Catégorie : Bien dans mon corps

  • Ces fruits et légumes qui vous veulent du bien

    Ces fruits et légumes qui vous veulent du bien

    Sans exception, tous les fruits et légumes regorgent d’innombrables bienfaits pour l’organisme comme pour le bien-être (réduction du stress, de la fatigue, aide au sommeil, etc.). Diététicienne nutritionniste, Charline Wirth nous a concocté une petite sélection d’un fruit ou légume local par saison et en explique les vertus.

    Hiver : le chou-fleur, riche en vitamine C et magnésium

    Lorsque la période de grand froid s’installe, le chou-fleur devient l’un des aliments essentiels à consommer. « Il est extrêmement riche en vitamine C et en antioxydant. En hiver, on reçoit moins de luminosité et d’énergie. Il est alors important de compenser en apportant des micronutriments protecteurs comme les vitamines », note Charline Wirth. Le chou-fleur est finalement une bonne alternative aux crudités, qui se consomment plutôt en été. Par ailleurs, son apport en potassium et en magnésium a « un impact sur le système nerveux, mais aussi sur notre état de fatigue et notre sommeil », précise la nutritionniste. Connu pour ses capacités à diminuer le stress et l’anxiété, le magnésium a en effet un rôle clé dans l’équilibre émotionnel et psychique. N’oublions pas de préciser que le chou-fleur est aussi source de choline, un nutriment essentiel pour l’humeur, la mémoire et le développement du cerveau. Riches en soufre, les légumes crucifères favorisent la santé de l’intestin et soutiennent ainsi le système immunitaire. « Par son apport en fibre, il réduit les risques de cancers gastro-intestinaux, de constipation et de maladies cardiovasculaires », ajoute Charline Wirth.

    Comment consommer le chou-fleur ?

    Cru de préférence. Par exemple, en dips à tremper dans une sauce yaourt pour l’apéritif. Ces dernières années, le chou-fleur a par ailleurs acquis une renommée culinaire en étant préparé sous forme de steaks ou utilisé comme alternative au riz ou à la semoule pour en faire un taboulé

    Printemps : l’artichaut, l’ami du foie

    Désormais trop souvent oublié de nos habitudes culinaires, l’artichaut est pourtant un légume idéal pour retrouver sa vitalité et son énergie. « Grâce à ses propriétés cholérétiques et cholagogues, l’artichaut soutient l’activité et favorise le bon fonctionnement du foie. Il est recommandé à cette période de l’année où le foie est affaibli après une consommation plus importante de protéines animales et de fromage en hiver, explique Charline Wirth. Son effet prébiotique permet aussi de booster le système immunitaire. » Riche en antioxydant, ce légume fleur printanier stimule par ailleurs le drainage de l’organisme et favorise l’élimination de l’eau. On le connaît aussi pour sa teneur en calcium, un minéral présent principalement dans les produits laitiers et essentiel à une bonne santé des os et au bon fonctionnement des muscles. Enfin, l’artichaut contient du brome. Derrière ce nom barbare se cache un composant chimique ayant un effet sédatif sur le système nerveux qui faciliterait ainsi le sommeil des personnes anxieuses.

    Comment consommer l’artichaut ?

    Il se mange aussi bien cru que cuit. Une idée ? Des artichauts violets snackés à la poêle avec un peu d’huile d’olive, ou à la vapeur. On peut également boire l’eau de cuisson pour récupérer quelques minéraux. L’artichaut est aussi parfois consommé en tisane.

    Été : les fruits rouges, puissants antioxydants

    Les fruits rouges sont les incontournables de notre alimentation en été et ne manquent pas d’atouts nutritionnels. Excellentes sources de vitamines A, E et C, ils sont connus pour être de puissants antioxydants et font partie des 20 végétaux qui en contiennent le plus. « Leur richesse en antioxydants va compenser les effets délétères du stress », complète la diététicienne. Grâce à leur importante teneur en vitamine C, les fruits rouges soutiennent les défenses immunitaires, aident à lutter contre les coups de fatigue et contre le vieillissement prématuré des cellules. Le grand gagnant des fruits riches en vitamine C ? Le cassis, qui en contient plus de trois fois plus que l’orange. Petite mention pour le bleuet qui contient des flavonoïdes, excellents pour la santé du cerveau et pour diminuer l’anxiété. La cerise, quant à elle, est riche en quercétine antioxydante qui aide à se détendre.

    Les fruits rouges sont également des boosters de mélatonine, celle que l’on appelle « hormone du sommeil », synthétisée par le cerveau. Gorgés en anthocyanes, ces fruits d’été « renforcent la paroi des vaisseaux sanguins et améliorent la fluidité du sang. Ce qui a pour conséquence de diminuer les risques de maladies cardiovasculaires », précise Charline Wirth.

    Comment consommer les fruits rouges ?

    Crus, frais ou surgelés en sorbet pour bénéficier de tous les effets positifs.

    Automne : le panais, source de fibres prébiotiques

    Connu comme l’un des plus anciens légumes, le panais revient de plus en plus sur nos étals. Et pour cause : sa grande richesse en fibres offre un sentiment de satiété et participe au bon fonctionnement du transit. « Excellente source de fibres prébiotiques et solubles, le panais prévient les risques de maladies cardiovasculaires. Il a également un impact positif sur le moral à cette période de l’année où les journées raccourcissent et où les températures et la luminosité diminuent », souligne la nutritionniste. Ce légume racine est connu pour sa forte teneur en vitamine B9, qui aide à lutter contre la fatigue et participe au renforcement du système immunitaire. Il contient également du magnésium, nutriment qui a un rôle clé sur la diminution de l’anxiété et sur le sommeil par ses propriétés relaxantes. « Sa richesse en potassium tamponne l’acidification de l’organisme, une conséquence du stress », complète Charline Wirth.

    Comment consommer le panais ?

    En gratin, purée ou velouté. Le panais est le remplaçant idéal de la pomme de terre. Précision : le consommer cru est indigeste et irritant pour les intestins.

  • « La course à pied s’est largement féminisée »

    « La course à pied s’est largement féminisée »

    Comment expliquer l’engouement actuel pour la course à pied ? Est-il récent ?

    Olivier Bessy : Le nombre de coureurs a considérablement augmenté depuis les années 1970, passant de 500 000 coureurs en 1975 à 16,5 millions en 2016, pour atteindre environ les 18 millions en 2020. À la fin des années 1970, on est passé de l’athlétisme, c’est-à-dire des épreuves organisées dans des stades, ou de cross-country, à la course à pied. Dans la mouvance de Mai 68, le sport s’est métamorphosé avec de nouvelles pratiques et s’est ouvert à de nouveaux publics. Les courses hors stade, ouvertes aux non-compétiteurs, se sont développées : il y eut la course pionnière de Marvejols-Mende créée en 1973, qui n’était, à l’époque, pas autorisée par la Fédération française d’athlétisme (FFA), Marseille-Cassis en 1979, le Marathon de Paris en 1976, celui du Médoc en 1985… Ces grandes épreuves populaires sortaient du carcan des Jeux olympiques. Entre les années 1970 et la fin des années 1980, on court pour le plaisir, pour s’épanouir, et on sort des contraintes classiques du sport de compétition. À partir des années 1990 et jusqu’à la crise financière de 2008, on bascule dans une société hypermoderne dont le récit est basé sur la performance, la surenchère.

    Dans ce contexte, les courses deviennent une occasion de se défier, de vivre des expériences de plus en plus extrêmes. Les ultra-marathons, les ultra-trails et les 100-kilomètres se développent : le Grand Raid de La Réunion est créé en 1989, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) en 2003… Dans ce que j’appelle la « troisième révolution », à partir de 2009, on observe dans la course à pied un éclatement des pratiques, en tension, entre une recherche de l’extrême et de la performance d’une part, et une pratique plus solidaire d’autre part, avec des courses comme Odysséa (en soutien à la lutte contre le cancer du sein), et écologique avec le développement d’éco-marathons et d’éco-trails, comme l’Écotrail de Paris. Le nombre de courses hors-stade organisées en France est passé de 5 en 1971 à 4253 trails et 3629 courses sur route en 2022, soit 7882 courses, d’après la Fédération française d’athlétisme.

    Le profil des participants a-t-il évolué ? Assiste-t-on à une féminisation des compétitions ?

    O.B. : La course à pied s’est largement féminisée depuis les années 1970. Auparavant, les courses étaient réservées aux hommes. En 1976, Kathrine Switzer est la première femme à faire le marathon de Boston, sans y être inscrite, et il faut attendre 1984 et les Jeux olympiques de Los Angeles pour que des femmes soient concurrentes. Au début des années 1980, à peine 10 % de femmes participent aux marathons, elles représentent aujourd’hui en moyenne 25 % des coureurs. Mais plus les courses deviennent « extrêmes », comme des ultra-trails, moins les femmes sont présentes. Une sorte de plafond de verre persiste. De même, la course à pied était autrefois réservée aux jeunes, mais depuis les années 1990, les quadragénaires et quinquagénaires sont largement dominants. Et les seniors sont de plus en plus représentés. On peut voir des participants de 65 à 90 ans sur des marathons. L’endurance ne diminue pas, contrairement à la vitesse, avec l’âge ! Aujourd’hui, on se met au trail à 35 ans, et si l’on ne s’est pas blessé plus jeune, comme c’est le cas pour de nombreux athlètes de haut niveau, on peut courir jusqu’à 70 ans. Mais les courses se rajeunissent aussi, en particulier les courses extrêmes : la victoire, en 2008, de l’Espagnol Kílian Jornet, alors âgé de 20 ans, à l’UTMB a été un moment décisif.

    Une sorte de plafond de verre persiste pour les femmes.

    Olivier Bessy, sociologue du sport

    Les courses sont-elles le lieu d’un brassage social ?

    O. B. : Au fil des révolutions évoquées plus haut, on a assisté à un processus de diffusion sociale des pratiques. Les classes intermédiaires, les employés et aussi des ouvriers, à moindre degré, se mettent à faire du jogging, se mettent à faire des courses en stade, des marathons, puis du trail et enfin de l’ultra-trail. Mais les inégalités d’accès à la pratique sportive en général et à la course à pied en particulier persistent : lorsque l’on compare la diffusion dans les différentes professions et catégories sociales (PCS), on s’aperçoit que les groupes sociaux aisés sont systématiquement surreprésentés par rapport au poids qu’ils pèsent dans la population active ; à l’inverse, les PCS les plus modestes sont sous-représentées. C’est ce que l’on peut observer sur certaines courses, comme le Marathon des Sables au Maroc ou le Grand Raid de La Réunion qui sont très coûteuses : le billet d’avion et l’inscription nécessitent de hauts revenus ! Néanmoins les bénéfices symboliques tirés de la participation à ce type d’épreuves sont tellement importants que des groupes modestes économisent pour y participer.

    Les compétitions s’ouvrent-elles davantage aux athlètes en situation de handicap ?

    O.B. : Oui. Il y a le Marathon pour Tous, aux prochains Jeux olympiques, en 2024, et sur certains ultra-trails des coureurs non-voyants peuvent être accompagnés par des voyants. Il y a aussi le phénomène des Joëlettes, lorsque des coureurs valides portent, en se relayant, des coureurs en situation de handicap.

    Quels bénéfices en tirent les régions qui les organisent ?

    O.B. : Dès la fin des années 1980, des marathons changent d’appellations pour y inscrire des territoires, comme le Marathon de la baie du Mont-Saint-Michel par exemple. Ces événements sportifs deviennent alors de véritables ressources territoriales au service d’enjeux économiques, touristiques et socio-culturels. Les épreuves les plus emblématiques sont celles qui sont créées sur des territoires qui leur correspondaient, comme le Grand Raid de La Réunion : il y a du dénivelé, des escaliers, des changements de climat, cela recréé complètement les conditions de l’aventure. Aussi, des villes comme New York, Paris, Londres, Madrid ou Venise offrent un décor exceptionnel pour courir, et les marathoniens s’approprient le patrimoine traversé en s’y mettant en scène.

    Hormis la course à pied, les sports que l’on peut pratiquer sans être inscrit dans un club sont-ils largement plébiscités ?

    O.B. : Depuis la fin des années 1970, toutes les pratiques qui se font en dehors d’un club (la course à pied, le vélo, la natation, la culture physique…) sont celles qui se développent le plus en loisirs comme en compétition. Depuis plusieurs années, les événements sportifs s’hybrident pour répondre à de nouvelles demandes : on a vu apparaître les « swim & run », les « run & bike », les triathlons, etc. Les activités sont croisées pour multiplier les sensations et deviennent plus conviviales, car elles sont faites à deux. Cette diversification des pratiques répond à une demande plus éclatée et est largement encouragée par l’économie, notamment les équipementiers qui sponsorisent les courses.

     

    Propos recueillis par Emma Flacard

  • Musculation en salle : « La mise en scène constante du corps »

    Musculation en salle : « La mise en scène constante du corps »

    Pour quelles raisons la musculation en salle se développe-t-elle ? À quand remonte ce phénomène ?

    Guillaume Vallet : C’est un processus qui apparaît dès le milieu du XIXᵉ siècle en Europe continentale et en Suède, avec la création des premiers gymnases. Dans une société en pleine industrialisation et de plus en plus urbaine, on cherche à occuper les gens pour des raisons hygiénistes et sociales. Le corps devient un objet de fascination que l’on exerce dans des salles spécialisées. À partir des années 1940, le cinéma se démocratise et véhicule une image fantasmée du corps à travers des modèles. C’est en Californie, temple du cinéma, qu’apparaissent les premières grandes salles de musculation. La pratique s’élargit ensuite aux grandes villes du pays, avec des motivations liées au bien-être et à la santé, puis au reste du monde à partir des années 1960, avec des figures comme Arnold Schwarzenegger ou Sylvester Stallone, à la fin des années 1970. Les premières salles dédiées à la musculation arrivent en France au début des années 1980, et sont souvent tenues par d’anciens champions de bodybuilding. Il ne s’agit pas, au départ, d’une pratique de masse ! Et puis l’on assiste, dans les années 1980, à un basculement dans le « capitalisme des vulnérabilités » : l’État se désengage de plus en plus, en particulier dans le domaine de la santé, et le modèle de l’entreprenariat est de plus en plus valorisé. Ainsi, l’individu est incité à trouver lui-même les réponses aux difficultés de son quotidien, en se tournant, par exemple, vers le sport. C’est à partir des années 2000, avec l’arrivée des nouvelles technologies, que se diffusent à grande échelle des salles de musculation qui proposent un ensemble de nouvelles offres (crossfit, cardio, salles low-cost, salles premium, etc.). L’arrivée des réseaux sociaux dans les années 2010 et la mise en scène constante du corps a également encouragé la pratique de la musculation : les jeunes générations veulent produire un corps valorisé.

    Le processus du travail du corps dans la salle de musculation met en valeur l’individu : c’est lui qui s’organise, qui planifie les entraînements, et les résultats sont immédiats.

    Guillaume Vallet, sociologue

    La salle de musculation constitue-t-elle un lieu de brassage social ?

    G.V. : Nous sommes dans une pratique de masse. L’idée de se tourner vers son corps pour le développer et mettre en avant une certaine musculature est très partagée. La France compte plus de 13 millions de pratiquants réguliers d’activités liées au fitness et aux sports de combat (pas forcément exercées en salle). Statistiquement, on retrouve beaucoup plus de catégories populaires (65%) dans des activités comme le bodybuilding. Cela peut s’expliquer par la volonté de compenser, par le travail du corps, un travail professionnel dévalorisant. Celui-ci peut être aliénant, on se sent exploité, on est le rouage d’une chaîne, on ne maîtrise pas le produit final… En comparaison, le processus du travail du corps dans la salle de musculation met en valeur l’individu : c’est lui qui s’organise, qui planifie les entraînements, et les résultats sont immédiats. Il y a aussi une fascination de l’objet (ici le corps) qui est d’ordre artisanale : on peut augmenter ou réduire la masse musculaire ici ou là. En revanche, j’ai relevé, lors de mes observations, une dynamique différente pour les cadres qui font du bodybuilding. Pour ceux-ci, il s’agit davantage d’une complémentarité entre leur travail professionnel et leur travail à la salle de musculation. Et si le bodybuilding est plus pratiqué par des catégories populaires, le crossfit [
    Contraction de cross fitness (en français : entraînement croisé), qui mélange différentes activités physiques et sportives.], à l’inverse, est beaucoup plus attractif chez les CSP ou les CSP+. Cette activité est souvent exercée en ville, et les abonnements sont plus chers que dans les salles de musculation, où sont parfois pratiqués des prix avantageux. Le crossfit requiert également la présence d’un coach, ce qui augmente encore le prix des séances.

    Les femmes sont-elles nombreuses à pratiquer la musculation ? Y a-t-il des différences de pratiques entre les femmes et les hommes ?

    G.V. : Oui, les femmes représentent aujourd’hui 63 % du total des pratiquants de sports de forme ! Mais on retrouve encore des différences en termes de vision du muscle, donc des pratiques genrées, même si cela évolue. Les hommes travaillent par exemple davantage les biceps et les pectoraux, parties du corps considérées comme « masculines », quand les femmes travaillent plus les abdos-fessiers, par exemple. Mais ce n’est pas aussi binaire : la musculation est devenue une pratique de masse et chacun essaie d’y trouver son compte, dans une logique individualisée. Il y a des hommes et des femmes qui entrent dans cette logique de différenciation genrée des pratiques, et des femmes bodybuildeuses qui, elles, savent qu’elles cassent les codes classiques de la féminité dans le but de travailler leur corps, sans se préoccuper des normes de genre.

    Avec le développement des réseaux sociaux et des plateformes de vidéos en ligne, nombreuses sont les personnes faisant maintenant des exercices de musculation devant leur ordinateur en suivant des influenceurs. Comment analysez-vous ce phénomène ?

    G.V. : Les réseaux sociaux fonctionnent à travers la catégorisation et l’acquisition d’un statut social des individus par rapport à l’image et ont tendance à démultiplier les désirs. C’est cette démultiplication qui a créé la demande de coaching en ligne. Mais ce n’est pas une logique égalitaire : comme toutes formes d’entreprises, seules certaines survivent. Les réseaux sociaux diffusent des informations et, dans une perspective capitaliste, ils permettent de vendre de l’information à grande échelle, à des individus qui en ont besoin. De plus, le coût d’entrée pour devenir quelqu’un sur les réseaux sociaux semble très faible : n’importe qui peut considérer qu’il peut mettre en avant son image et ses techniques d’entraînement.

    S’agit-il d’une recherche narcissique ou d’un phénomène de construction d’une identité et de valorisation de soi par rapport aux autres ?

    G.V. : Le mythe de Narcisse, c’est le mythe de quelqu’un qui s’admire tellement qu’il s’y perd. Dans le cas des bodybuilders et autres adeptes de musculation, y a-t-il une réelle admiration d’eux-mêmes ? S’aiment-ils vraiment ? Ce sont des gens fondamentalement en recherche d’un « meilleur corps ». Cela rappelle davantage la mythologie d’Adonis, jeune homme remarquable par sa beauté : si le fabricant du corps peut se regarder s’entraîner ou admirer ses muscles par l’intermédiaire de son propre regard ou des miroirs omniprésents dans la salle, il le fait indirectement à travers le regard des autres, à la salle ou sur les réseaux sociaux désormais. Cet effet de mirroring social donne une validation à sa « beauté » : ce sont les autres qui construisent celle-ci.

     

    Propos recueillis par Emma Flacard

  • Comment soulager les douleurs sexuelles chez les femmes ?

    Comment soulager les douleurs sexuelles chez les femmes ?

    « Ça faisait dix ans que je me disais que les douleurs sexuelles que je ressentais étaient dans ma tête, puis on m’a diagnostiqué de l’endométriose à trente ans », regrette Céline*, 30 ans, chef de projet dans le secteur de la RSE. Depuis son premier rapport sexuel à l’adolescence, ses douleurs vaginales étaient aussi pénibles qu’inexpliquées. Des années d’errance médicale qui l’ont profondément affectée et surtout découragée à s’engager dans une relation. Depuis son changement de contraception à la suite du diagnostic, elle sent cependant du mieux, et espère un changement de paradigme dans la société.

    Léa Meunier, kinésithérapeute spécialisée dans la rééducation périnéale, les douleurs pelviennes et les troubles sexologique chez la femme, croule sous les rendez-vous. Son but : aider les femmes à identifier le point de départ de leur douleur et les soulager. « La majorité des douleurs sont mécaniques, ou liées à de l’endométriose », confirme-t-elle. Sur le pas de sa porte, des patientes aux profils très variés, tous âges et toutes catégories socioprofessionnelles confondus, mais surtout, des femmes empreintes de culpabilité.

    « Peu à peu, les douleurs sexuelles des femmes deviennent un sujet de société. Même s’il n’existe toujours pas d’études à grande échelle ! »

    Léa Meunier, kinésithérapeute

    Douleurs sexuelles : les femmes et leur culpabilité

    « C’est quasiment systématique : les femmes se disent que c’est forcément leur faute, qu’elles mettent leur couple en péril. On sent encore trop souvent le poids du devoir conjugal sur les femmes qui, même célibataires, essaient d’être au top pour le prochain », raconte Léa Meunier. Se forcer à faire l’amour sans envie ni plaisir pour ne pas décevoir son conjoint est une triste réalité vécue par beaucoup de femmes. « Je me suis déjà forcée bien sûr, heureusement mon partenaire actuel est très attentif et il entend que la pénétration n’est pas forcément centrale dans la relation sexuelle », confie Céline.

    D’après le dernier rapport du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, 33 % des Françaises ont déjà eu rapport devant l’insistance de leur partenaire et 37 % ont déjà vécu une situation de non-consentement. Si le sujet commence à être plus facilement évoqué, il l’est surtout par des trentenaires, les femmes appartenant à la génération précédente ne s’autorisant pas la confession. « Quand tu en parles autour de toi, énormément de femmes souffrent de douleurs sexuelles. C’est simplement que nos mères, nos grands-mères ne s’en inquiétaient pas », poursuit-elle.

    Ce n’est pas « que dans la tête »

    La cause du silence ? Une absence de clarté sur les causes de la douleur, mais surtout une sous-estimation constante de ces souffrances. « La société considère que les douleurs sexuelles sont uniquement psychologiques, liées aux émotions des femmes, à qui on va rabâcher qu’il faut se détendre », dénonce Léa Meunier, qui tente de déconstruire ces préjugés dans son cabinet. Les causes des douleurs sexuelles sont selon elle multiples et identifiables, encore faut-il aborder la question. Vaginisme, positions sexuelles inadaptées à certains utérus, bouleversement hormonal dû à un changement de pilules, endométriose, pathologies vulvaires, mycose, infections urinaires à répétition, chute sur le coccyx : tout cela peut engendrer des contractions musculaires à l’origine de douleurs sexuelles.

    La masturbation, pour associer à nouveau plaisir et sexualité

    Et ces dernières peuvent être soulagées : « La crème anesthésiante fonctionne, mais c’est une solution de surface. Les exercices de cohérence cardiaque, méthode de relaxation, et le sport vont aussi contribuer à relâcher le périnée », informe Léa Meunier. La masturbation peut elle aussi être une ressource pour combattre la douleur sexuelle. « Notre cerveau a besoin d’enregistrer que la vulve n’est pas que douleur. Ça envoie des endorphines, ça contracte le périnée, c’est un exercice de kiné en soi que je recommande systématiquement à mes patientes ! », termine Léa Meunier, avec un sourire sérieux.

    Espérons qu’un jour, les douleurs sexuelles des femmes seront systématiquement verbalisées et prises en charge.

    L’Essentiel de l’article

    • Les causes des douleurs sexuelles sont multiples : vaginisme, positions sexuelles inadaptées à certains utérus, bouleversement hormonal, endométriose, mycose, infections urinaires…
    • Consulter un.e kiné spécilaisé.e ou une sage-femme peut aider à identifier l’origine des douleurs
    • La relaxation, le sport et la masturbation sont autant de techniques pour soulager les douleurs

     

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  • Il fait (trop) chaud ? 5 conseils pour bien manger et s’hydrater

    Il fait (trop) chaud ? 5 conseils pour bien manger et s’hydrater

    1 Risque de canicule ? Buvez de l’eau, beaucoup d’eau !

    C’est le b. a.-ba, et pourtant seul 45% des Français (1) boivent assez d’eau chaque jour. En temps normal, il est recommandé de boire au moins 1,5 litre d’eau par jour pour un adulte et au moins 1 litre pour un enfant. Et en cas de canicule, il faut compter le double.

    Veillez donc à toujours avoir de l’eau à portée de main : bouteille ou eau du robinet, peu importe ! Soyez attentifs : chez les bébés, les jeunes enfants et les personnes âgées, la sensation de soif est atténuée. Il faut donc veiller activement à maintenir une bonne hydratation en buvant de façon très régulière (toutes les heures).

    65 %

    du corps humain est constitué d’eau. C’est dire l’importance de bien s’hydrater !*

    2 Café, alcool, sodas : à éviter !

    Évidemment, toutes les boissons ne se valent pas pour étancher la soif. Certaines, comme le café et les boissons alcoolisées ont même l’effet inverse : parce qu’elles sont diurétiques, elles déshydratent plus qu’elles n’hydratent. Idem pour les sodas, trop sucrés, qui provoquent une perte d’eau. Elles sont donc à consommer avec encore plus de modération que d’habitude en cas de grosses chaleurs.

    Sportifs, oui à l’eau (pas trop) sucrée

    Le sucre favorise l’absorption de l’eau par l’organisme. Si vous faites du sport par forte chaleur (ce n’est pas conseillé mais c’est vous qui voyez), il est donc possible d’ajouter du sucre à l’eau (environ 30 g/L) pour augmenter son pouvoir réhydratant. Attention, si la boisson est trop sucrée (soda) l’effet inverse se produit : elle devient déshydratante.

    3 Les fruits et légumes, sources d’eau

    Sur les 2,5 litres d’eau dont notre corps a besoin au quotidien pour maintenir son niveau d’hydratation, 1 litre est apporté par l’alimentation. Stars de l’été, les fruits et légumes sont nos alliés privilégiés en temps de canicule ! Frais, légers, ils sont très riches en eau et constituent donc une excellente source d’hydratation. Privilégiez les fruits et légumes moins riches en sucres comme le concombre, le melon, la pastèque, la tomate, la courgette, l’aubergine ou la laitue. À vous les salades composées, goûteuses, pleines de vitamines, faciles à réaliser et que vous pouvez varier à l’infini au gré de vos envies.

    4 Des féculents pour l’énergie

    L’appétit a souvent tendance à diminuer avec la chaleur, et pourtant le corps a toujours besoin d’énergie ! Il est donc important de conserver une alimentation équilibrée pour lui apporter tout ce qu’il lui faut : des fruits et légumes certes, mais aussi des féculents (riz, pâtes, pommes de terre, légumineuses) pour carburer toute la journée !

    C’est extrêmement important pour les enfants, les seniors et les personnes ayant un métier physique ou une activité sportive soutenue. Les légumineuses (lentilles, pois, haricots rouges ou blancs, fèves, pois chiches, etc.) sont particulièrement intéressantes car elles sont également riches en fibres, en protéines, en vitamines (B, PP et C notamment) et en oligo-éléments.

    5 Moins de viandes, plus d’oeufs et de yaourts

    Parce que les protéines peuvent être difficiles à digérer quand il fait chaud, mieux vaut limiter la consommation de viandes grasses. Les œufs sont une bonne alternative, de même que les crustacés, coquillages et poissons blancs. Enfin, les yaourts, constitués de 75 à 90 % d’eau, peuvent être consommés sans problème même en pleine canicule.

    Lire aussi : Comment consommer la viande de façon responsable ?

    L’Essentiel de l’article

    • Buvez au moins 3 litres d’eau par jour.
    • Évitez le café, les boissons alcoolisée et les sodas.
    • Boostez votre consommation de légumes et de fruits.
    • Consommez des féculents et de légumineuses pour l’énergie.
    • Limitez la viande. Préférez les oeufs, poissons et crustacés.

    (1) Credoc pour l’EHI (Institut européen de l’hydratation), « 1,5 litre de boissons par jour, c’est pas la mer à boire »,

  • Le régime végétarien a-t-il des limites ?

    Le régime végétarien a-t-il des limites ?

    « Jamais je n’ai été aussi en forme que depuis que je suis végétarien ! » Après une heure de foot en salle, Jérémy rayonne. Masseur-kinésithérapeute et sportif convaincu, ce père de 39 ans ne mange ni viande ni poisson depuis près de cinq ans. Comme sa femme, comme ses enfants, comme ses frères et sœurs, et 1,4 millions de Français(1). Ce sont surtout des préoccupations écologiques qui l’ont amené à faire ce choix. Et il ne le regrette pas, puisqu’il se sent parfaitement bien dans son corps : « Je n’ai jamais eu de quelconque problème de santé. Pas de fatigue, pas de déprime… »

    Régime végétarien : des risques peuvent exister

    Stanislas Kran, qui se définit comme un ancien « très mauvais végétarien », l’a observé et a d’ailleurs raconté son aventure dans un livre L’Expérience alimentaire (éditions Grasset) : « C’est en 2013 que, du jour au lendemain, j’ai foncé dans ce régime tête baissée, car je lisais partout que c’est très facile de devenir végétarien. En réalité, ça n’a pas été si simple. D’autant que, par souci de cohérence, je suis rapidement devenu quasiment végétalien (aucune consommation de produits d’origine animale, ce qui exclut le lait et les œufs ou encore le miel, ndr). Les effets sur mon corps ont été un affaiblissement généralisé, un amaigrissement, une perte de masse musculaire… Le tout associé à de la fragilité psychique et des symptômes dépressifs que j’ai fini par attribuer à une carence en tryptophane, un acide aminé précurseur de la sérotonine. »

    Ce documentariste pour la télévision s’est décidé au bout de deux ans à faire une prise de sang qui a dévoilé une carence en vitamine B12, l’obligeant à faire machine arrière.

    Le végétarisme n’est pas fait pour tout le monde

    Son témoignage n’étonne pas les experts de la nutrition, lesquels expliquent facilement ces troubles physiques. « Pour la majorité des enfants et des adultes, le régime végétarien ne répond pas correctement aux besoins nutritionnels. Les produits carnés sont en effet indispensables pour les apports en fer, de même que les produits de la mer le sont pour ceux en DHA (acide docosahexaénoïque), un acide gras essentiel pour le fonctionnement et le développement du cerveau, explique Patrick Tounian, chef du service de nutrition et gastro-entérologie pédiatriques de l’hôpital Trousseau (Paris). Les végétaux riches en fer, comme les épinards ou les légumineuses, ne peuvent pas remplacer les produits carnés, car le fer qu’ils contiennent est huit fois moins bien absorbé par l’intestin. »

    Même son de cloche chez le Docteur Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste et chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille ayant rédigé un ouvrage sur la question intitulé La viande : Un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout (Editions Buchet-Chastel) qui apporte certaines précisions : « Il faut distinguer le régime végétarien et le régime végétalien, ce dernier étant plus problématique en raison du manque de calcium, surtout concernant les personnes âgées, et les enfants en croissance. Pour le régime végétarien, les études montrent globalement des déficits de certains nutriments : il y a un peu moins de fer, de calcium et d’iode ou encore de zinc dans le sang des végétariens que dans celui des omnivores. Sans poisson, il y a aussi un déficit d’oméga-3. Ce n’est pas dramatique même si le cerveau et la vision peuvent être impactés, mais ça peut être dangereux pour les enfants, les femmes allaitantes et les femmes enceintes. »

    En moyenne, on remarque également plus de cas d’ostéoporose et de fracture chez ceux qui ne mangent pas de viande ou de poisson.

    Savoir pallier aux carences

    « La vitamine B12 est cruciale pour le système sanguin ou nerveux et elle n’est pas apportée par les végétaux. Si bien qu’au bout de trois à cinq ans, si aucun supplément n’est apporté, des troubles apparaissent : paralysie, dépression, anémie… On l’observe souvent, explique Patrick Tounian. Pour la vitamine B12 et le fer, les prises de compléments sont indispensables, sauf peut-être pour les rares individus qui possèdent un variant génétique leur permettant d’absorber anormalement le fer végétal et peuvent ne pas être carencés malgré l’absence de consommation de produits carnés. Pour le DHA, des compléments sont aussi nécessaires. »

    C’est pourquoi Alice, kiné elle aussi, absorbe quotidiennement des compléments alimentaires, à l’instar de son confrère Jérémie. « Mais j’en prenais déjà avant de devenir végétarien, parce que je manquais de fer, détaille la trentenaire, qui indique que ses analyses médicales sont très bonnes. Je n’ai pas de cholestérol, pas de carence ou autre mauvais signal. Je dirais même que je me sens en meilleure santé depuis que je suis végétarienne : on a moins de ballonnements, de problèmes digestifs quand on retire la viande de son alimentation. Je ressens du confort, de l’énergie à force de végétaliser mon assiette. » Ses conseils, pour ceux qui seraient intéressés ? « Ne pas simplement supprimer la viande ou le poisson ! » De son côté, Jérémie recommande « d’y aller doucement, en se renseignant »

    Il faut transformer son alimentation, découvrir des recettes et réapprendre à composer un repas. C’est une nouvelle façon de s’alimenter .

    Alice, kiné et végétarienne

    « Nous, les scientifiques, préconisons de manger plusieurs fois végétariens dans la semaine plutôt que d’adopter un régime végétarien strict, conclut le Dr Lecerf, membre de la Société française de nutrition. Davantage de fibres, de fruits, de légumes… Le régime végétarien apporte des avantages par rapport à une mauvaise alimentation occidentale, on ne peut pas le nier. Mais il faut trouver le bon équilibre, en considérant notamment le système osseux et nerveux. Statistiquement, les végétariens font par exemple plus d’AVC, mais présentent moins de diabète et de pathologie cardio-vasculaire. Quant aux cancers, on ne sait pas, ce n’est pas très clair. »

    À chacun son équilibre en se faisant accompagner !

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    Faites vous accompagner par un médecin nutritionniste, le remboursement de séances est inclus dans le contrat Macif Mutuelle Santé.

    L’Essentiel de l’article

    • Le végétarisme consiste à ne pas consommer de chair animale (ni viande ni poisson)
    • Le régime végétarien n’est pas adapté à tout le monde, des carences peuvent subvenir
    • Se faire accompagner permet d’adapter son alimentation au plus proche de ses propres besoins 

    (1) Ifop 2021

  • Sports d’hiver à la montagne : comment prévenir les risques d’accident ?

    Sports d’hiver à la montagne : comment prévenir les risques d’accident ?

    Pour profiter sans danger de votre séjour à la montagne, il convient de connaître les risques et d’adopter les bons réflexes. Suivez le guide !

    1 Préparez-vous physiquement

    Que vous soyez skieur débutant ou confirmé, personne n’est à l’abri d’une mauvaise chute sur les pistes. « C’est ce qu’on appelle l’accident du troisième jour », explique Bastien Kynast, accompagnateur en montagne. Les stations de ski observent en effet un pic d’accidents de ski en début de séjour. « La plupart de ces blessures s’expliquent par la fatigue accumulée et un manque de préparation physique » observe le professionnel de montagne. Pour skier sans danger, musclez-vous en faisant quelques exercices à la maison plusieurs semaines en amont.

    2 Vérifiez votre matériel

    Avant de rejoindre les pistes ou les chemins de randonnée, vérifiez votre matériel et assurez-vous qu’il soit de qualité et en bon état. Il est important de choisir des skis adaptés à votre niveau et de s’assurer que les fixations maintiennent correctement vos chaussures. Le port du casque est également fortement conseillé pour tous les skieurs, quel que soit leur âge et leur niveau. Les enfants en cours de ski ont l’obligation de porter un casque. Privilégiez des vêtements de sport adaptés à la météo (isolants, imperméables et respirants) et n’oubliez pas de porter des lunettes de soleil ou un masque pour protéger vos yeux de la réverbération sur la neige. Par précaution, testez votre altimètre, boussole et GPS et pensez à recharger votre téléphone portable avant de partir.

    3 Choisissez une randonnée adaptée à votre niveau

    Pour ceux qui préfèrent découvrir la montagne en raquettes plutôt qu’à skis, il convient d’être tout aussi vigilant. « Le principal est de ne pas surestimer son niveau et de partir en randonnée toujours à plusieurs », recommande Bastien Kynast. Si vous avez de jeunes enfants, préférez une balade familiale de quelques heures avec un itinéraire accessible à tous plutôt qu’une randonnée d’une journée, qui nécessite une bonne condition physique.

    Lorsque vous partez en randonnée, « il faut aussi prendre en compte le dénivelé cumulé plus que le nombre de kilomètres. Celui-ci vous donne la distance totale d’ascension que vous allez rencontrer et donc un aperçu de la difficulté de la randonnée » explique l’accompagnateur en montagne.

    50 000

    interventions ont lieu chaque année sur le domaine skiable français.*

    4 Sécurisez votre parcours

    Que ce soit en raquettes ou à skis, suivez les pistes balisées et les panneaux de signalisation en montagne. La raison est très simple : « en cas d’accident, il est beaucoup plus facile pour les secouristes de vous retrouver si vous êtes sur un sentier ou un chemin » indique Bastien Kynast.

    Vous souhaitez faire du hors-piste ? Faites-vous accompagner par un professionnel pour sécuriser votre pratique, comme un moniteur de ski ou un guide de haute montagne, par exemple. De plus, pensez à prendre en compte les prévisions météorologiques avant de partir et assurez-vous de rentrer avant que la nuit ne tombe.

     

    Sports d’hiver à la montagne : comment prévenir les risques d’accident ?

     

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Préparez-vous physiquement plusieurs semaines avant votre séjour au ski.
    • Ne partez jamais seul en montagne et prenez de quoi alerter les secours.
    • Vérifiez le bon état de votre matériel.
    • Faites-vous accompagner par un professionnel de la montagne pour faire du hors-piste.

    Domaines Skiables 2022

  • 4 conseils pour faire du sport en extérieur l’hiver

    4 conseils pour faire du sport en extérieur l’hiver

    Si votre motivation pour pratiquer une activité physique en extérieur peut faiblir quand il fait froid, faire du sport en hiver présente bien des avantages : vous brûlez plus de calories pour maintenir votre température corporelle, vous renforcez vos muscles cardiovasculaires, vous admirez les paysages changeants et vous profitez d’un air vivifiant, mais aussi de la lumière naturelle ! Cependant, certaines précautions sont à prendre pour faire du sport en plein air en toute sécurité.

    1 Choisir une tenue de sport adaptée à un temps froid

    Pour faire du sport quand les températures sont basses, l’idéal est d’enfiler trois couches de vêtements. La première pour absorber l’humidité et évacuer la transpiration (un sous-vêtement en synthétique), la seconde pour conserver la chaleur (une polaire), et la dernière pour rester au sec (un vêtement imperméable). Pensez aussi à porter un bonnet, des chaussettes épaisses et des gants bien isolants pour protéger les extrémités de votre corps (tête, oreilles, mains, pieds) qui sont plus sensibles au froid.

    2 Ne pas lésiner sur l’échauffement !

    S’il est primordial avant tout effort physique, l’échauffement est encore plus important quand les températures extérieures flirtent avec le négatif ! Chez vous, commencez par étirer vos muscles avant d’attaquer votre séance de footing, par exemple. Une fois dehors, trottinez quelques minutes, puis faites quelques mouvements d’étirement afin d’assouplir encore vos jambes et vos bras et augmenter la température de votre corps.

    Le saviez-vous ? Il faut privilégier une respiration par le nez

    En hiver, pensez à inspirer par le nez (non par la bouche) car le froid irrite les bronches. Cela permet de filtrer l’air et de le réchauffer pour le rendre moins agressif pour vos voies respiratoires. Puis, expirez toujours par la bouche.

    3 Bien s’hydrater avant, pendant et après l’effort

    Quand il fait froid, la sensation de soif a tendance à disparaître. Pourtant, l’inspiration de l’air froid et le maintien de la température corporelle accélèrent la déshydratation. Avant, pendant et après votre effort physique, il est donc essentiel de bien vous hydrater ! Il est ainsi recommandé de boire jusqu’à 1,5 litre d’eau (1) durant les 2 ou 3 heures qui suivent l’effort.

    4 Augmenter son temps de récupération

    Quand les températures sont basses, votre corps nécessite une phase de récupération plus longue après l’effort car vos muscles et vos vaisseaux sanguins se contractent. Quelques minutes avant la fin de votre entraînement, ralentissez votre cadence pour retrouver un rythme cardiaque normal. Faites ensuite quelques étirements au chaud, mais surtout sans trop forcer.

    Bon à savoir : prenez soin de vous après l’effort

    Après votre activité sportive, glissez-vous vite dans des vêtements secs afin de prévenir les rhumes. Pensez aussi à adopter une alimentation riche en glucides avant et après l’effort (pâtes, céréales, pain, fruits et légumes, etc.) car les pertes énergétiques sont supérieures dès lors que les températures baissent.

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    L’Essentiel de l’article

    • Portez des vêtements aux matières isolantes et respirantes.
    • Préparez votre corps à l’effort par des mouvements d’échauffement.
    • Inspirez par le nez et expirez par la bouche.
    • Hydratez-vous avant, pendant et après votre effort physique.

    (1) Fedecardio, 4 conseils pour bien récupérer après le sport, 2020

  • Accouchement : 5 infos utiles et trop peu connues

    Accouchement : 5 infos utiles et trop peu connues

    1 Perdre les eaux n’est pas synonyme d’accouchement immédiat

    La poche des eaux peut se rompre à tout moment de votre grossesse. Vous êtes à moins de 37 de grossesse ? Direction l’hôpital pour une surveillance attentive afin d’éviter un risque d’infection ou d’accouchement prématuré. Vous êtes à quelques jours de votre terme ? Rendez-vous au plus vite à la maternité si le liquide est vert-jaune. En revanche, « si le liquide amniotique s’écoule sans contraction, l’accouchement est loin d’être éminent. Il peut se passer 24 à 48h avant que l’on ne le déclenche s’il ne s’est pas produit naturellement entre-temps », explique Céline Dalla-Lana, sage-femme. Allez néanmoins à la maternité dans les heures qui suivent pour être surveillée.

    Bon à savoir

    L’Assurance maladie vous offre 7 séances de préparation à la naissance et la parentalité, qui peuvent être réalisées par votre médecin ou votre sage-femme. Les partenaires de grossesse sont aussi les bienvenus !

    2 Après bébé, la délivrance

    Une fois votre bébé né, il reste un effort à faire : expulser le placenta hors des voies génitales. C’est ce que l’on appelle la délivrance. Elle a lieu dans les 20 mn suivant la naissance. Vous pouvez expulser le placenta naturellement, ou l’équipe médicale peut vous injecter dans une perfusion de l’ocytocine pour relancer vos contractions, décrocher et expulser le placenta.

    3 Des maux de tête et vertiges possibles

    Dans les 48h suivant votre accouchement, vous pouvez ressentir des maux de têtes et/ou des vertiges. « C’est un risque lié à la péridurale (anesthésie) qui survient lorsque l’aiguille perce l’espace céphalorachidien. Le liquide céphalorachidien peut fuir par cette brèche et donner des maux de tête », précise la sage-femme. Cette lésion peut avoir des conséquences graves comme une altération de l’audition et de la vue, des hématomes intracrâniens, des céphalées ou encore des nausées et des vomissements.

    Pour s’en défaire, quelques jours allongée, chez vous ou à la maternité, une bonne hydratation et du paracétamol peuvent vous soulager. En cas de maux de tête persistants après 48h, l’équipe médicale peut tenter un traitement spécifique appelé blood patch : « on prélève une petite goutte de sang de la maman et on l’injecte dans le trou de la péridurale pour qu’il forme un caillot et le rebouche », ajoute Céline Dalla-Lana. En cas d’inefficacité du traitement, un 2e blood-patch est possible. Vous pouvez ensuite rentrer chez vous dans les 24h, sans précautions particulières. Si après votre retour à la maison, vous ressentez de la fièvre, des céphalées ou des douleurs au dos, n’hésitez pas à contacter l’équipe médicale.

    4 Des saignements pendant un mois

    Pendant la grossesse, exit les règles ! Mais après l’accouchement, viennent les lochies, des saignements dus à la séparation de vos vaisseaux sanguins avec ceux du placenta. Ces saignements sont plus abondants que les règles et ne sont pas les mêmes chez toutes les femmes. Ils peuvent durer entre quatre et six semaines, voire un peu moins si vous allaitez votre bébé. En effet, l’allaitement permet la production d’ocytocine, l’hormone responsable des contractions de l’utérus. Vous perdez donc la même quantité de sang, mais plus rapidement.

    5 Des contractions après l’accouchement !

    Après votre accouchement, vous risquez de ressentir dans les heures et les jours qui suivent des contractions douloureuses, appelées « tranchées ». Pas de panique, elles sont parfaitement normales ! Vous pouvez ressentir ces douleurs dès votre premier accouchement, mais on observe plutôt ce phénomène pour les suivants. « Ces contractions permettent à l’utérus de se nettoyer des caillots liés à la grossesse, de retrouver sa taille d’origine, mais également de refermer les vaisseaux sanguins pour éviter une trop grande perte de sang », précise la sage-femme. Pour soulager la douleur, votre médecin peut vous prescrire des antalgiques. À noter que les tranchées sont plus importantes si vous allaitez votre bébé, car les contractions utérines sont provoquées par la sécrétion d’ocytocine lors de l’allaitement.

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    L’Essentiel de l’article

    • Perdre les eaux ne signifie pas que vous allez accoucher dans l’heure.
    • Suite à la naissance de votre bébé, il faut encore expulser le placenta.
    • Après l’accouchement, divers maux peuvent apparaître : céphalées, contractions, saignements.
  • Post-accouchement : les bons réflexes à avoir après la naissance de votre bébé

    Post-accouchement : les bons réflexes à avoir après la naissance de votre bébé

    La vie avec un bébé peut avoir des allures de marathon. Entre les nombreux rendez-vous médicaux, les présentations aux proches, et le manque de sommeil, il y a de quoi craquer nerveusement et physiquement.

    1 Contre la fatigue et la déprime : on demande de l’aide !

    Si possible, faites appel à un proche pour prendre le relais sur les tâches ménagères ou pour garder votre bébé pendant que vous dormez un peu pour récupérer. « Vous pouvez aussi vous allonger quelques minutes au calme ou faire des exercices de respiration pour vous détendre » explique le Dr Élisabeth Paganelli, gynécologue et secrétaire générale du Syngof.

    Pensez également à mutualiser les visites de vos proches pour garder toute votre énergie. Enfin, n’oubliez pas de parler avec votre entourage ou votre partenaire, pour décharger vos émotions et partager vos préoccupations.

    Bon à savoir

    Dans les 12 jours suivant votre retour à domicile, une sage-femme peut vous rendre visite et vous guider si besoin. Ce service est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

    2 Post-accouchement : les bons gestes pour cicatriser plus vite

    Vous avez une cicatrice due à une épisiotomie, une césarienne ou une déchirure ? Un simple lavage à l’eau avec un savon doux au ph neutre suffit. Un pansement peut aussi vous être donné sur ordonnance. Quand la cicatrice de césarienne est bien refermée, vous pouvez la masser avec une crème hydratante ou une huile bio. Pour la cicatrice d’épisiotomie, rincez-la à l’eau et essuyez-la en douceur en la tamponnant à l’aide d’une serviette de toilette propre. « Inutile d’en faire trop car les germes naturels de notre corps favorisent la cicatrisation », précise le Dr Paganelli.

    3 La rééducation du périnée et des abdos en cas de nécessité

    Le périnée est l’ensemble des muscles qui soutiennent la vessie, le vagin et le rectum. « Après votre accouchement, votre médecin ou sage-femme peut vous prescrire des séances de rééducation pour qu’il retrouve sa tonicité et ainsi éviter les éventuelles fuites urinaires » explique la gynécologue. La technique la plus couramment utilisée est la méthode manuelle à l’aide des doigts, pour apprendre à contracter le muscle et le renforcer. « Une fois à la maison, vous pouvez poursuivre la rééducation en reproduisant les mêmes exercices une à deux fois par jour » ajoute le Dr Paganelli. De la même façon, une rééducation abdominale est parfois indispensable, en particulier si vous avez eu une césarienne, afin d’éviter les maux de dos et de prévenir les fuites urinaires.

    N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un gynécologue, d’une sage-femme ou d’un kinésithérapeute pour trouver les méthodes de rééducation qui vous conviendront le mieux. À savoir que les séances sont prises en charge par la sécurité sociale.

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    4 À fond la forme !

    Côté alimentation, mangez en fonction de vos besoins. À noter qu’ils seront plus importants si vous allaitez votre bébé. Faites-vous plaisir et variez les aliments. Ne vous focalisez pas sur votre poids, prenez surtout soin de vous en écoutant vos envies et votre corps.

    En parallèle, aérez-vous, marchez, et selon votre condition physique et les recommandations de votre médecin, vous pouvez même nager, faire du yoga ou de la gym avec votre bébé par exemple. Un bon moyen de garder la forme et le moral !

    5 Retour de couche : la question de la contraception

    Le retour de couche correspond aux premières règles, après les saignements qui suivent l’accouchement (qu’on appelle les lochies). « Il a lieu en moyenne 3 mois après l’accouchement et 9 mois chez les femmes qui allaitent. Mais vous pouvez ovuler avant ces premières règles et donc tomber enceinte », explique le Dr Élisabeth Paganelli.

    Si vous souhaitez reprendre une sexualité mais que vous ne voulez pas un autre enfant tout de suite, la reprise d’une contraception est donc essentielle. Lors de votre séjour à la maternité, votre médecin ou sage-femme est là pour vous conseiller sur les moyens contraceptifs possibles après la naissance : implant, stérilet, pilule…

    Bon à savoir

    Ne soyez pas inquiète si vos règles durent plus longtemps, sont plus abondantes ou plus douloureuses qu’avant votre grossesse. Votre cycle menstruel peut mettre un peu de temps à se réguler après les bouleversements que votre corps a subi.

    Post-accouchement : les bons réflexes à avoir après la naissance de votre bébé

     

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    L’Essentiel de l’article

    • Faites appel à un proche pour vous aider.
    • Mangez varié sans vous focaliser sur votre poids.
    • Aérez-vous pour retrouver la forme et le moral.
    • Parlez de votre éventuelle future contraception avec votre gynécologue ou sage-femme.