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  • Arrêt de la tétine : mode d’emploi

    Arrêt de la tétine : mode d’emploi

    Les pédiatres et les dentistes préconisent l’arrêt de la tétine avant l’âge de 3 ans, au plus tard 4 ans. Pourquoi ? Comment aider son enfant à arrêter ? Conseils d’une pédiatre et témoignages de parents.

    On ne le sait pas toujours, mais la tétine est un danger pour le développement bucco-dentaire de l’enfant. Les spécialistes, dentistes et pédiatres, sont tous d’accord sur ce point. Ce que confirme Catherine Salinier, pédiatre retraitée à Gradignan, membre de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA) : « La tétine nuit au palais des enfants, car elle pousse la mâchoire supérieure. De plus, certains enfants peuvent garder l’habitude de téter dans le vide et cela peut entraîner des troubles de la prononciation, comme des zozotements. Dans certains cas, il peut même y avoir des retards de langage, car la tétine empêche les enfants en bas âge de commencer à parler. » Si la tétine a une place importante dans la vie des jeunes enfants, c’est que l’objet a une fonction d’apaisement. La pédiatre poursuit : « La succion est un réflexe chez le bébé et, de manière instinctive, il va téter le sein de sa mère. Si la maman n’allaite pas ou après sa période d’allaitement, la tétine va souvent remplacer le sein. C’est à ce moment que les parents doivent être vigilants, et ne pas céder à la tentation de donner une tétine à l’enfant dès qu’il se met à pleurer pour le calmer. » Pour autant, Catherine Salinier précise que « la plupart des pédiatres ne sont pas opposés à la tétine, mais uniquement à son usage excessif et prolongé. Il ne faut pas que la tétine devienne un doudou. Elle ne doit pas être une solution à tout. Quand un enfant pleure, il faut le consoler, lui parler, lui expliquer ce qui ne va pas et, parfois, le laisser pleurer et même crier ». Elle rappelle aussi que 20 % des enfants n’ont jamais utilisé de tétine. Elle n’est donc absolument pas indispensable.
     

    Sevrage progressif

    « Pour limiter l’utilisation d’une tétine, explique encore Catherine Salinier, le mieux est d’établir des règles avec son enfant. Par exemple, utiliser la tétine uniquement à la maison et ne pas l’amener à l’extérieur. Mieux encore, que la tétine reste dans la chambre et soit liée au sommeil. Chaque matin, l’enfant devra placer sa tétine dans une boîte pour le reste de la journée. » Évidemment, la pédiatre précise que la tétine peut quand même être sortie de sa boîte dans la journée pour un chagrin ou un moment de fatigue de l’enfant : « Il faut que cela soit exceptionnel et uniquement dans les grands moments de détresse. »
    Idéalement, Catherine Salinier recommande l’arrêt définitif de la tétine à l’âge de 3 ans, lors de l’entrée en école maternelle. « Le sevrage doit être progressif, surtout si l’enfant est bien accroché à sa tétine », souligne la spécialiste. L’été avant cette rentrée scolaire peut donc être le bon moment pour le préparer tranquillement. La pédiatre a-t-elle une solution miracle pour l’arrêt de la tétine ? Pas vraiment, mais elle recommande que « cet arrêt soit un moment joyeux ». Comme un rite de passage, pour grandir.

    C’est ce qu’a fait Ornella Fedi, habitant dans la périphérie d’Uzès, maman d’Aaron, 4 ans. « Aaron était très en demande de sa tétine. Il en avait besoin tout le temps. Que ce soit à la maison ou chez sa nounou. L’alerte pour nous, cela a été un rendez-vous chez le dentiste alors qu’il avait trois ans. Sa mâchoire était déformée, il avait ses dents qui allaient vers l’avant. » Sa mère organise donc un jeu avec son fils : à chaque fois se sépare d’une de ses nombreuses tétines, elle lui en offre une en bonbons. Aaron se prête au jeu et échange toutes ses tétines sauf une. « La dernière, nous lui avons proposé de la donner au père Noël. Il l’a posée sous le sapin et le père Noël est, bien évidemment, passé la récupérer. Finalement, il est vite passé à autre chose. »

    Discuter et encourager

    De son côté, Katia Guin, résidant à Saint-Laurent-d’Aigouze, a trouvé une autre manière de faire avec son fils Gabriel, 3 ans. « Gabriel utilisait régulièrement sa tétine, pour les nuits et les siestes, pour les trajets en voiture et aussi à l’extérieur pour des moments de réconfort. J’ai saisi l’occasion de l’arrêt des couches pour lui expliquer qu’il était devenu grand et nous avons arrêté de la tétine, progressivement. » Fin juin 2025, alors qu’il a tout juste 3 ans, Gabriel commence à réduire ses moments avec sa tétine. « Il a déjà arrêté pour les trajets et ça se passe bien. La tétine est encore très liée au sommeil, aux nuits et aux siestes, précise sa maman. Je pense que l’arrêt complet va être facile. Nous discutons beaucoup et Gabriel comprend bien. Il y a sa grande sœur, Jade, qui a 8 ans, qui discute aussi avec lui et le dentiste lui a parlé également lors d’un rendez-vous. Nous y allons doucement et tout le monde l’encourage. Et puis Gabriel est très fier d’avoir commencé à arrêter. »

    Habitante de Nantes, Luce Rolland est la maman de Max, qui a fêté ses 1 an le 5 juillet dernier. Elle a été très rigoureuse avec l’usage de la tétine par son fils dès ses premières semaines. « J’ai énormément cadré au début. La tétine était liée à la nuit, sauf quelques fois où Max a dû aller à l’hôpital. La tétine lui a surtout permis à réguler sa succion, car il avait des soucis de déglutition et des troubles de la succion. Résultat, Max n’a jamais été vraiment obsédé par sa tétine. »La maman est néanmoins vigilante et elle ne crée pas de systématisme au moment du coucher. Max lui demande alors moins sa tétine et il commence à faire des nuits sans tétine. « L’arrivée chez la nounou a été aussi importante, car elle n’était pas pour la tétine et lui donnait peu », se souvient la maman de Max qui conseille aux autres parents de « bien cadrer l’usage de la tétine en amont pour éviter que votre enfant en devienne addict ».

  • Quiz : Savez-vous tout sur l’alimentation des bébés ?

    Quiz : Savez-vous tout sur l’alimentation des bébés ?

    1. Quel est l’âge idéal pour commencer la diversification alimentaire d’un bébé ?

    Réponse : 5 mois


    La diversification alimentaire consiste à̀ introduire des aliments autres que le lait (aliments solides) dans l’alimentation du nourrisson. Actuellement, on recommande de débuter la diversification à partir de 5 mois, et seulement si l’enfant peut porter sa tête, condition indispensable au fait de manger du solide. Il n’y a pas d’ordre particulier à̀ respecter pour introduire les différents groupes d’aliments : légumes, fruits, volaille, poisson, viande, œufs (durs et bien cuits uniquement), légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches…), féculents (pâtes, riz, semoule, pain même complet), produits laitiers pasteurisés (pas de lait cru avant 5 ans sauf fromages à pâte pressée cuite). Les groupes alimentaires peuvent être introduits de façon concomitante en proposant quotidiennement des aliments différents.

    2. À 1 an, quelle quantité de lait par jour un bébé doit-il continuer de boire ?

    Réponse : 500 ml


    Ce n’est pas parce que l’on commence la diversification alimentaire d’un enfant qu’il ne faut plus lui donner de lait. Jusqu’à̀ 3 ans, votre enfant aura besoin d’au moins 500 ml de lait par jour pour couvrir ses besoins nutritionnels en complément d’une alimentation équilibrée. À partir d’un an, vous pouvez passer au lait de croissance (ou lait 1er âge) fortement recommandé, car il est enrichi en fer. Choisissez un lait de croissance sans sucre et sans arôme ajoutés.

    3. Peut-on introduire des épices dans son alimentation ?

    Réponse : Oui, un peu après la diversification alimentaire.


    Les épices peuvent être introduites en toute petite quantité dans l’assiette des bébés, mais il faut différencier les épices douces (cannelle, vanille, anis, cumin…) des épices fortes (poivre, piment, gingembre, galanga…) qui, elles, ne doivent pas être consommées avant ses 3 ans. Si un plat paraît vraiment trop fade, pensez à̀ utiliser des aromates et des petites épices comme la sauge, le thym, le romarin, ou le paprika qui rehausseront le goût de vos préparations culinaires.

    4. Quel aliment est le plus responsable des allergies alimentaires ?

    Réponse : Les œufs, les arachides et les fruits à coque.

    L’allergie alimentaire est un ensemble de réactions immunitaires anormales, survenant après l’ingestion d’un aliment particulier. En fonction des recherches scientifiques les plus récentes, la liste des allergènes identifiés est révisée régulièrement. Une fois la diversification alimentaire commencée, il est recommandé d’introduire sans tarder les allergènes majeurs puisque l’alimentation d’éviction ne prévient pas le développement des allergies.

    5. Quand peut-on donner de l’eau à̀ un bébé ?

    Réponse : Dès qu’il a soif, mais seulement à partir de sa diversification alimentaire.

    En cas de chaleur ou de fièvre, proposez-lui fréquemment de l’eau pour éviter une déshydratation. Les jus de fruits, très riches en sucre, sont inutiles avant 6 mois et ne sont pas indispensables après.

    6. Faut-il rajouter du sel dans l’alimentation du bébé dès la diversification ?

    Réponse : non

    Les besoins de l’enfant jusqu’à̀ 1 an sont d’environ moins de 1 g de sel par jour. Le lait et les aliments que vous lui proposez sont déjà naturellement suffisamment salés. Pour un bébé, il est donc préférable de ne pas en rajouter. De plus, ses reins ne fonctionnent pas encore à plein régime et l’éliminent donc plus difficilement.

    JEUNE PARENT ?

    Alors que votre famille s’agrandit, la Macif vous accompagne au quotidien dans cet incroyable moment de vie.

    Découvrez les autres résultats du test

  • Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    1 Dans le lit de votre bébé, il y a :

    Réponse B : Une adorable gigoteuse adaptée à sa taille
    Jusqu’à ses 2 ans, le lit de votre nourrisson ne doit pas contenir d’oreiller, couette, couverture, peluches ou autre objet mou pouvant le recouvrir ou l’étouffer. Sa super collection de doudous, c’est dans le bac à jouets, pas dans son lit ! Pour que votre enfant dorme bien, une gigoteuse adaptée à sa taille convient parfaitement.

    2 Vous rentrez à la maison avec bébé. Où posez-vous son couffin ?

    Réponse C : Au sol, le temps de vous laver les mains et de vous occuper de lui.
    Votre bébé grandit vite et gagne en tonus de jour en jour. Perché sur un meuble, il pourrait bouger un peu trop vivement et tomber. Pour éviter tout risque de chute de votre bébé, laissez toujours son couffin par terre.

    Chiffre-clé

    55,8 %(1) des accidents de la vie courante des 0-4 ans sont dus à une chute.

    3 Où rangez-vous vos produits ménagers et médicaments ?

    Réponse B : Dans un placard en hauteur pour éviter aux petites mains curieuses d’y toucher.
    Pour limiter les risques et adopter une maison plus sûre pour votre enfant, prenez l’habitude de ranger les produits dangereux dans un placard en hauteur, idéalement fermé à clé pour les tenir hors de la portée de bébé. Évitez la solution des bloques charnières sur vos placards, car ils ne tiennent pas toujours en place et peuvent être retirés facilement par vos enfants.

    4 Comment faites-vous prendre le bain à votre enfant ?

    Réponse C : Vous tenez votre bébé et ne le quittez pas des yeux.
    Votre bébé ne doit pas rester sans surveillance dans son bain car il risque la noyade, même s’il est installé dans un siège, même dans quelques centimètres d’eau. Veillez à maintenir toujours un contact avec lui en le tenant ou en le touchant. Vérifiez également que la température de l’eau soit égale à la température corporelle, soit 37 °C environ.

    5 Oups, c’est déjà l’heure pour votre bébé de prendre son biberon :

    Réponse A : Vous le chauffez au bain-marie.
    Pour chauffer le biberon de votre bébé, vous pouvez utiliser un chauffe-biberon ou la technique du bain-marie. Veillez bien à ce que le lait ne dépasse pas les 37 °C et vérifiez toujours qu’il ne soit pas trop chaud en versant quelques gouttes sur l’intérieur de votre poignet. En revanche, abandonnez l’idée du micro-ondes ! Le lait risque d’être trop chaud et de brûler votre bébé. Plus simple, vous pouvez aussi lui donner son biberon à température ambiante, mais jamais froid, car cela peut lui provoquer des troubles digestifs.

    Bon à savoir

    Retrouvez tous les bons gestes à appliquer à la maison dans la brochure « Protégez votre enfant des accidents domestiques », téléchargeable gratuitement sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

    SORTEZ COUVERT !

    Avec le contrat Garantie Accident, Macif vous protège ainsi que vos enfants* !

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les objets superflus dans le lit de votre bébé.
    • Mettez les produits dangereux hors de sa portée.
    • Ne posez jamais son couffin en hauteur.
    • Soyez prudent sur la température du lait.

    (1) Fédération française de secourisme, consulté le 12 janvier 2021

    Assurance maladie, Comment bien coucher un bébé ?, octobre 2021

    Assurance maladie, « Bien préparer un biberon », novembre 2021

    Découvrez les autres résultats du test

  • Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    1 Dans le lit de votre bébé, il y a :

    Réponse B : Une adorable gigoteuse adaptée à sa taille
    Jusqu’à ses 2 ans, le lit de votre nourrisson ne doit pas contenir d’oreiller, couette, couverture, peluches ou autre objet mou pouvant le recouvrir ou l’étouffer. Sa super collection de doudous, c’est dans le bac à jouets, pas dans son lit ! Pour que votre enfant dorme bien, une gigoteuse adaptée à sa taille convient parfaitement.

    2 Vous rentrez à la maison avec bébé. Où posez-vous son couffin ?

    Réponse C : Au sol, le temps de vous laver les mains et de vous occuper de lui.
    Votre bébé grandit vite et gagne en tonus de jour en jour. Perché sur un meuble, il pourrait bouger un peu trop vivement et tomber. Pour éviter tout risque de chute de votre bébé, laissez toujours son couffin par terre.

    Chiffre-clé

    55,8 %(1) des accidents de la vie courante des 0-4 ans sont dus à une chute.

    3 Où rangez-vous vos produits ménagers et médicaments ?

    Réponse B : Dans un placard en hauteur pour éviter aux petites mains curieuses d’y toucher.
    Pour limiter les risques et adopter une maison plus sûre pour votre enfant, prenez l’habitude de ranger les produits dangereux dans un placard en hauteur, idéalement fermé à clé pour les tenir hors de la portée de bébé. Évitez la solution des bloques charnières sur vos placards, car ils ne tiennent pas toujours en place et peuvent être retirés facilement par vos enfants.

    4 Comment faites-vous prendre le bain à votre enfant ?

    Réponse C : Vous tenez votre bébé et ne le quittez pas des yeux.
    Votre bébé ne doit pas rester sans surveillance dans son bain car il risque la noyade, même s’il est installé dans un siège, même dans quelques centimètres d’eau. Veillez à maintenir toujours un contact avec lui en le tenant ou en le touchant. Vérifiez également que la température de l’eau soit égale à la température corporelle, soit 37 °C environ.

    5 Oups, c’est déjà l’heure pour votre bébé de prendre son biberon :

    Réponse A : Vous le chauffez au bain-marie.
    Pour chauffer le biberon de votre bébé, vous pouvez utiliser un chauffe-biberon ou la technique du bain-marie. Veillez bien à ce que le lait ne dépasse pas les 37 °C et vérifiez toujours qu’il ne soit pas trop chaud en versant quelques gouttes sur l’intérieur de votre poignet. En revanche, abandonnez l’idée du micro-ondes ! Le lait risque d’être trop chaud et de brûler votre bébé. Plus simple, vous pouvez aussi lui donner son biberon à température ambiante, mais jamais froid, car cela peut lui provoquer des troubles digestifs.

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les objets superflus dans le lit de votre bébé.
    • Mettez les produits dangereux hors de sa portée.
    • Ne posez jamais son couffin en hauteur.
    • Soyez prudent sur la température du lait.

    (1) Fédération française de secourisme, consulté le 12 janvier 2021

    Assurance maladie, Comment bien coucher un bébé ?, octobre 2021

    Assurance maladie, « Bien préparer un biberon », novembre 2021

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  • Quiz : Savez-vous tout sur l’alimentation des bébés ?

    Quiz : Savez-vous tout sur l’alimentation des bébés ?

    1. Quel est l’âge idéal pour commencer la diversification alimentaire d’un bébé ?

    Réponse : 5 mois


    La diversification alimentaire consiste à̀ introduire des aliments autres que le lait (aliments solides) dans l’alimentation du nourrisson. Actuellement, on recommande de débuter la diversification à partir de 5 mois, et seulement si l’enfant peut porter sa tête, condition indispensable au fait de manger du solide. Il n’y a pas d’ordre particulier à̀ respecter pour introduire les différents groupes d’aliments : légumes, fruits, volaille, poisson, viande, œufs (durs et bien cuits uniquement), légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches…), féculents (pâtes, riz, semoule, pain même complet), produits laitiers pasteurisés (pas de lait cru avant 5 ans sauf fromages à pâte pressée cuite). Les groupes alimentaires peuvent être introduits de façon concomitante en proposant quotidiennement des aliments différents.

    2. À 1 an, quelle quantité de lait par jour un bébé doit-il continuer de boire ?

    Réponse : 500 ml


    Ce n’est pas parce que l’on commence la diversification alimentaire d’un enfant qu’il ne faut plus lui donner de lait. Jusqu’à̀ 3 ans, votre enfant aura besoin d’au moins 500 ml de lait par jour pour couvrir ses besoins nutritionnels en complément d’une alimentation équilibrée. À partir d’un an, vous pouvez passer au lait de croissance (ou lait 1er âge) fortement recommandé, car il est enrichi en fer. Choisissez un lait de croissance sans sucre et sans arôme ajoutés.

    3. Peut-on introduire des épices dans son alimentation ?

    Réponse : Oui, un peu après la diversification alimentaire.


    Les épices peuvent être introduites en toute petite quantité dans l’assiette des bébés, mais il faut différencier les épices douces (cannelle, vanille, anis, cumin…) des épices fortes (poivre, piment, gingembre, galanga…) qui, elles, ne doivent pas être consommées avant ses 3 ans. Si un plat paraît vraiment trop fade, pensez à̀ utiliser des aromates et des petites épices comme la sauge, le thym, le romarin, ou le paprika qui rehausseront le goût de vos préparations culinaires.

    4. Quel aliment est le plus responsable des allergies alimentaires ?

    Réponse : Les œufs, les arachides et les fruits à coque.

    L’allergie alimentaire est un ensemble de réactions immunitaires anormales, survenant après l’ingestion d’un aliment particulier. En fonction des recherches scientifiques les plus récentes, la liste des allergènes identifiés est révisée régulièrement. Une fois la diversification alimentaire commencée, il est recommandé d’introduire sans tarder les allergènes majeurs puisque l’alimentation d’éviction ne prévient pas le développement des allergies.

    5. Quand peut-on donner de l’eau à̀ un bébé ?

    Réponse : Dès qu’il a soif, mais seulement à partir de sa diversification alimentaire.

    En cas de chaleur ou de fièvre, proposez-lui fréquemment de l’eau pour éviter une déshydratation. Les jus de fruits, très riches en sucre, sont inutiles avant 6 mois et ne sont pas indispensables après.

    6. Faut-il rajouter du sel dans l’alimentation du bébé dès la diversification ?

    Réponse : non

    Les besoins de l’enfant jusqu’à̀ 1 an sont d’environ moins de 1 g de sel par jour. Le lait et les aliments que vous lui proposez sont déjà naturellement suffisamment salés. Pour un bébé, il est donc préférable de ne pas en rajouter. De plus, ses reins ne fonctionnent pas encore à plein régime et l’éliminent donc plus difficilement.

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  • Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    1 Dans le lit de votre bébé, il y a :

    Réponse B : Une adorable gigoteuse adaptée à sa taille
    Jusqu’à ses 2 ans, le lit de votre nourrisson ne doit pas contenir d’oreiller, couette, couverture, peluches ou autre objet mou pouvant le recouvrir ou l’étouffer. Sa super collection de doudous, c’est dans le bac à jouets, pas dans son lit ! Pour que votre enfant dorme bien, une gigoteuse adaptée à sa taille convient parfaitement.

    2 Vous rentrez à la maison avec bébé. Où posez-vous son couffin ?

    Réponse C : Au sol, le temps de vous laver les mains et de vous occuper de lui.
    Votre bébé grandit vite et gagne en tonus de jour en jour. Perché sur un meuble, il pourrait bouger un peu trop vivement et tomber. Pour éviter tout risque de chute de votre bébé, laissez toujours son couffin par terre.

    Chiffre-clé

    55,8 %(1) des accidents de la vie courante des 0-4 ans sont dus à une chute.

    3 Où rangez-vous vos produits ménagers et médicaments ?

    Réponse B : Dans un placard en hauteur pour éviter aux petites mains curieuses d’y toucher.
    Pour limiter les risques et adopter une maison plus sûre pour votre enfant, prenez l’habitude de ranger les produits dangereux dans un placard en hauteur, idéalement fermé à clé pour les tenir hors de la portée de bébé. Évitez la solution des bloques charnières sur vos placards, car ils ne tiennent pas toujours en place et peuvent être retirés facilement par vos enfants.

    4 Comment faites-vous prendre le bain à votre enfant ?

    Réponse C : Vous tenez votre bébé et ne le quittez pas des yeux.
    Votre bébé ne doit pas rester sans surveillance dans son bain car il risque la noyade, même s’il est installé dans un siège, même dans quelques centimètres d’eau. Veillez à maintenir toujours un contact avec lui en le tenant ou en le touchant. Vérifiez également que la température de l’eau soit égale à la température corporelle, soit 37 °C environ.

    5 Oups, c’est déjà l’heure pour votre bébé de prendre son biberon :

    Réponse A : Vous le chauffez au bain-marie.
    Pour chauffer le biberon de votre bébé, vous pouvez utiliser un chauffe-biberon ou la technique du bain-marie. Veillez bien à ce que le lait ne dépasse pas les 37 °C et vérifiez toujours qu’il ne soit pas trop chaud en versant quelques gouttes sur l’intérieur de votre poignet. En revanche, abandonnez l’idée du micro-ondes ! Le lait risque d’être trop chaud et de brûler votre bébé. Plus simple, vous pouvez aussi lui donner son biberon à température ambiante, mais jamais froid, car cela peut lui provoquer des troubles digestifs.

    Bon à savoir

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    SORTEZ COUVERT !

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les objets superflus dans le lit de votre bébé.
    • Mettez les produits dangereux hors de sa portée.
    • Ne posez jamais son couffin en hauteur.
    • Soyez prudent sur la température du lait.

    (1) Fédération française de secourisme, consulté le 12 janvier 2021

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    Assurance maladie, « Bien préparer un biberon », novembre 2021

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  • Quiz : Savez-vous tout sur l’alimentation des bébés ?

    Quiz : Savez-vous tout sur l’alimentation des bébés ?

    1. Quel est l’âge idéal pour commencer la diversification alimentaire d’un bébé ?

    Réponse : 5 mois


    La diversification alimentaire consiste à̀ introduire des aliments autres que le lait (aliments solides) dans l’alimentation du nourrisson. Actuellement, on recommande de débuter la diversification à partir de 5 mois, et seulement si l’enfant peut porter sa tête, condition indispensable au fait de manger du solide. Il n’y a pas d’ordre particulier à̀ respecter pour introduire les différents groupes d’aliments : légumes, fruits, volaille, poisson, viande, œufs (durs et bien cuits uniquement), légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches…), féculents (pâtes, riz, semoule, pain même complet), produits laitiers pasteurisés (pas de lait cru avant 5 ans sauf fromages à pâte pressée cuite). Les groupes alimentaires peuvent être introduits de façon concomitante en proposant quotidiennement des aliments différents.

    2. À 1 an, quelle quantité de lait par jour un bébé doit-il continuer de boire ?

    Réponse : 500 ml


    Ce n’est pas parce que l’on commence la diversification alimentaire d’un enfant qu’il ne faut plus lui donner de lait. Jusqu’à̀ 3 ans, votre enfant aura besoin d’au moins 500 ml de lait par jour pour couvrir ses besoins nutritionnels en complément d’une alimentation équilibrée. À partir d’un an, vous pouvez passer au lait de croissance (ou lait 1er âge) fortement recommandé, car il est enrichi en fer. Choisissez un lait de croissance sans sucre et sans arôme ajoutés.

    3. Peut-on introduire des épices dans son alimentation ?

    Réponse : Oui, un peu après la diversification alimentaire.


    Les épices peuvent être introduites en toute petite quantité dans l’assiette des bébés, mais il faut différencier les épices douces (cannelle, vanille, anis, cumin…) des épices fortes (poivre, piment, gingembre, galanga…) qui, elles, ne doivent pas être consommées avant ses 3 ans. Si un plat paraît vraiment trop fade, pensez à̀ utiliser des aromates et des petites épices comme la sauge, le thym, le romarin, ou le paprika qui rehausseront le goût de vos préparations culinaires.

    4. Quel aliment est le plus responsable des allergies alimentaires ?

    Réponse : Les œufs, les arachides et les fruits à coque.

    L’allergie alimentaire est un ensemble de réactions immunitaires anormales, survenant après l’ingestion d’un aliment particulier. En fonction des recherches scientifiques les plus récentes, la liste des allergènes identifiés est révisée régulièrement. Une fois la diversification alimentaire commencée, il est recommandé d’introduire sans tarder les allergènes majeurs puisque l’alimentation d’éviction ne prévient pas le développement des allergies.

    5. Quand peut-on donner de l’eau à̀ un bébé ?

    Réponse : Dès qu’il a soif, mais seulement à partir de sa diversification alimentaire.

    En cas de chaleur ou de fièvre, proposez-lui fréquemment de l’eau pour éviter une déshydratation. Les jus de fruits, très riches en sucre, sont inutiles avant 6 mois et ne sont pas indispensables après.

    6. Faut-il rajouter du sel dans l’alimentation du bébé dès la diversification ?

    Réponse : non

    Les besoins de l’enfant jusqu’à̀ 1 an sont d’environ moins de 1 g de sel par jour. Le lait et les aliments que vous lui proposez sont déjà naturellement suffisamment salés. Pour un bébé, il est donc préférable de ne pas en rajouter. De plus, ses reins ne fonctionnent pas encore à plein régime et l’éliminent donc plus difficilement.

    JEUNE PARENT ?

    Alors que votre famille s’agrandit, la Macif vous accompagne au quotidien dans cet incroyable moment de vie.

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  • Mort inattendue du nourrisson : démêler le vrai du faux

    Mort inattendue du nourrisson : démêler le vrai du faux

    La mort inattendue du nourrisson (MIN) désigne la même chose que la mort subite du nourrisson (MSN)

    FAUX

    La MIN est officiellement définie comme suit : « Le décès subit d’un enfant âgé de 1 mois à 1 an jusqu’alors bien portant, alors que rien dans ses antécédents connus ni dans l’histoire des faits ne pouvait le laisser prévoir » (source : Santé publique France). « Les MIN concernent des bébés qui étaient en bonne santé avant leur décès », résume Fabienne Kochert. Le corps médical parvient à expliquer environ la moitié de ces décès à l’issue de bilans étiologiques, lesquels peuvent comprendre une autopsie. Les causes identifiées sont en général d’origine infectieuse, génétique, cardiaque, métabolique, traumatique ou accidentelle. Et pour la moitié des MIN que les experts ne sont pas parvenus à expliquer, on parle de « mort subite du nourrisson » (MSN). D’où la distinction terminologique. 
     

    Les MIN sont encore fréquentes en France de nos jours

    FAUX

    « Il s’agit de 250 à 350 nourrissons chaque année », assure Fabienne Kochert. Certes, c’est un chiffre élevé, et la France est l’un des pays européens les plus touchés, selon Santé publique France, mais les campagnes de prévention menées depuis les années 1990 ont permis de réduire ces décès de 75 %. « D’où l’importance de marteler les messages de prévention, insiste la pédiatre. C’est pourquoi il y a des opérations menées dans les maternités, les structures d’accueil et chez les assistantes maternelles. » Elle ajoute que la Société française de pédiatrie a mis en place un protocole de recherche et des actions de sensibilisation visant à faire évoluer les emballages de couches et de matériel de puériculture, souvent illustrés par des bébés couchés sur le ventre, une position responsable d’une grande partie des MIN. 
     

    Coucher son nourrisson sur le ventre est très dangereux

    VRAI

    « Le principal conseil de prévention, affirme Fabienne Kochert, c’est le couchage des bébés sur le dos. Car le fait de les coucher sur le ventre représente un risque majeur d’obstruction des voies aériennes respiratoires supérieures et d’arrêt cardio-respiratoire. Alors, même si on trouve qu’ils sont inconfortables dans cette position au début, il faut insister et ils finissent par s’habituer. » Elle recommande aussi d’être très ferme avec les proches ou les assistantes maternelles ayant conservé des habitudes révolues et pensent que les enfants digèrent mieux en dormant sur le ventre. Selon Fabienne Kochert, il faut que les moments où le tout-petit est placé sur le ventre fassent l’objet d’une grande vigilance. « À partir d’un mois, on peut les stimuler un peu dans la journée en les mettant sur le ventre pour renforcer leur tonus musculaire au niveau de la nuque, pour l’éveil à la motricité, précise la spécialiste. Mais cela doit se passer dans la journée, sous surveillance. » La nuit, les nourrissons doivent dormir sur le dos et dans des conditions de sécurité particulières : « Sur un matelas, ferme, pour que le bébé ne puisse pas s’enfoncer, et sans tour de lit, ni oreiller, ni couette, ni doudou, c’est-à-dire en éliminant tout ce qui pourrait obstruer les voies respiratoires aériennes supérieures », détaille le docteur Kochert. 
     

    Surélever son nourrisson en cas de toux est un bon réflexe

    FAUX

    S’il est parfois judicieux de surélever les jeunes enfants dans leur lit quand ils toussent, notamment en cas de bronchiolite, à l’aide d’oreillers placés sous le matelas, c’est une pratique à proscrire avec les nourrissons. « C’est très dangereux, avertit la pédiatre. Le bébé peut glisser, se retrouver sous la couette et ne plus pouvoir respirer. »

    La mauvaise qualité de l’air est une des causes de MIN

    VRAI

    Couplée à d’autres facteurs tels que la prématurité, le faible poids de naissance, ou une période critique du développement neurologique, respiratoire et cardiaque (de 1 à 4 mois), l’exposition à des facteurs de stress environnementaux, tels que le tabagisme passif, constitue une situation à risque. Il est important que l’air de la chambre soit sain, qu’il circule, que la pièce soit aérée régulièrement et non surchauffée (entre 18°C et 20°C). Fabienne Kochert insiste sur l’importance de ne pas fumer dans le logement et d’être prudent avec les chauffages d’appoint. 

    Le « cododo » en famille est recommandé jusqu’à 6 mois

    VRAI ET FAUX

    Si faire dormir les bébés dans la chambre des parents durant leurs 6 à 12 premiers mois est fortement recommandé, les faire dormir dans leur lit s’avère, en revanche, éminemment risqué. La pédiatre rappelle que les oreillers, les couettes et les corps peuvent obstruer les voies respiratoires des petits, et conduire à l’asphyxie. Elle conseille d’opter pour un lit à part ou un lit de cododo, accroché au lit des parents. 

    Pour aller plus loin

    https://www.omin.fr/espace-prevention/, le site de L’Observatoire des morts inattendues du nourrisson
    https://www.mpedia.fr/, le site destiné au grand public de l’Association française de pédiatrie ambulatoire
    Santé publique France

  • Prééclampsie : ce qu’il faut savoir

    Prééclampsie : ce qu’il faut savoir

    Le grand bonheur qui accompagne l’annonce d’une grossesse désirée est, en général, accompagné d’une batterie de recommandations faites aux femmes enceintes. On les invite à procéder au dépistage prénatal (qui vise, notamment, à dépister la trisomie 21 chez les fœtus), à surveiller leur prise de poids et un possible diabète gestationnel. Mais on ne les informe pas toujours sur les risques de prééclampsie, probablement pour ne pas générer d’anxiété. Mais savoir reconnaître les signes qui doivent alerter permet pourtant de sauver des vies. 
     

    Qu’est-ce que la prééclampsie ?

    Cette maladie est due à un dysfonctionnement du placenta, cet organe temporaire qui relie l’embryon à la paroi utérine de la femme enceinte pendant la grossesse. « Le rôle du placenta, explique le professeur Olivier Morel, du Collège national d’obstétrique, est d’apporter tout ce dont le bébé a besoin en termes de nutriments et d’oxygène. Il est indispensable pour le développement du bébé et pour la tolérance de la grossesse par le corps de la mère. On parle de prééclampsie, quand le placenta ne fonctionne plus correctement pour assurer l’interface entre la mère et le bébé. » Hélas, comme le précise le spécialiste, « c’est une maladie qu’on ne comprend pas encore complètement. Il y a beaucoup de recherches sur ce sujet. Sans qu’on sache pourquoi, à un moment donné, pour certaines femmes, pour certaines grossesses, le placenta dysfonctionne et ne joue plus ce rôle de tolérance ». Le diagnostic est généralement établi lorsqu’on constate une hypertension et des protéines dans les urines de futures mamans. « C’est pourquoi ces deux tests sont proposés à toutes les femmes enceintes, en suivi courant, pendant la grossesse », justifie le professeur Morel. Il indique qu’en cas d’hypertension, des maux de tête inhabituels qui ne passent pas malgré une prise de paracétamol, ou un œdème (gonflement) anormal, doivent alerter. « Au moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter », insiste-t-il. 
     

    Comment l’arrêter ?

    « Si on laisse évoluer la prééclampsie, ajoute le gynécologue, tous les organes de la mère vont dysfonctionner les uns après les autres. » La tension va continuer à monter, le dysfonctionnement des reins peut conduire à une insuffisance rénale, celui du foie à une insuffisance hépatique, etc. « Or, aujourd’hui, il n’y a strictement aucun traitement qui permet d’améliorer le fonctionnement du placenta, déplore-t-il. On peut recourir à un traitement antihypertenseur pour limiter les conséquences de l’hypertension, mais la seule façon d’arrêter la prééclampsie, c’est de retirer le placenta, donc de mettre fin à la grossesse. Et cela pose beaucoup de questions, notamment car la prééclampsie peut intervenir tôt dans la grossesse, dès 22 semaines. »

    Stopper la prééclampsie peut donc avoir pour conséquence des naissances prématurées. C’est pourquoi les professionnels de santé ont pour mission de trouver un équilibre entre poursuivre la grossesse pour limiter la prématurité, et provoquer l’accouchement pour limiter les complications qui pourraient survenir pour la maman. 
     

    Quelles conséquences pour la mère et le futur bébé ?

    Malgré le retrait du placenta, la guérison des femmes n’est pas toujours immédiate. Selon Olivier Morel, dans les formes les plus sévères de prééclampsie, cela peut même prendre plusieurs semaines. Les mères et les enfants sont alors hospitalisés sur de longues périodes. « Dans les cas les plus compliqués, déplore le médecin, des femmes conservent une insuffisance rénale. Il peut aussi y avoir des séquelles cérébrales et au niveau du fonctionnement du foie. » Les femmes qui ont connu une crise de prééclampsie vivent, en plus, avec un risque élevé de développer une hypertension ou des pathologies cardiovasculaires. Et, malheureusement, les cas les plus sévères peuvent causer des décès. Bien que peu connue, la prééclampsie concerne 3 % des grossesses, et 1 % dans ses formes les plus sévères. Il est donc urgent de faire de la prévention. Olivier Morel recommande aux femmes concernées de contacter l’association Grossesse Santé contre la prééclampsie, dont il est un des conseillers scientifiques, pour s’informer. 
     

  • Ados, IA et deepfakes : les dangers de l’ère du faux

    Ados, IA et deepfakes : les dangers de l’ère du faux

    L’utilisation de l’IA peut permettre de générer des contenus amusants, pourtant, elle ouvre aussi la porte à des dérives plus sinistres, tels que des « deepfakes », des images truquées et nocives. Comment les parents peuvent-ils accompagner leurs enfants face à cette menace nouvelle ? 

    « Je suis comme Saint-Thomas, je ne crois que ce que je vois. » Longtemps, ce dicton célèbre a fait consensus. Aujourd’hui pourtant, il est remis en question par l’intelligence artificielle générative, qui permet de créer de toutes pièces des images. « C’est un changement de paradigme. Auparavant, ce qu’on voyait de nos yeux avait caractère d’évidence, aujourd’hui, on ne peut plus croire tout ce qu’on voit. L’évidence n’a plus rien d’évidente », explique Jean-Gabriel Ganascia, président du comité d’éthique du CNRS et spécialiste de l’intelligence artificielle. Avec l’avènement des outils d’IA générative, la manipulation d’images s’est démocratisée. Faire mentir des photos est devenu un jeu d’enfants. D’autant qu’il est difficile de démêler le vrai du faux, les solutions techniques n’étant pas toujours capables de déceler un trucage. Désormais, tout le monde peut générer un hypertrucage (une notion que Jean-Gabriel Ganascia préfère à celle de deepfake) bluffant de réalisme. Il suffit d’une photo publiée en ligne, d’un logiciel et le tour est joué. Nolan, 13 ans, est en classe de quatrième en région parisienne. Avec d’autres collégiens, il s’amuse à générer des contenus amusants à partir de leurs photos. Mais cette utilisation ludique peut aussi évoluer en de plus graves dérives, à l’image de la fabrication de deepfakes à contenu pornographique ou diffamatoire. 
     

    Une sensibilisation essentielle

    Le 12 mars dernier, un fait divers a défrayé la chronique dans la Manche. Une douzaine de collégiennes scolarisées dans le département ont été victimes de deepfakes à caractère sexuel. Ces derniers mois, la manipulation d’image à des fins de malveillance, de vengeance et de cyberharcèlement a explosé. Les conséquences pour les victimes peuvent être désastreuses et aller jusqu’à provoquer un suicide. Axelle Desaint est la directrice d’Internet Sans Crainte, le programme national d’éducation des jeunes au numérique. En mars dernier, à l’occasion du Safer Internet Day, elle organisait à la Sorbonne à Paris une grande séance de sensibilisation auprès de 500 élèves de troisième et de seconde. L’occasion de constater que le sujet est une grande source d’angoisse pour les adolescents : « Quand on a abordé le sujet des deep nudes (des images truquées de corps dénudés), il y a eu un silence religieux dans la salle, on sent que cela parle déjà énormément aux jeunes. » Pour la coordinatrice de Safer Internet France, parler du sujet dans le cadre familial et sensibiliser les jeunes aux dangers du numérique reste essentielle pour contrer les dérives. Celle qui anime régulièrement des ateliers de sensibilisation au sujet dans les lycées se réjouit d’ailleurs du retour des séances d’éducation sexuelle et affective à l’école : « J’espère que, dans ces séances, les enjeux d’intimité, de sexualité, de rapport affectif dans l’espace numérique vont être abordés, car les adolescents sont très seuls face à ces sujets. »

    Ne jamais répondre

    Avec les progrès de la technologie, ce sont désormais parfois des « brouteurs », ces sinistres arnaqueurs en lignes, qui génèrent des deep nudes à partir d’images captées sur les réseaux sociaux avant de les envoyer aux victimes en les menaçant de les dévoiler à tout leur entourage. Dès lors, comment les victimes de sextorsion, le terme générique pour les extorsions basés sur la sexualité, doivent réagir ? : « C’est un peu contre-intuitif, mais il ne faut pas répondre, c’est le même principe que les spams. Répondre, c’est valider son numéro ou son e-mail. Si vous ne répondez pas, l’image ne sera jamais partagée. La bonne réponse est donc d’ignorer et de signaler aux autorités pour permettre éventuellement de repérer une adresse IP et de remonter vers un réseau d’arnaqueurs », détaille Axelle Desaint. Et dans le cas où le harceleur n’est pas un brouteur, mais bien un camarade de classe ou une connaissance ? Il convient alors d’effectuer un signalement à son établissement scolaire ou même de porter plainte auprès de la police : « Le cyberharcèlement est un délit passible de lourdes amendes, voire de peines de prison. On ne joue pas avec l’identité de l’autre », termine Axelle Desaint.