Catégorie : Du vert dans nos vies

  • Papeterie recyclée, fournitures vertes, cartable bio… Optez pour une rentrée écologique !

    Papeterie recyclée, fournitures vertes, cartable bio… Optez pour une rentrée écologique !

    1 Fournitures scolaires écologiques : une tendance qui s’installe progressivement

    En 2018, 9 % des parents ont placé le respect de l’environnement en tête des critères de choix des fournitures scolaires (1). La plus grosse part d’entre eux (35 %) privilégie le rapport qualité/prix des marques de distributeurs, 18 % recherchent avant tout les petits prix, et 15 % préfèrent les grandes marques (1). Les fournitures écolos ont donc encore du chemin à parcourir pour conquérir les cartables, même si la demande progresse comme en témoigne une offre de plus en plus diversifiée.

    Pour autant, ce rituel d’achat en famille est un moment de choix pour évoquer la question environnementale : 87 % des parents profitent de la rentrée pour sensibiliser leurs enfants à une consommation plus responsable (1). D’ailleurs, 18 % des familles adoptent sans forcément le savoir une attitude écolo en recyclant les fournitures scolaires d’une année sur l’autre ou pour un autre usage. Au final, seul un foyer sur deux (1) achète la liste complète des fournitures demandées par l’école !

    194 €

    C’est le prix moyen de la rentrée scolaire pour un élève de 6e en France. 75 % de ce budget de rentrée est consacré à l’achat de fournitures et de papeterie. (2)

    2 Une agrafeuse en plastique recyclé ? oui, ça existe !

    Toutes les fournitures scolaires ou presque se déclinent en version écologique. La plupart des marques proposent des gammes ou des produits écologiques. À noter que la plupart des marques de distributeurs disposent elles aussi d’alternatives écoresponsables. La « green attitude » concerne toutes les catégories de fournitures : cahiers et classeurs en papier/carton recyclé, agrafeuse en plastique recyclé, crayons de couleur en bois issu de forêts durables, gommes sans PVC, colle à base d’ingrédients naturels, stylos rechargeables ou biodégradables, ruban adhésif sans solvant…

    Côté cartable, c’est moins évident, même si on trouve quelques modèles en coton bio. Bien qu’encore minoritaires dans l’offre, l’accessibilité des fournitures « vertes » n’est pas vraiment un problème. On les trouve en grandes surfaces généralistes ou spécialisées en ligne ou en magasins et dans la plupart des papeteries.

    3 Le point sur les labels écoresponsables

    À quelles étiquettes se fier ? Voici un bref rappel des principaux labels écoresponsables que vous pourrez trouver au rayon des fournitures scolaires :

    • les labels PEFC et FSC signalent les produits utilisant du bois issu de forêts en gestion durable et transformé selon des normes strictes ;
    • le label NF environnement, qui garantit des produits fabriqués avec moins de produits chimiques et dans un souci d’économie d’énergie ;
    • l’Écolabel européen, qui certifie les produits respectueux de l’environnement sur l’ensemble de leur cycle de vie ;
    • l’anneau de Moebius indique les produits recyclables ou constitués d’au moins 65 % de matières recyclées ;
    • le label Ange Bleu (Blue Angel), certifie les papiers 100 % recyclés et ne contenant pas de matières toxiques ou d’agents blanchissants ;
    • le label APUR est appliqué sur les papiers et cartons fabriqués d’au moins 50 % à base de matières recyclées.
    Papeterie recyclée, fournitures vertes, cartable bio… Optez pour une rentrée écologique !

     

    4 L’achat groupé et l’occasion, pour des fournitures écolos à petits prix

    Bonne nouvelle, ces fournitures écolos ne sont pas significativement plus chères que les fournitures classiques (2). Si vous souhaitez malgré tout économiser, optez pour les achats groupés, très en vogue en période de rentrée. Ce process d’achat est souvent proposé par les établissements scolaires eux-mêmes ou les associations de parents d’élève (PEEP, FCPE).

    Dans ce cas, vous n’aurez pas le choix des modèles proposés, mais rien ne vous empêche de suggérer des alternatives écologiques pour les rentrées suivantes… Enfin, pour trouver des fournitures à petits prix, pensez aussi aux achats d’occasion, notamment pour les grosses pièces comme les cartables ou les calculatrices.

    L’Essentiel de l’article

    • Les fournitures scolaires écoresponsables sont disponibles en grandes surfaces et sur Internet.
    • Pour faire votre choix, tournez-vous vers les labels écoresponsables.
    • Les fournitures scolaires écolos ne sont pas forcément plus chères que les fournitures classiques.

    (1) Enquête Ipsos pour L’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations, 2018.

    (2) Enquête Rentrée scolaire en 6e, Familles de France, 2018.

  • 6 gestes pour protéger le littoral

    6 gestes pour protéger le littoral

    1 Ramassez et triez vos déchets

    Ça va de soi ! Que vous soyez promeneur ou plaisancier, les règles élémentaires de propreté s’appliquent en bord de mer, pour la protection du littoral, comme partout ailleurs. S’il n’y a pas de poubelle à proximité de votre lieu de balade ou de pique-nique, remballez vos déchets et jetez-les (après les avoir triés) une fois rentré chez vous.

    2 Ne laissez pas voler les petits papiers

    En bord de mer ou en bateau, le vent souffle ! Même si vous êtes de ceux qui ramassent scrupuleusement leurs déchets, vous pouvez éviter les pollutions accidentelles en bannissant les sacs en plastique légers, serviettes en papier et autre vaisselle jetable qui s’envolent trop facilement. Soyez chic : si vous voyez un sac en plastique qui traîne dans l’eau, même si ce n’est pas le vôtre, ramassez-le. Ces sacs génèrent une importante pollution de l’eau et sont dangereux pour les animaux qui les avalent.

    8 MILLIONS DE TONNES DE PLASTIQUE

    sont déversées dans les océans chaque année, soit l’équivalent d’une benne entière à chaque minute. (1)

    3 Utilisez un cendrier de poche

    Ce n’est pas un détail ! Outre qu’il ne faut pas jeter ses mégots dans la nature (ils mettent 1 à 5 ans à se dégrader (2)), ils peuvent aussi causer des incendies si on les jette négligemment à la poubelle. Si vous fumez, l’utilisation d’un cendrier de poche métallique est donc vivement conseillée.

    4 Respectez plantes et animaux

    Certaines zones du littoral sont protégées : respectez les règles indiquées sur les panneaux à l’entrée des sites et le long du parcours. Certaines sont interdites d’accès, dans d’autres, il est interdit de cueillir des fleurs ou de ramasser des plantes… Dans tous les cas, ne dérangez pas les animaux si vous en voyez, et n’approchez pas les oiseaux qui nichent au sol. En mer, restez à distance des dauphins, des phoques et des autres mammifères marins, même s’il est tentant de s’en approcher. Avant de partir, pensez à vous munir d’une paire de jumelles pour les observer à distance sans les déranger !

    5 Pêchez avec discernement

    Vous aimez pêcher en mer ? Pas de problème ! La pêche maritime, qu’elle soit à pied, en bateau ou sous-marine, est autorisée sous certaines conditions, et ne nécessite pas de permis.

    Respectez les tailles minimales de capture des différentes espèces

    Si vous pêchez des poissons, des coquillages ou des crustacés trop petits, vous mettez en danger le renouvellement naturel des espèces et vous épuisez les réserves. Ne pêchez que ce qui est nécessaire à votre consommation du jour et respectez les quantités autorisées par jour et par personne. Ces réglementations dépendent des départements, avec des spécificités sur certaines zones.

    Consultez les sites des préfectures pour avoir en tête :

    • les espèces autorisées/interdites ;
    • les zones autorisées ;
    • les périodes annuelles et les heures de pêche autorisée/interdite ;
    • la taille minimale autorisée pour chaque espèce ;
    • les quantités autorisées par jour et par personne.

    Les équipements autorisés pour la pêche

    N’utilisez que des équipements autorisés, notamment :

    • pas d’arme à projectiles propulsés par un gaz comprimé autrement qu’à la main ;
    • pas de bouteilles de plongée. Seule la pêche sous-marine en apnée est autorisée.

    Pêcher pour le plaisir

    Attention, certaines espèces (par exemple le bar) peuvent être pêchées mais doivent être relâchées : pas question d’en faire un festin au dîner ! Là encore, renseignez-vous auprès de la préfecture du département pour connaître la réglementation locale.

    Vendre sa pêche : interdit !

    Il est strictement interdit de vendre ce que vous pêchez. Afin d’éviter la vente illégale, le pêcheur amateur doit marquer certaines espèces en coupant la partie inférieure de la nageoire caudale dès leur capture, sous peine d’amende. Pensez donc à emporter une paire de ciseaux avec vous.

    6 Naviguez écolo

    Homme libre, toujours tu chériras la mer… Lorsqu’on largue les amarres, il est important d’avoir en tête les règles élémentaires de respect des fragiles écosystèmes marins qu’on aime tant parcourir !

    • Équipez si possible votre bateau de cuves à eaux noires et évitez d’utiliser vos toilettes marines près du rivage. Vidangez les cuves uniquement dans les emplacements portuaires prévus à cet effet.
       
    • Quand vous faites le plein, allez-y doucement pour ne pas renverser de carburant dans l’eau. En cas de « loupé » sur le pont, nettoyez avec des produits non polluants.
       
    • D’une manière générale, préférez le nettoyage de votre bateau à l’eau claire. En cas de besoin, optez pour des produits biodégradables et sans chlore.
       
    • Le nettoyage des carénages doit obligatoirement s’effectuer sur des aires prévues pour la récupération des eaux de lavage. Pour éviter l’application de peintures antisalissures polluantes, préférez les nettoyages mécaniques comme le décapage manuel ou le sablage.
       
    • Enfin, choisissez des moteurs dont les normes garantissent le respect de l’environnement en termes de bruit et de rejets.

    Le continent de plastique existe-t-il ?

    Oui et non… 10 % du plastique produit dans le monde finit dans les océans. Portés par les courants et dégradés par la mer, ces déchets se transforment en fragments de petite taille qui flottent entre la surface et jusqu’à 30 mètres de profondeur. Il ne s’agit donc pas de masses solides mais plutôt de « soupes » de plastique dérivant au gré des courants maritimes.

    Les déchets sauvages vous font hurler ?

    Rejoignez les opérations bénévoles de ramassage des déchets près de chez vous. Renseignements et inscriptions sur Diffuz.com.

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les pollutions accidentelles liées aux plastiques et aux papiers qui s’envolent.
    • Utilisez un cendrier de poche.
    • Respectez les règlements quand vous pêchez.
    • Évitez les produits d’entretien polluants sur les bateaux.
    • Ne vidangez que dans les endroits prévus à cet effet.

    Ministère de la Transition écologique et solidaire

    (1) ONU, On estime que 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans du monde chaque année, 2017
    (2) ConsoGlobe, « La durée de vie des déchets dans la nature »

     

  • 5 conseils pour se protéger du soleil sans ruiner les océans

    5 conseils pour se protéger du soleil sans ruiner les océans

    1 Préparez votre peau au soleil

    Bien préparer votre peau au soleil va vous permettre de bronzer plus vite, et donc d’avoir besoin de moins de crème (mais il faudra en mettre quand même !). Quatre à cinq semaines avant de vous exposer, faites une cure de vitamines A (dérivée du bêta-carotène) et E, qui jouent un rôle important dans la résistance de la peau aux UV. Vous pouvez utiliser des compléments alimentaires vendus en pharmacie ou en supermarché, ou tout simplement choisir des aliments naturellement riches : carottes, mangue, tomates, abricots pour le bêta-carotène, huile de tournesol ou de colza, amandes et germes de blé pour la vitamine E.

    2 Choisissez une crème solaire non polluante

    La crème solaire est responsable d’une part importante de la pollution des eaux marines et serait notamment impliquée dans la disparition des coraux (1). Pourtant, difficile de s’en passer… Le mieux est donc de choisir des formules respectueuses de l’environnement, idéalement bios, même si la réglementation européenne n’a pas encore créé de label spécifique concernant la protection des mers : la crème parfaite n’existe pas encore… Il faut donc s’en remettre aux étiquettes et choisir celles qui font état d’un certain degré de biodégradabilité ou d’absence de nocivité pour les coraux et l’environnement en général. Évitez par exemple les produits contenant du benzophénone-2 (BP-2) qui va tuer les coraux ou du dioxyde de titane (TiO2) qui empêche le phytoplancton de se développer ; or le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire marine.

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    25 000 tonnes

    de crème solaire sont diluées chaque année dans les océans par les baigneurs (2).

    Le bio c’est bien, à condition…

    Choisir une crème solaire bio peut être un bon geste, car les formules sont allégées en produits chimiques et donc potentiellement moins nocives pour l’environnement. Elles peuvent pourtant contenir des nanoparticules et de l’oxyde de zinc nocifs pour les coraux (3). Avant d’acheter une crème bio, lisez bien la liste des composants pour vous assurer qu’elle n’en contient pas.

    3 Laissez pénétrer la crème solaire

    Puisqu’on ne peut pas vraiment l’éviter, autant appliquer sa crème solaire de façon à impacter le moins possible l’environnement. Pour ça, laissez-lui le temps de bien pénétrer la peau avant de vous baigner, en l’appliquant une dizaine de minutes avant d’aller dans l’eau.

    4 Misez sur les vêtements anti-UV

    Conseillés pour les enfants à qui il est parfois difficile de mettre de la crème, les vêtements anti-UV offrent une protection efficace et sans impact sur l’environnement. Mais attention, comme ils ne couvrent pas l’ensemble du corps, vous devrez quand même courir après votre progéniture pour lui crémer le bout du nez, les mains et les jambes. Avec une crème écolo et bio bien sûr !

    5 Restez à l’ombre

    Rester à l’ombre reste le meilleur moyen de se protéger des méfaits du soleil sans nuire à l’environnement. Un arbre, un coin de mur, un parasol, tout est bon pour barrer les UV. Et si vous n’avez pas de refuge, n’hésitez pas à porter un chapeau à large bord ou une casquette, un tee-shirt ou une robe de plage entre les baignades.

    L’Essentiel de l’article

    • Préparez votre peau au soleil avant de partir avec une cure de vitamines A et E.
    • Choisissez une crème solaire qui s’engage pour le respect de l’environnement.
    • Laissez pénétrer la crème avant de vous baigner.
    • Préférez l’ombre et choisissez des vêtements de plage anti-UV pour les enfants.

    (1) Effets toxicopathologiques des filtres anti-UV, 2015.
    (2) Surfrider Foundation, 2016.
    (3) Réponse photochimique du corail Stylophora pistillata aux composants des écrans solaires, étude de 2019.

  • 5 solutions antimoustiques sans danger pour la santé et l’environnement

    5 solutions antimoustiques sans danger pour la santé et l’environnement

    1 Les lotions antimoustiques naturelles

    Vendues en supermarchés bio et en parapharmacie, ces lotions sont formulées à partir de produits naturels, idéalement bios, sans danger pour la santé et l’environnement. Elles mobilisent généralement les classiques de la lutte antimoustiques comme la citronnelle, l’eucalyptus et le géranium, et ont la praticité des insecticides classiques. Un pschitt, et vous voilà protégé sans arrière-pensée. Vous trouverez même sur Internet des recettes pour fabriquer votre propre lotion, le plus souvent à base d’huiles essentielles. Dans ce cas, attention aux allergènes et au procédé de fabrication.

    Les insecticides, nocifs pour la santé et l’environnement

    Une étude de l’Inserm (1) a mis en évidence la toxicité de certains insecticides domestiques et agricoles pour la santé humaine, en particulier chez les enfants. Un taux élevé dans les urines serait en effet lié à des pertes cognitives significatives comme les capacités de compréhension verbale et la mémoire de travail. De nombreuses autres études ont également mis en évidence la nocivité des insecticides chimiques industriels pour l’environnement et la biodiversité.

    3 Les vêtements et bracelets antimoustiques

    De plus en plus en vogue, notamment pour les enfants, les bracelets imprégnés d’actifs antimoustiques offrent une protection facile qui vous suit partout sans y penser. Vendus en pharmacie ou en grande surface, leur prix varie selon les modèles : jetables ou rechargeables, en silicone, en plastique ou en fibres naturelles, waterproof ou pas… Ils sont efficaces plusieurs jours, parfaits donc pour les vacances ou un usage quotidien. Pour une approche écolo, préférez les modèles certifiés naturels et écologiques.

    Particulièrement plébiscités par les randonneurs et les pêcheurs, les vêtements antimoustiques sont vendus en magasins spécialisés sports et loisirs. Pour être efficaces, ils sont parfois traités aux huiles essentielles naturellement répulsives ou sont tout simplement fabriqués en mesh, un tissu qui combine légèreté et protection.

    4 La citronnelle sous toutes ses formes !

    En bougie, en lotion, en huile essentielle, en spray, en roll-on… La citronnelle est l’un des actifs antimoustiques les plus utilisés. Son odeur forte dérange les moustiques qui la fuient sans se retourner, vous assurant une bonne nuit de sommeil. Et si vous choisissez des produits issus de l’agriculture biologique, c’est encore mieux !

    5 La moustiquaire

    Écolo, non toxique et durable, la moustiquaire est un accessoire indispensable sous les tropiques… et qui peut se révéler fort utile aussi sous nos latitudes. Il en existe plusieurs types :

    • les moustiquaires à installer sur les portes et sur les fenêtres, qui empêchent les importuns d’envahir votre maison : rigide ou souple, en rideau, en store enroulable ou en cadre fixe, permanente ou amovible, demandez conseil pour choisir celle qui convient le mieux à vos besoins.
    • les moustiquaires mobiles, idéales pour protéger les lits : à suspendre, veillez à les choisir assez grandes pour qu’elles couvrent bien l’ensemble de la literie tout en tombant à terre. Mais il existe aussi des modèles de type « pop-up » – semblables à une tente igloo – qui se déploient autour du lit en un geste.

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    Astuce : Que faire en cas de piqûre ?

    Votre stratégie antimoustiques a échoué et vous voilà piqué ? Le premier réflexe est surtout de ne pas gratter pour éviter d’aggraver la sensation de démangeaison et l’inflammation. Si vous n’avez pas de crème apaisante (vendues en pharmacie), appliquez une compresse imbibée d’un mélange de vinaigre et d’eau ou de vinaigre pur si vous supportez l’odeur. Vous pouvez aussi utiliser une petite goute d’huile essentielle de lavande appliquée en massage sur la piqûre, sauf pour les jeunes enfants (moins de 3 ans).

    L’Essentiel de l’article

    • Préférez les antimoustiques naturels aux insecticides chimiques.
    • La citronnelle, le géranium et la plupart des plantes aromatiques sont des répulsifs naturels.
    • Les bracelets antimoustiques sont pratiques pour les enfants.
    • La moustiquaire est un moyen simple de se protéger des moustiques.

    (1) Source : INSERM 2015.
  • 5 conseils pour consommer du poisson de manière responsable

    5 conseils pour consommer du poisson de manière responsable

    1 Respectez les saisons

    Comme pour les fruits et les légumes, il existe des saisons pour le poisson. Par exemple, l’anchois est à privilégier entre août et novembre, le hareng d’octobre à décembre, le bar d’avril à août. Consommer des poissons adultes, qui ont eu le temps de se reproduire, c’est gage de qualité et c’est participer au repeuplement des océans. Demandez conseil à votre poissonnier. Des associations de protection de la nature publient aussi des tableaux de saisonnalité. En plus de diversifier son assiette et de faire de belles découvertes gustatives, le fait de varier sa consommation des produits de la mer permet d’atténuer la pression exercée sur certaines espèces. WWF (World Wide Fund) a mis en ligne un conso-guide pour aider les consommateurs de poisson à diversifier leurs assiettes.

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    2 Préservez les espèces menacées

    Il est par ailleurs important de ne pas acheter de poissons en voie de disparition. Le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature a publié une liste rouge des espèces menacées dans l’Hexagone (2). Ainsi, les requins et les raies de France métropolitaine le sont par une pêche non durable. Le bar sauvage, la lotte ou encore le cabillaud, toujours très présents dans les rayons surgelés des supermarchés, sur les étals de poissonniers et largement servis dans les restaurants, sont pourtant des espèces en voie d’extinction. Quant à la situation des poissons d’eau douce : plus d’une espèce sur cinq est menacée. Parmi les poissons d’eau douce à éviter se trouvent par exemple le saumon de l’Atlantique, l’anguille, l’esturgeon ou le brochet.

    Bon à savoir

    À l’échelle européenne, en moyenne, 20 kg de poisson sont consommés par personne chaque année, soit près du double d’il y a cinquante ans (3). Selon WWF, la surpêche videra les océans d’ici 2050. Dans son rapport de 2017 (4), l’ONG décrypte les conditions à réunir pour mettre en place une offre durable de poisson, comme limiter sa consommation en revenant à environ 12 kg par an et par tête. Ce chiffre correspond approximativement à la quantité moyenne actuellement recommandée par l’OMS et par un grand nombre de pays.

    3 Privilégiez des produits labellisés

    Artysanal®, l’écolabel français Pêche Durable, MSC (Marine Stewardship Council), etc. Différents écolabels garantissent un impact faible de la production ou de la composition d’un produit de la mer sur l’environnement. Dans le domaine des produits de la mer, on distingue les écolabels destinés aux poissons sauvages et ceux destinés aux poissons d’élevage. Ainsi, vous pourrez reconnaître ces labels grâce à leur logos.

    Les écolabels pour les produits de la mer issus de la pêche

    5 conseils pour consommer du poisson de manière responsable

    Les écolabels pour les produits de la mer issus de l’aquaculture

    5 conseils pour consommer du poisson de manière responsable

     

    8 consommateurs sur 10

    « reconnaissent que la sauvegarde des océans passe par une consommation de produits de la mer durables ».*

    4 Poisson d’élevage ou poisson sauvage ?

    S’il convient d’alterner les deux, il est préférable d’opter pour des poissons qui proviennent d’une source responsable, à savoir de la pêche ou de l’aquaculture durable labellisée. Dans la mesure du possible, privilégiez les espèces issues d’élevages respectueux de l’environnement qui sont certifiés bios : au moins, les farines sont certifiées et les végétaux garantis sans OGM et sans produits chimiques. Un poisson sauvage ne peut être certifié bio car il n’est pas possible de contrôler ce qu’il a mangé ni la qualité de l’eau dans laquelle il a vécu. Vérifiez donc qu’il porte bien la mention d’un écolabel responsable (MSC, Artysanal®, Pêche Durable).

    5 Consommez local

    Privilégiez le poisson local, débarqué de ports français ou bien issu de l’aquaculture française, dont le transport et la conservation ont nécessité moins de dépenses d’énergie et un impact environnemental faible. Arrivé plus rapidement, il sera aussi plus frais. Cela permet également de soutenir la filière de la pêche artisanale, d’identifier l’origine et la traçabilité du poisson. Il convient de consulter sur l’étiquette la région de provenance, ou de demander à son poissonnier. Le label « Pavillon France  » assure que le poisson a été pêché dans l’Hexagone.
     

    5 conseils pour consommer du poisson de manière responsable

     

    La Macif s’engage en faveur de la protection des océans !

    Rendez-vous au Muséum national d’histoire naturelle
    du 3 avril 2019 au 5 janvier 2020 pour découvrir l’exposition
    « Océan, une plongée insolite », dont la Macif est le mécène exclusif.

    L’Essentiel de l’article

    • Privilégiez des produits de la mer labellisés.
    • Consommez de saison pour préserver les ressources et la reproduction.
    • Protégez les espèces marines en voie de disparition.

    * Marine Stewardship Council, « Consommer du poisson sauvage, mais pas à n’importe quelle condition ! »
    (1) ANSES, « Manger du poisson : pourquoi ? comment ? », 2019.
    (2) Union internationale pour la conservation de la nature.
    (3) FAO, « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture », 2016.
    (4) WWF, « Nourrir l’humanité à l’horizon 2050 », 2017.

  • Du repos à la reprise : comment bien récupérer après un marathon ?

    Du repos à la reprise : comment bien récupérer après un marathon ?

    1 Que faire après la course ?

    Juste après avoir franchi la ligne d’arrivée, bien s’hydrater avec de l’eau salée et du lait

    Adrien est catégorique : le plus important c’est de boire. Mais la quantité de boisson doit suivre un calcul très précis, avec « 1,5 litre d’eau légèrement salée par kilogramme perdu pendant la course. » Il s’agit de sel non raffiné, riche en minéraux et oligo-éléments. Car lorsqu’on transpire, on perd également du sel, ce qui peut mener à la déshydratation. Boire une telle solution permet d’y remédier. Au-delà de l’eau, oubliez boissons isotoniques et autres produits vendus en magasin de fitness, car la meilleure des boissons après le sport n’est autre que le lait, « de par sa composition en protéines, glucides, eau et micronutriments tel que le sodium ». Un verre pour accompagner chaque repas est largement suffisant.

    Bien s’alimenter

    Concernant l’alimentation, « une collation composée de 80 grammes de glucides et 30 grammes de protéines, tels que des produits céréaliers, juste après l’effort sera très utile, indique Adrien. Le dîner qui suit, lui, devra être facile à digérer, pauvre en graisse tout en privilégiant les légumes, les protéines et les fruits. »

    Enfin, avant de se coucher, petit remède miracle : « Boire un mélange de jus de cerises et de caséine [protéines que l’on retrouve dans les produits laitiers, NDLR] afin de mieux récupérer. » Car l’objectif est clair, il s’agit de reconstruire les réserves appauvries durant l’effort, « et cela malgré les gels et autres superaliments ingérés durant la course. » Une fois ce petit rituel effectué, vous pourrez reprendre progressivement vos habitudes alimentaires, « avec toutefois une nourriture équilibrée et variée », précise le coach.

    2 Massages et étirements : les ingrédients essentiels de la récupération

    Objectif de la mission : minimiser les courbatures

    Pour ne pas subir outre mesure le contrecoup du colossal effort physique fourni, Adrien préconise plusieurs techniques à effectuer durant les jours qui suivent la course :

    • se faire masser, chez un ostéopathe, en lui indiquant les zones où insister ;
    • « s’automasser » à l’aide de rouleaux vendus en magasins de sport ;
    • porter des vêtements de compression ;
    • s’immerger en eau froide ponctuellement, par sessions de plusieurs minutes.

    Consulter un kinésithérapeute et un ostéopathe

    « Je vous conseille fortement de consulter un ostéopathe ainsi qu’un kinésithérapeute afin de connaître les déséquilibres de votre corps et les compensations qui se sont créées [mobilité réduite, bassin déplacé, NDLR] dans le but d’améliorer votre prochaine course », précise Adrien Paul.

    Cette étape est cruciale avant de penser à se remettre au sport. Plus un coureur connaît son corps, plus il sera performant.

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    Astuce

    Des chaussettes de récupération (ou de compression) pour drainer les muscles

    Vous vous demandez sûrement à quoi servent ces chaussettes hautes que portent les coureurs. Celles-ci sont appelées chaussettes de compression, ou « manchons » si elles ne recouvrent pas les pieds. Elles exercent des pressions au niveau des mollets et vont venir aplatir les veines pour améliorer le retour veineux et ainsi bénéficier de l’effet de pompe lors de la construction des muscles. Lors de la récupération, de la fin de la course à la semaine qui suit, elles sont essentielles pour l’oxygénation du sang du bas vers le haut, et permettent d’éviter d’avoir les jambes lourdes. Vendues dans toutes les grandes surfaces dédiées aux articles de sport, elles sont un élément indispensable d’une bonne course. Attention toutefois à ne pas choisir un modèle trop serré, sous peine de subir un effet garrot.

    3 Combien de temps se reposer avant de reprendre l’entraînement ?

    Prudence est mère de sûreté

    Une semaine de repos. Voici ce que conseille Adrien avant de se remettre à l’entraînement. Cela permettra d’éviter toute entorse ou blessure. « Il ne s’agit toutefois pas d’un repos complet, mais d’une période de pratique légère avec des activités telles que la marche, le vélo, le vélo elliptique ou la natation, précise le coach. Des activités où il n’y a pas de chocs, en somme. »

    Après cette semaine dédiée à la reprise progressive du sport, « vous pourrez reprendre une course légère de moins d’une heure afin de retrouver vos sensations ». Enfin, après quinze jours, « vos entraînements pourront se composer de plusieurs sorties hebdomadaires, mais toujours légères ! », explique Adrien.

    * Sous conditions.

    L’Essentiel de l’article

    • Après la course, boire 1,5 litre d’eau légèrement salée par kilogramme perdu.
    • Il est conseillé de se faire masser, ou d’utiliser des rouleaux d’automassage.
    • Reposez votre corps pendant une semaine avec une pratique sportive légère et douce.
  • Comment se préparer avant de courir un marathon ?

    Comment se préparer avant de courir un marathon ?

    Adrien entraîne des sportifs de haut niveau dans un club parisien renommé. Jean-Baptiste, lui, participe depuis plus d’une décennie à des marathons à travers la France, dont celui de Paris, qu’il a bouclé en 3 h 01 min. Voici leurs bons conseils pour être le plus performant possible en toute sécurité.

    1 Avant la pratique : la théorie et les démarches administratives

    Quels professionnels consulter avant même de s’entraîner pour un marathon ?

    Adrien : La première des choses avant de courir un marathon est de consulter votre médecin traitant qui vous dira si vous pouvez ou non tenter l’expérience. Si vous allez bien, il vous remettra un certificat médical. Notez que celui-ci est obligatoire, car il vous sera demandé pour participer à la course ou pour obtenir une licence. Il est également judicieux de consulter un podologue afin d’éviter de nombreux problèmes aux chevilles, genoux, hanches et dos. Le podologue peut également vous guider vers des chaussures de sport adaptées à vos pieds. Et si vous souhaitez préparer votre course de manière optimale, inscrivez-vous dans un club affilié à une fédération.

    Quand faut-il commencer sa préparation au marathon ?

    Adrien : C’est bien simple : au minimum un mois auparavant, mais le mieux c’est de commencer sa préparation le plus tôt possible. Ceci afin d’avoir une charge d’entraînement croissante et de ce fait limiter au maximum les risques de blessure. Joignez l’utile à l’agréable en testant différents équipements qui vous accompagneront ou non lors de votre course, tels que des manchons, podomètres connectés ou sacs d’hydratation.

    Jean-Baptiste : Avant de courir mon premier marathon, je m’entraînais régulièrement depuis quatre ans. J’avais déjà une base solide. À mon sens, une personne en forme moyenne doit s’entraîner un an à raison de deux sorties par semaine. En vérité, tout dépend de l’objectif. Si le but est de réaliser le meilleur temps possible, la préparation sera plus intensive.

    Le marathon en moins de deux heures, c’est possible ?

    Le recordman du marathon, le Kenyan Eliud Kipchoge (2 h 1 min 39 s), a tenté le pari de passer sous la barre symbolique des deux heures le 6 mai 2017 sur le circuit automobile de Monza en Italie. Le projet s’appelait « Breaking 2 » et s’est soldé par un échec à 25 secondes près (temps non homologué). Alors, qui sera le premier à réussir cette performance ?

    2 S’entraîner pour devenir le plus performant possible

    Quels exercices sportifs faut-il réaliser ?

    Adrien : Votre entraînement sera adapté en fonction de vos habitudes sportives et se composera de sorties longues, de repos, de sorties courtes ou fractionnées et enfin de séances de renforcement musculaire. Il est bon de savoir qu’il faut axer le travail sur les fibres musculaires sollicitées lors de votre effort. Il est indiqué de pratiquer des séances de renforcement isométrique, à travers des exercices de planche et de gainage en tous genres. Ensuite, planifiez un cycle de force au minimum huit semaines avant la course (développé-couché, pompes, haltères, tractions, gainage, etc.) : ce cycle sportif va permettre au pratiquant d’une discipline d’augmenter sa capacité à soulever une charge maximale. La force devrait faire partie intégrante de votre entraînement tout au long de l’année pour que votre niveau demeure constant.

    Jean-Baptiste : Lors de ma dernière course, j’avais pour objectif de réaliser un chronomètre de moins de trois heures. Ainsi, cinq mois avant l’échéance, je m’entraînais quatre fois par semaine : vélo, natation, ski de fond. Le but est d’améliorer son endurance sans forcément courir. C’est ce qu’on appelle un entraînement croisé. Les séances de musculation ne sont pas obligatoires, sauf le gainage, qui est quant à lui primordial.

    Comment s’alimenter pendant la préparation d’un marathon ?

    Adrien : L’alimentation est très importante avant, pendant et après le marathon. Elle permet le renforcement de vos muscles, de diffuser l’énergie nécessaire durant l’effort, de reconstruire et de soigner votre corps après l’effort. Une consommation importante de protéines permettra au coureur de mieux préserver son métabolisme lors de sa préparation.

    Jean-Baptiste : Quinze jours avant la course, je commence à vraiment manger équilibré. Je bois beaucoup d’eau, je mange beaucoup de légumes et j’évite de grignoter. Il n’y a pas d’effort particulier à réaliser, juste des bonnes habitudes à prendre. Et des mauvaises à arrêter, telles que le grignotage intempestif ! En revanche, une semaine avant la course, je force sur les glucides et les protéines et je mange beaucoup de pâtes, de riz et de pain pour remplir mes réserves de nutriments. J’en consomme des quantités normales, mais je ne mange simplement que ça.

    Quelle est l’importance du sommeil dans la préparation ?

    Adrien : Considérez le sommeil comme le catalyseur. Vous allez construire vos muscles et récupérer durant votre repos ; c’est à ce moment que le corps utilisera ce que vous avez ingéré durant la journée. Je tiens à souligner qu’il y a une corrélation entre le manque de sommeil et le risque infectieux, entraînant des blessures, donc faites attention. Si vous êtes soumis à des problèmes de sommeil, une sieste de trente minutes dans l’après-midi précédant la course améliorera vos performances. Si vous devez vous déplacer pour participer au marathon et subissez un décalage horaire, vous devrez suivre un protocole pour récupérer avant la course (beaucoup de sommeil et des repas riches en glucides).

    Jean-Baptiste : La nuit qui précède la course, c’est simple : il faut dormir un maximum.

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    3 Chaussures, gels, équipement : quel attirail pour le coureur ?

    Comment bien choisir ses chaussures de course ?

    Adrien : Si vous avez consulté un podologue, il a pu vous aider à trouver chaussure à votre pied. Vous pouvez avoir une foulée pronatrice forçant l’usure à l’intérieur du pied, universelle et donc usant le talon ainsi que le milieu du pied ou encore une foulée supinatrice, qui atteindra l’extérieur du pied. Vous constaterez également que les amortis, les tailles et le confort varient en fonction des marques, donc n’hésitez pas à les essayer et à demander conseil auprès des vendeurs. Enfin, surtout, n’utilisez pas de chaussures neuves pour un marathon. Il faut vous entraîner avec afin de vous les approprier.

    Jean-Baptiste : Il y a plusieurs sortes de chaussures. Les miennes sont minimales, avec très peu d’amorti. Cela permet de restituer la foulée naturelle. Après, d’autres modèles vont privilégier le confort, l’amortissement des chocs. Je préfère avoir la sensation de courir pieds nus.

    Quel est l’équipement à avoir sur soi le jour J ?

    Adrien : Il y a un ordre à respecter dans la superposition de vos habits pour courir un marathon de plusieurs heures. Les premières couches doivent sécher rapidement et permettre à la transpiration d’être facilement évacuée. Les couches supérieures doivent vous protéger du froid et de la pluie. Privilégiez les matières respirantes pour éviter l’effet sauna. Votre tenue doit être adaptée à la saison : par exemple, en été, n’oubliez pas d’emporter une casquette, le manchon de compression pour améliorer la circulation sanguine (et aussi pour protéger du soleil) et des lunettes de soleil. Une poche d’eau peut aider, même si c’est un poids supplémentaire. Notez que si vous utilisez une crème solaire, mieux vaut la tester avant car en se mélangeant à votre transpiration elle peut vous irriter, brûler vos yeux et de ce fait rendre la course insupportable. Petite astuce : je vous conseille de vous automasser les cuisses, les mollets et les adducteurs à l’aide de rouleaux quatre heures avant la course afin d’améliorer votre puissance musculaire. Attention si vous devez performer rapidement après un long voyage, utilisez des bas de contention pendant celui-ci.

    Jean-Baptiste : Beaucoup de gens courent avec des montres faisant podomètre. Je préfère sans. En revanche, je cours avec un sac d’hydratation, qui contient mes réserves d’eau et mes gels. J’en consomme un toutes les trente minutes. Ils sont très riches en glucides et en énergie et permettent d’éviter l’hypoglycémie.

    Le saviez-vous ?

    Deux légendes décrivent la première course. Selon l’historien Hérodote, le premier marathonien fut un messager grec, Philippidès, qui parcourut la distance entre Sparte et Athènes pour demander de l’aide. Il aurait tenu sa foulée sur environ 250 km en 36 heures. En revanche, selon le philosophe Plutarque, le commandant Miltiade aurait envoyé un messager nommé Euclès prévenir Athènes de la victoire grecque. Celui-ci aurait parcouru les 42 km séparant Marathon et Athènes. Il aurait prononcé le mot « Nenikekamen », synonyme de victoire, avant de tomber mort d’épuisement après l’effort qu’il venait de réaliser.

    * Sous conditions.

    L’Essentiel de l’article

    • Le certificat médical est obligatoire.
    • Il faut commencer sa préparation le plus tôt possible (environ un an avant la course).
    • Le sommeil est un catalyseur : c’est lui qui va permettre à vos efforts de payer.
    • Ne jamais courir un marathon avec des chaussures neuves.
  • Carnet de voyage d’une rando détox

    Carnet de voyage d’une rando détox

    Kilos en trop, fatigue… L’hiver ne m’a pas fait de cadeau ! Je saisis l’imminence d’un court séjour « Jeûne et randonnée » pour remettre les compteurs à zéro. Le jeûne a lieu à une heure de chez moi, dans une maison près de la forêt de Fontainebleau. Il est organisé par Mathilde Marecaille, naturopathe experte en détox, et Guillaume Charroin, accompagnateur en montagne. Cette cure détox va permettre à mon organisme de s’autonettoyer et de se restaurer en puisant dans ses graisses de réserve.

    1 Un jeûne, ça s’anticipe !

    J-7 : je reçois par mail la marche à suivre pour préparer mon organisme à son week-end détox. Objectif : supprimer progressivement de mon menu un certain nombre d’aliments. Six jours avant, fini les protéines, les produits industriels, le sucre, l’alcool et les excitants. Le café me manque et j’ai beau m’être constituée un joli bar à tisanes, elles n’ont pas la même saveur. « C’est important de faire une croix dessus car c’est l’une des clés pour éviter les violents maux de tête pendant le jeûne », me glisse Mathilde au téléphone. Pas question de flancher : je vis très mal les migraines ! Puis, c’est au tour des produits laitiers et des légumineuses de disparaître, avant d’éliminer les céréales.

    À J-2, mon repas se compose uniquement de fruits et de légumes. Mais je me sens bien et surtout, j’ai moins d’appétit.

    3 conseils pour un jeûne réussi

    • 1

      Ne vous lancez pas seul, surtout pour un premier jeûne. L’encadrement par des professionnels qui connaissent le processus du jeûne, ses manifestations et les éventuelles difficultés que l’on peut rencontrer n’a pas de prix.

    • 2

      Misez sur un organisme sérieux. Consultez le site de la Fédération francophone de jeûne et randonnée qui en recense plus d’une soixantaine en France ou assurez-vous que les organisateurs soient des professionnels confirmés (naturopathe, thérapeute bien-être, masseur accompagnateur en moyenne montagne).

    • 3

      Le jeûne s’adresse à des personnes en bonne santé. Il est strictement contre-indiqué en cas d’anorexie, de diabète de type 1 ou encore d’insuffisance hépatique. Il est également proscrit aux femmes enceintes ou qui allaitent.

    2 L’appétit disparaît

    Samedi 9 h 30. Me voilà arrivée. Je découvre mes co-jeûneurs : sept femmes âgées de 27 à 65 ans. Après un accueil chaleureux et des explications sur le programme, c’est l’heure de la marche. « Par l’oxygénation et la transpiration, la marche contribue à l’élimination des déchets cellulaires qui vont ensuite être évacués par les reins, puis la vessie », m’explique Guillaume.

    Entrecoupés de nombreuses pauses hydratation, nous parcourons 13 kilomètres dans la forêt de Fontainebleau. Boire est notre seule obligation : le corps a besoin de deux ou trois litres d’eau par jour ; normalement, il en trouve une moitié dans les aliments et l’autre dans les boissons. Il est donc essentiel de compenser. À 19 heures, c’est l’heure du bouillon. J’en avale deux bols pleins, puis tombe de fatigue…

    3 Nuit agitée, mais une bonne vitalité

    Dimanche matin. « Un tiers de notre énergie passe dans la digestion. Il n’est donc pas étonnant d’avoir moins de sommeil lorsque notre estomac n’a rien à digérer, sans compter l’effet de l’adrénaline, libérée par l’organisme qui, privé de nourriture se sent, en danger », nous décrypte Mathilde. Ma journée débute par un bain de bouche à l’huile de colza visant à éliminer les toxines via les muqueuses buccales. Ma langue est toute blanche… C’est bien le signe que le travail est en marche ! Dans la matinée, la marche me réussit. Pas après pas, je retrouve de l’énergie. Je suis juste plus essoufflée dans l’effort.

    Lundi matin. Grosse fatigue au réveil. J’ai de vilaines courbatures dans les mollets, mais mon humeur est bonne. Malgré nos échanges de recettes de cuisine healthy, mon appétit a disparu. Je peine même à finir mon bol de bouillon du soir et ne louche pas sur les verres de jus de mes voisines. Je suis au ralenti, mais je sens une nouvelle vitalité en moi. Le temps semble être suspendu.

    Le saviez-vous ?

    Selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Californie du Sud, les cycles de jeûne prolongé protègent le système immunitaire contre les dommages et induisent la régénération du système immunitaire. (1)

    4 Bientôt la reprise ?

    Lundi soir. « Au 3e ou 4e jour, il n’est pas rare d’avoir des nausées, des maux de ventre, de tête ou encore des douleurs musculaires. Ces manifestations sont causées par l’élimination des sucres et des graisses, stockées par le foie. C’est ce qu’on appelle la crise d’acidose, très courante et sans grand danger », me rassure Mathilde. Par chance, j’y échappe. Et la fin du jeûne approche. J’éprouve une certaine frustration à le stopper alors que j’ai passé l’étape la plus difficile et que je ressens un vrai bien-être. Sans travail de digestion, j’ai l’impression d’avoir gagné en vitalité et d’avoir les idées plus claires. Je me sens plus centrée et pleine d’entrain !

    Mardi matin. Verdict de la balance : j’ai perdu 4 kilos. Je sais que j’en reprendrai facilement deux en remangeant et que le plus dur reste à faire : maintenir ces bonnes habitudes, faire la part belle aux légumes dans mon assiette, me calmer définitivement sur le sucre… Tout est une question d’équilibre sur la durée. À moi de faire bon usage de tous les conseils prodigués au cours de ce week-end. Un sacré challenge et un sentiment de fierté partagé avec l’ensemble des participantes !

    Carnet de voyage d’une rando détox

     

    L’Essentiel de l’article

    • Avant de jeûner, il faut écarter progressivement certains aliments de ses repas.
    • La marche pendant le jeûne aide l’organisme à éliminer les déchets cellulaires.
    • Il est normal de moins dormir pendant un jeûne : un tiers de l’énergie passe dans la digestion.

    (1) Cell Press, 2014

  • Consommation responsable de poissons : les bonnes pratiques du chef Gaël Orieux

    Consommation responsable de poissons : les bonnes pratiques du chef Gaël Orieux

    1 La consommation de poissons en France

    Près de 34,2 kg de produits de pêche et d’aquaculture : c’est ce que consomme chaque Français par an, alors que la moyenne mondiale est de 20,2 kg (1). La France est l’un des deux plus grands marchés européens de produits aquatiques, avec l’Espagne. Une consommation en hausse depuis le début des années 1960, rythmée notamment par le calendrier des fêtes. Le thon ou le saumon sont largement plébiscités pour leur apport en oméga-3 protégeant des maladies cardio-vasculaires.

    Ainsi, de nombreux poissons séduisent, mais sont surconsommés. Malgré l’évolution de la réglementation qui a permis d’améliorer la situation de certaines espèces, il reste que pour d’autres, elle devient critique. En cause : la surpêche menée par des chalutiers industriels. Un dispositif dangereux pour la pérennité de la ressource, car il capture massivement de jeunes poissons, qui ne se sont pas encore reproduits. « Dans le monde, près d’un tiers des stocks de poissons commerciaux est à présent pêché à des niveaux biologiquement non viables », rapporte la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) dans son dernier rapport (1).

    Des espèces marines en voie de disparition

    Avec l’amélioration des techniques et la pêche excessive, l’homme a bouleversé la biodiversité marine et la structure des habitats. Et malgré des alertes répétées, la pêche industrielle continue d’assécher les océans. Faute de changement, les pires scénarii prévoient une disparition de certaines espèces à l’horizon 2035. Or une pêche ne peut être durable que si des mesures sérieuses, comme les quotas, sont appliquées pour préserver les ressources de poisson et donc la biodiversité marine. D’après la FAO (l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la plupart des stocks de poissons continueront de faire l’objet d’une pêche maximale dans les limites de la durabilité, voire d’une surpêche, pendant au moins les dix prochaines années. L’aquaculture pourrait alors combler l’écart grandissant entre l’offre et la demande croissante.

    90,9 millions

    de tonnes de poissons ont été pêchées en 2016. (2)

    2 « La mer n’est pas un marché en libre-service »

    Pour Gaël Orieux, chef étoilé français, les restaurateurs et les poissonniers ont un rôle à jouer auprès du consommateur. Le chef du restaurant Auguste à Paris assume le sien au quotidien en sensibilisant sa clientèle à une consommation écoresponsable.

    « Ni la mer ni la terre ne sont un marché en libre-service », rappelle-t-il.

    L’ardent défenseur des milieux sous-marins a adopté une démarche écologique pour faire évoluer les habitudes de consommation.

    « Il s’agit de ne pas mettre de pression toujours sur la même espèce : par exemple, je ne cuisine pas de bar tous les jours, indique-t-il. J’essaie de me diversifier. Il y a encore dix ans, sur les cartes des restaurants, il y avait toujours la sole, le saumon, le cabillaud, le turbot, le bar. Dans une certaine mesure, c’est nous, restaurateurs, qui sommes en faute parce que l’on a trop mis la pression sur certaines espèces en achetant toujours les mêmes. On a un rôle d’éducateur : souvent les gens achètent les poissons qu’ils ont consommés au restaurant. Comme on servait du cabillaud et du saumon, les clients allaient ensuite acheter ces produits chez leur poissonnier. Maintenant que l’on propose diverses espèces, cela leur permet de découvrir d’autres poissons. »

    Le consommateur doit être curieux, poser des questions à son poissonnier, diversifier ses achats pour ne pas mettre de pression sur certaines espèces.

    3 Deux ou trois poissons à la carte

    Cela implique pour les restaurateurs d’être beaucoup plus flexibles.

    « Sur ma carte, je n’ai que deux ou trois poissons. Et en fonction des saisons, je rajoute des poissons en suggestion. Cela suffit pour les clients. Aujourd’hui, ils préfèrent quand on est sur une pêche du jour. Sur ma carte, il peut y avoir à la fois du merlan, du chinchard, de la cardine, des poissons méconnus, mais aussi du saumon, du turbot, etc. », poursuit Gaël Orieux.

    Autre geste pour la mer : le chef ne cuisine qu’en fonction de la saison et de l’abondance.

    « Je ne boycotte rien. Le principal pour moi, c’est de savoir d’où provient le poisson, qu’il a été pêché à la bonne taille et dans une zone abondante.»

    4 Une des solutions face à la surpêche : consommer de saison !

    Les ONG de protection de la nature publient des listes des espèces menacées ou celles à consommer avec modération. À chaque saison, le programme européen M. Goodfish (3) publie sur son site une liste de poissons et de fruits de mer à privilégier en s’appuyant sur l’état de la ressource, la taille, le statut de l’espèce, les saisons de recommandation situées en dehors du ou des pics de reproduction.

    « Quand j’ai ouvert mon restaurant en 2005, on commençait à entendre dire qu’il y avait moins d’anchois, moins de thon. On nous disait toujours ce qu’il manquait, ce qu’il ne fallait pas cuisiner, mais jamais ce qu’il y avait d’abondant. Aussi, je me suis intéressé à la démarche inverse en considérant la pêche comme de la cueillette », explique Gaël Orieux.

    Depuis, le chef est l’un des parrains du projet M. Goodfish.

    « Il permet notamment de connaître sur une période de trois mois, la cartographie des espèces les plus abondantes sur les côtes italiennes, françaises et espagnoles. Cela nous permet de mieux cibler nos achats, selon les espèces et la taille, sur une zone donnée. Les informations sont régulièrement mises à jour, notamment avec les changements climatiques et les saisons qui arrivent un peu en avance ou en retard. »

    Par ailleurs, l’étiquetage des poissons permet de guider l’achat éclairé.

    Il y a des saisons de pêche : par exemple, le homard, considéré comme un produit festif, ne doit pas être consommé sur les périodes de novembre, décembre, mais quand la météo se réchauffe.

    L’Essentiel de l’article

    • Les Français sont de gros consommateurs de poissons.
    • Pour éviter l’extinction de certaines espèces : diversifiez vos achats et mangez de saison.
    • Des écolabels vous permettent de consommer responsable.

    (1) FAO, « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture », 2016.
    (2) FAO, « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture », 2018.
    (3) Mr. Goodfish a été initié par trois aquariums parmi les plus importants d’Europe : Acquario di Genova en Italie, Aquarium Finisterrae en Espagne et Nausicaá Centre national de la mer en France. Ces trois établissements font partie d’une association internationale – le Réseau Océan Mondial – constitué de 250 organisations de types associations éducatives, aquariums, centres de science, musées d’Histoire naturelle, zoos, ONG, etc., et ce dans plus de 60 pays.

  • Pourquoi et comment sauver la biodiversité marine ?

    Pourquoi et comment sauver la biodiversité marine ?

    1 La biodiversité marine, un enjeu vital pour l’homme

    La biodiversité marine n’est pas qu’un joyau qu’il faut préserver pour le plaisir des yeux et des touristes. D’abord, l’alimentation d’une partie importante de l’humanité dépend de la pêche, rendant vitale la préservation des stocks de poissons. Mais c’est aussi tout un secteur économique qui repose sur la préservation des espèces marines.

    Pourtant, la faune et la flore marines connaissent un déclin largement constaté partout dans le monde. En cause ? L’activité humaine, que ce soit la surpêche, les émissions de gaz à effet de serre qui entraînent le réchauffement climatique, la pollution des océans, la destruction des habitats côtiers, l’introduction d’espèces invasives, etc. Il est donc urgent d’agir !

    « La pression ne diminuant pas, la fin des pêches telles que pratiquées aujourd’hui pourrait avoir lieu d’ici 2048 si l’on ne change pas nos habitudes (1), déplore Jérémie Cogrel, assistant de recherche à Surfrider Foundation Europe. Les récifs coralliens, qui abritent 25 % de la biodiversité marine (2), sont également menacés de disparition, ce qui met en danger tout l’écosystème qui en dépend. » L’ONU estime qu’au niveau actuel de pollution plastique des océans, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les mers du globe à l’horizon 2050, et que la quasi-totalité des oiseaux marins auront ingéré des déchets plastiques (3).

    Si aujourd’hui toute la population mondiale vivait comme un Français moyen, nous aurions besoin de trois planètes pour servir tout le monde !

    Autre enjeu clé que l’on ignore souvent, la biodiversité marine est un agent actif fondamental de la lutte contre le changement climatique. « Certains habitats côtiers comme les mangroves sont de réels pièges à gaz à effet de serre comme le CO2 », explique Jérémie Cogrel. Enfin, la biodiversité marine est aussi utile pour le maintien de la bonne qualité de l’eau et la régénération des écosystèmes après des catastrophes naturelles ou industrielles. L’intérêt de protéger les espèces marines et côtières est donc un enjeu environnemental global qui dépasse la seule sphère maritime.

    8 millions

    de tonnes de plastiques sont rejetées dans les océans du monde entier chaque année.*

    À savoir**

    À l’échelle globale, le réchauffement des océans conduira à des modifications profondes de la distribution des espèces marines :

    • dans les zones tropicales, une perte de diversité due aux eaux devenues trop chaudes ;
    • dans les régions tempérées, une augmentation de la biodiversité liée à la migration de certaines espèces tropicales ;
    • pour les zones polaires, une disparition des espèces et écosystèmes dépendants de la glace, et arrivée des espèces des zones subpolaires.

    2 Agir à son échelle pour protéger les écosystèmes marins et côtiers

    À l’échelle individuelle, quels gestes peut-on mettre en place pour protéger la biodiversité marine ? Pour Jérémie Cogrel, la mobilisation de tous est primordiale, et les gestes à adopter sont légion ! À commencer par ne pas jeter ses déchets sur la plage. Un simple mégot suffit à polluer 500 litres d’eau de mer et met jusqu’à 5 ans à se dégrader dans l’environnement (4) ! Chez soi, tous les écogestes bénéficient aussi aux océans : trier ses déchets, utiliser des produits d’entretien sans danger pour l’environnement, et bien sûr, limiter l’utilisation du plastique. Car une écrasante majorité des déchets plastiques trouvés en mer proviennent des terres : 10 % sont des détritus abandonnés sur les littoraux et 80 % viennent de l’intérieur des terres (déchets jetés le long des routes et des rivières, en décharge sauvage, etc.).(5) Poussés par les vents et la pluie, tous finissent en mer.

    Il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives aux plastiques jetables, responsable d’une part importante de la pollution des océans : carafes et gourdes pour remplacer les bouteilles plastiques, pailles en bambou ou en inox, brosse à dents en bambou compostable, sacs en coton (bio de préférence), cosmétiques et produits d’entretien à faire soi-même, aliments en vrac qui évitent les emballages…

    « On peut aussi penser, en vacances, à utiliser des crèmes solaires non impactantes pour l’environnement marin, notamment pour les coraux, ajoute Jérémie Cogrel. Ou tout simplement consommer moins de produits de la mer et de viande, car les élevages sont souvent nourris avec des farines de poissons. Et quand on en consomme, prendre des produits issus de la pêche durable. Nous conseillons aussi de choisir des produits bios aussi souvent que possible, car les pesticides de l’agriculture classique finissent en partie dans les océans et nuisent à la biodiversité. »

    Pour ceux qui pratiquent un sport nautique, le respect scrupuleux des réglementations des espaces protégés et des écogestes de base est évidemment nécessaire. Si vous utilisez en plus un matériel écoresponsable, la nature vous dira merci… Pour Jérémie Cogrel, l’action directe reste bien sûr un levier de choix pour faire bouger les choses : « Devenir bénévole dans une association de protection de l’environnement est une excellente option pour sensibiliser un maximum de personnes aux problématiques actuelles. Il faut agir pour faire changer les mentalités ! »

    L’association Surfrider au cœur de la protection des biodiversités marines

    Créée en 1990 par un groupe de surfeurs et soutenue par la fondation d’entreprise du groupe Macif, Surfrider Foundation Europe a pour mission la protection et la mise en valeur des milieux aquatiques. Elle regroupe 13 000 adhérents dans neuf pays et travaille sur trois grandes thématiques : les déchets aquatiques, la qualité des eaux, la santé des usagers et l’aménagement du littoral en lien avec le changement climatique.

    L’Essentiel de l’article

    • L’état des stocks de poissons montre que la biodiversité marine décline.
    • La surpêche, la pollution et le réchauffement climatique sont principalement en cause.
    • Éliminer les plastiques et limiter sa consommation de produits de la mer aide à préserver la biodiversité marine.

    (1) Gilles Bœuf, conférence au Collège de France « Océan et érosion de la biodiversité marine ».
    (2) WWF, « Coraux – Joyaux des océans ».
    (3) ONU Environnement, citant une étude de la Fondation Ellen MacArthur.
    (4) Futura Planète, « Quelle est la durée de vie des déchets ? ».
    (5) Surfrider Foundation Europe, « Pollution des océans : origine des déchets aquatiques ».

    * ONU Environnement
    ** Surfrider Foundation Europe