On ne naît pas locavore, on le devient ! Pour François comme pour beaucoup d’autres, le choix s’est imposé progressivement, pour plusieurs raisons.
« J’avais l’envie de mieux manger malgré des moyens limités, et aussi l’envie de contourner les circuits classiques, notamment la grande distribution », se souvient François Poisbeau.
« Je me suis donc rapidement tourné vers les AMAP [Association pour le maintien d’une agriculture paysanne, ndlr] qui émergeaient à ce moment-là et proposaient exactement ce que je cherchais : des aliments bios, locaux et accessibles. Je m’y suis donc intéressé d’abord en tant que simple acheteur, mais rapidement je me suis impliqué aussi comme bénévole, en participant aux activités de l’association. »
41 %
des Français achètent souvent, voire très souvent, des produits locaux, contre 20 % qui en achètent rarement ou jamais.*
2 Des circuits courts pour voir plus loin
Il faut dire que François avait le profil du parfait locavore : des études tournées vers le développement agricole en France et à l’étranger et la conviction que beaucoup de choses restent à faire pour rendre plus accessible une alimentation durable et responsable. Ce qui l’a conduit au locavorisme.
« J’ai donc décidé de monter un projet à Nantes, dont je suis originaire. J’ai dans un premier temps rejoint le projet Micromarché.fr : une coopérative qui propose des paniers de produits locaux et bios, commandés directement auprès des producteurs, sans abonnement et modulables à volonté », explique-t-il.
« Les paniers étant achetables en ligne, il nous a aussi fallu trouver une solution technique capable d’absorber le nombre grandissant de commandes. Nous avons donc noué un partenariat avec Open Food France, une association de développeurs bénévoles spécialistes dans les solutions logicielles pour les AMAP et épiceries solidaires et soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif. Grâce à eux, nous avons pu ouvrir deux points de distribution supplémentaires et surtout élargir notre offre : nous avons maintenant plus de 400 produits référencés ! »
3 Locavores et gourmets
En parallèle, François ouvre un bar-restaurant, La Grande Barge, pour donner de la visibilité au projet global et valoriser les producteurs partenaires.
« Nous avons la chance d’avoir une grande variété de cultures et d’élevages dans la région : tous nos menus sont donc concoctés à partir de leurs ingrédients bios et locavores, et ça marche ! Ça prouve que les circuits courts ont leur place dans nos habitudes de consommation, pas seulement quand on fait ses courses, mais aussi au restaurant. »
Et ça n’intéresse pas que les consommateurs : les professionnels de la distribution et de la restauration prennent conscience qu’ils peuvent changer leurs habitudes d’approvisionnement.
« C’est la condition sine qua non pour aborder les problèmes d’agriculture durable et plus globalement de réchauffement climatique », conclut François.
Un enjeu mondial qui se joue en grande partie à l’échelle locale.
La Fondation Macif soutient les initiatives sociales et solidaires !
Les circuits courts intéressent les consommateurs, mais aussi les professionnels de la distribution et de la restauration qui peuvent changer leurs habitudes d’approvisionnement.
François Poisbeau
L’Essentiel de l’article
Un « locavore » privilégie les circuits courts et les produits locaux dans son alimentation.
Les circuits courts promeuvent une agriculture durable et des produits de qualité, souvent bios.
De plus en plus d’épiceries et de restaurants locavores ouvrent en France.
Vous avez tout à gagner à choisir l’AAC (apprentissage anticipé de la conduite) !
Non seulement cette formule augmente les chances d’obtenir son permis de conduire (74 % de chances de l’avoir du premier coup(1) contre 55 % avec l’apprentissage traditionnel) mais elle permet de réduire la période probatoire du permis à 2 ans au lieu de 3 pour les jeunes titulaires du permis étant passés par la méthode « classique ». Enfin, troisième avantage non négligeable : elle donne souvent droit à un tarif préférentiel au moment de souscrire une assurance auto !
Quelle assurance auto pour la conduite accompagnée ?
Pour pouvoir s’inscrire à l’AAC, il suffit simplement d’être âgé d’au moins 15 ans et d’avoir l’accord de son représentant légal et de l’assureur du véhicule. Après l’obtention du Code de la route, 20 heures de leçon de conduite au minimum sont nécessaires avec un enseignant d’auto-école.
L’accompagnateur désigné (ils peuvent être plusieurs) doit quant à lui réunir les conditions suivantes :
être titulaire du permis B (automobile) depuis au moins 5 ans sans interruption,
avoir obtenu l’accord de son assureur,
être mentionné dans le contrat signé avec l’école de conduite.
L’apprenti conducteur devra ensuite parcourir au moins 3 000 km accompagné de son tuteur sur une durée comprise entre 1 et 3 ans et honorer 3 rendez-vous pédagogiques en sa compagnie.
Puis, dès l’obtention de son permis facilitée par cette période de conduite accompagnée, il pourra envisager d’acquérir sa première voiture, qui pourra être une voiture d’occasion.
Bon à savoir
Le conducteur accompagné doit respecter les limitations de vitesse qui s’appliquent aux jeunes conducteurs et il lui est interdit de conduire en dehors des frontières nationales.
1 La composition : vérifier la qualité et traquer les indésirables
Pour savoir ce qu’on achète, il faut d’abord lire la composition du produit. En Europe, les règles sont strictes : les ingrédients doivent être indiqués par ordre d’importance.
Par exemple, pour un cacao de petit-déjeuner pour enfant, si la liste indique « Sucre, cacao maigre (21 %), dextrose, émulsifiant : lécithine de soja », ça signifie que le sucre est l’ingrédient majoritaire, suivi du cacao, du dextrose et enfin de la lécithine de soja en minorité. Vous savez donc que, non seulement il y a plus de sucre que de cacao dans le mélange, mais aussi qu’il est présent à plus de 21 % (et donc que le produit est très sucré).
La liste des ingrédients doit également indiquer les additifs présents (colorants, conservateurs, etc.), les vitamines et oligoéléments ajoutés, la nature des graisses végétales utilisées. Les allergènes possibles sont signalés soit par un astérisque, soit en gras dans la liste des ingrédients ou de façon explicite sous la composition.
Bref, la composition d’un produit est une véritable mine d’informations, c’est donc une excellente façon de comparer la qualité des aliments et de savoir précisément ce qu’on mange. Généralement, plus la liste des ingrédients est courte, mieux c’est : ça veut dire que l’aliment est peu transformé.
2 Les informations nutritionnelles : comprendre pour bien choisir
L’autre étiquetage à consulter quand on achète un produit transformé, c’est le tableau des informations nutritionnelles. Vous y trouverez l’apport calorique pour 100 grammes, ainsi que la teneur en sucres, graisses, protéines et sel.
L’apport calorique
Il permet de connaître la quantité d’énergie apportée par le produit. Il se mesure en calories (kcal) ou en kilojoules (kJ). Le point de repère pour un adulte est d’environ 2 000 kcal par jour. Un apport excessif risque de provoquer une prise de poids, et un apport insuffisant une perte de poids. L’apport calorique est obligatoirement indiqué pour 100 grammes de produit, mais certaines marques indiquent également l’apport par portion.
Les glucides
Ils regroupent les sucres « rapides » (glucose, fructose, saccharose, etc. présents notamment dans les gâteaux, bonbons, boissons sucrées, mais aussi les fruits, le miel, etc.) et les sucres « lents » (notamment l’amidon contenu dans les féculents). La teneur en sucres rapides est également indiquée sous la mention simple « dont sucres ». L’apport journalier recommandé (AJR) en glucides pour un adulte est d’environ 250 grammes par jour, et de seulement 25 grammes de sucres « rapides » selon les dernières recommandations de l’OMS.
Les protéines
Elles nous permettent, entre autres, d’entretenir nos muscles, et sont donc précieuses ! Sauf contre-indication spécifique, plus il y en a, mieux c’est : l’AJR en protéines est d’un peu moins d’un gramme par kilo de poids (par exemple, si vous pesez 70 kilos, vous aurez besoin de 65 grammes de protéines par jour).
Les lipides (graisses)
Indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, les graisses doivent cependant être consommées avec modération (environ 20 à 25 grammes par jour pour un adulte).
On distingue les graisses d’origine animale (beurre, crème, gras de la viande, etc.), riches en acides gras saturés, qui doivent être minoritaires dans l’alimentation. Les graisses d’origine végétales sont, elles, riches en acides gras mono et polyinsaturés bénéfiques pour la santé et doivent donc être majoritaires (huile d’olive, de colza, etc.).
Le sel
À consommer avec grande modération, il est pourtant souvent présent en quantité importante dans les aliments industriels. Un adulte ne devrait pas consommer plus de 5 grammes de sel par jour, sous peine d’augmenter considérablement le risque d’hypertension et donc de maladies cardiovasculaires.
Les additifs alimentaires
Tous les additifs alimentaires sont identifiés par un code composé de la lettre E suivie d’un chiffre dont le premier numéro correspond au type d’additif :
Les colorants : E100, E101, E102, E103…
Les conservateurs : E200 E201, E202, E203…
Les antioxydants (qui préservent l’aspect et le goût) : E300, E301, E302, E303…
Les agents de texture (émulsifiants, stabilisants, épaississants, gélifiants) : E400, E401, E402, E403…
Les édulcorants (aspartame) : E951 et E962.
3 Poids, pièce : savoir comparer les prix
Pas toujours simple de comparer les prix des aliments face à la profusion de l’offre. Le prix indiqué sur l’étiquette ne suffit pas forcément à détecter le produit le moins cher, car cela dépend de la quantité vendue : un paquet de 250 grammes de coquillettes à 1,49 € est-il plus intéressant qu’un lot de trois paquets de 500 grammes à 6,29 € ? Pas si facile… Pour s’y retrouver sans risquer la migraine, reportez-vous au prix au kilo qui doit toujours être indiqué sur l’étiquette (en petit à côté du prix final).
Au rayon fruits et légumes, les produitssont vendus à la pièce ou au poids. Par exemple, si une pastèque est vendue à la pièce, vous avez tout intérêt à en prendre une grosse, qui sera au même prix qu’une plus petite !
Yuka, l’appli qui vous aide à décrypter les étiquettes
Pas le temps d’éplucher les étiquettes quand vous faites les courses ? L’application mobile gratuite Yuka vous aide ! Scannez l’étiquette d’un produit et Yuka vous indique son niveau de qualité nutritionnelle. Si le produit choisi est médiocre, Yuca vous propose une alternative plus satisfaisante. Pratique, mais pas magique : une crème au chocolat reste un dessert gras et sucré, même quand elle est de bonne qualité ! À télécharger sur l’App Store et sur Google Play.
4 Date de péremption : éviter le gaspillage
Dernière info à consulter avant de mettre un produit dans votre panier : la date de péremption (DLC) ou la date limite d’utilisation optimale (DLUO).
La date de péremption
Signalée par la mention « À consommer jusqu’au… », elle indique qu’au-delà de cette date, le produit peut présenter des risques sanitaires. C’est le cas notamment des produits frais de types viandes, yaourts, fromages, charcuterie, etc. Il faut donc en tenir compte, surtout pour les viandes et poissons. En revanche, les produits pasteurisés comme les yaourts restent généralement consommables quelques jours après la date.
Vérifiez bien cette date au moment de l’achat : une date de péremption trop proche peut vous conduire à jeter un aliment que vous n’aurez pas eu le temps de consommer.
La DLUO
Signalée par la mention « À consommer de préférence avant le… », elleindique la date jusqu’à laquelle le produit va conserver toutes ses qualités gustatives et nutritionnelles, sa texture et son aspect. Au-delà, il sera toujours consommable, sans danger pour la santé, mais aura peut-être perdu de son intérêt. C’est le cas notamment pour les produits « secs » comme les pâtes, le riz, le chocolat, etc.
7 Kg
Chaque Français jette 7 kilos de produits alimentaires encore emballés tous les ans.*
5 Belles promesses, fausses promos : déjouer les pièges
L’utilisation d’allégations santé par les industriels de l’agroalimentaire est très réglementée en France. Malgré tout, il faut rester réaliste et faire preuve de bon sens en toute circonstance ! Par exemple, ce n’est pas parce qu’un biscuit est bio qu’il n’est pas gras et sucré. Il doit donc être consommé avec la même parcimonie que les biscuits ordinaires. Idem pour les yaourts « light », certes moins gras que les produits classiques, mais souvent chargés en sucre ou en édulcorants, dont les effets bénéfiques ne sont pas prouvés.
Côté prix, même combat : les formats « familiaux » et autres lots n’ont souvent pour seule vertu que de vous faire acheter plus. Comparez les prix au kilo pour déjouer ce traquenard très courant aussi bien en magasin qu’en ligne, en rayons comme en têtes de gondole.
Mangez, bougez avec la Macif !
Les ateliers « Manger, bouger » de la Macif vous font découvrir les gestes simples à adopter au quotidien grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée à chacun. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !
L’Essentiel de l’article
La composition d’un produit mentionne tous les ingrédients, y compris les additifs, du plus important au moins important.
Les informations nutritionnelles aident à repérer les produits trop gras, salés ou sucrés et à ajuster les quantités.
L’étiquette de prix doit mentionner le prix au kilo ou à la pièce pour comparer facilement.
1 Écotourisme, agrotourisme, tourisme durable : de quoi parle-t-on ?
Le tourisme « durable » ou « responsable » englobe toutes les formes de tourisme qui cherchent à minimiser leur impact sur l’environnement tout en contribuant au développement des communautés concernées. L’écotourisme se concentre sur l’approche écologique, le tourisme équitable sur le développement économique durable et le tourisme éthique sur le respect de la nature et des hommes.
Bien que ces tendances soient en augmentation (+ 20 % par an), le tourisme responsable ne représente encore que 1 % du tourisme en France. Pourtant, avec sept Français sur dix intéressés par le phénomène, il y a fort à parier que le touriste de demain sera majoritairement « responsable »(1). On ne peut pas en dire autant du touriste d’aujourd’hui, qui, lui, a une belle marge de progrès…
38 %
des Français préfèrent une résidence de vacances écologique, et 27 % privilégient les hôtels labellisés écoresponsables.*
2 L’hébergement : écolo, mais pas trop
Sur le volet hébergement, les nouvelles pratiques en la matière portent avant tout sur le fait de pouvoir opter pour des hôtels, des résidences, des gîtes ou des campings mettant en œuvre une politique respectueuse de l’environnement : approvisionnement énergétique, circuits courts, gestion des déchets…
Hébergement responsable peut-être, mais les vacanciers hexagonaux sont moins exigeants avec eux-mêmes : 72 % déclarent renouveler quotidiennement leurs serviettes lorsqu’ils sont à l’hôtel, contre 55 % pour les Allemands(2). Utiliser les serviettes plusieurs jours de suite, comme on le fait chez soi, permet pourtant de limiter les lessives, de faire « tourner » moins de machines à laver et donc de consommer moins d’eau et d’électricité.
Autre indicateur signifiant : au niveau mondial, la climatisation dans une chambre d’hôtel fait partie, pour 63 % des voyageurs, des équipements indispensables ; sans cela, ils risquent de ne pas choisir l’établissement(3). De nos jours, le confort en vacances prime encore sur l’écologie !…
3 Transports : la route est encore longue
Les déplacements touristiques en Europe représentent 8 % des émissions de gaz à effet de serre. Principaux responsables : les longs trajets en avion et en voiture, qui émettent 13 et 10 fois plus de gaz à effet de serre qu’un trajet en train(4).
Le covoiturage serait-il l’alternative qui mettrait tout le monde d’accord ? Pas si sûr, puisqu’un Français sur cinq seulement y a déjà eu recours pour ses vacances, contre un sur quatre pour se rendre au travail. Note positive pour l’avenir : les Millennials (la génération née entre 1980 et la fin des années 1990), sont, quant à eux, 31 % à choisir le covoiturage pour leurs vacances, 39 % pour partir en week-end et 34 % pour aller travailler(5).
Les labels du tourisme responsable
Label Clef verte
Un écolabel international qui certifie les qualités environnementales des hébergements et de la restauration.
Ecogîte®
Label de Gîtes de France, qui certifie les gîtes conçus ou restaurés selon des techniques ou matériaux ayant un faible impact sur l’environnement.
Label ATR
Atteste de l’engagement des opérateurs de voyage souhaitant agir pour un tourisme responsable.
4 Restauration : locavores* dans l’âme
En revanche, côté gastronomie, les Français ont un budget alimentation qui compte pour 35 % des dépenses liées aux vacances(6). Pas de problème pour manger local, au contraire, ils adorent ! Ils sont même 46 % à choisir leur destination en fonction des spécialités culinaires. Selon la même étude, 87 % d’entre eux se lancent dans un véritable marathon pour goûter le plus de spécialités locales possible, et quatre Français sur dix se disent prêts à manger comme les habitants(7).
En France, si le bio est encore sous-représenté dans l’offre de restauration, la création du label « Fait maison » devrait satisfaire l’amour des touristes (y compris étrangers) pour les petits plats mijotés sur place.
* Néologisme formé des mots « local » et « omnivore » pour désigner le fait de consommer principalement des denrées sourcées localement.
5 Nature : peuvent mieux faire…
Une autre étude pointe une tendance peu flatteuse chez les vacanciers : si neuf Français sur dix disent faire des efforts pour préserver l’environnement durant l’année, ils sont nettement plus relâchés en été… Exemple pour le tri sélectif : 65 % le pratiquent pendant l’année, contre 57 % sur le lieu de vacances(7).
Sur le respect de la nature, là encore les comportements détonnent par rapport aux attentes : 90 % des touristes se disent sensibles à la beauté des paysages traversés sur la route des vacances ; ils sont pourtant un sur cinq à jeter des mégots par la fenêtre de leur voiture, et un sur quatre à se débarrasser des déchets organiques (trognons, restes divers…) de la même façon(8).
Résultat : près de 5 000 tonnes de déchets (soit 258 camions-bennes) sont ainsi collectés chaque année le long des autoroutes(8).
57 %
des Français pratiquent le tri sélectif sur leur lieu de vacances, contre 65 % chez eux.**
L’Essentiel de l’article
Les Français se disent sensibles au sujet du tourisme responsable, mais dans les faits, c’est plus compliqué…
La voiture reste le moyen préféré des Français pour partir en vacances.
Les Français en vacances sont de grands amateurs de spécialités culinaires locales !
Sources :
(1) Harris Interactive, Le tourisme durable, les chiffres clés en France, avril 2017.
(2) Enquête Opodo menée auprès de 1 700 Français, Allemands, Britanniques et Italiens, 2014.
(3) Ipsos MORI pour TripBarometer de TripAdvisor, octobre 2015.
(4) Groupe de travail sur le tourisme durable de la Commission européenne, cité par le ministère de la Transition écologique et solidaire.
(5) Ipsos pour VINCI, 2015.
(6) Sondage Onepoll/Travel, 2015.
(7) Sondage Ipsos/VINCI Autoroutes, juillet 2017.
* Enquête Opodo menée auprès de 1 700 Français, Allemands, Britanniques et Italiens, 2014.
Un bilan carbone mené par Mountain Riders sur plusieurs stations a permis d’établir que les transports sont responsables de 60 % des émissions de gaz à effet de serre en montagne.
Le premier geste écologique à appliquer est donc de limiter autant que possible l’utilisation de la voiture. Ça veut dire venir de préférence en train ou « remplir » au maximum la voiture grâce au covoiturage, par exemple. Et une fois sur place, privilégier les transports en commun ou les moyens de locomotion « doux » mis à disposition : navettes, calèches, véhicules individuels électriques (vélos, scooters…).
Le label Flocon Vert, qui signale les stations les plus écolos, prend en compte cette offre de transports propres.
2 Mollo sur le chauffage !
Le second geste à appliquer pour protéger la montagne concerne le chauffage. Les appartements sont souvent surchauffés, ce qui d’une part n’est pas utile, mais conduit souvent à ouvrir les fenêtres même en plein hiver pour rafraîchir. Individuellement et collectivement (à l’échelle des copropriétés), il est donc important de veiller à chauffer suffisamment, mais pas trop !
3 En montagne aussi, je trie
Le troisième geste concerne le tri des déchets : en vacances, on a souvent tendance à se relâcher, par manque d’habitude ou parce qu’on ne sait pas où sont les poubelles de tri !
Pourtant, il est important de continuer à trier ses déchets : même si votre logement n’est pas équipé de poubelles adaptées, des containers et bennes sont à disposition dans la plupart des communes et stations pour vous permettre de trier. Certaines proposent même des systèmes de compostage !
30%du territoire de France métropolitaine est montagneux.*
4 Pas d’ordures dans la poudreuse
La montagne est si belle, respectons-la ! Cela passe, évidemment, par ne pas jeter ses ordures dehors. Ça paraît évident et pourtant, chaque année, 30 tonnes de déchets sont encore ramassées au bord des pistes et des chemins…
Il faut donc le rappeler : chaque papier ou emballage jeté se retrouve dans les rivières, les nappes phréatiques et dans les espaces naturels, ce qui impacte la faune, la flore et la santé des habitants. S’il n’y a pas de poubelle sur votre lieu de pique-nique, remballez vos déchets et jetez-les une fois redescendu en station.
5 Do not disturb**
Enfin, et c’est surtout valable pour ceux qui s’éloignent des pistes et sentiers balisés : ne vous aventurez pas dans les zones naturelles sensibles qui hébergent des espèces végétales et animales protégées (chamois, lagopèdes, tétras lyre…).
Comme ces zones ne sont pas toujours signalées sur les cartes, il est important de se renseigner en amont à l’office de tourisme pour savoir où elles se situent et ainsi les éviter. Elles permettent aux animaux d’hiberner et d’élever leurs petits en toute tranquillité, ne les dérangez pas !
6 La jouer local
Une dernière bonne idée ? Consommer local. D’abord, parce que ça limite les émissions carbone liées au transport des marchandises, mais aussi parce que vous contribuerez ainsi activement au développement de la région. Fromages, charcuteries, confitures, miel et autres productions locales vous régaleront pendant votre séjour. La montagne, c’est tout un art de vivre à découvrir !
Bon à savoir
L’association Moutain Riders propose des programmes d’éducation au développement durable en montagne. Elle touche en priorité les jeunes, les enfants et les familles qui fréquentent la montagne, mais aussi les collectivités et les professionnels.
L’association a mis en place le label Flocon Vert qui signale les stations les plus performantes sur le plan environnemental, économique et social afin d’encourager les touristes à intégrer le critère développement durable dans le choix de leur lieu de vacances.
Vous voulez en savoir plus sur les bons gestes pour protéger l’environnement ?
Découvrez les ateliers Macif sur Diffuz.com et inscrivez-vous près de chez vous.
L’Essentiel de l’article
Venez en train ! À défaut, covoiturez en tant que passager ou conducteur pour limiter le nombre de véhicules sur les routes.
Économisez le chauffage.
Triez vos déchets et ne jetez pas vos ordures dans la nature.
Respectez les zones sensibles qui abritent des espèces protégées.
Avancer ou reculer les aiguilles de nos montres, en été et en hiver, est profitable en termes de gain d’énergie.
Ce décalage horaire nous permet en France d’économiser chaque année près de 440 GWh, soit l’équivalent de la consommation en éclairage d’environ 800 000 ménages, ce qui réduit en outre l’émission de carbone (environ 4 000 tonnes de CO2 ainsi évitées).
En place depuis 1975, cette mesure n’a pourtant pas la faveur des Français, qui y restent opposés à 54 % !
À savoir également : si vous êtes en déplacement en Europe au moment du changement d’heure, pas de souci, puisque tous les pays de l’Union européenne passent à l’heure d’été ou d’hiver en même temps.
Mais le changement à l’heure d’été pourrait prochainement disparaître : le Parlement européen a voté en faveur de cette mesure le 8 février dernier. La question n’est pour autant pas tranchée, puisque la résolution doit maintenant être soumise aux 28 États membres de l’Union européenne.
Biocycle est une association dont le cœur de mission est la collecte à vélo, auprès des marchés et des supermarchés, des invendus alimentaires, qui sont ensuite redistribués à des associations d’aide aux personnes précarisées : étudiants, SDF, migrants…
La dimension à la fois écologique et sociale du projet Biocycle a tout de suite « parlé » à Mathieu, qui a souhaité s’y consacrer :
« J’ai trouvé l’idée tellement juste que je me suis impliqué jusqu’à devenir salarié. Ce n’était pas dans la suite logique de mon cursus : j’ai fait des études d’ingénieur en biotechnologie et j’ai travaillé dans l’industrie pharmaceutique, mais c’était très loin de mes convictions personnelles. Ça a donc été une reconversion radicale, et sans regret ! »
10 millions
de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année en France, soit 15 kilos par personne*.
2 Aider et sensibiliser
Mais Biocycle ne s’arrête pas là. L’association agit aussi en amont en organisant des actions de sensibilisation à la question du gaspillage alimentaire auprès des entreprises et des collectivités. C’est là qu’entrent en action leurs fameux VéloMixeurs, des vélos de récupération équipés d’un grand mixeur actionné par la dynamo : plus on pédale, plus on mixe !
Les bénévoles de l’association montrent ainsi comment transformer des fruits moches en délicieux smoothies consommables directement. Le message est simple : ne gaspillez pas les fruits moches, ils sont bons pour vous et pour la collectivité.
La question du gaspillage alimentaire est un sujet qui rassemble. On peut donc toucher des publics très disparates.
Mathieu Roger, responsable des partenariats chez Biocycle, Paris (75)
3 Mobiliser le plus grand nombre
Parce qu’il nous concerne tous au quotidien, le gaspillage alimentaire est un sujet fédérateur, qui trouve un écho favorable auprès de publics très variés.
« En tant que responsable des partenariats, je m’occupe notamment de recruter des bénévoles via Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif, explique Mathieu. Depuis le mois de mai, nous avons inscrit six bénévoles de plus dans notre base de données par ce biais. C’est très encourageant ! Nos actions de sensibilisation sont aussi très bien reçues. Et même si parfois on tombe sur des personnes qui ne s’intéressent pas trop à la question, on arrive toujours à trouver un centre d’intérêt commun via la récup’ ou même le recyclage et le bricolage avec nos VéloMixeurs. », souligne-t-il.
Aujourd’hui, l’action de Biocycle se limite encore au sud de Paris, notamment sur le site des Grand Voisins, dans le 14e arrondissement. Dans cet ancien hôpital reconverti en lieu solidaire, Biocyle est partenaire de l’association Aurore qui œuvre pour l’hébergement d’urgence et l’accueil de personnes vulnérables.
Mais Mathieu souhaite aussi agir ailleurs, car les besoins sont énormes. Actuellement en pourparlers avec de nouveaux partenaires situés en région, Biocycle espère ainsi grandir et s’implanter dans d’autres villes. Des projets et des actions à suivre sur la page Facebook de l’association, sur Twitter et sur son site Biocycle.fr.
L’Essentiel de l’article
Biocycle est l’une association qui lutte contre le gaspillage alimentaire en récupérant les invendus des supermarchés.
Les denrées récupérées sont données aux associations d’aide aux personnes précaires et vulnérables.
En plus d’être écolo, cette activité a une réelle influence sur l’économie circulaire et le monde du travail, puisqu’elle pourrait permettre de créer 1 500 emplois en France (1) . Mode d’emploi.
1 « Mettre à jour » son appareil
L’obsolescence programmée des logiciels est l’une des premières raisons pour lesquelles les gens se séparent de leur matériel informatique.
Si vous avez la possibilité de donner un coup de jeune à votre appareil (en rajoutant quelques giga-octets de mémoire, de la RAM, etc.), n’hésitez pas à le faire : cela suffit souvent à raviver la flamme.
2 Faire réparer…
Eh oui ! Au-delà des deux ans de garantie constructeur, un ordinateur, ça se répare aussi. De nombreuses entreprises existent et proposent de réparer sur place ou à domicile votre matériel informatique.
Pensez seulement à faire un petit tour d’horizon de leurs tarifs sur Internet avant de pousser la porte, afin de payer le bon prix !
Peut-être avez-vous déjà entendu parler des « Repair Cafés » ? Un réseau de quartier qui forme bénévolement les utilisateurs à la réparation de leurs appareils.
En plus d’éviter quelques kilos de déchets d’équipements électriques et électroniques (les fameux DEEE), cela permet de voir comment fonctionnent ces objets du quotidien de l’intérieur.
4 Recycler plutôt que jeter
Si vraiment vous souhaitez vous séparer de votre matériel, donnez-le à une association capable de le reconditionner à neuf. À l’instar des Ateliers du Bocage, dans les Deux-Sèvres (Groupe Emmaüs), qui emploient des dizaines de personnes en réinsertion et qui lancent également des défis solidaires sur Diffuz, la plateforme solidaire lancée par la Macif, afin de récolter mobiles et tablettes et de leur donner une seconde vie.
Pour trouver un reconditionneur, vous pouvez passer par le responsable du service informatique (SI) de votre entreprise (qui renouvelle régulièrement son parc informatique) ou consulter le site gouvernemental Ordi 3.0 : vous y découvrirez une carte d’identifiant, et en fonction de votre lieu de résidence, un lieu de dépôt pour votre PC.
621 557 tonnes de DEEE
(déchets d’équipements électriques et électroniques) ont été collectées en France*.
5 Acheter reconditionné
Vous pouvez enfin accorder une deuxième vie à un appareil informatique en l’adoptant reconditionné. De nombreux sites proposent des produits entièrement révisés et remis à neuf à prix discount, avec une garantie de six mois à un an.
En plus de réaliser des économies, vous allégerez aussi votre impact écologique… De quoi soulager un peu sa conscience !
Avant de donner votre appareil, pensez bien à…
Formater votre ordinateur
pour en effacer la mémoire. Cela vous permettra de supprimer les points de restauration et de retrouver l’ordi au même niveau que lorsque vous l’avez acheté.
Supprimer les cookies
et autres mots de passe enregistrés de votre compte Internet. Il est préférable de supprimer tout l’historique et les données de votre navigateur, sans oublier de vider la corbeille !
Déconnecter votre compte iCloud
dans le cas d’un Mac. Décochez la case « Localiser mon Mac », puis fermez la cession iCloud.
L’Essentiel de l’article
Avant de jeter, on teste son appareil.
Réparer, Reconditionner, Recycler : vive les 3 R !
Acheter du matériel reconditionné : c’est moins cher et plus écolo.
Vider la mémoire de son ordinateur avant de le donner.
« Nous avons grandi à la campagne où il fallait aller chercher l’eau à la source. C’est sûrement pour ça que nous avons horreur de gaspiller l’eau, raconte Françoise. Notre premier geste concret a été d’installer des récupérateurs de pluie dans le jardin, qui sont en fait trois tonneaux de 150 litres chacun. Avec l’eau recueillie, on arrose le jardin, c’est tout simple ! »
Autre astuce, efficace et peu coûteuse : des mousseurs ont aussi été installés sur les robinets. Une petite grille fixée sur le bec qui réduit le débit d’eau (et donc la facture !) sans perdre en confort. L’autre grande bataille de Bernard et Françoise, c’est le chauffage :
« Nous préférons mettre un pull plutôt que de monter le thermostat. Comme l’isolation de la maison a été refaite, elle est de toute façon bien chauffée sans avoir besoin de pousser les radiateurs. », ajoute-t-elle.
40% des déchets ménagerssont recyclés en France, loin derrière les 66 % atteints en Allemagne*.
2 Recyclage à tous les étages
Dans leur maison du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, tout se recycle ! Les piles, les ampoules, le verre, le plastique, le papier, les vêtements… et même les livres, depuis que la ville a installé des bibliothèques de rue : les passants y déposent les livres dont ils ne veulent plus, que d’autres pourront prendre gratuitement.
La spécialité de Bernard, c’est de mettre de côté les bouchons en plastique et en liège :
« Je récupère tous ceux de la maison depuis que l’école de mes petits-enfants a lancé une action pour les recycler. Du coup, je me rends tous les trois mois à Creil pour les leur apporter, explique-t-il. Ces bouchons sont ensuite recyclés en toutes sortes de choses, des panneaux isolants, des matériaux de construction… C’est une démarche facile et très utile ! »
Avec un petit groupe de personnes motivées, on organise des ateliers où l’on apprend aux uns et aux autres les gestes écolos.
Bernard G., Le Blanc-Mesnil (93), sociétaire Macif depuis 50 ans
3 Partager les bonnes pratiques autour de soi
Et Bernard ne manque pas d’en faire la publicité, car, pour lui et son épouse, les bonnes pratiques éco-citoyennes ont vocation par définition à être partagées :
« Depuis que je suis retraité, j’ai plus de temps, donc je m’investis encore plus. Avec un petit groupe de personnes motivées, on organise régulièrement des ateliers pour échanger des astuces. », se félicite Bernard.
Par exemple, l’utilisation de la déchetterie municipale, qui ne va pas de soi pour tout le monde, mais qui permet de se débarrasser gratuitement des déchets qui ne sont pas collectés devant chez soi.
Tous ces messages éco-responsables, Françoise et Bernard aimeraient aussi les faire passer aux hypermarchés : parmi les points qu’ils voudraient voir améliorés, la généralisation de la mise à disposition d’aliments en vrac (pâtes, céréales, fruits secs, etc.) serait plus que bienvenue. À bon entendeur !
Même s’il ne s’agit, dans certains cas, que d’offres ponctuelles, l’incursion du bio à l’école est en marche !
Parmi les produits les plus proposés : fruits, légumes et laitages. Ce qui n’est pas pour déplaire aux parents : ils sont 90 % à se déclarer favorables à plus d’alimentation biologique dans les cantines scolaires(1).