Catégorie : Du vert dans nos vies

  • La jeunesse rurale, laboratoire du futur ?

    La jeunesse rurale, laboratoire du futur ?

    Sarah s’est lancée dans l’aventure de sa vie. Petite fille d’agriculteurs, cette ingénieure de seulement 24 ans a racheté la ferme familiale avec l’objectif de transitionner vers l’agroécologie. Après avoir étudié à Angers, Brest et Toulouse, elle est de retour dans ses terres d’origine, plus précisément à Challain-la-Potherie, « à 15 bornes de Segré », la ville où elle a grandi. « On a pris la décision avec mon compagnon Killian, qui venait de faire une formation de maraîcher ». Aujourd’hui, ils cultivent des légumes de saison et produisent des œufs à destination des particuliers, cantines scolaires et restaurants. 

    La jeunesse rurale, laboratoire du futur ?

    Sarah et Killian ont ouvert leur ferme il y a un mois à Challain-la-Potherie (Maine-et-Loire)

    Le parcours de Sarah est-il révélateur d’un exode des jeunes vers les campagnes ? Le sociologue Benoît Cocquart apporte un constat nuancé, dans son livre Ceux qui restent, Faire sa vie dans les campagnes en déclin, paru en 2019. Déjà car ce n’est pas une tendance nouvelle : « De manière générale, la France rurale se repeuple, c’est une tendance longue observable depuis la fin des années 1990 ». 

     

    « Les campagnes en déclin s’opposent aux campagnes attractives »

    Et aussi car la France rurale est contrastée : « On a d’un côté les campagnes en déclin qui perdent des habitants, majoritairement dans le nord ou l’est de la France. Ce sont des zones désindustrialisées ou qui reposent encore sur le secteur industriel avec moins d’emplois stables. Et puis les campagnes attractives, souvent à l’ouest et au sud, avec plus d’ensoleillement, moins de chômage et des zones bénéficiant de l’attractivité économique et culturelle des villes moyennes les plus proches », ajoute le chercheur, dont les travaux portent sur la région Grand Est. Si un jeune sur 10 quitte le domicile familial pour ses études, « la question est de savoir si ce tiers revient ou non. Et c’est précisément ce qui divise les campagnes en déclin des campagnes attractives », précise-t-il.

     

    En recherche de tranquillité

    Alors la question est de savoir ce qui pousse une certaine partie de la jeunesse à rester en zone rurale. Parmi les jeunes que nous avons interrogés, les deux principaux critères sont la tranquillité et l’entraide. C’est le cas d’Astrid, esthéticienne et employée de 22 ans, qui vient de s’installer avec son copain à Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire. « J’ai connu une période où je souhaitais vivre dans une ville plus grande, comme Lyon ou Paris, pour travailler dans une maison de parfumeur. Mais j’ai choisi d’habiter ici car il y a beaucoup de retraités, c’est tranquille et j’ai mon bout de jardin qui me permet de profiter en extérieur. C’est aussi beaucoup mieux pour mon chat. » 

    Si elle se rend souvent dans les villes les plus proches pour sortir entre amis, Astrid a toutefois du mal avec la pollution, le manque de place pour se garer et la densité. Pour la suite, elle envisage plutôt d’aller dans un endroit « beaucoup plus éloigné, dans la campagne profonde, pour être coupée du monde et de la vie active ».

    Une jeunesse en périphérie

    Être coupé du monde : un argument récurrent dans la bouche des jeunes ruraux. Cela peut s’expliquer par le fait que les ruraux se sentent moins représentés dans les débats politiques, comme cela a pu être le cas à l’essor du mouvement des Gilets jaunes. Depuis qu’elle est à la campagne, Sarah dit être « coupée de la réalité », elle qui a connu la vie urbaine et qui milite pour l’écologie. « C’est aussi lié à mon métier, je pense. J’ai l’impression d’être moins informée et d’être plus concentrée sur mon travail. Je n’ai plus la télévision et je suis moins en contact direct avec la détresse écologique donc bizarrement, je le vis mieux  ». Mais cela a aussi des inconvénients : « J’ai le sentiment d’être oubliée dans la société. Quand je regarde les débats politiques, je vois qu’on ne vit pas dans le même monde qu’eux ».

    La jeunesse rurale, laboratoire du futur ?

     Une station-essence et un bâtiment abandonné, dans la Nièvre 

    Il faut dire que les zones rurales sont les grandes oubliées des politiques publiques. En 2020, un rapport de l’Assemblée nationale pointait du doigt la raréfaction des services publics dans ces régions (police, gendarmerie, écoles, supermarchés, couverture numérique, santé…) Même constat du côté des loisirs. Si on comptait 500 000 débits de boissons en 1900, et 200 000 en 1960, il n’en reste plus que 38 000 en 2016, avec une perte de 2,8% par an. Les cafés et bistrots situés dans les zones rurales sont évidemment les plus affectés par cette tendance. De même, une enquête publiée en 2012 montre que les jeunes urbains accèdent plus que les jeunes ruraux, en moyenne, aux équipements sportifs (69 % contre 66 %), aux bibliothèques (46 % contre 34 %) et aux cinémas (87 % contre 79 %).

    Des valeurs d’entraide

    Peut-on pour autant en conclure que la jeunesse rurale se replie sur elle-même ? C’est plutôt le contraire, raconte Sarah : « On a vraiment un esprit d’entraide. On croise souvent les mêmes personnes et les relations avec nos amis sont plus fortes, tout le monde se connaît. Mes grands-parents vont jouer à la belote tous les jeudis, on a des fêtes de villages aussi. Récemment, un jeune agriculteur est décédé et l’église était pleine. Chacun se relaie pour aider sa famille ». Ce qui rejoint le vécu de Pierre, 22 ans, qui vient de décrocher un CDI dans une industrie à Belmont-de-la-Loire… entourée de prés : « Avec mes amis, on se connaît depuis le lycée pour la plupart et on se retrouve souvent chez l’un d’entre nous ou pour faire du sport ».

    Un constat proche des travaux de Benoît Coquart : « On a souvent pensé que la sociabilité disparaissait avec les industries, mais ce n’est pas le cas. Les liens ne se font plus dans des partis politiques ou des associations, mais derrière le palier de la porte. C’est par cette bande de potes qu’on trouve souvent un emploi et qu’on est “bien vu”. Mais à chaque fois, les jeunes me racontent qu’ils font le tri entre “les vrais potes sur qui compter » et les “salut ça va” ou “les gens du coin”, avec qui ils sont d’ailleurs souvent en concurrence pour des emplois. »

    La jeunesse rurale, laboratoire du futur ?

    Un dîner entre amis dans un jardin

    Car si les départements ont financé des campagnes de publicité parisiennes axées sur le tourisme et les espaces verts en 2020, la réalité est plus précaire, résume le sociologue. « On a beaucoup parlé de personnes qui se retranchent à la campagne. Mais dans ces régions, il y a entre 30 et 35 % de jeunes ouvriers et employés, un peu de catégories intermédiaires et seulement 2 à 3% dans le domaine agricole, qui n’est pas le plus grand pourvoyeur d’emplois . Il ne faut pas oublier qu’en arrivant en zone rurale, on est davantage dans un milieu ouvrier que rural. » Dans cette étude publiée en 2012 par Sciences Po, on apprend d’ailleurs que « les pauvres s’en vont aussi à la campagne » en raison de l’augmentation du coût du logement. On est donc loin d’une vague de néo-ruraux arrivés récemment dans les campagnes avec un bagage financier conséquent.

    La jeunesse rurale, laboratoire du futur ?

    Plus solidaires et centrés sur l’essentiel, les jeunes ruraux sont aussi adeptes de la propriété individuelle. « Tu peux sortir dans ta cour, il n’y a personne qui te voit, tu peux manger sur ta terrasse et il n’y a pas de bruit aux alentours », avance Pierre. Cette tendance peut expliquer une hausse des prix de l’immobilier dans certaines zones rurales. Certains, comme Sarah, participent également à la construction de circuits courts, grâce à l’implantation d’artisans et agriculteurs bio dans des zones limitées en services publics. Ces nouveaux modes de vie peuvent-ils inspirer les générations futures ? S’il reconnaît la force de l’entraide, Benoît Coquart appelle à la vigilance : « La société de demain construite sur ces valeurs-là ? Il y a aussi beaucoup de précarité et de concurrence à cause du chômage, ce qui entraîne de la conflictualité ». De son côté, Sarah propose d’aller plus loin que l’entraide. « Les habitants des campagnes connaissent les traditions et les mécanismes de la nature. Je pense que c’est précieux. Tout le monde parle de transmission dans le débat public, mais personne ne sait vraiment comment s’y prendre. » La solution est donc peut-être à trouver dans l’écoute et la prise en compte des jeunes ruraux.

  • Vacances d’hiver : comment skier plus écolo ?

    Vacances d’hiver : comment skier plus écolo ?

    Le ski vert, ça n’existe pas. Tout comme les stations de ski écologiquement irréprochables. Certaines d’entre elles enneigent artificiellement les pistes pour pallier la fonte des neiges, soit en faisant venir des tonnes d’or blanc par camion ou avion, soit en investissant dans des installations de neige de culture. Des solutions ni écologiques ni viables économiquement sur le long terme, le coût de la production de la neige artificielle étant très élevé. D’autres stations, en revanche, ont entamé des démarches pour limiter leur impact sur l’environnement. Un petit pas écolo que vous pouvez soutenir en adoptant un comportement plus écoresponsable au ski.

    1 Tout schuss vers le « Flocon Vert » ou le Green Globe

    Commencez par opter pour une station aux bonnes pratiques environnementales : tri et ramassage des déchets, transports en commun sur place et vers les gares, utilisation d’énergies renouvelables. Pour les trouver, faites confiance au
    Flocon Vert
    : ce label, décerné par l’association Mountain Riders, identifie les stations de ski qui répondent à un cahier des charges formalisé par plus de 70 acteurs du tourisme et du développement durable en montagne. Elles sont encore peu nombreuses, mais la liste s’allonge d’année en année. Châtel ou Chamonix dans les Alpes (74), Les Rousses dans le Jura (39) ou La Pierre Saint-Martin dans les Pyrénées-Atlantiques (64) comptent ainsi parmi les bonnes élèves.

    Un autre label, international celui-là, récompense les établissements et stations engagés dans une démarche écologique : le Green Globe. En France, les stations du Grand Massif et Tignes-Val d’Isère détiennent ce sésame qui valide là aussi de bonnes pratiques en matière d’énergie, de tri des déchets, de gestion de l’eau ou de réductions des émissions carbone.

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    2 Les stations écolos, ces étoiles des neiges

    Choisir une station écolo, ça change quoi ? Pour obtenir le précieux Flocon Vert, les stations sont évaluées sur une liste de 67 critères d’abord environnementaux comme la production d’énergies locales, une bonne gestion des déchets de A à Z ou encore la protection de la biodiversité. Elles doivent aussi proposer une activité durable sur les quatre saisons. Vous allez donc pouvoir y planter vos bâtons sans (trop de) scrupules.

    Le saviez-vous ?

    500 l d’eau, donc de neige, peuvent être pollués par 1 seul mégot de cigarette. (1)

    3 Être blanc comme neige

    Troisième pilier du skieur ayant une conscience écologique : avoir un comportement irréprochable. Évidemment, ne jetez pas vos déchets dans la nature, et pensez à les trier de retour au studio. Louer son matériel de ski ou l’acheter d’occasion permet aussi de limiter la production de nouveaux objets.

    Vous hésitez entre deux doudounes ? Choisissez la qualité, plus durable et au final plus économique. Certaines marques d’équipements et de vêtements offrent de meilleures garanties en termes de développement durable que d’autres (matériaux bios ou recyclés, par exemple). On les repère à certains labels comme OEKO-TEX 100, GOTS, EU Écolabel ou encore Ecocert.

    Enfin, soyez respectueux de la faune et de la flore locales. Le ski hors piste n’est pas seulement dangereux pour vous, il est dérangeant pour les animaux qui nichent au sol et dans les sapins, et il ravage les jeunes arbustes. Pour l’amour des marmottes (entre autres), restez sur les parcours balisés !

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    (1) Source : Mountain Riders, Bientôt une montagne zéro déchet ?, 2019.

    L’Essentiel de l’article

    • Choisissez une station labellisée Flocon Vert.
    • En station, utilisez les transports en commun mis à disposition.
    • Ne jetez pas vos déchets dans la nature et triez-les.
    • Louez votre matériel et ne skiez pas hors piste.
  • 3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

    S’ils vous rendent la vie plus facile, les appareils électroménagers peuvent aussi plomber votre porte-monnaie et polluer la planète. Alors comment acheter malin pour rendre votre maison plus « verte » ?

    1 Référez-vous à l’étiquette énergie des appareils électroménagers

    L’étiquette énergie est une fiche que vous trouverez apposée sur les appareils électroménagers neufs, qui renseigne leurs performances énergétiques. Elle est obligatoire sur les réfrigérateurs, les lave-linges, les téléviseurs et les climatiseurs, par exemple.

    Depuis le 1er mars 2021, l’étiquette énergie de certains appareils a évolué pour améliorer sa compréhension par les consommateurs. Ainsi, figurent dessus des informations comme la classe d’efficacité énergétique pouvant aller des lettres A (la plus optimale) à G (gourmande en énergie), anciennement représentée par les lettres A+++ à D, la consommation d’énergie annuelle en kWh, la consommation annuelle d’eau pour les lave-linges ou encore l’émission acoustique pour les réfrigérateurs.

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’ancienne et la nouvelle étiquette énergie 2021.

    Bon à savoir

    Choisir des appareils électroménagers moins gourmands en énergie pourrait vous permettre d’économiser 150 euros(1) en moyenne par an, selon l’Ademe(1). Ce n’est pas tout, cela permettrait une économie d’énergie de 38 TWh/an à l’échelle européenne d’ici 2030.

    2 Jetez un œil à l’indice de réparabilité

    L’indice de réparabilité est un dispositif obligatoire depuis le 1er janvier 2021 pour les produits électriques et électroniques. En affichant une note de 1 à 10, il vous indique le caractère plus ou moins réparable de votre appareil. Plus l’indice est proche de 10, plus c’est facile à réparer ! L’idée est d’inciter à recourir davantage à la réparation en cas de panne pour donner une seconde vie à ses appareils et préserver les ressources naturelles nécessaires à leur production.

    3 Privilégiez les labels écologiques

    Les écolabels sont attribués aux produits qui ont un impact réduit sur l’environnement pendant leur cycle de vie, de leur conception à leur utilisation. Parmi eux, vous pouvez vous référer aux écolabels NF environnement et Écolabel européen, qui permettent d’identifier les appareils électroménagers à la fois performants et respectueux de l’environnement. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un professionnel pour savoir si le produit que vous convoitez est labellisé.

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

     

     

     

     

    L’écolabel européen et NF environnement.

    LES DÉCHETS DANS LA NATURE VOUS FONT HURLER ?

    Rejoignez les opérations bénévoles de ramassage des déchets sauvages près de chez vous. Renseignements et inscriptions sur Diffuz.com.

    L’Essentiel de l’article

    • Référez-vous à l’étiquette énergie pour connaître la consommation d’énergie de l’appareil.
    • Préférez un indice de réparabilité proche de 10.
    • Optez pour des appareils labellisés, garants d’un moindre impact environnemental.
    • Demandez conseil auprès d’un professionnel avant d’acheter un appareil.

    (1) Ademe, Révision de l’étiquette énergie : qu’est-ce qui a changé ?, 2021

  • Éco-gestes : 4 erreurs que l’on fait tous en pensant bien agir pour la planète

    Éco-gestes : 4 erreurs que l’on fait tous en pensant bien agir pour la planète

    Adopter des gestes quotidiens pour préserver la planète est de plus en plus ancré dans les mentalités et c’est tant mieux ! Toutefois, certaines actions sont considérées, à tort, comme des éco-gestes. Voici 4 erreurs à éviter pour adopter un quotidien plus vert !

    1 Laver sa vaisselle à la main

    Laver sa vaisselle à la main ou à la machine ? En fait, c’est la quantité d’eau et la température utilisées qui détermineront la consommation d’énergie. Selon une étude Eurofins (1), nettoyer sa vaisselle à la main consomme en moyenne 42 litres d’eau par lavage contre 12 litres pour le lave-vaisselle. Un lave-vaisselle permettrait ainsi de réduire sa consommation d’eau d’environ 85 %, à chaque lavage. L’idéal est de faire tourner votre lave-vaisselle seulement lorsqu’il est bien rempli pour réduire votre consommation d’eau à la maison.

    2 Jeter les rouleaux de papier toilette biodégradables dans les toilettes

    Le rouleau de papier toilette biodégradable est composé de ouate de cellulose, c’est-à-dire la même matière que le papier toilette. Vous pensez donc bien faire en le jetant directement dans vos toilettes, comme montré à la télévision. Mais fausse bonne idée ! C’est une « absurdité écologique », selon l’association UFC Que Choisir (2). Jeter ces rouleaux dans les toilettes n’est pas sans conséquence : cela consomme de fortes quantités d’eau pour les dissoudre en plus du papier toilette classique, sature les stations d’épuration, augmente les chances que ces déchets soient mal filtrés et terminent leur course dans la nature. L’association de consommateurs recommande l’achat de rouleaux de papier toilette avec des supports en carton, à jeter dans la poubelle de tri sélectif pour qu’ils soient recyclés.

    Vous souhaitez agir pour l’environnement ?

    Rendez-vous sur Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

    3 Utiliser beaucoup d’huile de coco

    En soin nutritif pour le corps, en cuisine ou encore en produit ménager… L’huile de coco présente de multiples usages naturels. Mais l’utiliser partout revient à en consommer en grandes quantités ! La production massive d’huile de coco entraîne la déforestation et de la pollution à cause des nombreux transports utilisés pour l’acheminer à travers le monde. Acheter des produits locaux et responsables (huile de tournesol, colza, olive…) permet d’éviter d’encourager les plantations de cocotiers qui ont un impact néfaste sur l’environnement.

    Chiffres-clés

    La production d’huile de coco affecte 20 espèces (animaux et plantes sauvages) par million de tonnes produit (3), contre 4,1 espèces pour l’olive, 3,8 pour l’huile de palme et 1,3 pour le soja.

    4 Opter pour les bioplastiques

    Qu’ils soient biodégradables (c’est-à-dire qui se décompose facilement dans la nature par des micro-organismes, des champignons ou des bactéries) ou bio-sourcés (fabriqués à partir de ressources végétales renouvelables comme le blé, le maïs, la canne à sucre…), les bioplastiques font souvent figure d’alternative au plastique conventionnel et polluant.

    Reste qu’en réalité, ces types de plastique ne sont pas aussi écologiques que l’on pourrait croire. Peu recyclables, leur composition peut également être toxique pour la santé (4). Par ailleurs, un bioplastique peut être biodégradable, mais fabriqué à partir de pétrole, par exemple, augmentant ainsi son impact environnemental. À l’inverse, il peut être d’origine végétale, mais non biodégradable et donc accentuer la problématique de gestion des déchets. Dans tous les cas, il est préférable d’utiliser le moins de plastique possible, même « bio », pour préserver l’environnement.

    Bon à savoir : tous les plastiques ne peuvent pas être recyclés !

    Aujourd’hui, seuls les bouteilles et flacons en plastique peuvent être recyclés. Les autres emballages type sacs plastiques, pots de yaourt, barquettes, etc., ne contiennent pas suffisamment de matière première pour rendre leur recyclage économiquement viable.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires pour préserver l’environnement. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Préférez un lavage au lave-vaisselle plutôt qu’à la main.
    • Choisissez des rouleaux de papier toilette classiques plutôt que biodégradables.
    • Optez pour des huiles locales (huile de tournesol, colza, olive…).
    • Limitez autant que possible votre consommation de plastique.

    (1) Eurofins pour le Gifam (Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager…), 2009

    (2) UFC Que Choisir, Lingettes désinfectantes À jeter dans la poubelle, pas dans les toilettes !, 2020

    (3) Coconut Oil, Conservation and the Conscientious Consumer, 2020

    (4) SciencesDirect, Are bioplastics and plant-based materials safer than conventional plastics? In vitro toxicity and chemical composition, 2020

  • 5 gestes simples pour sauver les abeilles

    5 gestes simples pour sauver les abeilles

    1 Semer des fleurs mellifères, la belle affaire

    Pour nourrir les abeilles, les fleurs mellifères sont indispensables dans le jardin. Ce sont les plantes qui leur apportent le nectar dont elles ont besoin, en quantité plus abondante que d’autres végétaux. Elles accélèrent ainsi la reproduction de la flore et participent à l’équilibre de l’écosystème environnant. Semez lavande, mimosa, sauge, thym, géranium ou coquelicot pour assister au ballet de ces infatigables ouvrières.

    Vous pouvez également planter des arbustes, comme des aubépines, des églantiers ou des prunelliers, car leurs fleurs sont très nourrissantes pour les abeilles et les insectes pollinisateurs.

    Le saviez-vous ?

    Pour produire 1 kg de miel, les abeilles butinent un million de fleurs (1).

    2 Stopper l’usage des pesticides… au moins dans votre jardin !

    Les pesticides néonicotinoïdes (produits toxiques) sont sévèrement pointés du doigt et tenus en grande partie responsables de la disparition des abeilles. En effet, ces insecticides s’attaquent au système nerveux des insectes dont les pollinisateurs comme les abeilles et les bourdons. Ayez donc la main verte et surtout douce lorsqu’il s’agit d’entretenir vos plantations, en privilégiant les solutions biologiques et naturelles comme introduire des coccinelles dans votre jardin pour lutter contre les pucerons, par exemple.

    3 Parrainer ou construire une ruche pour les abeilles sauvages

    En faisant un don à une association de défense des abeilles, vous participez à la préservation de l’espèce et à la sauvegarde du métier d’apiculteur. Particulier ou entreprise, rien de plus écoresponsable que de financer une ruche sans pour autant vous retrouver nez à nez avec une abeille… Vous allez faire des « happy-culteurs » !

    Les abeilles ne vivent pas toutes en colonies dans les ruches. Il existe aussi des solitaires et ces petits électrons libres œuvrent tout autant pour la pollinisation. Vous pouvez leur construire une ruche pour les protéger des intempéries et des frimas de l’hiver. Il suffit de vous munir d’une bûche de bois d’au moins 15 centimètres de longueur et de 20 centimètres de diamètre et d’y faire des trous de 10 centimètres de profondeur minimum et de différents diamètres (5 à 10 millimètres) en les espaçant de 2 centimètres environ.

    Enfin, placez la ruche en hauteur (entre 30 centimètres et 3 mètres), au soleil, orientez-la au sud, à l’abri des intempéries, et près d’une zone fleurie de préférence. Vous verrez, les cavités de la bûche plairont très vite aux pollinisatrices !

    L’astuce en plus

    S’il n’y a pas de point d’eau à proximité de la ruche, déposez un abreuvoir à abeilles ou un simple bol rempli d’eau tiède pour leur permettre de s’abreuver, se rafraîchir et de diluer le miel pour nourrir leurs larves.

    4 Aider à la lutte contre les frelons asiatiques

    Le frelon asiatique menace les abeilles car elles sont pour lui une source importante de nourriture. Ainsi, les abeilles butineuses constituent 80 % du régime alimentaire d’un frelon asiatique en ville et 45 % dans les campagnes (2). Les apiculteurs déplorent les pertes importantes car il suffit de 10 frelons pour mettre un terme à la vie d’une ruche.

    Si vous remarquez la présence d’un nid (imposant et sphérique) de frelons asiatiques, ne le détruisez pas vous-même. Signalez sa présence à la mairie de votre commune qui se chargera de le faire détruire. Vous pouvez aussi le signaler au Muséum d’Histoire naturelle qui cartographie la présence du frelon asiatique dans le monde.

    5 Manger du miel… Oui, mais local !

    Pour prendre soin des abeilles, il faut aussi soutenir ceux qui les protègent : les apiculteurs ! En dénichant un agriculteur bio ou un professionnel qui propose une production responsable, vous favorisez l’économie locale et la biodiversité de votre région. Un cercle vertueux bénéfique pour l’espèce végétale, animale et humaine.

    L’Essentiel de l’article

    • Planter des fleurs au nectar généreux
    • Stopper l’usage des pesticides
    • Parrainer ou construire une ruche
    • Aider à lutter contre les frelons asiatiques
    • Manger du miel

    *Sénat.fr
    (1) Union nationale de l’apiculture française, Pesticides et abeilles
    (2) Le Parisien, Frelons asiatiques : dix choses à savoir sur cet insecte envahissant, 2018
  • Course à pied : nos conseils pour la reprise

    Course à pied : nos conseils pour la reprise

    1 Le but

    Fixez-vous un objectif raisonnable pour commencer, qu’il s’agisse de distance ou de durée. Le but n’étant pas d’aller vite ou loin ou de faire comme le copain, mais tout simplement de vous y remettre et d’éprouver du plaisir durant et à l’issue de votre séance.

    2 La tenue

    Oubliez la vieille paire de tennis qui traîne dans le garage et investissez dans des chaussures de running adaptées à votre pratique (foulée, pointure, poids, terrain) pour gagner en confort et ménager vos articulations. Il en existe de très abordables offrant un bon amorti. Ne négligez pas non plus le maintien de votre poitrine et choisissez une brassière efficace (intensité et fréquence des impacts, degré de compression, matière respirante).

    Courez bien équipé !

    Parce qu’un bon équipement est aussi important que l’échauffement, Macif Avantages vous propose des offres d’équipementiers sélectionnées et négociées rien que pour vous tout au long de l’année !

    3 L’endroit

    Choisissez bien votre terrain. Par exemple, évitez de courir en boucle autour d’un stade : il n’y a rien de plus difficile et déprimant ! Commencez par longer un lac ou faire le tour d’un parc, après vous être au préalable renseigné sur son périmètre pour ne pas vous mettre en difficulté à mi-parcours.

    Lire aussi : Sport en extérieur : les bonnes raisons de s’y mettre !

    4 Le moment

    Le soir, à la pause déjeuner ou le matin à jeun, l’essentiel est de s’y mettre. Mais le matin est la meilleure option pour déstocker les graisses : la nuit ayant permis de consommer les calories de la veille, votre organisme sera obligé de puiser dans ses réserves.

    5 L’échauffement

    Bras, jambes, nuque, chevilles… Quel que soit votre niveau, commencez toujours vos séances par un échauffement de cinq minutes avant de vous lancer. Vous vous sentirez moins lourd et vous éviterez ainsi la blessure. Ne vous élancez pas non plus à toute allure et laissez-vous dix minutes pour trouver votre rythme.

    6 Le rythme

    Le but est la recherche du plaisir avant la performance. Allez-y donc progressivement, à votre propre rythme, restez à l’écoute de votre corps et de vos sensations physiques. Ne cherchez pas à égaler le chrono d’un autre et ne voyez pas trop grand pour commencer.

    13,5 millions

    de Français de 18 ans et plus pratiquent le running de temps en temps et/ou régulièrement.

    7 Le souffle

    Ne cherchez pas à brûler les étapes au risque d’avoir un point de côté. Vous saurez que vous avez trouvé votre foulée naturelle lorsque vous serez en mesure de parler sans être trop essoufflé. Le but n’est pas de tenir une conversation, mais de savoir si vous vous situez dans le rouge ou si vous respectez vos capacités.

    8 La récupération

    Si vous manquez de souffle ou que vos jambes vous font trop mal, ne vous arrêtez pas brutalement, mais ralentissez l’allure, quitte à seulement marcher vite. C’est ce qu’on appelle la récupération active. Si vous stoppez net, vous aurez beaucoup de mal à repartir.

    Bon à savoir : port du masque et sport en plein air

    Sachez que le port du masque n’est pas obligatoire lorsque vous faites du sport en extérieur (course à pied, vélo), tant que vous êtes en mouvement dit « sportif » et à plus d’un mètre des autres passants. Cela signifie que lors de vos pauses (marche de récupération) ou de vos arrêts (à un feu de signalisation par exemple), vous devez remettre votre masque.

    9 Les étirements

    En fin de séance, ils sont aussi indispensables que l’échauffement du début. Étirez-vous sur l’ensemble du corps, sans forcer, même les muscles que vous n’avez pas l’impression d’avoir sollicités. De bons étirements limitent les courbatures et favorisent la récupération.

    10 Les progrès

    Très rapidement, vous pouvez adopter le « fractionné », qui consiste à alterner les allures tranquilles et plus soutenues durant la même séance. Cette pratique booste le métabolisme et permet de progresser plus rapidement qu’en enchaînant les entraînements à la même allure.

    À savoir

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de marcher 10 000 pas par jour ou plus pour rester en bonne santé. Cela correspond à vingt minutes de natation, trente minutes de marche active ou 1 heure de yoga.

    L’Essentiel de l’article

    • Investissez dans un équipement adapté pour gagner en confort et en plaisir.
    • Choisissez bien votre lieu et votre moment de pratique.
    • C’est votre rythme qui dicte votre allure. Écoutez-vous !
    • L’échauffement et les étirements : étapes obligatoires !

    BVA pour Union sport & cycle

  • Manger de saison : calendrier et conseils !

    Manger de saison : calendrier et conseils !

    Mis à jour le 15/03/21

    Les fruits et les légumes qui poussent en hiver ne sont pas les mêmes qu’en plein été. La nature a pensé à tout car nos besoins en vitamines et en nutriments évoluent eux aussi au fil des saisons !

    1 Manger de saison : pourquoi ?

    Manger de saison offre de nombreux avantages.

    C’est bon pour la santé

    Les vitamines contenues dans les fruits et légumes se détériorent dans les trois jours après leur cueillette. Mieux vaut les manger au bon moment pour en avoir tous les bénéfices !

    Manger de saison permet également de répondre aux besoins de l’organisme en vitamines et en nutriments. Ce ne sont en effet pas les mêmes en été et en hiver.

    Cerise sur le gâteau, les fruits et les légumes qui sont cueillis à maturité sont plus savoureux que les autres !

    C’est écologique

    Manger des fraises en hiver, cela signifie que celles-ci ont été acheminées d’autres pays par bateau ou par avion, ou bien elles ont été cultivées dans des serres chauffées au gaz, au fuel ou au charbon. L’impact énergétique est élevé (1). Une tomate produite de saison (en été), consomme dix à vingt fois moins d’énergie que lorsqu’elle est produite en hiver.

    Manger de saison est donc écologique : les fruits et légumes ont fait moins de kilomètres.

    De plus, les sols ne sont pas pollués par des produits chimiques pour combler le manque de soleil, de pluie ou de nutriments dans les terres.

    Lire aussi : Circuit court : l’engouement pour la consommation locale et responsable

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    C’est la hausse du nombre de Français privilégiant l’achat de produits locaux entre 2014 et 2019.***

    C’est naturel

    Manger des produits de saison permet de favoriser la production locale et de suivre le rythme des saisons. C’est également une façon de favoriser la production bio.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Les aliments produits localement et en saison polluent dix fois moins que ceux qui ne sont ni locaux ni de saison.**

    C’est économique

    Consommer local, c’est aussi acheter des produits moins chers : les taxes d’importation sont inexistantes.

    2 Quels fruits et légumes manger en hiver ?

    En hiver les journées sont courtes et froides. Le corps a besoin d’énergie pour se réchauffer et lutter contre les infections hivernales.

    Les légumes

    Entre le mois de janvier et mars, on fait honneur aux carottes, pommes de terre, choux de toutes sortes, endives, courges, navets, poireaux, échalotes, oignons, salsifis, épinards, brocolis, ail… Mais aussi à la mâche et aux topinambours. La liste est assez longue, offrant ainsi une alimentation variée. Consommez-les en soupe ou en pot-au-feu.

    Les fruits

    Les agrumes ont la cote en hiver : citrons, mandarines, oranges, fruits aux couleurs vives qui redonnent la forme ! Sont aussi concernés les pamplemousses et les dattes.

    Manger de saison : calendrier et conseils !

     

    3 Quels fruits et légumes manger au printemps ?

    Au printemps, les journées rallongent. Le panier se remplit de salades et de légumes.

    Les légumes

    Les légumes d’hiver tiennent le coup. Les betteraves et les carottes sont toujours au rendez-vous.

    C’est le début des bonnes salades : cresson, laitue, oseille, scarole, pourpier. De quoi se faire plaisir pour les amateurs de légumes avec l’arrivée des asperges, blettes, petits pois et haricots verts, mais aussi l’artichaut, le poivron, les radis roses… Bon marché, crus ou cuits, consommez-les en salade, arrosés d’huile d’olive : salade de petits pois et menthe, salade de blettes aux raisins et pignons de pin.

    Les fruits

    Les oranges et les pommes sont toujours bonnes à croquer ! À celles-ci viennent s’ajouter les fruits printaniers : fraises, rhubarbe, mandarines…

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    4 Quels fruits et légumes manger en été ?

    En été, la liste est grande : il y en a pour tous les goûts !

    Les légumes

    Le panier comporte quelques légumes déjà rencontrés au printemps, notamment les petits pois, les choux rouges, les carottes, les épinards ou encore les oignons. Toutefois, arrivent : le concombre, le maïs, le céleri branche et le céleri-rave, le fenouil, les courgettes, les petits oignons blancs, l’aubergine, le chou frisé et le chou chinois. Consommez-les froids, crus, à la poêle ou au four. Idées de recettes : émincés de courgettes marinées à l’huile d’olive, tian d’aubergines et de tomates au citron.

    Les fruits

    Place aux fruits rouges bien juteux : fraises, fraises des bois, framboises, myrtilles, cerises, cassis, groseilles, mais aussi les tomates. C’est également la bonne saison, pour consommer le melon, la pastèque, les abricots, les pêches, les nectarines, les brugnons, les mûres, etc.

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    5 Quels fruits et légumes manger en automne ?

    En automne, place aux légumes qui réchauffent.

    Les légumes

    Le potiron est le légume d’automne par excellence. Se rajoutent également dans le panier : les coings, les brocolis, les champignons de Paris, les cèpes, les topinambours, le fenouil, les potimarrons, les patates douces, les salsifis, les citrouilles, le céleri, les poireaux, les poivrons, entre autres, ainsi que quelques légumes d’été, tels que les radis et les épinards. Consommez-les en gratin, en purée ou sautés à la poêle : poêlée de patates douces au thym, fondue de poireaux à la crème, gratin de courge ou écrasé de pommes de terre à l’huile d’olive.

    Les fruits

    On retrouve : les bananes, raisins, tomates, groseilles, prunes, pommes, noix et noisettes, sans oublier les mandarines, mûres et poires.

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    BON À SAVOIR

    Pas besoin d’attendre l’automne pour avoir la patate. Il est possible de consommer toute l’année certains fruits et légumes qui se conservent bien : pommes de terre, pommes, noix, oranges…

    6 Quels sont les fruits et légumes pour être en bonne santé ?

    • L’orange : favorise le système immunitaire.
    • Le kiwi et la pomme : favorisent le transit intestinal.
    • Les avocats : contiennent une grande quantité de nutriments qui aident à lutter contre les maladies cardiovasculaires.
    • Le céleri : un coupe-faim sans calories, idéal pour éliminer.

    7 AMAP, paniers bio solidaires… : bête comme chou !

    Pour manger de saison, il est recommandé de consommer local.

    De nombreuses associations et structures proposent aujourd’hui des paniers de saison avec une production en circuit court (2). Chaque semaine, le panier contient un assortiment de fruits, légumes ou autres produits fermiers de saison.

    On y découvre également des fruits et des légumes que nous n’aurions pas forcément achetés.

    Les AMAP

    Le système des AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) crée un lien privilégié entre un paysan et un groupe de consommateurs. Chaque semaine, l’agriculteur s’engage à livrer aux membres de l’AMAP un panier de fruits et légumes de saison de sa propre production, cultivés localement et vendus à un juste coût.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Cette collaboration permet à des milliers de paysans de s’installer tous les ans sur de petites exploitations respectueuses de l’environnement. Le mouvement Colibris, lancé par Pierre Rabhi, veille à coopérer en France autour de ce genre d’initiatives.

    Les paniers paysans et solidaires

    Sortes d’intermédiaires, des plateformes Web permettent de commander en ligne un panier bio et local directement au paysan. Une fois la commande passée, le panier est à récupérer chaque semaine dans un point relais de son quartier.

    À découvrir : les services proposés par Les paniers bio solidaires, Le panier paysan ou encore La Ruche qui dit Oui.

    Drive fermier

    Autre solution : via une plateforme intermédiaire, il est possible d’acheter un panier directement auprès de la ferme de sa région puis de le récupérer en point relais. C’est ce que propose la plateforme Drive fermier.

    8 Les bienfaits de l’exotisme

    Pour varier les plaisirs, consommez de temps à autre des fruits exotiques. Ceux-ci possèdent de nombreux bienfaits (3).

    En hiver

    • L’ananas : c’est un fruit riche en vitamines, en nutriments, en fibres mais aussi en minéraux comme le cuivre, le manganèse et le potassium. Il a des propriétés antioxydantes, aide à contrôler le rythme cardiaque et la pression artérielle ou encore soulage la douleur de l’arthrite en atténuant l’inflammation.
       
    • Le kiwi : deux fois plus riche en vitamine C que l’orange, ce fruit améliore la cicatrisation. Il permet aussi de garder une peau saine, de réduire la pression artérielle et prévient les maladies cardiaques et l’AVC. Il offre aussi des bienfaits dans la réduction de maladies telles que l’arthrose, les rhumatismes et l’asthme.
       
    • Le fruit de la passion : il améliore les taux de cholestérol et de triglycérides. Grande source d’antioxydant, il est capable de protéger la peau contre le vieillissement et l’inflammation. Il est également efficace pour prévenir l’hypertension artérielle et ce, grâce à sa forte teneur en potassium.
       
    • La grenade : ce fruit est très bon pour traiter les maux d’estomac, les bouffées de chaleur liées à la ménopause, les hémorroïdes, la conjonctivite ou l’arthrose. Elle permet aussi de réduire le taux de cholestérol ou encourage le renouvellement des cellules de la peau.
       
    • Le litchi : riche en fer et en phosphore, il prévient la fatigue et les vertiges et il filtre les déchets dans les reins.

    Au printemps

    • La mangue : ce fruit riche en vitamines, calcium, potassium, magnésium, sodium, phosphore, cuivre et zinc renforce le système immunitaire, prévient le diabète et les maladies cardiaques.

    En été

    • La papaye : riche en fibres, vitamines A et C et antioxydants, la papaye est idéale pour la perte de poids. Elle renforce également la vision.
       
    • La banane : elle agit sur les niveaux de cholestérol, régule les problèmes intestinaux, réduit les crampes musculaires, l’anxiété, les risques de faire un infarctus, combat l’anémie et diminue l’hypertension artérielle. C’est aussi un fruit indispensable pour les femmes enceintes car il réduit les nausées.

    En automne

    • La noix de coco : riche en fibres, ce fruit prévient la constipation. L’eau de coco est une excellente solution pour se réhydrater après le sport ou lors de journées chaudes.

    Acheminés par bateaux ou par avions, ces fruits font un long trajet avant de se retrouver dans vos paniers. Ils ont donc une empreinte carbone très élevée. Pour une démarche plus écologique, privilégiez au maximum les fruits et légumes locaux.

    L’Essentiel de l’article

    • Manger de saison : bon pour la santé, écologique, naturel et économique.
    • Hiver, printemps, été, automne : des périodes de récolte différentes.
    • Pour manger de saison : manger local.
    • Des solutions innovantes fleurissent dans les villes et campagnes : paniers fermiers et paysans, AMAP, paniers bio solidaires…

    (1) Direct Énergie : « Impact énergétique des fruits et légumes que je mange », 2018

    (2) ConsoGlobe, Définition « Circuit court » : « Un circuit court désigne une entente directe entre cultivateurs et acheteurs, autour d’un approvisionnement régulier en produits de saison. »

    (3) Actu Santé, « Connaissez-vous les bienfaits de tous les fruits tropicaux ? »

    Statista, « Consommation locale et responsable en France – Faits et chiffres »

    ** Éconconso, « Comment manger durable et choisir entre bio, local, équitable ? »

    *** Unadere, Circuit court et produit local, quelles possibilités pour la restauration collective ?, 2018 

    ***Ipsos, « Consommer local » : ce que veulent les Français, 2014

     
  • L’engagement des jeunes pour sauver le climat

    L’engagement des jeunes pour sauver le climat

    En mai 2020, à l’occasion d’un reportage pour ma chaîne YouTube, j’ai eu l’occasion de suivre une marche pour le climat. Ces marches ont rassemblé des centaines de milliers de jeunes (à Paris le 15 mars 2020, par exemple, ils étaient près de 40 000). Un tel mouvement de jeunes, évidemment politique mais affilié à aucune structure politique traditionnelle, est un fait plutôt rare en France.

    D’une certaine façon, ce mouvement s’inscrit dans la continuité d’autres mouvements spontanés. En 2016, par exemple, c’est le mouvement “Nuit Debout”, né contre la Loi Travail, qui était apparu, et s’inscrivait dans une dimension d’organisation horizontale.

    Évidemment, certains reprochent au mouvement un manque de prises de positions claires. Comme tout mouvement spontané et sans organisation établie derrière, les revendications sont plurielles, et l’on peut trouver au sein du mouvement des revendications près différentes. Faut-il sortir du nucléaire ? Faut-il sortir des traités de libre-échange ?

    La Macif s’engage à agir pour la préservation du climat. Retrouvez ici tous ses engagements pour la protection du climat et de la biodiversité.

    Le risque ? Que l’impact des manifestations soit moindre, n’importe qui pouvant en effet revendiquer être “pour lutter contre le dérèglement climatique”, même s’il existe derrière plusieurs façons de répondre au problème.

    La mobilisation de notre génération pour le climat est logique, notre génération étant celle qui va subir le plus frontalement les conséquences du dérèglement climatique. Un collectif multidisciplinaire de 120 experts a publié une étude dans le Lancet qui alerte sur l’impact du dérèglement climatique sur la génération suivante, qui voit le jour en ce moment. Selon cette étude, les bébés seront les premiers à souffrir de la hausse de maladies infectieuses dues au réchauffement climatique. Les maladies respiratoires, cardiovasculaires et décès prématurés devraient aussi s’accentuer du fait de la pollution.

    Lire aussi : 3 idées reçues sur la pollution que nous respirons

    Mais la mobilisation pour le climat illustre aussi la pluralité des engagements possibles aujourd’hui, notamment en matière d’écologie, pour ne pas être condamnés à cette situation. En ligne, notamment, des mobilisations inédites se mettent en place. En France, l’en 2019, c’est le mouvement “On est prêt” qui est apparu, à l’initiative de dizaines de youtubeurs, pour mobiliser et alerter sur le changement climatique. Dans la foulée, c’est “L’Affaire du siècle”, une campagne de justice climatique visant à poursuivre devant les tribunaux l’Etat pour inaction, qui a occupé le terrain.

    Avec plus de 2 000 000 de signatures, la pétition de « L’Affaire du siècle »associée au mouvement a rencontré un très fort succès.

    En juin 2020, ce sont encore des vidéastes qui se sont engagés pour l’environnement. MrBeast, youtubeur américain aux 26 millions d’abonnés, a lancé l’initiative #TeamTrees qui vise à planter 20 millions d’arbres, pour fêter les + de 20 millions d’abonnés du vidéaste. Des centaines d’autres créateurs se sont associés au mouvement, et c’est déjà près de 16 millions d’arbres qui vont être plantés grâce à cette initiative, mais surtout grâce aux jeunes qui ont participé à l’opération et fait des dons.

    Des initiatives existent aussi aujourd’hui pour s’engager, à sa façon, pour le climat. Chaque année, par exemple, le World Cleanup Day est une grande collecte annuelle de déchets, partout dans le monde. L’objectif, au-delà de la collecte, étant d’envoyer un message aux dirigeants que la population souhaite du changement.

    Lire aussi : Comment participer au World Cleanup Day ?

    Le saviez-vous ?

    A l’échelle des lycées, des initiatives peuvent aussi être mises en place. Dans certains lycées notamment, il existe des « éco-délégués » mis en place par l’Education Nationale, on en compterait des dizaines de milliers en France aujourd’hui. Leur rôle ? « Promouvoir les comportements respectueux de l’environnement dans sa classe ». Hôtel à insectes, abris pour oiseaux, potager participatifs… De nombreuses actions peuvent donc être faites à l’échelle locale, via les lycées !

    Les universités peuvent aussi être à l’origine de mobilisations. Le cadre étudiant est un lieu propice à la mise en place d’initiatives, visant à agir pour l’environnement à l’échelle de l’école (pour réduire son empreinte carbone, par exemple), mais aussi à l’extérieur. Le cadre étudiant est idéal pour s’engager. Au sein de mon université par exemple (à Sciences Po), il existe une association appelée Sciences Po Environnement. Son objectif : assurer la transition écologique de l’école via la mise en place d’initiatives écologiques.

    Par ailleurs, ce sont les étudiants qui ont publié le “Manifeste étudiant pour un réveil écologique”. Signé par + de 30 000 étudiants, il appelle les étudiants de grandes écoles (qui bénéficient souvent d’un + grand choix d’offres d’emplois du fait de leur diplôme) à ne pas travailler pour des entreprises qui ne prennent pas en compte la transition. 

    La plateforme Diffuz, lancée par la Macif, permet aussi d’agir ! En rentrant sa ville, ainsi que la cause qui vous tient à cœur, vous êtes en mesure de participer à des défis près de chez vous. En matière d’environnement, par exemple, vous pouvez participer à une étude du CNRS, participer à un cleanwalk avec Surfrider ou encore se mobiliser pour les océans avec l’IFREMER.

    Dans le cadre de ma chaîne YouTube, j’ai la chance de rencontrer très régulièrement de jeunes de 15 à 25 ans. Beaucoup d’entre eux souhaitent s’engager sur ces sujets environnementaux, mais ne savent pas nécessairement comment faire. On l’a vu, les moyens d’actions sont quasi-illimités aujourd’hui, mais il faut connaître et faire connaître ces initiatives. Il faut aussi parvenir à prendre confiance en soi, de façon à comprendre que chaque action compte, et que notre action peut avoir un impact.

    Lire aussi : 4 tips d’écolo pour un quotidien plus vert

    Enfin, évidemment, il faut parvenir à se libérer du temps pour s’engager. Pour cela, s’engager avec un-e ami-e peut-être une solution, de façon à se motiver mutuellement pour changer les choses autour de soi.

  • Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

    Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

    Sylvie, retraitée périgourdine, vient d’emménager dans un petit logement de plain-pied qu’elle a fait construire… dans son jardin ! La démarche peut surprendre, mais elle permet à cette sexagénaire de se libérer de la contrainte des escaliers de son ancienne maison familiale, tout en restant en cœur de ville, le tout pour un budget serré.

    « Sylvie a d’abord cherché à acheter un terrain dans le centre de Périgueux, mais ce type de bien est très rare » explique Amandine Hernandez, architecte et urbaniste cofondatrice de l’agence Villes Vivantes. Cette dernière a été missionnée par la ville de Périgueux (24) pour piloter l’opération Bimby (initialement Build In My Back Yard, rebaptisée Beauty In My Back Yard, soit De la beauté dans mon jardin). En bref, il s’agit de densifier le tissu pavillonnaire en douceur, en insérant de nouveaux logements (construction d’appartements accessoires, surélévation, extension, etc.) sur les parcelles d’habitants volontaires, sans détruire les logements existants. L’ambition : proposer un habitat qui ne consomme pas de nouvelles terres naturelles et agricoles, tout en répondant aux attentes des habitants, au cas par cas.

    Densité urbaine et habitat pavillonnaire : comment limiter les impacts ?

    Si les Français préfèrent vivre en maison plutôt qu’en appartement1, ce rêve pavillonnaire a un coût. L’habitat individuel est responsable de 47 % de l’artificialisation nouvelle, contre 3 % pour l’habitat collectif, lequel abrite pourtant près de la moitié des Français2. Or, les conséquences néfastes de cette artificialisation ne font plus débat aujourd’hui : perte de biodiversité, étalement urbain, accroissement des migrations pendulaires et donc des temps et des coûts de transport…

    Alors, si construire dans un jardin peut sembler anecdotique, le recours à la densification pavillonnaire peut-il offrir un compromis entre l’idéal de logement des Français et l’urgence écologique et sociale ? Pour Amandine Hernandez, le Bimby offre un précieux point de convergence entre intérêt collectif et particulier. Et son potentiel est réjouissant : si sur cent maisons, deux d’entre elles étaient densifiées avec un nouveau bâti, l’étalement urbain serait jugulé, assure l’architecte.

    La démarche rejoint l’objectif de « Zéro Artificialisation Nette » affiché par le gouvernement dans son plan biodiversité de 2018, et qui pourrait prochainement devenir contraignant. Ce dernier est en effet au cœur du projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, actuellement présenté en conseil des ministres.

    Densifier le tissu pavillonnaire peut donc apparaître comme une solution parmi d’autres – repenser les logements vacants ou sous-exploités, notamment – pour freiner drastiquement l’artificialisation du territoire, tout en répondant à une interrogation pressante de bien des collectivités locales : comment « gagner » de nouveaux habitants et répondre à leurs besoins ?

    Lire aussi : Devenir propriétaire jeune fait-il toujours rêver ?

    Repenser l’habitat pour une ville mieux partagée

    Au-delà de Périgueux, la Communauté Urbaine du Creusot-Montceau, les collectivités des Vosges Centrales ou encore du Grand Nevers ont également fait appel à l’équipe de Villes Vivantes. « Nous pensons qu’une densité accrue peut rendre la ville plus belle : c’est une ville où l’infirmière travaille plus près de l’hôpital, où les retraités peuvent faire leurs courses à pied, où des jeunes couples peuvent acheter un terrain… » défend Amandine Hernandez.

    Ce n’est pas Sylvie qui la contredirait. Elle, qui n’avait jamais imaginé que sa parcelle de 458 m2 puisse accueillir deux maisons, vit désormais sur ses 75 m2 de plain-pied (pour un coût de construction maîtrisé, aux environs de 1 300 euros le m2) dotés, en prime, d’un patio et d’une pergola. Quant à sa maison pré-existante, elle a été réhabilitée pour être louée. De quoi assurer un complément de revenu bienvenu…

    Un peu plus loin, Céline, qui vit avec sa fille dans un quartier recherché de Périgueux, a fait réaliser deux studios bénéficiant d’espaces extérieurs en soupente de sa terrasse, loués par deux étudiantes. Quant à Hamed et Mohammed, père et fils, ils ont construit sur une même parcelle deux maisons sans vis-à-vis : de quoi vivre à côté tout en préservant l’intimité de chacun…

    « Le Bimby à Périgueux, c’est du gagnant-gagnant. Cela permet d’avoir un habitat atypique en plein milieu du patrimoine et aussi de reconquérir des habitants, notamment des familles », écrit la maire Delphine Labails. Depuis les débuts de l’opération en 2016 sur la commune, près de 200 projets de logements ont abouti.

    Une densification douce pour des villes durables

    Il ne s’agit là ni de la première ni de la seule initiative visant à défendre la densification pavillonnaire. Les pionniers sont sans doute à chercher du côté de nos voisins britanniques. Dès les années 1970, le Granny Flat (« l’appartement de mamie ») séduit de nombreux propriétaires âgés, qui font construire sur leur terrain une maison plus petite avant de mettre en location leur habitation principale.

    En France, bien avant le projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique, la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) de 2000 encourageait déjà les acteurs publics à refaire « la ville sur la ville ». L’injonction a d’abord concerné les zones centrales des agglomérations et les grands ensembles avant de toucher, plus tard, les quartiers pavillonnaires. Mais le phénomène n’est pas sans écueils : une densification spontanée et incontrôlée peut en effet se traduire par l’apparition d’un habitat dégradé, comme cela s’observe dans les tissus pavillonnaires logeant des populations défavorisées, notamment en moyenne couronne francilienne. En l’absence de réel encadrement public, des divisions internes et des extensions abusives répondent à la pression immobilière, au bénéfice de quelques-uns.

    Lire aussi : Et si l’architecture low-tech permettait des villes plus durables ?

    Par ailleurs, « Si les acteurs publics n’organisent pas de développement économique conjoint à la densification douce des zones périphériques, alors celle-ci ne fait que renforcer les mobilités pendulaires, sans permettre un développement durable des villes », met en garde Rachel Linossier, maître de conférences en Aménagement et Urbanisme à l’Université Lumière Lyon 2. « La densification doit être maîtrisée et encadrée par les collectivités », abonde Amandine Hernandez. « Mais elle doit aussi être désirable. La lutte contre l’étalement urbain ne peut fonctionner que si les habitants y trouvent leur compte », conclut l’architecte.

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    1 Etude Century 21 de 2016 : 71 % des Français plébiscitent la maison individuelle
    2 Rapport du Comité pour l’Economie Vert
  • Gaspillage alimentaire : à Noël, ne lui faites pas de cadeau !

    Gaspillage alimentaire : à Noël, ne lui faites pas de cadeau !

    1 Tranquille sur l’apéro

    Un apéro trop copieux et/ou qui s’éternise peut venir à bout de toutes les faims, même des plus féroces.

    Les bonnes idées :

    • Des amuse-gueules légers : mini brochettes de champignons de Paris, tomates cerises, verrines de mousse de radis, rondelles de radis noir, etc.
    • Des quantités raisonnables : 3 à 4 vraies bouchées par personne, plus quelques compléments en vrac, type cacahuètes.
    • Misez sur des valeurs sûres et les saveurs classiques : les verrines de maquereau au genièvre risquent fort de vous rester sur les bras…
       
    • Lire aussi : 3 tendances pour mieux consommer

    2 Des menus aux petits oignons

    Le secret n° 1 de la lutte anti-gaspi, c’est la planification. L’erreur, c’est de faire les courses en piochant au hasard ce qui pourrait possiblement régaler vos convives. Au contraire, prévoyez tout à l’avance et arrivez avec une liste précise – dont les quantités – des délices à acheter. On ne s’interdit pas quelques extras, mais avec parcimonie et en prévoyant de pouvoir congeler, stocker ou donner.

    190€

    de budget moyen des Français prévu pour l’alimentation à Noel en 2020. (2)

    3 Vive la qualité !

    Pour éviter le gaspillage alimentaire, achetez en vrac ou à la découpe : fromage, fruits de mer, poisson, viande, mais aussi charcuterie, garnitures et vins se vendent au poids ou au litre. Calculez en amont les quantités nécessaires, et c’est tout. Moins d’emballages et souvent moins cher, c’est le choix gagnant sur tous les plans ! C’est aussi l’occasion de privilégier la qualité à la quantité : pour un prix comparable, un petit brie bio à la coupe est plus festif et     savoureux qu’un coulommiers industriel dans une boîte en carton.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif s’engage contre le gaspillage alimentaire.

    4 Les restes : vous en viendrez tous à bout !

    Vous avez déjà mangé trois fois de la dinde dans la semaine sans en venir à bout ? Ne jetez pas ! Les plats de viande, de poisson ou de légumes se congèlent très bien, même quelques jours après avoir été cuisinés. On y pense moins mais la plupart des fromages supportent aussi l’épreuve, alors on ne s’en prive pas. Pensez aussi à donner : vos invités seront ravis de repartir avec un petit doggy bag*, qu’ils pourront savourer sans cuisiner le lendemain. Vous aimez les nouvelles expériences ? Testez des recettes inédites pour accommoder vos restes : Internet regorge de bonnes idées !

    *Doggy bag : restes du repas emballés à emporter

    La tendance : le « decorganizing »

    Mélange de déco et d’organisation, le decorganizing consiste à ranger les choses de façon plaisante à l’œil. C’est par exemple l’art de mettre la nourriture dans des contenants aux teintes assorties, agencés par dégradé de couleur et ordre de taille dans le frigo. Un peu obsessionnel, mais ça peut aider à aimer
    les restes !

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les apéros trop copieux.
    • Planifiez les menus.
    • Achetez en vrac ou à la découpe.
    • Cuisinez, donnez ou congelez les restes.

    (1) Ademe, Éviter le gaspillage alimentaire, 2020
    (2) Ipsos, Noël 2020 : un budget de crise ?, 2020