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  • Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    1 Les problèmes d’audition, qu’est-ce que c’est ?

    Les acouphènes

    Les acouphènes sont des sifflements perçus de façon intermittente ou permanente par le patient. Ils peuvent être liés à des lésions de l’oreille interne, mais les causes ne sont pas toujours faciles à identifier. Quoi qu’il en soit, ils sont généralement provoqués par une exposition répétée au bruit, dans le cadre professionnel ou les loisirs. Souvent bénignes, les formes sévères d’acouphènes peuvent pourtant créer une réelle perte de qualité de vie.

    L’hyperacousie

    C’est une sensibilité accrue aux sons de moyenne à forte intensité. Elle se caractérise par une gêne auditive, des acouphènes ou des douleurs qui entraînent des difficultés de perception.

    La perte d’audition

    C’est une baisse de l’acuité auditive : on entend moins bien les sons de faible intensité (ou dans certaines fréquences aiguës ou graves) et on distingue moins bien les sons les uns des autres. C’est ce qui fait qu’on éprouve des difficultés à suivre une conversation à plusieurs ou s’il y a un bruit de fond.

    1 Français sur 4

    souffrirait d’une forme de perte et ou gène d’audition (tous âges confondus).*

    2 Les causes possibles de la perte d’audition

    Le bruit ambiant

    Circulation, travail en usine, travaux publics, concerts, discothèques… Les sources de bruit potentiellement dangereux pour l’audition sont légion. Cependant, il faut généralement une exposition prolongée et répétée pour que les sons ambiants aient de réelles conséquences sur l’audition : par exemple, si vous êtes un aficionado de concerts ou que vous travaillez dans un environnement particulièrement bruyant.

    La musique sur baladeur ou smartphone

    L’écoute de musique au casque (ou écouteurs) à des volumes inadaptés est responsable d’une part importante des pertes d’audition et troubles récurrents comme les acouphènes. C’est tout particulièrement vrai chez les adolescents et les jeunes adultes qui ne se séparent jamais de leur smartphone ! Une seule solution, baisser le son et se limiter à une heure d’écoute par jour(1).

    Les infections (otites, etc.)

    L’otite est une infection microbienne de l’intérieur de l’oreille. On parle d’otite externe lorsqu’elle touche le conduit auditif seul, et d’otite moyenne lorsqu’elle atteint le tympan. Très douloureuse, elle nécessite un traitement prescrit par un médecin pour ne pas risquer de laisser une infection proliférer : en fonction des cas, cela peut être des antibiotiques et/ou des gouttes antibactériennes ou anti-inflammatoires à base de corticoïdes.

    Problème : les otites à répétition, notamment chez l’enfant, peuvent provoquer des lésions du tympan. Il est donc important de limiter les facteurs de risque (froid, bâtonnet ouaté) et de consulter régulièrement l’ORL pour vérifier que le tympan est intact.

    Les traumatismes

    Accident, coup ou mauvaise utilisation des bâtonnets ouatés peuvent provoquer des lésions de l’oreille qui vont se répercuter sur l’audition. Ces traumatismes guérissent souvent spontanément, mais ils nécessitent parfois une intervention chirurgicale pour réparer le tympan endommagé. C’est une intervention rapide, sous anesthésie générale, mais qui peut se pratiquer en ambulatoire. Elle permet le plus souvent un rétablissement complet de l’audition.

    L’avion, la plongée, le saut en parachute…

    Dans une cabine d’avion (ou dans certaines situations de loisirs impliquant une forte variation de la pression environnante), la pression peut varier parfois fortement en fonction de l’altitude. Cela provoque ce phénomène bien connu « d’oreille bouchée », qui se résorbe le plus souvent spontanément en quelques secondes ou quelques minutes. Il arrive pourtant parfois qu’une mauvaise pressurisation de la cabine entraîne une surdité d’une, voire des deux oreilles pendant plusieurs heures. Si l’audition n’est pas rétablie au bout d’une journée, il est conseillé d’aller voir un médecin pour s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes sous-jacents ou de traumatisme du tympan.

    Bruit : à partir de combien de décibels est-on en danger ?*

    Le seuil de danger pour l’oreille est de 85 décibels. À quel niveau de bruit cela correspond ?

    • Lieu calme : 30 décibels. Tout va bien !
    • Rue ou restaurant bruyant : 70 à 80 décibels. À la longue, ça fatigue…
    • Bruit du marteau-piqueur ou d’un baladeur à volume maximum : 100 décibels. Votre oreille est en danger ! Il faut s’éloigner de la source sonore ou porter des protections.
    • Sirène, concert ou discothèque : 105 à 120 décibels. Bouchons obligatoires !

    3 Que faire ?

    Toute perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation pour faire un état des lieux précis de la situation et proposer un traitement adapté si nécessaire. Rendez-vous chez votre médecin traitant pour un examen à l’otoscope (ce petit appareil qui permet de regarder l’intérieur du conduit auditif) : en fonction des résultats, il pourra vous prescrire un premier traitement et/ou vous orienter vers un spécialiste (ORL) pour un diagnostic plus poussé.

    4 Dans quels cas faut-il porter un appareil ?

    L’audioprothèse : contre la perte d’audition installée

    Les prothèses auditives ont fait d’énormes progrès ces dernières années : fini le gros boîtier lourd à porter et difficile à régler ! Les appareils nouvelle génération sont plus performants, plus discrets et plus légers. Sur prescription médicale (obligatoire), ils permettent de compenser une perte d’audition plus ou moins sévère. Il existe plusieurs types d’appareil, correspondant à des besoins différents :

    • Les dispositifs intra-auriculaires (IA) : invisibles et très légers, ils se glissent à l’intérieur du conduit auditif pour corriger les pertes d’audition légères à modérées. 
       
    • Les contours d’oreille (BTE pour behind the ear en anglais) : ils s’accrochent derrière le pavillon (c’est-à-dire la partie visible de l’oreille externe) pour délivrer le son via un mini haut-parleur. Plus solides que les IA et souvent moins chers, ils permettent aussi de corriger des pertes auditives plus sévères. 
       
    • Les appareils à micro-écouteur déporté (RIC pour receiver in canal en anglais) : identiques aux BTE, sauf que le son est délivré à l’intérieur du canal auditif via un petit écouteur interne. Ils corrigent une large palette de pertes auditives et constituent une bonne alternative aux deux précédents. 

    Le générateur de bruit blanc : contre les acouphènes

    Il s’agit d’un appareil générant un bruit audible et monotone qui « dilue » les acouphènes dans un fond sonore, sans fatiguer l’auditeur. Le bruit des vagues, du vent dans les arbres ou de la pluie sur un toit sont de parfaits bruits blancs !

    5 Comment protéger ses oreilles ?

    Contre le bruit et l’eau : les bouchons d’oreille

    Le bruit est l’ennemi n° 1 de l’ouïe ! Si vous assistez à un concert où la musique est particulièrement forte ou si vous pratiquez une activité bruyante (bricolage, par exemple), protégez-vous avec des bouchons en mousse, en cire ou en silicone. À usage unique ou réutilisables, ils s’achètent en pharmacie ou sur Internet pour une somme tout à fait modique (à partir de 1 euro la paire). Pensez aussi à en munir vos enfants le cas échéant. Il existe aussi des casques antibruit très efficaces, plutôt réservés aux activités professionnelles ou aux travaux lourds.

    Vos oreilles craignent l’eau ? Certains bouchons d’oreille sont particulièrement adaptés à la pratique de la natation ou de la plongée : vous les trouverez en magasin de sport ou en pharmacie.

    Musique au casque : limitez les temps

    Apprenez à vos ados (c’est valable pour les parents aussi) à limiter le temps d’écoute et surtout le volume : à fort volume (85 % de la puissance maximale de l’appareil, sans jamais aller au-delà), pas plus de deux heures par semaine ! La plupart des smartphones ont une fonctionnalité de limitation du volume : parlez-en avec vos enfants ou ados pour l’activer et veiller à ce qu’ils ne puissent pas la désactiver (via un code numérique). Préférez aussi les casques aux oreillettes : celles-ci déversent le son plus près du tympan et provoquent donc potentiellement plus de dégâts.

    Contre les infections : lâchez ce bâtonnet ouaté !

    Les bâtonnets ouatés ont à juste titre la réputation d’endommager l’oreille et d’augmenter le risque d’infection ou d’eczéma. Le cérumen a en effet un rôle protecteur, l’oreille n’a donc pas besoin d’être récurée ! Si vous avez du mal à vous en passer, limitez strictement leur usage au pavillon, sans entrer dans le conduit auditif.

    Contre le froid : un joli bonnet

    L’hiver, couvrez-vous la tête ! Jusqu’à 20 % de la chaleur corporelle est perdue par la tête (3), et vous protégerez du même coup vos oreilles des infections.

    Vous avez des problèmes d’audition ?

    Vos consultations chez un ORL sont prises en charge dans votre contrat Santé Macif

    L’Essentiel de l’article

    • Les troubles de l’audition peuvent se traduire par des acouphènes, une hyperacousie ou une perte d’audition.
    • Ils sont généralement dus à une exposition excessive au bruit, à un traumatisme, à des infections ou à l’âge.
    • Une perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation.

    (1) OMS, « Écouter sans risque ».
    (2) Ameli, « Prothèses auditives : quelle prise en charge ? », 2017.
    (3) NHS, Hypothermie.

    * Inserm 2022

    ** Par rapport aux prix moyens du marché et selon prestations. Données Santéclair comparant sur la France entière, les tarifs réseaux et les tarifs pratiqués hors réseaux. L’assuré conserve la liberté de choix de son professionnel de santé.

  • Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Beaucoup de chaudières ont des performances énergétiques très moyennes. Renouveler votre installation peut permettre de faire des économies conséquentes. De plus, certains équipements utilisant des sources d’énergies renouvelables donnent droit à des aides ou à des crédits d’impôt, parfois cumulables à certaines aides régionales.

     

    Chaudière à basse température

    Elle permet entre 12 et 15 % d’économies d’énergie en fonctionnant à une température plus basse que les chaudières classiques. Son installation nécessite cependant un tubage des conduits de cheminée.

     

    Chaudière à condensation

    Elle est encore rare en France, mais représente jusqu’à 80 % des matériels posés aux Pays-Bas. La condensation générée par les gaz brûlés permet de récupérer de l’énergie. Elle est donc plus performante de 15 à 20 % suivant le modèle.

     

    Chaudière à bois

    Trois principes de combustion sont possibles, lesquels dépendent du système de ventilation qui optimise plus ou moins la combustion du bois. Évitez les bois de récupération : ils génèrent de fortes doses de polluants. En revanche, les bûches, les granules et les copeaux de chauffage sont destinés à cet usage. Choisissez une installation portant le label Quali’Bois.

     

    Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

    Ce matériel est aujourd’hui fiable et a une bonne durée de vie. Des capteurs solaires transmettent de l’énergie à votre installation afin d’avoir une eau chaude en permanence. Un système d’appoint vient pallier les irrégularités d’ensoleillement. Vous pouvez réaliser jusqu’à 70 % d’économies sur le chauffage de l’eau. Enfin, choisissez une installation portant le label Quali’Sol.

    Quelle chaudière choisir pour bénéficier d’un crédit d’impôt* ?

    • Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

      Les + :
      une énergie propre et renouvelable et une longue durée de vie.
      Les – :
      nécessite un chauffage d’appoint.

    • Chaudière à condensation (sous réserve de caractéristiques techniques et de critères de performances minimales)

      Les + :
      performante, peut être reliée à des panneaux solaires.
      Les – :
      son coût élevé et sa taille imposante.

    2 Se chauffer autrement : diversifiez les énergies

    La pompe à chaleur (PAC)

    Elle utilise la chaleur qui se trouve à l’état naturel dans le sol, l’air ou l’eau souterraine, pour augmenter sa propre température et la restituer dans le logement. La PAC peut être de trois types :

    • géothermique
    • aérothermique
    • ou sur eau de nappe.

    Son installation nécessite donc un jardin et se révèle certes un peu coûteuse (de 70 à 200 euros le m²), mais permet ensuite d’économiser jusqu’à 75 % sur la facture de chauffage grâce à une énergie propre et renouvelable.

     

    Le puits canadien ou puits provençal

    Le principe est proche de celui de la pompe à chaleur, à la différence qu’il fonctionne sans assistance électrique. Le puits agit grâce à un système de tuyauterie qui permet de ventiler la maison avec un air plus chaud en hiver, plus froid en été.

    Son coût initial est plutôt faible (300 euros environ) et permet d’économiser 10 à 20 % sur le chauffage en hiver. Il est donc un bon régulateur thermique qui sert à diminuer les besoins énergétiques, mais ne peut remplacer totalement un système de chauffage.

     

    Le solaire thermique

    À privilégier dans les régions à fort ensoleillement, l’installation de panneaux solaires, posés généralement sur le toit, transmet la chaleur au circuit classique de chauffage de l’habitation.

    Cette énergie « gratuite » à long terme (compter tout de même 8 300 euros d’investissement pour une maison de 100 m²) permet de réaliser jusqu’à 70 % d’économie sur le chauffage. Sa combinaison est possible avec les chaudières et permet ce que l’on appelle le « système solaire combiné ».

     

    Le chauffage au bois

    Vous pouvez optimiser votre cheminée ouverte en y installant un insert au rendement énergétique beaucoup plus performant. Les inserts fonctionnent avec des bûches ou des granulés de bois, qui restent les combustibles les moins chers du marché !

    En raison des normes d’installation très strictes, faites appel à un professionnel et privilégiez le label Quali’Bois. Vous pouvez également opter pour des poêles en acier ou en fonte. Ces derniers sont plus chers, mais plus performants : ils peuvent restituer jusqu’à 85 % de la chaleur produite.

     

    Les 3/4 des logements en France

    affichent une mauvaise qualité thermique se traduisant par des consommations de plus de 150 kWh par m2 et par an.

    Observatoire national de la précarité énergétique, 2016.
     

    3 Adoptez les bons réflexes

    • C’est une évidence : vérifiez et renforcez votre isolation !
       
    • Installez un programmateur dans votre logement pour choisir précisément la température désirée.
       
    • Évitez la surchauffe ! Adaptez la température aux pièces et aux heures d’occupation. Dans les pièces de vie : 19 °C la journée quand vous êtes là et 16 °C la journée en votre absence et durant la nuit.
      Pour les chambres, ne dépassez pas 19 °C.
      À partir de 19 °C, chaque degré en plus, c’est 7 % de consommation supplémentaire !
       
    • Utilisez un thermostat à régulation automatique : vous bénéficiez d’un crédit d’impôt pour l’achat de ce type de régulateur. Ce système peut faire diminuer de 25 % la consommation de la chaudière.
       
    • Faites entretenir une fois par an votre chaudière ou votre chauffe-eau : vous pourrez économiser de 8 à 12 % d’énergie.
       
    • Faites régler la température du ballon d’eau chaude à 50 °C, c’est largement suffisant. Et adaptez la taille du ballon : une personne utilise en moyenne 50 litres par jour.
       
    • Les gestes malins en hiver : pour la nuit, fermez les volets et tirez des rideaux épais. N’installez rien devant les radiateurs (rideau, meubles…) et n’oubliez pas de les purger régulièrement.
    * D’autres équipements peuvent bénéficier de crédit d’impôt. Consultez le guide Ademe – Aides financières 2019

    L’Essentiel de l’article

    • Investir dans une chaudière de nouvelle génération, plus performante.
    • Diversifier les sources d’énergie.
    • Installer un programmateur ou un thermostat régulateur pour optimiser sa consommation.

    Ademe (2015) et CNL (2017)
  • La précarité étudiante aggravée par la crise sanitaire

    La précarité étudiante aggravée par la crise sanitaire

    Les vidéos de files d’attente interminables d’étudiants devant les banques alimentaires depuis le début de la crise sanitaire ont marqué les esprits. Difficile, aujourd’hui, d’ignorer l’ampleur de la misère étudiante. « Avant la crise, la précarité était déjà forte. Désormais, elle explose, on le constate au quotidien », dénonce Mélanie Luce, présidente de l’Unef, l’Union nationale des étudiants de France. Et les distributions alimentaires que le syndicat a mises en place ne désemplissent pas. « Au fur et à mesure, de plus en plus d’étudiants y ont recours, et nous n’avons pas assez pour tous ceux qui ont fait la queue », détaille Mélanie Luce.

    43% des étudiants

    sautent des repas pour des raisons financières*.

    L’emploi étudiant, une nécessité financière pour beaucoup de jeunes

    Si la précarité n’a pas attendu les mesures gouvernementales liées à la Covid-19, ces dernières ont accentué la fragilité de nombreux étudiants, et notamment en les privant d’emploi – une béquille financière nécessaire pour près de la moitié d’entre eux, au vu de l’insuffisance des bourses.

    Ainsi, hors période Covid, 46 % des étudiants occupent une activité rémunérée durant l’année universitaire – ce pourcentage grimpe en été1. Une situation peu satisfaisante, quand on sait que travailler en parallèle de ses études est la première cause d’échec à l’université. « Les activités salariées hors cursus ont un impact négatif sur la validation (des diplômes) et favorisent l’abandon des études », confirme l’économiste Kady Marie-Danielle Sorho-Body2.

    « Non seulement les emplois étudiants révèlent les inégalités de parcours existant au sein de l’enseignement supérieur, mais, en outre, ils peuvent les accentuer », analyse également la sociologue Vanessa Pinto dans son ouvrage À l’école du salariat. Les étudiants et leurs « petits boulots »3.

    Mais à défaut d’être la solution idéale, l’emploi étudiant est jugé « nécessaire » par la quasi-totalité de ceux qui l’exercent. Il faut dire qu’aujourd’hui, seul un quart des étudiants bénéficie de bourses sur critères sociaux – à des niveaux souvent trop faibles pour en vivre (de 1 032 euros à 5 679 euros annuels).

    « Ce système d’aide est insuffisant, il oblige les étudiants à s’appuyer sur deux piliers pour financer leurs études : le salariat et la solidarité familiale », dénonce Mélanie Luce. Or, la dégradation du marché du travail touche particulièrement l’emploi informel et les contrats précaires, intérimaires ou autres, auxquels ont recours les étudiants. Ainsi, durant le confinement, plus d’un tiers des étudiants qui exerçaient une activité ont été contraints de l’arrêter, perdant ainsi en moyenne 274 € par mois4. Une baisse considérable pour des budgets ultraserrés.      

    Les étudiants précaires en grand besoin d’aide(s)

    Elise Nuret, vice-présidente en charge de l’Agoraé, une association qui compte une vingtaine d’épiceries solidaires gérées par des étudiants pour des étudiants, avait ainsi vu doubler le nombre de bénéficiaires entre septembre 2019 et septembre 2020. Et avec l’inflation la tendance n’a fait qu’augmenter. La jeune femme, elle-même étudiante, observe un changement de profils parmi les nouveaux venus : désormais, de plus en plus d’étudiants ayant perdu leur emploi n’ont d’autre choix que de se tourner vers la solidarité pour tenter de boucler les fins de mois. « Le problème était déjà présent avant 2020, mais il a été décuplé », souligne Elise Nuret.

    Lire aussi : Comment fonctionnent les AGORAé, ces épiceries étudiantes solidaires ?

    Ces modifications du travail étudiant ont des conséquences à long terme, bien au-delà de la seule période de confinement : parmi les étudiants ayant arrêté de travailler, 37 % n’ont pas repris d’activité rémunérée après le déconfinement4. Et nombreux sont ceux qui n’ont pas trouvé le fameux « job d’été » qui permet de tenir sur l’année universitaire. 

    Les études et la construction de l’avenir mises en péril par la précarité

    Une misère étudiante qui met à mal l’idéal de démocratisation des études supérieures et qui participe de la reproduction des inégalités sociales. L’Unef appelle à un plan d’urgence doté d’un milliard et demi d’euros pour permettre augmenter le montant des bourses et des APL (Aides pour le logement), mais aussi pour élargir massivement le nombre de bénéficiaires de ces bourses – entre autres en les ouvrant aux étudiants étrangers, qui en sont aujourd’hui exclus. Et au-delà, le syndicat propose la création d’une allocation d’autonomie, une aide universelle pour créer un filet de sécurité étudiant.

    « Aujourd’hui tout le monde peut perdre son emploi. Mais en tant qu’étudiant, nous n’avons droit ni au chômage ni au RSA »

    Mélanie Luce, présidente de l’Unef, l’Union nationale des étudiants de France

    Le constat est partagé mais les solutions émises peinent à trouver l’unanimité. Alors, faute de projet politique apportant une solution pérenne, le milieu associatif se mobilise. Les épiceries solidaires Agoraé, les associations Linkee ou Cop’21 organisent des distributions de panier repas, de plats préparés ou de produits d’hygiène. Idem pour les acteurs emblématiques de l’aide alimentaire, le Secours Populaire et les Restos du cœur, qui s’adaptent à leurs nouveaux bénéficiaires en ouvrant des centres dédiés aux étudiants. Des colis alimentaires pour des jeunes privés d’université, d’emplois et de perspective : difficile de trouver image plus marquante d’une jeunesse sacrifiée. « Les initiatives sont nombreuses dans le milieu associatif, mais notre action ne suffit pas. Les distributions de panier de sont pas une solution pérenne. Nous avons besoin de relais institutionnels », appelle Elise Nuret.

    La Macif se mobilise contre la précarité étudiante

    La Macif a décidé de mobiliser son dispositif Macif Solidarité Coups Durs pour permettre aux étudiants d’avoir un espace de soutien et d’écoute active, afin d’évaluer leur niveau de détresse et les orienter, en fonction, vers les aides ou structures de proximité existantes.

    *Linkee 2022
    (1) Observatoire national de la vie étudiante, enquête CDV 2016.
    (2) Sorho-Body Kady Marie-Danielle, « Le travail salarié a-t-il un impact sur la réussite en première année de licence ? », Formation emploi, 142 | 2018, 211-230.
    (3) Paris, PUF, 2014.
    (4) Observatoire national de la vie étudiante, enquête CDV 2020.
  • Vendre d’occasion, c’est simple et pratique !

    Vendre d’occasion, c’est simple et pratique !

    Bon à savoir

    Est-ce que je peux fabriquer ou acheter des objets pour les revendre ?

    Eh non ! Dans ce cas, vous êtes considéré comme professionnel. Vous devez alors choisir un statut (par exemple, auto-entrepreneur) et vous plier aux règles fiscales qui y sont rattachées. Impossible donc de revendre au pied levé des bijoux fantaisie faits main, ni d’acheter à petit prix pour revendre avec une plus-value. 

    Pourquoi vendre d’occasion ?

    Vous souhaitez vous débarrasser du vélo du petit dernier, vous séparer d’un micro-ondes que vous venez de remplacer, ou revendre une paire de baskets que votre ado n’a jamais portée ? Lancez-vous dans la vente d’occasion ! De plus en plus prisée par les acheteurs (7 personnes sur 10 achètent des vêtements d’occasion) (1), la seconde main a tout pour plaire : écologique, économique, elle permet aussi de dénicher des pépites neuves ou vintage. Meubles, vêtements, accessoires, électroménager, high-tech, livres, DVD, matériel de loisirs… presque tout se vend et s’achète d’occasion.

    Brocante, vide-grenier, en ligne… Comment vendre d’occasion ?

     

    Pour faire de la place dans vos placards ou votre cave, vous avez plusieurs possibilités :

    • les brocantes ou vide-greniers : vous vendez vos trésors sur votre propre stand (sur une table pliante par exemple ou à même le sol en fonction du règlement de l’événement). Il faut s’inscrire en amont auprès des organisateurs, qui vous attribueront un emplacement. Comptez généralement autour de 10 à 15 euros pour les prix de départ, qui peuvent monter en fonction de la ville ou de la taille de votre stand ;
       
    • les sites de revente sur Internet : ce sont tout simplement des sites de petites annonces. Vous vous inscrivez (c’est généralement gratuit), rédigez votre annonce, prenez quelques photos pour l’accompagner, et hop, le tour est joué. Il n’y a plus qu’à attendre la proposition d’un acheteur. Vous pourrez alors remettre l’objet en main propre contre un paiement en liquide ou l’expédier après réception du paiement, lorsque les sites proposent un système de paiement en ligne sécurisé. Certains sites proposent également un système d’enchères qui peut être intéressant pour la revente d’objets de collection ;
       
    • les dépôts-ventes : vous déposez vos articles (souvent des vêtements, sacs ou chaussures de marque) dans la boutique, et le commerçant vous propose un prix. Selon les cas, soit vous récupérez votre argent directement, soit vous devez attendre que les objets soient vendus.

       

    • Lire aussi : Écologie : comment donner une seconde vie à vos vêtements ?

    9 9 milliards d’euros C’est le montant du marché de l’occasion en France (+21% rapport à 2020)(2)

    Bon à savoir

    Certaines plateformes de vente en ligne entre particuliers transmettent les décomptes de leurs utilisateurs au fisc au-delà d’un certain plafond.

    Est-ce je dois déclarer les revenus de mes ventes d’occasion ?

    Si vos ventes restent occasionnelles et qu’elles n’ont pour but que de vous séparer d’articles dont vous n’avez plus l’usage, alors vous n’avez rien à déclarer. Si toutefois vos ventes dépassent 5 000 € sur un an, alors ces sommes doivent être mentionnées dans votre déclaration de revenus de l’année. Le cas échéant, elles pourront être imposables. Ne sont pas concernées par ce plafond : les voitures, l’électroménager et les meubles. Pas d’inquiétude donc si vous vous séparez d’un véhicule.

    Bijoux, objets d’art, et métaux précieux : les exceptions

     

    Vous revendez des bijoux précieux, des tableaux, des montres de collection, des pièces d’or ou autres objets en métaux précieux ? Ces ventes doivent faire l’objet d’une déclaration car elles sont soumises à la taxe forfaitaire sur les objets précieux. Selon les cas, son montant est de 6 % à 11 % du prix de vente du bien, auxquels s’ajoute 0,5 % pour la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale). Vous pouvez faire cette déclaration directement en ligne.

    VOUS SOUHAITEZ ÊTRE PROTÉGÉ LORS DE VOS VENTES EN LIGNE ?

    Avec l’assurance Protection Juridique de la Macif*, vous bénéficiez de conseils et d’un accompagnement juridique personnalisé en cas de litige avec un tiers, dont les arnaques aux achats en ligne.

    *Garantie optionnelle du contrat Habitation Résidence principale Formule Protectrice. (voir conditions du contrat)

    L’Essentiel de l’article

    • Vous pouvez vendre d’occasion toutes sortes d’objets.
    • Vous pouvez vendre via des vide-greniers, brocantes, dépôts-ventes ou sites de vente d’occasion.
    • Si vous revendez de façon occasionnelle et dans la limite de 5 000 €/an, vous n’avez rien à déclarer au fisc.
  • Sports d’hiver à la montagne : comment prévenir les risques d’accident ?

    Sports d’hiver à la montagne : comment prévenir les risques d’accident ?

    Pour profiter sans danger de votre séjour à la montagne, il convient de connaître les risques et d’adopter les bons réflexes. Suivez le guide !

    1 Préparez-vous physiquement

    Que vous soyez skieur débutant ou confirmé, personne n’est à l’abri d’une mauvaise chute sur les pistes. « C’est ce qu’on appelle l’accident du troisième jour », explique Bastien Kynast, accompagnateur en montagne. Les stations de ski observent en effet un pic d’accidents de ski en début de séjour. « La plupart de ces blessures s’expliquent par la fatigue accumulée et un manque de préparation physique » observe le professionnel de montagne. Pour skier sans danger, musclez-vous en faisant quelques exercices à la maison plusieurs semaines en amont.

    2 Vérifiez votre matériel

    Avant de rejoindre les pistes ou les chemins de randonnée, vérifiez votre matériel et assurez-vous qu’il soit de qualité et en bon état. Il est important de choisir des skis adaptés à votre niveau et de s’assurer que les fixations maintiennent correctement vos chaussures. Le port du casque est également fortement conseillé pour tous les skieurs, quel que soit leur âge et leur niveau. Les enfants en cours de ski ont l’obligation de porter un casque. Privilégiez des vêtements de sport adaptés à la météo (isolants, imperméables et respirants) et n’oubliez pas de porter des lunettes de soleil ou un masque pour protéger vos yeux de la réverbération sur la neige. Par précaution, testez votre altimètre, boussole et GPS et pensez à recharger votre téléphone portable avant de partir.

    3 Choisissez une randonnée adaptée à votre niveau

    Pour ceux qui préfèrent découvrir la montagne en raquettes plutôt qu’à skis, il convient d’être tout aussi vigilant. « Le principal est de ne pas surestimer son niveau et de partir en randonnée toujours à plusieurs », recommande Bastien Kynast. Si vous avez de jeunes enfants, préférez une balade familiale de quelques heures avec un itinéraire accessible à tous plutôt qu’une randonnée d’une journée, qui nécessite une bonne condition physique.

    Lorsque vous partez en randonnée, « il faut aussi prendre en compte le dénivelé cumulé plus que le nombre de kilomètres. Celui-ci vous donne la distance totale d’ascension que vous allez rencontrer et donc un aperçu de la difficulté de la randonnée » explique l’accompagnateur en montagne.

    50 000

    interventions ont lieu chaque année sur le domaine skiable français.*

    4 Sécurisez votre parcours

    Que ce soit en raquettes ou à skis, suivez les pistes balisées et les panneaux de signalisation en montagne. La raison est très simple : « en cas d’accident, il est beaucoup plus facile pour les secouristes de vous retrouver si vous êtes sur un sentier ou un chemin » indique Bastien Kynast.

    Vous souhaitez faire du hors-piste ? Faites-vous accompagner par un professionnel pour sécuriser votre pratique, comme un moniteur de ski ou un guide de haute montagne, par exemple. De plus, pensez à prendre en compte les prévisions météorologiques avant de partir et assurez-vous de rentrer avant que la nuit ne tombe.

     

    Sports d’hiver à la montagne : comment prévenir les risques d’accident ?

     

    VOUS ÊTES FAN DE SKI ?

    En montagne, le contrat Garantie Accident Macif vous protège en cas d’accident sur les pistes* !

     

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Préparez-vous physiquement plusieurs semaines avant votre séjour au ski.
    • Ne partez jamais seul en montagne et prenez de quoi alerter les secours.
    • Vérifiez le bon état de votre matériel.
    • Faites-vous accompagner par un professionnel de la montagne pour faire du hors-piste.

    Domaines Skiables 2022

  • La sophrologie, source de bien-être pour les enfants

    La sophrologie, source de bien-être pour les enfants

    La sophrologie fait partie des médecines alternatives dites « douces ». Elle est 100 % naturelle. 

    La sophrologie peut-elle convenir aux enfants ?

    Virgine Ricart. Les enfants sont particulièrement réceptifs à la sophrologie. Elle est indiquée dès leur plus jeune âge. Les exercices proposés ne sont pas les mêmes et les séances sont plus courtes que pour un adulte, mais on peut tout de même mettre en place un accompagnement. Il faut cibler la thématique de l’intervention afin d’établir un protocole de plusieurs séances.

    Comment la sophrologie peut-elle aider les enfants ?

    V. R. La sophrologie peut permettre à un enfant de se poser, se relaxer, se détendre, lâcher prise, se concentrer, renforcer la confiance en soi. Les séances donnent aussi à l’enfant un ancrage corporel, ils sont plus conscients d’eux-mêmes. Autre bienfait : la sophrologie peut aider à soulager des problèmes comme l’énurésie (pipi au lit), l’encoprésie (incontinence des selles), les troubles du sommeil, l’anxiété, une phobie, un événement difficile à venir, une timidité excessive… Après un entretien avec le parent et l’enfant, un protocole adapté et individualisé est proposé à l’enfant. J’ai par exemple le souvenir d’un petit garçon qui faisait pipi au lit la nuit. Il a fallu restaurer la confiance en lui et son image. Deux séances ont suffi pour que le problème soit réglé. C’est ce petit garçon qui a lui-même trouvé les clés grâce aux exercices qui lui ont été proposés.

    11% de Français ont déjà eu recours à la sophrologie (x2 en quatre ans)*.

    Les bienfaits peuvent-ils aussi être d’ordre psychique ?

    V. R. En effet, la sophrologie est aussi libératrice de paroles et de maux. Lors de mon intervention dans une école auprès d’un groupe d’enfants où l’on travaillait sur les 5 sens, la détente et le lâcher-prise, un garçon a pris la parole pour dire qu’il avait pensé à sa maman décédée quelques années plus tôt. Il a beaucoup pleuré. À la fin de mon intervention (6 séances sur 6 semaines), alors que je faisais un tour de table pour savoir ce que la sophrologie leur avait apporté, il a répondu que cela lui a permis de parler avec son père.

    Comment se déroulent les séances avec un enfant ?

    V. R. La séance commence par un temps d’échange, puis se poursuit avec des exercices de sophrologie dynamique, où l’on va mettre le corps en action avec de petites contractions musculaires ; on va aussi travailler sur la respiration (inspiration, expiration, souffle plus ou moins fort selon les exercices), et la visualisation. Je fais toujours les exercices avec un enfant, ça l’encourage et cela le met vite à l’aise.

    Ensuite, vient la sophronisation où l’enfant est allongé sur un tapis ou sur une table de soins, recouvert d’un plaid. J’invite l’enfant à fermer les yeux. La voix douce et posée, je lui demande d’imaginer que son corps se détend petit à petit en commençant par le dessus de la tête jusqu’aux orteils. J’utilise dans son imaginaire une petite gomme magique qui va détendre chaque partie du corps, puis, on visualise une scène où l’enfant est acteur. Enfin, une discussion est consacrée à ce que l’enfant a ressenti durant la séance. 

    Quelle différence avec la méditation et la relaxation ?

    V. R. La méditation et la relaxation sont utilisées par la sophrologie : toutes les deux sont utilisées lors des séances. La médiation passe par l’esprit : on se centre sur l’instant présent, sur son corps, son esprit, sa respiration afin de trouver l’apaisement. La relaxation passe avant tout par le corps. Ce n’est qu’une fois que le corps est détendu que l’esprit peut souffler.

    Peut-on faire les exercices à la maison ?

    V. R. Il n’y a aucune contre-indication pour la pratique de la sophrologie, et les exercices peuvent être réalisés à la maison. En dehors de gérer un stress, c’est aussi un moment d’échange et de partage où le parent se pose avec son enfant. D’ailleurs, j’encourage à faire certains exercices de respiration et de visualisation à la maison. La sophrologie, c’est comme un sport : plus on s’entraîne et plus on est à l’aise et autonome avec son bien-être.

    BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé rembourse aussi les consultations de médecines alternatives comme la sophrologie et l’ostéopathie*.

    * Dans les limites et conditions du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La sophrologie permet aux enfants de se détendre, se concentrer et renforcer leur confiance en eux.
    • Les exercices peuvent être réalisés à la maison.
    • Il n’y a aucune contre-indication.

    La Chambre Syndicale de Sophrologie

  • Arnaques téléphoniques : comment se prémunir contre les appels et SMS frauduleux ?

    Arnaques téléphoniques : comment se prémunir contre les appels et SMS frauduleux ?

    Les arnaques téléphoniques, toujours plus audacieuses, peuvent toucher tout le monde, notamment lorsqu’on ne connaît pas ce type de pratique ou qu’on baisse un peu sa garde face aux interlocuteurs téléphoniques. Quelques bons réflexes permettent néanmoins de s’en prémunir.

    1 Ne cliquez jamais sur un lien dans un SMS suspect

    À l’instar des mails frauduleux, ne cliquez jamais sur un lien dans un SMS dont vous ne connaissez pas l’expéditeur, n’ouvrez pas les pièces jointes et ne téléchargez pas d’applications si on vous le demande. Vous risquez d’installer un malware (logiciel malveillant) sur votre téléphone et de donner accès aux hackers à toutes vos données personnelles.

    2 Ne communiquez jamais vos données personnelles

    Vous avez reçu un message (mail ou SMS) qui semble provenir de votre banque ou de la CAF ? Méfiez-vous ! Surtout si celui-ci vous invite « à vérifier, compléter ou mettre à jour vos informations personnelles liées à votre compte bancaire, à activer une fonctionnalité de sécurité mise en place par votre établissement », prévient le site gouvernemental cybermalveillance.gouv.fr.

    Vous faites probablement face à une tentative de smishing* par des cybercriminels, dont le but est de se faire passer pour une organisation que vous connaissez, pour vous inciter à dévoiler vos coordonnées bancaires. Sachez que votre banque, la CAF ou le service des impôts, par exemple, ne vous demanderont jamais dans un message ou par téléphone de leur fournir directement vos identifiants ou toute autre information confidentielle.

    *contraction de SMS et phishing (hameçonnage)

    Finies les arnaques par 06 et 07

    Le démarchage téléphonique est désormais interdit via des numéros de téléphone ressemblant à des utilisateurs « classiques » commençant par 06 ou 07.

    3 Méfiez-vous des numéros inconnus

    Un numéro inconnu a tenté de vous joindre (plusieurs fois), sans laisser de message ? Ne le rappelez surtout pas. Il peut s’agir d’un proche qui vous appelle d’un autre numéro, d’un service administratif qui cherche à vous joindre à juste titre, mais il se pourrait très bien aussi que ce soit un numéro surtaxé. En effet, le spam vocal est une méthode d’escroquerie qui consiste à faire sonner une seule fois le téléphone mobile d’un utilisateur depuis un numéro, pour inciter ce dernier à rappeler le même numéro. Mais, cet appel vous est en réalité facturé.

    Dans tous les cas, évitez de rappeler tout de suite un numéro non identifié. Si on cherche effectivement à vous joindre, votre interlocuteur finira par vous laisser un message vocal ou vous envoyer un SMS.

    Bon à savoir

    Vous pouvez vérifier à qui appartient un numéro en utilisant un annuaire inversé sur internet. Autre astuce : tapez le numéro non identifié dans votre moteur de recherche pour voir s’il est signalé comme un numéro spam ou une arnaque.

    4 Bloquez tout numéro suspect

    Si un numéro que vous ne connaissez pas et qui vous semble douteux vous contacte régulièrement, pensez à le bloquer en l’inscrivant sur votre liste noire depuis votre historique d’appels. Par ailleurs, les autorités incitent les utilisateurs à signaler tout numéro suspect auprès de la plateforme de lutte contre les spams vocaux et SMS. Pour cela, envoyez un SMS au 33 700 avec le texte « Spam vocal 01 XX XX XX XX » en précisant le numéro de téléphone suspect ou au 0 811 02 02 17. Vous pouvez également vous inscrire sur la liste gratuite d’opposition au démarchage téléphonique sur le site de Bloctel.

    VOUS SOUHAITEZ ÊTRE PROTÉGÉ EN CAS D’ARNAQUE TÉLÉPHONIQUE ?

    Avec l’assurance Protection Juridique de la Macif*, vous bénéficiez de conseils et d’un accompagnement juridique personnalisé en cas de litige avec un tiers, dont les arnaques téléphoniques.

     

    *Garantie optionnelle du contrat Habitation Résidence principale Formule Protectrice.
    (voir conditions du contrat)

    L’Essentiel de l’article

    • Ne cliquez jamais sur un lien dans un SMS suspect.
    • Ne divulguez jamais vos informations bancaires par téléphone ou par SMS.
    • Ne rappelez jamais un numéro inconnu.
    • Bloquez tous les numéros qui vous semblent suspects.
  • Mobilités : comment les Français se rendent-ils au travail ?

    Mobilités : comment les Français se rendent-ils au travail ?

    Un Français sur trois met plus d’une heure pour se rendre au travail

    Avec 19 km (1) et 50 minutes en moyenne (25 minutes aller, 25 minutes retour) (2), les déplacements domicile-travail quotidiens restent l’un des principaux motifs de déplacement des Français. En Île-de-France, ce temps s’allonge à 1 heures et 11 minutes. En zone rurale au contraire (environ 33 % de la population française), il descend à 30 minutes (2). Conséquence, 46 % des actifs déclarent que ces trajets représentent une perte de temps (2) !

    Le mode de transport choisi a un impact sur le temps passé à se rendre au travail : 1 heure et 3 minutes aller-retour par jour en moyenne en transports en commun, 50 minutes en voiture et 47 minutes en mode « doux » (marche, vélo).

    Bon à savoir

    Le forfait mobilité durable

    Proposé par l’employeur (qui n’en a pas l’obligation), le forfait mobilité durable (FMD) prendre en charge les frais de déplacements domicile-travail liés à l’utilisation d’un mode de transport doux (vélo ou VAE, trottinette électrique, etc.). Il est plafonné à 600 € par an et par salarié. 

    La voiture en tête, le vélo progresse dans les grandes villes

    Côté transports justement, quels sont les choix des Français ? Sans surprise, la voiture reste largement en tête puisqu’elle concerne plus des trois quarts des trajets (1), un chiffre stable depuis l’avant-pandémie. Seule exception : l’Île-de-France et les grandes métropoles, où la part modale de la voiture tend à diminuer, au bénéfice notamment du vélo, électrique ou non. Le réflexe voiture s’applique même aux petits trajets : plus d’un trajet domicile-travail de moins de 2 km sur deux (53 %) est effectué en voiture (3).

    Les mobilités douces (vélo, marche, trottinette) sont utilisées régulièrement ou occasionnellement par un tiers des Français se rendant au travail. 5 % optent pour des moyens de locomotion électriques (hoverboard, trottinette électrique, vélo à assistance électrique – VAE –, etc.) (1)

    Les transports en commun sont en revanche en perte de vitesse par rapport à l’avant-Covid, principalement du fait du télétravail. Utilisés par 20 % des sondés, ils enregistrent une baisse de fréquentation de 4 points par rapport à 2019 et de 7 points par rapport à 2018 (1)

    Moins de voiture… quand c’est possible

    Les habitudes changent donc très lentement. Pourtant, 9 actifs sur 10 souhaitent réduire l’impact écologique de leurs trajets quotidiens. Un vœu malheureusement impossible à réaliser dans les faits pour 21 % des personnes interrogées (2), majoritairement par manque d’alternative (notamment le manque de transports en commun).

    10 % des actifs ont réussi à changer leur routine de déplacement depuis la crise sanitaire. À noter que dans un cas sur trois, ce changement a été encouragé ou opéré à l’initiative de l’employeur (mise en place de flottes électriques, du forfait mobilité durable, etc.) (1)

    VOUS SOUHAITEZ ASSURER VOTRE VAE ?

    Avec l’option vélo du contrat Habitation Macif (formule Protectrice ou Économique), votre VAE est garanti contre le vol, la casse et l’incendie dans tous vos déplacements*. 

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La voiture reste de loin le moyen de transport le plus utilisé pour aller au travail.
    • Les modes doux progressent, surtout dans les grandes villes.
    • Les Français souhaitent moins utiliser la voiture quand ils ont des alternatives.

    (1) IFOP, Baromètre Alphabet « Mobilité & Entreprises », 2021.
    (2) IPSOS, Les déplacements des Français, 2022.
    (3) INSEE, 2021.

  • 4 conseils pour faire du sport en extérieur l’hiver

    4 conseils pour faire du sport en extérieur l’hiver

    Si votre motivation pour pratiquer une activité physique en extérieur peut faiblir quand il fait froid, faire du sport en hiver présente bien des avantages : vous brûlez plus de calories pour maintenir votre température corporelle, vous renforcez vos muscles cardiovasculaires, vous admirez les paysages changeants et vous profitez d’un air vivifiant, mais aussi de la lumière naturelle ! Cependant, certaines précautions sont à prendre pour faire du sport en plein air en toute sécurité.

    1 Choisir une tenue de sport adaptée à un temps froid

    Pour faire du sport quand les températures sont basses, l’idéal est d’enfiler trois couches de vêtements. La première pour absorber l’humidité et évacuer la transpiration (un sous-vêtement en synthétique), la seconde pour conserver la chaleur (une polaire), et la dernière pour rester au sec (un vêtement imperméable). Pensez aussi à porter un bonnet, des chaussettes épaisses et des gants bien isolants pour protéger les extrémités de votre corps (tête, oreilles, mains, pieds) qui sont plus sensibles au froid.

    2 Ne pas lésiner sur l’échauffement !

    S’il est primordial avant tout effort physique, l’échauffement est encore plus important quand les températures extérieures flirtent avec le négatif ! Chez vous, commencez par étirer vos muscles avant d’attaquer votre séance de footing, par exemple. Une fois dehors, trottinez quelques minutes, puis faites quelques mouvements d’étirement afin d’assouplir encore vos jambes et vos bras et augmenter la température de votre corps.

    Le saviez-vous ? Il faut privilégier une respiration par le nez

    En hiver, pensez à inspirer par le nez (non par la bouche) car le froid irrite les bronches. Cela permet de filtrer l’air et de le réchauffer pour le rendre moins agressif pour vos voies respiratoires. Puis, expirez toujours par la bouche.

    3 Bien s’hydrater avant, pendant et après l’effort

    Quand il fait froid, la sensation de soif a tendance à disparaître. Pourtant, l’inspiration de l’air froid et le maintien de la température corporelle accélèrent la déshydratation. Avant, pendant et après votre effort physique, il est donc essentiel de bien vous hydrater ! Il est ainsi recommandé de boire jusqu’à 1,5 litre d’eau (1) durant les 2 ou 3 heures qui suivent l’effort.

    4 Augmenter son temps de récupération

    Quand les températures sont basses, votre corps nécessite une phase de récupération plus longue après l’effort car vos muscles et vos vaisseaux sanguins se contractent. Quelques minutes avant la fin de votre entraînement, ralentissez votre cadence pour retrouver un rythme cardiaque normal. Faites ensuite quelques étirements au chaud, mais surtout sans trop forcer.

    Bon à savoir : prenez soin de vous après l’effort

    Après votre activité sportive, glissez-vous vite dans des vêtements secs afin de prévenir les rhumes. Pensez aussi à adopter une alimentation riche en glucides avant et après l’effort (pâtes, céréales, pain, fruits et légumes, etc.) car les pertes énergétiques sont supérieures dès lors que les températures baissent.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Bénéficiez de réductions sur vos équipements sportifs grâce à Macif Avantages !

    L’Essentiel de l’article

    • Portez des vêtements aux matières isolantes et respirantes.
    • Préparez votre corps à l’effort par des mouvements d’échauffement.
    • Inspirez par le nez et expirez par la bouche.
    • Hydratez-vous avant, pendant et après votre effort physique.

    (1) Fedecardio, 4 conseils pour bien récupérer après le sport, 2020

  • 1 Français sur 3 fait du bénévolat

    1 Français sur 3 fait du bénévolat

    1 La crise met le bénévolat à la peine

    36 % des Français (1) donnent du temps pour soutenir ou aider ceux qui en ont besoin : 20 % des Français font partie d’une association, 6,3 % donnent un coup de main via une organisation comme l’école, la mairie ou autre, et 18,4 % s’engagent auprès de leurs proches (voisins, amis…) (1).

    Des chiffres qui montrent cependant une dégradation par rapport à l’avant-crise sanitaire. Par exemple, une chute de 15 % est constatée sur le nombre d’adhérents d’association (20 % en 2022 contre 24 % en 2019) (1). Parmi les causes avancées : pour 64 %, l’impossibilité de mener son action (par exemple pour cause de locaux inaccessibles) ; pour 61 %, les pertes de contacts avec les autres bénévoles ; pour 43 %, la crainte du virus ; ou encore, pour 34 %, la difficulté à utiliser les outils numériques (1).
    Un peu plus d’un tiers des Français (37 %) (1) n’ont jamais été bénévoles.

    1,5 million

    d’associations* sont en activité en France, et il s’en crée près de 67 000 chaque année ! (2)

    2 Portrait-robot des bénévoles

    Qu’ils s’engagent via Diffuz ou par d’autres moyens, les hommes sont désormais majoritaires parmi les bénévoles (1). Les plus de 65 ans sont toujours ceux qui s’engagent le plus (devant les moins de 35 ans) : ils sont 26 % à soutenir une association, contre 19 % pour les moins de 35 ans. Mais même si les seniors restent champions du bénévolat, ils sont moins nombreux à s’engager. Une tendance générationnelle qui peut s’expliquer par l’allongement de la vie professionnelle, mais aussi par la nécessité pour certains d’exercer une activité pour compléter leur pension de retraite (3). Les difficultés économiques conduisent aussi les plus de 65 ans à soutenir financièrement leurs enfants et à leur rendre service, comme garder leurs petits-enfants, et ont de fait moins les moyens de donner pour d’autres causes. D’autres occupent le rôle d’aidant auprès de leurs parents et manquent de temps pour faire du bénévolat. (3)

    Pourtant, toutes tranches d’âges confondues, le taux d’engagement s’effrite : – 4 points pour les seniors, – 3 points pour les moins de 35 ans et – 8 points pour les 35-49 ans ! (1)

    Un autre constat : plus une personne a fait d’études, plus elle est susceptible de faire du bénévolat. 27 % (1) des personnes qui ont fait des études supérieures sont bénévoles, contre 15 % des personnes (1) sans diplôme.

    Autre enseignement des enquêtes menées en 2022 sur le bénévolat : la fréquence de l’engagement bat lui aussi en retraite. Ils ne sont plus que 8 % à peine à mener des actions chaque semaine, contre 10 % en 2019. Les effectifs de bénévoles ponctuels sont stables autour de 6,5 % (1).
     

    1 Français sur 3 fait du bénévolat
     

     

    Envie de vous engager ?

    Vous aussi, vous souhaitez agir pour la solidarité ? Rien de plus simple : sur Diffuz.com, la plateforme de défis solidaires proposée par la Macif, vous pouvez sélectionner les missions (les « défis ») qui vous intéressent près de chez vous en choisissant un thème d’action et/ou un secteur géographique. Actions récurrentes près de chez vous ou projet ponctuel d’envergure, à vous de voir !

    3 Des causes et des motivations variées

    Les motivations les plus souvent citées par les bénévoles ? Elles sont avant tout altruistes (1) :

    • être utile et agir pour les autres (86 %) ;
    • soutenir la cause défendue (47 %) ;
    • appartenir à une équipe (32 %)

    Viennent ensuite les motivations vis-à-vis de soi-même (1) :

    • l’épanouissement personnel (47 %) ;
    • l’acquisition de compétences (23 %) ;
    • la reconnaissance sociale (18 %).

    Les associations dans lesquelles s’engagent le plus souvent les bénévoles concernent (4) :

    • le sport à 20 % ;
    • les loisirs (sorties culturelles, échecs, tricot, amateur de gastronomie, etc.) à 32 %.
    • La santé et l’aide aux malades concernent 4 % (4) des engagements, l’environnement 3 % (4), et l’emploi et l’insertion 5 % (4).
       
    1 Français sur 3 fait du bénévolat

     

     

    4 À chaque territoire ses préférences 

    Si la vitalité associative est présente sur l’ensemble du territoire, on constate cependant d’importantes différences d’un département à l’autre quant aux causes majoritairement soutenues :

    • à Paris, en Lozère, dans le Gers et dans le Lot, plus de 28 % des créations d’associations concernent les activités culturelles (contre 22,1 % en moyenne nationale) ;
    • les loisirs sont champions dans le Cher, l’Yonne et la Marne (plus de 20 %, contre 11,3 % en moyenne nationale) ;
    • la Haute-Saône, la Corse, le Pas-de-Calais, le Territoire de Belfort et l’Indre privilégient les sports avec plus de 25 % de créations, contre 16,4 % en moyenne nationale ;
    • l’Orne, la Haute-Marne et la Creuse mettent l’accent sur la protection de l’environnement (10 %, contre 6 % de moyenne nationale) ;
    • pour le domaine social, la palme revient à La Réunion, la Seine-Saint-Denis, la Vendée et le Val-d’Oise (plus de 13,5 %, contre 8,6 % en moyenne nationale) ;
    • enfin, les Landes, le Gard et le Pas-de-Calais se distinguent dans le domaine de la santé (plus de 7 %, contre 5,2 % en moyenne nationale).

    5 Des dons en argent en baisse, mais plus nécessaires que jamais

    Mais la générosité des Français ne se limite pas au bénévolat. Les dons en argent sont une source de revenus importante pour de nombreuses associations, notamment dans le domaine caritatif. Et dans un contexte général d’inflation et de crise énergétique, la solidarité prend une place de plus en plus importante : 23 % des Français pensent en effet qu’ils pourraient être obligés de faire appel à la solidarité pour joindre les deux bouts.

    En 2022, les chiffres reculent : 35 % des Français ont donné moins qu’au cours des 12 derniers mois (6)
    Quid du montant ? Près de la moitié d’entre eux (44 %) sont de moins de 150 €, 15 % sont compris entre 150 et 300 €, et 9 % dépassent 10 000 € (5).

    Et c’est en fin d’année que les Français se montrent le plus généreux : 42 % des dons ont lieu sur le dernier trimestre de l’année, contre 18 % en janvier-février-mars, 22 % en avril- mai-juin et 18 % en juillet-août-septembre (5).

     

    L’Essentiel de l’article

    • Les Français sont moins nombreux à s’engager pour les associations qu’avant la crise sanitaire.
    • Les hommes sont maintenant plus nombreux que les femmes.
    • L’engagement hebdomadaire décroît.

    (1) Enquête IFOP 2022 pour France Bénévolat et R&S, 2022.
    (2) La France associative en mouvement, 2022.
    (3) Recherche & Solidarités, La France Bénévole : Évolutions et perspectives, 2019.
    (4) La France associative : les chiffres 2021-2022.
    (5) France Générosités, Baromètre de la générosité 2021.
    (6) Observatoire Odoxa des générosités nationales et régionales, 2022.