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  • Les pesticides en France : du constat à l’action

    Les pesticides en France : du constat à l’action

    1 Les pesticides, qu’est-ce que c’est ?

    Un pesticide est un produit issu de l’industrie chimique, utilisé en agriculture pour éliminer les organismes considérés comme nuisibles et ainsi améliorer le rendement des cultures. Cela comprend les herbicides contre les « mauvaises herbes », les insecticides, les fongicides (contre les champignons), les parasiticides, mais aussi des substances contre les limaces et escargots (molluscicides), les rongeurs (rodenticides), les taupes (taupicides), etc. Les pesticides regroupent également les produits phytosanitaires comme les défoliants, les répulsifs, les fumigants et les agents antifouling (utilisés pour éviter la prolifération végétale sur les surfaces immergées comme les coques de bateaux). Ils se présentent généralement en poudre ou en granulés à disperser, ou sous forme liquide à pulvériser à la main, par tracteur et même par avion.

    En France, les pesticides les plus utilisés sont les herbicides (41 % des ventes, dont le fameux et très controversé glyphosate), les fongicides (36 % des ventes) et les insecticides (11 %)(1).

    2 A-t-on vraiment besoin des pesticides ?

    Les pesticides ont un rôle certain à jouer dans le rendement des cultures. Par exemple, sans glyphosate, qui est un herbicide parmi les plus efficaces existants, les récoltes de blé et d’orge seraient trop chargées en mauvaises herbes pour être réduites directement en farine. D’une manière générale, les monocultures, qui constituent une part importante du paysage agricole français (7 cultures occupent 90 % des terres : blé tendre et dur, orge, maïs, colza, tournesol et prairies temporaires(2)), fragilisent les plantes(3). Celles-ci ne bénéficient pas des effets naturellement protecteurs d’un écosystème riche et varié. Dans ces conditions, difficile de se passer des pesticides si l’on veut viabiliser les exploitations.

    L’enjeu n’est donc pas forcément d’interdire purement et simplement les pesticides, mais plutôt de trouver comment les utiliser de façon raisonnée, ou mieux encore, de trouver des alternatives écologiques. Le développement de l’agroforesterie/écologie et de la permaculture est ainsi une piste de plus en plus mise en avant, tout comme l’utilisation de produits d’origine naturelle en lieu et place des produits issus de l’industrie chimique.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient plusieurs initiatives agricoles biologiques, comme le Champ des possibles.

    3 La consommation de pesticides en France

    Des ventes de pesticides en constante augmentation

    En 2016, le volume de produits phytopharmaceutiques vendus en France s’élevait à 73 000 tonnes(4). Le rapport de 2018 de la mission d’information commune sur les produits phytosanitaires montre en effet une hausse de la vente des pesticides de 12 % entre 2014 et 2016. Entre 2015 et 2016, si les ventes d’herbicides ont baissé de 10 %, celles de fongicides ont augmenté de 17 %(1) ! Parmi les causes avancées, la résistance aux végétaux et de certains animaux dits « nuisibles » aux pesticides, qui oblige à recourir à des doses de plus en plus fortes, mais aussi le réchauffement climatique qui augmente le risque de maladies(8). Dans son plan Écophyto 2+ pour la sortie des pesticides, le gouvernement fixe pourtant une baisse de l’utilisation des pesticides de 25 % à horizon 2020.

    Les régions les plus concernées

    Seulement 11 départements totalisent un tiers des ventes de pesticides, la Gironde arrivant en tête avec 3 000 tonnes, suivie de la Marne et la Somme(4). Les exploitations viticoles étant grandes consommatrices de pesticides, c’est sans surprise que les grandes régions productrices comme la Champagne, le Val de Loire ou le Bordelais comptent parmi les plus touchées. Les zones de maraîchage intensif comme la Loire-Atlantique ou les plaines céréalières et betteravières des Hauts-de-France sont également très concernées.

    Vignes et vins, champions des pesticides ?

    Une étude menée en 2008 par Actions Network Europe et la MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) avait pointé le recours massif aux pesticides dans la viticulture qui concentrait à elle seule 20 % de l’utilisation de pesticides en France, alors qu’elle ne représentait que 3 % de la surface agricole. Avec, pour conséquence, 100 % des vins issus de la viticulture conventionnelle (non bio) contaminés par des résidus jusqu’à 5 800 fois plus élevés que dans l’eau potable. Dix ans plus tard, rien ou presque n’a changé. Si la surface viticole a légèrement augmenté (3,7 % des terres agricoles françaises), elle draine toujours un cinquième des pesticides. Une bonne nouvelle, pourtant : la viticulture bio est en forte progression, passant de 22 000 hectares certifiés en 2007 à plus de 70 000 en 2016.

    9%

    du vignoble européen est cultivé en bio.*

    4 Produits phytosanitaires et santé, quels risques ?

    L’utilisation massive de pesticides, longtemps passée sous silence, est aujourd’hui au cœur de problématiques de santé publiques bien réelles. Largement présents dans l’air au moment de leur pulvérisation, ils sont respirés directement par les riverains des sites d’épandages, mais pas seulement. Une étude Airparif de 2016 a ainsi montré que pas moins de 36 pesticides étaient détectables dans l’air de la zone urbaine parisienne, contre 38 dans les zones agricoles d’Île-de-France(5). Les produits phytosanitaires infiltrent ensuite les eaux de surface et souterraines par ruissellement, contaminant l’eau potable où ils sont présents à l’état de traces. Entre 2007 et 2015, 573 captages d’eau potable ont été interdits à cause de taux de nitrates et/ou de pesticides présentant un risque pour la santé, dont près d’un tiers (31 %) lié au seul dépassement des seuils de pesticides(4).

    Autre sujet d’inquiétude, les pesticides se retrouvent jusque dans l’alimentation, notamment les fruits et légumes et les vins, et dans une moindre mesure les produits animaux. En France, 6,4 % des aliments testés en 2016 dépassaient les seuils autorisés(6). Plus grave, « l’effet cocktail » obtenu en consommant des aliments affichant chacun un taux de résidus conforme peut suffire à atteindre des seuils présentant un danger pour la santé. De plus en plus d’études sont menées pour étudier l’impact de ces substances omniprésentes sur l’apparition de maladies graves, notamment les cancers et les troubles neurodégénératifs comme la maladie de Parkinson. Avec des résultats très largement convergents pointant une corrélation positive entre la présence de pesticides dans l’air, l’eau ou les aliments consommés, et la fréquence de ces maladies dans les populations.

    Le rapport parlementaire de 2018 met ainsi en avant les risques les plus fréquemment identifiés :

    • Un facteur de risque accru pour le cancer de la prostate (notamment liés au chlordécone aux Antilles) et des cancers du sang et du système lymphatique (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples) en cas d’exposition professionnelle à des pesticides. Une étude menée de 2005 à 2007 a également montré une occurrence augmentée du mélanome (cancer de la peau) chez les agriculteurs(7).
       
    • Un facteur de risque pour le développement des enfants exposés en période prénatale, périnatale ou au cours de la petite enfance.
       
    • Une étude de Santé publique France pointe une augmentation sensible de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs, en particuliers les viticulteurs (+10 % par rapport à la population générale)(8). Elle a également révélé qu’environ 1 800 nouveaux cas par an se sont déclarés chez les exploitants agricoles âgés de 55 ans et plus, ce qui correspond à une incidence de 13 % plus élevée que chez les personnes affiliées aux autres régimes d’assurance maladie.

    Le professeur Robert Barouki, médecin, biochimiste et toxicologue de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) confirme dans ce même rapport qu’il y a « 80 % de certitude qu’il existe un lien de causalité entre certains cancers et l’exposition aux produits phytopharmaceutiques pour les professionnels ».

    5 L’impact des pesticides sur l’environnement

    Mais les effets néfastes des pesticides ne se limitent malheureusement pas à la santé. Ils impactent l’ensemble des écosystèmes dans lesquels ils sont dispersés : animaux, végétation, vie souterraine, qualité des sols… Une étude allemande publiée en 2017 montre un déclin de 76 à 82 % des insectes volants en Europe(9) sur les 27 dernières années, une catastrophe pour la survie de toutes les espèces reliées dans la chaîne alimentaire, en particulier les oiseaux, batraciens, poissons et petits mammifères (chauves-souris, mulots…). Le rapport parlementaire de 2018 sur l’utilisation des pesticides pointe ainsi que « 37 % des populations d’abeilles, sauvages et domestiques et 31 % des papillons sont déjà en déclin, et 9 % menacées de disparaître ». Un impact qui se fait bien sûr aussi sentir sur la pollinisation des végétaux dont 80 % des cultures en dépendent(10), mettant en danger l’alimentation humaine.

    Les oiseaux, eux, sont triplement impactés : par la disparition des stocks d’insectes et la contamination des espèces survivantes, mais aussi par la raréfaction des graines issues des plantes sauvages systématiquement éliminées par les modes de production de l’agriculture intensive. Un étau qui a conduit à une réduction de 30 % des populations d’oiseaux des champs en 15 ans, l’hécatombe s’élevant à 75 % chez quinze oiseaux nicheurs métropolitains inscrits sur la liste rouge des espèces menacées(11). Un désherbage massif qui accélère également l’érosion des sols(12).

    Enfin, parmi les impacts certes moins spectaculaires mais dont les effets pourraient se révéler tout aussi problématiques, le rapport parlementaire met en avant que « l’impact sur la faune du sol, comme les vers de terre et les collemboles […] peut à son tour avoir des conséquences pour la santé des sols et des systèmes aquatiques, la structure des sols, leur perméabilité et le cycle des éléments nutritifs plus généralement (10) ».

    6 Les pistes de sortie des pesticides

    Les interdictions et régulations

    Des pesticides très connus comme le DDT (antimoustiques) et le Gaucho (insecticide) ont été interdits en France respectivement en 1973 ou 2009 du fait de leur toxicité dans le cas d’une exposition trop importante de la population à ces pesticides. Une bonne chose qui n’efface malheureusement pas des années d’utilisation intensive, le DDT pouvant rester dans les sols pendant plus de 20 ans(12). Les néonicotinoïdes, dont les effets néfastes sur les populations d’abeilles ont été démontrés(13), sont eux interdits depuis le 1er septembre 2018, tout comme le métam-sodium, également interdit après avoir intoxiqué 70 personnes dans l’ouest de la France à l’automne 2018. En revanche, le glyphosate, largement décrié, a vu son autorisation d’utilisation au sein de l’Union européenne prolongée jusqu’au 15 décembre 2022.

    Utilisation raisonnée des pesticides

    Les projections des Nations unies estiment que la population mondiale devrait croître jusqu’à 9,7 milliards d’ici 2050, soit une hausse de 30 % par rapport à 2017, principalement dans les pays en développement. Pour assurer les ressources alimentaires nécessaires, la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) prévoit que les rendements agricoles devront s’accroître de 80 % et la surface cultivée de 20 %. Dans cette logique, les pesticides peuvent continuer à jouer un rôle, à condition d’en encadrer l’utilisation pour limiter leurs effets délétères. La FAO a publié à ce titre un guide de bonnes pratiques pour la gestion et l’utilisation des pesticides à l’usage de toutes les parties prenantes de la filière. Et rappelle à bon escient qu’il est également possible, quand les conditions le permettent, de produire sans y avoir recours.

    Croissance du bio et de l’agroécologie

    Si la réglementation reste un outil de choix pour sortir du « tout-pesticide », un changement radical des pratiques agricoles et des modes de consommation semblent également indispensables. Le succès grandissant du bio est à ce titre une réelle avancée en France et un peu partout en Europe, où 12 millions d’hectares étaient cultivés en bio ou en conversion en 2016, soit 6,7 % des surfaces agricoles (+20 % en quatre ans)(14).

    D’autres pratiques, comme l’agroécologie ou l’agroforesterie sont aussi en pleine croissance. Ces systèmes de culture s’appuient sur les interactions bénéfiques entre les espèces animale et végétale, et sur le maintien d’un équilibre optimal des écosystèmes pour obtenir des cultures plus résistantes aux maladies et aux parasites. Par exemple, replanter les haies pour protéger les cultures des intempéries mais aussi attirer les insectes pollinisateurs, planter des arbres pour stabiliser les sols, entretenir les pâtures en y remettant des ruminants, etc. À la clé, une agriculture plus variée, dont les différentes composantes s’autorégulent pour limiter, voire éliminer totalement la nécessité des traitements chimiques.

    Recommandations et actions publiques

    Après l’échec du plan Écophyto lancé en 2009, les pouvoirs publics ont lancé en 2018 un second plan, Écophyto 2+, visant à réduire drastiquement l’utilisation des pesticides en France tout en maintenant une agriculture performante. Écophyto 2+ repose sur 5 leviers d’action :

    • allouer une majorité des 71 millions d’euros de crédits annuels au soutien de projets de recherche appliquée, de transfert de l’innovation et au déploiement de collectifs d’agriculteurs ;
    • mobiliser les outils du Grand plan d’investissement pour accompagner le changement ;
    • prioriser un programme de recherche de 30 millions d’euros ;
    • encourager la substitution du glyphosate ;
    • réduire au minimum le nombre de dérogations aux interdictions d’utilisation des néonicotinoïdes.

    L’Essentiel de l’article

    • L’utilisation des pesticides peine à diminuer en France.
    • Leurs effets néfastes sur la santé et l’environnement sont montrés par de nombreuses études.
    • Un plan d’action gouvernemental est en place pour réduire de 25 % l’utilisation des pesticides d’ici 2020.

    (1) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, « Le gouvernement donne une nouvelle impulsion au plan Écophyto », 2018.
    (2) Chambre d’agriculture, L’évolution des surfaces allouées aux grandes cultures en France, 2014.
    (3) FAO, L’agro-écologie, une raison d’espérer.
    (4) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Environnement & agriculture – Les chiffres-clés – Édition 2018 », 2018.
    (5) Airparif, « Pesticides des villes et pesticides des champs : une double problématique en Île-de-France », 2016.
    (6) Agence européenne de la sécurité des aliments, « Résidus de pesticides dans les aliments », 2016.
    (7) Université de Caen / MSA / Inserm, « Enquête Agrican », 2014.
    (8) Santé publique France, « Maladie de Parkinson : 2 fois plus de cas en 25 ans », 2018.
    (9) Plos One, « More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas », 2017.
    (10) Assemblée nationale, « Rapport d’information sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques », 2018.
    (11) CNRS, Le Journal, « Où sont passés les oiseaux des champs ? », 2018.
    (12) La Recherche, « Le glyphosate ressuscite le DDT », 2016.
    (13) Agence européenne de la sécurité des aliments, « Néonicotinoïdes : confirmation du risque pour les abeilles », 2018.
    (14) Toute l’Europe, « L’agriculture biologique en Europe », 2017.

  • Comment se mettre aux cosmétiques responsables ?

    Comment se mettre aux cosmétiques responsables ?

    1 Privilégiez les produits cosmétiques éco-responsables

    « Si la réglementation cosmétique est exigeante sur le plan sanitaire, elle autorise toutefois des substances transformées ou d’origine pétrochimique sur lesquels on n’a pas de recul, met en garde Anne Lafourcade. Avec l’objectif de favoriser une chimie verte, les labels bio et éco-responsables sont venus compléter cette réglementation qui avait ses failles. »

    Ecocert, Cosmebio, Nature et Progrès, Natrue… Il existe une myriade de labels éco-responsables. Chacun possédant ses propres critères. Heureusement les cinq principaux labels européens (BDIH-Allemagne, Cosmebio-France, ECOCERT Greenlife SAS-France, ICEA Italie et Soil Association-Grande Bretagne) se sont regroupés sous une même appellation baptisée Cosmos (Cosmetic Organic Standard). Tous ont en commun de privilégier des ingrédients naturels ou végétaux issus de l’agriculture biologique.

    Comment se mettre aux cosmétiques responsables ?

    « Toutefois, la présence d’un label ne garantit pas un produit 100 % bio ou 100 % naturel, mentionne Anne Lafourcade. De nombreux produits cosmétiques sont composés en majorité d’eau. Or ce n’est pas un produit issu de l’agriculture. L’intérêt d’acheter un produit labellisé bio est de limiter toutes les substances allergènes, irritantes ou controversées comme les conservateurs ou les parabènes. En cosmétique conventionnelle, c’est à peu près 80 molécules conservatrices autorisées, alors qu’en bio, elles sont seulement quatre ou cinq. »

    Comme pour l’alimentation, la certification Nature et Progrès est la plus exigeante puisqu’elle interdit tout ingrédient de synthèse et n’autorise que des ingrédients 100 % issus de l’agriculture biologique.

    Un produit cosmétique bio contient parfois une forte proportion d’huiles essentielles. Si elles sont naturelles et pleines de vertus, elles peuvent être aussi allergènes pour certaines personnes.

    2 Optez pour des produits cosmétiques éco-solidaires

    De plus en plus de marques de cosmétiques ne se contentent plus seulement d’être bio : elles sont aussi éco-solidaires. La certification Nature et Progrès dispose d’un volet social et solidaire inscrit à son cahier des charges : échanges équitables, financement social et éthique, activités à taille humaine, circuits courts ou encore maîtrise de la mécanisation. Précurseur dans le secteur des cosmétiques écologiques et biologiques, le groupe Ecocert s’intéresse lui depuis 2005 au commerce équitable avec la création d’un programme de certification Fair For Life. Autre acteur dans le paysage du commerce équitable : Biopartenaire qui labellise des marques en cosmétiques.

    Comment se mettre aux cosmétiques responsables ?

     

    3 Regardez la composition sur l’étiquette

    Scrutez la liste des composants sur l’étiquette. Plus celle-ci est courte, mieux c’est !

    Seul problème, les ingrédients de synthèse souvent issus de la pétrochimie, portent parfois des noms un peu obscurs. Des applications peuvent vous aider à trouver des produits cosmétiques plus sains. Avec Yuka par exemple, il suffit de scanner le code-barres pour savoir si le produit que vous comptez acheter est recommandable ou pas.

    Le saviez-vous ?

    Les ingrédients sur l’étiquette sont listés suivant leur importance dans la composition du produit cosmétique. Le premier cité est celui qui est présent en plus grande quantité, et le dernier en moindre quantité.

    4 Adoptez la slow cosmétique

    Pour en finir avec les substances pétrochimiques, les conservateurs ou les perturbateurs endocriniens, il existe la slow cosmétique. Initié par Julien Kaibeck, ce mouvement invite à ne consommer que des produits dont la formule est propre et le marketing raisonnable, catégorie dans laquelle rentre le maquillage bio. À la manière du Guide Michelin qui attribue des étoiles aux restaurants qu’il juge les meilleurs, l’association Slow Cosmétique remet chaque année une mention aux marques de cosmétiques qui privilégient les ingrédients naturels et biologiques et des procédés écologiques. Chaque marque est récompensée d’une, deux ou trois étoiles en fonction de son adéquation avec la charte. Ce mouvement milite aussi pour une cosmétique plus sensée.

    « La solution est peut-être de revenir à des basiques utilisés depuis des générations comme l’huile d’amande douce ou le savon de Marseille. Les huiles comestibles comme l’huile d’olive ou de coco s’avèrent être aussi des démaquillants ou des émollients très efficaces », constate Anne Lafourcade.

    Pour celles et ceux qui seraient tentés par réaliser leur cosmétique maison, « privilégiez les recettes les plus simples avec pas ou peu d’huiles essentielles qui peuvent provoquer des allergies et si possible sans eau pour éviter les problèmes de conservation », recommande toutefois Anne Lafourcade.

    Bon à savoir

    Depuis 2013, une réglementation européenne interdit les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques. Cependant, la plupart des composants comme les parfums, conservateurs, solvants, filtres solaires également utilisés en pharmacie ou dans l’agro-alimentaire, peuvent avoir été testés sur des animaux dans un cadre juridique différent de celui des cosmétiques.*

    L’Essentiel de l’article

    • Déchiffrez les étiquettes des produits cosmétiques grâce aux applications.
    • Des produits cosmétiques sont aujourd’hui labellisés éco-solidaires. Les labels bio visent à garantir la qualité naturelle et/ou végétale d’un ou plusieurs ingrédients d’un produit cosmétique.

    * Parlement européen, « Produits cosmétiques testés sur des animaux : vers une interdiction mondiale ! », 2018

  • L’assurance de responsabilité civile professionnelle

    L’assurance de responsabilité civile professionnelle

    1 Qu’est-ce qu’une responsabilité civile professionnelle (RC pro) ?

    Définition

    La responsabilité civile professionnelle, très souvent nommée « RC Pro », est un contrat auquel toute entreprise peut souscrire dans le but de se protéger et protéger ses salariés. En effet, une entreprise se doit légalement d’assumer tous les dommages causés à des tiers par les personnes ou les biens dont elle répond. Si vous ne souscrivez pas à cette assurance, le remboursement des dommages et intérêts impliqués vous incombent.

    Tout cas de préjudice survenu à autrui dans le cadre de votre activité, par votre faute, celle de vos salariés ou d’un collaborateur, peut en effet vous attirer des ennuis. Vous êtes ainsi responsable donc dans l’obligation de réparer les dommages, qui peuvent représenter des réparations, des factures importantes ou encore un procès.

    L’assurance de responsabilité civile professionnelle existe donc pour couvrir ces dommages dont l’entreprise et ses salariés pourraient être responsables, qu’ils soient corporels, matériels ou immatériels.

    Attention !

    L’assurance de responsabilité civile professionnelle n’empêche pas des poursuites ni une condamnation éventuelle.

    Sa couverture

    La garantie de responsabilité civile est engagée pour les dommages subis par des tiers, des clients ou des fournisseurs :

    • causés par le chef d’entreprise ;
    • causés pas ses salariés lors de leur activité ;
    • causés par les animaux ou des biens qu’il a sous sa garde.

    2 Est-elle obligatoire ou non ?

    Elle n’est pas toujours obligatoire mais fortement recommandée. Pour certaines professions réglementées, la souscription à une responsabilité civile professionnelle est obligatoire.

    Qu’est-ce qu’une profession réglementée ?

    C’est une activité pour laquelle la loi impose une souscription à la responsabilité civile professionnelle, due aux règles de fonctionnement de ce domaine d’activité, comme :

    • les métiers de la santé ;
    • le secteur de l’immobilier et de la construction ;
    • le secteur de la finance et du droit ;
    • les métiers de l’automobile et du transport ;
    • le secteur du tourisme : agences de voyage et hôtels par exemple.

    Même si la RC Pro n’est pas obligatoire pour tous, cela ne veut pas dire que vous n’en avez pas besoin. Imaginez devoir supporter des frais liés à des dommages parce que vous n’êtes pas assuré, ou même des frais d’avocats qui s’étalent sur plusieurs années parfois, alors que vous aviez des objectifs d’expansion de votre activité… Plutôt que de perdre votre fond de roulement, votre temps et votre énergie, la responsabilité civile professionnelle vous permet de prévenir tout problème.

    Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’Agence France Entrepreneur.

    Attention !

    Une assurance souscrite au moment du dommage constaté ne pourra pas couvrir le dommage en question. Mieux vaut donc prévenir que guérir.

    3 Pour quelles situations la RC Pro est-elle utile ?

    Qu’elle soit obligatoire pour votre cas particulier ou non, la RC Pro est un élément essentiel pour la sécurité d’une entreprise.

    Comme l’explique Linda Teghbit, avocate à la cour de Paris :

    « Les cas de sinistres sont innombrables ! Ils peuvent être des dommages aux biens confiés lors de prestations. Par exemple, vous cassez le matériel de l’entreprise que vous livrez, ou bien vous avez du retard dans les travaux que vous avez facturé, qui engendrerait un manque à gagner pour celui qui a eu recours à votre entreprise, ou encore lorsque la vie privée de votre client est atteinte. Cela peut par exemple être le cas si vous avez utilisé son image sans accord formel de sa part et qu’il se retourne contre vous. »

    Cette assurance protège d’avance votre activité, comme un gage de bonne collaboration pour vos prestataires et vos employés. Elle prendra donc en charge les dommages et intérêts que vous pourriez devoir si votre faute était avérée.
    C’est une assurance pour vous et pour tous les intervenants de votre activité.

    Vous êtes indépendant ?

    Avec le contrat Multigarantie Activité Professionnelle, la Macif assure votre activité, vos biens et vos responsabilités.*

    La Responsabilité civile professionnelle s’avère très intéressante dans le cas d’appels d’offres.

    En effet, vos clients peuvent vous imposer d’être couvert dans le cadre d’appels d’offres sur le marché public. Un bon point pour votre candidature.

    4 Pour quel prix ?

    Pour vous faire une idée du coût à prévoir pour votre responsabilité civile, deux éléments sont à prendre en compte : votre secteur d’activité et votre chiffre d’affaires. Afin d’obtenir un devis individualisé, vous devez énumérer les éléments suivants :

    • le statut de votre entreprise ;
    • son chiffre d’affaires ;
    • sa taille (employés et locaux) ;
    • son secteur d’activité (la convention collective) ;
    • les risques indissociables de ses activités.

    Le coût sera calculé sur cette base. Il y a donc autant de tarifs de RC Pro que d’entreprises !

    Prenez soin de bien fixer les sommes garanties au maximum. Vous pourriez envisager de signer une assurance avec un plafond de sommes plutôt bas pour économiser, alors que vous devrez débourser beaucoup plus au moment du dommage.

    Sachez tout de même que la responsabilité civile professionnelle peut s’avérer insuffisante pour certaines entreprises. Il faudra dans ce cas prévoir une assurance Multirisque Professionnelle comprenant une RC Pro plus étendue ainsi que d’autres protections spécifiques liées à l’activité. Il s’agira dans ce cas-là d’une autre assurance spécifique.

    Vous avez besoin d’une responsabilité civile professionnelle ?

    Faites appel à la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • La responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour certaines professions.
    • Elle est fortement recommandée pour tout professionnel.
    • Elle couvre aussi bien les dommages causés par vous-même ou vos salariés, par le matériel que vous utilisez ou par vos locaux.
    • Elle couvre également les préjudices qui peuvent arriver au moment ou après la livraison de produits.

    Légifrance, Code civil, Article 1240

    * Dans les limites et conditions du contrat souscrit.

  • Entrepreneurs : quelles assurances pour votre entreprise ?

    Entrepreneurs : quelles assurances pour votre entreprise ?

    1 Évaluez les risques potentiels pour choisir une assurance d’entreprise

    D’abord, tout dépend de votre activité. Cela change la nature de l’assurance. Si vous voulez vous lancer en tant que taxi ou diriger une agence immobilière, les assurances ne seront pas les mêmes. Il existe deux types d’assurances : celles qui sont obligatoires et celles qui sont fortement recommandées.

    Pour poser les bases d’un contrat d’assurance, vous devez donc songer à tous les risques liés à votre activité :

    • les dommages subis par votre entreprise ;
    • les conséquences financières dues à un sinistre ;
    • les conséquences juridiques en cas de conflit ;
    • les dommages subis ou créés par votre flotte automobile ;
    • ou encore les dommages causés par votre entreprise à un tiers.

    Dans tous les cas, il est très important de discuter de vos besoins en assurance avec votre conseiller en assurance.

    2 millions

    C’est le nombre d’entreprises françaises assurées en 2017.*

    2 Quelles sont les différentes assurances d’entreprise proposées ?

    Une bonne assurance doit répondre aux besoins de votre entreprise. Pour cela, les offres disponibles conviennent à différents types de risques.

    L’assurance des biens en cas de sinistre(1)

    En cas de sinistre, cette assurance protège vos biens. Cela regroupe à la fois votre bâtiment, le mobilier, le matériel, ainsi que votre stock, c’est-à-dire vos marchandises.

    Vos biens sont couverts en cas :

    • d’incendie, d’explosion et de chute de foudre ;
    • de variation de stock ;
    • de tempête, ouragan et cyclone. Vous pouvez également élargir cette garantie pour les dommages que peuvent causer la neige ou encore la grêle sur la toiture et les vitres de votre bâtiment ;
    • de catastrophe naturelle, à savoir les inondations, les coulées de boue ou les tremblements de terre. Il faut toutefois qu’un arrêté interministériel déclare l’état de catastrophe naturelle pour en bénéficier ;
    • les actes de terrorisme et les attentats (cela ne prend pas en compte les dommages résultant d’une guerre étrangère ou civile) ;
    • d’émeutes ;
    • le vandalisme : cette assurance couvre généralement les actes qui ont lieu à l’intérieur des bâtiments. Mais vous pouvez élargir l’assurance aux sinistres causés à l’extérieur (par exemple, les graffitis) ;
    • de vol ;
    • de dégât des eaux.

    Cette assurance peut aussi couvrir la perte de vos supports d’information (fichiers informatiques, archives, etc.), la perte du matériel informatique, ou encore le bris de machine si celui-ci est accidentel ou imprévu (attention : il ne s’agit pas de l’usure ou des défauts d’entretien de vos machines).

    L’assurance responsabilité civile professionnelle(2)

    C’est un contrat auquel toute entreprise peut souscrire pour se protéger et protéger ses salariés. L’assurance de responsabilité civile professionnelle existe pour couvrir ces dommages dont l’entreprise et ses salariés pourraient être responsables, qu’ils soient corporels, matériels ou immatériels.

    Elle est engagée pour les dommages subis par des tiers, des clients ou des fournisseurs :

    L’assurance des pertes d’exploitation de l’entreprise(3)

    Cette assurance couvre les pertes financières dues à l’arrêt ou au ralentissement de votre activité, après un sinistre, par exemple, une inondation.

    Pour ne pas confondre, l’assurance sur les biens de l’entreprise couvre les frais de remboursement et de réparation de vos biens en cas de sinistre, tandis que cette assurance permet de compenser la diminution du chiffre d’affaires, mais aussi de pouvoir payer les charges (salaires, loyer, emprunt, etc.) suite à un sinistre.

    C’est au moment de la souscription à ce contrat que vous pourrez déterminer la période maximale d’indemnisation. À vous d’estimer cette durée. Tenez compte, par exemple, du temps nécessaire pour la reconstruction de votre bâtiment, du temps de réapprovisionnement de votre stock, ou encore du remplacement de vos machines.

    L’assurance perte de valeur vénale du fonds(4)

    Cette assurance complète la précédente, mais est effective sur la valeur marchande des éléments incorporels de l’entreprise, comme le bail, le pas-de-porte ou encore l’achalandage. Cette assurance intervient donc, si, suite à un sinistre, vos locaux sont amputés d’une partie (et que vous perdez par conséquent de l’espace), que vous devez déménager car vous n’avez pas les moyens de faire reconstruire votre bâtiment, ou encore si la fermeture est prolongée à cause des travaux de réhabilitation.

    Dans le cas où vous devez déménager, cette assurance prend aussi en compte la perte de votre clientèle ! Vous serez alors compensé le temps de vous en refaire une.

    L’assurance protection juridique(5)

    Si vous êtes dans un cas de litige, cette assurance de protection juridique intervient à la fois sous forme d’une prise en charge des frais de procédure (honoraires d’avocats, d’experts ou d’huissiers notamment), mais aussi sous forme de conseils juridiques.

    Vous pourrez par exemple bénéficier d’une équipe de juristes, disponibles par téléphone, pour vous informer sur vos droits et vous guider sur les démarches à accomplir. Ces juristes peuvent aussi se saisir personnellement de votre dossier et défendre vos intérêts d’assuré.

    La protection juridique peut être garantie incluse au sein d’un autre contrat de l’entreprise ou nécessiter une souscription spécifique.

    L’assurance « Homme clé »

    L’assurance Homme clé est un contrat d’assurance ayant pour objet de compenser le préjudice subi par une entreprise lors de la perte momentanée ou définitive d’une personne essentielle à son activité. Le contrat Homme clé prend en charge certains frais comme les pertes d’exploitation ou de chiffre d’affaires ou encore les remboursements d’emprunt. La garantie Homme clé libère les capitaux nécessaires pour réorganiser l’entreprise et/ou recruter ou former un collaborateur.

    (H3) L’assurance des véhicules professionnels(6)

    C’est une assurance pour les véhicules de votre entreprise : flotte automobile, deux-roues… Vous devez assurer ces véhicules, que vous en soyez propriétaire ou non. Tout véhicule doit a minima être couvert par une assurance de responsabilité civile. S’il y a accident, cette assurance indemnisera les dommages causés à des tiers par le conducteur ou le passager : dégâts matériels ou blessures et décès.

    Sachez que des options sont disponibles selon l’usage que vous faites de votre flotte automobile. Vous pouvez par exemple souscrire à des assurances facultatives comme la garantie dommages collision, la garantie vol et incendie, la garantie dommages tous accidents, etc.

    Cette assurance est obligatoire.

    Vous êtes indépendant ?

    Avec le contrat Multigarantie Activité Professionnelle, la Macif assure votre activité, vos biens et vos responsabilités.**

    3 Peut-on souscrire à une assurance une fois le dommage causé ?

    Une assurance souscrite au moment du dommage constaté ne pourra pas couvrir le dommage en question. Mieux vaut donc prévenir que guérir.

    Un contrat d’assurance est la rencontre de trois éléments nécessaires à sa formation : une prime, moyennant laquelle une prestation sera exécutée en cas de réalisation d’un événement incertain (le risque dont la survenance ne dépend pas de la volonté de l’assuré). C’est donc à vous de bien énumérer tous les types de risques qu’il faut couvrir en amont.

    Vous êtes indépendant et vous souhaitez assurer votre véhicule à usage professionnel ?

    Pensez à l’assurance auto des professionnels de la Macif. Un contrat d’assurance adapté à vos déplacements professionnels.

    L’Essentiel de l’article

    • Vous devez faire une liste des biens et des circonstances à assurer pour votre activité. Et discuter de vos besoins avec votre conseiller !
    • De multiples assurances sont proposées pour couvrir votre entreprise. Certaines sont obligatoires.

    (1) Fédération Française de l’Assurance, « L’assurance des biens de l’entreprise », 2018.
    (2) Fédération Française de l’Assurance, « L’assurance de la responsabilité civile de l’entreprise », 2018.
    (3) Fédération Française de l’Assurance, « L’assurance des pertes d’exploitation de l’entreprise », 2018.
    (4) Fédération Française de l’Assurance, « Commerçants : l’assurance des pertes d’exploitation et de la valeur vénale du fonds de commerce », 2018.
    (5) Fédération Française de l’Assurance, « L’assurance de protection juridique », 2018.
    (6) Fédération Française de l’Assurance, « L’entreprise, les véhicules et l’assurance », 2018.
    (7) Fédération Française de l’Assurance, « Assurance-crédit : un moyen, pour les artisans et les entreprises, de se protéger contre les risques d’impayés », 2018.

    * Fédération Française de l’Assurance, « Chiffres-clés 2017 ».
    ** Dans les limites et conditions du contrat souscrit.

  • Habitat durable : 5 conseils pour construire une maison autonome

    Habitat durable : 5 conseils pour construire une maison autonome

    1 Recourez à des isolants naturels

    L’isolation d’une maison, qu’elle soit autonome ou pas, est fondamentale. Lors de la construction, cette étape est cruciale. L’isolation vous permet d’éviter l’humidité, le froid, le chaud et les factures d’énergie qui peuvent grimper à grande vitesse !

    Pour une maison plus respectueuse de l’environnement et bien isolée afin d’être autonome en énergie, votre maison peut être imaginée avec des matériaux isolants biosourcés.

    On distingue parmi les isolants naturels :

    • les fibres végétales, animales et minérales : laine de roche, de verre, de bois, lin, chanvre, et mouton ;
    • les matériaux renouvelables : liège, papier recyclé ;
    • les isolants minéraux : perlite et verre cellulaire.

    Ces isolants naturels permettent une isolation thermique et phonique optimale.
     
    S’ils sont plus difficiles à trouver et plus coûteux que des isolants « classiques », ils restent particulièrement efficaces et performants, ce qui est LA condition pour rendre sa maison autonome.  

    Alexandre Vasquez, ingénieur thermicien au sein du bureau d’études thermiques Synergisud, insiste sur l’avenir :

    « Les pouvoirs publics ont pris en considération l’importance du niveau d’émissions de gaz à effet de serre d’un bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie (production des matériaux, leur acheminement, leur mise en œuvre, leur vie en œuvre et leur traitement en fin de vie). À ce titre, pour toute construction neuve dès 2021, une évaluation environnementale de ces émissions sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment sera à faire réaliser par un bureau d’études compétent en la matière, en prenant en compte l’empreinte carbone de chacun de ses composants constructifs et équipements techniques envisagés. »

    À savoir

    La maison autonome est un habitat dit alternatif qui dépend d’une législation particulière que vous pouvez découvrir sur le site du ministère de la cohésion des territoires.

    2 Installez de panneaux photovoltaïques

    L’installation de photopiles ou de panneaux photovoltaïques est une étape fondamentale dans la construction d’une maison autonome. Installées à l’extérieur de votre habitat, les photopiles permettent de transformer l’énergie lumineuse en électricité, et rendent ainsi votre maison autonome en électricité.

    Une photopile est composée de plusieurs petits panneaux photovoltaïques qui recueillent les radiations solaires et les stockent grâce à une batterie qui les convertit en volts.

    Ce système permet donc de produire de l’énergie électrique à partir des radiations solaires. Elles deviennent du courant continu de basse tension, d’environ 12 à 24 volts, puis peuvent être transformées par un convertisseur en courant domestique de 220 ou 230 volts.

    Ces panneaux photovoltaïques peuvent être complétés par une éolienne qui apporte une énergie complémentaire surtout l’hiver lorsque le soleil est moins présent.

    On estime la durée de vie des photopiles à 20 ans environ, pour un prix allant de 2 000 à 3 000 euros par mètre carré posé. Un investissement raisonnable pour une liberté non négligeable.

    3 Récupérez de l’eau de pluie

    Utiliser l’eau de pluie fait partie de la croisade pour vivre dans une maison autonome. À la fois économique et écologique, la récupération de l’eau de pluie vous permet de ne pas dépendre totalement du réseau public et ainsi gagner en indépendance.

    Mais que dit la loi à ce sujet ? L’arrêté du 21 août 2008, publié au Journal Officiel n° 0201 du 29 août 2008, légifère la récupération et l’utilisation de l’eau de pluie car « elles peuvent contenir des micro-organismes pathogènes ». (1)

    Pour pouvoir récolter la pluie et vous en servir :

    • Vous avez l’obligation d’utiliser des filtres, même si vous ne l’utilisez que pour nettoyer vos extérieurs.
    • Vous pouvez d’abord disposer d’un filtre au niveau de la gouttière de votre maison. Sous forme de grille, vous évitez le maximum de débris extérieurs. À ce stade, l’eau peut être utilisée pour vos extérieurs.
    • Une filtration primaire peut ensuite être installée juste après la pompe, afin d’utiliser l’eau pour les toilettes ou le nettoyage des sols à l’intérieur de la maison. Il suffit de raccorder votre réserve d’eau à la tuyauterie de la maison.
    • Une filtration secondaire en rajoutant un filtre à charbon actif après le chauffe-eau sera nécessaire pour utiliser l’eau pour le lavage corporel par exemple. Pour la potabilisation de l’eau de pluie, il faudra rajouter une dernière étape avec un stérilisateur U.V. ou une cartouche en céramique, par exemple. Pour ces deux étapes, faites appel à un professionnel (un plombier par exemple).
       
    • Lire aussi : Économiser l’eau : 5 conseils pour préserver la planète et le budget

    4 Installez des toilettes sèches

    Utiliser de l’eau potable pour ses toilettes ? Une aberration pour les adeptes des toilettes « sèches », qui n’utilisent donc pas d’eau.

    20%

    de l’eau utilisée par un foyer est dédiée aux sanitaires.*

    « De plus en plus de particuliers installent des toilettes sèches chez eux ! Une solution moins polluante du fait de la réduction du volume des eaux usées », confie Alexandre Vasquez.

    Aussi économiques qu’écologiques, les toilettes sèches fonctionnent selon le principe du compostage. Installées à l’extérieur ou à l’intérieur de la maison, elles souffrent encore de nombreux préjugés. Pourtant, les toilettes sèches « nouvelle génération » gagnent en fiabilité et séduisent de nombreux écolos !

    Concrètement, c’est un siège en dessous duquel un seau est installé. Le confort est tout à fait compatible avec ce système : tout dépend des matériaux que vous souhaitez utiliser. Le seau est rempli de sciure ou encore de copeaux de bois. Ce qui est recueilli est absorbé par ces matériaux qui annulent odeur et fermentation.

    Veillez à vider le tout au moins toutes les semaines, soit à un endroit dédié dans votre jardin ou dans un compost que vous aurez fabriqué, à base de terre, qui vous servira également de poubelle de cuisine. C’est ce que l’on appelle le système de compostage des matières.

    Bon à savoir

    Ce n’est que depuis 2009 que les toilettes sèches sont autorisées en France. L’arrêté signale « qu’elles ne doivent générer aucune nuisance pour le voisinage, ni rejet liquide en dehors de la parcelle, ni pollution des eaux superficielles ou souterraines ».

    5 Utilisez un chauffe-eau solaire

    Il s’agit de panneaux solaires qui permettent de chauffer votre eau ! Installés en extérieur, leur surface lisse reçoit les rayons du soleil qui réchauffent un fluide présent sous les panneaux. Le fluide chaud est stocké dans un ballon qui est relié aux sanitaires, robinets, lavabos et douches de votre habitat. Le tour est joué !

    Avant toute installation, veillez à vérifier l’angle de votre panneau par rapport au soleil, quelle que soit son installation : dans votre jardin ou sur votre toit. Vous pouvez faire appel à un professionnel pour bénéficier d’une pose impeccable.

    Pour aller encore plus loin dans la volonté d’autonomie énergétique, l’ingénieur thermicien Alexandre Vasquez ajoute même :

    « Pourquoi ne pas aussi récupérer la chaleur de l’eau chaude de votre douche avant qu’elle ne parte aux égouts ? Depuis quelques années, des technologies permettent de capter la chaleur des eaux usées, et cette chaleur est transformée naturellement en énergie pour chauffer votre prochaine douche. »

    Vous envisagez des travaux d’économie d’énergie ?

    Pour financer votre projet, pensez au crédit Développement Durable de la Macif !**

    L’Essentiel de l’article

    • Isolez toutes les parois froides de votre maison (murs, plafonds, planchers…) avec des matériaux naturels.
    • Récoltez l’eau de pluie pour la filtrer et vous en servir.
    • Équipez-vous de toilettes sèches.
    • Utilisez les rayons du soleil pour vous chauffer ou pour créer de l’électricité.

    (1) Légifrance

    * Le Centre d’Information sur l’eau, « Quelle est la consommation d’eau moyenne par ménage ? »

    ** Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    Organisme prêteur : Socram Banque.
    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)
  • Quelle épargne pour votre bébé ?

    Quelle épargne pour votre bébé ?

    1 Le livret A*

    Le livret A (1) est le compte d’épargne le plus connu. Vous pouvez ouvrir un compte pour votre enfant dès sa naissance. L’ouverture d’un tel livret est gratuite, tout comme les dépôts, les retraits, voire sa clôture. Avec un livret A, les fonds sont disponibles à tout moment. Vous pourrez épargner pour votre enfant jusqu’à 22 950 euros. Il s’agit là d’un plafond que vous ne pourrez pas dépasser. Sachez par ailleurs qu’une personne ne peut pas détenir plus d’un livret A. C’est à partir de ses 16 ans que votre enfant pourra retirer de l’argent de son livret A, à condition que vous – en tant que représentant légal – ne vous y opposiez pas. Si votre enfant vous réclame une partie de son argent épargné avant ses 16 ans, vous avez tout à fait la possibilité de retirer vous-même la somme demandée. Grâce au livret A, les sommes épargnées bénéficient d’un taux d’intérêt de 0,75 % tous les ans. Des intérêts qui sont exonérés d’impôts sur le revenu ainsi que de prélèvements sociaux.

    * Conditions en vigueur au 01/02/2019.

    Quelle épargne pour votre bébé ?

     

    2 L’assurance-vie : pensez-y !

    On y pense moins pour un enfant, mais vous pouvez lui ouvrir un contrat d’assurance-vie (2). Le fait qu’il soit mineur n’est pas un problème. L’important à retenir est que cette épargne ouverte au nom de l’enfant est disponible à tout moment et qu’elle est fiscalement optimisée au-delà de huit ans. Votre enfant bénéficiera d’un abattement sur la part des plus-values rachetées à partir de huit ans d’ancienneté du contrat. En effet, les plus-values d’assurance-vie sont soumises à l’impôt sur le revenu. Au bout des huit ans d’ancienneté, le souscripteur pourra bénéficier d’un abattement annuel de 4 600 euros sur ces plus-values.

    Si vous pensez donc à cette solution, n’oubliez pas que vous avez deux options intéressantes :

    • vous lui ouvrez un contrat à son nom et déposez l’argent qui sera à sa disposition pour ses 18 ans ;
    • vous ouvrez un contrat à votre nom, mais dont le capital lui est réservé en cas de décès. Aussi, vous gérez totalement le capital qui sera exonéré de droits de succession. Il est possible de prévoir dans la clause bénéficiaire du contrat que ce capital soit bloqué jusqu’à sa majorité, voire jusqu’à ses 25 ans.
    Quelle épargne pour votre bébé ?

     

    Vous voulez épargner l’esprit tranquille ?

    Le contrat d’assurance-vie Multi Vie de la Macif vous permet de dynamiser votre épargne à votre rythme.*

    Trois bonnes raisons d’ouvrir une épargne dès la naissance de son enfant

    • 1

      Études, logement, séjours… Votre enfant partira avec une longueur d’avance dans la vie s’il bénéficie d’une première épargne à ses 18 ans.

    • 2

      Même en épargnant de faibles sommes tous les mois, vous bénéficierez d’un temps long d’épargne. De quoi remplir la tirelire de votre enfant et lui permettre de bénéficier de sommes intéressantes à sa majorité (pour ses études, lancer son entreprise, acheter un bien immobilier, etc.). Par exemple, en déposant ne serait-ce que 50 euros par mois, cela représente 10 800 euros versés à ses 18 ans (hors taux d’intérêt). Si vous avez les moyens d’épargner 100 euros, il profitera de 21 600 euros (hors taux d’intérêt) : de quoi remplir quasiment son livret A.

    L’Essentiel de l’article

    • Le livret A : une solution d’épargne facile et avantageuse.
    • L’assurance-vie : parce qu’il n’est jamais trop tôt pour épargner sur du très long terme.

    (1) Service Public, « Livret A », 2018.
    (2) Service Public, « Contrat d’assurance-vie : fonctionnement », 2018.
    (3) Service Public, « Plan épargne logement (PEL) », 2018.

    * Multi Vie est un contrat d’épargne assurance-vie multisupport assuré par Mutavie. Sur les supports en unités
    de compte, il existe un risque de perte en capital.

  • 5 conseils pour choisir une nounou

    5 conseils pour choisir une nounou

    1 Vérifiez les références de la nounou

    L’auxiliaire parentale

    C’est l’autre nom donné à la « nounou » pour la différencier de l’assistante maternelle agréée ou de la baby-sitter. Vous l’employez via un contrat pour qu’elle s’occupe de vos enfants à votre domicile, mais elle n’est pas forcément diplômée.

    Accompagner vos enfants à l’école et/ou à leurs activités, les garder à votre domicile, préparer leurs repas et les aider à bien manger ou encore s’occuper de leur hygiène fait partie des tâches accomplies pour une nounou.

    Vous pouvez y ajouter, avec son accord, quelques tâches ménagères qui vous déchargeront. Elle est évidemment présente pour assurer la sécurité de vos enfants à la maison et à l’extérieur.

    Le curriculum vitae

    Vous devez choisir la nounou de vos rêves et donc avoir un maximum de garanties pour employer l’heureux(se) élu(e). Vous allez par conséquent devenir employeur d’une personne qui n’a pas d’agrément, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de lien avec une structure de l’État comme les centres de protection maternelle et infantile (PMI), contrairement à l’assistante maternelle agréée. Le plus important sera alors pour vous de vérifier ses références.

    Pour cela, vous pouvez lui demander ses papiers d’identité, une attestation de sécurité sociale, un justificatif de domicile et son certificat médical avec les vaccins à jour. Pour les références à proprement parler, vérifiez quel diplôme est en sa possession ou si elle a les coordonnées de ses précédents employeurs à vous fournir.

    2 Soyez assuré !

    N’oubliez pas de vous assurer pour être couvert en cas de dommages subis par votre enfant ou par la nounou pendant le temps où il est gardé chez vous. Vous devez avertir votre assureur de votre intention de recruter une nounou chez vous et vérifier avec lui les risques couverts. Attention, expliquez bien que c’est une auxiliaire parentale et non une assistante maternelle : on vous demanderait une assurance professionnelle de la part de votre nounou, qui n’est pas obligatoire.

    L’assurance multirisque habitation

    Comme vous employez cette nounou à votre domicile, cette assurance est primordiale. Les dommages couverts dépendent du contrat d’assurance multirisque habitation souscrit. Veillez à vérifier votre contrat pour savoir quels risques et dommages sont couverts.

    Bon à savoir

    Il est interdit de rembourser du matériel cassé par votre nounou en lui retirant une partie de son salaire.

    L’assurance individuelle accident

    C’est une assurance qui peut s’avérer très importante dans le cas où votre enfant se blesse tout seul, chez vous, en présence de la nounou, mais sans que ce dommage ne soit causé par celle-ci. L’assurance de responsabilité civile et l’assurance habitation ne pourront donc pas couvrir ce dommage. Il vous faudra par conséquent souscrire une assurance individuelle.

    L’assurance automobile

    C’est une assurance indispensable si votre nounou se déplace en voiture avec vos enfants dans le cadre de leur garde. Pour les accompagner à des activités extrascolaires, par exemple.

    Dans ce cas, il est obligatoire d’exiger de la part de votre nounou une attestation d’assurance automobile.

    Si cette assurance lui occasionne un surcoût parce qu’elle entre aussi dans le cadre d’une garde d’enfants, vous devrez lui rembourser ce dépassement en lui demandant de vous présenter des justificatifs. L’article 20 de la convention collective des salariés du particulier employeur signifie précisément que :

    « Dans le cas où le véhicule utilisé est celui du salarié, l’employeur vérifiera que le contrat d’assurance du salarié le lui permet et celui-ci sera indemnisé des frais supplémentaires engagés. »

    3 Le contrat de la nounou

    Le contrat à établir

    Vous avez enfin trouvé la personne qu’il faut pour garder vos enfants ! À vous de rédiger le contrat qui va vous lier à elle. Il faudra fixer les conditions de travail de cette personne que vous embauchez en formulant distinctement les horaires et votre règlement intérieur (voir ci-dessous). Vous devez aussi formuler les conditions d’une possible rupture de contrat.

    Pour cela, vous devez d’abord faire votre déclaration préalable à l’embauche auprès de l’Urssaf en tant qu’employeur. N’hésitez pas à consulter les pages qui concernent la garde d’enfant sur les sites de la Caf (Caisse d’allocations familiales), de l’Agence nationale des services à la personne et de Pajemploi. Vous y trouverez les grands points à formuler dans votre contrat et les étapes à suivre pour y parvenir et créer les futurs bulletins de salaire de votre nounou.

    Combien coûte une nounou ?

    Le contrat devra évidemment stipuler la rémunération de votre nounou, ainsi que d’autres éléments importants, comme les horaires et les règles établis pour la garde de vos enfants. Vous devez aussi y fixer les congés payés.

    Le coût est établi selon plusieurs critères. En plus de son tarif journalier, vous devez prendre en compte les frais de transport de votre nounou et ses repas. Dans tous les cas, le salaire minimum sera de 10,21 euros brut en France métropolitaine(1). Tout dépend également des tâches annexes dont votre nounou aura la charge en dehors de la garde de vos enfants.

    La garde partagée : une nounou pour plusieurs familles

    Plusieurs couples peuvent décider de faire garder leurs enfants par une seule et même nounou. On parle alors de « garde partagée ». Chaque parent devra bien rédiger un contrat de travail et la nounou devra garder les enfants alternativement chez chacun des parents. Par ailleurs, en garde partagée, le salaire de la nounou est à répartir entre les parents des enfants gardés.

    4 Fixez vos règles

    Vous devez établir un règlement pour organiser les journées de votre nounou avec vos enfants. Ces règles doivent être respectées et gagneraient à être établies avec votre nounou. Parmi elles :

    • les horaires, mais aussi les retards (de chaque côté) ou impossibilités de la part de votre nounou à venir garder votre enfant. Fixez ce qu’elle doit faire si cela arrive, de manière à vous laisser le temps de vous organiser. Même chose si c’est vous qui ne souhaitez pas faire garder votre enfant exceptionnellement, ou en cas de vacances par exemple ;
    • l’organisation de la journée : les horaires des repas, par exemple ;
    • les activités à la maison, mais aussi les activités prohibées (regarder la télévision, faire des jeux sur écran, etc.) ;
    • les sorties : donnez des impératifs de lieux ou de distance ;
    • l’hygiène, si vous chargez votre nounou de s’occuper du bain par exemple ;
    • la maison : dans le cadre de tâches ménagères, vous avez sûrement des indications précises à formuler ;
    • la santé : en cas de bobo ou d’un cas plus grave, imaginez ce que vous voudriez qu’elle fasse.

    Si votre nounou garde vos enfants chez elle, vous devez mentionner que les règles que vous aviez fixées dans le contrat ne changeront pas pour autant. Par ailleurs, vérifiez avec elle qu’elle détient une assurance professionnelle.

    5 Une confiance évidente

    Fixer les termes d’un contrat par écrit avec une rémunération est essentiel, mais c’est le lien humain avec votre nounou qui va déterminer la relation qu’elle va nouer avec vos enfants. La communication est ainsi primordiale et préventive. En mettant les choses au clair dès le départ, vous garantissez à votre nounou et à vous-même une transparence bienveillante.

    Le dialogue, l’écoute et l’organisation de comptes-rendus de la journée sont des éléments importants à également prendre en compte.

    À savoir

    Le crédit d’impôt vous concerne si vous employez une nounou à domicile. Il correspond à 50 % des dépenses annuelles liées à votre mode de garde. Plus d’informations sur impots.gouv.fr.

    Vous souhaitez protéger votre famille au quotidien en cas de dommage causé à un tiers ?

    Bénéficiez d’une couverture responsabilité civile avec l’assurance Habitation Macif.*

    L’Essentiel de l’article

    • Prenez le temps d’étudier toutes les candidatures.
    • Fixez bien les règles d’organisation à la maison.
    • Soyez attentif à la teneur du contrat qui doit décrire les conditions de travail de votre nounou.
    • N’oubliez pas de vous assurer.
    • La confiance doit être réciproque.

    Urssaf, « Le coût de la garde ».

    * Dans les conditions et limites fixées au contrat.

  • Accident de montagne : secourir une victime en 5 étapes

    Accident de montagne : secourir une victime en 5 étapes

    Du ski à la randonnée en passant par la luge, le snowboard ou les balades en chiens de traîneau : à la montagne, il y en a pour tous les goûts ! Malgré ses atouts, il est important de rester vigilant. Preuves en sont les nombreuses interventions réalisées chaque année par les équipes de secours. En effet, en altitude comme ailleurs, un accident est vite arrivé. Mais savez-vous quels sont les gestes à adopter face à une telle situation ? Si oui, une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. Si non, suivez le guide et découvrez comment secourir une victime en cinq étapes.

    1 Établir une zone de sécurité

    Lorsque l’on est témoin d’un accident en montagne (ou ailleurs), la première règle est de ne pas se laisser gagner par la panique. Il est en effet très important de réagir de façon rationnelle. Aussi, si vous vous retrouvez dans cette situation, n’hésitez pas, si nécessaire, à prendre quelques secondes de recul pour analyser la situation calmement et établir les priorités.

    Généralement, le premier geste vise à éviter le suraccident en délimitant une zone de sécurité autour du blessé. À l’instar du triangle de signalisation qui permet, sur la route, de prévenir les autres automobilistes, cette précaution protégera le blessé, mais aussi les secouristes d’une éventuelle collision. Le plus simple pour inviter les autres usagers des pistes à la vigilance consiste à placer ses skis, ses bâtons ou ses raquettes en croix dans la neige, à une distance de cinq à dix mètres environ de la victime.

    En revanche, il vous faudra effectuer un dégagement d’urgence en cas de risque imminent (par exemple). Dans ce cas exceptionnel, vous devrez alors déplacer le blessé vers un endroit sécurisé. Tâchez alors de l’installer dans une position stable et confortable.

    Vous êtes fan de ski ?

    En montagne, le contrat Garantie Accident Macif vous protège en cas d’accident sur les pistes !*

    2 Évaluer l’état de la victime

    Une fois le blessé protégé des autres skieurs, il faut rapidement contrôler son état physique et de conscience. La victime est-elle consciente ? Répond-elle clairement aux questions et sollicitations ? Réagit-elle uniquement à la douleur ? Ou, au contraire, est-elle inconsciente ? Vérifiez ensuite ses fonctions vitales en vous assurant qu’elle respire normalement par le nez ou par la bouche, et qu’elle n’a pas de blessure grave.

    Si la victime est consciente mais que ses voies respiratoires sont encombrées, elles doivent être dégagées afin de faciliter la respiration. Si l’air circule partiellement, encouragez la victime à tousser. Si par contre les voies respiratoires sont complètement obstruées, la personne est victime d’un étouffement. Dans ce cas, alternez grandes claques dans le dos de la victime et compressions abdominales jusqu’à l’expulsion du corps étranger.

    Si une hémorragie est détectée, l’arrêter est une priorité. Pour cela, il faut d’abord allonger la victime puis alerter les secours, avant de comprimer la plaie. Appuyez si possible un linge propre ou sac plastique sur l’endroit qui saigne avec la paume de la main ou vos doigts jusqu’à l’arrivée des secours.

    Si la victime est inconsciente et qu’elle ne respire plus, un massage cardiaque devra être pratiqué. A contrario, si la victime est inconsciente et qu’elle respire, placez-la en position latérale de sécurité (PLS).

    5 500

    C’est le nombre d’interventions effectuées par les sapeurs-pompiers montagnards en 2017.**

    3 Protéger la victime en attendant les secours

    Après avoir réalisé cette évaluation, portez une attention particulière aux éventuelles lésions de la tête, de la colonne vertébrale et des jambes, mais évitez tout mouvement qui pourrait aggraver les blessures. Ne cherchez pas non plus à lui enlever son casque et/ou ses chaussures. Cette évaluation peut parfois être rendue compliquée par les couches de vêtements. Si elle est consciente, demandez à la victime de vous parler de son état et de ses douleurs régulièrement.

    9 000

    C’est le nombre d’interventions effectuées chaque année par le GMSP (Groupe Montagne Sapeurs-Pompiers), le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) et les CRS de montagne.***

    4 Alerter les secours

    Le 15 (Samu), le 18 (pompiers) ou le 112 (numéro d’urgence européen) vous permettront de joindre les secours. Si vous êtes sourd ou malentendant, composez le 114. En cas d’absence de réseau téléphonique, désignez une ou plusieurs personnes qui seront chargées d’aller chercher de l’aide, mais ne laissez pas la victime seule. Dans l’éventualité où vous seriez seul avec la victime, restez proche d’elle et tentez de joindre les secours régulièrement.

    Sachez toutefois que lorsque votre téléphone indique que vous n’avez pas de réseau, cela signifie simplement qu’il ne capte pas votre opérateur de téléphonie. Le 112 étant considéré comme un numéro d’urgence, votre téléphone se mettre en relation avec l’opérateur disponible.

    Dès lors que le contact avec les équipes de secours est établi, communiquez-leur les informations nécessaires dans le calme. Indiquez notamment l’âge, le sexe et l’état de la victime. Si possible, communiquez également l’activité pratiquée et les circonstances de l’accident. Par ailleurs, en plus de l’adresse et/ou des coordonnées GPS, donnez des informations sur la zone d’intervention (dégagée ou boisée, possibilité d’y faire atterrir un hélicoptère ou non, etc.) et sur votre tenue vestimentaire (et celle de la victime) afin d’être repérés plus facilement.

    5 Veiller sur la victime

    Le délai entre l’accident et l’arrivée des secours présente un risque élevé d’hypothermie pour la victime. Pendant ce laps de temps, il est donc indispensable de s’assurer qu’elle ne souffre pas du froid et que sa température corporelle reste stable. Pour ce faire, placez un manteau ou n’importe quel autre vêtement sous son corps afin qu’elle ne soit pas directement en contact avec la neige (restez bien couvert également, vous pourriez vous-même être victime d’hypothermie si vous restez plusieurs heures dans le froid). De même, couvrez-la pour la protéger du froid, de la neige ou de la pluie. Enfin, si la victime est consciente, tenez-la éveillée en lui parlant sans cesse, et, surtout, rassurez-la.

    Vous êtes victime d’un accident ?

    Bénéficiez d’une assistance 24h/24 et 7j/7. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Protégez la victime en formant une zone de sécurité.
    • Vérifiez l’état de santé de la victime.
    • Protégez la victime.
    • Prévenez les secours.
    • Pour éviter une hypothermie, couvrez la victime.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
    ** Sapeurs-pompiers de France, « Les sapeurs-pompiers dans le secours en montagne », 2018
    *** PGHM de Chamonix.

  • Alimentation de bébé : diversifier sans en faire tout un plat !

    Alimentation de bébé : diversifier sans en faire tout un plat !

    1 Des compotes et des purées pour commencer

    « Il y a 50 ans, on introduisait le jus d’orange et les céréales à un mois et les légumes à 3 mois, constate la pédiatre. Mais j’ai constaté combien cela favorisait allergies et intolérances. »

    C’est pourquoi il est aujourd’hui conseillé de ne commencer la diversification alimentaire qu’à partir de 5 mois. « Mieux vaut débuter par quelques cuillères de compotes et de yaourt. Déjà in utero, le fœtus déglutit mieux le liquide s’il est sucré ! » Pommes, poires, bananes : ils en raffolent.

    Les légumes suivent de peu les fruits dans la diversification alimentaire. « La purée de carotte et de pomme de terre est plébiscitée par la majorité des bébés. » Évitez dans un premier temps les légumes au goût fort et amer comme le chou-fleur, les champignons ou les brocolis. Et faites découvrir un aliment à la fois. Par exemple une purée de pommes de terre un jour et une purée de carottes le lendemain.

    « Ainsi il pourra apprendre à différencier les goûts de chacun. Cela vous permettra également de détecter une éventuelle intolérance. »

    Jouez tout doucement avec les textures variées en mixant ses aliments plus ou moins finement. En règle générale, on propose aux bébés du mixé bien lisse de 5 à 6 mois, du grumeleux vers 7 mois et des petits morceaux entre 8 et 9 mois. S’il recrache, redonnez un tour de moulinette et reproposez quelques jours plus tard.

    « Il y a des enfants tout à fait éveillés qui ont une petite immaturité de la déglutition, constate Edwige Antier. Les forcer à en avaler leur donnera une sensation d’étouffement, qui prolongera la phobie des morceaux. Continuez donc de mixer tant que votre enfant en ressent le besoin. Ils en viennent tous aux morceaux, certains seulement à 3 ans ! »

    Si vous préparez vous-même vos purées de légumes, mieux vaut éviter les matières grasses et le sel, recommande la pédiatre.

    Inutile d’habituer ses papilles à une nourriture salée ! Votre enfant voudra ensuite toujours manger salé, ce qui surcharge le travail de ses reins.

    Edwige Antier

    2 L’introduction des protéines

    Avec ses premières purées de légumes, vous pourrez lui proposer du poisson ou de la viande en petite quantité. Jusqu’à un an, les besoins en protéines sont plus que satisfaits avec le lait qu’il boit chaque jour. Toutefois de la viande lui apportera du fer, indispensable pour l’oxygénation des cellules. Et du poisson lui donnera des oméga-3, précieux pour le fonctionnement cérébral.

    Vous pouvez mélanger votre mixture à une purée de légumes. En revanche, il vaut mieux inscrire la viande et le poisson au menu du déjeuner plutôt qu’au dîner. « Le soir, il trouvera ses protéines dans un biberon de complément. » Vous pouvez également lui faire goûter aux œufs durs. Commencez par un quart.

    3 N’insistez pas !

    Après un an, votre enfant peut manger de tout. Mais inutile de le forcer s’il fait la grimace. « C’est le meilleur moyen de le bloquer. Certains petits sont souvent « monogoût ». Pas d’inquiétude ! » Laissez-lui le temps de la découverte. Sachez que le lait maternel ou infantile couvre ses besoins. Jusqu’à ses trois ans, il est recommandé de donner à votre enfant 500 ml de lait par 24 h. Si votre enfant rechigne à boire au biberon, proposez-lui d’autres types de laitages comme des yaourts ou des petits morceaux de fromage.

    Vous souhaitez donner le meilleur pour votre enfant ?

    Participez aux ateliers Diffuz dédiés à l’alimentation. Renseignez-vous !

    Le saviez-vous ?

    C’est toujours meilleur de manger avec les mains ! Les bébés ont ce besoin de toucher la nourriture, de l’explorer pour mieux la connaître. Comme les aliments peuvent parfois prendre des trajectoires improbables, le bavoir en plastique doté d’un réservoir pour récupérer la nourriture est indispensable.

    Source :

    Mon bébé mange bien de Edwige Antier, éd. Radio France, Balland-Jacob-Duvernet

    L’Essentiel de l’article

    • Il est recommandé de diversifier l’alimentation dès le 5e mois.
    • Le lait reste l’aliment de base du bébé afin de préserver un apport suffisant en calcium, fer et acide gras essentiels.
    • En séparant les aliments, le bébé apprendra à identifier les saveurs de chacun.

    Mon bébé mange bien de Edwige Antier, éd. Radio France, Balland-Jacob-Duvernet

  • Comment booster sa mémoire ?

    Comment booster sa mémoire ?

    1 Rester concentré en programmant des pauses régulières

    « La concentration, qui implique des moments d’attention soutenus et diffus, est la première porte d’entrée dans la mémoire à court terme. Mais inutile de se leurrer, personne ne peut rester pleinement attentif des heures !, rassure Sébastien Martinez, champion de France de la mémoire en 2015. L’astuce est de fractionner son temps de travail en ayant recours à la technique Pomodoro. Pour cela, programmez des pauses régulières dans votre journée. Multiplier les pauses n’est pas une perte de temps, au contraire c’est l’assurance d’une meilleure concentration ! Pendant ces pauses, vous pouvez tout simplement vous hydrater, aller aux toilettes, marcher ou méditer, par exemple. Supprimez également toutes les sources de distraction susceptibles de détourner votre attention. Cela passe par ranger en premier lieu son téléphone afin qu’il ne soit pas à portée de vue ! », insiste le jeune champion, aujourd’hui formateur en mémorisation.

    Qu’est-ce que la méthode Pomodoro ?

    Comment rester concentré des heures durant ? En utilisant la technique du Pomodoro. Cette méthode mise au point par Francesco Cirillo à la fin des années 1980 consiste à découper son temps de travail à l’aide d’un minuteur en forme de tomate (« pomodoro » en italien) en séquences de 25 minutes, chacune entrecoupée de 5 minutes de pause. Forcer le cerveau à s’arrêter au moment où l’on est le plus motivé permet de se remettre au travail avec encore plus d’énergie.

    2 Faire des associations d’idées, créer du lien et mobiliser ses 5 sens

    « Rendre mémorable des informations abstraites ou familier ce qui est étranger, voici le vrai secret des athlètes de la mémoire, explique Sébastien Martinez. Pour cela, on peut appliquer la méthode du SEL, acronyme de Sens, Enfance et Liens. Il est plus facile de retenir ce qui fait appel aux 5 sens (le toucher, la vue, l’ouïe, l’odorat et le goût), à la folie de l’enfance et ce qui est associé par des liens. Les 5 sens sont de formidables outils pour mémoriser. Gardez-les toujours en éveil. Pour mieux mémoriser, l’astuce est ensuite de procéder par association d’idées. Par exemple, pour se souvenir des noms de pays et de leurs capitales, une technique consiste à procéder par association phonétique. Par exemple, pour retenir que Minsk est la capitale de la Biélorussie, on pensera à une belle Russe pour Biélorussie et à Minnie pour Minsk. Pour faire le lien, reste à raconter une histoire rationnelle ou loufoque comme Minnie fait du ski et percute une belle Russe. »

    3 Inventer des histoires grâce à son imagination

     « Stimuler son imagination et susciter des images mentales décuple ses capacités de mémorisation. C’est la clé de voûte de la mémoire. Si l’information à retenir ne vous fait penser à rien de rationnel, n’hésitez pas à vous aventurer sur les chemins de la loufoquerie ! Plus l’histoire est drôle et fantaisiste, et mieux elle va s’encoder et devenir mémorable !, insiste Sébastien Martinez. Pour se souvenir que Napoléon Bonaparte est né à Ajaccio, imaginez un bon appart récuré à l’aide d’un détergent (Ajax). Pour retenir les pays d’Afrique de l’Ouest, voici par exemple une histoire originale qui mêle boissons, personnage historique et animaux : on peut penser à un jus de bissap (Guinée-Bissau) qui se transforme en Guinness (Guinée) de laquelle s’échappe en sautant une gambas (Gambie) immédiatement avalée par Léonard de Vinci (Sierra Leone) qui s’enfuit libre (Liberia) en courant vers un éléphant (Côte d’Ivoire). Alors vous aussi, laissez libre cours à votre imagination : créez vos propres histoires pour mieux mémoriser ».

    4 Transformer des lieux en « palais de mémoire »

    Autre méthode avancée par Sébastien Martinez, le procédé mnémotechnique connu sous le nom de palais de mémoire. « Il est pratiqué depuis l’Antiquité et s’appuie sur la mémoire visuelle. Le principe consiste à utiliser un lieu pour y disposer des informations à retenir. Le lien n’est plus seulement celui de la narration mais aussi celui de la position géographique. En déposant mentalement des mots dans des endroits que l’on connaît, on les retrouve ensuite plus facilement. Par exemple, si vous devez retenir les mots « bougie », « bonbon », « nuage » et « serviette », imaginez que votre palais de mémoire est la tour Eiffel. Le pied de la Dame de fer est illuminé par une bougie. Vous montez au premier étage par les escaliers : un bonbon vous attend comme récompense. Vous poursuivez votre ascension à pieds jusqu’au deuxième étage : une serviette de toilette est suspendue au-dessus du vide. Attrapez-la pour pouvoir essuyer votre transpiration. Au dernier étage, le brouillard est épais, vous êtes dans une mer de nuages. La mémoire fonctionne comme un puzzle : grâce à ces indices de récupération, vous reconstituerez petit à petit les pièces manquantes. »

    3 ouvrages pour s’exercer avec le champion de la mémoire

    • Une mémoire infaillible. Briller en société sans sortir son smartphone

      de Sébastien Martinez (19 €, éd. Premier Parallèle)

    • La mémoire est un jeu. Ce qu’il faut savoir pour tout savoir

      de Sébastien Martinez (18 €, éd. Premier Parallèle)

    • Une mémoire de Roi

      de Mathieu Burniat et Sébastien Martinez (bande dessinée, 20 €, éd. Premier Parallèle)

    L’Essentiel de l’article

    • Mobiliser ses 5 sens améliore considérablement la mémorisation.
    • Programmer des pauses régulières facilite la concentration et permet de mieux mémoriser.
    • Mémoriser consiste à connecter une information inconnue à quelque chose de connu.

    Sébastien Martinez