Catégorie : Bien dans mon corps

  • Yoga, comment s’y mettre ?

    Yoga, comment s’y mettre ?

    D’où vient le yoga ?

    Combinant exercices physiques et mentaux, le yoga est destiné à atteindre un bien-être. Comme son nom l’indique en sanskrit – yoga signifie unir –, cette pratique connecte le corps, l’esprit et la respiration. Il faut remonter à plus de 5 000 ans, bien avant la lutte et la course à pied, pour trouver les racines du yoga en Inde. Après les védas – textes sacrés qui ont explicité la symbolique du yoga –, l’auteur Patanjali codifia plus tard les principes fondateurs dans ses Yoga Sutra. Débarqué en Occident au XXe siècle, le yoga a connu un succès fulgurant dès les années 1960.

    Des postures diverses et variées

    Qui dit yoga dit entre autres bien-être physique. Pyramide, guerrier, sage, cobra, pince, chameau… Tous ces noms curieux sont bel et bien ceux de postures de yoga qui viennent renforcer et tonifier les muscles et soulager les douleurs tout en travaillant la souplesse et l’équilibre. Une séance débutera souvent par une « salutation au soleil », enchaînement de postures fondamentales de la pratique. Pour se challenger, on peut se lancer dans des postures comme celles du pont ou de la chandelle (tête en bas), du corbeau ou du scorpion (flexion du bas du dos en équilibre sur les avant-bras). Pas toujours évident un samedi à 8 heures du matin… Après ces acrobaties, rien de mieux que les positions de l’enfant, du pigeon ou du crocodile allongé ventre contre le sol pour étirer les muscles et se détendre.

    Ne pas oublier de respirer

    Prendre conscience et contrôler sa respiration est primordial pour accompagner la réalisation des postures. Selon les yogistes, la respiration, lien entre le corps et le plexus solaire, aiderait à diffuser l’énergie dans le corps, libérerait les tensions, équilibrerait le système nerveux, améliorerait le bien-être physique et mental et purifierait le corps. Parmi les techniques les plus étonnantes : la méthode bhastrikâ, qui consiste en une respiration abdominale rigoureuse et rythmée. Un peu comme un soufflet de cheminée. Mais sans la fumée !

    Un instant pour méditer

    Épuisé par le surmenage et le stress du quotidien ? La méditation, composante clé du yoga, aiderait à apaiser votre esprit et à le libérer des pensées parasites et négatives. On profite de ce moment pour s’ancrer dans l’instant présent, se concentrer sur l’essentiel et se recentrer sur soi. Résultats attendus : une créativité et une concentration qui seraient reboostées et un regain de confiance en soi. N’imaginez pas méditer assis en tailleur pendant d’interminables heures. Il suffit de s’allonger dans la posture du cadavre (drôle de nom !), de se détendre, de respirer profondément et de lâcher prise. Seuls les maîtres yogis sauront a priori atteindre un état de conscience suprême et une « libération ». Mais réussir à méditer 5 minutes est déjà un exploit !

    Des chants pour harmoniser les chakras

    Ne soyez pas surpris si un cours de yoga démarre avec le doux chant commun Om. Ce célèbre mantra – vibration sonore qui aide à concentrer l’esprit – élèverait spirituellement et unifierait les chakras. Les chakras ? Des centres énergétiques qui connectent le corps avec la conscience et l’esprit et qui feraient circuler l’énergie vitale. Les sept principaux chakras sont reliés à une partie du corps spécifique longeant la colonne vertébrale (tête, gorge, cœur, etc.).

    Différents yoga possibles

    Il existe plusieurs grands types de yoga pratiqués en Occident, parmi une centaine d’autres. Le hatha, forme de yoga la plus classique, se concentre sur le maintien de postures et la respiration, tandis que l’ashtanga est une pratique dynamique synchronisant la respiration avec le mouvement. Le vinyasa se focalise lui sur un enchaînement rythmé et libre de postures. Pour un yoga doux axé sur la relaxation et la méditation, mieux vaut opter pour le yin. À l’inverse, le bikram – yoga actif pratiqué dans une salle chauffée à 40 °C – éliminerait les toxines, encore faut-il apprécier de se faire rôtir les muscles. Les plus curieux s’essaieront au yoga aérien, suspendu dans un hamac, ou au sup yoga sur un stand up paddle sur l’eau.

    Vivre yoga

    Pour un grand nombre de ses pratiquants, le yoga est bien plus qu’une simple pratique : c’est une philosophie de vie et un art de vivre. Emprunter la voie du yogi est une démarche spirituelle qui apporterait selon eux une paix intérieure et une sérénité dans le quotidien. Un yogi aspire à un mode de vie simple, sain et axé sur la bonne santé mentale et physique. Ainsi, une alimentation saine et naturelle – ou même végétarienne – ne pourrait qu’améliorer votre bien-être.

  • Les étirements : quand les effectuer et comment en tirer des bénéfices

    Les étirements : quand les effectuer et comment en tirer des bénéfices

    Les étirements doivent s’effectuer à chaud

    FAUX. Attention, car les étirements peuvent créer des lésions musculaires s’ils sont trop poussés. « On a tendance à les conseiller plutôt à froid en étant progressif dans leur mise en place », explique Matthieu Almoyner. Il est cependant possible de faire des étirements légers à la fin d’un entraînement. « Mais uniquement si celui-ci n’a pas été trop intense, en étant prudent et sans chercher à gagner en amplitude », prévient le masseur-kinésithérapeute.

    Il existe deux types d’étirements

    VRAI. Les étirements passifs sont réalisés en statique et consistent en un allongement musculaire durant lequel l’étirement est maintenu généralement entre 20 et 25 secondes. « Dans les étirements dynamiques, on intègre une contraction musculaire, explique Matthieu Almoyner, avant de préciser qu’il existe un sous-type, les étirements “balistiques”, qui intègrent un mouvement de balancier pendant la phase d’étirement. »

    Les étirements réduisent les douleurs liées aux courbatures

    FAUX. Il est important de comprendre que les courbatures sont une réponse inflammatoire à un effort inhabituel ou plus intense que d’habitude. Faire des étirements lorsqu’on souffre de courbatures peut même s’avérer dangereux, alerte Matthieu Almoyner : « Cela peut augmenter cette inflammation ou, inversement, s’ils sont faits avant un effort, “endormir” les récepteurs de la douleur. » Dans ce dernier cas, la personne ne se rend pas compte que l’effort est trop intense, ce qui peut aggraver l’inflammation existante.

    Les étirements évitent les blessures

    VRAI, en partie. « Les étirements sont un facteur permettant de limiter leur apparition, mais ce n’est clairement pas le facteur principal », analyse le kinésithérapeute du sport. D’autant plus qu’une blessure peut avoir de multiples origines, il est donc difficile d’affirmer que les étirements peuvent systématiquement aider à les prévenir.

    Il faut s’étirer avant et après une séance de sport

    CELA DÉPEND. Les étirements passifs avant une séance sont à proscrire, car ils ont tendance à endormir le muscle, ce qui est contraire au but d’un échauffement. « En revanche, les étirements actifs peuvent être réalisés pour échauffer le muscle », souligne Matthieu Almoyner. Après la séance, il est possible de s’étirer, mais seulement « si la séance n’a pas été trop intense, poursuit le spécialiste, mais l’idéal reste de le faire à froid de manière progressive ».

    S’étirer améliore la souplesse, et donc la mobilité

    VRAI, en partie. Les étirements ont bien pour principal effet de rendre plus souple, car ils allongent le muscle. « Un muscle souple va forcément permettre à une articulation de mieux bouger », note le masseur-kinésithérapeute. En revanche, « il ne faut pas nécessairement être souple pour être mobile » : la mobilité peut se développer autrement.

    S’étirer améliore les performances sportives

    Tout dépend du sport pratiqué. Certaines activités nécessitent une grande souplesse, d’autres non. « Pour les gymnastes, c’est sans aucun doute un facteur de performance, observe ainsi Matthieu Almoyner. Par contre, pour la course à pied, on sait qu’une certaine rigidité des tendons d’Achille permet un meilleur renvoi de l’énergie. » Il faut donc bien adapter les étirements à la pratique sportive.

    Les étirements n’ont pas de véritable utilité

    FAUX. Les étirements ont bien des bénéfices : ils améliorent et renforcent la mobilité générale du corps. « Mais ils doivent faire partie d’une routine plus globale (sport, alimentation, sommeil) pour en tirer le maximum, prévient le spécialiste du sport, avant de conclure : En somme, ce n’est pas un remède miracle. »

    En résumé, pour être utiles, les étirements doivent être adaptés à l’activité physique pratiquée et réalisés au bon moment. Dans le doute, il est toujours utile de consulter un professionnel qui saura vous orienter vers les étirements adaptés à votre cas.

  • Comment prendre soin de ses pieds ?

    Comment prendre soin de ses pieds ?

    Faire un appel du pied, avoir bon pied bon œil, travailler d’arrache-pied ou encore casser les pieds… Les expressions comprenant le mot « pied » sont si nombreuses que l’on saisit vite l’importance de cette partie de notre corps. Mais pour ce qui est d’en prendre soin, ce n’est pas toujours évident. Les pieds sont, selon les podologues, trop souvent négligés (contrairement aux mains) bien qu’ils effectuent entre 6 et 10 000 pas par jour et, en moyenne dans une vie, deux fois et demie le tour de la Terre. Arrêtons de sous-estimer nos pieds où une telle négligence aura son lot de conséquences, comme nous le rappelle le site d’Ameli, le site de l’assurance maladie : « Cela vous aidera notamment à poursuivre vos activités physiques et sportives, à diminuer votre risque de chute, à éviter l’épaississement de la peau des pieds – responsable de cors, cals et durillons – à prévenir les infections (mycoses ou verrues plantaires) et l’incarnation des ongles, ou encore à éviter les complications en cas de diabète ou de troubles vasculaires (artérite des membres inférieurs). »

    Une bonne hygiène, la base

    Prendre soin de ses pieds, c’est avant tout les nettoyer quotidiennement – ou davantage, si la personne est sujette à une transpiration excessive. Comment ? En utilisant de l’eau (ne dépassant pas les 37°C) et un savon doux, tel que le savon de Marseille, tout simplement. Attention à bien les rincer et à bien les essuyer – en particulier entre les orteils – afin de prévenir la macération, source d’infection.

    Les soins, le petit plus

    Que la peau de vos pieds soit sèche ou non, il est toujours conseillé d’hydrater quotidiennement les pieds (au moins les talons, la semelle plantaire et le tour des ongles), en les massant à l’aide d’une crème hydratante. Attention à toujours bien éviter les espaces entre les orteils.

    Rubis sur l’ongle

    Une bonne hygiène des pieds, c’est aussi penser à se couper les ongles régulièrement et correctement, afin d’éviter les petites blessures ou la survenue d’un ongle incarné. L’idéal est de le faire après la douche (ou le bain) – car les ongles sont ramollis par l’eau – et de les couper court et le plus rond possible. « Si on ne sait pas faire, il y a la fameuse technique qui est de laisser les angles des ongles dépasser, rappelle Fabian Retif, podologue-pédicure basé à Angers. Si on n’arrondit pas correctement, on laisse un petit étron dans le sillon de l’ongle et, avec les petits chocs de la chaussure, ça peut s’incarner. » Pour ce qui est de l’outillage, le site Ameli recommande d’utiliser « des ciseaux à ongles désinfectés à l’alcool ou un coupe-ongle ». Mais, si vous estimez manquer d’expertise – ou si vous avez tout simplement la flemme – il est toujours possible de prendre rendez-vous chez un podologue-pédicure.

    Changer fréquemment de chaussettes et bien choisir ses chaussures

    On ne vous apprend rien : les chaussettes doivent être renouvelées quotidiennement. Et pour limiter la transpiration, mieux vaut privilégier les fibres naturelles telles que le coton. À noter que, pour des pieds fragiles, l’absence de coutures est un plus, limitant les risques d’irritation cutanée. Et qu’en est-il des chaussures ? Plusieurs aspects doivent être considérés : une pointure adaptée, un bon maintien du pied, un cuir souple et une largeur suffisante. « Beaucoup de chaussures – notamment chez les femmes – ont un avant-pied trop fin, pouvant entraîner des cors ou des ongles incarnés, avertit Fabian Retif. Pour être sûr de soi, je conseille de sortir la semelle de propreté qui se trouve à l’intérieur de la chaussure. Posez ensuite le pied sur cette semelle pour bien vérifier que tous les orteils tiennent (gros orteil et auriculaire). » Sans surprise, le podologue met en garde contre les chaussures aux talons dépassant les 4 centimètres.

    Marcher pieds nus (le plus souvent possible)

    « Comme une main, le pied est fait d’une multitude de muscles, note Fabian Retif. Mais le fait que le pied soit chaussé, c’est comme si nous avions une main dans un gant toute la journée. Nous ne sollicitons que certaines parties du pied. Marcher pieds nus un certain temps revient à stimuler l’ensemble du pied et à rééquilibrer tous les points d’appui. » Les podologues recommandent cet exercice.

    En cas de diabète et d’artérite des pieds

    Il arrive que certaines personnes présentent « des troubles de la sensibilité des pieds, liés par exemple à un diabète ou à une mauvaise vascularisation », indique aussi Ameli.fr. Dans ces cas, des précautions particulières sont à prendre en compte : éviter d’exposer ses pieds à des sources de chaleur directe (bouillotte, radiateur, sable chaud, cheminée, etc.), limiter les risques de plaies, protéger sa peau au maximum, mais surtout, « inspectez-les quotidiennement afin de détecter d’éventuelles anomalies, insiste Fabian Retif. L’utilisation d’un miroir peut d’ailleurs aider ». Anomalies ou pas, il est fortement recommandé de faire examiner ses pieds chaque année, par un pédicure-podologue ou son médecin traitant.

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  • Le shiatsu : quels bienfaits et pour qui ?

    Le shiatsu : quels bienfaits et pour qui ?

    Et si certaines de nos douleurs physiques et émotionnelles pouvaient être résolues par des pressions de doigts ? C’est le principe du shiatsu, technique manuelle de soin qui émerge au Japon dans la première moitié du XXe siècle. Inspirée par la médecine traditionnelle chinoise et reconnue par le ministère de la Santé nippon depuis 1964, cette discipline est apparue relativement récemment en France, où exercent près de 2 500 praticiens. Si elle n’y est pas reconnue officiellement, bon nombre d’experts s’accordent sur les bienfaits qu’elle peut procurer. Le point avec Anne Albaret, praticienne et secrétaire générale de la Fédération française de Shiatsu traditionnel (FFST) et Isabelle Laading, praticienne depuis une trentaine d’années et autrice de plusieurs ouvrages, dont Shiatsu, voie d’équilibre (DésIris, 1999).

    Une pratique qui considère le patient « dans sa globalité »

    Selon le ministère de la Santé japonais, le shiatsu a pour objectif « de corriger les déséquilibres énergétiques de l’organisme, d’améliorer et de préserver la santé ». Concrètement, il s’agit d’un massage réalisé avec les doigts qui permet de débloquer certaines zones du corps. « Le Shiatsu s’appuie sur des points d’acupuncture, le long des méridiens (sorte de canaux du corps humains via lesquels circule l’énergie, ndr), sur lesquels l’on va apposer une pression permettant la libération d’hormones et le soulagement de la douleur, détaille Anne Albaret. Ces stimulations « activent le système nerveux parasympathique », ce qui génère un état de détente profonde. « Les pressions sont douces », rassure Isabelle Laading. La libération d’énergies agit aussi sur l’état psychique du patient : dans cette discipline, les états physique et émotionnel sont interconnectés.

    L’être humain est considéré « dans sa globalité », poursuit Isabelle Laading, qui explique que le shiatsu est « un traitement du terrain » qu’est le corps humain. Il peut ainsi accompagner efficacement les soins conventionnels appliqués dans le cas de pathologies allant du stress à la dépression, en passant par des maladies chroniques et problèmes digestifs. Des séances sont même recommandées aux patients souffrant de cancers. « Elles permettent de mieux supporter les effets secondaires de la chimiothérapie, observe Anne Albaret. L’OMS le présente d’ailleurs comme une « médecine traditionnelle complémentaire ». Mais le shiatsu peut également jouer un rôle de prévention. « Il est plus facile de maintenir un équilibre que de remonter la pente du burn-out », prévient Isabelle Laading, qui rappelle que « sans remplacer les psychologues », les praticiens peuvent aider à entretenir la santé mentale des patients.

    Comment se déroule une séance de shiatsu ?

    Lors d’une séance, un temps est dédié dès le début à l’échange. « L’objectif est que le patient nous parle de sa souffrance afin de pouvoir cibler les déséquilibres énergétiques sur lesquels travailler », explique Isabelle Laading. Antécédents, alimentation, sommeil, tout est passé en revue. « Je vais ensuite faire quelques palpations et étirements pour voir comment le corps bouge », commente Anne Albaret. Puis, le professionnel commencera le travail. « Il y a différentes écoles, observe Isabelle Laading, mais dans la mienne, on effectue un shiatsu complet du corps à chaque séance, sur un matelas au sol. » À noter que le massage s’effectue habillé. Enfin, un bilan est réalisé. En tout, comptez entre 1h et 1h30 pour une séance, au terme de laquelle vous aurez sûrement besoin de vous reposer après un tel travail en profondeur du corps. Si le shiatsu s’adresse bel et bien à tout le monde, y compris aux femmes enceintes car cela permet de détendre et préparer l’accouchement, il existe toutefois quelques contre-indications. « C’est le cas lorsqu’il y a un risque de phlébite, ou encore un état infectieux ou de l’hypertension non stabilisée », prévient Anne Albaret.

    Bien choisir son praticien

    Mais comment faire pour bien choisir son praticien ? Il existe des certifications reconnues par la profession. En plus de celle proposée par le FFST, deux autres sont rattachées à des organisations professionnelles : le Syndicat des praticiens de shiatsu (SPS) et l’Union francophone des praticiens de shiatsu thérapeutique (UFPST). « Il faut faire attention à ce que le praticien ait bien l’un de ces trois certificats », conseille Anne Albaret. Ceux-ci sont gages de qualité et d’un enseignement comprenant, pour la FFST, 500 heures de théorie et 200 heures de pratique. N’hésitez donc pas à bien vous informer.

  • Sport et mal de dos : quelles activités choisir ?

    Sport et mal de dos : quelles activités choisir ?

    1 Le mal de dos : le mal du siècle

    Si vous souffrez du dos, sachez que vous n’êtes pas seul ! En effet, les centres antidouleur sont en premier lieu sollicités pour le mal de dos.

    La nuque, le milieu du dos ainsi que le bas du dos sont les zones les plus touchées par le mal de dos.

    Quant à son origine, elle peut être multiple. Le mal de dos peut se manifester après un étirement ou suite à une inflammation des ligaments ou des tendons, voire des muscles. L’arthrose peut aussi être source de douleurs dans le dos.

    80 %

    C’est le nombre de Français qui souffrent, ont souffert ou souffriront du dos. (1)

    2 Le sport : un allié ?

    Si Churchill attribuait (entre autres) sa forme physique au « no sport », il est pour autant reconnu que l’activité sportive, quand elle est bien choisie, peut être une alliée du mal de dos. Un dos fragile ou douloureux ne doit pas être un frein à la pratique d’une activité physique régulière.

    L’important est d’apprendre à privilégier les disciplines et les mouvements qui lui font du bien ou tout au moins de proscrire celles qui risquent d’accentuer les tensions ou les douleurs.

    Néanmoins, avant de commencer une activité physique, passez chez votre médecin généraliste. Il pourra vous conseiller une activité sportive adaptée et vous fournira un certificat médical si vous souhaitez intégrer une association sportive ou une salle de sport.

    3 Mal de dos : les 6 sports à privilégier

    Le gainage ou la gym de dos

    Les exercices de gainage ou la gymnastique de dos améliorent la stabilité de la colonne vertébrale. Ils renforcent les muscles paravertébraux et abdominaux qui ont un rôle essentiel dans la protection du dos.

    Le stretching postural

    Le stretching postural permet d’assouplir le corps tout entier ainsi que d’agir sur le renforcement musculaire. Il permet au corps de mieux bouger et de moins se contracter.

    Le yoga, le tai-chi et le qi gong

    Le yoga, le tai-chi et le qi gong sont basés sur des postures statiques et lentes qui permettent de se muscler et de s’étirer sans tensions brusques. Associées à des exercices respiratoires, ces trois disciplines relaxent le mental.

    Certaines postures de yoga, plutôt douces, permettent d’estomper progressivement les contractions musculaires liées au stress ainsi que de nombreuses douleurs cervicales et dorsales.

    Attention toutefois : certaines postures peuvent s’avérer douloureuses pour le dos. Initiez-vous dans une salle de sport et prenez conseils auprès de votre professeur.

    La natation

    La natation est classiquement recommandée à tous ceux qui souffrent de la colonne vertébrale. Avec ce sport, le dos ne souffrira pas de chocs comme sur la terre ferme : le corps flotte et le dos est ainsi préservé.

    La brasse coulée et le dos crawlé restent les nages les plus sûres pour le dos. Le crawl reste néanmoins une nage plus technique qui nécessite de garder une bonne symétrie de mouvements.

    Le vélo

    La petite reine est un sport qui limite les tensions brutales et la dissymétrie qui fatigueraient le dos. Un vélo adapté, une bonne position et de l’entraînement suivi d’une série d’étirements sont à privilégier.

    Quelle est la posture idéale pour du vélo sur route ?

    • Tout d’abord, soyez le plus droit possible sur sa selle. Ne recherchez donc pas à être aérodynamique.
    • Relevez un peu la potence.
    • Et baissez la selle.

    Par contre, oubliez le VTT : les secousses provoquées par les chemins et les pierres affectant votre dos.

    L’idéal reste la pratique en salle sur des vélos spécifiques qui disposent de sièges adaptés aux personnes qui souffrent du dos.

    Vous êtes adhérent Macif ?

    Le contrat Santé Macif vous propose selon les formules, un remboursement forfaitaire pour vos séances d’ostéopathie.**

    Bon à savoir

    Les réglages de la selle et du guidon sont essentiels sur un vélo pour prévenir les douleurs. Incliner la selle vers l’avant de 10 à 15° éviterait les douleurs lombaires. Vous pouvez également installer un rehausseur de guidon pour une position redressée.

    La marche

    Qu’elle soit rapide ou lente, la marche permet de muscler son dos en douceur.

    Il convient de :

    • favoriser les petits pas plutôt que les grandes enjambées ;
    • privilégier les terrains souples en campagne lors de grandes randonnées ;
    • éviter les sacs à dos trop chargés ;
    • être toujours bien chaussé ;
    • prendre des bâtons de marche pour caler son pas et son souffle.

    4 Mal de dos : les sports à éviter

    Tout ce qui « tasse » le dos

    On retrouve : le saut à la corde, l’équitation et la moto qui se révèle mauvaise sur le long terme.

    Les impacts forts

    Tous les sports qui génèrent des pressions importantes sont à bannir. On note : le tennis, le rugby, le judo et surtout le squash, particulièrement violent avec des arrêts et des rebonds très brutaux.

    Les postures dissymétriques

    Si vous souffrez du dos, évitez certains sports comme le tennis, le judo ou même le golf qui font travailler le même côté du dos. À terme, cela pourrait causer un déséquilibre de la colonne vertébrale.

    ** Dans les limites et conditions du contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Le gainage et le stretching postural améliorent la stabilité de la colonne vertébrale.
    • Le yoga, le tai chi et le qi gong musclent et étirent sans tension brusque.
    • La natation fait travailler le corps en douceur.
    • Le vélo est adapté et, avec une bonne position, il limite les tensions.
    • La marche muscle le dos en douceur.

    (1) Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés.
  • Pratiquer du sport en été : astuces pour se dépenser en sécurité

    Pratiquer du sport en été : astuces pour se dépenser en sécurité

    L’été, lorsque le thermomètre est au plus haut, la pratique d’une activité sportive peut fatiguer l’organisme. « Le risque de l’exposition aux fortes températures pendant l’effort est la déshydratation et un coup de chaleur. Des signes comme des crampes montrent que vous sollicitez trop votre organisme », prévient Agnès Verrier, chargée de prévention en santé environnement à Santé Publique France.

    Bien manger, bien dormir, bien se vêtir

    Depuis le mois de mai, l’agence a lancé le dispositif « Vivre avec la chaleur » avec un site internet qui donne tout une série de conseils destiné notamment aux sportifs qui voudraient continuer à se dépenser malgré les fortes chaleurs. Le principe est « de proposer notamment aux sportifs qui ont une pratique individuelle et non encadrée des solutions pour adapter l’activité sportive quand les fortes chaleurs arrivent », explique Agnès Verrier qui a participé à la mise en place de ce dispositif. Mais celle-ci insiste sur le fait que les hautes températures ne doivent pas dissuader les sportifs, tout est une question de bons réflexes. « Le sport est bon pour la santé : il ne s’agit pas d’y renoncer. Quand les températures augmentent, on préfère pratiquer son sport tôt le matin. Il est aussi important d’écouter son corps, de continuer à manger équilibré et revoir peut son activité en cas de manque de sommeil. Un conseil important et facile à mettre en œuvre : boire de l’eau avant, pendant et après son activité sportive. Une autre solution est de porter des vêtements adaptés : une tenue respirante qui permet d’évacuer la transpiration. »

    Et attention aux idées reçues. Santé publique France conseille bien sûr d’éviter le sport en milieu de journée, mais aussi en fin d’après-midi. « Il ne faut pas confondre risque solaire et risque chaleur. Attention les températures augmentent au-delà des heures où le soleil est le plus dangereux pour sa peau, entre midi et 16 heures. Dans la journée, il fait de plus en plus chaud jusqu’à 17-19 heures, voire plus tard dans les zones très urbanisées, appelés îlots de chaleur urbains », alerte Agnès Verrier.

    Attention au risque chaleur

    Maxime, 34 ans et habitant à Lyon, est justement tombé dans ce piège l’été dernier. « J’habite en centre-ville et j’avais pris l’habitude depuis quelques mois de courir après mon travail aux alentours de 18 h. Sauf qu’en été, le bitume emmagasine la chaleur toute la journée et quand je commençais à courir, il faisait encore extrêmement chaud. J’ai senti que je fatiguais très vite, jusqu’au jour où j’ai carrément eu des vertiges. J’ai dû arrêter de courir après 15 minutes, je pense avoir fait un coup de chaleur », raconte ce fan de course à pied. Une mauvaise expérience qui l’a poussé à changer totalement ses habitudes. Dès que les températures quotidiennes commencent à avoisiner 30 °C, ce sportif se lance dans des footings matinaux. « Je me lève une heure et demie plus tôt pour commencer à courir vers 6h30, c’est tôt, mais c’est bien plus agréable », assure le trentenaire. Une pratique que préconise la chargée de prévention de Santé publique France, qui donne même des astuces pour trouver des oasis de fraîcheur près de chez soi : « Pendant les pics de chaleurs, il faut se renseigner auprès de sa mairie. Parfois les parcs sont ouverts toute la nuit, ça permet de courir très tôt le matin. C’est peut-être aussi une belle occasion pour aller à la piscine. De plus en plus de mairies adaptent leurs horaires quand il fait très chaud. La nage est un moment agréable, mais c’est aussi un sport complet qui permet d’entretenir entièrement son corps. »

    En été, Thibault Mevel, coach sportif à Eguilles, près d’Aix-en-Provence, privilégie lui aussi les cours en matinée. « De toute manière, les sportifs que j’accompagne me demandent eux-mêmes des rendez-vous le matin ou en toute fin de journée. Et dans la journée, j’essaie de garder ma salle ventilée et rafraîchie au maximum », explique-t-il. Il prévient ses élèves de bien boire et de bien s’alimenter au quotidien pendant ses pics de chaleurs pour pouvoir continuer à se dépenser en sécurité : « Sinon ça vient s’ajouter au stress que provoque la chaleur sur le corps. » Pour éviter les coups de chaud, le coach réduit aussi un peu l’intensité des exercices : « On fait plus de pauses. Mais je leur dis aussi que la chaleur n’est pas une excuse pour ne pas faire de sport. Il faut garder la motivation, s’adapter et écouter son corps ! »

  • Post-partum : l’importance de la rééducation du périnée

    Post-partum : l’importance de la rééducation du périnée

    Essentiel pour la continence, le périnée est un ensemble de muscles formant le plancher pelvien entre les deux os du bassin. C’est là que se situent la vessie, l’utérus, le vagin et le rectum. Lors de l’accouchement, il s’assouplit pour laisser passer le bébé. Les tissus étirés du périnée reprennent leur forme naturellement au bout de plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Mais il est essentiel de suivre une rééducation avec un spécialiste avant de reprendre le sport et pour éviter des problèmes d’incontinence à l’effort.

    Un bilan périnéal 6 à 8 semaines après l’accouchement

    Nathalie Mutel-Laporte est sage-femme à l’Institut Mutualiste Montsouris à Paris depuis 25 ans. Elle rappelle que « le post-partum se prépare » via une bonne information des femmes dès le début de la grossesse : « C’est le bon moment pour leur parler de rééducation périnéale. » La première étape vient dès la suite de couche. « J’accompagne les patientes, notamment quand elles ont vécu des accouchements traumatiques et ont du mal à se réapproprier leur corps », détaille la sage-femme, qui a pris pour habitude d’utiliser un miroir pour montrer aux femmes leur vulve et les rassurer. Assia, 31 ans et qui a eu sa fille il y a trois ans, se souvient de l’angoisse : « J’avais l’impression que mon corps était complètement déformé. » Vient ensuite le bilan périnéal, six à huit semaines après la naissance. Cécile Cape est kinésithérapeute et s’est spécialisée dans la rééducation post-partum. Au début, son objectif est de faire « prendre conscience de leur périnée » à ses patientes, ce qui n’est pas toujours facile. Elle commence par effectuer un état des lieux : « Y a-t-il des douleurs liées à l’accouchement, à une épisiotomie, une cicatrice ? »

    Une rééducation à durée variable

    S’ensuit alors un toucher vaginal pour tester la musculature et « vérifier que tout est à sa place ». Cécile Cape demande alors à ses patientes de faire comme si elles voulaient se retenir d’uriner, ce qui a pour effet de contracter le périnée : « Certaines patientes ne sentent pas bien l’envie d’uriner, ce qui est normal, il faut donc remuscler le plancher pelvien. » À 30 ans, Adèle* a eu une fin de grossesse et un accouchement difficiles. Elle qui espérait reprendre rapidement le sport a dû freiner ses ambitions : « Je ne maîtrisais pas du tout mon périnée. C’était extrêmement difficile de faire un saut sans avoir envie de faire pipi. » Cette étape a également constitué pour Assia un apprentissage : « Je n’avais pas conscience de la façon dont le périnée était sollicité dans la vie de tous les jours. »

    Souvent, il faut ainsi effectuer un véritable travail de pédagogie. Une fois le diagnostic établi, le professionnel va proposer des exercices de contraction et de relâchement à la patiente. La première étape est de maîtriser ses abdominaux « profonds ». Allongée sur le dos, les genoux repliés et les mains posées sur le bas-ventre, la patiente essaye de contracter ses abdominaux, comme si elle voulait les rentrer vers l’intérieur. « Ce dernier point est très important, car si le bas-ventre pousse les mains vers le haut, c’est que l’exercice est mal fait. Il faut alors prendre le temps de plusieurs séances », observe Cécile Cape. La gestion de la respiration joue un rôle important dans ces exercices.

    Une fois cette étape maîtrisée, l’exercice peut être répété, mais cette fois-ci en faisant basculer le bassin vers la poitrine, ou en essayant de rentrer au maximum les abdominaux vers le dos. En parallèle, il est utile, debout ou assise, de s’entraîner à contracter son périnée – en se retenant d’uriner. Au fur et à mesure de la progression, le nombre de répétitions et la durée de l’exercice peuvent être augmentés, jusqu’à pouvoir passer à des exercices abdominaux plus exigeants. Attention, cependant, il est important d’avoir l’avis d’un professionnel qui vous aiguillera tout au long de ce processus.

    Lire aussi : Post-accouchement : les bons réflexes à avoir après la naissance de votre bébé

    Ensuite, si la rééducation avance bien, certaines activités physiques pourront reprendre. Aujourd’hui, cinq mois après son accouchement, Adèle a pu reprendre la course, « mais continue à être suivie par un kinésithérapeute ». Car en parallèle, une rééducation abdominale doit également être effectuée avant d’aborder des exercices plus intenses. Combien de temps dure la rééducation ? Si plusieurs semaines sont le minimum, il n’existe pas de règles. « Pour certaines, la rééducation dure quatre à cinq mois et pour d’autres un an, voire plus. On arrête lorsque la patiente n’a plus de douleurs, qu’elle est continente à l’effort, que sa sangle abdominale est redevenue solide et qu’elle a pu reprendre des rapports sexuels agréables », détaille Cécile Cape. Pour Assia, les choses sont allées relativement vite : « J’en ai eu pour quatre mois. » Adèle, de son côté, y travaille depuis cinq mois et sait que cela va prendre « encore un petit bout de temps ».

    Ne pas hésiter à se renseigner

    Malheureusement, comme le souligne Nathalie Mutel-Laporte, « la rééducation périnéale est loin d’être systématique ». Selon l’enquête périnatale de 2021, la dernière en date, l’entretien postnatal, qui permet de définir une « feuille de route », n’est effectué que par 38 % des femmes au niveau national. L’une des raisons est le manque d’information. « Il reste une vraie éducation à faire pour une prise de conscience généralisée et plus précoce, déplore la sage-femme. Même dans les cours de sport à l’école, on fait encore trop souvent faire aux filles des exercices sans tenir compte de leur impact potentiel. »

    Cécile Cape s’est occupée de la rééducation de beaucoup de sportives, amatrices comme professionnelles. Et a eu affaire à des femmes qui avaient déjà des problèmes d’incontinence : « Dans la majorité des sports, on ne leur a jamais ou presque parlé de périnée avant qu’elles accouchent. » Comme à l’école, l’absence d’information laisse de nombreuses femmes dans l’ignorance. C’est le cas d’Adèle : « J’ai fait du handball pendant 15 ans, et le sujet n’a jamais été abordé. » En d’autres termes, il ne faut pas hésiter à se renseigner auprès de professionnels.

    En parallèle, une rééducation abdominale essentielle

    Une fois bien commencée la rééducation du périnée, celle des abdominaux peut débuter. Il s’agit de reconstruire la sangle abdominale, qui a parfois été fortement altérée par la grossesse. « On fait d’abord un bilan pour vérifier qu’il n’y a pas eu de diastasis des grands droits », explique Cécile Cape, c’est-à-dire un écartement des muscles droits de l’abdomen. Durant plusieurs séances, la patiente va alors devoir effectuer des exercices légers pour renforcer la ceinture, et réduire et maîtriser le diastasis si nécessaire. « Des exercices simples me fatiguaient beaucoup, je n’avais jamais ressenti ça », se souvient Adèle.

    C’est souvent l’occasion pour le professionnel d’enseigner les bons exercices, rappelle Nathalie Mutel-Laporte : « Il ne faut pas appuyer sur son périnée avec ses abdominaux, par exemple en faisant des crunchs. Cela provoque des risques de fuites urinaires et de descentes d’organes. » Avec, pour objectif, de pouvoir reprendre le sport en augmentant petit à petit l’intensité et la régularité.

     

    *le prénom a été modifié.

    Prendre soin de soi enceinte et après

    La Macif vous accompagne dans ce nouveau moment de vie.

  • Manger des fruits et des légumes : un jeu d’enfant !

    Manger des fruits et des légumes : un jeu d’enfant !

    Pomme, orange, banane, citron ou kiwi, nombreux été les fruits présents sur les mini-stands de ce marché pas comme les autres qui s’est tenu en mars 2024. « C’est un marché dédié à 100 % aux enfants, c’est-à-dire que les enfants sont soit des clients soit des vendeurs, explique Monique Rubin, présidente de la Fédération nationale des Marchés de France venue superviser l’événement. Ce concept est né à Valence il y a sept ans. Avec le maire de la ville, nous avions besoin d’une nouvelle activité pour le Valence en gastronomie festival, quelque chose de tourné vers les enfants. C’était bien tombé, car j’avais vu chez mon partenaire Vitabri un petit stand tout beau, tout mignon, comme ceux que vous voyez ici. C’était comme un flash. J’ai donc demandé à acheter dix de ces stands à mettre dans un seul camion pour sillonner les villes de France et proposer nos animations. »

    Faire la différence entre le bon et le fade

    Au total, 160 enfants, âgés entre 6 et 12 ans et venus de trois établissements scolaires différents, garnissent la place. Entre eux, les écoliers font leurs courses avec une monnaie fictive mise gratuitement à disposition à l’entrée du marché : le Fruitatou. « Est-ce qu’on peut faire des promotions avec une carotte achetée pour une deuxième offerte ? », demande le jeune Hugo, visiblement à l’aise dans son rôle de commerçant. Pour les parents comme Leïla et Amine, proches des rambardes délimitant l’accès au marché, c’est aussi l’occasion de voir leurs enfants au contact de la vie marchande. « Grâce à ces ateliers, nos enfants apprennent à choisir de bons produits, mais aussi le quotidien de la vente ou l’achat, il y a un aspect commercial intéressant, explique la mère. Nous habitons La Voulte depuis quelques années maintenant, et nous pensons aux agriculteurs à côté de chez nous qui souffrent de la concurrence des pays étrangers, de la production de masse. Pourtant, leurs produits sont d’excellente qualité. »

    Fournisseur des fruits et légumes pour cette deuxième édition du Marché des Enfants à La Voulte-sur-Rhône, David Bucher est ravi d’avoir été choisi pour cette initiative destinée à sensibiliser les enfants au « bien manger » et faire découvrir l’univers du marché avec une participation concrète. « J’ai également des enfants à la maison donc je leur ai appris à connaître les différents fruits et légumes, explique le maraîcher de 45 ans. Cela démontre que pour s’alimenter, il n’y a pas que les supermarchés et qu’il existe d’autres moyens d’accéder à des produits frais. Personnellement, je ne fais que dans les produits bios. Et il faut le dire, c’est un autre goût quand on le déguste ! Par exemple, mes enfants mangent parfois à la cantine et ce n’est pas forcément qualitatif. Quand je vois les pommes que ma fille me ramène de l’école, c’est même dégoûtant… Mais au moins, cela permet de bien faire la différence entre le bon et le fade. »

    Manger des fruits et des légumes : un jeu d'enfant !

    « En 2024, nous prévoyons une douzaine de Marché des Enfants »

    Au total, près de 150 kilos de fruits et légumes frais ont été répartis dans les différents sacs des enfants. Seules quelques mandarines sont restées dans les caisses en bois… Venu observer sa fille et son fils, Amine abonde dans le sens des circuits courts. « Des tomates bien rouges, rondes et grosses, mais qui viennent d’Espagne, nous évitons de les consommer, explique le père de famille. Le fruit est beau d’apparence, mais les produits utilisés modifient la qualité et le goût. Quand j’étais petit au Maroc, ma grand-mère avait son potager. Elle faisait pousser des tomates et des poivrons. Souvent, ils n’étaient pas parfaits visuellement, mais on pouvait les sentir de loin. J’étais sur le palier de la porte d’entrée et je sentais les tomates. Maintenant, tu peux aller en grande surface et prendre une tomate, puis l’ouvrir pour la mettre devant ton nez, tu ne vas rien sentir. Même au moment de cuisiner, l’odeur ressort à peine. C’est presque devenu du plastique ! Alors honnêtement, je préfère payer 2 ou 3 euros de plus en sachant que je mange quelque chose de bon. »

    Manger des fruits et des légumes : un jeu d'enfant !

     

    Grâce à cet élan pédagogique, le Marché des Enfants s’intègre progressivement aux différents marchés de France. « En 2024, nous allons faire au moins une douzaine de marchés soit un par mois, évoque Monique Rubin, également présidente des syndicats des marchés de Drôme-Ardèche. Aujourd’hui, c’est un petit format. Dans le festival de Valence en gastronomie, ce sont 1100 enfants sur deux jours qui viennent pour le marché, mais aussi des ateliers pour le dessin, des quizz… En fonction du temps que nous avons, nous nous adaptons. Nous avons déjà œuvré pour les marchés de Martigues, Marignane, Sceaux, Amiens, Caen… Il y en a pour tout le monde et dans différents cadres. »

    À la fin de la matinée, le Marché des Enfants de La Voulte referme ses portes et les écoliers retournent à leur pain quotidien. Depuis son stand pour adultes, David porte un regard plein d’espoir sur ce passage de témoin entre les retraités qu’il considère comme ses principaux clients et la nouvelle vague. « Là, nous parlons de l’alimentation, de la santé, de l’avenir des gamins, conclut le marchand. C’est manger avec de bonnes vitamines, sans pesticides ! Mes grands-parents étaient agriculteurs donc j’ai été sensibilisé à cela et j’ai poussé dans ce sens. L’idée, c’était de diversifier les fruits et légumes, sélectionner des produits de saison. Ne pas manger des fraises en décembre, cela s’apprend ! C’est une éducation pour les années futures. » Au-delà des slogans, bien manger s’associe sans doute au début du bonheur.

    Aux quatre coins de la France

    Action menée par la Macif avec la Fédération Nationale des Marchés de France, le Marché des enfants valorise notamment les commerces de proximité en plein air, les circuits-courts et l’alimentation équilibrée après des 6-12 ans.

  • Comment choisir son coach sportif ?

    Comment choisir son coach sportif ?

    1 Pourquoi choisir un coach sportif ?

    Parce qu’il vous motive

    5,7 millions. C’est le nombre, en 2017, de Français inscrits dans les quelque 4 200 clubs ouverts dans l’Hexagone (1). Ces chiffres élevés n’indiquent en rien que les inscrits sont des sportifs assidus. Paresse, ennui, méconnaissance des appareils ou malaise peuvent causer l’abandon de la pratique du sport en salle. C’est alors que les coachs à domicile et en salles de sport apparaissent : ils ne vous jugent pas, agissent avec bienveillance et ne songent qu’à vous faire progresser.

    Parce qu’il s’adapte à vous

    Le recours à un coach à domicile est certes plus onéreux et chronophage, mais le bénéfice est double. Tout d’abord, il se cale sur votre emploi du temps. Si vous travaillez beaucoup, aucun souci : il suffit de convenir d’un créneau avec lui. Ensuite, les conseils sur-mesure qu’il prodigue s’adaptent à vos besoins, à votre morphologie et à vos objectifs.

    Entre 20 000 et 25 000

    coachs sportifs sont recensés en France.(2)

    2 Quels sont les critères de sélection d’un coach sportif ?

    Tout d’abord, il doit être certifié

    Afin d’exercer, un coach doit a minima posséder une carte professionnelle. Celle-ci indique qu’il est référencé au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et donc reconnu par le ministère du Travail. Il existe également la formation délivrée par l’International Coach Federation (ICF), qui n’est autre que la première association de coachs dans le monde. Bien entendu, avant d’engager un coach à domicile, il faut également vérifier qu’il possède bien un numéro de Siret, afin d’éviter tout litige.

    Coach en club ou à domicile : qui choisir ?

    Tout dépend de vos besoins. Le coach à domicile, dit « personal sport trainer », se consacre pleinement à la personne qu’il entraîne, de la motivation à la bonne exécution des mouvements. D’un tarif allant de 40 à 200 € par séance (3), la souplesse de planning qu’il propose correspond particulièrement aux sportifs travaillant beaucoup et n’ayant pas le temps de se rendre à la salle de sport. Toutefois, à moins que vous ne possédiez tout un attirail de machines de musculation, l’entraînement sera effectué avec peu (ou pas) de matériel.

    C’est ici que le coach en salle de gym tire son épingle du jeu. Il en existe deux types. Le premier propose un suivi et dessine des entraînements sur mesure, à l’aide d’un large éventail d’exercices différents, effectués grâce à des appareils de musculation comme de cardio. Le second type de coach en salle de gym est en charge d’animer des cours collectifs, généralement limités à 10 ou 15 participants. Le suivi qu’il propose est moins poussé car il doit s’occuper simultanément de plusieurs personnes. Quant au prix, il est généralement compris dans celui de l’abonnement à la salle en question.

    Enfin, tout est une question de feeling

    Un bon coach est avant tout un coach qui vous donnera envie de progresser. Pour cela, il doit être incollable sur les questions de nutrition, santé et motivation, mais pas que. Il possède un rôle de psychologue à ne pas sous-estimer. Certains préconisent une approche plutôt dure, faisant pression sur les personnes qu’ils entraînent pour obtenir des résultats, quand d’autres seront plus doux et pédagogues. Ce critère est important, car vous et votre entraîneur êtes avant tout une équipe (qui gagne !).

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    * Sous conditions.
     

    L’Essentiel de l’article

    • Votre coach doit être certifié.
    • Un coach à domicile assurera un suivi sur mesure avec peu de matériel.
    • Un coach en salle de gym aura plus de matériel mais entraînera plusieurs personnes à la fois.
    • Un bon coach est avant tout un coach qui comprend vos besoins et avec qui vous vous entendez bien.

    (1) Étude du cabinet Europe Active présentée lors du forum européen sur la santé et la forme physique (EHFF) de Cologne en 2018.
    (2) Franck Hedin, conseiller du président du syndicat patronal France Active
    (3) Romain Moreau, coach certifié

  • Sport en extérieur : les raisons de s’y mettre !

    Sport en extérieur : les raisons de s’y mettre !

    1 La pollution intérieure

    L’air intérieur que vous respirez est 5 à 7 fois plus pollué que l’air extérieur, principalement en raison d’un taux élevé en composés organiques volatils (COV). Une bonne raison pour vous bouger dehors plutôt que dedans !

    Les bénéfices de l’activité physique dépassent très largement les effets secondaires des effets polluants.

    Pr. Xavier Bigard, vice-président de la Société française de médecine du sport, pour encourager les sportifs urbains craignant l’exposition aux particules fines.

    2 Le moral

    Une étude britannique* a mis en évidence les bienfaits d’une promenade à la campagne de trente minutes chez des personnes sujettes à la dépression. Résultats : ces dernières se sentaient moins déprimées, moins tendues et plus confiantes en elles. En ces temps difficiles, les restrictions de déplacements peuvent aussi jouer sur le moral, profite donc au maximum, dans le respect des gestes barrière, des espaces extérieurs à proximité de chez vous.

    3 Le prix

    Longévité, réduction des troubles respiratoires et de l’obésité… Les bienfaits de l’activité physique ne sont plus à prouver. Et que vous vous aidiez du mobilier urbain (marches, rampes, bancs) ou des obstacles naturels (montées, descentes), vous aurez tout sous la main gratuitement pour improviser des exercices de remise en forme.

    4 Le stress

    Les bénéfices de la pratique d’une activité physique en plein air sont nombreux : réduction du stress et des troubles de l’attention, amélioration de la capacité de concentration, meilleur sommeil, bref, une bien meilleure santé ! C’est facile comme une balade de trente minutes en extérieur !

    5 Les calories

    Faire du sport en plein air par des températures basses ou au contraire élevées augmente de 10 % les dépenses caloriques. Cela permet à l’organisme de rester à bonne température durant l’effort, soit en transpirant soit en se réchauffant.

    6 La luminosité

    Courir, pédaler ou ramer en extérieur durant les beaux jours est la garantie de faire le plein de luminosité (bonne pour le moral) grâce aux rayons du soleil. À condition de protéger sa peau à l’aide de crème solaire et d’éviter les mauvaises heures (entre 11 heures et 15 heures durant l’été) car il n’est pas question de brûler.

    7 La vitamine D

    Les UVB permettent de synthétiser la vitamine D qui garantit la solidité des os. Pratiquer son sport favori en short et T-shirt durant les belles journées (d’avril à octobre) est un excellent moyen d’en faire le plein. À condition, là encore, de ne pas abuser !

    8 La motivation

    Contrairement au sport en intérieur, souvent répétitif et ennuyeux, le sport en plein air offre une étendue de possibilités : forêt, bois, parcs, ville, campagne… En variant les terrains de jeux, vous éviterez de vous lasser et vous serez toujours motivé !

    À savoir

    Alertes Pollens est une appli permettant de connaître en temps réel les alertes polliniques du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), mais aussi la qualité de l’air et la météo selon votre géolocalisation.

    Sortez bien équipé !

    Parce qu’un bon équipement est aussi important que l’échauffement, Macif Avantages vous propose des offres d’équipementiers sélectionnées et négociées rien que pour vous tout au long de l’année !

    L’Essentiel de l’article

    • L’aérothérapie diminue le stress et favorise la concentration.
    • Faire du sport au grand air améliore le sommeil et renforce le système immunitaire.
    • Le froid et la chaleur font brûler 10 % de calories en plus.
    • Pratiquer une activité physique en extérieur est bon pour le moral.

    * Medical Daily, « Benefits of ecotherapy : being in nature fights depression improves mental health and well-being », 2016.
    Laille Pauline, Provendier Damien, Colson François, Salanié Julien, 2013. Les Bienfaits du végétal en ville : étude des travaux scientifiques et méthode d’analyse. Plante & Cité, Angers, 31 p.
    Partager la nature en famille, Association Santé Environnement France (ASEF), 11 octobre 2013.
    Première campagne nationale sur la qualité de l’air dans les logements en France de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), 21 novembre 2006.