Catégorie : Bouger autrement

  • Êtes-vous prêt à lâcher votre voiture ? : Pas tout à fait…

    Êtes-vous prêt à lâcher votre voiture ? : Pas tout à fait…

    Pas tout à fait…

    Un jour peut-être, vous laisserez tomber votre voiture. Quand les enfants seront grands, quand la nouvelle ligne de bus sera mise en service, quand les taxis seront moins chers…

    En attendant, si vous n’avez pas le choix, vous pourriez essayer d’en tirer parti avec quelques bonnes habitudes : par exemple, partager votre voiture en proposant du covoiturage ou louer votre véhicule à des particuliers sur Gomore.fr(1).

     

    (1) GoMore, partenaire du Groupe Macif, propose des solutions de covoiturage sans frais de gestion et de location de voitures entre particuliers.

     

    Découvrez les autres résultats du test

  • Êtes-vous prêt à lâcher votre voiture ? : 1000 fois oui !

    Êtes-vous prêt à lâcher votre voiture ? : 1000 fois oui !

    1000 fois oui !

    Pour vous, la voiture passe déjà le plus clair de son temps au garage.

    Vélo, covoiturage(1), transports en commun, marche à pied… : que ce soit pour les petites comme pour les grandes distances, vous optez systématiquement pour les alternatives.

    Bref, vous êtes prêt à vendre votre voiture(2), à moins que vous ne fassiez déjà partie des personnes qui n’ont de pas de véhicule, comme 33% des ménages Franciliens  (et 13% des ménages Bretons ou 19% en région PACA*) ?

     
    (1) GoMore, partenaire du Groupe Macif, propose des solutions de covoiturage sans frais de gestion et de location de voitures entre particuliers.
    (2) Carizy, partenaire du Groupe Macif, est une plateforme d’achat et de vente en ligne de véhicules d’occasion.

     

    * Source : Datafrance,2012.

     

    Découvrez les autres résultats du test

  • Êtes-vous prêt à lâcher votre voiture ? : Pas du tout !

    Êtes-vous prêt à lâcher votre voiture ? : Pas du tout !

    Jamais sans ma voiture, c’est votre devise !

    Sans être tout à fait insensible aux arguments écologiques, vous avez vos contraintes et il vous est difficile de vous en passer, d’autant que vous appréciez la liberté qu’elle vous apporte.

    Bonne nouvelle, la voiture évolue, et les véhicules électriques deviennent plus accessibles. Vous pouvez aussi adopter l’écoconduite pour réduire vos émissions carbone et faire des économies.

    Lire aussi : 10 conseils pour une conduite plus écolo

    Découvrez les autres résultats du test

  • Êtes-vous prêt à lâcher votre voiture ? : Oui, mais…

    Êtes-vous prêt à lâcher votre voiture ? : Oui, mais…

    Oui, mais…

    Se passer de voiture vous séduit, mais semble un doux rêve.

    Comment faire pour les vacances ? Ou pour aller chercher grand-mère à la maison de retraite pour le déjeuner du dimanche ?

    Si vos besoins sont ponctuels, pourquoi ne pas essayer la location entre particuliers(1), une formule souple, qui se développe et devient de plus en plus disponible, en plus d’être très économique ?

     

    (1) GoMore, partenaire du Groupe Macif, propose des solutions de covoiturage sans frais de gestion et de location de voitures entre particuliers.

     

    Découvrez les autres résultats du test

  • La vanlife me fait envie, mais est-elle vraiment pour moi ?

    La vanlife me fait envie, mais est-elle vraiment pour moi ?

    Voilà déjà quatre ans que Fabien, un social media manager de 37 ans, est propriétaire d’un van qu’il a lui-même aménagé. « Je crois que j’ai connu à peu près toutes les configurations possibles dans la vanlife ! », s’amuse ce père de famille.

    La vanlife, un rêve réalisable ?

    S’il collectionnait les Combi Volkswagen miniatures lorsqu’il était petit, son envie de s’offrir un van est née au printemps 2020, pendant le premier confinement, comme pour beaucoup de vanlifers. « Je passais des heures à regarder des photos et des vidéos de trentenaires vivants sur la route, s’étirant au petit matin face à l’océan, avec le chant des oiseaux », se souvient-il. Il acquiert un véhicule dès la levée du confinement et passe une partie de l’été à l’aménager en regardant des tutoriels en ligne et en échangeant avec d’autres passionnés sur des forums spécialisés. « En septembre, j’ai pris la route pour un road trip de huit mois en solitaire à travers l’Europe, se remémore-t-il. J’ai rencontré ma copine en Suède et lorsque nous sommes rentrés en France, nous avons d’abord vécu en couple dans mon van pendant que nous retapions une maison dans le Sud-Ouest. » L’année suivante, un enfant naît de leur union. « Aujourd’hui, nous avons une vie sédentaire, mais nous prenons le van en famille au moins un week-end par mois et une bonne partie des vacances, précise Fabien. Et nous avons pour projet de partir tous les trois en voyage en van en Nouvelle-Zélande l’année prochaine. Mais cette fois, nous en louerons peut-être un sur place. » Comme lui, de plus en plus de Français ont envie de goûter à la vie nomade tout en se reconnectant à la nature. Ainsi, selon UniVDL, le syndicat des véhicules de loisirs, les ventes de vans et de fourgons neufs ont explosé entre 2017 et 2022, faisant un bond de + 156,8 %.

    Aimer la promiscuité

    Néanmoins, avant de sauter le pas, il est important de se poser quelques questions pour éviter les déconvenues. Mylène et Peter, la petite quarantaine, n’ont pas vécu une expérience aussi réjouissante que celle de Fabien. « Nous étions déjà des digital nomades, raconte la première. On changeait de pays plusieurs fois par an, dès que nos visas avaient expiré, mais on vivait confortablement dans des appartements en location. La vie en van, c’est vraiment autre chose ! » Peter résume leurs quelques mois passés à bord d’un véhicule, pourtant plutôt haut de gamme, de cette façon : « La promiscuité, surtout les jours de pluie, a fait que très rapidement, on ne se supportait plus. Et puis nous avons dépensé des fortunes en carburant, en réparations du van lorsqu’il était en panne et en emplacements pour avoir accès à des sanitaires. Et puis on a souvent eu froid la nuit, on s’est fait piquer nos ordinateurs en plein jour et presque à chaque fois qu’on trouvait un spot magnifique au calme pour passer la nuit, on se retrouvait finalement très vite encerclés par des flopées d’autres vans ! » Une vie loin du rêve de liberté et de retour à la nature déroulée à longueur de stories sur Instagram !

    Et bien préparer son voyage

    Le voyage en van convient donc avant tout aux personnes à l’aise dans un espace réduit et avec peu de confort. Et pour celles et ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure, il est important de prévoir son budget et de bien préparer son départ en consultant quelques-uns de nombreux guides dédiés ou des vidéos de youtubeurs spécialisés. Les salons tels que le Vanlifest (à Capbreton) ou le Festival vanlife à Bordeaux, sont aussi de bons moyens pour s’informer. Philippe Colas organise les salons Vanlife Expo à Rennes et à Grenoble, ainsi que le Breizh Vanlife Festival à Saint-Malo. « Je conseille de commencer par louer un véhicule aménagé, pour bien se rendre compte, avant d’en acheter un, explique-t-il. Car la vanlife ce n’est pas seulement ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, c’est aussi vivre en famille dans 6m2 ! » Sur ses salons, les modèles neufs sont vendus à partir de 35 000 euros. « Et il y a la nouvelle tendance des kits amovibles ou des malles de voyage, ajoute-t-il. Il s’agit de meubles adaptables que l’on installe sans outil sur les sièges arrière rabaissés d’une voiture et qui permettent d’accueillir un sommier, un matelas, des tiroirs, voire, une cuisinette, détaille le professionnel. Les premiers coûtent environ 2000 euros. »

    Un bon compromis pour les aventuriers à petit budget. Philippe Colas évoque aussi les « tear drop », ces petites caravanes équipées d’une chambre à coucher que l’on attache à sa voiture grâce à une boule d’attelage. Pour celles et ceux qui souhaitent aménager un utilitaire, un fourgon ou un van, il recommande de se fournir auprès d’entreprises spécialisées et de prévoir un budget minimum de 10 000 euros. « Mais, si vous ne partez qu’une fois par an, vous avez tout intérêt à privilégier la location », conclut-il.

     

    Un van aménagé à assurer ?

    Optez pour l’assurance Van de la Macif !

  • Quel regard des jeunes sur la voiture aujourd’hui ?

    Quel regard des jeunes sur la voiture aujourd’hui ?

    Il y avait 38,9 millions de voitures sur les routes de France au 1er janvier 2023. Un chiffre donné en novembre dernier par le ministère de la Transition écologique dans une étude sur l’utilisation des véhicules sur le territoire. Parmi les conducteurs, on retrouve un nombre important de jeunes nés après l’an 2000, la majorité des permis B français étant délivrés aux moins de 20 ans, d’après l’institut Statista.

     

    @macifassurances La question de l’opinion sur la voiture et sa représentation divise ! Très pratique mais potentiellement peu écologique, ce n’est pas toujours facile de faire un choix 🤯 Dites-nous en commentaire ce que vous en pensez ! 👇 #LaMacifCestVous #PourToi #Jeunes #Voiture #Symbole ♬ original sound – Macif

    Entre envie et praticité

    « On entend souvent que les jeunes n’aiment plus la voiture alors que c’est faux. La réalité est plus complexe que cela », assure Hervé Marchal, sociologue et co-auteur de l’ouvrage collectif Les jeunes au volant (Erès, 2022). Théo, 20 ans, ne peut qu’acquiescer. Cet étudiant en architecture à Vaulx-en-Velin (Rhône) se dit « soucieux de [son] empreinte écologique », mais utilise parfois son véhicule hybride pour se rendre à l’école, pourtant située à dix minutes à pied. « C’est plus facile lorsque j’ai de grosses maquettes à transporter, se justifie-t-il. Je culpabilise, mais je me rassure en me disant qu’au moins, je roule en électrique. »

    La dimension utilitaire et la praticité sont des raisons largement invoquées par les jeunes conducteurs pour expliquer leur utilisation de la voiture : 63 % d’entre eux s’en serviraient principalement pour travailler ou étudier, d’après un sondage YouGov pour L’Obs publié en 2020. Sans surprise, les chercheurs constatent des rapports différents à la voiture entre les territoires. D’après Hervé Marchal, également professeur à l’université de Bourgogne (Lab. LIR3S), les jeunes des milieux ruraux et périurbains restent extrêmement attachés à leur véhicule, contrairement à leurs homologues « urbano-centrés », plus enclins à s’opposer radicalement à la voiture, aux 4×4 en ville ou à l’autosolisme (pratique solitaire de la conduite). « Simplement parce qu’ils ne vivent pas la même réalité et n’ont pas le même usage de la voiture au quotidien », souligne le sociologue.

    Un habitat à soi

    Le sondage YouGov montre aussi que 34 % des 18-24 ans associent l’automobile au mot « liberté ». Outil privilégié des premières vacances sans parents, moyen de partir où l’on veut, quand on veut, sans contrainte de temps… La voiture est le premier mode de transport pour les départs en voyage, selon un sondage Ipsos effectué en mai 2023 auprès des 18-34 ans. « Avoir sa première voiture représente une étape identitaire importante, confirme Hervé Marchal. Je peux organiser mon quotidien comme je l’entends, je m’affirme davantage en conduisant. » Le sociologue pousse l’analyse en comparant ce véhicule pas comme les autres à un habitat : « Un espace dans lequel on passe du temps, que l’on va s’approprier, qui va accueillir nos affaires, dans lequel on connaîtra peut-être l’amour pour la première fois », énumère-t-il. De son côté, le jeune Théo vit la conduite comme une pause, « un moment relaxant où il n’y a rien d’autre à faire que penser ».

    Un coût élevé qui entraîne un nouveau rapport à la propriété

    Reste que ce mode de transport coûte cher – 35 474 euros en moyenne pour un véhicule neuf, sans compter le carburant, l’assurance, la carte grise, l’entretien et d’éventuelles réparations. Si Théo s’estime chanceux que sa mère prenne en charge la plupart des coûts, il compte tout de même une dépense de 40 à 60 euros par plein, à raison de deux par mois, en n’utilisant son véhicule qu’un week-end sur deux pour rentrer au domicile familial situé à 50 km de son studio. La somme peut paraître dérisoire, mais engloutit en réalité une grosse partie de son budget d’étudiant. « Si je devais tout payer seul, je ne garderais pas la voiture. C’est un luxe d’en avoir une », reconnaît celui qui a passé son permis à 17 ans, en conduite accompagnée.

    Quand il ne rentre pas chez sa maman, le Vaudais s’en sert surtout pour partir en vacances avec les copains. Le covoiturage est alors la meilleure option pour répartir les frais et réduire l’impact écologique du trajet. « Le rapport à la propriété est en train de changer, analyse Hervé Marchal, qui prévoit l’essor des voitures partagées ou des locations de courte et longue durée dans les prochaines années. Plutôt qu’un véhicule à proprement parler, on achètera du service, de la tranquillité, du temps. » Que ferait Théo s’il ne pouvait plus utiliser sa voiture ? « Je ne chercherais pas à la remplacer. Ce serait l’occasion de changer mes habitudes, même si les alternatives sont moins confortables », promet-il tout en espérant qu’un jour, les voitures seront « 100 % vertes ».

    Comment assurer un jeune conducteur ?

    Suivez les conseils de la Macif pour savoir quelle assurance souscrire en tant que jeune conducteur, mais également comment assurer un jeune conducteur sur le contrat de ses parents.

  • Parmi les adeptes de skate, « la nouvelle génération arrive en force »

    Parmi les adeptes de skate, « la nouvelle génération arrive en force »

    À l’abri de la pluie, sous des barnums utilisés pour se protéger d’un soleil éblouissant quelques heures plus tôt, des enfants âgés d’une dizaine d’années dessinent sur leurs planches de skate avec des feutres. Certains portent des chaussures dédicacées par leurs idoles, d’autres sont vêtus de tee-shirts des marques emblématiques de la discipline. Emy, tee-shirt blanc extra-large et bob noir sur la tête, arbore fièrement ses baskets signées des mains de son skateur favori, le Havrais et multi-champion de France Joseph Garbaccio. Adepte de la planche à roulettes depuis deux ans, la jeune fille de 9 ans accompagne sa sœur aînée, Lilou Jupille, 17 ans, championne régionale Centre – Val-de-Loire, aux championnats de France à Pau. C’est elle qui l’a initiée et elles s’entraînent aujourd’hui au club Les Enfants du Skate et du Ride, à Châteauroux.

    Lire aussi : Skateboard et enfant : prévenir les risques pour qu’il pratique en toute sécurité

    Entre les passages des participants, Emy s’exerce sans relâche sur des rampes installées aux abords du skate-park. La jeune skateuse préfère la discipline du « street », « plus technique », qui consiste à faire des figures (« tricks ») en utilisant le mobilier urbain, à celle du « bowl », qui se pratique dans une grande cuvette toute en courbures. La semaine passée, elle concourrait aux championnats de France de street à Perpignan. « Ça lui a permis de voir le niveau des autres, à l’échelle nationale », affirme sa sœur Lilou.

    19 filles et 43 garçons

    Ici, le long de la voie ferrée, une centaine de skateurs vont s’affronter pendant trois jours pour le titre de champion et championne nationale de skate en bowl, sous le regard de plusieurs centaines de spectateurs. Les compétiteurs viennent de toute la France : des Sables-d’Olonne, de Pornichet, de Paris, de Marseille, de Bordeaux, et même de La Réunion. Champions et amateurs se côtoient dans une ambiance très détendue. David Lefebvre, président de l’association Skab, le club palois qui accueille la compétition, s’en réjouit : « Nous avons des champions, comme les Marseillais Vincent Matheron et Tom Martin ou la jeune Leucatoise Louise-Aïna Taboulet. » Les jeunes de moins de 16 ans sont nombreux à concourir pour les qualifications en demi-finale : 19 filles contre 43 garçons. Dans la catégorie des plus de 16 ans, les filles, au nombre de 12, se présenteront directement en demi-finale.

    Les skateuses en force

    Sur place, plusieurs entraîneurs le constatent : le développement des compétitions officielles a attiré de nombreux jeunes dans les clubs, notamment des filles. Maxime Blandin, entraîneur au club Roulettes Mates, aux Sables-d’Olonne, partage cet avis. « Quand j’ai commencé le skate, il y avait très peu de compétitions, mais cette visibilité donne aujourd’hui envie à des jeunes de se lancer. » Son école compte 150 adhérents et 96 licenciés, dont beaucoup d’adolescents et d’enfants, et environ 30 % de filles. « Elles ne sont pas encore aussi nombreuses que les garçons, mais leur niveau a énormément augmenté en deux ans », affirme-t-il.

    Dans le club palois, David Lefebvre recense aussi environ 35 % de filles parmi ses élèves. Lilou, elle, est la seule fille de plus de 16 ans dans son club castelroussin, « c’est énervant, on ne peut pas se confronter aux autres filles de notre âge ». Parmi les moins de 16 ans, en revanche, elles sont en nombre, « la nouvelle génération arrive en force ! ». D’ici peu, elle souhaiterait passer son Brevet d’initiateur fédéral (BIF), un diplôme permettant d’encadrer bénévolement un cycle de découverte du skateboard. Son entraîneur, Éric Dimeck, s’enthousiasme : « Elle est super motivée, ça fait plaisir. »

    Entraînements intensifs

    Si les concurrents viennent de tout l’Hexagone, ils ne bénéficient pas des mêmes conditions d’entraînement. Marion Terrien, 15 ans, est originaire de Pornichet. Depuis sa découverte du skate, lors du premier confinement, elle n’a pas quitté sa planche. Elle s’entraîne tous les jours, « quand il ne pleut pas ». Le bowl le plus près de chez elle est à Saint-Nazaire, mais il est très fréquenté. « Je m’entraîne en vacances et sur la mini-rampe que l’on a installée chez moi. »

    Dans son club, Lilou a la chance de pouvoir s’entraîner sur une « méga-rampe verticale », mais a été impressionnée, en arrivant à Pau, par l’infrastructure. « Leur bowl a des courbes très pentues, à l’américaine. Dans le nôtre, on n’a pas autant d’amplitude ; pour apprendre à bien mener les courbes, c’est plus difficile », explique-t-elle. Dans la pratique du skate en bowl, les Marseillais dominent. « Il y a toute une culture du bowl là-bas, avec celui du Prado, qui est une institution », ajoute la championne régionale. À l’issue de la compétition, trois Marseillais se partagent le podium dans la catégorie des garçons de plus de 16 ans : Vincent Matheron, Jean Pantaleo et Tom Martin.

    Compétition et communauté

    Tout sourire, Marion s’élance dans le bowl. À sa sortie, son amie Naomi De Souza, la félicite. Pour les deux jeunes, qui se sont connues le jour-même et se sont préparées ensemble, la compétition est aussi un prétexte pour rencontrer les autres adeptes de leur discipline. « On se suit quasiment tous sur les réseaux sociaux », affirme Naomi. La championne Louise-Aïna Taboulet, âgée de 13 ans et surclassée dans les plus de 16, apprécie aussi le skate pour son aspect communautaire. « Quand tu réussis un run, tout le monde vient te féliciter ! » Habituée des compétitions, celle qui fréquente les skate-parks depuis l’âge de 5 ans s’est placée en 19e position aux Championnats du monde à Dubaï en février dernier. L’an dernier, elle remportait le titre de championne de France de skate en bowl dans les moins de 16 ans, cette année, c’est dans la catégorie au-dessus qu’elle accède à la première place.

    La technicité des skateurs de moins de 16 ans, Julien Laurent, docteur en sociologie et auteur de Le skateboard, analyse sociologique d’une pratique physique urbaine (L’Harmattan, 2012) la considère également au prisme de nouvelles méthodes d’apprentissage. « Il y a une précocité dans l’apprentissage avec des enfants capables d’apprendre énormément entre 7 et 9 ans : ils s’y mettent de plus en plus tôt et bénéficient d’un accès aux connaissances techniques que nous n’avions pas grâce à Internet. Tout est décrit, décortiqué, analysé, expliqué, observable. Dans les années 90, il fallait plusieurs mois pour apprendre une figure basique que nous ne pouvions parfois voir qu’en photo », souligne-t-il.

    La culture du skate

    Au-delà de la pratique sportive, le skate s’inscrit dans une culture bien particulière. Comme l’atteste Julien Laurent : « le skateboard, c’est bien plus qu’une simple activité physique urbaine, c’est un élément prépondérant de l’identité et de la culture de celui qui le pratique. » Pour Emmanuel Camusat, enseignant à l’école des Beaux-Arts de Châteauroux et skateur depuis ses 16 ans, le skate est une affaire de transmission. Venu à Pau pour accompagner ses deux fils, à qui il a appris à se tenir sur une planche « depuis qu’ils savent se tenir debout », le quinquagénaire castelroussin constate l’évolution des pratiques : « Quand j’ai commencé le skate, on ne disposait pas de toutes ces infrastructures, on construisait des mini-rampes dans des lieux désaffectés, on apprenait à bricoler le bois et à utiliser une perceuse ».

    Il transmet aujourd’hui ces pratiques à ses enfants et à ses étudiants. La culture du skateboard est aussi indissociable de la ville. « Les skateurs ne conçoivent leur pratique que dans la rue, dans cet environnement qui n’est pas fait pour et qu’ils doivent exploiter pour faire en sorte que l’activité arbore sa totale dimension créative et culturelle », souligne Julien Laurent. Le rapport à la ville en est modifié, les bancs deviennent des obstacles, les rampes d’escaliers des endroits « skatables ». « Le sculpteur et skateur suédois Pontus Alv est dans cette approche : il bétonne les bâtiments pour les rendre skatables, il les “corrige”, en quelque sorte », ajoute Emmanuel Camusat.

    Les JO à l’horizon

    Si le développement des compétitions permet de recruter davantage de jeunes, la présence d’épreuves de skate aux Jeux olympiques et les tournois mondiaux ne suscitent pas l’adhésion de tous les pratiquants. Julien Laurent, lui, déplore l’importance d’enjeux financiers liés à ce qui « n’est pas un sport ». Pour Emmanuel Camusat, cette institutionnalisation revêt plusieurs aspects. « Cela peut donner un prétexte aux municipalités de contrôler le skate de rue, en sommant les skateurs de s’entraîner uniquement dans les lieux “dédiés”, c’est-à-dire les skate-parks », souffle-t-il. Mais pour le papa de deux skateurs qu’il accompagne lors des championnats, le problème n’est pas tant l’organisation de compétitions que la pression d’obtenir des résultats. « On peut faire de la compétition pour s’amuser, sans objectif de performance. »

    Ainsi ces trois enfants s’entraînent sur les rampes à l’entrée du skate-park. Louis et Nino ne se sont pas qualifiés pour les demi-finales, mais sont « contents d’être là ». « Moi, je suis arrivé dernier mais je m’en fiche, au moins j’ai participé », s’exclame l’un d’eux. Pour se détendre, ils font un « out », un jeu entre skateurs qui consiste à imposer une figure aux autres participants. « On fait un indy ! proclame-t-il en parlant de cette figure aérienne consistant à saisir le milieu de sa planche. C’est au tour de qui ? »

     

    Reportage réalisé par Emma Flacard lors des championnats de France en discipline bowl du 2 au 4 juin 2023

  • Mobilités : comment les Français se rendent-ils au travail ?

    Mobilités : comment les Français se rendent-ils au travail ?

    Un Français sur trois met plus d’une heure pour se rendre au travail

    Avec 19 km (1) et 50 minutes en moyenne (25 minutes aller, 25 minutes retour) (2), les déplacements domicile-travail quotidiens restent l’un des principaux motifs de déplacement des Français. En Île-de-France, ce temps s’allonge à 1 heures et 11 minutes. En zone rurale au contraire (environ 33 % de la population française), il descend à 30 minutes (2). Conséquence, 46 % des actifs déclarent que ces trajets représentent une perte de temps (2) !

    Le mode de transport choisi a un impact sur le temps passé à se rendre au travail : 1 heure et 3 minutes aller-retour par jour en moyenne en transports en commun, 50 minutes en voiture et 47 minutes en mode « doux » (marche, vélo).

    Bon à savoir

    Le forfait mobilité durable

    Proposé par l’employeur (qui n’en a pas l’obligation), le forfait mobilité durable (FMD) prendre en charge les frais de déplacements domicile-travail liés à l’utilisation d’un mode de transport doux (vélo ou VAE, trottinette électrique, etc.). Il est plafonné à 600 € par an et par salarié. 

    La voiture en tête, le vélo progresse dans les grandes villes

    Côté transports justement, quels sont les choix des Français ? Sans surprise, la voiture reste largement en tête puisqu’elle concerne plus des trois quarts des trajets (1), un chiffre stable depuis l’avant-pandémie. Seule exception : l’Île-de-France et les grandes métropoles, où la part modale de la voiture tend à diminuer, au bénéfice notamment du vélo, électrique ou non. Le réflexe voiture s’applique même aux petits trajets : plus d’un trajet domicile-travail de moins de 2 km sur deux (53 %) est effectué en voiture (3).

    Les mobilités douces (vélo, marche, trottinette) sont utilisées régulièrement ou occasionnellement par un tiers des Français se rendant au travail. 5 % optent pour des moyens de locomotion électriques (hoverboard, trottinette électrique, vélo à assistance électrique – VAE –, etc.) (1)

    Les transports en commun sont en revanche en perte de vitesse par rapport à l’avant-Covid, principalement du fait du télétravail. Utilisés par 20 % des sondés, ils enregistrent une baisse de fréquentation de 4 points par rapport à 2019 et de 7 points par rapport à 2018 (1)

    Moins de voiture… quand c’est possible

    Les habitudes changent donc très lentement. Pourtant, 9 actifs sur 10 souhaitent réduire l’impact écologique de leurs trajets quotidiens. Un vœu malheureusement impossible à réaliser dans les faits pour 21 % des personnes interrogées (2), majoritairement par manque d’alternative (notamment le manque de transports en commun).

    10 % des actifs ont réussi à changer leur routine de déplacement depuis la crise sanitaire. À noter que dans un cas sur trois, ce changement a été encouragé ou opéré à l’initiative de l’employeur (mise en place de flottes électriques, du forfait mobilité durable, etc.) (1)

    VOUS SOUHAITEZ ASSURER VOTRE VAE ?

    Avec l’option vélo du contrat Habitation Macif (formule Protectrice ou Économique), votre VAE est garanti contre le vol, la casse et l’incendie dans tous vos déplacements*. 

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La voiture reste de loin le moyen de transport le plus utilisé pour aller au travail.
    • Les modes doux progressent, surtout dans les grandes villes.
    • Les Français souhaitent moins utiliser la voiture quand ils ont des alternatives.

    (1) IFOP, Baromètre Alphabet « Mobilité & Entreprises », 2021.
    (2) IPSOS, Les déplacements des Français, 2022.
    (3) INSEE, 2021.

  • L’écomobilité, c’est quoi ?

    L’écomobilité, c’est quoi ?

    1 L’écomobilité, qu’est-ce que c’est ?

    Aussi appelée “mobilité douce” ou “mobilité durable”, l’écomobilité désigne tous les modes de transport alternatifs respectueux de l’environnement. Cela inclut les transports publics, le covoiturage, la marche, le vélo, la trottinette, la voiture électrique… C’est une démarche qui a pour objectif de limiter l’impact des transports sur l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique. Au fil du temps, de plus en plus de villes mettent en place des offres de déplacements et des infrastructures favorables à l’écomobilité :

    • augmentation du nombre de pistes cyclables (17 500 km en 2019, soit une multiplication par 2,5 en 5 ans selon le Ministère de la transition écologique) ; – développement des zones de covoiturage ;
    • développement des services de transport en commun (bus, train, tram, métro…) ;
    • mise à disposition de vélos / trottinettes et autres mobilités douces en libre-service.

    Si les collectivités accélèrent la cadence côté écomobilité, les particuliers ont eux aussi changé progressivement leurs habitudes. Bien que la voiture reste le mode de transport personnel le plus utilisé (75 %)(2), de plus en plus de Français adoptent des modes de transport plus respectueux de l’environnement. En effet, près de 2,8 millions(3) de vélos ont été vendus en France en 2021. Les trottinettes électriques ont elles aussi rencontré un franc succès avec plus de 900 000(3) exemplaires vendus sur l’année. Les voitures hybrides ont également enregistré une hausse de 60,5 %(4) de leurs ventes la même année.

    L’écomobilité, c’est quoi ?

     

    2 Quels sont les enjeux de l’écomobilité ?

    Les enjeux liés à l’écomobilité sont nombreux :

    • un enjeu environnemental : afin de tenir la stratégie Nationale Bas-Carbone, qui a pour objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050(5), il est nécessaire de réduire considérablement les gaz à effet de serre sur les prochaines années. Or, les transports représentent 31 %(1) des émissions de CO2 en France. En privilégiant l’écomobilité et donc les modes de transport émettant peu ou pas de gaz à effet de serre (tels que la marche, le vélo, les transports en commun, etc.), vous pouvez réduire votre empreinte carbone et lutter – à votre échelle – contre le réchauffement climatique.
       
    • un enjeu de santé publique : Les effets de la pollution de l’air extérieur sur la santé humaine ne sont plus à démontrer et provoquent environ 48 000 décès(6) chaque année en France. Il est donc primordial d’agir pour préserver la santé de tous. Aussi, le manque d’activité physique augmenterait de 20 à 30 %(7)les risques de décès. L’écomobilité pourrait donc être une réponse à ce phénomène de sédentarité, grâce à des modes de transports alternatifs doux comme la trottinette ou le vélo. Par exemple, faire 30 minutes de vélo par jour réduirait de 30 %(8) les risques de maladie. – un enjeu économique : D’après l’Insee, les Français dépensent en moyenne 13,6 % de leur revenu pour se déplacer. L’écomobilité est par définition écologique et économique. Si vous avez la possibilité de remplacer la voiture par le vélo, par exemple, notamment pour les courts trajets, vous pouvez réduire votre consommation de carburant et donc vos frais de transport. Une bonne option pour soulager votre budget !
       
    • Lire aussi : Le court-voiturage ou comment faire du covoiturage entre domicile et travail

    Le saviez-vous ?

    Pour favoriser l’écomobilité, un outil a été mis en place auprès des entreprises : le Plan de Mobilité employeur, autrefois appelée plan déplacement entreprise (PDE). Il permet aux entreprises de diminuer le nombre de déplacements en voiture individuelle et de favoriser les modes de transport alternatifs tels que le covoiturage (via la mise en place d’une plateforme de mise en relation des covoitureurs), les transports en commun (en remboursant le titre de transport au-delà des 50 % réglementaires), le vélo, etc.

    3 Comment adopter l’écomobilité au quotidien ?

    Adopter une mobilité durable au quotidien passe par le fait de changer quelques-unes de vos habitudes. Vous pouvez ainsi :

    • Prendre les transports en commun plutôt que de prendre la voiture pour vous déplacer.
    • Faire du vélo ou marcher, surtout pour les courtes distances.
    • Utiliser les applications de covoiturage pour mutualiser le nombre de trajets en voiture.
    • Troquer votre voiture thermique pour un modèle hybride.
    • Privilégier les produits locaux et les circuits courts pour réduire les trajets en transport de vos biens (avion, camion, porte-conteneurs…)
       
    • Lire aussi : Quelles sont les technologies pour rouler vert ?

    Bon à savoir

    Depuis 2020, il existe un forfait “mobilités durables” pour les trajets domicile-entreprise. Il s’agit d’un abonnement mensuel qui permet aux utilisateurs de bénéficier d’un tarif préférentiel pour l’utilisation de modes de transport alternatifs aux voitures particulières, tels que les bus, les trains, les tramways et les vélos.

    L’Essentiel de l’article

    • L’écomobilité désigne tous les modes de transport alternatifs respectueux de l’environnement.
    • Les enjeux de l’écomobilité sont à la fois écologiques, économiques et de santé publique.
    • Des aides sont mises en place pour favoriser l’écomobilité au quotidien.

    (1) Notreenvironnement.gouv, Les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports

    (2) Ipsos, 48 % des Français reconnaissent que leur mode de déplacement quotidien n’est pas écologique, 2022

    (3) Union Sport & Cycle, Observatoire du Cycle 2021 – Résultats, 2022

    (4) L’Association des constructeurs (ACEA), 2022

    (5) Ministère de la transition écologique, Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), 2021

    (6) notre-environnement.gouv, Pollution de l’air extérieur et santé, 2019

    (7) OMS, Activité physique, 2020

    (8) sports.gouv, infographie

  • « J’ai testé 3 mobilités alternatives pour aller au boulot »

    « J’ai testé 3 mobilités alternatives pour aller au boulot »

    Je ne suis pas une accro de la voiture. C’est même plutôt tout le contraire… Première confession : j’ai toujours un peu peur sur la route malgré mes 11 années passées à tenir un volant. Deuxième confession : je trouve que la voiture a tendance à faire ressortir ce qu’il y a de plus moche dans la nature humaine (agressivité, incivilité, nervosité, et j’en passe). Troisième confession : cela fait deux ans que j’ai adopté un mode de vie éco-friendly, autant pour la planète que pour mon budget. Du coup, voiture ne rimant pas vraiment avec environnement, ça provoque chez moi un cas de conscience. Seulement voilà, la voiture ça reste pratique et confort, surtout quand on vit dans la banlieue lyonnaise et qu’on travaille dans une autre ville, mais aussi quand on a deux enfants en bas âge.

    J’ai donc souvent pensé à laisser tomber ma voiture. A minima pour aller travailler puisque c’est mon compagnon qui amène le « grand » à l’école et que moi, je dépose le « petit » à la crèche à pied avant de partir bosser. Mais de la conviction à l’action, il y a la routine et ses bonnes excuses…

    Et puis un matin, trop en retard, trop pressée, trop stressée, j’ai eu un accrochage sur mon trajet Villefranche-sur-Saône-Écully. Plus de peur que de mal mais ça m’a servi de déclic. Je tente l’expérience du « sans voiture » pour aller travailler pour voir (si je survis) en alternant différentes mobilités chaque semaine, histoire d’avoir un peu de recul.

    1 Une semaine pour tester le covoiturage

    J’ai cherché des plateformes de covoiturage. Bonne surprise ! Il y a du choix, de quoi trouver une solution qui matche à votre localisation, vos besoins, mais aussi vos convictions, comme Rezo Pouce, un dispositif solidaire qui met en relation conducteurs et passagers de zones rurales. Je me suis inscrite en quelques clics sur un site spécialisé dans les trajets domicile-travail entre particuliers avec des annonces sur Lyon. J’ai consulté les offres dispos, les prix proposés et les avis laissés sur les différents conducteurs. J’ai rapidement trouvé une proposition de trajet correspondant à mon lieu de départ et de destination, sur mes dates. J’ai réservé et payé en ligne (2 euros par trajet). Il est aussi possible de publier une annonce avec vos critères si vous ne trouvez pas d’offres vous correspondant. Quelques heures après, j’ai reçu un SMS me confirmant que le conducteur avait validé ma réservation.

    Chaque matin, 8 h 30, j’étais au point de rencontre avec le conducteur. Paul, un quadra très sympa, correctement masqué et à la voiture propre (soulagement). Il m’a déposé à 5 minutes à pied du bureau, à l’heure, mais surtout moins stressée et moins fatiguée que lorsque je conduis. On n’a pas mal échangé avec Paul. Il travaille dans une entreprise à côté de la mienne et a choisi de faire du covoiturage pour amortir sa voiture et pour rencontrer des gens.

    Bilan : Le covoiturage, c’est simple, moins fatigant, plus économique et plus écolo que de se déplacer seul(e) avec sa propre voiture, mais pas plus rapide. Le temps peut même paraître long si vous tombez sur un conducteur avec qui il n’y a ni échange ni feeling, mais ce ne fut pas mon cas. On a beaucoup parlé avec Paul, c’est très sympa et intéressant de partager mes trajets avec lui.

    Vous souhaitez essayer les nouvelles mobilités ?

    La Macif assure votre vélo, trottinette ou hoverboard.

    Renseignez-vous !

    2 Une semaine pour tester le scooter électrique

    Je me renseigne sur le prix d’un scoot électrique neuf, les frais d’assurance, et le montant du bonus écologique alloué pour l’achat d’un véhicule propre en 2020. Certaines régions, départements et communes offrent aussi des aides aux acquéreurs d’un véhicule électrique qui sont cumulables avec celles de l’État. Je voulais m’assurer que cette solution était économiquement viable pour moi.

    Pour cette nouvelle semaine de test, j’ai loué, pour une centaine d’euros les 7 jours, un modèle 50 rouge bien brillant qui peut se conduire sans permis. On m’explique que le kilométrage est illimité mais pas l’autonomie (environ 100 km), et que l’assurance et l’entretien sont inclus. On me fournit même un casque et un antivol. J’étais à la fois angoissée et excitée par cette nouvelle aventure en deux-roues.

    Angoissée car je ne suis déjà pas à l’aise dans une voiture alors sur un scooter ! Je me suis sentie plus exposée au risque d’accident, mon scooter étant peu visible (bien que rouge) et silencieux donc peu repérable par les automobilistes comme pour les piétons. J’ai quand même mis en sourdine mes angoisses jusqu’au vendredi et j’ai rechargé mon scooter (comptez 4 heures en moyenne pour charger la batterie à 80 %, et 6 heures pour être à 100 %) au milieu de la semaine. Il n’était pas à court de « jus », mais j’ai préféré être prudente.

    Excitée car la dernière fois que je suis montée sur un deux-roues, j’avais 16 ans et c’était une mobylette. Ça me rappelait ma jeunesse et c’était grisant !

    Bilan : J’ai gagné environ 5 minutes sur mon trajet habituel, et une dizaine de minutes quand ça roulait mal car j’étais moins impactée par les bouchons sur mon scoot. J’ai été impressionnée par la différence de prix pour recharger son véhicule en carburant et en courant (10 euros en moyenne d’essence et 50 centimes d’électricité pour faire 100 km). Petit bémol : j’ai eu mal aux poignets. Un scooter électrique, c’est lourd… surtout pour quelqu’un qui a les poignets fins, pas l’habitude de manier un scoot et qui plus est, électrique donc qui pèse plus lourd que les modèles à essence.

    Le saviez-vous ?

    Rouler en deux-roues représente 22 fois plus de risques d’accident mortel qu’en voiture (1) . Raison pour laquelle il est nécessaire d’être bien équipé. Des applications qui permettent de maintenir la sécurité et le confort des motards existent, à l’instar de Liberty Rider Premium de la Macif.

    3 Une semaine pour tester le vélo électrique

    Mes copines me disaient que le vélo électrique, c’est le vélo du feignant(e). Perso, mon trajet boulot-dodo s’élève à quasi 10 km. Je ne suis pas du tout sportive et je n’envisage pas d’arriver au bureau la blouse trempée de sueur. Aller au boulot à vélo sans assistance était donc inenvisageable. Le premier jour, j’ai voulu emprunter un vélo en libre-service. Une galère ! Aucun vélo électrique à vue près de chez moi. J’ai dû marcher (longtemps) pour en trouver un aux abords du centre-ville de Lyon et je suis bien sûre, arrivée en retard au travail et pas de bonne humeur. Le free-floating, c’est une super idée mais il faut bien regarder si l’offre est présente près de chez soi. En revanche, j’ai été surprise par les efforts à fournir sur un vélo électrique. Je pensais (naïvement) appuyer sur un bouton et que ça roule presque tout seul. Eh bien non, il faut pédaler ! Après, ça reste largement moins sport qu’un vélo classique !

    En fin de journée, je suis donc allée louer un VAE (vélo à assistance électrique) pour la semaine pour poursuivre ce test plus sereinement. J’ai aussi vu sur Internet qu’il existe des offres de location longue durée, donc plus intéressante financièrement (une dizaine d’euros par jour pour une courte durée vs une quarantaine d’euros par mois pour une longue durée). Sur mon trajet, peu d’aménagements urbains réalisés pour pouvoir circuler sur des pistes cyclables, mais globalement le chemin à vélo a été agréable. Déstressant même !

    Bilan : J’ai doublé mon temps de trajet (plus d’1 heure à vélo électrique vs 30 minutes en moyenne en voiture), mais ça reste plus rapide qu’à vélo classique où mon itinéraire est estimé à 1 h 40. À la fin de la semaine, j’avais des courbatures partout. Et surtout, j’avais la conscience tranquille, ravie de faire du sport et de ne pas polluer. Alors oui, c’était plus long et plus dur mais ça en vaut la peine ! En revanche, pas sûre que ma motivation ne soit à l’épreuve des gouttes de pluie…

    Chiffre-clé

    Seuls 3 % (2) des Français utilisent le vélo quotidiennement.

    L’objectif du gouvernement est d’atteindre 9 % d’ici 2024, notamment grâce à l’aménagement de pistes cyclables, des emplacements de stationnement réservés aux vélos en amont des passages piétons, la création d’une prime à l’achat d’un vélo électrique ou encore un forfait de 50 euros pour la remise en état d’un vélo.

    Vous souhaitez vous déplacer autrement ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient plusieurs associations offrant des solutions de mobilités douces.

    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Le covoiturage, c’est convivial mais il faut aimer discuter avec des inconnus.
    • Le scooter électrique, c’est rapide mais difficile à manier pour les débutants.
    • Le vélo électrique, c’est agréable par beau temps mais plutôt sportif.

    (1) Sécurité routière, « Les chiffres de l’équipement deux-roues motorisés »

    (2) gouvernement.fr, Plan vélo : tripler la part du vélo dans nos déplacements quotidiens, 2017