Catégorie : Bien dans mon corps

  • Quels sont les bienfaits de la sieste sur votre santé ?

    Quels sont les bienfaits de la sieste sur votre santé ?

    La sieste est une pratique très culturelle. « Dans les sociétés d’Europe du Nord, par exemple, elle est plutôt mal vue et se pratique peu. On considère que c’est un signe de paresse et que les personnes qui font la sieste ne veulent pas travailler. Tandis qu’en Europe du Sud, en Asie, ou en Afrique, c’est quelque chose d’admis », indique Raphaël Heinzer, professeur associé à l’Université de Lausanne, et médecin chef au Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS). « Nous sommes dans une société qui a tendance à limiter le temps de sommeil pour avoir plus de temps pour le travail ou les loisirs. Beaucoup de personnes ont un manque chronique de sommeil et la sieste permet de compenser, en partie, ce manque. »

    1 La sieste pour chasser le stress

    Un sommeil nocturne insuffisant ou perturbé peut provoquer des troubles durant la journée. « Ils se manifestent notamment au niveau cérébral, avec une mauvaise mémoire, une baisse de l’attention, des sautes d’humeur et une forme de stress », explique Raphaël Heinzer. En effet, le manque de sommeil augmente les hormones de stress dans le corps. « Des études montrent que les personnes qui n’ont pas assez dormi la nuit voient leurs hormones de stress baisser lorsqu’elles font une sieste l’après-midi », indique le docteur.

    Chiffre-clé

    27 % des Français font au moins une sieste par semaine. (1)

    2 La sieste pour booster ses performances

    « Certaines études révèlent qu’une sieste, même brève (entre 20 et 30 minutes), permet de consolider la mémoire. Par exemple, si on vous donne une liste de mots et que l’on vous demande de la restituer une heure après, vous serez meilleur si vous avez pu faire une sieste entre le moment où vous avez appris cette liste et le moment où vous la restituez », affirme Raphaël Heinzer. Ainsi, en plus du sommeil nocturne, une sieste, même si elle ne correspond pas à un cycle complet de sommeil, peut avoir un effet favorable sur la consolidation de la mémoire.

    Autre bénéfice du « petit somme », celui de limiter les accidents de la route ou du travail. « Le fait d’être fatigué durant la journée à cause d’un manque de sommeil peut favoriser les accidents. Faire une sieste permet justement de contrecarrer ce déficit d’attention, d’améliorer la vigilance et d’éviter la somnolence au volant », souligne le docteur. La sieste s’avère également bénéfique pour la productivité, la concentration et la créativité. Elle permettrait de retrouver l’énergie brûlée pendant la matinée et repartir sur les chapeaux de roues pour le reste de la journée.

    « Nous disposons de données qui révèlent qu’une sieste, même brève de 20 ou 30 minutes, permet de consolider la mémoire. »

    Raphaël Heinzer, médecin chef au Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil (CIRS) et professeur à l’université.

    3 La sieste pour prévenir certaines maladies

    La sieste semble également bénéfique pour prévenir les maladies cardiovasculaires. « Nous avons mené une étude sur plus de 3 000 personnes, à Lausanne. Elle a montré que, sur une période de cinq ans, les personnes qui ont fait des siestes une à deux fois par semaine avaient moins de maladies cardiovasculaires, que celles qui n’en faisaient pas », avance Raphaël Heinzer. Autre atout : la sieste joue sur la sensibilité à la douleur. « Les personnes en manque de sommeil sont plus sensibles à la douleur », note le spécialiste du sommeil.

    À savoir

    La sieste à proscrire pour les insomniaques

    Pour les personnes qui rencontrent des difficultés à s’endormir ou qui ont de fréquents réveils nocturnes, « il est déconseillé de faire la sieste parce qu’elles risquent d’être moins fatiguées au moment de dormir le soir et d’avoir un sommeil plus fragmenté encore », prévient Raphaël Heinzer.

    4 Comment réussir sa sieste ?

    On distingue deux phases propices au sommeil réparties sur 24 h : la phase nocturne où le cerveau est prêt à dormir et en début d’après-midi, où naturellement, le cerveau a tendance à s’endormir plus facilement. « Beaucoup de personnes ont tendance à somnoler en début d’après-midi. Tout le monde attribue cela à la digestion du repas de midi, mais en réalité, même si on ne prend pas de déjeuner, on connaît un peu cette somnolence », fait remarquer le docteur.

    À savoir

    Faire une sieste immédiatement après avoir mangé est déconseillé car la position allongée induit une stagnation plus longue des aliments dans l’estomac et donc un ralentissement de la digestion. Dans la mesure du possible, mieux vaut patienter deux heures après le déjeuner pour faire votre sieste.

    Il existe deux types de sieste : la turbo sieste (ou la micro-sieste) durant laquelle, on reste en sommeil léger ou intermédiaire. Pour ce type de sieste, il est recommandé de dormir entre 10 et 20 minutes (voire 30 minutes maximum). Cela offre un sommeil réparateur tout en évitant de plonger dans un sommeil profond. L’autre type de sieste, comme le font les Espagnols par exemple, est plus longue. « Elle dure environ une heure et demie, ce qui correspond à un cycle complet de sommeil. Ce type de sieste est aussi très bénéfique. »

    Pour éviter les difficultés à émerger, l’important est de se réveiller hors de la phase profonde du sommeil. « Si on se réveille en sommeil profond, on est plongé dans une sorte d’inertie, et on se sent un peu vaseux pendant un certain temps. »

    Le saviez-vous ?

    Un cycle de sommeil moyen dure environ 90 à 110 minutes. Idéalement, pour une sieste efficace, il est préférable de dormir moins de 30 minutes ou plus de 90 minutes, selon le médecin du sommeil.

    5 S’endormir sur commande

    « Pour trouver le sommeil rapidement, il convient d’être dans un environnement calme et dans la pénombre (vous plonger dans le silence absolu et le noir complet n’est pas une obligation). On peut mettre des écouteurs avec un peu de musique douce pour s’isoler du bruit et prévoir un réveil pour se rassurer et éviter de partir pour deux heures de sieste », conseille le spécialiste du sommeil.

    La position est aussi importante. Si vous en avez la possibilité, essayez de vous allonger car cela renforce, au réveil, la sensation d’avoir vraiment (et plus longtemps !) dormi. Il est toutefois préférable de vous installer sur un canapé ou un tapis de yoga posé au sol, par exemple, que sur un lit. Ce dernier étant associé au sommeil « longue durée » de la nuit par votre cerveau, vous risquez de perturber votre cycle de sommeil naturel en mélangeant ces phases. « Pour réussir à s’endormir, il faut que le tonus musculaire puisse se relâcher sans que la tête ne tombe en avant ou en arrière. Cela pourrait perturber la qualité de la sieste. Être bien calé permet aux muscles de se relâcher et de s’endormir plus facilement », conclut-il.

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    L’Essentiel de l’article

    • La sieste permet de lutter contre le stress, booster sa mémoire et prévenir certaines maladies.
    • L’idéal est d’attendre deux heures après le repas pour faire la sieste.
    • La sieste est à proscrire chez les personnes insomniaques.
    • Prévoir un réveil pour éviter de se réveiller en sommeil profond.

    (1) BEH, Le temps de sommeil en France, 2019

  • « Dans mon assiette » : un jeu vidéo pour apprendre à bien manger

    « Dans mon assiette » : un jeu vidéo pour apprendre à bien manger

    Parmi ses nombreuses missions, la Fondation OVE s’engage pour l’éducation aux goûts et à la nutrition en général. Pour aborder les enjeux liés à une bonne alimentation sous une forme innovante et ludique qui parle aux jeunes, elle a développé le serious game (jeu sérieux) « Dans mon Assiette ».

    1 De la fourche à la fourchette

    De loin, « Dans mon assiette » ressemble à jeu vidéo purement ludique. De près… C’est un jeu vidéo à visée éducative ! Un jeu qui permet de se former à l’art de bien manger avec des astuces, des recettes, des quiz ou des parcours interactifs en supermarché. De la fourche à la fourchette, il aide le joueur à comprendre les bases de l’équilibre alimentaire, à découvrir l’origine des aliments, à savoir faire les courses pour préparer des repas équilibrés sans se ruiner, à composer des menus équilibrés et même à cuisiner. Un dispositif complété par un magazine qui prolonge l’expérience digitale. Théo, suivi par un SESSAD (Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile) (voir encadré) a pu tester en groupe ce nouveau serious game.

    « Le jeu est fait pour apprendre à manger équilibré. Par exemple, je sais maintenant que les protéines servent à fabriquer les muscles, explique Théo. On parle aussi de la provenance et de la fabrication des aliments, d’où viennent les œufs, le beurre, la farine… On a même visité une ferme pour comprendre d’où viennent la viande et le lait ».

    Première impression à chaud : le format jeu est parfait pour captiver les jeunes, mais c’est un public exigeant…

    « J’ai bien aimé que ça soit sur ordinateur mais j’aurais préféré qu’il y ait plus d’animations ! Mais c’était bien de jouer en groupe, tout seul j’aurais eu peur de me tromper. »

    C’est en effet le parti pris : jouer à plusieurs pour encourager l’échange et le partage d’idées, et enseigner à chacun à trouver sa place dans le groupe.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient la Fondation OVE.

    1 adolescent sur 3 a des problèmes de poids :

    surpoids, obésité ou maigreur. (1)

    Bon à savoir

    À domicile ou dans le cadre scolaire et extra-scolaire, les SESSAD offrent un accompagnement spécialisé aux enfants et aux jeunes (jusqu’à 20 ans), en situation de handicap, d’autisme ou présentant des troubles du comportement ou de l’apprentissage (TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) ou dyslexie, par exemple).

    2 De l’alimentation virtuelle au bien manger réel

    Pour les équipes pédagogiques aussi, le jeu sérieux est un outil efficace.

    « Notre service accompagne des personnes qui ont des difficultés à se concentrer, à mémoriser et à s’organiser. Le jeu “Dans mon assiette” permet d’aborder l’alimentation de façon ludique, analyse Laura Gazzoli, assistante sociale. C’est la première année que je l’utilise comme support d’animation, et les jeunes accrochent bien. C’est pratique pour lancer le sujet et éveiller l’intérêt de nos publics. Mais il me semble essentiel de rendre concrètes les informations apprises. C’est dans ce sens que j’ai souhaité organiser, en complément, une visite de ferme pédagogique. »

    Pour Théo et son groupe, les séances durent d’une heure à une heure et demie. En 10 séances, ils ont pu parcourir environ la moitié du jeu : c’est dire si la matière est riche ! De l’avis de Théo, l’expérience est réussie.

    « Grâce à ce jeu, j’ai changé mes habitudes : je mange plus le matin. Et j’ai appris des astuces pour cuisiner avec de nouveaux ingrédients. Par exemple, on peut faire un gâteau au chocolat avec de la courgette à la place du beurre : ça apporte des vitamines et ça diminue le gras. C’est meilleur pour la santé ! »

    « Dans mon assiette » : un jeu vidéo pour apprendre à bien manger

     

    * Le prénom a été changé

    L’Essentiel de l’article

    • « Dans mon assiette » est un jeu vidéo pédagogique autour de l’alimentation.
    • Il est développé par la Fondation OVE qui œuvre pour favoriser l’inclusion sociale.
    • Le jeu est organisé autour de 4 thèmes : les aliments, l’équilibre alimentaire, faire les courses et cuisiner.

    (1) Santé publique France, Étude ESTEBAN 2014-2016, 2019 (mise à jour)

  • Bien manger pour bien dormir

    Bien manger pour bien dormir

    1 Soigner son sommeil dès le matin

    Il existe trois hormones qui régulent l’horloge biologique et donc le sommeil : la dopamine, la sérotonine et la mélatonine. Chacune entre en action à un moment précis de la journée. « La chrono-alimentation permet d’optimiser la production de ces trois hormones. Car bien dormir se travaille dès le matin et tout au long de la journée, pas seulement le soir ! », explique le docteur Laurence Benedetti.

    Le matin, on va donc booster la dopamine, qui est l’hormone de l’éveil et de la motivation. « Pour ça, il faut un petit-déjeuner riche en protéines : jambon blanc, œuf, saumon fumé ou fromage blanc (pas de yaourt, pauvre en protéine). Accompagné d’un peu de pain complet ou de céréales sans sucres ajoutés, c’est parfait ! », préconise Laurence Benedetti. Côté boisson, thé, café ou jus de fruit frais sont l’idéal. À éviter : le petit-déjeuner trop sucré, avec des céréales sucrées, des gâteaux ou viennoiseries, du miel ou de la confiture, du jus de fruits à base de concentré… C’est le coup de pompe assuré en fin de matinée !

    30 %

    des adolescents de 15 à 19 ans manquent de sommeil. (1)

    2 Au déjeuner, vive la liberté !

    En milieu de journée, la dopamine baisse naturellement, et la sérotonine, hormone de la sérénité, prend peu à peu le relais. Pour le déjeuner, on peut donc (presque) tout se permettre pour rester en forme, en accord avec ses besoins : viandes rouges, fritures en quantité modérée (pas tous les jours !), féculents, et bien sûr, des légumes et des fruits variés (n’oubliez pas de manger cinq fruits et légumes par jour et choisissez-les de saison de préférence). De quoi faire le plein d’énergie pour tenir l’après-midi.

    400 à 500 g

    C’est la quantité de fruits et légumes qu’il est conseillé de manger chaque jour, soit l’équivalent de 5 portions de 80-100 g. (2)

    3 Le goûter, la pause zen

    « Vers 17 h, notre taux de sérotonine commence à chuter. On a alors besoin de le booster avec des fruits secs, du chocolat noir ou des fruits à coques comme les amandes, à manger en petites quantités », poursuit le docteur Benedetti. Ces aliments ont en plus l’avantage d’être riches en magnésium, précieux régulateur du stress, et donc conseillés pour se préparer au soir. « Si on surveille sa ligne ou qu’on a des problèmes de poids, on préférera un fruit frais ou un yaourt. »

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    4 Le soir, on chouchoute sa mélatonine

    La mélatonine, elle, est l’hormone de l’endormissement, sécrétée au moment du coucher. « Mieux vaut éviter la viande rouge le soir et la remplacer par de la viande blanche ou du poisson. Mais le mieux, c’est d’opter pour les protéines végétales riches en sucres lents qui favorisent l’endormissement : lentilles, petits pois, pois cassés… », conseille Laurence Benedetti. Les laitages (vache, chèvre, brebis) sont également recommandés le soir car ils contiennent une protéine, le lactium, qui diminue le stress. Côté quantité, le dîner doit être plus léger que le déjeuner et éviter les aliments trop gras sous peine d’entraîner une digestion difficile.

    5 à 20 minutes

    C’est la durée optimale d’une sieste pour ne pas perturber le sommeil nocturne. Elle doit être effectuée entre 12 h et 15 h. (3)

    5 Coups de pouce : les tisanes et compléments alimentaires

    « Si on aime les tisanes, la mélisse, le tilleul ou la passiflore sont reconnues pour leurs vertus calmantes. En phytothérapie, on trouve aussi l’aubépine et la valériane. Pour les troubles de l’endormissement, il existe maintenant des comprimés et des sprays de mélatonine* vendus sans ordonnance, très efficaces », conclut le docteur Benedetti.

    Merci au docteur Laurence Benedetti, auteur du numéro Bien dormir avec la micronutrition, paru dans Les Echos de la micro-nutrition.

    L’Essentiel de l’article

    • Le matin, les protéines favorisent la sécrétion de dopamine, l’hormone de l’éveil.
    • Au goûter, les fruits secs et fruits à coques relancent la production de sérotonine pour faire baisser le stress.
    • Le soir, les sucres lents dopent le taux de mélatonine pour faciliter l’endormissement.

    (1) Ameli.fr, « Somnolence diurne : définition, causes et facteur de risque », 2019
    (2) Manger Bouger, « Les fruits et légumes : au moins 5 par jour, par exemple 3 portions de légumes et 2 fruits »
    (3) Ameli.fr, « Insomnie : adapter son quotidien », 2018

    * Il existe certaines contre-indications à la mélatonine, il est donc nécessaire de lire la notice ou de demander conseil à son médecin.

  • Sommeil décalé : les conseils du skipper François Gabart

    Sommeil décalé : les conseils du skipper François Gabart

    1 François Gabart, skipper du trimaran MACIF, adepte de la sieste ou du sommeil fractionné

    Quel est le point commun entre les marins, les militaires et les chirurgiens ? Leur activité les contraint à rester éveillés durant plusieurs jours, voire semaines ou à avoir un rythme décalé, en accumulant une dette de sommeil. Quel est le secret de ces professionnels pour gérer la situation ? Réponse : le sommeil fractionné, qui consiste à répartir son sommeil en plusieurs phases de sieste au cours d’une journée, plutôt que tenter de s’en passer. À l’instar de François Gabart, skipper professionnel et détenteur du record du tour du monde en solitaire en 42 jours à bord du trimaran MACIF. À l’écoute de son rythme, il a su apprivoiser son corps pour rester éveillé longtemps, délaissant le rythme dit monophasique pour un sommeil polyphasique.

    « Sur un bateau, on ne dort pas quand on veut. L’idée est de dormir quand on peut. On doit anticiper les phases de sommeil, profiter des opportunités qui se présentent et apprendre à dormir et à récupérer très vite, explique le marin. Avant de m’endormir, j’enclenche un chronomètre pour enregistrer mon temps de sommeil. Au réveil, j’évalue la qualité de mon sommeil sur une échelle de 1 à 5. C’est subjectif, mais ça me permet d’assurer à peu près un suivi et d’être plus vigilant si je constate que je n’ai pas beaucoup dormi dans les dernières 24 heures. »

    2 L’homme est fait pour vivre le jour et dormir la nuit

    Le corps humain est conçu pour vivre le jour, et dormir la nuit. C’est pourquoi le sommeil nocturne monophasique est de meilleure qualité que le sommeil fractionné, aussi appelé polyphasique. Il est par ailleurs dépendant de la stimulation lumineuse : le rythme circadien, régi par l’horloge biologique, est chargé de contrôler le sommeil, les capacités cognitives, la sécrétion d’adrénaline, la température corporelle, la pression artérielle, et d’autres fonctions physiologiques de notre organisme. De plus, l’homme est soumis aux rythmes de la planète Terre et se trouve en lien avec son environnement extérieur (lumière, bruit). C’est pourquoi, toute perturbation de l’horloge biologique peut avoir un impact sur la santé.

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    3 Gare à la dette de sommeil

    « Il est important de ne pas tomber dans une dette de sommeil importante et de trop repousser ses limites car on n’arrive jamais à récupérer derrière, prévient François Gabart. Il faut essayer de trouver son équilibre. Pour moi, le sommeil fractionné commence par dormir parfois quelques secondes, parfois quelques minutes. Mais, en moyenne, je dors environ 20 minutes. C’est une durée de repos qui me correspond bien et qui permet de bien recharger les batteries. C’est rare en solitaire de faire plus. Par contre, il peut m’arriver de dormir 20 minutes, puis de me réveiller quelques minutes pour vérifier que tout se passe bien sur le bateau et de redormir 20 minutes. »

    Aujourd’hui, de nombreuses personnes ont un rythme de sommeil décalé du fait même de la nature de leur profession : pompiers, policiers, personnels d’aviation, professionnels de la santé, transporteurs routiers, etc.

    Le rapport au temps et la façon de travailler ont beaucoup changé. Selon un rapport de l’Anses (2), « les formes d’organisation du travail évoluent, conduisant aujourd’hui à un nombre très important de travailleurs concernés par des horaires et rythmes de travail dit “atypiques”, notamment le travail posté (3) ou encore le travail de nuit ».

    Ces travailleurs de nuit et/ou de rotation souffrent d’un décalage horaire permanent et ont une horloge biologique perturbée qui va générer des troubles importants dans la qualité et la quantité de leur sommeil. Car le sommeil de jour n’est pas aussi réparateur que celui de la nuit. De plus, le sommeil fractionné a des conséquences rapidement identifiables.

    « On peut toujours repousser la limite, mais cela se fait au prix d’une perte de clairvoyance et de fraîcheur physique, souligne François Gabart. La rapidité de décision décline, les réflexes se font moins efficaces. Si on tente d’aller trop loin, le corps nous le signale clairement par une perte de lucidité, voire parfois des hallucinations. Ces signaux sont alors à prendre au sérieux. »

    Le saviez-vous ?

    En 2012, 15,4 % des salariés, soit 3,5 millions de personnes, travaillaient la nuit, habituellement ou occasionnellement. C’est un million de salariés de plus qu’en 1991, l’augmentation étant particulièrement forte pour les femmes (1).

    4 Méditation, hypnose, relaxation : autant de techniques qui aident à trouver le sommeil

    Le skipper du trimaran MACIF teste différentes techniques depuis 15 ans pour améliorer la qualité de son sommeil.

    « J’ai travaillé sur différentes pratiques : un peu de sophrologie, d’hypnose, de relaxation, de méditation… Pour moi, elles se complètent toutes. Au fil des années, j’utilise un mélange de tous ces outils. Et par la pratique, on développe la connaissance de son corps et on comprend mieux ce qui nous correspond. C’est difficile à définir car ce sont des techniques propres à chacun. Il est important de bien connaître son corps et de savoir bien s’écouter. Il n’y a pas de recette miracle. On travaille avec des médecins pour nous accompagner, on essaie d’échanger entre marins pour bénéficier des techniques des uns et des autres. Il est important de faire du sport, de bien manger : en somme, de prendre soin de soi ! »

    Les multiples bénéfices d’un bon sommeil ne sont plus à prouver : amélioration de la concentration et de la vigilance, stimulation des fonctions cognitives et de la mémoire, il remédie à la fatigue chronique. Sans oublier son action bénéfique au niveau cérébral, cardiovasculaire, musculaire et immunitaire car le sommeil influe directement sur la quantité de cellules naturellement tueuses (cellules NK), créées par l’organisme en cas de défense contre les agressions par des corps étrangers. Mieux reposé, l’organisme est plus à même de se défendre contre les différentes infections (allergies, maladies virales, etc.).

    C’est pourquoi François Gabart profite d’être à terre pour effectuer un travail de préparation avant les courses, mais aussi de récupération après celles-ci :

    « En amont des courses, je fais de courtes siestes pour préparer mon corps aux phases de sommeil décalé. Il est impossible de prendre du crédit de sommeil, mais il est possible de commencer à habituer le corps à un rythme différent. En revanche, au retour de course, j’essaie de dormir de la manière la plus classique possible, sans excès de grasse matinée ou de sieste, afin de reprendre un rythme de sommeil normal. »

    Bon à savoir

    Les résultats d’une expertise de l’Anses relèvent notamment que le travail de nuit a des effets probables sur la santé psychique, les performances cognitives, l’obésité et la prise de poids, le diabète de type 2 et les maladies coronariennes(4).

    L’Essentiel de l’article

    • Le sommeil occupe près d’un tiers de notre vie.
    • Le corps humain est biologiquement conçu pour vivre le jour et dormir la nuit.
    • Un mauvais sommeil affecte toutes les fonctions du corps, de la mémoire à l’humeur.
    • Des solutions existent pour favoriser un bon sommeil.

    (1) Dares Analyses, 2014.
    (2) Anses, « Évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit », 2016.
    (3) Selon l’Anses, le travail posté (autrement appelé « travail en équipes successives ») concerne des salariés, formant des équipes différentes, qui se succèdent sur un même poste de travail sans se chevaucher. Ce mode d’organisation du temps de travail est destiné à assurer une continuité sur un même poste de travail, d’où l’appellation de travail posté.
    (4) Anses, « L’Anses confirme les risques pour la santé liés au travail de nuit », 2016.

  • Insomnie : le bon spécialiste pour traiter un trouble du sommeil

    Insomnie : le bon spécialiste pour traiter un trouble du sommeil

    1 Insomnie : quand consulter ?

    Passer une mauvaise nuit de temps en temps n’a rien de grave ni d’anormal. Mais quand les troubles s’installent de façon récurrente, mieux vaut ne pas trop attendre pour consulter. L’Assurance maladie recommande une visite chez le médecin lorsque certains symptômes se répètent comme une fatigue matinale, des somnolences en journée ou des difficultés de concentration apparaissent. Un simple changement d’habitudes ou des traitements légers prescrits par votre médecin comme l’homéopathie ou la phytothérapie, peuvent suffire à retrouver un bon sommeil, et ainsi éviter la cohorte d’effets néfastes de l’insomnie : mauvaise humeur, stress, troubles alimentaires, obésité, risques cardio-vasculaires…

    2 Votre médecin traitant, première étape vers le diagnostic

    La consultation chez un généraliste permettra de faire un premier état des lieux et le cas échéant de prescrire un premier traitement à base de médecine douce. Il pourra aussi vous prescrire des examens sanguins pour vérifier qu’il n’existe pas de carence particulière, de déséquilibre hormonal ou autre déficit qui pourrait expliquer les troubles du sommeil.

    Toutes ces démarches vont permettre au médecin traitant de cerner les causes de l’insomnie. Si cela s’impose, il vous adressera alors à un spécialiste adapté à votre cas : cardiologue, pneumologue, psychologue psychiatre, voire même un sophrologue… Il pourra également vous prescrire un test dans un centre du sommeil (voir encadré). Il est donc très important de ne pas négliger cette première étape, d’autant que le fait d’être adressé par son médecin traitant déclenche une prise en charge optimale par l’Assurance maladie (70 % de la base de remboursement) et votre complémentaire santé (en fonction des garanties de votre contrat).

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    Renseignez-vous !

    4 %

    de la population en France est concernée par le SAHOS (syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil).*

    3 Traitements de l’insomnie et des troubles du sommeil (physiques et psychiques)

    Hors causes environnementales (bruit, mauvaise literie, heures de lever/coucher inadaptées, etc.), les causes d’insomnie les plus fréquentes concernent le ronflement et l’apnée du sommeil, l’hypertension et les troubles psychiques (stress, angoisse, dépression…).

    En cas de ronflements : l’ORL et/ou le pneumologue

    L’oto-rhino-laryngologue ou ORL est spécialiste des voies respiratoires hautes (bouche/nez/gorge) et du système auditif. Il pourra établir la cause des ronflements (déformation de la cloison nasale, amygdales hypertrophiées, voile du palais trop long, décalage de la mâchoire…) et proposer un traitement adapté, qui peut être chirurgical et/ou prothétique : redressement de la cloison nasale, prothèse mandibulaire, ablation des amygdales, utilisation d’une machine à pression constante, etc. Le surpoids étant une cause de ronflement, la consultation d’un nutritionniste en vue de perdre du poids pourra aussi être prescrite.

    En cas d’apnée du sommeil suspectée ou avérée, la consultation d’un pneumologue peut aussi s’imposer. L’apnée du sommeil est une obstruction épisodique des voies respiratoires pendant le sommeil liée au relâchement des muscles de la gorge et de la langue. Cela se traduit par des pauses respiratoires plus ou moins longues et fréquentes pendant la nuit. En plus de l’inconfort qui impacte directement le sommeil, cette pathologie présente un risque important pour la santé du fait du manque d’oxygénation chronique (risque cardio-vasculaire notamment).

    En cas d’hypertension : le cardiologue

    L’hypertension peut également nuire au sommeil. Dans ce cas, c’est un cardiologue qui pourra poser un diagnostic et proposer des pistes de traitements.

    En cas de troubles psychiques : le psychiatre

    Si les troubles du sommeil sont liés à un stress important (deuil, perte d’emploi) et/ou chronique, il peut être intéressant de consulter un psychiatre. Celui-ci pourra préciser le diagnostic, détecter une éventuelle dépression et orienter le patient vers le traitement adapté : psychothérapie, thérapie comportementale, et parfois, traitement médicamenteux.

    Les troubles du sommeil pouvant aussi être révélateurs de maladies neurologiques à un stade précoce (maladie d’Alzheimer), le psychiatre ou tout autre médecin consulté pourra aussi renvoyer vers un neurologue afin de confirmer le diagnostic.

    Bon à savoir

    Entre 16 et 25 ans, la consultation d’un psychiatre peut se faire hors du parcours de soins, c’est-à-dire sans être adressé par le médecin traitant, tout en bénéficiant de la prise en charge à 70% par l’Assurance maladie (100 % avec la CMU-C).

    Les centres du sommeil, pour qui, pour quoi ?

    Les centres du sommeil sont des unités spécialisées dans le diagnostic et le traitement des troubles du sommeil. Ils rassemblent des médecins généralistes et des spécialistes (neurologues, psychiatres, pneumologues) afin d’assurer une prise en charge globale et optimale des patients. Vous pouvez prendre rendez-vous directement auprès du centre de votre choix, ou être adressé par votre médecin traitant. Il en existe partout en France : consultez la liste des centres agréés par la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil sur le site du Ministère des solidarités et de la santé.

    L’Essentiel de l’article

    • Face à des insomnies à répétition, n’hésitez pas à consulter un spécialiste du sommeil.
    • Passez en premier lieu par votre médecin généraliste : il vous orientera vers le bon spécialiste
    • Face à des causes multiples, des spécialistes variés : ORL, pneumologue, cardiologue, psychiatre.

    Ameli.fr, 2018
  • Traitement de l’insomnie : 6 conseils d’expert pour dormir comme un bébé

    Traitement de l’insomnie : 6 conseils d’expert pour dormir comme un bébé

    Comment lutter contre l’insomnie ?

    Bien dormir, ce n’est pas forcément beaucoup dormir : c’est dormir en fonction de ses besoins personnels. Mais pour tous, le manque de sommeil peut avoir des conséquences graves. À court terme, c’est la qualité de vie qui est dégradée, avec de la fatigue bien sûr, mais aussi un surcroît de stress. Sur le long terme, ce sont des attaques de panique, de la dépression, de l’hypertension, des troubles de la mémoire, et plus grave encore, des infarctus du myocarde, la maladie d’Alzheimer ou des cancers… Un bon sommeil est donc indispensable pour vivre longtemps et en bonne santé.

    1 Conseil n° 1 : pour bien dormir, « connais-toi toi-même »

    Pour le Docteur Patrick Lemoine, le secret pour bien dormir est avant tout de bien se connaître. En effet, nous ne sommes pas tous égaux face au sommeil : certains sont de gros dormeurs, d’autres au contraire ont de petits besoins. Très important aussi, le fait d’être plutôt du soir ou plutôt du matin, ou ni l’un ni l’autre… Ces caractéristiques individuelles sont génétiques, impossible de les reprogrammer en forçant ses habitudes : si on est du matin, on sera toujours du matin, quoi qu’on fasse !

    • Ne cherchez pas à contrarier votre rythme naturel : si vous êtes programmé pour vous coucher tard et vous lever tard, ça n’est pas une bonne idée de vous forcer à faire un jogging à 6 heures tous les matins. Inversement, si vous êtes du matin, évitez les grasses matinées et les couchers tardifs, qui risquent de détraquer votre sommeil. Évidemment, vous n’êtes pas toujours maître de vos horaires, et ce, notamment pour des raisons professionnelles. Mais si vous en avez la possibilité, il est important de respecter le rythme pour lequel chacun est programmé.
       
    • Chaque fois que vous passez une très bonne nuit, repérez ce que vous avez fait dans la journée qui a précédé pour essayer de reproduire le même schéma (heure de lever/coucher, activités de la journée, repas du soir, etc.). Si ça a marché une fois, il y a de fortes chances pour que ça marche les fois suivantes !

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    Renseignez-vous !

    À mon sens, les somnifères n’ont plus d’indication thérapeutique, le rapport bénéfices/risques étant trop négatif. Si je dois prescrire un traitement, c’est donc plutôt de la mélatonine, l’hormone du sommeil naturellement présente dans le corps, qui ne crée pas de dépendance et n’influe pas sur la régulation de l’hormone dans le corps. Par exemple, en cas de réveil au milieu la nuit, c’est très efficace.

    Docteur Patrick Lemoine

    2 Conseil n° 2 : respectez les horaires de sommeil

    L’heure du lever est particulièrement importante : une étude (2) a montré que les personnes ayant des heures de lever et de coucher régulières vivaient plus longtemps que les autres. En vacances ou en week-end, on n’hésite donc pas à régler son réveil, quitte à se laisser une heure de sommeil supplémentaire.

    Le soir, il est important de ne pas rater l’heure de coucher !

    « Il ne faut surtout pas lutter contre l’endormissement, particulièrement pour les « couche-tard », comme ils ont souvent tendance à le faire. Cela crée un « retard de phase » et, du coup, une insomnie d’endormissement. L’accumulation crée rapidement une dette de sommeil et toutes ses conséquences fâcheuses pour l’organisme. »

    9 %

    des Français souffrent d’insomnie sévère. (1)

    3 Conseil n° 3 : chaud le jour, frais la nuit

    Le corps possède un thermostat intérieur : sa température s’élève la journée et redescend la nuit.

    « Pour bien dormir, il faut donc maintenir une température assez basse dans la chambre, environ 1,5 °C de moins que la température du jour. Par exemple, si les pièces à vivre de votre appartement sont chauffées à 19 °C, il faut que la chambre soit autour de 17,5 °C. Mais ce qui compte avant tout, c’est de se sentir confortable, que l’on soit frileux ou non ! », rappelle Patrick Lemoine.

    4 Conseil n° 4 : s’en tenir aux (bonnes) habitudes

    La journée type du bon dormeur commence par un lever à une heure régulière, choisie en fonction de votre rythme.

    Ensuite, un peu de sport, une douche chaude et un petit-déjeuner complet : plutôt à l’anglaise si on le supporte, c’est-à-dire riche en protéines et féculents, mais relativement pauvre en sucre.

    En matinée et dans la journée, il est très important de prendre la lumière du jour en allant faire un tour dehors si on a le temps ou en privilégiant la marche ou le vélo pour aller travailler. Cette exposition à la lumière du soleil améliore l’humeur et permet aussi au corps de maintenir un bon réglage de son horloge interne.

    Passé 15-16 heures : stop au thé, café, sodas, aux boissons énergisantes… et au chocolat, qui lui aussi contient de la caféine (c’est un coup dur, mais il faut le savoir).

    La pratique sportive doit être privilégiée durant la journée ou la fin d’après-midi. Prévoyez au moins deux heures entre la fin de l’exercice et l’heure de coucher, pour laisser au corps le temps de se refroidir.

    Concernant le dîner, le maître mot est la légèreté.

    « Le soir, on privilégie les sucres lents, en évitant les graisses et sucres rapides. Un dicton chinois résume l’attitude à avoir par rapport à la nourriture pour bien dormir : “Le matin, mange comme un prince, le midi comme un marchand et le soir comme un mendiant…” Exit la charcuterie, les viandes en sauce, l’alcool, et même le fromage si on le supporte mal le soir. En revanche, je prescris souvent des mélanges de valériane et/ou d’escholtzia, par exemple, sous forme d’infusion au moment du coucher pour aider à s’endormir. »

    5 Conseil n° 5 : pas d’écran après dîner

    Les écrans sont parmi les pires ennemis du sommeil car la lumière bleue qu’ils diffusent perturbe la production de mélatonine, l’hormone du sommeil.

    « Après le dîner, instaurez le “couvre-feu électronique” : plus d’écran. On évite également d’installer la télévision dans la chambre, dont l’usage est réservé au sommeil… Les téléphones, les tablettes et autres écrans doivent être en mode avion ou éteints, et gardés idéalement hors de la chambre. Surtout, bien sûr, en ce qui concerne les enfants et adolescents. »
     

    6 Conseil n° 6 : on se détend !

    Patrick Lemoine le martèle :

    « Dans la chambre, on dort, on ne travaille pas, on ne mange pas, on ne joue pas (à la rigueur un peu de lecture). Et surtout, on se détend ! Relaxation, autohypnose, méditation… À chacun de trouver ce qui marche pour lui. »

    Bien sûr, si vous dormez dans un environnement bruyant, il peut être utile de vous isoler avec des bouchons d’oreille ou à l’aide d’un casque produisant un « bruit blanc » qui aide à l’endormissement. Vous pouvez aussi tester des CD d’ASMR (Autonomous sensory meridian response, ou réponse sensorielle autonome culminante), des sons qui induisent une réaction physique faite de frissons agréables.

    Un dernier conseil du Docteur Lemoine : attention à l’injonction à s’endormir ! Le cerveau humain étant ce qu’il est (complexe et ami du paradoxe), il n’y a rien de pire pour s’endormir que de se répéter en boucle : « il faut que je dorme, il faut que je dorme… » C’est le meilleur moyen de rester éveillé la moitié de la nuit…

    Merci au Docteur Patrick Lemoine, auteur du livre Vingt mille lieux sous les rêves.

    L’Essentiel de l’article

    • Une fois que vous avez repéré votre rythme idéal, respectez-le autant que possible.
    • Ne surchauffez pas votre chambre.
    • Le soir, mangez léger et ne faites pas de sport avant le coucher.
    • Stoppez les écrans après dîner.
    • Pratiquez une méthode de relaxation.

    (1) Inserm, « Insomnie : un trouble neurobiologique et psychologique »
    (2) Scientific Reports, « Validation of the Sleep Regularity Index in Older Adults and Associations with Cardiometabolic Risk », Jessica R. Lunsford-Avery, Matthew M. Engelhard, Ann Marie Navar, Scott H. Kollins, 2018.
  • Lumière bleue : pourquoi et comment s’en protéger ?

    Lumière bleue : pourquoi et comment s’en protéger ?

    1 La lumière : kézako ?

    La lumière se décompose en un spectre (2) où chaque couleur correspond à une longueur d’onde précise.

    La lumière visible constitue la majeure partie des rayons émis par le soleil. Elle nous permet de distinguer les formes et les couleurs, du violet au rouge.

    La lumière invisible est constituée des rayons ultraviolets et des rayons infrarouges. Elle agit sur le corps : les rayons infrarouges sont les rayonnements qui nous réchauffent (3).

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Si, la nuit, la température baisse, c’est que la face de la Terre à l’ombre n’est plus exposée aux infrarouges. (3)

    2 La lumière bleue : nocive mais pas que !

    La lumière bleue

    La lumière bleue est la plus forte lumière énergétique atteignant la rétine. Elle est la partie du spectre lumineux à la bordure des UV invisibles. Et cette frange de lumière est très éblouissante dans le visible.

    On distingue :

    • la lumière bleu-turquoise qui est bénéfique ;
    • la lumière bleu-violet qui est nocive.

    La lumière bleue nocive

    La lumière bleue est nocive dans sa frange la plus proche des rayons ultraviolets (4). Il s’agit de la lumière bleu-violet. Elle est invisible à l’œil mais émise en quantité importante par les écrans à LED du quotidien ou par certains systèmes d’éclairage à LED (5).

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    LE SAVIEZ-VOUS ?

    On est ébloui par des lumières crues, froides, plutôt que par des lumières chaudes, rouges. (4)

    La lumière bleue bénéfique

    La lumière bleu-turquoise quant à elle est essentielle à notre santé. Elle participe à la qualité de notre sommeil et régule notre humeur et bien-être.

    La lumière bleu-turquoise régule de nombreuses fonctions non visuelles, dont :

    • le cycle veille-sommeil ;
    • les fonctions cognitives ;
    • l’équilibre psychomoteur et hormonal ;
    • le réflexe pupillaire ;
    • la température interne ;
    • le moral et l’équilibre psychique.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La vitamine D, « vitamine du soleil », est synthétisée par l’organisme sous l’action des UV. Ce qui génère des effets bénéfiques sur l’organisme.

    3 La lumière bleue : gare aux écrans !

    Les écrans plats

    Tablettes, écrans plats, TV à LED, smartphones… Les outils numériques rythment nos vies et nos activités. Ils sont de forts émetteurs de lumière bleue nocive. Pour autant, les yeux ne sont pas préparés à rester aussi longtemps exposés aux écrans.

    18,9 MILLIONS

    C’est le nombre de Français qui se connectent sur deux ou trois écrans au cours de la journée. (6)

    Les lampes à LED

    Progressivement les éclairages domestiques basculent sur des LED. C’est également le cas pour les éclairages intérieurs et extérieurs des voitures et des motos.

    4 La lumière bleue : quels dommages sur la santé ?

    Une forte exposition à la lumière bleue n’est pas sans risque sur la santé.

    Un sommeil modifié

    La lumière bleue excite notre rétine et l’empêche de produire suffisamment de mélatonine. Cette hormone, produite par une glande présente dans le cerveau, est pourtant essentielle pour réguler nos rythmes de veille et de sommeil.

    Conséquence : notre horloge biologique est décalée : la durée et la qualité du sommeil sont modifiées.

    Des troubles oculaires

    La lumière bleue nocive provoque un vieillissement prématuré de la rétine et du cristallin. Des recherches scientifiques ont conclu qu’une exposition prolongée au rayonnement de lumière bleue provoquait des lésions photochimiques de la rétine et du cristallin (4).

    Une fatigue visuelle

    On observe également une fatigue visuelle, avec les symptômes suivants :

    • des yeux secs et irrités ;
    • une vision trouble ;
    • des maux de tête
    • des douleurs au cou et au dos.

    20 MILLIONS

    C’est le nombre de Français qui souffriraient de fatigue visuelle. (7)

    5 Les enfants : une surexposition

    Des écrans : (trop) souvent

    Les écrans n’ont jamais autant fait partie de notre quotidien et ce dès le plus jeune âge. 81 % des 13-19 ans possèdent leur propre smartphone (8). Enfants et adolescents passent de plus en plus de temps sur Internet et parfois sur plusieurs écrans en même temps ! Pour rappel, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) déconseille fortement les écrans avant l’âge de 3 ans, autant pour un aspect sanitaire lié à la lumière bleue que pour l’aspect éducatif (images inappropriées).

    90 %

    C’est le taux des 20-65 ans qui utilisent tous les jours au moins un outil digital. (1)

    Des yeux à (bien) protéger

    Dans les foyers hyperéquipés, les enfants sont particulièrement sensibles aux effets néfastes de la lumière bleu-violet et des UV. C’est entre 3 et 12 ans qu’a lieu la formation du cristallin.

    Contrôler et mesurer le temps passé face aux écrans est essentiel pour leur santé.

    6 H 10

    C’est le temps passé en moyenne 7-12 ans sur Internet. (8)

    6 Lumière bleue : comment se protéger ?

    Les écrans et la lumière bleue nocive ont envahi le quotidien. Les personnes travaillant quotidiennement derrière les écrans et les enfants sont les plus vulnérables. Quelles solutions matérielles ?

    Des verres traités anti-lumière bleue

    Pour les porteurs de lunettes, choisir un traitement anti-lumière bleue sur les verres.

    Pour les non-porteurs de lunettes, optez pour des lunettes sans correction visuelle, mais traitées anti-lumière bleue.

    Les lunettes anti-lumière bleue : « blue blocker »

    Les lunettes dites « blue blocker » (ou bloqueuses de bleue en anglais) sont des lunettes anti-lumière bleue aux verres orange. Elles filtrent la totalité de la lumière bleue. Elles sont recommandées pour les travailleurs de nuit, les gros consommateurs d’écrans (hors TV) le soir.

    Un filtre anti-lumière

    Pour contrer la lumière bleue des écrans, on peut les équiper d’un filtre anti-lumière bleue (souvent adhésif). Simple et efficace !

    Des solutions logicielles

    Des applications mobiles, telles que F.lux., adaptent la couleur de l’écran selon l’heure qu’il est.

    Régler la luminosité de l’écran

    Plutôt efficace, réduire l’intensité lumineuse de l’écran repose les yeux.

    Agir sur la source lumineuse

    Choisir ses ampoules LED en fonction de leur température de couleur : plutôt chaude (pour la chambre) ou plutôt froide.

    7 Lumière bleu-violet : les bons gestes

    Au quotidien, quelques gestes réduisent l’exposition à la lumière bleu-violet :

    • limiter le temps passé devant les écrans, notamment en soirée ;
    • faire des pauses régulières : quitter l’écran des yeux quelques secondes toutes les vingt minutes ;
    • surélever suffisamment l’ordinateur pour le regarder de face ;
    • laissez 60 cm de distance entre les yeux et l’écran.

    L’Essentiel de l’article

    • La lumière bleue : une partie est bénéfique sur la santé et une autre est nocive.
    • La lumière bleu-violet est principalement émise par les écrans plats, TV et lampes à LED.
    • La lumière bleu-violet impacte cycle du sommeil, vision oculaire et fatigue visuelle.
    • Les enfants sont vulnérables : trop exposés aux écrans avec des yeux encore en formation.
    • Des solutions matérielles pour s’en protéger : filtre, lunettes pour écran, lunettes bleues de sommeil…

    (1) Étude quantitative conduite en 2014 par Ipsos pour Essilor auprès de 4 000 personnes en France, États-Unis, Chine et Brésil, « La vue et les écrans »
    (2) Larousse, définition de « spectre »
    (3) FuturaSanté, « Les différentes radiations émises par le soleil »
    (4) Guide-vue.fr, « Lumière bleue : attention les yeux »
    (5) ExpertOptic, « La lumière bleue, proche des UV »
    (6) Le bon usage des écrans, « Les écrans en France »
    (7) Doctissimo, « Fatigue visuelle : le nouveau mal du siècle »
    (8) Étude Ipsos, citée dans Les Échos, « Les enfants et les adolescents de plus en plus accros à la vidéo »

     

  • 7 conseils nutrition pour bien manger

    7 conseils nutrition pour bien manger

    1 Mangez de tout en quantité adaptée

    Au quotidien, l’alimentation doit s’articuler autour des trois repas principaux et fournir ainsi les 2 000 à 2 500 calories nécessaires à un organisme adulte. Pour votre assiette, objectif variété : aucun aliment n’est à bannir, tout est affaire de quantité !

    2 Les fruits et légumes de saison, c’est meilleur !

    Consommez au moins cinq fruits et légumes par jour, riches en vitamines et en acides aminés dont nous avons besoin. Choisissez-les de saison, pour plus de goût et de qualités nutritionnelles ! Si vous le pouvez, privilégiez les productions bios ou achetées en circuit court (en AMAP, par exemple) pour profiter d’un panier encore plus vitaminé.

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    3 Sel et sucre : avec modération

    Attention au saupoudrage ! Sachez que pour votre santé, il est recommandé de ne pas dépasser 6 g de sel par jour et 24 g de sucre, soit quatre morceaux. Pour vous y retrouver, consultez les informations nutritionnelles sur les emballages, et n’hésitez pas à utiliser l’application Yuka, recommandée par la Macif. Vous pourrez ainsi détecter les sels et les sucres cachés, y compris dans des produits que vous n’auriez pas soupçonnés !

    Vous pouvez télécharger l’application Yuka sur Google Play et sur l’App Store.

    4 Diminuez la viande rouge et la charcuterie

    Accro au steak ou à la charcuterie ? Attention aux excès : trop de viande rouge favorise certains cancers (1). En consommer moins (500 g par semaine maximum) est largement suffisant : c’est meilleur pour la santé, et aussi pour la planète ! En remplacement, optez pour le poisson, la volaille, le soja et les légumineuses, tout aussi riches en protéines et pleines de fibres.

    5 Prenez vos repas au calme et à heures fixes

    Rythmez vos repas à heures régulières, ce qui donnera à votre corps des repères pour mieux réguler vos prises alimentaires. Installez-vous au calme et soyez attentif à ce que vous mangez. Prenez le temps de bien mâcher vos aliments, vous parviendrez plus rapidement à satiété.

    6 Hydratez-vous : buvez de l’eau !

    L’eau est un élément indispensable pour notre corps. Il a besoin d’environ 1,5 litre par jour. Buvez six à huit verres tout au long de la journée et votre objectif sera atteint ! De plus, c’est un antifatigue naturel, bénéfique pour les organes et pour la peau.

    7 Snacks et en-cas : gérez les petits creux !

    Aux sucres rapides, préférez une poignée d’amandes, de noix, de noisettes, de pistaches… Non grillées, non salées, elles apportent de vrais bénéfices pour la santé : antioxydants, protéines, fibres, vitamines et minéraux. De bons alliés pour prévenir les maladies cardiovasculaires !

    L’Essentiel de l’article

    • Aucun aliment n’est interdit, tout est question de quantité.
    • Privilégiez les fruits et légumes de saison.
    • Buvez au moins 1,5 litre par jour.
    • Limitez le sel, le sucre, les viandes rouges et la charcuterie.

    (1) Inserm
  • Mal de dos et travail physique : les bons réflexes

    Mal de dos et travail physique : les bons réflexes

    1 Travail manuel : plein le dos

    Selon le métier exercé, la douleur peut aussi bien concerner la zone cervicale et le haut du dos que le milieu du dos ou les lombaires. Quand la douleur perdure sur le long terme, on parle alors de mal de dos chronique.

    Les troubles musculo-squelettiques (TMS) et la lombalgie sont les premières causes d’accident et d’arrêt de travail liées à la manutention manuelle, y compris avec incapacité permanente pouvant entraîner une reconversion professionnelle (1).

    85 %

    C’est la part des personnes souffrant d’une maladie professionnelle concernée par des troubles musculo-squelettiques et des lombalgies (1).

    2 Les métiers à risque

    La vie professionnelle expose certains métiers à un environnement inadapté avec des conditions de travail pénibles (phrase un peu lourde – à simplifier). Conséquence : un mal de dos qui perdure sur le long terme.

    Parmi ces métiers on retrouve, entre autres :

    • les chauffeurs de poids lourds : ils conduisent sur de longs trajets et procèdent eux-mêmes à la manutention des marchandises transportées ;
    • les infirmières et aides-soignantes : astreintes à de nombreuses heures debout et sollicitées pour procéder au lever des malades, souvent dans des positions délicates ;
    • les déménageurs ;
    • les agents de propreté ;
    • les manutentionnaires ;
    • les artisans ;
    • les commerçants ;
    • tous les travailleurs de force ;
    • les musiciens.

    Bon à savoir

    La Macif organise des ateliers Gestes et postures pour limiter l’apparition des troubles musculo-squelettiques (TMS), 1re cause de maladies professionnelles.

    3 Les facteurs à risque

    Les mauvaises postures

    La mauvaise posture en contexte professionnel est une cause essentielle des problèmes de dos liés au travail. Les métiers de services aux particuliers, les chauffeurs-livreurs et professions médicales sont particulièrement touchés : la position debout, assise ou courbée prolongée provoque en effet de manière quasi inévitable des douleurs au dos.

    Et le stress

    Au-delà des mauvaises postures, le stress professionnel peut provoquer ou aggraver les douleurs dorsales. Le stress émotionnel et psychique agit sur le corps et les tensions. Les travailleurs non salariés sont particulièrement sujets au stress : employeurs de petites entreprises et indépendants à plein temps qui travaillent seuls et se trouvent isolés.

    4 Comment ne pas avoir mal au dos au travail ?

    Adapter son poste de travail

    Adapter son poste de travail, ses outils, son mobilier et son ergonomie est essentiel. C’est principalement le cas pour les manutentionnaires et les chauffeurs-livreurs.

    • Travailler à la bonne hauteur : un plan de travail adapté.
    • Régler son siège correctement : selon son poids, ses jambes, l’accès aux commandes.
    • Privilégier un accès facile au poste de travail.
    • Déposer les objets sur des rehausseurs.
    • Réduire les distances d’atteinte des objets.
    • Améliorer les rangements pour éviter les chutes et les positions contraignantes.
    • Dans le cas de l’utilisation d’un véhicule : éviter les vibrations et les chocs en entretenant les systèmes de suspension : siège, amortisseurs.

    Organiser son travail

    Les gestes répétitifs et monotones (qui varient peu) deviennent vite fatigants, car ils sollicitent toujours les mêmes muscles et les mêmes articulations.

    Pour éviter ces effets néfastes, il convient de varier et alterner autant que possible les tâches, changer régulièrement de position, alterner les tâches lourdes et légères.

    Gare aux mauvaises postures

    Ménager son dos pendant un effort est parfois très simple. Dans bien des cas, il suffit par exemple de plier ses jambes en gardant les pieds bien ancrés au sol pour soulever une charge au lieu de tirer ce poids avec le dos.

    Il est important de penser à :

    • encadrer la charge (se rapprocher) ;
    • respecter des courbures naturelles de la colonne vertébrale ;
    • fléchir les genoux de façon contrôlée.

    5 Les solutions matérielles

    Des appareils de massage

    Pour évacuer le stress et les tensions après une journée difficile, il existe des appareils de massage pour le dos et les épaules. Il existe notamment des fauteuils, tapis et matelas massant.

    Un collier cervical souple

    Idéal pour maintenir le cou au chaud et maintenir les vertèbres fragilisées, le collier cervical en mousse est disponible dans des boutiques spécialisées sur les maux de dos. Il peut être porté de jour comme de nuit. Cet article peut être pris en charge par la Sécurité sociale.

    Un oreiller ergonomique

    Pour les moments de pause et de récupération, il est possible de se procurer un oreiller ergonomique en mousse mémoire de forme ou un oreiller spécial cervicales à la forme incurvée pour soutenir les vertèbres.

    6 Les gestes préventifs

    La médecine du travail

    Comme pour les métiers de bureau, certains acteurs comme les médecins du travail peuvent aider à adopter les bons gestes pour éviter et prévenir les risques au quotidien.

    En cas de douleur régulière, il est indispensable de voir son médecin traitant afin d’identifier la cause.

    Le saviez-vous ?

    L’ostéopathe peut également être contacté en première intention. Par son approche du corps dans sa globalité (stress physique, psychique et émotionnel), l’ostéopathie est une alternative efficace aux solutions médicamenteuses.

    Des exercices simples

    Voici une série d’exercices simples pour prévenir et guérir son mal de dos au quotidien :

    • pratiquer une activité physique « douce » : yoga, vélo, natation ;
    • travailler son renforcement abdominal avec des exercices de gainage ;
    • faire des pauses pour se relaxer ;
    • respirer lentement, profondément et de façon contrôlée ;
    • s’étirer : redresser et mieux positionner le dos ;
    • prendre conscience des mouvements de son dos et de son bassin.
       
    • Lire aussi : Quel sport faire quand on a mal au dos ?

    L’Essentiel de l’article

    • Le travail manuel : des accidents et des arrêts de travail fréquents.
    • Des facteurs de risque : stress et mauvaises postures.
    • Les bons réflexes : gare aux mauvaises postures, adapter son poste de travail, organiser son travail.
    • Des gestes préventifs : la médecine du travail et l’ostéopathie, des exercices de relaxation simples et une activité physique régulière.

    (1) Lombalgie, « Quelques chiffres sur la lombalgie »
    Ameli.fr, « Comprendre les troubles musculo-squelettiques »
  • Mal de dos au bureau : quelles positions adopter ?

    Mal de dos au bureau : quelles positions adopter ?

    1 Mal au dos au bureau : ce fléau

    Selon des chiffres publiés fin 2016, par la branche Accident de travail/Maladie professionnelle de la Sécurité sociale, plus d’un Français sur deux souffre d’au moins un épisode de lombalgie dans l’année. Un mal qui conduit une fois sur cinq à un arrêt maladie (1).

    Une tendance qui va à l’inverse des démarches actuelles des entreprises qui misent tout sur le bien-être et la qualité de vie au travail, sous toutes ses formes.

    2,3 MILLIARDS D’EUROS

    C’est ce que coûte chaque année la lombalgie aux autorités de santé*

    2 La position assise : une posture épuisante

    En l’espace d’un siècle, les changements d’habitudes liés à l’industrialisation ont profondément modifié les postures de travail. Désormais assis, quasiment immobiles face à nos écrans, nous travaillons des heures durant dans la même position.

    Conséquence : des maux de dos chroniques accompagnés d’une grande fatigue.

    3 Le bon matériel : le b.a.ba

    La chaise de bureau

    La chaise de bureau est l’élément clé de l’installation.

    Pour cela des particularités s’imposent :

    • votre chaise doit être réglable en hauteur ;
    • vous devez privilégier une surface d’assise arrondie à l’avant ;
    • la matière de votre chaise doit vous empêcher de glisser vers l’avant ;
    • son dossier doit être plein pour que la zone du bas du dos puisse trouver un appui ;
    • ses accoudoirs doivent pouvoir passer sous le bureau.

    Il est intéressant de privilégier les chaises ergonomiques, mais aussi roulantes et mobiles à 360°.

    Le bureau

    Le bureau doit être suffisamment profond avec, dans l’idéal, une profondeur supérieure à 70 cm. Il est également possible d’utiliser un « bureau debout » qui permet d’alterner entre position assise et debout grâce à un système d’élévation.

    L’écran plat

    Un écran plat de 17 ou 19 pouces est recommandé. Tenez-le éloigné de vos yeux (à environ 60 centimètres).

    La souris sans fil

    La souris sans fil permet une grande mobilité. Réglez sa sensibilité au maximum pour éviter de faire de grands gestes pour passer d’un bout à l’autre de l’écran. Pensez aussi aux souris ergonomiques, également appelées souris verticales, qui permettent une position du bras plus ergonomique. 

    Le minitraversin

    Un minitraversin peut améliorer votre confort s’il est placé en bas du dos. Choisissez-le un peu mou, mais évitez les coussins à microbilles qui sont trop souples.

    Bon à savoir

    La Macif organise des ateliers Gestes et postures pour limiter l’apparition des troubles musculo-squelettiques (TMS), première cause de maladies professionnelles.

    4 Prévenir le mal de dos au bureau  : les bonnes postures

    Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont souvent méconnus et sous-estimés dans les postes de travail en position assise devant un écran.

    Or, une mauvaise posture assise génère quasiment autant de contraintes qu’un soulèvement de charge dans une mauvaise position

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    On recense 13 millions de journées d’arrêt maladie par an et liées à avec des pathologies du dos et des articulations.
    Les TMS (troubles musculo-squelettiques) sont la première cause de reconnaissance de maladie professionnelle en France (2).

    Bien s’asseoir

    Être bien assis signifie être assis au fond de votre siège, votre dos bien droit et vos pieds à plat. Pour un effet optimal, votre fauteuil doit être réglable en hauteur : ajustez-le en fonction de la longueur de vos jambes.

    Attention : avoir un siège ergonomique comme mentionné plus haut peut être inutile, voire nocif, si on ne sait pas le régler.

    Une souris à la bonne hauteur

    Quand vous utilisez votre souris, veillez à ne pas décoller votre coude afin de ne pas désaxer cotre corps.

    Un écran bien placé

    Un écran est considéré comme mal placé lorsque vous placez vos yeux trop loin ou trop bas. L’idéal est qu’il soit situé en face de vous pour que vous puissiez conserver votre tête dans l’axe de votre corps.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La posturologie est une discipline qui étudie la position de l’homme dans l’espace : son équilibre, sa stature, son aplomb et sa stabilité. Des ostéopathes et médecins posturologues proposent aujourd’hui des séances d’accompagnement aux bonnes postures.

    5 Les 6 gestes qui sauvent

    Changer de position

    Droit ou courbé face aux écrans, le bon réflexe est d’éviter de conserver une position statique trop longtemps. Alterner les postures et relaxer ses muscles est essentiel.

    Faire une pause

    Privilégiez une pause de cinq minutes environ toutes les heures pour vous étirer, respirer, marcher, vous hydrater…

    S’étirer

    Prendre quelques secondes et s’étirer est important. Au changement de posture, décontractez votre dos en inclinant votre buste vers l’avant, ou encore faites des petits cercles circulaires avec vos cervicales.

    De plus en plus d’entreprises, soucieuses du bien-être de leurs salariés, proposent même maintenant des séances de yoga au moment du déjeuner ou tôt le matin.

    Bien respirer

    Faire des exercices de respiration, même de quelques secondes, oxygène le cerveau et apporte une nouvelle énergie mentale. Il suffit de prendre quelques secondes pour respirer avec votre abdomen aussi profondément que possible.

    Surveiller sa vue

    Vérifiez votre vue régulièrement et clignez des yeux souvent. Si vous portez des lunettes, celles-ci doivent être parfaitement adaptées à votre vue.

    Éviter de fumer

    Le tabac est un toxique qui asphyxie vos muscles et diminue vos capacités intellectuelles.

    6 Travailler debout : ça booste

    L’environnement de travail dans les grandes entreprises évolue constamment. Certaines d’entre elles proposent à leurs salariés de travailler debout via des bureaux à la verticale (standing desks). Le mobilier devient flexible et polyvalent (3).

    Il est même possible d’obtenir des plans de travail montés sur tapis de course ! (4)

    Mettre le corps en mouvement et en position debout est bon pour la santé : des idées claires, une énergie retrouvée et des coups de barre envolés !

    Et si la tendance parfaite était un mi-temps assis-debout ?

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La start-up STIR*** a même mis au point un bureau dont la hauteur évolue au fur et à mesure de la journée.

    L’Essentiel de l’article

    • Plus d’un Français sur deux souffre d’au moins un épisode de lombalgie par an.
    • La position assise : une posture épuisante.
    • Le bon matériel : une chaise réglable, un bureau profond, un écran placé loin, une souris sans fil, un minitraversin.
    • Prévenir les troubles musculo-squelettiques : bien s’asseoir, un écran et une souris bien placés.
    • Les sept gestes qui sauvent au quotidien : faire une pause, s’étirer, s’hydrater, respirer…

    (1) Les Échos, « Accidents du travail : le mal de dos coûte près de 1 milliard d’euros », 2016
    (2) Posturopole, « Prise en charge des troubles musculo-squelettiques liés au travail sur écran »
    (3) Now bureaux, « Les 10 tendances 2018 pour augmenter la productivité »
    (4) BFM Business, « Travailler debout pour plus de productivité », 2014

    * Thuasne, Mon mal de dos, « Les chiffres clés du mal de dos »
    ** TMS – Troubles Musculo-Squelettiques
    *** Start-up STIR