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  • L’écomobilité, c’est quoi ?

    L’écomobilité, c’est quoi ?

    1 L’écomobilité, qu’est-ce que c’est ?

    Aussi appelée “mobilité douce” ou “mobilité durable”, l’écomobilité désigne tous les modes de transport alternatifs respectueux de l’environnement. Cela inclut les transports publics, le covoiturage, la marche, le vélo, la trottinette, la voiture électrique… C’est une démarche qui a pour objectif de limiter l’impact des transports sur l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique. Au fil du temps, de plus en plus de villes mettent en place des offres de déplacements et des infrastructures favorables à l’écomobilité :

    • augmentation du nombre de pistes cyclables (17 500 km en 2019, soit une multiplication par 2,5 en 5 ans selon le Ministère de la transition écologique) ; – développement des zones de covoiturage ;
    • développement des services de transport en commun (bus, train, tram, métro…) ;
    • mise à disposition de vélos / trottinettes et autres mobilités douces en libre-service.

    Si les collectivités accélèrent la cadence côté écomobilité, les particuliers ont eux aussi changé progressivement leurs habitudes. Bien que la voiture reste le mode de transport personnel le plus utilisé (75 %)(2), de plus en plus de Français adoptent des modes de transport plus respectueux de l’environnement. En effet, près de 2,8 millions(3) de vélos ont été vendus en France en 2021. Les trottinettes électriques ont elles aussi rencontré un franc succès avec plus de 900 000(3) exemplaires vendus sur l’année. Les voitures hybrides ont également enregistré une hausse de 60,5 %(4) de leurs ventes la même année.

    L’écomobilité, c’est quoi ?

     

    2 Quels sont les enjeux de l’écomobilité ?

    Les enjeux liés à l’écomobilité sont nombreux :

    • un enjeu environnemental : afin de tenir la stratégie Nationale Bas-Carbone, qui a pour objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050(5), il est nécessaire de réduire considérablement les gaz à effet de serre sur les prochaines années. Or, les transports représentent 31 %(1) des émissions de CO2 en France. En privilégiant l’écomobilité et donc les modes de transport émettant peu ou pas de gaz à effet de serre (tels que la marche, le vélo, les transports en commun, etc.), vous pouvez réduire votre empreinte carbone et lutter – à votre échelle – contre le réchauffement climatique.
       
    • un enjeu de santé publique : Les effets de la pollution de l’air extérieur sur la santé humaine ne sont plus à démontrer et provoquent environ 48 000 décès(6) chaque année en France. Il est donc primordial d’agir pour préserver la santé de tous. Aussi, le manque d’activité physique augmenterait de 20 à 30 %(7)les risques de décès. L’écomobilité pourrait donc être une réponse à ce phénomène de sédentarité, grâce à des modes de transports alternatifs doux comme la trottinette ou le vélo. Par exemple, faire 30 minutes de vélo par jour réduirait de 30 %(8) les risques de maladie. – un enjeu économique : D’après l’Insee, les Français dépensent en moyenne 13,6 % de leur revenu pour se déplacer. L’écomobilité est par définition écologique et économique. Si vous avez la possibilité de remplacer la voiture par le vélo, par exemple, notamment pour les courts trajets, vous pouvez réduire votre consommation de carburant et donc vos frais de transport. Une bonne option pour soulager votre budget !
       
    • Lire aussi : Le court-voiturage ou comment faire du covoiturage entre domicile et travail

    Le saviez-vous ?

    Pour favoriser l’écomobilité, un outil a été mis en place auprès des entreprises : le Plan de Mobilité employeur, autrefois appelée plan déplacement entreprise (PDE). Il permet aux entreprises de diminuer le nombre de déplacements en voiture individuelle et de favoriser les modes de transport alternatifs tels que le covoiturage (via la mise en place d’une plateforme de mise en relation des covoitureurs), les transports en commun (en remboursant le titre de transport au-delà des 50 % réglementaires), le vélo, etc.

    3 Comment adopter l’écomobilité au quotidien ?

    Adopter une mobilité durable au quotidien passe par le fait de changer quelques-unes de vos habitudes. Vous pouvez ainsi :

    • Prendre les transports en commun plutôt que de prendre la voiture pour vous déplacer.
    • Faire du vélo ou marcher, surtout pour les courtes distances.
    • Utiliser les applications de covoiturage pour mutualiser le nombre de trajets en voiture.
    • Troquer votre voiture thermique pour un modèle hybride.
    • Privilégier les produits locaux et les circuits courts pour réduire les trajets en transport de vos biens (avion, camion, porte-conteneurs…)
       
    • Lire aussi : Quelles sont les technologies pour rouler vert ?

    Bon à savoir

    Depuis 2020, il existe un forfait “mobilités durables” pour les trajets domicile-entreprise. Il s’agit d’un abonnement mensuel qui permet aux utilisateurs de bénéficier d’un tarif préférentiel pour l’utilisation de modes de transport alternatifs aux voitures particulières, tels que les bus, les trains, les tramways et les vélos.

    L’Essentiel de l’article

    • L’écomobilité désigne tous les modes de transport alternatifs respectueux de l’environnement.
    • Les enjeux de l’écomobilité sont à la fois écologiques, économiques et de santé publique.
    • Des aides sont mises en place pour favoriser l’écomobilité au quotidien.

    (1) Notreenvironnement.gouv, Les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports

    (2) Ipsos, 48 % des Français reconnaissent que leur mode de déplacement quotidien n’est pas écologique, 2022

    (3) Union Sport & Cycle, Observatoire du Cycle 2021 – Résultats, 2022

    (4) L’Association des constructeurs (ACEA), 2022

    (5) Ministère de la transition écologique, Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), 2021

    (6) notre-environnement.gouv, Pollution de l’air extérieur et santé, 2019

    (7) OMS, Activité physique, 2020

    (8) sports.gouv, infographie

  • Tout savoir sur l’empreinte carbone

    Tout savoir sur l’empreinte carbone

    1 Qu’est-ce que l’empreinte carbone ?

    L’empreinte carbone est un indicateur qui permet de mesurer l’impact de vos activités du quotidien sur l’environnement. Il s’agit d’évaluer la quantité de gaz à effet de serre que vous émettez, liés à vos déplacements, votre alimentation, votre logement ou encore votre consommation de biens & services.

    Pour simplifier son calcul, l’empreinte carbone est exprimée en dioxyde de carbone équivalent, dont le symbole est CO2e. Ainsi, tous les gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique sont rassemblés autour d’une seule et même valeur rapportée au CO2.

    2 Quelle est l’empreinte carbone moyenne en France ?

    Alors que depuis 1995, l’empreinte carbone de la France restait stable, depuis 2019, on observe une baisse de 9 %(1), notamment liée à la diminution des déplacements et au ralentissement de l’économie pendant la crise sanitaire. En 2020, on estimait l’empreinte carbone moyenne d’un Français à 8,2 tonnes(1) de CO2e, contre 9 tonnes(1) en 2019. Une baisse encourageante mais qui reste insuffisante pour viser la neutralité carbone collective d’ici 2050, comme s’y est engagée l’Union Européenne(2). Mais alors, quelles sont les catégories qui représentent la plus grande part de notre empreinte carbone moyenne ?
     

    L’empreinte carbone des transports

    31 %(3) des émissions françaises de gaz à effet de serre proviennent des transports. Un Français émet en moyenne 2,6 tonnes de CO2 par an(4) via ses déplacements, notamment via l’utilisation majoritaire de la voiture (72 %). En effet, une voiture émet en moyenne 190 g d’équivalent CO2 par km(5), alors qu’un métro émet seulement 3 g et un TGV 2 g(5) pour la même distance.

    Toutefois, on peut espérer des chiffres à la baisse sur les prochaines années grâce au développement des nouvelles mobilités (autopartage, covoiturage, vélo, trottinette électrique…), et des énergies pour rouler vert (biocarburants, voitures/bus/scooter électriques…).
     

    L’empreinte carbone de son logement

    Le logement est également un gros poste de dépense énergétique. C’est le deuxième en termes d’émission de gaz à effet de serre (18 % du total national)(3), notamment à travers les sources d’énergies présentes au sein de l’habitation pour chauffer / cuisiner / se laver / s’éclairer (électricité, gaz, fioul, etc.). Image 03 (corps texte) Texte alternatif : Une femme règle son chauffage. Title : L’empreinte carbone d’un logement dépend du mode de chauffage, de l’électroménager, de la production d’eau chaude et de la cuisine en général.
     

    Tout savoir sur l’empreinte carbone

    La consommation et le style de vie

    Qu’il s’agisse de meubles, d’électroménager, d’équipements électroniques, de vêtements… l’achat de biens et services est aussi à l’origine de 18 %(3) des émissions de gaz à effet de serre en France. Si l’industrie de la mode se place en tête de liste côté bilan carbone avec 2 %(6) des émissions de gaz à effet de serre mondiales, l’achat de biens et services numériques augmente drastiquement ces dernières années. Les sources d’émissions de gaz à effet de serre sont diverses : lors de leur fabrication, lors de leur usage (consommation électrique associée / piles polluantes…), mais aussi lors de leur destruction (incinération, mise en décharge, etc.).

    L’empreinte carbone de son alimentation

    Selon l’Ademe, l’alimentation représente environ 24 % de l’empreinte carbone des ménages français (en comptant les émissions de gaz à effet de serre liées à la production agricole et au transport des aliments). L’une des causes ? Leur consommation importante de viande. En effet, chaque Français mange en moyenne 86 kg(7) de viande par an. Or, 100 grammes de protéines de bœuf (c’est-à-dire environ 400 g de steak) entraînent en moyenne la libération de l’équivalent de 50 kg de CO2(8) dans l’atmosphère. Pour l’agneau, c’est environ 20 kg d’équivalent CO2, pour le porc 7,6 kg eq CO2 et pour la volaille 5,7 kg eq CO2. Pour une même quantité de protéines, le tofu, par exemple, génère seulement 2 kg eq CO2 et les légumes secs entre 0,4 et 1,2 kg eq CO2.

    Le mauvais bilan carbone de la viande s’explique d’abord par l’impact sur la biodiversité des cultures, comme les céréales, pour nourrir les animaux. Ensuite, la consommation d’énergie au sein des élevages, ainsi que les émanations de fumier et de lisier augmentent l’empreinte carbone. Enfin, les ruminants comme le bœuf et le mouton, produisent naturellement du méthane qu’ils rejettent dans l’air et qui participe au réchauffement climatique.

    La Macif s’engage à agir pour la préservation du climat.

    Retrouvez ici tous ses engagements pour la protection du climat et de la biodiversité.

    3 Comment se calcule l’empreinte carbone d’un produit ou d’un service ?

    Connaître l’empreinte carbone d’un bien ou d’un service, c’est se donner l’opportunité de choisir une option plus respectueuse de l’environnement et devenir éco-responsable. Mais alors, comment calculer leur empreinte carbone ? Il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble du “cycle de vie” du produit, de sa phase de recherche et développement à sa destruction ou son recyclage en fin de vie.

    Pour ce faire, on additionne toutes les émissions de gaz à effet de serre produits par :

    • L’extraction des matières premières nécessaires à sa réalisation ;
    • La manière dont il a été transformé ;
    • Son type d’emballage ;
    • Le mode de transport utilisé ;
    • Sa consommation lors de l’utilisation ;
    • Sa fin de vie (recyclage ou destruction de l’objet).
       

    Un calcul qui n’est pas toujours simple au quotidien. Alors pour choisir des produits plus responsables, vous pouvez vous référer à des éléments facilement identifiables sur les produits comme :

    • L’étiquette énergétique que l’on retrouve sur les appareils électroménagers neufs, et qui permet de savoir si le produit est plus ou moins énergivore ;
    • Le lieu de fabrication (plus le produit viendra de loin, plus les émissions de gaz à effet de serre liées à son transport seront importantes) ;
    • Les matériaux utilisés, comme le plastique qui est particulièrement polluant dans sa fabrication et dans sa destruction ;
    • Le recyclage, de son emballage au produit lui-même.

    4 Comment réduire son bilan carbone personnel ?

    Calculer son bilan carbone permet non seulement de mesurer l’impact de ses activités du quotidien sur l’environnement, mais aussi d’identifier d’où viennent ses émissions de gaz à effet de serre, dans le but de les réduire. Les éléments à prendre en compte pour réduire votre bilan carbone sont :

    • L’alimentation : pour réduire votre empreinte carbone à table, vous pouvez limiter votre consommation de viande, privilégiez des produits locaux et de saison, et limitez le gaspillage alimentaire.
    • Les transports : covoiturage, achat d’une voiture électrique, limiter ses voyages en avion au profit de voyages en train… Il existe différents moyens de limiter son empreinte carbone côté transports.
    • Le logement : si certains optent pour des maisons autonomes et durables, d’autres petits gestes peuvent considérablement réduire les émissions de gaz à effet de serre (remplacer les ampoules par des LED, éteindre ses appareils électriques plutôt que de les mettre en veille, etc.)
    • La consommation et le style de vie : afin de limiter votre empreinte carbone, vous pouvez privilégier l’achat de seconde main plutôt que du neuf, optez pour des produits à faible consommation d’énergie, procéder au tri sélectif ainsi qu’au recyclage au quotidien…

    VOUS SOUHAITEZ AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT ?

    Chaque année, des milliers d’actions solidaires, citoyennes et utiles au quotidien sont proposées par la Macif.

    5 Calcul et réduction de l’empreinte carbone

    Afin de pouvoir prendre conscience de votre impact écologique et mettre en place les bons gestes pour la réduire, il est important de savoir calculer votre empreinte carbone. Rassurez-vous, différents simulateurs existent pour simplifier vos calculs. C’est le cas notamment de “Nos gestes climats” de l’Ademe, “Le diagnostic voyage ou annuel” de Good Planet, “Le calculateur d’empreinte écologique” de WWF et bien d’autres. Un geste simple qui permet de prendre conscience de votre impact sur l’environnement pour changer certaines de vos habitudes !

    L’Essentiel de l’article

    • L’empreinte carbone est un indicateur qui permet de mesurer l’impact des activités humaines sur l’environnement.
    • Elle s’exprime en dioxyde de carbone équivalent (CO2e).
    • Les transports, le logement, la consommation et l’alimentation sont les catégories qui représentent la plus grande part des émissions des gaz à effet de serre.

    (1) Ministère de la transition écologique, Estimation de l’empreinte carbone de 1995 à 2020, 2021 (2) Ministère de la transition écologique, Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), 2021
    (3) Notreenvironnement.gouv, Les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports
    (4) MyCO2, Empreinte carbonne moyenne en France en 2019
    (5) ADEME, Mon impact transport, consulté en 2022
    (6) Greenpeace, Mode éthique ou fast-fashion ?
    (7) FranceAgrimer, La consommation de viande en France en 2019, 2020

    (8) (Poore, 2018) J. Poore, T. Nemecek – Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers – Science – 01 Jun 2018 : 987-992

  • Comment bien se préparer au permis moto ?

    Comment bien se préparer au permis moto ?

    Symbole de liberté, apprendre à conduire une moto demande un peu de préparation en amont afin de choisir la formation la plus adaptée à ses besoins et son budget. On fait le point.

    1 Quel permis moto passer ?

    Il existe trois catégories du permis moto : A1, A2 et A. Le permis A1 est destiné aux personnes souhaitant conduire un deux-roues dont la cylindrée n’excède pas 125 cm3, la puissance ne dépasse pas 11 kW et dont le rapport puissance/poids est inférieur à 0,1 kW par kilogramme. Les conditions à remplir ? Être âgé d’au moins 16 ans, avoir réussi l’épreuve théorique générale (code moto) et justifier d’un minimum de 20 heures de leçons, dont 8 sur piste et 12 sur route, pour apprendre à conduire un deux-roues en toute sécurité. Vous n’avez pas besoin du permis B (voiture), mais si vous l’avez déjà, vous pouvez obtenir plus rapidement votre permis A1 grâce à une formation par équivalence de 7 heures.

    Le permis A2 autorise à conduire une moto dont la puissance est limitée à 35 kW, dont le rapport puissance/poids est inférieur à 0,2 kW/kg et qui n’est pas issue d’un modèle développant plus de 70 kW. Pour passer cet examen, vous devez être âgé d’au moins 18 ans, avoir obtenu votre code moto et justifier d’un minimum de 20 heures de leçons, dont 8 sur piste et 12 sur route. Il n’est pas nécessaire d’avoir le permis B.

    Le permis A permet, lui, la conduite de n’importe quel véhicule à deux ou trois roues, quelle que soit sa puissance. Le candidat doit être titulaire du permis A2 depuis plus de 2 ans, et suivre une formation de 7 heures pour obtenir ce dernier.

    2 Permis moto : quelle somme faut-il débourser ?

    Comme pour le permis voiture, le coût du permis moto peut varier en fonction de la moto-école que vous choisissez, et selon votre région. Avant de signer avec une moto-école, pensez à vérifier et comparer tout ce qui est ou non inclus dans le devis : frais de dossier, livret pédagogique, formation et présentation à l’examen au code de la route, formation et épreuve de conduite… Il faut prévoir en moyenne un budget entre 700 et 1 200 €(1). Généralement, les moto-écoles proposent un forfait incluant les 20 h de conduite obligatoires. Les heures supplémentaires de cours augmenteront le coût de votre permis.

    VOTRE ENFANT A ENTRE 15 ET 25 ANS ET SOUHAITE PASSER SON PERMIS MOTO ?

    Avec le crédit Permis à un euro par jour, il peut emprunter la somme nécessaire à sa formation initiale (de 600 à 1 200 €) qu’il rembourse au rythme de 30 € par mois (soit environ 1 € par jour)*.

     

    *Hors assurance facultative. La prise en charge des intérêts correspond au montant de votre emprunt et est intégralement assurée par l’État. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (orias.fr)

    3 Quelles aides pour financer son permis moto ?

    Pour financer la préparation de votre permis moto, certaines collectivités territoriales proposent des aides, qui varient en fonction des régions et des départements. Renseignez-vous près de chez vous ! Vous pouvez aussi profiter du « Permis à 1€ par jour », qui est un prêt à taux zéro, accordé par un établissement de crédit partenaire, à un candidat entre 15 et 25 ans. Il permet de financer la formation en auto-école des permis A (moto), A1 (moto légère), A2 et B et les intérêts sont pris en charge par l’État.

    Certains constructeurs motos proposent également de rembourser votre permis de conduire si vous achetez une moto de la marque. Renseignez-vous directement auprès d’un vendeur pour connaître les offres promotionnelles !

    4 Quel équipement prévoir pour rouler à moto ?

    Pour des raisons de sécurité, certains équipements individuels sont obligatoires selon le Code de la route : un casque de moto homologué (intégral de préférence pour plus de protection), des gants (certifiés CE), un gilet de haute visibilité à revêtir en cas d’accident ou de panne.

    Si le port d’un blouson ou d’un gilet airbag à moto n’est pas obligatoire en France, le jour du permis, il vous sera demandé de posséder une veste à manches longues munie de bandes réfléchissantes, ainsi que des chaussures couvrant les chevilles. Une tenue qu’il est d’ailleurs conseillé d’adopter tout au long de l’année pour vous protéger des chocs et de l’abrasion.

    VOUS SOUHAITEZ ACHETER UN DEUX-ROUES ?

    Avec son crédit auto/moto, la Macif vous accompagne dans votre projet.*

     

    *Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe trois catégories de permis moto : A1, A2 et A.
    • Le Permis à 1 euro permet de financer son permis moto.
    • Pensez aux équipements de protection pour rouler en sécurité.

    (1) Prix moyen constaté en mars 2022 sur 5 moto-écoles (Paris et Province)

  • Mon enfant se bagarre souvent : comment réagir ?

    Mon enfant se bagarre souvent : comment réagir ?

    1 L’évolution de l’agressivité chez l’enfant

    À l’école comme à la maison, votre enfant est toujours le premier à se battre ou à chercher la bagarre ? Sachez que l’âge est un critère important à prendre en compte. « D’après les études, c’est entre 2 et 3 ans qu’un enfant est le plus agressif physiquement, qu’il tape, mord… Cette agressivité diminue vers 4-5 ans quand son langage s’étoffe. C’est alors l’agressivité verbale qui l’emporte », explique Nadège Larcher, psychologue, spécialisée en développement de l’enfant et de l’adolescent, et formatrice en communication bienveillante. À partir du primaire, ce comportement doit être moins courant et davantage vous interroger.

    Chiffre-clé

    36,5 % des élèves de cm1-cm2 disent s’être bagarré au moins une fois à l’école en 2020-21.(1)

    2 Trouver l’origine de ce comportement

    Pour aider votre enfant à gérer son agressivité, il faut commencer par trouver l’origine de son malaise en discutant avec lui. Est-ce lui qui cherche le conflit ou se défend-il ? Il souffre peut-être de harcèlement scolaire, ne sait pas comment se faire entendre autrement, a du mal vivre un événement (arrivée d’un nouveau-né à la maison, changement d’école, décès, séparation…). Souvent, l’enfant ne parvient pas à exprimer son émotion à la maison, et a tendance à manifester son mal-être et à évacuer sa colère en provoquant une dispute sans rapport à l’école.

    Votre enfant peut aussi penser à tort que c’est toujours à lui que l’on s’en prend, qu’on ne lui donne jamais ce qu’il veut… « L’enfant a un système de pensée erroné vis-à-vis de ses relations avec les autres. Ce qui devrait être une frustration devient une colère intense car sa lecture émotionnelle est trop rapide et entraîne une réaction disproportionnée », ajoute la psychologue. Enfin, se bagarrer peut aussi être un moyen pour lui d’attirer votre attention ou celle de ses petits camarades.

    Bon à savoir

    3020 : le numéro à composer en cas de harcèlement à l’école

    Le 3020 est le numéro de téléphone gratuit et anonyme, qui permet aux enfants victimes de harcèlement scolaire, et leur famille, de dénoncer les faits. Les appelants y trouvent une écoute et des conseils de professionnels.

    3 Proposer des alternatives à la bagarre

    Vous pouvez expliquer à votre enfant qu’il existe d’autres manières de réagir lorsqu’il est en colère : dire que quelque chose lui déplaît, proposer un compromis, respirer calmement dans un coin, s’éloigner, demander l’aide d’un adulte… Sait-il comment interpeller son professeur ? « Les enseignants sont très sollicités mais si votre enfant se bat souvent, vous pouvez mettre en place, en accord avec eux, un code (« help », « urgence ») quand il est en difficulté et qu’il risque de se bagarrer. Même chose à la maison », suggère Nadège Larcher.

    Autre solution : remplacer l’habitude de taper par le fait de mettre ses mains dans son dos et se les attraper. L’enfant recule naturellement car ce geste dégage sa cage thoracique pour mieux respirer et s’apaiser.

     

    Apprendre à se désengager d’un conflit, ce n’est pas de la faiblesse, mais de la force.

    Nadège Larcher, psychologue

    4 Se faire aider

    À partir du primaire, si les bagarres sont fréquentes, votre médecin peut orienter votre enfant vers un sophrologue, un psychologue ou autre spécialiste pour apprendre à respirer, gérer son stress et ses émotions. Dans le cadre scolaire, divers professionnels peuvent aussi écouter et prendre en charge votre enfant.

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • À 2-3 ans, un enfant est naturellement plus agressif.
    • Plusieurs causes peuvent amener un enfant à se bagarrer, il faut en trouver l’origine.
    • Apprenez-lui à se tenir en retrait quand il sent la colère monter et à demander de l’aide.
  • Comment éduquer les enfants aux goûts ?

    Comment éduquer les enfants aux goûts ?

    Les jeunes enfants sont-ils susceptibles de tout aimer ? Quel rôle peut jouer l’éducation au goût ?

    François-Régis Gaudry :De nombreuses expériences scientifiques ont été menées avec des nouveaux nés. Lorsque vous leur faites goûter un aliment amer ou acide, ils font la grimace, alors qu’ils retrouvent le sourire avec un aliment sucré. C’est la preuve que dans notre cerveau reptilien, on a plus ou moins d’attirance pour certaines saveurs dès la naissance. Tout le rôle de l’éducation c’est de proposer une diversité de goûts et d’aliments, de combiner des saveurs contraires, d’apprendre à nos enfants à éveiller et réveiller leur palais tout en leur faisant prendre conscience de leur équilibre alimentaire. Alors, manger pourra devenir une immense source de plaisir, un outil de découverte et même un moyen de prendre sa santé en main.

    Lire aussi : Alimentation de bébé : diversifier sans en faire tout un plat !

    Selon vous, y a-t-il une période cruciale pour apprendre à tout goûter ou peut-on découvrir à tout âge ?

    F-R. G. : Il faut leur faire goûter le plus de choses possibles et le plus tôt possible. J’ai fait de nombreux ateliers de dégustation au fromage dans des écoles maternelles, et je me suis rendu compte que les jeunes enfants entre trois et cinq ans avaient, contrairement à ce que l’on peut penser, un palais ouvert et très disponible. Quatre enfants sur cinq aimaient le roquefort qu’aucun de leurs parents n’avaient osé leur faire goûter. On plaque trop souvent nos propres phobies ou nos appréhensions sur nos enfants. Il faut évidemment tenir compte de certains dégoûts ou phobies qu’ont les enfants, qui passe avec leur socialisation et leur éducation.

    Lire aussi : Peut-on apprendre les bonnes habitudes alimentaires à son enfant ?

    Comment les parents peuvent-ils introduire une diversité de goûts dans l’alimentation de leur enfant ?

    F-R. G. : Ouvrir les enfants à des goûts nouveaux peut être un vrai casse-tête pour les parents, et peut même générer des crises familiales. Plusieurs stratégies ont déjà porté leurs fruits : cacher les légumes dans certains plats et augmenter progressivement les quantités pour habituer le palais. Par exemple, mettre de plus en plus de carottes et d’oignons dans une sauce bolognaise maison. On peut aussi jouer avec la nourriture en proposant des assiettes et des plats colorés. Une bonne idée qui marche à tous les coups : proposer un trio de purées à la surface du hachis Parmentier, par exemple, pommes de terre, brocolis et carottes en bandes colorées. J’aime bien aussi amener mes enfants au marché, voire au potager, pour leur apprendre à reconnaître les aliments, ou cuisiner avec eux. Ils ont moins de difficulté à goûter une fois que c’est dans leur assiette. L’idée, c’est d’éveiller la curiosité des enfants sans les contraindre et surtout de ne pas désespérer.

    Lire aussi : 3 conseils pour que vos enfants mangent de tout sans rechigner !

    Selon vous, est-il possible de faire aimer aux enfants et aux ados des saveurs autres que le trio pâte/frites/burger ?

    F-R. G. : Oui, en leur expliquant les impacts sur la santé de la consommation, par exemple de fast-food, ce qui aura un impact sur leur consommation ou non de ces aliments. Mais sans pour autant les faire culpabiliser. Pour les enfants, une expérience dans laquelle le héros d’une histoire préférait un plat de mauvais goût par rapport à un autre censé être plus appétissant a influencé les enfants vers un changement de préférence en faveur du plat choisi par le héros. C’est l’exemple de Popeye avec les épinards. Même chose si les enfants voient leurs amis manger d’un aliment, ou leurs frères et sœurs : par imitation, il va avoir envie de faire pareil. C’est pour ça qu’une alimentation équilibrée et diversifiée dans les cantines est importante.

    Lire aussi : Enfants : et si on se passait des aliments ultra-transformés ?

    Y a-t-il des aliments et/ou des plats en voie de disparition chez les enfants ? Vit-on un affadissement du goût au détriment des saveurs plus marquées (acide, amère, etc.) ?

    F-R. G. : Il y a des aliments dont la consommation baisse (le lapin, les légumes oubliés, les abats…) et il est plus compliqué de les faire accepter aux enfants aujourd’hui. L’une de mes madeleines d’enfance est le foie de veau de ma mère déglacé au vinaigre de framboise : impossible de le faire avaler à mes filles. D’autres phénomènes ont pris de l’ampleur ces dernières années et m’inquiètent : la place prépondérante des produits transformés et des lieux de restauration hors domicile qui standardisent notre alimentation, sans parler de cette possibilité nouvelle, dans les grandes villes, de tout commander en un clic et l’augmentation et la diversification qui laisse plus de place à la nourriture transformée. L’alimentation industrielle contient beaucoup de sel, de gras et de “sucres cachés” qui sont autant de calories vides. Le sucre est devenu une arme de consommation massive et il prend le pas sur les autres saveurs. Quand on cuisine à la maison, il ne faut pas hésiter à remettre en avant l’acide et l’amer, quitte à les contrebalancer avec un peu de douceur…

  • « Les jeunes ont moins peur de quitter leur entreprise »

    « Les jeunes ont moins peur de quitter leur entreprise »

    Maxime, 21 ans, est en réorientation dans un bac pro de maintenance des équipements industriels à Nantes et apprenti dans un grand groupe international de constructions navales, au sein duquel il fait de la maintenance mécanique sur des pompes à chaleur de sous-marins nucléaires. De son côté, Olivier a arrêté son BTS Techniques Commerciales pour un poste de manutentionnaire de fruits et légumes dans un grand groupe agroalimentaire lorsqu’il avait 21 ans. Depuis, il n’a cessé d’évoluer et est aujourd’hui responsable d’exploitation au sein d’une start up prometteuse de distribution alimentaire.

    Le modèle d’entreprise dans lequel vous travaillez a-t-il de l’importance lorsque vous projetez votre vie professionnelle future ?

    Maxime : Travailler dans une petite ou grosse entreprise m’est égal tant qu’il y a une bonne ambiance, que le travail est intéressant, et que j’ai l’impression de servir à quelque chose. Par exemple, ça a beaucoup de sens pour moi de travailler dans l’entreprise au sein de laquelle je suis apprenti car ce qu’elle produit me semble utile : je pense qu’on a besoin de ces sous-marins pour assurer la sécurité du pays.

    Olivier : Je suis entré dans le monde du travail dans une grosse entreprise, mais chaque site fonctionnait de manière individuelle donc il y avait un esprit “ taille humaine “ avec une très bonne ambiance et un esprit d’équipe. Je pense que ce fonctionnement familial a aidé au fait qu’on m’y ait vite accordé une certaine confiance et autonomie dans mon travail.

    28 % des jeunes

    s’imaginent rester au sein de la même entreprise autant que possible. 1

    Quels sont les éléments dont vous avez besoin pour vous sentir bien dans une entreprise ?

    Maxime : Avant tout, comme je le disais, j’ai besoin d’une bonne ambiance : avec mes collègues, on s’entraide, on se rend la pareille et on peut compter les uns sur les autres. Mon manager n’est pas déconnecté de ce que je fais, on s’entend très bien et il y a une atmosphère de confiance, ce qui me motive d’autant plus. Il y a aussi les avantages d’une grosse entreprise : comité d’entreprise, jours de congés, aide au logement… Pour l’instant j’habite chez mes parents mais pour plus tard ça peut être intéressant.

    Olivier : À mes débuts, tout ce qu’il me fallait dans mon travail, c’était me sentir utile, avoir des challenges à relever, et des projets en vue. Puis l’ambiance entre collègues et l’esprit d’équipe sont devenus primordiaux à mes yeux, c’est quelque chose dont j’ai mieux compris la valeur avec le temps. Cela passe également par le management, or je pense que c’est plus facile de mettre en place un management bienveillant dans une petite structure que dans une grosse. Pour moi qui ai vu le management participatif se développer dans les années 90, j’ai constaté combien cela a permis plus d’échanges et de faire grandir les collaborateurs.

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    Vous projetez-vous sur du long terme dans un même établissement ?

    Maxime : Dans l’idée, ça ne me dérangerait pas de rester une bonne partie de ma vie dans l’entreprise pour laquelle je travaille. En revanche, je ne m’imagine pas particulièrement monter des échelons, parce que j’ai une personnalité qui préfère suivre que montrer l’action. J’ai du mal à me projeter, mais j’imagine que plus tard je pourrais faire un travail sur moi-même pour gagner en confiance et me sentir capable de gagner en responsabilités. Peut-être que je pourrai faire des formations pour avoir plus de qualifications. Je n’ai pas encore réfléchi au fait d’aller travailler à l’étranger, ça peut aussi être une option intéressante, mais pour l’instant je me vois plutôt rester à Nantes.

    Olivier : Je pense qu’à l’époque, on se posait beaucoup moins la question de savoir si on allait rester dans une entreprise ou pas : quand on entrait dans une boîte, c’était généralement pour y faire carrière, ou au moins y rester un maximum. Moi j’avais des perspectives d’évolution dès le départ, et j’y suis resté 10 ans, avec pas mal de différentes missions à l’intérieur. Autour de moi aujourd’hui, j’ai l’impression qu’un certain nombre de jeunes essaye d’évoluer et de progresser rapidement dans leur boulot, lorsqu’ils se sentent bien dans l’entreprise. Mais j’observe qu’ils se sentent moins liés à leur entreprise qu’à mon époque, ce qui explique qu’ils changent plus facilement de boulot qu’il y a 20 ou 30 ans : moi je sentais bien ce lien d’appartenance à ma première entreprise.

    43 % des jeunes

    indiquent que leur attente principale vis-à-vis de leur travail se situe au niveau du salaire. 1

    Le salaire est-il déterminant pour choisir votre emploi ?

    Maxime : Mes ambitions en terme de salaire sont proportionnelles à mes coûts par mois liés au strict minimum : actuellement, je vis chez mes parents, alors mon petit salaire d’apprenti me convient très bien puisque je ne paye pas de loyer, ni de nourriture, d’électricité… même si je participe aux frais de la maison. C’est avant tout une question de sécurité pour moi : une fois que j’aurai quitté le nid et que j’aurai ma propre famille, je voudrai être sûr de pouvoir subvenir aux besoins de mes enfants.

    Olivier : Pour moi, le salaire n’a jamais été primordial. Je le trouvais correct à mes débuts, aligné sur les prix du marché. Je n’étais pas particulièrement tourné vers les avantages, je ne regardais pas non plus ce qu’il pouvait y avoir comme formation. Il s’agissait d’abord de financer un logement puisque ça correspondait avec le moment où je m’installais avec ma femme, donc j’avais besoin d’être indépendant et d’assurer un loyer, une voiture, etc. Il y avait une part de loisir aussi, mais c’était secondaire : on faisait avec ce qu’il restait, quand il en restait. L’important était plutôt la perspective de pouvoir évoluer, en sachant que le salaire suivrait. Un bon salaire, c’était donc pour moi un salaire qui suit la valeur de mon évolution professionnelle.

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    Êtes-vous satisfait de votre arrivée sur le marché du travail ?

    Maxime : Ma vision de la vie de travailleur n’est pas très positive, car je me dis que les meilleures années pour quelqu’un, ce sont celles où il est à l’école. Une fois qu’on est en entreprise, on est fatigué quand on rentre du travail, donc on a moins d’énergie pour faire des choses amusantes. Or je pense qu’il faut quand même penser à se faire plaisir pour décompresser et ne pas avoir une vie ennuyeuse. Et ça, ça passe par le fait d’avoir une vie sociale en dehors du travail, ainsi que des loisirs.

    Olivier : À mes débuts, je n’avais pas une très bonne vision du monde du travail : entre la théorie apprise à l’école et la pratique de la vie en entreprise, ça ne reflétait pas du tout ce qu’on m’a appris, donc il y a une eu petite période d’incompréhension. Heureusement, j’avais envie de rentrer dans la vie active et je me suis tout de suite impliqué dans mon entreprise, en travaillant autant que je pensais qu’il était nécessaire pour aller au bout de mes projets.

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    Avez-vous l’impression d’avoir un rapport au travail différent de vos collègues plus âgés ?

    Maxime : D’un point de vue strictement professionnel, j’essaie de prendre exemple sur mes aînés : ils sont travailleurs et persévérants, ça m’apprend la discipline. En quelques mois d’expérience je trouve qu’on devient déjà plus sérieux, les autres juniors et moi. En revanche, j’ai l’impression que les plus anciens sont souvent assez dépendants de la sécurité de l’emploi et que ça ne les rend pas heureux : il y en a certains qui critiquent l’entreprise mais qui restent malgré tout. Je trouve ça dommage, les jeunes ont moins peur de partir parce qu’ils sont moins fidèles à leur entreprise.

    Olivier : Quand je suis arrivé en entreprise, j’ai senti que je devais faire mes preuves et apprendre beaucoup, car je n’avais pas la connaissance que les anciens avaient accumulée avec l’expérience. Mais il y avait aussi beaucoup de gens qui n’étaient pas là pour s’impliquer professionnellement : certains venaient travailler parce qu’il le fallait et faisaient le minimum. Je crois que de ce côté les mentalités ont beaucoup évolué, et je suis convaincu que c’est notamment parce que l’esprit d’équipe est devenu central. Du coup, on se sent mieux au travail, ce qui est particulièrement important pour les jeunes d’aujourd’hui.

    Est-il important pour vous que votre entreprise s’engage pour les causes qui vous sont chères ?

    Maxime : Oui, j’ai l’impression que mon entreprise utilise une énergie qui ne pollue pas l’air et c’est important pour moi : je préfère qu’on ait une énergie propre pour respecter l’environnement, car la planète terre ne nous appartient pas et il faut la respecter. Si elle utilisait du charbon, je ne sais pas si je serais aussi enthousiaste. Cette conscience me suffit, je n’ai pas besoin qu’elle s’engage plus ouvertement sur le sujet.

    Olivier : À l’époque, on ne parlait pas du tout des sujets environnementaux en entreprise, et moi même je n’y étais pas particulièrement sensible. Les jeunes ont apporté ce côté là avec une vraie envie de faire évoluer les mentalités y compris au sein de l’entreprise, et c’est tant mieux pour la planète. Le problème, c’est quand certaines entreprises se positionnent sur le sujet alors qu’elles sont parfois loin d’être exemplaires. Heureusement, je trouve que ça va de plus en plus vers des faits réels, parce que de toute façon il n’y a pas le choix, notamment sur ce qui est alimentaire.

    1 Baromètre Les jeunes et l’entreprise

  • Comment se protéger d’une usurpation d’identité ?

    Comment se protéger d’une usurpation d’identité ?

    Au-delà du préjudice moral, se faire voler son identité peut avoir de lourdes conséquences pour la victime, pouvant aller jusqu’à faire l’objet de procédures judiciaires alors qu’elle est innocente. L’usurpation d’identité est un délit pénal.

    1 Protégez vos données personnelles

    La première étape pour vous protéger d’une usurpation d’identité est de ne jamais fournir vos papiers d’identité (même des copies), sauf aux administrations, aux sociétés ou aux personnes que vous connaissez. Avant de communiquer vos données personnelles ou tout document sensible, vérifiez également les en-têtes des différents courriers et e-mails reçus, et renseignez-vous en cas de doutes sur l’expéditeur. Autre précaution : détruisez tout document contenant des informations personnelles ou d’identification avant de le jeter à la poubelle. Le mieux, c’est de le placer dans un broyeur de papier. Car ils pourraient être récupérés et utilisés à vos dépens.

    2 Chiffrez vos données

    La méthode de chiffrement consiste à protéger vos documents en les rendant illisibles par toute personne n’ayant pas accès à une clé dite de déchiffrement. Elle peut s’avérer utile si vous souhaitez conserver des documents confidentiels sur un support qui pourrait être volé : clé USB, disque dur externe, ordinateur portable, téléphone… La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), en charge de la protection des données personnelles contenues dans les fichiers et traitements informatiques ou papiers, aussi bien publics que privés, propose des tutoriels pour apprendre à chiffrer vos documents.

    VOUS SOUHAITEZ ÊTRE PROTÉGÉ EN CAS D’USURPATION D’IDENTITÉ ?

    Avec l’assurance Protection Juridique de la Macif*, vous bénéficiez de conseils et d’un accompagnement juridique personnalisé en cas de litige avec un tiers, dont les arnaques téléphoniques.

    *Garantie optionnelle du contrat Habitation Résidence principale Formule Protectrice. (voir conditions du contrat)

    3 Restez vigilant sur Internet

    Le développement des outils numériques s’accompagne d’une augmentation du nombre de cas d’usurpation d’identité en ligne (+29 %(1) entre 2019 et 2020). Soyez donc vigilant lorsque vous saisissez des données sur le web ou lorsque vous recevez des courriels vous demandant de fournir ou de mettre à jour des données vous concernant. La CNIL le rappelle : « Ne répondez pas aux courriels qui vous paraissent suspects et détruisez-les immédiatement. Ne cliquez jamais sur les liens contenus dans les messages dont vous n’êtes pas certain de la provenance. » Vérifiez également que le site est sécurisé lorsque vous faites des achats en ligne.

    Autre précaution : créez plusieurs mots de passe complexes pour les différentes applications mélangeant chiffres, lettres (majuscules et minuscules), caractères spéciaux, autres que vos noms et date de naissance. Ne les communiquez à personne, et ne les enregistrez jamais sur votre navigateur.

    4 Mettez à jour vos équipements numériques

    Pensez à mettre régulièrement à jour vos appareils et leurs logiciels ou applications, à effacer votre historique de navigation et vos cookies. Objectif : corriger les failles de sécurité qui pourraient permettre à un cybercriminel de prendre le contrôle de vos équipements et accéder à vos informations personnelles.

    Comment se protéger d’une usurpation d’identité ?

     

    L’Essentiel de l’article

    • Ne communiquez jamais vos données personnelles ou papiers d’identité.
    • Chiffrez vos données lors de vos communications.
    • Soyez vigilant sur internet.
    • Faites le ménage dans vos équipements numériques.

    (1) Onfido, Fraude en ligne à l’identité : les tentatives de fruade montent en flèche en 2020 avec la pandémie, 2020

  • Jeunes et emploi : « On n’attend plus de l’entreprise qu’elle nous dise qui on est »

    Jeunes et emploi : « On n’attend plus de l’entreprise qu’elle nous dise qui on est »

    Globalement, les jeunes vous semblent-ils avoir un rapport au travail radicalement différent de celui des générations précédentes ?

    Vincent Cocquebert : Cela fait une vingtaine d’années qu’on entend le discours selon lequel il y aurait une rupture anthropologique entre les travailleurs millennials et ceux des générations précédentes. Il y avait toute une gamme de stéréotypes les peignant comme sûrs d’eux, peu fidèles, étant quasiment dans un rapport d’instrumentalisation à leur entreprise pour venir y chercher ce qui les intéresse et repartir dès qu’ils auraient suffisamment appris de l’entreprise. Mais on se rend compte que c’est tout l’inverse : on a en fait affaire à des jeunes qui ressemblent beaucoup à leurs aînés, puisque leur rapport au travail est d’abord marqué par une reconnaissance salariale puis par une stabilité professionnelle. Or depuis qu’on étudie le rapport des individus au travail, ce sont les deux préoccupations principales.

    Respect, confiance, écoute… On remarque que les jeunes générations se montrent exigeantes envers la qualité d’atmosphère de leur entreprise. D’où vient ce besoin de confort ?

    V. C. : On perçoit effectivement un besoin de protection, d’évoluer dans des espaces ressentis comme sécurisés. Cela s’illustre par la fin de l’attirance pour les grands groupes, perçus dans les années 80 comme des entreprises ouvertes sur le monde donnant l’impression d’être soi-même un travailleur nomade et mondialisé. Or je pense que dans la dialectique du cocon qu’on observe actuellement, il y a une volonté de « miniaturisation » du monde. C’est quelque chose qu’on vit au quotidien, avec l’émergence de cette possibilité de faire entrer la culture, la consommation et le travail dans nos foyers. Aujourd’hui, cette miniaturisation se déploie sur les entreprises : on veut comprendre tout le processus de production, avoir accès à des managers sans qu’il y ait trop d’échelons hiérarchiques, être dans une bonne ambiance avec un management bienveillant… C’est l’application de la dynamique du cocon à l’entreprise.

    Lire aussi : Jeunes et emploi : « C’est particulièrement attirant qu’une entreprise soit moderne »

    Les jeunes sont beaucoup plus humbles que ce qu’on dit souvent de la jeunesse.

    Vincent Cocquebert, journaliste et auteur

    Qu’est-ce que cette recherche de cocon en entreprise raconte de leur perception de l’époque ?

    V. C. : Il y a quelque chose qui est de l’ordre d’un désenchantement de la mondialisation, de l’idéologie du progrès. Travailler dans une grande entreprise qui rayonne à l’international selon l’idée que la réussite est synonyme de s’étendre en permanence et de gagner des marchés, cela attirait les travailleurs à l’époque où le mythe du progrès selon lequel « demain sera mieux qu’hier » tenait encore. Pendant des décennies, l’augmentation de la croissance allait de pair avec l’augmentation du bonheur. Mais les jeunes ont grandi avec l’idée que les lendemains seraient de plus en plus durs et économiquement précaires. Aujourd’hui, dire que « c’était mieux avant » est une phrase de bon sens acceptée par la sphère progressiste alors qu’elle était avant réservée aux conservateurs.

    Lire aussi : « Les jeunes sont à la recherche d’une entreprise à taille plus humaine »

    Les jeunes ont-ils vieilli trop vite dans leur rapport au travail ?

    V. C. : Quand il y avait eu les mouvements anti CPE en 2005, (le gouvernement supprimait l’existence d’un contrat de deux ans réservé aux moins de 25 ans qui pouvait être rompu par les deux parties sans justification), cette rupture a été vécue par la jeunesse comme une extrême précarisation. Ce qui était marquant, c’est que les observateurs médiatiques étaient alors presque déçus de voir des « jeunes vieux » revendiquer de la stabilité et des CDI. Mais la vérité, c’est que le rapport au travail n’a pas vraiment changé depuis les années 70 : qu’ils aient 20 ou 50 ans, que les gens veulent tous de la reconnaissance et de la stabilité. On retrouve cela aujourd’hui : on a beaucoup entendu que les jeunes appréciaient d’avoir trois ou quatre emplois différents, car cela leur permettait de s’épanouir 24h sur 24h. Pour moi, c’était une manière de « cooliser » quelque chose qui est de l’ordre de la précarité. Ce baromètre montre bien que non, la perception du bonheur ne se situe pas dans l’accumulation des métiers, mais bien dans le fait d’avoir un emploi au sein duquel on peut s’épanouir avec une certaine stabilité, en travaillant avec des gens qui sont des vecteurs de bienveillance et de développement, et avec une perspective de s’investir plutôt sur le long terme.

     

    On note néanmoins une tendance à « garder la porte ouverte » comme pour pouvoir s’échapper si, à un moment, leur emploi ne leur convenait plus. Les jeunes ont-ils peur de l’engagement ?

    V. C. : Cette aspiration à la fluidité et de pouvoir changer de perspective en fonction des situations fait partie des tendances de la société. Il y a beaucoup de discours disant que la règle du jeu en entreprise, c’est d’observer en permanence s’il y a de meilleures opportunités autour de soi. Ça vient d’une mentalité de survivalisme entrepreneurial dont la réalité ne s’applique qu’aux très hauts diplômés, mais ne correspond pas à la réalité professionnelle que vivent la grande majorité des gens qui doivent souvent se soumettre à des situations économiques dans lesquelles ils ne sont pas les maîtres du jeu. Je pense qu’on a malgré tout fini par intégrer cette idée de manière discursive, mais que la réalité de sa réalisation est relativement rare. En fait, quand on leur demande quel est leur but dans les années à venir, on s’aperçoit que les jeunes souhaitent rester dans leur entreprise pour un long moment. Pourtant, on dit beaucoup que les jeunes sont globalement « zappeurs » et ne veulent plus s’engager dans la durée, mais ça aussi c’est une idée qu’il faut battre en brèche, car si on leur donne des bonnes conditions, la reconnaissance salariale et l’ambiance au travail suivent, les jeunes sont prêts à s’engager sur du long terme.

    Jeunes et emploi : « On n'attend plus de l'entreprise qu'elle nous dise qui on est »

    43 % des jeunes

    estiment important de pouvoir compter sur des collègues en cas de difficulté. 1

    Des témoignages recueillis, on observe également que les jeunes tiennent beaucoup à leur relation avec leurs collègues. Les jeunes générations se sentent-elles suffisamment armées pour la vie professionnelle ?

    V. C. : C’est une autre idée reçue que ce baromètre vient mettre à mal : on a souvent dit que les jeunes professionnels se sentaient géniaux, n’ayant rien à apprendre de la transmission, voire même pensant que c’était eux qui avaient à transmettre des connaissances aux autres. Or ce qui émerge des réponses sur les premiers obstacles pour intégrer l’entreprise, c’est leur sentiment de manque d’expérience. Ils ont en fait un regard relativement négatif sur leurs compétences en sortie de formation et ce qu’ils peuvent apporter à l’entreprise. Il est clair qu’ils ont conscience que le monde de l’entreprise n’est pas un monde forcément facile, qu’ils vont devoir être dans un rapport assez compétitif par rapport aux autres, et donc que ce seront leurs compétences qui feront la différence. Ils sont dans une position de validation ou d’invalidation, et sont beaucoup plus humbles que ce qu’on dit souvent de la jeunesse.

    Lire aussi : Jeunes et emploi : “Le revenu représente la valeur de notre travail”

    On note pourtant un vrai besoin de liberté, d’autonomie et de confiance de la part des jeunes alors même qu’ils sont au tout début de leur vie professionnelle. De quoi cela témoigne-t-il, si ce n’est pas d’une certaine confiance en leur compétence ?

    V. C. : Pour moi, cela a surtout à voir avec la transformation du rapport au travail en général. Il y a encore peu de temps, c’était les grandes institutions qui nous donnaient une identité : c’était l’État, l’Église, ou l’entreprise. Ces institutions étaient une manière de valider une identité, et l’identité de travailleur était donc centrale. Aujourd’hui, nos identités sont beaucoup plus floues et multitudes, et on n’attend plus de l’entreprise qu’elle nous dise qui on est. En revanche, on attend d’elle qu’elle nous reconnaisse dans notre identité. Dans le baromètre et les témoignages, on voit aussi se profiler la perspective d’une « entreprise providence » : les jeunes attendent de l’entreprise qu’elle nous vienne en aide sur des activités extra-entrepreneuriales, ce qui traduit un rapport de néo-paternalisme avec les entreprises.

    29 % des jeunes

    disent considérer la préservation de l’environnement comme cause prioritaire pour laquelle une entreprise doit s’engager. 1

    Dans les discours, leurs exigences d’engagement envers leurs entreprises semblent confuses et peu concrètes

    Quand on pose la question aux individus par rapport aux responsabilités de l’entreprise, je pense qu’ils répondent plus en tant que consommateurs qu’en tant que salariés. Ils auront tendance à se montrer très exigeants en tant que consommateurs, mais en tant que salariés c’est plus flou, car ça les met eux-mêmes en responsabilité face à leur entreprise, alors que l’entreprise ne leur donne que peu de prise sur ces questions. Globalement, la figure du « salarié éthique » fait partie des aspirations post-matérielles et ne touche que les 20 % de personnes qui peuvent être dans cette posture exploratoire, de progressisme, et in fine de privilégié. Tout le monde ne peut pas se permettre de choisir son entreprise. En fait, on perçoit dans ces entretiens que le rapport au travail change beaucoup moins en termes d’âge ou de générations, qu’en termes de classe économique. Le travail ne prend pas la même place dans la dimension identité de l’individu selon qu’il ait un bac professionnel ou qu’il soit bac+5.

    1 Baromètre Les jeunes et l’entreprise

  • Courses alimentaires : ces idées reçues qui plombent votre porte-monnaie !

    Courses alimentaires : ces idées reçues qui plombent votre porte-monnaie !

    Les courses alimentaires sont un poste de dépenses non négligeables dans le budget des ménages (34 %)(1). Il convient alors de bien consommer pour faire des économies.

    1 Avoir un potager est la solution la plus économique

    VRAI. Si vous avez la possibilité d’avoir un jardin, aller chercher directement vos fruits et légumes dans votre potager réduit d’autant votre ticket de caisse au supermarché ! En effet, un potager de 10 m2 peut vous faire économiser entre 30 à 50 %(2) sur votre budget de légumes frais. Soit à peu près 95 euros d’économies(2) par an. Et vous pouvez multiplier ces économies avec un potager plus grand !

    D’autant plus que les fruits et légumes sont de plus en plus chers (+ 9 % depuis 2019)(3). Parmi ceux qui sont les plus productifs et faciles à cultiver dans un jardin : la framboise, la tomate, le haricot, la carotte, la courgette et le radis. Autre plantation profitable économiquement : les herbes aromatiques. Vous avez un balcon baigné de lumière ? C’est idéal pour y installer de grandes jardinières ou un carré potager sur pied ! Vous pouvez y faire pousser tomates cerises, fraises, salades ou encore poivrons. En fabriquant votre propre compost, vous pouvez aussi gagner de quoi fertiliser vos plantes vertes !

    2 Les produits bio sont les plus chers

    FAUX. Le bio ne coûte pas forcément plus cher, mais ce sont les enseignes de distribution qui pratiquent des marges élevées sur ce type de produit. D’après une enquête de l’UFC que choisir(4), les marges brutes sur les 3 fruits et légumes bio les plus consommés sont multipliées par 2 en moyenne par rapport aux produits non bio : les pommes de terre sont plus chères de 83 %, les tomates 109 % et les pommes 149 %.

    Pour consommer des fruits, des légumes, des œufs bio au meilleur prix, privilégiez les circuits courts auprès des producteurs locaux ou adhérez à une AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui garantit la distribution hebdomadaire d’un panier de produits frais.

    3 Acheter des produits de saison est économique

    VRAI. Acheter et consommer des produits de saison permet de les payer au juste prix. Des fruits et légumes consommés en dehors de leur saison signifient qu’ils ont été cultivés dans des serres, ou qu’ils viennent de l’étranger… et sont donc plus chers, car ils impliquent un coût de transport. En plus, les fruits et les légumes de saison, cueillis à maturité, ont de meilleures qualités gustatives que ceux qui ont mûri dans un avion ou sur un bateau !

    4 Le supermarché coûte moins cher que le marché

    VRAI. Hormis pour les produits bios, faire vos courses en grande surface vous coûte moins cher que de vous approvisionner au marché. D’après une étude de l’UFC-Que choisir, le fromage est plus onéreux d’environ 37 %(5) sur les marchés, les fruits et légumes 15 %, comptez 10 % en plus pour la viande et 6 % pour le poisson.

    Néanmoins, faire vos emplettes au marché vous permet de faire quelques économies en achetant au kilo ou en cagettes par exemple. À la fin du marché, c’est aussi le moment de faire des affaires, car les producteurs bradent leurs produits pour limiter les invendus.

    Chiffre-clé

    Un panier de 29 produits (comprenant fruits et légumes, viandes, fromages et poissons) coûte en moyenne 292 € en grande surface, contre 342 € au marché, soit un surcoût de 17 %(5).

    5 Faire ses courses en ligne permet de faire des économies.

    VRAI. Têtes de gondoles, offres promotionnelles, animateur commercial… Les supermarchés sont conçus pour vous faire consommer plus. Faire vos courses en ligne permet donc d’être moins tenté que dans les rayons. Autre atout : sur le drive tout comme en magasin, vous pouvez bénéficier d’offres promotionnelles et même d’avantages fidélité ! Vous pouvez également contrôler régulièrement le montant total de votre panier et l’ajuster en fonction de votre budget.

    Reste qu’en magasin, vous avez la possibilité de comparer les prix au kilo sur un choix de produits plus large que sur un commerce en ligne. Une astuce efficace pour trouver les produits les moins chers !

    L’Essentiel de l’article

    • Cultivez votre potager pour faire des économies.
    • Privilégiez les circuits-courts.
    • Achetez local et de saison pour un meilleur rapport qualité/prix.
    • Privilégiez les grandes surfaces aux marchés.

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    (1) Insee, Dépenses de consommation des ménages en biens – janvier 2022

    (2) Philippe Chavanne, Cultiver son potager sans effort, 2018

    (3) Association Familles rurales, Observatoire des prix 2021, 2022

    (4) UFC-Que choisir, Sur-marges sur les fruits et légumes bio, 2019

    (5) Observatoire de la consommation, Les marchés, 2018

  • Jeunes et emploi : « C’est particulièrement attirant qu’une entreprise soit moderne »

    Jeunes et emploi : « C’est particulièrement attirant qu’une entreprise soit moderne »

    Romain a mis cette ambition à exécution dès sa sortie d’école et travaille depuis un an en Asie. C’est sa quatrième expérience professionnelle, précédée de deux stages de six mois et d’une expérience d’un an en Île de France. De son côté, Olivier est chargé d’innovation d’un grand groupe d’énergie français. Après ses études d’ingénieur, il intègre cette entreprise dans laquelle il évolue depuis près de 30 ans et recrute régulièrement de jeunes diplômés.

    16 % de jeunes

    projettent d’étudier à l’étranger.1

    Que vous ont apporté vos premières expériences professionnelles ?

    Romain : Tout d’abord, mes premières expériences m’ont permis d’avoir un CV fourni avec de bons éléments permettant d’appuyer mes candidatures dans le domaine que je recherchais, ce qui est toujours mieux que de sortir d’école sans stage. Aussi, d’un point de vue purement professionnel, ça m’a permis de mettre en pratique ce que j’avais appris en cours et de développer des compétences qu’on n’apprend pas à l’école : du relationnel et des compétences transverses comme de la gestion de projet ou le management.

    Olivier : Les critères de recrutement d’un jeune ingénieur sont effectivement le CV, les différentes expériences, mais cela ne fait pas tout. Il y a des choses qui ressortent d’une dimension extra-académique : il va falloir trouver chez le candidat un enthousiasme, une énergie, une ouverture vers le monde extérieur qui n’apparaissent pas dans un CV. Pour ce qui est de la découverte de compétences relationnelles, je pense que c’est une constante indépendamment des cursus universitaires et des générations : les écoles nous aident à penser, mais l’important de l’expérience professionnelle s’acquiert au contact de professionnels et cela tous les jours, depuis le premier jour de travail.

    « Plus d’un tiers des jeunes estiment que leurs compétences servent avant tout à valoriser le CV ». @Jeremie_Peltier revient sur l’enquête commandée par @MacifAssurances et @j_jaures à @BVA_France sur la jeunesse française et son rapport à l’entreprise https://t.co/CPGucsoy0u

    — Usbek & Rica (@USBEKetRICA) March 17, 2022

    De quoi avez-vous besoin pour vous sentir bien dans une entreprise ?

    Romain : L’important pour moi est de faire un travail qui me plaise, dans lequel je puisse m’épanouir, et surtout apprendre. J’espère continuer à me challenger en permanence, monter en compétences et gagner en responsabilité. Je pense qu’au moment où j’atteindrai une limite d’apprentissage dans mon emploi, je ne verrai plus grand intérêt à continuer : il vaudra peut-être mieux que je change d’orientation. Je pense par ailleurs qu’il est essentiel de s’entendre avec ses collègues, car ce sont eux qui nous forment. Cela permet également de savoir vers qui se tourner si on a besoin d’aide. Pareil pour ce qui touche au management : j’ai toujours eu affaire à des managers professionnels et bienveillants, sachant faire la part des choses entre parler travail quand c’est nécessaire, et être proches de leur équipe. J’ai aussi besoin qu’on me laisse beaucoup d’autonomie. Dans mon travail actuel, je fais les heures que je veux tant que le travail est fait, et c’est quelque chose que je valorise beaucoup.

    Olivier : Il faut avoir en tête que plus il y a de demande dans un secteur professionnel, plus les travailleurs sont en mesure de se montrer exigeant sur leurs conditions de travail. C’est ce qu’il se passe dans le monde de l’ingénierie : aujourd’hui, le pouvoir est du côté des diplômés, pas des entreprises. Les jeunes ont donc la possibilité du choix, bien plus qu’il ne l’était quand j’ai accédé au monde du travail. À mes débuts, on arrivait avec relativement peu de critères, tandis que les jeunes ingénieurs sont plus exigeants sur la pertinence de l’activité qui va leur être confiée, l’autonomie, la qualité de vie, la qualité de l’équipe et du management…

    Dans quel modèle d’entreprise pensez-vous être le plus à l’aise pour évoluer ?

    Romain : D’après mon expérience, quand on est dans un grand groupe, c’est un peu quitte ou double : si on tombe sur une bonne équipe c’est parfait, mais si on tombe sur du management un peu laxiste, ça risque d’être compliqué. Souvent, dans des groupes importants, on est un élément parmi tant d’autres, donc on n’a pas forcément tout le support dont on aurait besoin alors qu’on sort tout juste d’école. C’est pour ça qu’au début, je pense que le mieux est d’évoluer dans des entreprises un peu plus réduites et familiales. Le risque, c’est d’avoir moins d’opportunités professionnelles, ou peu de possibilité d’avoir des missions spécifiques, mais il y a plus de chances que ce soit plus confortable humainement.

    Olivier : Nous avons connu plusieurs phases : il y a 20 ou 30 ans, les jeunes cherchaient de grosses PME ou des grands groupes. Puis, à la fin des années 90, tout le monde a voulu intégrer des start-ups. Aujourd’hui j’ai l’impression que ça s’équilibre un peu, que chacun va trouver ce qu’il cherche en particulier dans son expérience professionnelle. Je pense qu’on va trouver des enseignements riches quelle que soit la taille de l’entreprise où l’on va faire sa première expérience. Dans un grand groupe industriel, on va apprendre à réfléchir à grosse échelle, à raisonner grand, efficace, et avec des moyens. On va également pouvoir s’appuyer sur un environnement avec beaucoup de compétences. Mais le corollaire de cela, c’est un peu moins d’autonomie, un peu plus de complexité, un peu plus de lourdeurs administratives, et un peu moins de confiance donnée à un jeune diplômé dans sa capacité à identifier et à promouvoir des solutions qu’il aurait imaginé lui. Dans une petite structure, on pourra accéder à une expérience formatrice parce qu’on va être confronté un peu seul à des problématiques d’ingénieur, mais en revanche on aura pas cette dimension de grande échelle.

    43 % des jeunes

    indiquent que leur attente principale vis-à-vis de leur travail se situe au niveau du salaire. 1

    Une bonne rémunération est-elle un élément décisif pour choisir une entreprise ?

    Romain : Ça ne me motiverait pas à rejoindre une entreprise si elle me proposait un salaire bien en dessous de celui de mes camarades qui sont aussi sortis d’école ou de la moyenne nationale. En somme, c’est une manière de mesurer la valeur de mon travail. Pour moi, l’argent est avant tout une question de sécurité. Cela permet d’une part de vivre tous les jours, mais aussi de faire des projets, comme acheter une maison et d’anticiper des évènements de vie comme un licenciement, un décès, des voyages…

    Olivier : J’observe depuis une dizaine d’années une tendance nouvelle du rapport des jeunes à leur rémunération : les jeunes considèrent qu’ils sont suffisamment payés entre 35, 38, ou 40k. Ils disent qu’ils ont « assez » pour vivre. Il y a un effet de palier sur un salaire minimum, qui garantit une certaine forme de confort et de reconnaissance sur le marché du travail, et à partir duquel le salaire ne devient plus important.

    Lire aussi : « Le revenu représente la valeur de notre travail »

    42 % des jeunes

    disent souhaiter avoir la possibilité de travailler depuis chez eux de temps en temps. 1

    Quelle place donneriez-vous au télétravail dans votre entreprise si vous aviez le choix ?

    Romain : À mes yeux, le format télétravail complet n’est pas quelque chose de viable pour une entreprise : c’est trop important d’avoir un contact réel avec les gens, et je pense qu’à terme, c’est préjudiciable pour le moral de n’avoir aucun contact avec son entreprise et ses collègues, si ce n’est en visio… Je pense que beaucoup de gens se laissent aller quand ils font du télétravail. Et puis le risque, c’est aussi d’oublier qu’on travaille ! À mon sens, ça peut être viable de faire un ou deux jours de télétravail par semaine, mais de manière autorisée et pas obligatoire pour prendre en compte les gens qui préfèrent passer toute la semaine au bureau.

    Olivier : Je doute que Romain soit représentatif de sa génération sur ce point : aujourd’hui, les professionnels de mon entourage me disent que la première question qui est posée à un jeune embauché est : « combien de jours de présentiel et de distanciel souhaitez-vous ? ». Le télétravail touche au lieu où l’on va exercer son activité professionnelle, ce qui est très important car il y a un enjeu autour du confort de vie qui se situe au niveau de la ruralité versus urbanité : est-ce que je vais être obligé de vivre en région parisienne pour travailler en région parisienne, ou est-ce que je peux aller vivre à Orléans ou aux Canaries parce que c’est là que j’ai envie d’être ? A mon sens, cette dimension-là va devenir de plus en plus prégnante dans le futur, jusqu’à devenir un facteur différenciant pour les employeurs

    1 Baromètre Les jeunes et l’entreprise