Catégorie : Bien dans mon corps

  • Scolarité des adolescentes : le poids des règles

    Scolarité des adolescentes : le poids des règles

    En France, près d’un tiers des adolescentes a déjà manqué des cours ou des journées de classe à cause de leurs règles. Parmi elles, 36 % sont absentes au moins une fois tous les deux mois pour la même raison. Ces deux chiffres de l’enquête Essity de 2020 (1) suffisent à dessiner une certitude : les cycles menstruels sont loin d’être anecdotiques dans le parcours scolaire des jeunes filles. En Afrique, selon l’Unicef, une fille sur dix n’irait pas à l’école pendant ses règles, et ces absences régulières favorisent la déscolarisation.

    Les régles, un sujet encore tabou chez les jeunes filles

    En France, des avancées réelles sont à noter sur la prise en compte de la précarité menstruelle.  Mais le sujet n’est pas qu’économique, il est aussi social et éducatif. « Les règles sont taboues dans tous les monothéismes, et au-delà dans la plupart des religions et des cultures », souligne la politologue et juriste Ophélie Latil, fondatrice du mouvement féministe Georgette Sand. La majorité des adolescentes apprennent encore à considérer le sang menstruel comme une source de honte et de dégoût, explique la sociologue Aurélia Mardon, auteure de L’apparition des menstrues, Honte et dégoût dans la fabrication du féminin (PUF, 2011). Cette perception a des effets sur leur manière de vivre leurs cycles, et les pousse à considérer leur statut de femme sous l’angle de la contrainte. « Toutes ont intériorisé le fait qu’il s’agissait d’une source d’embarras pour elles, mais aussi qu’il leur fallait prévenir l’embarras des autres et, plus particulièrement, des hommes », détaille la sociologue.

    Lors de leurs règles, un tiers des collégiennes et lycéennes éprouve des difficultés à participer aux cours de sport ; près d’un quart signale des difficultés de concentration en cours et 62% souffrent de douleurs et de crampes. « Beaucoup viennent me voir pour des Doliprane ou des Spasfon », explique Hélène, infirmière depuis trois ans au collège Molière, à Ivry-sur-Seine (94), après avoir exercé en hôpital. Souffrir pendant ses règles est encore considéré comme la norme : « la confusion existe entre avoir ses règles et être malade », regrette Ophélie Latil. Pourtant, la douleur est un signal qui doit alerter, bien plus qu’une fatalité. « Des douleurs fortes nécessitent des examens et des traitements. Des solutions existent. J’incite beaucoup de jeunes à aller voir un gynécologue, mais la plupart ne veut pas y aller », observe l’infirmière du collège Molière.
     

    Des infrastructures inadaptées

    Dans le cadre scolaire, malgré l’engagement d’une partie du personnel soignant et éducatif, les obstacles au bon déroulement des règles des jeunes filles persistent. Cela passe d’abord par un entretien des toilettes insuffisant : 68 % des filles interrogées se déclarent mal à l’aise à l’idée d’utiliser les sanitaires de leur école au moment de leurs règles, et évitent au maximum de s’y rendre. Au-delà d’un manque de moyens, la fondatrice de l’association Georgette Sand pointe la responsabilité de l’externalisation de l’entretien ménager mené par de nombreux établissements scolaires, qui pénalise une coordination et un suivi durable avec l’équipe de soin. Ces difficultés matérielles sont encore plus fortes dans les écoles primaires que dans les collèges et lycées, car « de plus en plus de fillettes ont leurs règles dès le CM1 ou le CM2, notamment du fait d’une alimentation plus riche que par le passé, et les écoles ne sont pas préparées à cela. Les sanitaires ne sont pas équipés de poubelles, et les écoles ont rarement de stocks de protections », détaille Ophélie Latil.

    Par ailleurs, cette précocité accentue encore un peu plus le manque d’information lors des premières règles, déjà très présent. 15 % des jeunes filles seulement ont déjà entendu parler des règles à l’école avant de les avoir elles-mêmes (Essity, 2020). « Je fais une sensibilisation auprès de toutes les classes de 6ème, chaque année. En général, les filles ne savent pas ce que c’est vraiment, même si elles savent que ça fait mal. Il y a de la gêne : le tabou est toujours là », confirme l’infirmière du collège Molière. Ce manque de préparation ne contribue pas à des cycles menstruels sereins, et favorise l’absentéisme. Enfin, le coût des règles est encore insuffisamment pris en compte. Si au collège Molière, Hélène donne tampons et serviettes à toutes celles qui le sollicitent, les distributeurs de protections, solution défendue par les associations qui luttent contre la précarité menstruelle, restent rares. 

    Lire aussi : Protections hygiéniques : tout savoir sur le syndrome du choc toxique

    « Les règles ne devraient pas empiéter sur la scolarité, elles ne devraient pas empêcher de vivre ! »

    Hélène, infirmière

    Un accompagnement du personnel éducatif est primordial

    Aux yeux d’Ophélie Latil, l’une des pistes d’amélioration se trouve dans l’accompagnement des personnels, car « les conseillers éducatifs, les infirmières elles-mêmes perçoivent parfois la douleur pendant les règles comme une fatalité », relève-t-elle. Autre levier, l’éducation des jeunes, pour améliorer la connaissance du corps dès l’école primaire, à travers des ateliers et des cours non mixtes. « La 5e, c’est déjà un peu tard, et la mixité ne fonctionne pas sur ces sujets », tranche la militante. Même conclusion chez l’infirmière scolaire, qui s’adresse exclusivement aux filles pour ses sessions de sensibilisation : « à 12, 13 ou 14 ans, les filles, au collège, ne crient pas sur les toits qu’elles ont leurs règles, au vu du comportement des garçons. Et quand elles viennent chercher des protections à l’infirmerie, elles prennent soin de bien fermer la porte derrière elles », précise-t-elle. 

    Lire aussi : Protections hygiéniques jetables : 3 alternatives écologiques, saines et économiques

    Pourtant, au-delà des jeunes filles, c’est aussi le regard des garçons et des adultes qui doit changer pour permettre d’en finir avec ce tabou ancestral. « Nous n’enfonçons jamais trop de portes ouvertes ; nous sommes au début, beaucoup de travail reste à faire », défend Ophélie Latil. « Les jeunes pourront être plus à l’aise quand les adultes apprendront à être moins gênés d’aborder ce sujet », pointe Hélène. Car les préjugés et non-dits sont tenaces. Au-delà des difficultés logistiques et de santé qu’elles entraînent, les règles sont implicitement considérées par la société comme un abandon de la maternité. « L’expression « être indisposée », synonyme d’avoir ses règles, renvoie à la non disponibilité sexuelle », précise Ophélie Latil, qui observe une ambivalence permanente sur la question des règles, avec une hypersexualisation de l’enfant, qui deviendrait « femme », « impure », sitôt réglée.  « Cela crée de vraies dissonances cognitives chez les adolescentes », alerte la militante. Lors des nombreux ateliers que l’association Georgette Sand anime, il est rappelé que le sang des règles n’est pas plus sale qu’un autre sang. « Les règles ne devraient pas empiéter sur la scolarité, elles ne devraient pas empêcher de vivre ! », rappelle Hélène. Une évidence qui peine encore à s’imposer.
     

    (1) Essity est une entreprise suédoise spécialisée dans la fabrication de produits d’hygiènes

  • Enceinte à Noël : 7 conseils pour un repas de fête sans frustration

    Enceinte à Noël : 7 conseils pour un repas de fête sans frustration

    Une grossesse implique quelques restrictions alimentaires pour préserver la santé du futur bébé. Mais rassurez-vous, en optant pour une alimentation variée et équilibrée, vous pouvez profiter pleinement des festivités de fin d’année !

    1 Trinquez sans alcool à l’apéritif

    Pour respecter le bon développement du fœtus, la règle d’or est « zéro alcool » pendant toute la durée de la grossesse. Mais rassurez-vous, « il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives avec des mousseux sans alcool », affirme Florence Foucaut, diététicienne-nutritionniste. Sinon, un cocktail sans alcool fait maison est tout aussi apprécié.

    Quant aux amuse-bouches, la professionnelle de la nutrition recommande des toasts de tapenade, de houmous ou des noix à grignoter. À éviter : la charcuterie crue, qui peut provoquer une intoxication alimentaire grave si elle est contaminée par la bactérie listéria. « Les femmes enceintes délaisseront aussi les bâtonnets de légumes crus afin d’éviter tous risques de toxoplasmose, maladie parasitaire responsable de malformations congénitales », souligne la diététicienne.

    Bon à savoir :

    ​​Consommer du foie gras pendant la grossesse, c’est possible !

    La seule recommandation est qu’il soit bien cuit (à 100 degrés minimum) afin d’éviter tout risque d’infection à la listeria ou la toxoplasmose. Consommez-le également avec modération car la vitamine A présente dans le foie gras est nocive pour le bébé en trop grande quantité.

    2 Des noix de Saint-Jacques plutôt que des huîtres en entrée

    Ni fruits de mer ni poissons crus ne sont autorisés pendant la grossesse, pour prévenir toutes intoxications alimentaires. Heureusement, vous pouvez vous faire plaisir avec des crustacés bien cuits. De plus, ils sont riches en vitamines et minéraux. « La noix de Saint-Jacques apporte de la vitamine B12 et le homard des protéines et du fer, des nutriments essentiels pendant la grossesse », fait remarquer Florence Foucaut.

    3 Toutes les viandes sont les bienvenues en plat… ou presque !

    Savourez toutes les viandes servies ! Seule condition ? Qu’elles soient bien cuites afin d’éliminer la listeria. « La viande rouge est recommandée car elle est riche en fer, souligne la diététicienne. La dinde et le lapin contiennent beaucoup de protéines ; le poulet de vitamines B ». En revanche, la viande de gibier, riche en toxines, n’est pas recommandée pendant la grossesse.

    Pour agrémenter vos plats de fêtes, toutes les garnitures sont permises : légumes cuits, marrons, féculents ou légumineuses (lentilles, haricots rouges, pois chiches). Et pour accompagner le tout, « choisissez des vins blancs ou rouges, sans alcool », conseille la diététicienne.

    4 Bûche, gâteau et sorbet au dessert

    Gâteau au chocolat, sorbet et fruits confits…. vous avez l’embarras du choix pour vous faire plaisir côté sucré. Veillez tout de même à rester raisonnable sur les quantités car votre système digestif fonctionne au ralenti durant la grossesse. Une seule précaution rappelle la diététicienne. « Si vous pouvez choisir entre deux bûches de Noël, préférez celle glacée à celle à la crème pâtissière, car le lait peut transmettre le staphylocoque ». Pour la même raison, évitez les desserts à base d’œufs crus comme les mousses qui peuvent contenir des salmonelles, bactéries pouvant provoquer une intoxication alimentaire.

    Enceinte à Noël : 7 conseils pour un repas de fête sans frustration

     

    VOUS ÊTES SOCIÉTAIRE MACIF ?

    Le contrat Santé Macif vous propose un remboursement forfaitaire pour vos séances avec un diététicien.

    L’Essentiel de l’article

    • Osez les boissons sans alcool.
    • Optez pour les crustacés cuits, riches en vitamines B12.
    • Préférez les viandes rouges ou blanches, riches en protéines.
    • Ne vous privez pas de desserts, chocolaté ou aux fruits.
  • 4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    Quels exercices pour entretenir sa santé ?

    Pas toujours facile de sortir de chez soi. Parce qu’il pleut ou qu’il fait froid. Ou encore parce qu’on est confiné. Et pourtant, vous avez envie de vous défouler, d’évacuer votre trop plein d’énergie. Vous pensez que c’est impossible ? Voici plusieurs exercices physiques simples, qui seuls ou enchaînés, vont vous permettre de vous sentir mieux au bout d’une séance. Le tout en restant dans votre salon ou votre chambre !

    Lire aussi : Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    Faire du cardio avec des squats jump

    Debout et bien droit, pieds écartés au niveau des épaules, regardez droit devant vous. Fléchissez vos jambes comme si vous vous asseyez sur une chaise imaginaire. Mettez les fesses en arrière pour garder le bas du dos plat et levez les bras face à vous pendant la descente. Remontez en position initiale en ramenant vos bras le long du corps. Inspirez pendant la descente, expirez pendant la remontée.

     

    4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    Les squats jump renforcent les cuisses mais aussi le cardio. Parallèlement, cela fait aussi travailler l’équilibre.

    Jérôme Vion, coach sportif

    Effectuer une série de sauts

    Les jumping jack (sauts avec écarts)

    4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    Debout, les bras contre le corps, vous sautez pieds écartés en levant les bras au-dessus de votre tête jusqu’à toucher vos mains. Toujours droit, vous resautez en revenant à votre position de départ, bras le long du corps et pieds serrés. Inspirez lorsque vous écartez les jambes, soufflez lors du bond pieds joints.

    Les burpees (sauts de grenouille)

    4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    Position debout, les jambes légèrement écartées à hauteur des épaules. Mettez vous en position de squat mais posez vos paumes devant vos pieds sur le plancher. Lancez vos jambes en arrière, tout en gardant votre appui sur les mains. Faites une pompe en touchant la poitrine au sol. Revenez à votre position précédente, mains au sol et jambes tendues. Sautez en ramenant les pieds vers vos mains, talons au sol, puis revenez en position de squat. Sautez en l’air, les mains en l’air au dessus de votre tête.

    Ces sauts permettent un travail cardio-respiratoire important, une bonne coordination des membres inférieurs et supérieurs et surtout un travail complet du corps.

    Jérôme Vion, coach sportif

    Faire des pompes

    Un grand classique ! Effectuez des pompes (série de 10 ou 15) mais à votre rythme. Sur la pointe des pieds, le dos bien droit, il faut impérativement que votre buste touche le sol avant de remonter ! « Cet exercice fait bien travailler les pectoraux et triceps. C’est une bonne façon aussi de gainer les muscles profonds des abdominaux », souligne Jérôme Vion.

    Vous pouvez également faire des pompes sur les genoux, plus accessibles. Plutôt que d’être sur la pointe des pieds, vous reposez sur vos genoux, les mains sur le sol. « Même si c’est plus facile, cela permet un travail complet des pectoraux comme des muscles profonds abdominaux », rassure le coach.

    Pensez à inspirer en descendant et à expirer lorsque vous remontez.

    Lire aussi : Quel sport quand on a mal au dos ?

    Devenir haltérophile

    À défaut de petits haltères, prenez une bouteille d’eau dans chaque main, les bras le long du corps. Remontez vos bras toujours collés au dessus de votre tête puis revenez à la position initiale. Faites des séries de 5 ou 10. « Les biceps et les épaules sont très sollicités avec cette activité, détaille Jérome Vion. Cela améliore synchronisation et motricité. »

    Quel que soit l’exercice réalisé, n’oubliez pas de vous étirer en fin de séance !

    Lire aussi : Quelles activités physiques pour occuper les enfants en appartement ?

     

    L’Essentiel de l’article

    • Bien respirer pendant les exercices
    • Aller à son propre rythme
    • Adapter l’intensité à sa pratique habituelle
  • CBD : quelles sont ses vertus supposées vs réelles ?

    CBD : quelles sont ses vertus supposées vs réelles ?

    1 CBD, THC : quelles différences ?

    Le chanvre, plante aussi connue sous le nom de cannabis, contient principalement deux molécules (1) :

    • le THC (tétrahydrocannabinol), substance active majeure et considérée comme une drogue
    • le CBD (cannabidiol) molécule non considérée comme une drogue. « Le CBD est une substance psychoactive au sens où elle agit sur le cerveau. Mais il est beaucoup moins puissant que le THC et il ne crée pas de dépendance ni d’effet euphorisant. », explique le Pr Nicolas Authier, Médecin psychiatre, spécialisé en pharmacologie et addictologie au CHU de Clermont-Ferrand.

    2 Quels sont les bienfaits supposés du CBD vs la réalité ?

    Huile de cannabidiol, gélules, crème, boisson gazeuse, biscuits… Suivant un phénomène de mode venu des États-Unis, on peut actuellement trouver le CBD sous diverses formes. Considérée comme une médecine douce, cette substance procurerait un sentiment de bien-être et de détente. Une action confirmée par le Pr Nicolas Authier. « Le cannabidiol a effectivement un effet apaisant et relaxant qui améliorerait potentiellement le sommeil. Cependant, tempère le spécialiste, une insomnie durable nécessite de consulter un médecin pour une prise en charge plus complète. »

    Par ailleurs, si les promoteurs du CBD associent souvent cette substance à d’autres bienfaits, il faut les relativiser car ils ne sont pas avérés. « Le CBD seul n’a pas démontré son efficacité sur les nausées et n’est pas suffisant pour lutter contre les douleurs. Ses effets sur les personnes stressées et/ou souffrant d’addiction sont en cours d’étude. Celles-ci étant souvent réalisées avec des animaux et des extraits de cannabis contenant d’autres molécules que le CBD (terpènes, THC…), leurs résultats seront aussi à démontrer sur l’être humain et à tempérer. C’est la combinaison de plusieurs substances, à des doses différentes, qui permet d’obtenir des effets positifs sur l’organisme », explique le Pr Authier.

    Bon à savoir : que dit la loi ?

    Pour être commercialisé, le CBD extrait de chanvre ne doit pas contenir plus de 0,2 % de THC et le produit fini (huile, crème, biscuit, etc.) ne doit contenir aucune trace de THC. (2) Il vaut donc mieux acheter vos produits à base de cannabidiol en pharmacie (ou parapharmacie) afin de vous assurer de leur qualité.
     

    En effet, la composition des produits contenant du CBD vendus en boutique spécialisée et sur Internet n’est pas toujours garantie. « Il est possible que malgré la loi, ils contiennent aussi du THC, souligne le Pr Nicolas Authier. Le consommateur peut alors se retrouver positif au THC à son insu », prévient le pharmacologue. Vous pourriez alors avoir des crises d’angoisse, de paranoïa, des dysfonctionnements cardiovasculaires, de l’hypertension artérielle.

    3 CBD : quelques précautions à prendre

    Un point important à rappeler concernant le cannabidiol : il peut interagir avec certains médicaments et, à forte dose, entraîner des problèmes digestifs ou des troubles de la vigilance. Si vous prenez un traitement, il est donc nécessaire d’en parler avec votre médecin avant d’utiliser du CBD.

    Dans tous les cas, « il est recommandé d’augmenter très progressivement les doses pour vous habituer au CBD et mieux tolérer ses effets, conseille l’expert. Le dosage quotidien recommandé dépend de votre âge, de votre poids et de votre état de santé, mais on considère qu’il ne faut pas dépasser les 160 mg dans une journée » conclut-il. Là encore, prendre l’avis de votre médecin traitant est vivement conseillé.

    Le saviez-vous ?

    Si vous avez besoin de consulter un spécialiste pour vos soucis de sommeil, de stress ou autre maux affectant votre bien-être, le contrat Santé de la Macif rembourse certaines médecines douces : vos séances d’ostéopathie, d’acupuncture, de diététique, de pédicurie et podologie, de chiropraxie, et d’étiopathie sont prises en charge.*

    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Le CBD est une molécule présente dans le chanvre, mais ce n’est pas un stupéfiant.
    • Le CBD, lorsqu’il est utilisé seul, n’a pas démontré son efficacité sur l’organisme.
    • Il convient d’acheter vos produits à base de CBD en pharmacie (ou parapharmacie) pour vous assurer de leur qualité.

    (1) Drogue-info-services, 2020
    (2) Santé Cannabis, Les bienfaits du CDB : réalité ou fiction ?
  • Fact-checking : les fruits et légumes frais sont-ils plus sains que les surgelés ?

    Fact-checking : les fruits et légumes frais sont-ils plus sains que les surgelés ?

    Contrairement aux croyances populaires, la qualité des aliments surgelés est égale et parfois supérieure aux aliments frais ! Et si le congélateur était finalement votre allié pour bien manger ?

    Les produits destinés à la congélation sont conditionnés dans les 5 heures (1) qui suivent leur récolte. Dès lors, les aliments n’ont pas le temps de se dégrader contrairement aux produits frais, qui subissent le transport et le stockage en magasin avant de rejoindre votre réfrigérateur pour être conservés dans les meilleures conditions possible.

    Le froid du congélateur ralentit la dégradation des nutriments (vitamines, fibres, protéines, etc.) présents dans les fruits et légumes. Au contraire, en conservant vos aliments plus de 2 jours dans votre réfrigérateur, ils peuvent perdre jusqu’à 50 % (2) de leurs qualités nutritionnelles ! C’est pourquoi, les fruits et les légumes surgelés sont généralement plus riches en vitamines que ceux que vous achetez frais.

     

    Fact-checking : les fruits et légumes frais sont-ils plus sains que les surgelés ?

     

    Bon à savoir

    Course contre la montre… pour manger frais !

    Si vous souhaitez bénéficier des bienfaits nutritifs des fruits et légumes, sans passer par la case congélateur… veillez à les consommer immédiatement après leur récolte, ce qui implique donc de privilégier les circuits courts pour assurer une transition rapide de l’achat à l’assiette !

    L’Essentiel de l’article

    • Le froid préserve les nutriments des aliments.
    • Pour consommer des aliments frais et nutritifs, consommez local.
    • Plus de 48 h au réfrigérateur, c’est 50 % de qualités nutritionnelles en moins.

    (1) 60 Millions de consommateurs, Fruits et légumes À la chasse aux pesticides, 2018

    (2) University of Chester, Antioxidants in Fresh and Frozen Fruit and Vegetables: Impact Study of Varying Storage Conditions.

  • Acupuncture : stop aux idées reçues

    Acupuncture : stop aux idées reçues

    Chiffre-clé

    361 (2). C’est le nombre de points d’acupuncture reconnus sur le corps, dont certains situés au niveau des poumons, du cœur, de l’intestin, du foie ou de la vessie par exemple.

    L’acupuncture fait partie des médecines dites « alternatives » à la médecine classique. Bien que son efficacité soit reconnue par la Haute autorité de santé, elle soulève encore de nombreuses questions. Petit tour d’horizon des idées reçues les plus répandues sur l’acupuncture.

    1 L’acupuncture sans aiguilles n’est pas possible

    FAUX – Les aiguilles ne sont que l’une des 6 techniques pratiquées par l’acupuncteur. Pour les enfants par exemple, l’acupuncture laser est utilisée pour envoyer des stimuli aux points d’acupuncture grâce à un laser infrarouge, qui remplace alors les aiguilles. « Une autre technique consiste à utiliser des ventouses ou des aimants pour soulager le mal de dos », explique le Dr Stéphan, acupuncteur. Attention, si différents professionnels peuvent utiliser ventouses ou aimants, seuls les professionnels de santé (médecins, sages-femmes ou chirurgiens-dentistes) sont autorisés à utiliser des aiguilles.

    2 Les aiguilles d’acupuncture font mal

    FAUX – L’aiguille utilisée pour l’acupuncture est très fine (0,16 mm à 0,18 mm). La pose est généralement indolore et ne laisse aucune marque sur votre peau. Toutefois, quand le médecin tourne l’aiguille pour stimuler les points d’acupuncture, vous pouvez sentir un léger picotement. « Ce n’est pas douloureux mais ces sensations sont recherchées par le médecin et font partie d’un traitement efficace », affirme l’acupuncteur.

    3 L’acupuncture peut entraîner une infection sanguine ou cutanée

    FAUX – Les aiguilles utilisées par les acupuncteurs sont stériles et à usage unique, ce qui élimine tout risque de transmission de maladie. « Il n’y a absolument aucun risque d’infection avec l’acupuncture, affirme le médecin. Toutes les aiguilles utilisées sont à usage unique. Nous les jetons ensuite dans un conteneur spécifique et les aiguilles sont incinérées. »

    4 L’acupuncture est remboursée par la Sécurité sociale

    VRAI – Les séances d’acupuncture sont remboursées en partie par la Sécurité sociale, à condition qu’elles soient réalisées par un médecin titulaire du diplôme d’État (appelé Capacité d’Acupuncture), ou par un professionnel de santé ayant obtenu un diplôme universitaire (DU) ou interuniversitaire (DIU), comme les médecins et les sages-femmes. Attention toutefois, un certain nombre de professionnels exercent en secteur 2 : renseignez-vous avant auprès du professionnel pour connaître son tarif et les éventuels dépassements d’honoraires.

    « Si le patient respecte le parcours de soins coordonnés, c’est-à-dire que la consultation est prescrite par son médecin traitant, il sera mieux remboursé », précise l’acupuncteur.

    5 L’acupuncture soigne et n’agit sur les douleurs que si l’on y croit

    FAUX« L’acupuncture n’est pas une croyance. Comme toute médecine, elle se fonde sur des données scientifiques, des études, des preuves et des milliers de tests sur des patients prouvant l’efficacité de cette pratique », souligne le Dr Stéphan. Cela concerne notamment le traitement des douleurs chroniques ou des nausées et vomissements (en période postopératoire, liés à la grossesse ou provoqués par une chimiothérapie anticancéreuse) (1). Certains hôpitaux proposent même des séances d’acupuncture à destination des malades du cancer.

    6 L’acupuncture soulage les maux de grossesse et prépare à l’accouchement

    VRAI « L’acupuncture est recommandée pour traiter de nombreux maux de la grossesse (nausées, vomissements, ou douleurs diverses) », constate l’acupuncteur. En fin de grossesse, les séances d’acupuncture pourraient aussi aider à préparer le corps à l’accouchement, en facilitant le positionnement idéal du bébé (soit la tête dirigée vers le sol, ventre appuyé sur celui de sa mère) ou en déclenchant les contractions par exemple.

    « Le diplôme universitaire d’acupuncture obstétricale permet justement de former de nombreuses sages-femmes mais aussi médecins gynécologues-obstétriciens à cette médecine traditionnelle chinoise », précise le Dr Stéphan.

    7 Les bébés peuvent aussi bénéficier d’une séance d’acupuncture

    VRAI – L’acupuncture peut aussi être utilisée chez les tout-petits (troubles du sommeil, problèmes digestifs, problèmes ORL à répétition, eczémas…) en complément d’une prise en charge médicale conventionnelle. « Mais chez les plus jeunes, on préférera mettre très peu d’aiguilles et utiliser le massage inspiré de l’acupuncture pédiatrique japonaise (appelée Shonishin) ou le laser », ajoute le Dr Stéphan.

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif rembourse certaines médecines douces dont vos séances d’acupuncture.*

     

    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions
    et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • L’acupuncture est un acte médical à part entière.
    • Les piqûres, réalisées à l’aide d’aiguilles très fines, ne sont pas douloureuses.
    • Les séances, réalisées par un professionnel de santé, sont remboursées par l’Assurance Maladie sur la base du tarif de convention (soit 70 % de 23 €).

    (1) Solidarités-santé.gouv, L’acupuncture

    (2) Inserm, Évaluation de l’efficacité et de la sécurité de l’acupuncture, 2014

  • Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    En cas de repos forcé, de confinement exceptionnel ou de modification de style de vie, une personne ayant l’habitude de pratiquer du sport en extérieur ou en salle va voir son quotidien changer. Pour accompagner le corps dans cette modification de rythme et de dépenses énergétiques, la gestion de l’alimentation se révèle particulièrement importante pour s’adapter aux nouveaux besoins, revus à la baisse.

    Quels sont en moyenne les besoins caloriques quand il n’y a pas ou très peu d’activité physique ?

    Anthony Fardet « Les besoins énergétiques varient en fonction du sexe, de l’âge et de l’activité physique. Difficile de donner des conseils pour les enfants car l’apport nécessaire varie beaucoup entre 3 et 18 ans, lorsque le jeune est en pleine croissance. Après 18 ans, en période d’activité physique moindre, il est conseillé de ne pas dépasser en moyenne 2100 kcal par jour pour un homme adulte (contre 2700 pour une activité modérée) et 1800 kcal par jour en moyenne pour une femme adulte (contre 2000 pour une activité modérée). Il faut donc diminuer, en période de confinement ou de repos forcé, l’apport énergétique (de 10 à 20%), cela va de soi. En revanche, pour les personnes âgées, elles doivent au maximum garder les apports caloriques habituels pour maintenir leur forme physique. »

     

    Apports caloriques quotidiens conseillés en cas de sédentarité accrue*

    Homme

    19-30 ans

    2500

    31-50 ans

    2350

    51-70 ans

    2150

    71 ans +

    2000

    Femme

    19-30 ans

    1900

    31-50 ans

    1800

    51-70 ans

    1650

    71 ans +

    1550

     

    Quels sont les aliments conseillés lorsque l’on ne fait quasiment aucune activité physique ? Quid des aliments à calories négatives par exemple ?

    A.F. « On entend souvent parler des aliments à calories dites négatives qui contiendraient si peu de calories que l’énergie de notre corps consacrée à leur digestion serait supérieure à celle que les aliments fournissent. Cependant, il n’y a pas de preuve scientifique que des aliments puissent être à calorie négative. En revanche, on peut conseiller les légumes comme le concombre, céleri-rave, haricots verts, courgette, épinard, chou-fleur, endive ou asperge. Les produits végétaux sont riches en fibres et en eau, à la fois rassasiants et peu caloriques. De façon générale, il s’agit de cuisiner à partir d’ingrédients et/ou aliments plus ou moins bruts, sources de sucres lents et riches en vitamines. »

    Lire aussi : Avis aux gourmands : quelles alternatives saines au sucre blanc ?

    Quels sont les aliments caloriques et les faux amis à éviter en cas de sédentarité accrue ?

    A.F. « En période de diminution d’activité sportive, il est recommandé de réduire l’apport d’aliments ultra-transformés, hyper palatables (réconfortants à mâcher), souvent très denses en énergie et qui nous poussent à manger « sans faim », type snacks sucrés, salés, et/ou gras, confiseries, plats préparés comme les pizzas industrielles, glaces… Cela peut s’avérer difficile car durant une période de sédentarité accrue, le besoin de réconfort passe parfois par ce type de nourriture « doudou ». »

    « Aucun aliment n’est réellement à interdire, mais tout est une question de dose. »

    Anthony Fardet, nutritionniste

    A.F. « Il faut bien avoir conscience que sans activité sportive, le corps ne pourra pas gérer correctement un apport calorique trop important et le sucre se transforme vite en gras sous-cutané ou hépatique. »

    Lire aussi : Enfants : et si on se passait des aliments ultra-transformés ?

    Le gras et le sucre pour les personnes âgées

    Si un apport important en gras et en sucre est à limiter pour les enfants et les adultes en cas de sédentarité accrue, il faut noter que cette règle s’applique moins aux personnes âgées. Comme le souligne le nutritionniste Anthony Fardet, l’âge conduit souvent à une perte d’appétit, parfois à cause de l’isolement, souvent parce que la mobilité se dégrade, et elles ne bougent plus assez pour provoquer une sensation de faim. Dans ce cas, les aliments gras ou sucrés sont davantage permis car ils permettent généralement de stimuler leur appétit.

    Quelles sont les bonnes règles à adopter (nombre de repas, heure des repas, etc) ?

    A.F. « Il est toujours mieux de manger à heure fixe. En période de sédentarité forcée, il n’est pas conseillé de prendre des collations à 10h00 et 16h00 comme on a souvent coutume de le faire pour « caler une petite faim ». Trois repas équilibrés riches en vrais aliments, en produits végétaux, et diversifiés devraient apporter ce qu’il faut en cas d’inactivité physique. Cependant, si cela n’est vraiment pas suffisant, alors privilégiez des snacks à base de vrais fruits riches en eau (pomme, banane, etc.). Les fruits à coque (amande, noix, noisettes…) ou fruits séchés seront trop énergétiques. Si vous êtes confinés chez vous, c’est aussi l’occasion d’apprendre de nouvelles recettes et de prendre davantage le temps de cuisiner. »

    Lire aussi : Bien manger pour bien dormir

    *Source : https://www.sante-sur-le-net.com/nutrition-bien-etre/nutrition/besoins-energetiques/

    L’Essentiel de l’article

    – Éviter les aliments trop caloriques et trop sucrés – Adapter les portions et limiter à 3 repas par jour – Tester de nouvelles recettes avec des produits bruts
  • Hydratation : démêlez le vrai du faux sur l’eau !

    Hydratation : démêlez le vrai du faux sur l’eau !

    Un adulte doit boire 1,5 litre d’eau par jour (1) pour rester en bonne santé. Cela peut sembler bien simple pour certains, et pourtant, beaucoup négligent leur hydratation. Démêlons le vrai du faux sur l’eau pour que vous ne restiez pas sur votre soif.

    1 Il ne faut pas boire d’eau pendant les repas

    FAUX – La consommation d’eau au cours du repas doit se faire selon votre soif, et contribuer à couvrir vos besoins journaliers.

    « Boire de l’eau au cours du repas peut générer un inconfort digestif (lourdeur d’estomac) chez certaines personnes mais ce n’est pas déconseillé. L’important est de couvrir ses besoins quotidiens tout au long de la journée, soit boire 1,5 litre d’eau, voire jusqu’à 2 litres en cas de fortes chaleurs » indique Nathalie Hutter-Lardeau, nutritionniste.

    Vous pouvez donc boire à table si vous en ressentez le besoin. « L’eau provient aussi de la nourriture ingérée au cours du repas, notamment certains fruits et légumes comme le melon, la pastèque, le concombre qui peut lui contenir jusqu’à 96 % d’eau », précise la nutritionniste.

    2 Il ne faut pas attendre la soif pour boire de l’eau

    VRAI – L’eau représente environ 60 % du poids du corps d’un adulte (1). Une bonne hydratation assure un bon fonctionnement de tous vos organes, y compris de votre cerveau ! Vigilance, mémoire, concentration… sont autant de fonctions qui ont besoin d’hydratation pour être optimales.

    « La soif est le mécanisme par lequel l’organisme avertit qu’il est en état de déshydratation. Il ne faut donc pas attendre d’avoir soif pour boire, car votre corps aura déjà commencé à souffrir de déshydratation, indique la nutritionniste. Il convient alors de s’hydrater régulièrement, plusieurs fois par jour. Pour cela, ayez toujours avec vous une bouteille d’eau ou une gourde recyclable (à nettoyer quotidiennement). Des applications permettent aussi de vous souvenir de boire grâce à une alarme régulière. »

    3 Boire chaud ne désaltère pas

    FAUX – En période de fortes chaleurs, on ne sait pas toujours quoi boire ni manger. Mais sachez que l’eau qu’elle soit fraîche ou chaude a le même effet sur l’organisme : elle lui fait du bien. « Vous pouvez vous sentir moins désaltéré avec une boisson chaude, car il n’y a pas de sensation de fraîcheur en bouche, mais l’hydratation de votre corps est identique », indique Nathalie Hutter-Lardeau.

    Bien sûr, il faut veiller à boire raisonnablement chaud et privilégiez une eau tempérée pour éviter le risque de trop transpirer et donc d’être déshydraté. De plus, selon une étude de l’université des sciences médicale de Téhéran, « boire trop chaud (> 60 °C) fragiliserait le tissu de l’œsophage et le rendrait alors plus sensible à d’autres facteurs de risque comme le cancer (2) par exemple, met en garde la nutritionniste.

    4 Boire glacé n’est pas bon

    VRAI – Avaler des boissons glacées peut engendrer des désagréments tels que des frissons, des maux de tête, et des troubles du système digestif (diarrhée…). « Lorsque l’on boit trop froid, le corps va chercher à compenser la baisse de température soudaine et va dépenser de l’énergie pour réchauffer le corps. L’idéal est de boire de l’eau à température ambiante ou légèrement fraîche », explique la nutritionniste.

    5 Trop boire peut favoriser la rétention d’eau

    FAUX – Au contraire, boire de l’eau aide à réduire la rétention d’eau ! Lorsque vous êtes déshydraté, votre corps à tendance à stocker le peu d’eau qu’il lui reste comme un réflexe de survie. En veillant à boire régulièrement et grâce à une bonne hygiène de vie, vous permettez à vos reins de bien fonctionner et de réguler la quantité d’eau dans votre organisme. Si vous faites de la rétention d’eau, vous devez donc boire le plus possible, et ne pas vous limiter aux recommandations nutritionnelles.

    Bon à savoir

    « Les eaux riches en sodium sont déconseillées pour les personnes devant suivre un régime pauvre en sel ou ayant tendance à faire de la rétention d’eau (car le sel en est le principal responsable) », précise la nutritionniste. Dans ce cas, privilégiez les eaux minérales peu salées et vérifiez la teneur en sel de vos aliments avant de les consommer.

    6 Les enfants et les personnes âgées doivent boire plus d’eau que les autres

    FAUX« Passé un certain âge, on ressent la soif plus tardivement qu’un jeune adulte (1). Le risque de déshydratation est donc plus élevé. De même chez les enfants, le mécanisme de soif n’est pas encore mature », indique la nutritionniste. Il est donc essentiel de veiller à ce que les personnes âgées et les enfants s’hydratent régulièrement tout au long de la journée, notamment en période de fortes chaleurs.

    Néanmoins, la quantité d’eau recommandée n’est pas plus importante que pour les autres. « Chez les enfants de 3 à 6 ans, les besoins en eau sont de 500 ml à 1 litre/jour. Chez ceux de 6 à 12 ans, ils sont de 1,5 litre/jour. Pour les personnes âgées, les besoins sont similaires à ceux des autres adultes (1,5 litre par jour) », affirme Nathalie Hutter-Lardeau.

    Chiffre-clé

    75 %. C’est la quantité d’eau dans le corps d’un nourrisson. Ce ratio diminue à l’âge adulte pour atteindre 60 % (3). Chez les personnes âgées, le corps humain est composé de 50 % d’eau.

    7 L’eau aromatisée aux fruits est saine

    VRAI et FAUX – Une eau aromatisée aux fruits contribue à l’hydratation du corps, mais pour bien la choisir, regardez la teneur en sucre sur l’étiquette, mais aussi et surtout la liste des ingrédients. Votre eau aromatisée sera plus saine si vous la choisissez sans édulcorant et sans sucre. « Veillez à choisir une eau avec un minimum d’additifs. Boire de l’eau aromatisée, c’est plus fun et cela à meilleur goût, elle peut aider à combler l’apport en eau des personnes qui ont du mal à boire suffisamment au cours de la journée », explique Nathalie Hutter-Lardeau. Vous pouvez également la préparer vous-même à la maison avec des fruits frais.

    Au quotidien, privilégiez néanmoins l’eau naturelle car les fruits contiennent du sucre (fructose) et donc des calories. Sans compter que ces boissons aromatisées habituent le palais au “goût sucré”, ce qui peut renforcer une dépendance au sucre des enfants, notamment. À consommer en mode plaisir, occasionnellement donc !

    8 Café et thé peuvent remplacer l’eau

    VRAI et FAUX – Café, thé, jus de fruits ou de légumes peuvent contribuer à l’apport en eau tout au long de la journée. Au contraire, limitez votre consommation de sodas, boissons énergisantes ou alcoolisées qui déshydratent fortement votre organisme.

    « Mieux vaut consommer café et thé avec modération, en complément de l’eau, pour varier les plaisirs et les bénéfices. L’eau reste la boisson la plus adaptée pour hydrater l’organisme », rappelle la nutritionniste.

    L’Essentiel de l’article

    • L’eau est la boisson la plus adaptée pour hydrater l’organisme.
    • On trouve de l’eau également dans les aliments : fruits et légumes notamment.
    • Il faut boire régulièrement tout au long de la journée.

    (1) Ameli, L’eau, 2019

    (2) International Journal Of Cancer, A prospective study of tea drinking temperature and risk of esophageal squamous cell carcinoma, 2019

    (3) Hydratation for Health, Eau et hydratation

  • Sucre blanc : quelles alternatives pour les gourmands ?

    Sucre blanc : quelles alternatives pour les gourmands ?

    Le problème avec le sucre raffiné ? Il n’apporte aucune plus-value sur le plan nutritionnel. En effet, lors du raffinage, le sucre perd l’essentiel de ses nutriments, vitamines et oligo-éléments. La seule chose qu’il vous apporte finalement, ce sont des calories ! Totalement « dévitalisé », le sucre est ainsi très vite assimilé par l’organisme qui va alors réclamer tout aussi rapidement une « nouvelle dose ». Enfin, pour être blanc ou roux, le sucre passe par une coloration ou décoloration physique ou chimique, pas vraiment recommandable. Mieux vaut donc jeter son dévolu sur des sucrants plus intéressants tant sur le plan nutritionnel que gustatif.

    35 kilos par an

    C’est la quantité de sucre consommée par personne chaque année en France. La moyenne mondiale est de 20 kg par an.(1)

    Sucre blanc : quelles alternatives pour les gourmands ?

     

    Le saviez-vous ?

    Macif est partenaire de Yuka : l’appli qui vous aide à décrypter les étiquettes.

    1 Miel, sirop d’érable, sirop de maïs… Les sucres liquides

    Le miel

    C’est quoi : le miel est fabriqué à partir du nectar des fleurs (un petit liquide sucré) récolté et transformé naturellement par les abeilles. Veillez ainsi à acheter un miel venant d’Europe et non un « faux miel » importé d’Asie qui est dilué avec du sirop de sucre.

    Ses avantages : il est gorgé de nutriments aux propriétés antibactériennes, antioxydantes et anti-inflammatoires. D’un point de vue gustatif, il apporte une saveur particulière qui ravira les gourmands.

    Ses inconvénients : principalement composé de fructose et de glucose, le miel est non seulement riche en calories, mais aussi vite assimilé par l’organisme. À consommer avec modération !

    Au quotidien : il parfume à merveille un thé, un yaourt et se révèle magique pour donner du moelleux aux gâteaux car il retient l’eau.

    Index glycémique : entre 35 et 80 (le miel d’acacia possédant l’IG le plus faible vs le miel de fleurs dont l’IG est de 80, soit le plus élevé).

    Le sirop d’érable

    C’est quoi : le sirop d’érable est réalisé à partir de la sève d’érable (composée à 97 % d’eau) portée à ébullition.

    Ses avantages : il est particulièrement riche en antioxydants (bien plus encore que le miel), tandis que son goût naturellement prononcé et son pouvoir sucrant plus élevé que le sucre permettent de réduire les doses.

    Ses inconvénients : le sirop d’érable est avant tout une source de glucides concentrés… et donc de calories !

    Au quotidien : on l’adore sur une gaufre, une crêpe, un pancake, mais aussi dans une salade de fruits et les gâteaux. Plus original, il accompagne les plats à base de volailles et de viandes.

    Index glycémique : entre 55 et 65

    Le sirop de yacon

    C’est quoi : le sirop de yacon est fabriqué à partir de racines de yacon, plante verte très répandue dans les régions montagneuses des Andes sud-américaines.

    Ses avantages : outre ses qualités nutritionnelles, le sirop de yacon étant riche en potassium et en antioxydants, il est aussi très peu calorique. De plus, ce sirop est apprécié pour son goût légèrement fruité et caramélisé.

    Ses inconvénients : trop consommé, il peut entraîner des troubles intestinaux.

    Au quotidien : il se substitue au sucre dans le thé, le café, la limonade, les gâteaux, le muesli, et s’incorpore même dans les sauces et les vinaigrettes.

    Index glycémique : 65

    2 Stevia, sucre de bouleau, sirop d’agave… Les édulcorants naturels

    La stevia

    C’est quoi : La stevia est une plante d’Amérique du Sud et Centrale dont les feuilles sont, une fois séchées, transformées en une poudre fine à laquelle on additionne des agents de charge.
    Ses avantages : elle ne possède pratiquement aucune calorie ni d’arrière-goût ! La stevia est donc idéale pour ceux qui prennent soin de leur ligne. La stevia limite aussi l’apparition des bactéries buccales responsables des caries.
    Ses inconvénients : si la stevia est issue d’un produit naturel, elle demeure un produit transformé. Certains lui reprochent également son goût de réglisse.
    Au quotidien : on l’aime dans un gâteau au chocolat, un tiramisu aux framboises et bien sûr, dans les boissons chaudes.
    Index glycémique : 9

    Le sirop d’agave

    C’est quoi : aussi appelé nectar d’agave, le sirop d’agave est extrait de la sève de cactus poussant au Mexique, le plus utilisé étant l’agave bleu.
    Ses avantages : il est naturellement riche en sels minéraux, calcium, magnésium, potassium et fer. Son origine végétale en fait le produit star des végétaliens.
    Ses inconvénients : constitué de 60 % à 90 % de fructose, le sirop d’agave est riche en glucides et possède donc un apport calorique assez élevé.
    Au quotidien : il est parfait dans une boisson chaude, un smoothie, une compote, une chantilly, mais aussi dans les desserts neutres telles que les madeleines et les gâteaux au yaourt.
    Index glycémique : 15

    Le sucre de bouleau

    C’est quoi : aussi appelé xylitol, le sucre de bouleau est obtenu à partir de l’écorce du bouleau.
    Ses avantages : il est beaucoup moins calorique que le sucre blanc. De plus, il ne provoque pas de pic de glycémie, et ce type de sucre est donc tout indiqué pour les personnes diabétiques.
    Ses inconvénients : consommé à haute dose, le xylitol est laxatif.
    Au quotidien : dans toutes les recettes froides ou chaudes. À noter qu’à la cuisson, son goût sucré augmente de 30 %, donc mieux vaut diminuer la dose de sucre dans votre préparation.
    Index glycémique : 7

    Bon à savoir

    Le sucre active un circuit de récompense dans notre cerveau qui nous donne envie d’en ingérer davantage. D’où une dépendance difficile à se combattre.

    3 Sucre complet, sucre de coco… Les sucres qui nous veulent du bien

    Le sucre complet

    C’est quoi : le sucre complet non raffiné est élaboré à partir de l’évaporation du jus de canne à sucre.
    Ses avantages : non soumis au raffinage, son apport en vitamines et nutriments est préservé. Il contient même un peu de protéines et de fibres.
    Ses inconvénients : il est tout aussi calorique et addictif que le sucre blanc ! Ses notes marquées de réglisse et de vanille peuvent également dénaturer certaines recettes.
    Au quotidien : il s’utilise de la même façon que le sucre blanc raffiné.  
    Index glycémique : 68

    Le sucre de coco

    C’est quoi : le sucre de coco provient de la fleur de cocotier et plus particulièrement de sa sève appelée toddy.
    Ses avantages : il possède en quantité importante du potassium et des polyphénols, mais aussi de l’inuline, un probiotique bon pour la flore intestinale. On l’aime aussi pour son goût subtil de caramel tandis que sa production est beaucoup plus écologique que celle des autres sucres.
    Ses inconvénients : il est à peu près aussi calorique que le sucre blanc.
    Au quotidien : dans un yaourt, un thé, une purée de bananes, et dans n’importe quelles préparations où vous mettiez du sucre blanc.
    Index glycémique : 35

    L’Essentiel de l’article

    • Le sirop de yacon est particulièrement intéressant pour la santé.
    • La stevia est l’alliée de votre ligne.
    • Le sucre complet est celui qui, gustativement, se rapproche le plus du sucre raffiné.

    (1) Rapport du Ministère de la santé et de la solidarité, sur la consommation alimentaire et état nutritionnel de la population vivant en France

  • Mal de dos : qui consulter ?

    Mal de dos : qui consulter ?

    1 Le médecin généraliste

    Si vous n’avez jamais consulté de spécialiste auparavant, le premier réflexe est de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant. Le médecin généraliste reste celui qui connaît le mieux son patient, son dossier médical et ses antécédents. Il établit un premier diagnostic au terme d’un interrogatoire précis et d’un examen clinique attentif.

    Selon la typologie de la douleur, des examens médicaux complémentaires peuvent être prescrits ou la recommandation de séances de soins chez l’un de ses confrères spécialistes.

    En cas d’urgence médicale seulement, contactez SOS Médecin au 3624, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

    Numéro 2

    C’est la place du mal de dos dans les motifs de consultation des médecins généralistes en France.*

    2 Les spécialistes : à chacun son approche

    Si elle disparaît spontanément dans la grande majorité des cas, il arrive parfois que la douleur perdure. Qualifiée alors de « douleur chronique », c’est à ce stade que le praticien spécialiste intervient.

    Ostéopathes, masseurs-kinésithérapeutes, rhumatologues, chiropracteurs… Tous apportent des solutions différentes. En vous prescrivant des examens, le médecin généraliste saura vous orienter vers le spécialiste adapté à votre pathologie.

    L’ostéopathe

    L’ostéopathie consiste en une approche dite « holistique », c’est-à-dire que la douleur peut venir de plusieurs endroits dans le corps et qu’ainsi il ne faut pas uniquement concentrer les efforts de soins sur la zone douloureuse (3).

    Vous êtes adhérent Macif ?

    Le contrat Garantie Santé Macif vous propose, selon les formules, un remboursement forfaitaire pour vos séances d’ostéopathie et d’acupuncture.**

    Le mal de dos peut être lié à un stress physique, psychique, voire émotionnel. De par son approche holistique, l’ostéopathie cherche à rétablir un équilibre pour être en bonne santé.

    Pierre, ostéopathe à Lyon

    L’ostéopathe travaille non seulement sur la colonne vertébrale, mais aussi sur les articulations, les ligaments, les muscles et même le crâne. Il a recours à des massages et des manipulations, le plus souvent en douceur.

    À retenir : un ostéopathe peut tout à fait être consulté en première intention.

    Les séances durent environ 45 minutes. Il faut prévoir deux à trois séances pour un mal de dos sans complication.

    Plus de 31 500

    porteurs du titre d’ostéopathe en France (4). Un chiffre en constante augmentation depuis 10 ans. 61 % sont ostéopathes, 32 % masseurs-kiné ostéopathes et 5 % médecins ostéopathes.

    Le chiropracteur

    La chiropracteur, à l’inverse de l’ostéopathe, exerce des manipulations presque uniquement au niveau de la colonne vertébrale. Celles-ci agissent sur le système nerveux de manière bénéfique. Vous devriez dès lors retrouver un bien-être général.

    Deux à trois séances suffisent à traiter un trouble dorsal léger.

    Le saviez-vous ?

    Pour devenir chiropracteur ou chiropraticien, il faut obtenir un diplôme sanctionnant près de six années d’études à l’Institut franco-européen de chiropraxie.

    Le rhumatologue

    Le rhumatologue est un médecin spécialiste. Il pourra effectuer un diagnostic à propos de douleurs et maladies des os, de la colonne vertébrale, des muscles et des articulations. Après examens, le rhumatologue vous orientera dans un second temps vers différentes solutions de guérison : séances de kiné, cure thermale, médicaments…

    Consultez ce spécialiste si vous souffrez d’un mal de dos persistant ou si les médicaments antalgiques ne font pas d’effets.

    Le masseur-kinésithérapeute

    La kinésithérapie a tendance à travailler spécifiquement sur la région concernée par la souffrance.
    Sorte de « gymnaste médical », le masseur-kinésithérapeute cherche à obtenir une amélioration de l’état physique en se concentrant sur l’assouplissement des articulations et des muscles et sur le renforcement musculaire.
    On y pratique souvent des exercices pour apprendre à mieux maîtriser ses mouvements et à utiliser les possibilités de sa colonne vertébrale.
    Le kinésithérapeute est en effet le plus « rééducateur » comparé à l’ostéopathe ou le chiropracteur : elle/il permet d’effectuer des exercices pour se muscler le dos.

    L’acupuncteur

    L’acupuncture existe depuis plus de 5 000 ans. C’est une branche de la médecine traditionnelle chinoise.

    L’acupuncteur pique le corps, à l’aide de fines aiguilles, et ce en des points très précis. Cette technique stimule la sécrétion d’endorphine. Suite à une séance d’acupuncture, vous vous sentirez sans doute dans une sensation de bien-être, voire d’euphorie.

    L’acupuncture est intéressante pour soulager la douleur.

    Attention : vérifiez bien que le médecin travaille dans une hygiène irréprochable : aiguilles jetables, désinfection, etc.

    Le saviez-vous ?

    Aussi appelée « hormone du bonheur », l’endorphine est une substance naturelle sécrétée par l’hypophyse, qui lutte contre la douleur.

    3 Quels remboursements sont pris en charge pour le mal de dos ?

    Le remboursement des consultations par l’Assurance maladie varie selon le praticien concerné.

    Concernant la partie complémentaire santé, vous pouvez regarder le forfait choisi sur votre contrat de mutuelle.

    • L’ostéopathe : tarifs libres, dans une fourchette de 50 à 100 euros, non remboursés par l’Assurance maladie.
       
    • Le chiropracteur : tarifs libres, de 50 à 80 euros. Non pris en charge par l’Assurance maladie.
       
    • Le rhumatologue : remboursement par l’Assurance maladie à hauteur de 70 % (si vous suivez bien le parcours de soins).
       
    • Le masseur-kinésithérapeute : remboursement à 60 % par l’Assurance maladie.
       
    • L’acupuncteur : la Sécurité sociale rembourse 70 % des frais de consultation, mais sur la base du tarif conventionnel des médecins généralistes.
    * Dans les conditions du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Le médecin traitant : pour une première orientation médicale.
    • Spécialiste : un choix avant tout personnel selon sa pathologie.
    • Ostéopathe, rhumatologue, chiropracteur, masseur-kinésithérapeute et acupuncteur : des approches du corps différentes et des méthodes spécifiques pour soulager la douleur.
    • Prise en charge des frais par l’Assurance maladie pour la plupart. Les complémentaires santé proposent un renfort « médecine douce ».

    (1) Enquête OpinionWay pour l’Association Française de Chiropraxie – mai 2020, « Les Français et le mal de dos »
    (2) Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés.
    (3) Registre des ostéopathes de France, « Définition et concept »
    (4) Compagnie des Experts Judiciaires Ostéopathes Exclusifs, 2019.