailleurs, des institutions comme des hôpitaux y ont recours. Mais le musicothérapeute n’est pas un médecin : il est d’abord un musicien. Selon le site de la Fédération française des musicothérapeutes, « il s’inscrit dans une démarche de soin, d’accompagnement ou de soutien psychologique ».

    Ses séances viennent en complément d’un traitement médical ou d’un suivi médico-social, mais elles ne se substituent pas à ces derniers. 

    Un soin en musicothérapie ne guérit pas, il aide à apaiser des souffrances.

    Émilie Tromeur–Navaresi, la présidente de la Fédération française des musicothérapeutes

    Un bilan de réceptivité est nécessaire

    La musicothérapie n’est pas pertinente dans tous les cas de figure. Par exemple, certains individus ne sont pas réceptifs à la musique. Au contraire, un son ou une mélodie peuvent raviver des traumatismes chez d’autres. Mais, contrairement à une idée reçue, la musicothérapie peut fonctionner sur des malentendants grâce à un dispositif d’enceintes vibratoires posées au sol.

    « En revanche, précise Émilie Tromeur–Navaresi, il peut y avoir des contre-indications pour des personnes acouphéniques. » Pour toutes ces raisons, un bilan de réceptivité est indispensable pour déterminer l’opportunité de mettre en place une telle thérapie. Il comprend un questionnaire sur le parcours du patient et son rapport à la musique, ainsi qu’un test de réceptivité à l’écoute musicale.

    Un programme adapté à chaque patient

    La musicothérapie est utilisée dans des contextes très différents allant de la psychiatrie aux soins palliatifs, en passant par la pédiatrie, la gériatrie, l’addictologie, le handicap et bien d’autres domaines. C’est pourquoi, à l’issue du bilan de réceptivité, et en fonction de l’état du patient, le professionnel définit des objectifs, un programme et une méthode.

    La thérapie se déroulera alors en groupe ou de façon individuelle, sous une forme « réceptive » (le patient écoute et réagit) ou « active » (il utilise sa voix et son corps pour produire des sons, notamment par improvisation), à raison de plusieurs séances par semaine ou d’une séance tous les 15 jours. « Une séance dure entre 20 min et 1h30, précise la présidente de la FFM. Cela dépend des possibilités de chacun. » Si, pour certains, un cycle de huit séances suffit, d’autres suivront la thérapie pendant plusieurs années.

    Bien choisir son musicothérapeute

    En l’absence de réglementation de l’État concernant cette profession, n’importe qui peut s’autoproclamer musicothérapeute. Il faut donc faire preuve de prudence avant de prendre rendez-vous. La Fédération française des musicothérapeutes (elle-même membre de l’European Music Therapy Confederation) met à disposition le registre national des musicothérapeutes qu’elle référence. « Le musicothérapeute a suivi une formation spécialisée en musicothérapie, peut-on lire sur son site. Sa formation professionnelle lui assure un savoir théorique, pratique, clinique en psychologie et neuropsychologie, psychiatrie, psychopathologie, neurophysiologie de la musique, et de développement personnel. »

    La fédération liste aussi également les organismes de formation agréés et ils ne sont que quatre à ce jour :

    Faire appel aux médecines douces

    Si la musicothérapie n’est pas encore prise en charge, il existe des médecines douces permettant elles aussi de soulager les douleurs. Le contrat Macif Mutualité Santé rembourse certaines médecines douces : vos séances d’ostéopathie, d’acupuncture, de diététique, de pédicurie et podologie, de chiropraxie, d’homéopathie et d’étiopathie sont prises en charge.*

    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • La musicothérapie s’inscrit dans une démarche de soin, d’accompagnement ou de soutien psychologique
    • Elle n’est pas pertinente dans tous les cas de figure
    • Un bilan de réceptivité est nécessaire avant de démarrer une thérapie
  • Déménagement : que faire pour que son enfant le vive sereinement ?

    Déménagement : que faire pour que son enfant le vive sereinement ?

    Même si la tendance baisse, plus d’un Français sur cinq a toujours l’intention de déménager prochainement(1). Changer de logement peut toutefois se révéler difficile à appréhender, notamment pour les enfants. « J’ai changé de travail et on a dû déménager, explique Éric, père de trois filles. Elles ont été choquées, elles pensaient qu’elles vivraient toute leur jeunesse ici, qu’elles ne connaîtraient que cette maison. » Le dialogue est essentiel pour faire accepter ce changement.

    Les intégrer au projet

    « En discutant, on voit si des choses ne vont pas et, le cas échéant, on tente de contourner les problèmes, de trouver les arguments pour faire que tout se passe bien », explique Michel, qui a déménagé plusieurs fois avec ses deux filles. Un changement d’école et l’éloignement du cercle amical qu’il implique peuvent par exemple être une source d’inquiétude. « Pour adoucir les craintes, on a toujours veillé à montrer le côté positif du déménagement : une chambre plus grande, plus de choses à proximité, etc. »

    Impliquer ses enfants au maximum dans le déménagement permet de faciliter la transition. « Lorsqu’on faisait des visites, je m’organisais pour qu’ils soient là, qu’ils puissent eux aussi se faire une idée de l’appartement, confie Christine, mère de trois garçons. Sinon, je prenais des photos pour leur dire : “Tu vois, là, ça peut être sympa, on peut faire ceci ou cela.” Ça leur donnait une perspective, ils pouvaient se projeter. » Une manière de les associer au processus et d’en faire des acteurs, plus que des spectateurs.

    Patienter et rassurer

    Une fois la phase d’emménagement amorcée, il faut garder à l’esprit que chacun a besoin d’un temps d’adaptation plus ou moins long. « Les filles étaient un peu perdues parce qu’avant, les chambres étaient côte à côte, témoigne Éric. Là, elles étaient loin de la nôtre. Ça a été un peu compliqué, on a dû acheter une veilleuse à Eva pour la rassurer. » Christine a justement accordé une attention particulière à l’aménagement des chambres de ses fils : « Les chambres ont toujours été une priorité pour qu’ils s’y sentent bien et prennent leurs marques. Le but du jeu, c’est qu’ils soient sereins tout de suite, que le bouleversement soit moins abrupt et qu’ils s’approprient le nouveau lieu. »

    « Ce n’est pas aux parents de tout décider »

    Pour ce faire, Éric et Fanny ont laissé carte blanche à leurs trois filles. « Comme elles grandissaient, pour les faire participer, on allait faire les magasins ensemble, détaille Fanny. Selon nous, les parents ne doivent pas décider de tout. Nos filles ont choisi leur nouveau lit, leur nouveau bureau, la couleur de leur chambre, etc. Même si ça ne nous plaisait pas, c’est leur lieu de vie, il est important de respecter leur choix. On a peint les chambres en vert pomme, en marron et en rose. Je les guidais, mais elles choisissaient au bout du compte. »

    Une façon de faciliter la projection dans le nouveau logement, et d’ouvrir ce nouveau chapitre un peu plus sereinement.

    LOCATAIRE OU PROPRIÉTAIRE, L’IMPORTANT EST DE SE SENTIR BIEN CHEZ SOI

    Découvrez les bons plans et solutions Macif pour réaliser les travaux et les aménagements qui vous correspondent.

    L’Essentiel de l’article

    • Un déménagement est un chamboulement de repères, il faut faire preuve de patience
    • Montrer les points positifs de ce changement peut aider à rassurer
    • En choisissant les couleurs ou la place des meubles dans sa chambre, l’enfant s’approprie l’espace

     

    (1) Baromètre de L’Officiel du déménagement 2022

  • Comment aménager l’intérieur de son logement ?

    Comment aménager l’intérieur de son logement ?

    Mi casa es su casa est une expression qui traduit, certes, votre sens de l’accueil vis-à-vis d’autrui, mais il n’empêche que le logement reste avant tout un prolongement de soi-même. En particulier depuis les récents confinements et l’essor du télétravail qui ont conduit bon nombre de personnes à repenser l’habitat différemment.

    Se sentir d’abord chez soi

    Lorsqu’elle quitte le domicile familial pour aller étudier en fac d’Histoire à Tours, Marguerite emménage dans un petit studio proche de l’université. « Ce n’était pas grand, mais c’était chez moi », raconte elle. « Hormis mes vêtements et quelques objets personnelles, je n’ai rien déménagé car je voulais avoir l’impression d’écrire un nouveau chapitre à partir d’une page blanche ». Pour ce faire, la jeune femme se rend dans une célèbre enseigne d’ameublement suédoise, dans laquelle elle compose ce qui deviendra à la fois un refuge après les cours, un lieu de fête avec ses amis et un cocon pour les week-ends où elle ne rentre pas chez ses parents.

    « Mon logement était d’abord un espace personnel. Pour me démarquer, je l’ai donc personnalisé autant que possible en affichant des posters, en chinant des bibelots en brocante et élevant quelques plantes vertes. C’était à mon image, mais en grandissant, j’ai fini par me sentir à l’étroit avec toute cette déco et aujourd’hui, je suis davantage partisane de la sobriété. »

    Optimiser pour mieux gérer

    Avec les confinements à répétition, l’usage-même du logement a fini par changer, en particulier depuis que le télétravail est entré dans les mœurs. « Mon job de graphiste me permet de régulièrement travailler chez moi », pose Jacques, qui réside dans la banlieue lyonnaise. « Cependant, j’accorde beaucoup d’importance à séparer vie pro et vie perso. C’est pourquoi j’ai transformé mon dressing en bureau, de telle sorte que, quand je suis posé dans le salon, je n’ai pas la sensation d’avoir le travail qui m’appelle. »

    Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Ce précepte cher aux Allemands se matérialise à travers la méthode AIBI (pour Aménagement d’Intérieur Basé sur l’Introspection), conceptualisé par la décoratrice Nafi Rêve, et qui commence par identifier un besoin prioritaire (un espace de lecture ou de cuisine par exemple), avant de l’aménager en fonction de la surface disponible. Comme une sorte de feng-shui moderne, la dimension purement ésotérique en moins.

    Faire plus avec moins

    Le manque d’espace est en effet souvent le premier obstacle à surmonter, en particulier dans les grandes villes. « Lorsque j’ai fait des travaux dans mon petit appartement parisien, j’en ai profité pour casser les combles et au final, j’avais l’impression d’avoir gagné 8m² », témoigne Anne-Laure, propriétaire depuis 2014. Son locataire, Fred, la trentaine, n’a jamais entendu parler de la méthode AIBI, mais il a un truc pour se sentir à l’aise dans moins de 30m² : le tri. « Tous les ans, je me prends un week-end pour faire le point sur les objets et, surtout, les vêtements dont je n’ai plus besoin. J’en revends certains en ligne et je donne le reste à une association. Au quotidien, je me pose la question de savoir si j’ai vraiment besoin d’acheter tel ou tel truc. » Comme pour rappeler que la sobriété est souvent la clé du confort au sein du logement et que ces nouvelles habitudes riment souvent avec : « se recentrer sur l’essentiel ».

    Petit lexique de l’aménagement idéal

    • AIBI : L’Aménagement d’Intérieur Basé sur l’Introspection est une méthode élaborée par l’instagrammeuse Nafi Rêve qui consiste à aménager une pièce de la maison en fonction de ses besoins véritables et du ressenti que l’on souhaite en retirer. • Feng shui : Expression chinoise signifiant “le vent et l’eau” et désignant un concept d’organisation d’un lieu de vie ou de travail dans le but de renforcer l’énergie vitale de son occupant.

    • Home organizing : Ensemble de techniques de développement personnel popularisées par la consultante japonaise Marie Kondō. Le home organizing consiste en une méthode de rangement très précise qui vise à désencombrer la maison. On peut le pratiquer en faisant appel à un coach spécialisé.

    • Sur-mesure : Pour optimiser l’espace, mieux vaut éviter les meubles préfabriqués qui ne correspondront pas forcément à la disposition du logement. Les rangements coulissants représentent une solution optimale, de même que le remplissage des espaces vides (sous un escalier par exemple).

    • Swedish Death Cleaning : Pour vivre heureux, vivons légers ! Cette méthode d’inspiration scandinave consiste à ne garder que les objets que nous considérons essentiels et à faire une bonne action en donnant les autres.

    • Zen To Done : Méthode développée par l’auteur américain Leo Babauta selon laquelle une vie bien organisée commence par une to-do-list de tâches à exécuter au quotidien. A essayer pendant un mois.

    Locataire ou propriétaire, l’important est de se sentir bien chez soi

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    L’Essentiel de l’article

    • Faire le tri régulièrement permet de désencombrer et de donner une seconde vie aux objets
    • Plusieurs méthodes d’aménagement existent, trouvez celles qui vous correspond !
    • Lister vos besoins et vos activités du quotidien peut vous aider à choisir votre type d’aménagement
  • Contraception masculine, quelles sont les possibilités ?

    Contraception masculine, quelles sont les possibilités ?

    Visiblement, ce n’est pas une question de volonté. De nombreuses études montrent qu’au sein du couple, les hommes sont intéressés par un partage de la responsabilité de la contraception. Seul problème : la science avance lentement. Pour preuve, la recherche d’une pilule contraceptive pour les hommes remonte aussi loin que l’autorisation en 1960, de son équivalent pour les femmes. S’il existe des alternatives, peu d’hommes sont au fait.

    Et pour cause : en 2023, en France, les seules méthodes de contraception masculine reconnues par la Haute Autorité de Santé (HAS) sont le préservatif, la vasectomie et le retrait. Si la vasectomie est la solution la plus efficace, c’est aussi la plus radicale. Elle consiste à couper les canaux déférents qui portent les spermatozoïdes depuis les testicules jusqu’à la prostate. Une fois ces canaux bloqués, le sperme est alors dénué de spermatozoïdes et donc sans capacité de féconder. Le retrait, quant à lui, a plutôt mauvaise presse lorsqu’il s’agit de parler d’efficacité et relèverait plus du hasard, avec 22 % d’échecs. « L’éventualité d’une grossesse non prévue doit être acceptable, résume subtilement la HAS. Sinon préférer une autre méthode. » Le message est clair.

    Et les méthodes thermiques ?

    D’autres méthodes moins connues font néanmoins parler d’elles : les contraceptions thermiques. On compte trois dispositifs : le slip chauffant, l’anneau en silicone et le boxer chauffant. Tous ont pour objectif de rentrer les testicules dans les canaux inguinaux, laissant le scrotum vide. S’ils ne sont pas homologués, ils reçoivent de nombreux adeptes un peu partout en France, qui décident de prendre les choses en main, en fabriquant eux-mêmes leur dispositif thermique. « Pour le slip, il doit se porter au minimum quinze heures par jour », détaille Maxime, 29 ans. Même effet pour l’anneau lorsqu’il est porté plus de quinze heures par jour. Pour ce qui est du boxer chauffant, aucun processus scientifique n’a permis de le valider. Prudence, donc.

    Un acte militant

    À Rennes, Maxime (le prénom a été changé à sa demande) a cofondé en octobre dernier un collectif baptisé Rennes Antisexiste qui, plusieurs fois par mois, organise des ateliers couture et partage d’informations. Sur les présentoirs, slips, anneaux et jockstraps se mélangent aux brochures. « On accueille divers profils, ajoute-t-il. Des personnes qui ne sont au courant de rien mais qui sont curieuses de voir quelle serait la meilleure méthode. Il y a aussi des hommes “contraceptés” depuis six mois, un an voire un an et demi, qui viennent partager leur expérience. Certains sont même accompagnés de leur partenaire. Et pour ce qui est de l’âge, vous avez des jeunes de 20 ans mais aussi des pères de famille. »

    Pour l’instant, le collectif compte six participants présents à chaque permanence. « C’est loin d’être la cohue, mais espérons que les gens viendront de plus en plus nombreux. » Aujourd’hui, choisir son contraceptif, le fabriquer soi-même relève du militantisme, afin que la contraception masculine soit mieux étudiée et prise en charge par les pouvoirs publics. Car, rappelons-le, le slip chauffant n’est pas reconnu par la sécurité sociale et requiert des prescriptions régulières de spermogrammes.

    Il faut que les hommes se saisissent de ce sujet.

    Rennes Antisexiste

    Une demande de plus en plus forte

    Slip, anneau, vasectomie ou injections d’hormones, les nouvelles méthodes sont de plus en plus demandées, notamment chez les 25-35 ans et les plus de 40 ans. Ce que confirme Maxime, de Rennes Antisexiste : « On reçoit des personnes qui ont bien creusé le sujet et qui cherchent à être accompagnées, qui souhaitent avoir un suivi médical. » Si l’objectif de ces permanences rennaises est autant d’informer que de socialiser, Maxime a à cœur d’apporter aux contraceptions masculines un cadre politique féministe. « Il faut que les hommes se saisissent de ce sujet et qu’ils en discutent au sein de leur couple, estime-t-il. Peut-être que votre partenaire aura envie de garder sa méthode de contraception, peut-être que non. Le tout, c’est que ça puisse être un sujet de discussion. »

    Quelle contraception choisissez-vous ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé prévoit notamment la prise en charge des préservatifs féminins et masculins. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • La charge liée à la contraception pèse majoritairement sur les femmes
    • Trois contraceptions dites « masculines » sont reconnues en France : le préservatif, le retrait et la vasectomie
    • D’autres méthodes existent dont les sous-vêtements chauffants et l’anneau en silicone
  • Comment réaliser soi-même ses produits d’entretien maison ?

    Comment réaliser soi-même ses produits d’entretien maison ?

    Plus qu’une tendance, mieux qu’une mode : depuis quelques années, les produits d’entretien faits maison ont le vent en poupe. En témoigne cette étude Ipsos publiée en 2019, selon laquelle 24 % des Français déclaraient en fabriquer eux-mêmes pendant que 46 % envisageaient de s’y mettre dans les cinq ans.

    Pourquoi fabriquer soi-même ses produits ?

    Les avantages de cette nouvelle habitude semblent, en effet, évidents. « On peut gérer la composition des produits, qui seront au nombre de deux ou trois et d’origine naturelle par rapport aux centaines de molécules potentiellement chimiques retrouvées dans les produits du commerce. Ensuite, on peut faire jusqu’à 85 % d’économie : on estime les dépenses d’un foyer dans les produits ménagers conventionnels à 240 euros par an alors qu’on peut descendre aux alentours de 35 euros en les confectionnant soi-même. Contrairement à ce que l’on croit, c’est très rapide et très simple, explique Laetitia Dartout, fondatrice de Naturel Factory (une start-up spécialisée dans ce domaine). Sans oublier les bénéfices sur l’environnement. Depuis deux décennies, des études démontrent que les produits maison sont moins néfastes. Le déversement des molécules de synthèse dans l’environnement, notamment aquatique, engendre de nombreux problèmes liés à l’effet cocktail de ces mélanges de produits. »

    Des arguments qui convainquent puisque d’après l’étude Ipsos, 56 % des personnes interrogées fabriqueraient leurs produits ménagers dans le but de consommer moins et 45 % pour des raisons de santé.

    Nous faisons deux cent trente lessives conventionnelles par seconde en France !

    Laetitia Dartout, fondatrice de Naturel Factory

    Le fait maison, bon pour la santé ?

    Les raisons de santé, justement, se justifient-elles vraiment ? « Bicarbonate de soude, vinaigre blanc, savons noir et de Marseille, huiles essentielles… Si je préfère parler de produits ménagers anciens ou “de grand-mère” plutôt que “faits à la maison”, ils sont effectivement très souvent dénués d’effets délétères et moins nocifs que les produits industriels, répond le Dr Jean Lefèvre, médecin et membre de l’Association Santé Environnement France. Il est aussi possible de préparer chez soi des crèmes à récurer utiles pour nettoyer lavabos, vitres ou autres bacs de douche : elles ne sont jamais toxiques, tant qu’on n’utilise ni soude caustique ni eau de javel. Les cristaux de soude sont, eux, à éviter compte tenu de leur agressivité pour la peau et les yeux. Comme les huiles essentielles, certaines d’entre elles ayant des effets secondaires et pouvant agir comme des perturbateurs endocriniens (comme l’huile essentielle de lavande, ou de l’arbre à thé). »

    Et le professionnel de santé de préciser : « Lorsque les produits que l’on fabrique soi-même ne comportent que des composants simples comme ceux cités, les seuls problèmes de santé que l’on risque de rencontrer sont dus au vinaigre blanc (surtout supérieur à 8 %) entraînant parfois des vapeurs inhalées ou des brûlures oculaires. Le bicarbonate de soude n’a quant à lui pas d’effets notables sur la santé, tandis que les savons noirs en tant que produits ménagers sont très bien tolérés. De même que le savon de Marseille, utilisé pour le ménage ou la lessive. Par contre, l’un comme l’autre sont à éviter pour l’hygiène : les premiers, très concentrés, peuvent être irritants et les seconds desséchants à la longue. »

    Enfin, la Terre s’en porterait également mieux : les produits maison émettraient moins de composés organiques volatils et pollueraient « bien moins que leurs équivalents industriels », d’après l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe).

    Comment bien réaliser ses produits ?

    Reste à ne pas se tromper de recette, au risque de se retrouver avec des résultats pour le moins décevants. Ce qu’a vécu Sarah, maman de 33 ans qui attend sa deuxième fille et qui a longtemps conçu ses propres produits… avant de revenir à des produits bios, du moins en partie. « Pendant une période, j’étais vraiment à fond dedans. Et puis, j’ai remarqué des problèmes d’efficacité. Notamment pour le linge, ça encrassait ma machine et ça ne lavait pas très bien les vêtements d’enfant. Ne parlons même pas des fringues de sport, une catastrophe niveau odeur, témoigne-t-elle, les mains posées sur son ventre gonflé. Pourtant, j’ai testé trois ou quatre formules… Finalement, je suis reparti sur une bonne lessive en poudre. En revanche, j’ai conservé des choses. Comme le vinaigre ou le bicarbonate, par exemple, pour les WC et la douche. »

    Dans le parcours du fait maison, des pièges plus embêtants peuvent néanmoins apparaître : « Il y a des erreurs classiques. La première règle, c’est qu’il faut utiliser deux ou trois, voire quatre produits au maximum. Jamais au-delà. Bien souvent, l’eau simplement combinée à du vinaigre est extrêmement efficace ! D’autre part, certaines recettes ne sont pas bonnes. Ainsi, mélanger du bicarbonate avec des cristaux de soude est l’équivalent cuisine de l’ajout de sel fin puis de gros sel dans un même plat. Aussi, le vinaigre peut annuler les actions du bicarbonate » indique Laetitia Dartout.

    Selon son expérience, « La clé est de comprendre les matières premières, les ingrédients à utiliser. Jouer avec le pH, savoir que le vinaigre d’alcool ou ménager et le citron sont des acides faibles, se rappeler que le bicarbonate et son grand frère les cristaux de soude font parties des basiques, choisir du bon savon de Marseille et du bon savon noir, utiliser le percarbonate pour l’action blanchissante, jongler avec quelques argiles pour le nettoyage à sec, s’aider de quelques huiles essentielles avec modération… »

    À vous de composer !

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    L’Essentiel de l’article

    • Vinaigre blanc, bicarbonate de soude et savon de Marseille sont les essentiels
    • Attention aux quantités utilisées
    • Les produits ménagers faits maison polluent moins
  • Séparation couple : comment s’entendre dans l’intérêt des enfants ?

    Séparation couple : comment s’entendre dans l’intérêt des enfants ?

    Si l’on en croit les chiffres de l’Insee, le taux de divorce en France se situe depuis l’an 2000 aux alentours de 50%. Autrement dit environ un couple marié sur deux devrait être amené à divorcer. La situation n’a donc rien d’inédite. Il n’empêche que pour un enfant, la séparation de ses parents peut provoquer un véritable séisme.

    À ce titre, selon une publication de la psychologue clinicienne américaine JoAnne Pedro-Caroll, les trois facteurs qui affectent le plus le bien-être des enfants, pendant et après la séparation ou le divorce de leurs parents, sont les suivants : le degré et la durée des hostilités entre les parents, la qualité des pratiques parentales et la qualité de la relation parent-enfant. Trois facteurs qui peuvent être contrôlés par les parents à condition de trouver les ressources nécessaires pour y parvenir.

    Médiation familiale : apaiser les conflits

    Après une première vie de cadre dirigeante et d’entrepreneuse, Isabelle Jordan est devenue médiateur familial diplômé d’état. Elle reçoit quotidiennement dans son cabinet des couples qui se séparent dans des conditions houleuses pour leur proposer sa méthode : « La médiation familiale c’est une méthode pour désactiver les conflits qui travaille sur leurs deux causes principales : les erreurs d’interprétations et la sensation d’impuissance. L’objectif est d’éclairer ce qui a causé les erreurs d’interprétation et de permettre à chacun de se responsabiliser en donnant un champ d’action. Les conflits seront toujours là, mais ils seront moins inflammables ».

    En déminant les principaux motifs de désaccord, la médiation familiale peut ainsi aider à apaiser et équilibrer les situations parentales. Il est même parfois utile d’y avoir recours en amont de la séparation pour la préparer, déblayer le terrain et permettre à chacun de reprendre sa part de responsabilité.

    Séparation : l’enfant n’est pas un intermédiaire

    L’un des dangers principaux en cas de séparation conflictuelle est d’impliquer les enfants dans le conflit. C’est une règle d’or, l’enfant ne doit en aucun cas être partie prenante. Des études le démontrent, les enfants ne vont pas forcément moins bien si leurs parents se séparent : « En revanche ils vont moins bien si leurs parents sont dans des conflits épouvantables et encore moins bien si on leur dit « ton père est un menteur ou ta mère est méchante ». Les qualificatifs et les jugements sur l’autre sont à proscrire » juge Isabelle Jordan.

    Selon la médiatrice familiale, le besoin premier des enfants, qu’ils soient très jeunes ou adolescents est la sécurité. Un besoin qui passe notamment par le soutien et l’attention des deux parents. Attention donc à ne pas se battre pour le temps de garde et à faire de l’enfant, l’enjeu d’un règlement de compte qui ne le concerne pas : « En médiation j’entends souvent des gens qui font de la comptabilité, sur le nombre de jours où ils ont l’enfant. On a une compétition sur les termes de la garde alternée. Or mieux vaut moins de temps, mais du temps de qualité qui permet de consacrer plus d’attention à l’enfant » conclut Isabelle Jordan.

    Thérapie Familiale VS Médiation Familiale

    Lors d’une séparation conflictuelle, thérapie familiale et médiation familiale présentent chacune des intérêts, mais ce sont deux démarches finalement assez différentes. La médiation familiale est une démarche d’origine canadienne qui vise à résoudre les conflits. Elle implique un travail en présence des différentes parties qui se focalisent sur le présent et recherchent des solutions concrètes . En somme, cela n’est pas de la psychanalyse. La thérapie familiale va naviguer entre le passé, le présent et le futur, chercher à comprendre les origines, interroger les causalités du conflit. Le thérapeute aide à décortiquer les systèmes de relation afin de provoquer un changement pour adoucir les difficultés.

    Enfin, pour assurer le bien-être de l’enfant lors d’une séparation conflictuelle, un suivi psychologique peut également lui être proposé afin de lui offrir un espace d’expression neutre qui n’implique aucun de ses deux parents.

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    Séparation couple : comment s’entendre dans l’intérêt des enfants ?

    L’Essentiel de l’article

    • Ne jamais dénigrer l’autre parent devant l’enfant
    • La médiation familiale peut aider à désactiver les conflits
    • Le bien-être de l’enfant doit toujours primer
  • Apprendre à interpréter les signes envoyés par son chien

    Apprendre à interpréter les signes envoyés par son chien

    Décrypter le comportement de son chien

    Quand Simone, un petit bouledogue français de deux ans s’arrête en pleine rue et se couche au sol ou qu’elle se gratte, sa maîtresse Angie est parfois décontenancée. Elle ressent même un peu de frustration : « J’aimerais savoir si c’est parce qu’elle a une démangeaison, pour évacuer un éventuel stress, ou pour faire passer un massage. »

    Comme pas mal de maîtres, cette trentenaire bien dans ses baskets aimerait mieux comprendre ce que ressent son chien. Julie Faure est comportementaliste. Son métier, c’est justement (entre autres) d’aider les gens à décrypter les comportements de leurs chiens : « Quand on appelle un chien et qu’il renifle le sol, se gratte ou fait semblant de ne pas entendre, c’est souvent parce qu’il n’est pas à l’aise avec ce qu’on lui demande de faire », estime-t-elle. Selon celle qui exerce son métier depuis cinq ans, les gens ont bien souvent tendance à ne pas bien interpréter certains signes. Il faut dire qu’entre l’homme et son meilleur ami, le dialogue est parfois complexe. Pourtant, certains signes ne trompent pas.

    74% des propriétaires de chien

    voit leur animal comme un membre de  leur famille. (1)

    Marques d’affection ou de stress ?

    « Un chien qui lèche le visage, c’est un signe d’affection. Renifler, lécher, venir vers vous, mordiller, ce sont des signes sociaux positifs », explique Emmanuelle Titeux, docteure vétérinaire spécialisée en médecine du comportement. À l’inverse, certains signes dénotent eux du stress ou une réponse à une menace.

    Cette spécialiste en éthologie canine l’exposait ainsi dans un article scientifique intitulé Relations hommes-chiens, les nouvelles hypothèses : « Les signes de stress définis par tous les scientifiques, notamment Beerda en 1997, sont parfaitement connus : bâillement, halètement, langue sortie, patte levée, léchage de la truffe, ébrouement. Pour ce qui est du détournement de regard ou de la tête, ce comportement correspond à la réponse d’un chien à la menace d’un autre. »

    En revanche, ils ne sont en aucun cas des signaux envoyés aux humains, juste des réactions épidermiques à des situations données : « Les gens ont tendance à vouloir surinterpréter leurs chiens. Le chien n’envoie de signaux à personne. »

    Faire appel à un comportementaliste canin

    Julie Faure rencontre des chiens et leurs maîtres quotidiennement depuis cinq ans. Elle a donc eu l’occasion de constater que pas mal de propriétaires de chiens, très attachés à leur animal, avaient tendance à verser dans l’anthropomorphisme. Par exemple en les laissant dormir avec eux et s’allonger sur leurs oreillers. Ce qui n’est pas forcément souhaitable : « Certains pensent que si le chien vient dormir sur leur oreiller c’est parce qu’il aime son maître. Or pour l’animal : c’est aussi une manière de dire à son maître : “Tu es ma ressource.” Je te protège, mais c’est moi qui décide. » Les risques, c’est aussi que les chiens qui dorment avec leurs maîtres voient leur instinct de protection et d’exclusivité renforcé. Ou qu’ils prennent une fâcheuse habitude : « Les chiens qui attrapent vos chaussures quand vous devez partir, ce n’est pas pour dire : allons jouer. En réalité, ce geste n’a rien de rigolo, il veut dire : “Je ne t’ai pas autorisé à partir.” »

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    L’Essentiel de l’article

    • Il faut être attentif au comportement de son animal sans surinterpréter les signaux
    • Les chiens ont besoin de moments de tranquilité et de repos
    • Le vétérinaire peut vous aider à comprendre le comportement de votre animal

    (1) Ipsos 2020