Quand vous avez un animal de compagnie, vous avez la joie de changer la litière de Félix le chat et de Fricassé le hamster : sympa, n’est-ce pas ? Pour une démarche plus écoresponsable, il existe des litières, fabriquées à partir de matières naturelles et végétales (granulés de bois, soja, amidon de maïs…), qui sont biodégradables. Dites au revoir aux litières minérales (granulés en argile) ou en silice, polluantes et en plus mauvaises pour la santé de vos animaux (elles rejettent des particules fines…) (2). Et ces litières bio font le job : les pipis sont bien absorbés et les mauvaises odeurs chassées ! Le tout, pour des prix généralement similaires aux litières classiques.
2 Une alimentation bio craquante
Les Français consomment de plus en plus d’aliments bio. (3) Une tendance dont vous pouvez faire profiter vos animaux. Vous trouverez aussi de la viande bio en boîte, des sachets de légumes et même des friandises bio pour son hygiène dentaire. Et entre deux, on cuisine, en suivant les conseils de son véto, des croquettes avec des aliments bio. Ces petits plats bons pour sa santé le sont aussi pour la planète ! Et ça… on achète ! Et si en plus, on fait ses plats maison avec des produits achetés en vrac, on se passe des énormes sacs de croquettes et on limite les emballages.
3 L’affaire est dans le sac… à déjections
Pour être honnête : quand on balade son chien, ramasser ses crottes est une activité qui suscite peu l’euphorie. Mais comme on a une conscience (et surtout pas envie de prendre une prune), on prévoit les sacs à déjections… biodégradables, s’il-vous-plaît. Ça évite la pollution due au plastique mais on ne les laisse pas traîner dans la nature pour autant, hein !
4 Des jouets par milliers
Même les jouets de votre animal peuvent être eco-friendly. Votre chien adorera récupérer son frisbee écologique 100 % recyclable ou courir après sa balle en matériaux recyclés et non toxiques pour la mordre sans risque. Pour votre chat, un griffoir en carton recyclé, avouez-le, ça vous emballe plus que l’idée de le voir faire ses griffes sur votre canapé en cuir !
5 Des soins bio car il le vaut bien
Shampoing, lotion pour les oreilles, soin pour les yeux, spray antiparasitaire… Tous ces produits destinés au bien-être de votre chien existent aussi en version bio. C’est certes souvent deux fois plus cher, selon les marques, mais rien n’est trop bio quand il s’agit de vos compagnons.
L’info insolite
Ras-le-bol des poils de chiens qui traînent ? Et si vous leur donniez une seconde vie ? Il est possible de les confier à des associations ou à des entreprises qui les fileront, comme la laine de mouton. On obtient alors des écharpes et chaussons bien chauds !
6 Aquarium ou vivarium : jouez-la à l’économie
Si vous avez des poissons ou des reptiles, limitez vos dépenses énergétiques avec des astuces toutes simples. Par exemple, réduisez le temps d’éclairage et optez pour des ampoules LED, moins consommatrices en électricité. Pour un aquarium, privilégiez les filtres par injection d’air (aussi appelés « bulleurs »), aux filtres classiques, plus énergivores.
Prenez soin de votre fidèle compagnon !
Avec Macif Assurance Chien Chat, optez pour un contrat qui répond aux besoins de votre animal de compagnie et qui s’adapte à votre budget.
L’Essentiel de l’article
Acheter des produits naturels et bio.
Faire soi-même leurs petits plats.
Aquarium et vivarium : optez pour une lumière à économie d’énergie avec des ampoules LED.
1 Le numérique : d’abord une montagne de métaux et plastiques
Aux sources du numérique, il y a les terminaux, de plus en plus nombreux. Dans une famille française moyenne, le CSA estime ainsi qu’on trouve entre cinq et six écrans environ (4). Dans chacun de ces équipements, on retrouve des matériaux rares et des métaux lourds, mais aussi du plastique dont on sait que la consommation est à limiter. Multipliés par le nombre de foyers en Europe et dans le monde, on imagine la quantité affolante de matériaux et d’énergie nécessaires à la fabrication, au transport et à l’utilisation de tout cet arsenal high-tech. Et comme le taux de recyclage est plutôt médiocre, voire carrément faible (plus de 100 millions de smartphones dormiraient dans les tiroirs des Français (5), le volet hardware* du numérique est responsable d’une très lourde empreinte écologique.
Faites durer votre matériel ! Prenez-en soin, suivez les recommandations du fabricant concernant les mises à jour et faites réparer quand c’est possible. Si votre ordinateur est vraiment en fin de vie, proposez-le à une association comme Emmaüs ou à une ressourcerie qui pourront le valoriser.
Le saviez-vous ?
Près de 40 % de l’énergie consommée par le numérique est due à la fabrication des ordinateurs, smartphones et téléviseurs. (1)
2 Séries, chats, jeux et émissions (de CO2)
La généralisation des plateformes de streaming comme Netflix, Apple TV ou Amazon Prime Video a fait exploser la consommation de vidéos (séries, films, sports…) et de jeux en ligne. À elle seule, la vidéo représenterait 300 millions de tonnes de CO2 par an, soit 1 % des émissions globales (3). Regardées sur la TV et aussi sur smartphone via les réseaux sociaux (YouTube, Facebook, Instagram, etc.), toutes ces images sont, en effet, stockées dans d’énormes « fermes numériques », des centres de stockage hébergeant des milliers de serveurs devant être alimentés en énergie et refroidis en permanence. Certains sont mêmes construits sous l’eau pour être rafraîchis plus facilement ! (6) Côté jeux vidéo, même combat : une partie de jeu vidéo sur la plateforme de jeu en ligne Twitch est susceptible d’anéantir plusieurs heures de bonnes pratiques écolos à la maison…
Faites le ménage dans votre boîte mail et sur vos espaces de stockage en ligne. Réduisez la luminosité de vos écrans et éteignez vos appareils pour consommer moins d’énergie. Enfin, pensez à désactiver la lecture automatique des vidéos sur YouTube (et donc le flux de données, consommateur d’énergie). Idem sur vos réseaux sociaux comme Facebook et Instagram.
3 « Search » : quand le moteur s’emballe
Utiliser un moteur de recherche consomme de l’énergie. Et avec près de quatre milliards de recherches effectuées chaque jour dans le monde (7), l’impact environnemental est non négligeable ! Certains moteurs comme Ecosia ou Lilo soutiennent des causes solidaires ou écologiques. Mais avec 90 % de parts de marché détenus par Google (7), l’effet reste pour le moment limité…
Comment agir ?
Choisissez un moteur de recherche solidaire et mettez les sites que vous visitez souvent en favoris, plutôt que d’y accéder via une recherche ou de laisser les onglets ouverts. Et surtout, n’hésitez pas à vous déconnecter !
L’Essentiel de l’article
Smartphones, ordinateurs, tablettes ou TV sont friands en métaux et plastiques.
Le streaming vidéo représente 1 % des émissions de CO2 dans le monde. (3)
Saviez-vous que 80% du temps nous ne portons en moyenne que 20% de nos vêtements2 ?Augmenter ce ratio pour porter souvent et longtemps tous ses vêtements est la principale clé pour afin d’adopter une attitude responsable vis-à-vis de la mode. Ainsi, la première étape pour rendre son dressing plus responsable est de faire un grand tri ! L’idée est de garder seulement les vêtements que vous aimez et qui vous vont. Plusieurs solutions s’offrent à vous pour ne pas jeter ceux dont vous ne voulez plus : les revendre, les donner à des associations ou les recycler dans les conteneurs prévus à cet effet.
• Cibler votre style et les pièces qui vous mettent en valeur vous permettra de bien choisir vos vêtements et d’éviter ainsi les erreurs d’achats qui dormiront dans vos placards.
• Privilégiez des pièces intemporelles de qualité, des vêtements avec lesquels vous pouvez composer plusieurs tenues (demandez-vous si la pièce choisie va avec ce que vous avez déjà dans votre dressing) et que vous aurez plaisir à remettre en diverses occasions. Choisissez des basiques que vous pouvez accessoiriser pour varier les tenues.
• Listez vos besoins en vêtements et gardez toujours cette liste avec vous afin d’éviter les achats inutiles.
• Prenez le temps avant d’acheter : laisser passer quelques jours après voir eu un coup de cœur pour vous demander si vous en avez vraiment envie/besoin et si le vêtement peut facilement s’assortir à votre dressing.
• Enfin, pour des événements spéciaux tels un mariage et autres cérémonies, la location est une bonne solution pour éviter d’acheter des vêtements et accessoires que l’on ne remettra pas (ou très peu !).
Revendre ses vêtements permet de prolonger leur durée de vie, acheter de seconde main est également un mode consommation responsable car cela permet d’éviter la production de nouveaux vêtements.
Et puis c’est pratique et plus économique pour les enfants qui grandissent vite et dont les vêtements seront finalement très peu portés !
La seconde main étant de plus en plus populaire, il existe aujourd’hui de nombreuses plateformes de revente entre particuliers. Vous pouvez aussi aller faire un tour dans les boutiques associatives (type Emmaüs), les friperies, les ressourceries ; vous renseigner sur l’organisation de brocantes, vide-greniers et même vide-dressings. Une dernière option encore plus sympathique pour acheter des vêtements de seconde main est de faire du troc avec sa famille, ses amis, ou ses collègues.
Adopter la mode responsable c’est aussi choisir des matières écoresponsables. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, matière naturelle n’est pas forcément synonyme de matière écologique…
Le saviez-vous ? La fabrication d’un tee shirt en coton conventionnel nécessite en moyenne 2500 L d’eau3 et de nombreux engrais et pesticides.
Pour y voir plus clair, voici la liste des matières à privilégier :
• Les matières naturelles qui poussent sous nos latitudes et qui n’ont pas besoin de beaucoup d’eau, d’engrais et de pesticides : le lin (la France en est le premier producteur mondial !), le chanvre, l’ortie (promis ça ne pique pas !).
• Le jute a les mêmes propriétés écologiques (mais la plante pousse en Asie).
• Le coton bio : il est beaucoup moins gourmand en eau que le coton conventionnel et surtout exempt de produits chimiques.
• Le lyocell est une matière artificielle intéressante, car il est produit à partir de pulpe d’eucalyptus selon un procédé écologique.
• Enfin, les matières recyclées ou upcyclées*, même synthétiques, sont également des alternatives écoresponsables par la prolongation de la durée de vie des matières.
* Upcycling : transformer une matière considérée comme un déchet sous la forme d’un produit ayant plus de valeur, par exemple des chutes de tissus réutilisées pour créer des accessoires.
Pour aller encore plus loin vers une consommation responsable de la mode vous pouvez choisir des marques de mode éthique lorsque vous aurez besoin d’acheter des vêtements neufs. Ces marques ont décidé de produire mieux en respectant les hommes, l’environnement et/ou les animaux. La mode éthique est multiple et les engagements sont nombreux. Ils auront plus ou moins de sens selon vos convictions personnelles :
• Le commerce équitable ;
• Le made in France ;
• La fabrication écologique ;
• L’utilisation de matières écoresponsables ;
• L’utilisation de matières vegan ;
• La production en quantité limitée ;
• Le financement de projets solidaires
Labels pour marques engagées
Les marques sont de plus en plus nombreuses à s’engager, pour s’y retrouver il est nécessaire d’être attentif à leur communication et de bien regarder les étiquettes pour y repérer les informations sur les lieux de fabrication et les matières. Les labels sont une bonne aide pour identifier les marques de mode éthique, notamment :
• GOTS (Global Organic Textile Standard)
• Ecolabel Européen
• WFTO (World Fair Trade Organization)
• Fairtrade
• Fair Wear Foundation
• Oeko-Tex
6 Prolonger la durée de vie de ses vêtements
La fast fashion avec ses pièces de basse qualité nous a donné de mauvaises habitudes et fait croire que le vêtement est un bien jetable.
Pour une mode plus responsable, prolongez la durée de vie de vos vêtements :
• Prenez soin de vos vêtements en respectant les consignes de lavage et en les lavant le moins possible.
• Faites réparer ou apprenez à le faire vous-même (cela concerne aussi les chaussures et autres accessoires !).
• Customisez pour transformer les vêtements que vous ne souhaitez plus remettre en l’état ou qui sont abîmés (ce jeans effiloché ne pourrait-il pas avoir une seconde vie en short ?). Vous pouvez aussi teindre des vêtements dont la couleur est passée ou qui sont tachés (de préférence avec une teinture végétale).
Consommer la mode de façon responsable ce n’est donc pas si compliqué. Cela peut même vous faire gagner de la place dans vos placards et vous faire réaliser des économies ! Et surtout redonner du sens à vos achats.
La crise de 2008 semble bel et bien derrière les Français. Après plusieurs années de consommation en berne, le budget des Français pour les fêtes de fin d’année se stabilise : 592 euros par foyer en moyenne en 2019, en hausse de 2,8 % par rapport à 2018 (1). Ce budget englobe les cadeaux et le repas de fête. Ce dernier devrait être un vrai festin en 2019 avec un budget en hausse de plus de 13 % (1) ! Côté cadeaux en revanche, on se modère (un peu) avec 134 euros en moyenne par enfant contre 143 en 2018 (2). Le budget global pour les cadeaux atteint tout de même 331 euros, soit plus de 55 % de l’enveloppe totale prévue pour les fêtes (1).
2 Internet plutôt que les magasins
En 2019, un peu moins de 9 Français sur 10 ont fait les repérages pour leurs courses de Noël sur Internet (3), pour comparer les produits et les prix, et vérifier les disponibilités. Ils seront finalement 8 sur 10 à acheter une partie de leurs cadeaux en ligne (3), pour une dépense globale de 15,5 milliards d’euros ! En Europe, les Français sont les deuxièmes plus gros cyberacheteurs à Noël, derrière l’Espagne (1).
des ventes en ligne sur la période de Noël sont effectuées sur mobile (3).
3 Quels cadeaux, pour qui ?
En toute logique, les enfants sont les plus gâtés, et c’est normal puisqu’ils sont 63 % à prendre la peine d’écrire une lettre au Père Noël (2) ! C’est à l’âge de 3 ans que les petits sont les plus chéris avec plus de 11 cadeaux, contre 8 à 6 ans et 6 à 13 ans (2). Plus inattendu, les Français sont aussi très généreux avec leurs collègues (1 personne sur 5 leur fait un présent) et avec les personnes des services de proximité (éboueurs, facteurs, etc.) auxquelles ils offrent un cadeau de 32 euros en moyenne (4).
Qu’offre-t-on en priorité ? 6 fois sur 10, de l’argent tout simplement, mais aussi des vêtements, accessoires et bijoux pour un peu plus de la moitié des sondés (52 %), devant les jeux et jouets (41 %) et les cadeaux culturels (musique, cinéma, etc.) pour 41 % des personnes interrogées (5). Les cadeaux high-tech sont loin derrière (19 %), alors qu’ils arrivent en tête des souhaits pour 53 % des Français (5).
71 % des familles profitent des promotions du Black Friday (dernier vendredi de novembre) et du Cyber Monday (début décembre) pour faire leurs achats de Noël (3). Seuls 8 % s’y prennent au dernier moment (16-24 décembre), 3 % entre Noël et le Jour de l’An, et 1 % attendent même le 2 janvier pour profiter des soldes (6).
5 Et pour le repas ?
Côté menu, la moitié des Français donnent leur préférence aux produits nationaux et régionaux, avec une part importante accordée au local (42 %) et au bio (plus d’un quart des produits) (7). Plutôt traditionnels, ils seront majoritaires à déguster du foie gras, du saumon fumé ou des huîtres (6 sur 10), du vin ou du champagne (4 sur 10) et un bon dessert, tel qu’une bûche ou des pâtisseries (1 sur 2). Malgré tout, plus de 13 % d’entre eux décideront, pour des raisons économiques, de ne pas faire d’extra particulier pour le repas de Noël (8).
6 Un vrai sapin de Noël sinon rien !
Chaque année, 6,5 millions de sapins de Noël sont vendus en France, dont deux tiers de sapins naturels (9). Une bonne nouvelle puisque 6 millions des sapins vendus en France proviennent de forêts françaises en gestion durable (10).
7 Du vintage et de l’éthique dans la hotte
Par souci économique et écologique, plus d’un Français sur deux est prêt à offrir un cadeau d’occasion à Noël (4). Cette conscience environnementale et solidaire est désormais bien ancrée dans les mentalités, puisque 1 acheteur sur 2 à Noël envisage d’offrir un présent bio ou éthique à ses proches (4), et 7 sur 10 apprécient recevoir un cadeau solidaire (11). En 2018, près de 2 personnes sur 10 ont même offert des cadeaux faits maison à leurs proches (12).
Le saviez-vous ?
72 % des enfants sont prêts à accepter un cadeau d’occasion si celui-ci répond à leurs attentes. N’hésitez donc pas à vous tourner vers les plateformes collaboratives et les sites de vente d’occasion pour vos achats de Noël ! (13)
L’Essentiel de l’article
Le budget moyen des Français pour les fêtes est de 592 euros (1).
Les budget des Français est en hausse pour le repas, en baisse pour les cadeaux.
8 personnes sur 10 font leurs achats de Noël sur Internet, dont un tiers sur mobile (3).
Deux pièces, une trentaine de cartons, quelques meubles, un frigo et un lave-linge : en préparant son déménagement, Céline se dit qu’elle n’a peut-être pas besoin de louer une camionnette pour transporter tout ça vers son nouvel appartement, situé dans le même quartier. Elle en est convaincue : c’est un vélo qu’il lui faut !
Créée en 2012, l’association Carton Plein, soutenue par la Fondation d’entreprise du Groupe Macif, accompagne l’insertion sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi. Elle propose à Paris deux activités complémentaires : les déménagements opérés à vélos électriques et la collecte de cartons vides auprès des commerçants et des particuliers, pour être revendus ou réutilisés.
1 Vélos costauds pour déménagement écolo
« J’ai décidé de faire mon déménagement à vélo par souci écologique. J’avais vu un reportage sur le sujet et j’avais trouvé ça super intéressant. Et comme c’était le déménagement d’un deux-pièces au sein du même quartier de Paris, ça m’a semblé tout à fait envisageable ! »
Informée quelques semaines auparavant de l’existence des déménageurs écolos de Carton Plein, elle prend contact avec cette association d’insertion professionnelle spécialiste du déménagement à vélo.
« Ils m’ont rassurée en me disant que l’électroménager et les meubles ne posaient aucun problème car les vélos sont conçus pour transporter d’assez grosses pièces. Ça ne leur fait pas du tout peur ! Dans mon cas, ils viendront à trois vélos, qui feront chacun deux trajets entre les appartements. »
Le secret de ces déménageurs en deux-roues ? Une assistance électrique bien sûr, mais aussi des remorques XXL capables de transporter jusqu’à 400 kg ! Avec ça et un bon coup de pédale, même le frigo américain quatre portes peut changer d’appart’ !
des Français font appel à des professionnels pour déménager. (1)
2 Solidarité et petit budget
Et concrètement, comment ça marche ? En fait, c’est ultrasimple et très comparable à un déménagement classique, le CO2 en moins.
« Le devis est fait en fonction de la distance et du volume à déménager. Ensuite, c’est simple ! Je fais mes cartons moi-même, et ce sont les déménageurs, pour la plupart des personnes en réinsertion, qui les portent et les transportent à vélo. Je trouve que cet aspect social de Carton Plein est aussi important que ma démarche écolo. Et financièrement, c’est moins cher qu’un déménageur traditionnel. »
Ravie de l’expérience, Céline recommande vivement cette solution.
« Au final, tout s’est très bien passé ! C’est probablement un peu plus long qu’un déménagement traditionnel parce qu’il a fallu faire deux trajets, mais tout s’est bien déroulé. Je le recommande complètement, à condition que ce soit un déménagement pas trop volumineux, et pas trop loin. Dans mon cas, c’était parfait ! »
La prochaine fois que vous déménagerez à proximité, pensez vélo !
Que se passe-t-il lorsque les voyageurs deviennent majoritaires ? Et quels sont les leviers pour réduire les effets négatifs du tourisme de masse à notre échelle ? Décryptage avec la blogueuse @Hors du Temps et le Youtubeur @Alex Vizeo.
Le tourisme de masse, générateur de nuisances sociales et environnementales
Quand le voyage devient un bien de consommation
Voyager, c’est principalement découvrir une nouvelle culture, de nouveaux paysages. Avec le tourisme de masse, le voyageur peut devenir majoritaire sur le lieu de villégiature. La culture recherchée s’efface au profil d’une uniformisation des styles de vie. Le touriste doit se contenter de consommer, toujours plus vite, toujours plus, perdant le sentiment d’évasion qui est l’essence du voyage.
Une accélération de la pollution sur les lieux du surtourisme
L’environnement est fortement impacté par le tourisme de masse. Les exemples sont nombreux : autocar de tourisme et paquebots de croisière rejetant des particules fines, eaux usées non traitées, déchets non recyclés laissés dans la nature mais également pollution visuelle et sonore …
Les infrastructures (routes, gestion des déchets, eau) adaptées pour la population locale se retrouvent surpassées par l’afflux de touristes. Cette problématique est particulièrement criante pour les destinations qui subissent de fortes différences de fréquentation selon les saisons comme autour de la Méditerranée où la population double en juillet et août.
L’île de Santorin, dans les Cyclades, suffoque chaque été de la déferlante de touristes déversées par les paquebots de croisières (plus de 10 000 personnes par jour !).
Dans les zones du monde en développement et/ou enclavées, ce problème devient catastrophique lorsqu’il n’existe pas d’aménagements pour préserver l’environnement tels que le recyclages des déchets, le traitement des eaux usées, etc. Et ce même dans les lieux qui ne semblent pas attirer le tourisme de masse au premier abord. C’est le triste exemple des 11 tonnes de déchets laissés sur l’Everest en 20191.
Un sentiment d’abandon des populations locales
Le tourisme de masse génère une tension sur les logements. Cela se traduit principalement par une hausse des prix de l’immobilier. Devant la rentabilité des logements touristiques, certains propriétaires préfèrent transformer leurs locations longues durées en meublés de tourisme. Par exemple, la population d’un des quartiers les plus touristiques de Barcelone, le barrio Gotico, a perdu près de 40% de ses habitants entre 2006 et 20152. Les locaux se voient relégués en périphéries des quartiers historiques.
Triste cercle vicieux : les quartiers historiques, en perdant leurs habitants, perdent leur âme. Celle qui donnait justement leur attrait touristique…
Voyager en agissant contre le surtourisme, c’est possible
La régulation du nombre de visiteurs est l’une des réponses adoptées par certains sites touristiques abîmés par le tourisme de masse. La plage de Maya Bay en Thaïlande, rendue célèbre par le film « La Plage » a été interdite d’accès pour que les fonds marins se régénèrent. D’autres sites touristiques, comme le Machu Picchu, ont fait le choix de limiter le nombre de visiteurs par jour afin de préserver les lieux2.
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C’est le nombre limite d’alpinistes autorisés chaque jour à faire l’ascension du Mont Blanc depuis l’été 2020.
Voyager aura toujours un impact sur la destination. Néanmoins, des actions peuvent être engagées par tous les voyageurs pour continuer à découvrir le monde tout en préservant les hauts lieux touristiques mondiaux !
Voyager hors saison
Le voyage hors saison est une option idéale pour découvrir des lieux prisés par le tourisme de masse. En plus de découvrir les lieux dans un cadre plus serein, le tourisme hors-saison permet aux zones touristiques de vivre tout au long de l’année, sans pic de charge. Cela a un effet bénéfiques sur les ressources naturelles, comme l’eau et également sur la gestion des eaux usées ou les déchets ! Mais également pour la population locale, dont l’économie n’est pas au ralenti 10 mois sur 12.
En Thaïlande, par exemple, le mois de Novembre séduit par ses températures agréables et son calme. Un vrai régal par rapport à la période des fêtes de fin d’années où le tourisme mondial est au plus haut ! Quant à Venise, oublions l’été et ses hordes de touristes, ainsi que les fêtes et différents festivals. Il n’y a rien de mieux que de se perdre hors saison dans le labyrinthe des canaux pour apprécier la Sérénissime.
N’oublions pas : toutes les saisons sont magnifiques !
Consommer local, éthique et bio
Pour s’évader, rien de mieux qu’un voyage culinaire ! En voyage, on peut prendre le temps de goûter à la gastronomie locale. Non seulement, c’est plus écologique car la nourriture n’est pas importée du bout du monde, mais c’est une façon de préserver la culture locale. Les chaînes de restauration rapide internationales ont tendance à uniformiser les lieux touristiques, en plus de générer de nombreux déchets non recyclables.
Astuce en plus
Grâce aux guides de voyage et à Internet, trouver un restaurant local et savoureux est très simple. Il s’agit de s’éloigner de quelques centaines de mètre des sites sur-touristiques, pour découvrir un bon restaurant local. Une soupape de décompression appréciée face au tourisme de masse !
Par extension, on peut appliquer ce même principe aux souvenirs de voyage en privilégiant l’artisanat local aux souvenirs made in China. Sauf si on est en Chine, cela va de soi !
Surveiller sa consommation d’eau
Conseil valable en particulier dans les pays en « stress hydrique » et dans les pays en développement. En vacances, il est nécessaire de conserver ses bonnes habitudes en termes de consommation d’eau. Les douches rapides sont à privilégier aux grands bains, et couper l’eau pendant qu’on se brosse les dents est nécessaire. L’usage de cosmétiques biologiques est un bon moyen de réduire la pollution des eaux, en particulier dans les zones où les eaux usées sont rejetées dans le milieu naturel (rivières, océans) sans traitement3. Lors des baignades en mer, lac ou rivière, une lotion solaire respectueuse des fonds marins est une excellente option pour préserver l’environnement !
En ce sens, le gouvernement philippin avait pris des mesures radicales pour préserver l’île de Bocabay en fermant l’île aux touristes pour une durée de six mois et en détruisant certains hôtels proches de la côte dont les eaux usées étaient directement déversées dans la mer4.
Respecter le lieu visité
Respecter le lieu visité semble être une évidence. Pourtant, il n’est pas rare d’observer dans des zones touristiques, des voyageurs s’égarant du droit chemin …
En voyage et en vacances, on continue de respecter son environnement. Dans les parcs naturels, on marche sur les sentiers balisés, on ne cueille pas de fleurs et on ne nourrit pas les animaux sauvages.
Pour réduire ses déchets, très importants en zone touristique, l’utilisation de cosmétiques solides (savons, shampoings, dentifrice) est une excellente idée. Sans oublier le nécessaire de pique-nique zéro-déchet : couverts réutilisables et gourde.
Pour ne pas contribuer à la crise du logement dans les zones tendues, il est indispensable de penser à son hébergement, et ses conséquences. Plusieurs façons de se loger de façon éthiques sont possibles, suivant les budgets, les lieux et le type de voyages. Les petits hôtels indépendants et historiques créent de l’emploi, tout en reversant une taxe de séjour à la collectivité, valorisant ainsi le lieu visité. Les logements chez et avec l’habitant (guesthouse/chambres d’hôtes, couchsurfing) sont un excellent moyen de s’immerger dans la culture, en partageant avec son hôte, qui est souvent ravi de nous communiquer ses meilleures adresses et anecdotes !
En baisse constante depuis les années 1980, le nombre d’exploitations agricoles en France reflète la crise profonde qui traverse le secteur. (3) Travail difficile, peu rémunérateur, isolement des agriculteurs… Les candidats au titre de chef(fe) d’exploitation ne se bousculent pas à la porte. À contre-courant de ce tableau morose, il existe pourtant une filière dont la croissance à deux chiffres (1) attire les vocations : l’agriculture biologique, soit une agriculture ne faisant pas usage de pesticides ni d’engrais chimiques. Il faut dire que le bio ne manque pas d’arguments, avec des surfaces plus petites et une rentabilité supérieure aux fermes conventionnelles, en particulier dans les domaines du maraîchage, de la viticulture et de la production de lait de vache. (2)
1 Se lancer dans l’agriculture bio, comment faire ?
Vous aimez la nature et le grand air, et gérer votre propre entreprise ne vous fait pas peur ? Vous avez toutes les qualités requises pour devenir agriculteur bio ! Seul(e), avec des associés, avec ou sans salariés, vous devrez d’abord définir votre projet, choisir un statut juridique (SCEA, GAEC, EARL, etc.) pour votre exploitation et, bien sûr, vous former.
Une fois affilié(e) au régime MSA (Mutualité sociale agricole, la sécurité sociale des agriculteurs), et les certifications bios obtenues, vous intégrerez alors la grande famille des agriculteurs biologiques français qui compte près de 156 000 personnes salariées et chefs d’exploitation (4). Maraîchage, viticulture, élevage, horticulture… Vos productions répondront au cahier des charges exigeant de la filière bio qui interdit les pesticides et engrais chimiques de synthèse, bannit les OGM et veille au respect de la santé et du bien-être animal.
2 Les formations continues en agriculture biologique
Vous avez 30 ou 40 ans et envisagez une reconversion dans l’agriculture bio ? Plusieurs parcours de formation s’offrent à vous, à commencer par la plupart de celles disponibles en formation initiale comme le BEPA (Brevet d’études professionnelles agricoles), le bac technologique STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), le BTSA (Brevet de technicien supérieur agricole) ou encore les diplômes d’ingénieur agricole ou d’agronome (ENSAIA Nancy, AgroParisTech, ENSAT Toulouse, etc.). Mais pour devenir votre propre patron, vous devrez passer le BPREA (Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole) qui, lui, n’est accessible qu’en formation continue et permet de se former spécifiquement à la mise en place et à la gestion d’une exploitation. Il est nécessaire pour s’installer en tant qu’agriculteur.
Si vous êtes déjà agriculteur et que vous souhaitez passer au bio, un parcours spécifique d’environ deux à trois ans est nécessaire, à la fois pour vous former et pour transformer votre exploitation. Les Chambres d’agriculture proposent un accompagnement spécifique sur toute la durée du processus, depuis les débuts du projet jusqu’à la demande d’aides spécifiques à l’agriculture bio.
1 agricultrice bio sur 3
l’est devenue suite à une reconversion professionnelle. (5)
3 Le CPF pour financer sa formation agricole
Quel que soit votre niveau de formation, vous pouvez dans certains cas bénéficier d’aides pour financer votre cursus, en particulier si vous êtes en reconversion. Le Compte personnel de formation (CPF) et le Droit individuel à la formation (DIF) sont des comptes qui permettent de financer la formation continue des adultes.
Bon à savoir
D’autres financements peuvent exister en fonction des situations. Renseignez-vous auprès du CIO, de la Chambre d’agriculture et des établissements visés.
4 Obtenir les labels bios
Condition sine qua non pour prétendre à l’appellation bio : obtenir les certifications en bonne et due forme. Délivrées par des organismes indépendants agréés et spécialisés, elles attestent que les modes de production répondent au cahier des charges de l’agriculture biologique, en particulier :
l’absence d’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques de synthèse (issus de la chimie industrielle) ;
l’exclusion des semences et organismes OGM ;
le respect du bien-être et de la santé animale.
Quelles sont les principales certifications bios ?
Le label AB (agriculture biologique) : c’est un label français qui atteste qu’un produit est 100 % bio ou transformé à base d’au minimum 95 % d’ingrédients produits en bio.
Le label bio européen ou « Eurofeuille » : il certifie que les produits étiquetés sont composée au moins à 95 % de produits agricoles biologiques.
Comment obtenir les certifications bios ?
Étape 1 : signaler l’activité de l’exploitation auprès de l’Agence bio, organisme public en charge du développement et de la promotion de l’agriculture biologique en France.
Étape 2 : choisir un organisme certificateur agréé. Le choix peut notamment être basé sur le prix, car la certification est payante. Il peut donc être intéressant de demander un devis auprès de plusieurs organismes pour comparer. Une fois le choix arrêté, vous pouvez signer le contrat. Les prix varient en fonction du type de production et sont généralement compris entre 300 et 800 euros.
Étape 3 : l’exploitation est visitée par le contrôleur qui procède à toutes les vérifications nécessaires. Si tout est bon, la certification est délivrée et l’agriculteur peut utiliser le label AB et/ou Eurofeuille sur ses produits.
Étape 4 : des contrôles réguliers sont effectués par la suite pour attester que le cahier des charges bio est respecté sur la durée.
Combien de temps faut-il pour décrocher ces labels ?
Tout dépend si on se lance directement en bio ou s’il s’agit d’une conversion. Dans le premier cas, la certification n’est pratiquement qu’une formalité. Mais en cas de conversion, le délai minimal réglementaire est de deux à trois ans, le temps que les sols se purgent des anciens pesticides chimiques.
41 600
exploitations bios sont recensées en France en 2019. (4)
5 Les aides financières pour l’agriculture bio
Les chefs d’exploitation peuvent bénéficier de plusieurs types d’aides pour leur installation en bio ou leur reconversion. Les deux plus courantes sont la SAB M (Soutien à l’agriculture biologique en maintien) et la SAB C (Soutien à l’agriculture biologique en conversion). Ces aides sont soumises entre autres à l’obtention des certifications biologiques. Vous pouvez consulter les critères d’attribution et les montants sur le site du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Pour faire une demande, il suffit de remplir le formulaire correspondant sur le site de l’Agence bio.
6 L’agriculture raisonnée : un métier plus accessible que le bio ?
L’agriculture raisonnée est un mode de production qui met l’accent sur la protection de l’environnement et le bien-être animal. Moins contraignante que le bio, l’agriculture raisonnée recherche le bon équilibre entre productivité et durabilité. Promue par le FARRE (Forum des agriculteurs responsables et respectueux de l’environnement) jusqu’en septembre 2018, elle ne fait l’objet d’aucun label officiel en tant que telle. Il existe en revanche une Certification environnementale d’État, spécifique aux exploitations agricoles. Elle est répartie en plusieurs niveaux, dont le plus élevé (Haute Valeur Environnementale) valide des bonnes pratiques relatives à la biodiversité, à l’utilisation des engrais et pesticides et à l’irrigation. La certification HVE est souvent considérée comme une première étape vers la certification bio.
Le nombre d’exploitations bios en France était en augmentation de 13 % en 2018. (1)
Il existe deux façons de devenir agriculteur biologique : soit en suivant une formation initiale ou continue pour s’installer directement, soit en convertissant son exploitation d’agriculture conventionnelle au bio.
Les certifications biologiques sont délivrées par des organismes agréés par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité).
1 Rien de neuf pendant 1 an, d’où vous est venue l’idée ?
Ludivine. « On a entendu parler à la radio de ce défi lancé par l’association Zero Waste France. On a décidé de se lancer parce que nous cherchions à avoir un mode de vie plus cohérent avec nos préoccupations écologistes. »
2 Peut-on vraiment vivre sans rien acheter de neuf ?
Jérémy.« Évidemment, ce défi ne s’applique pas à tout ce qui est alimentaire ou aux produits d’hygiène et d’entretien. Nous avons concentré nos efforts sur les vêtements, le mobilier et les équipements électroniques ou électroménagers. »
Jérémy.« On a surtout appris à réparer les objets plutôt que les jeter. C’était nouveau pour nous ! On a, par exemple, prolongé la durée de vie d’un smartphone en l’apportant dans un « repair café » près de chez nous, à Niort (79). »
Ludivine.« Le secret, c’est d’utiliser tous les moyens disponibles : les boutiques solidaires, Emmaüs, les recycleries et ressourceries, les applis de vente en ligne, le prêt d’objets par des amis… Nous-mêmes, nous donnons beaucoup pour alimenter ces circuits alternatifs. »
Jérémy.« Anticiper nos besoins. Je pense notamment aux changements de saison pour les vêtements, en particulier pour notre fils de 3 ans. Exit les collections printemps-été, automne-hiver, il faut penser à plus long terme, par exemple ne pas hésiter à acheter des pièces pour l’année suivante si l’on tombe sur de bonnes occasions. »
5 Vraiment aucun craquage pendant 1 an ?
Ludivine.« Presque pas ! Une fois pendant des vacances, à cause d’une météo pourrie. Il a fallu s’équiper en vêtements chauds en urgence, donc neufs. La deuxième fois, c’est quand on a adopté un chat qui est arrivé plus tôt que prévu, on a dû acheter la litière… Depuis, nous faisons sa litière maison avec de la sciure de bois. »
Ludivine.« Nous n’avons pas vraiment fait le calcul mais les plus grosses économies ont probablement été sur les vêtements. Nous avons surtout cherché à dépenser mieux : acheter de la meilleure qualité et plus écoresponsable. »
Jérémy.« Notre but n’était pas de consommer moins, mais de consommer mieux. Et en fait, on se rend compte que quand on n’achète rien de neuf, on achète souvent moins. Une fois sur deux, on trouve une solution sans rien payer du tout ! »
7 Rien acheter, est-ce être en marge de la société ?
Jérémy.« Non, au contraire ! Notre entourage a bien accueilli la démarche, les gens étaient curieux. C’était intéressant de pouvoir discuter de cette démarche entre amis, en famille, sur les réseaux sociaux… On a même eu une petite couverture dans la presse locale. »
Ludivine.« Au bout d’un an d’expérience, on s’est rendu compte que l’achat neuf n’est pas forcément mauvais en soi. Aujourd’hui, on a recommencé à acheter du neuf, mais beaucoup moins et mieux. Par exemple, on a cherché longtemps des Thermos d’occasion en inox, sans en trouver. Plutôt que d’acheter des gourdes en plastique, même d’occasion, on a préféré acheter neuf, mais de bonne qualité et recyclable ! Le message qu’on veut faire passer, c’est qu’on peut réduire considérablement son empreinte carbone en jouant ne serait-ce que sur ses achats de vêtements et sur l’électronique, deux industries extrêmement polluantes. De petites actions qui font pourtant une grosse différence ! »
Un produit de saison est un « aliment que l’on consomme quand il arrive naturellement à maturité dans sa zone de production »1. Un fruit ou légume dit « de saison » respecte donc le cycle naturel de sa croissance sans que celui-ci soit accéléré par l’homme. Manger de saison, c’est donc manger des aliments produits dans leur environnement naturel, mais aussi selon leur cycle naturel. Exemple : Les tomates en été, en pleine terre et en plein soleil, car nos petites tomates adorent ça !
Pourquoi recommande-t-on de manger davantage de saison ?
Manger des fruits et légumes de saison au quotidien a plusieurs avantages :
1. C’est meilleur pour la santé : les aliments de saison sont cultivés dans leurs conditions optimales, ce qui les rend plus riches en nutriments, et donc plus nutritifs.
2. Les fruits et légumes de saison répondent à nos besoins : Vous constaterez, par exemple, que les fruits et légumes d’hiver sont souvent sources de glucides qui apportent de l’énergie pour nous réchauffer (pommes de terre, patates douces …). Quant aux fruits d’hiver, ils sont généralement plus riches en vitamine C pour stimuler nos défenses immunitaires très sollicitées à cette période (kiwi, oranges…). À l’inverse, les fruits et légumes d’été sont naturellement riches en eau, pour pallier le risque de déshydratation lié à la hausse de la température (melon, pastèque, tomates, courgettes…). La nature est bien faite !
3. C’est bon pour la planète ! Consommer des fruits et légumes de saison permet de privilégier les productions locales, de réduire les temps de transports et donc la pollution et les émissions de gaz à effet de serre.
4. Manger de saison, ça a plus de goût ! Les fruits et légumes de saison sont plus savoureux que les autres, car ils sont cueillis à maturité. Par exemple : les fruits et légumes d’été (comme la tomate) ont besoin de suffisamment de soleil pour mûrir. Les cultiver en hiver avec un taux d’ensoleillement moindre et des températures moins chaudes les rend moins savoureux et moins nutritifs.
5. C’est moins cher ! En effet, les fruits et légumes de saison sont plus faciles à produire lorsqu’ils ne nécessitent pas d’interventions humaines artificielles, et ont ainsi tendance à être moins chers.
Maintenant que vous avez compris l’importance de manger de saison pour notre santé et pour la planète, une question se pose : comment manger de saison ? Comment s’y prendre quand on est débutant ? Voici quelques astuces simples à mettre en place.
#1 Se procurer un calendrier des fruits et légumes de saison
LA Règle de base pour apprendre à manger de saison, c’est… connaître les saisons des différents aliments. Bien évidemment ! Un grand nombre de sites internet proposent des listes ou des calendriers téléchargeables des fruits et légumes de saison. Procurez-vous-en un, imprimez-le et emportez-le avec vous lors de vos courses. – ou encore mieux téléchargez-le sur votre téléphone pour ne pas utiliser de papier !
#2 Privilégier au maximum les aliments présents sur la liste des fruits et légumes de saison
Une fois en magasin, faites vos choix selon la liste des fruits et légumes de saison du mois en cours. Privilégiez autant que possible les aliments qui y figurent. Pas de panique, au début il est normal d’être perdu sans son calendrier de poche, mais au fil du temps, vous apprendrez à connaître les saisons des différents aliments.
#3 Méfiez-vous des aliments exotiques
Les fruits et légumes exotiques (tels que la banane, la mangue, l’avocat…) sont aujourd’hui disponibles sur tous les étalages, à tel point que leur présence s’est banalisée. Pourtant ils ne sont pas de saison « chez nous » : ces aliments viennent de loin et ont un impact environnemental important. Limitez leur consommation en les gardant pour une consommation occasionnelle : une fois de temps en temps, pour le plaisir !
#4 Et si j’ai une envie d’aliment hors-saison ?
Que faire si j’ai envie d’un produit hors saison ? Faut-il les bannir à tout prix ? Plutôt que d’encourager l’achat de fruits et légumes FRAIS qui ne sont pas de saison, deux alternatives existent : les conserves et les surgelés. En effet, la conservation en bocaux ou en conserves sont deux moyens permettant de profiter des aliments en dehors des saisons et ayant un impact environnemental limité.
a. j’opte pour les fruits et légumes en conserves
Les conserves sont un excellent moyen pour utiliser les excédents d’aliments de saison afin de les consommer hors saison. C’est d’ailleurs ce que faisaient nos grands-parents pour diversifier leur alimentation en hiver, où le nombre d’aliments de saison était réduit. Vous pouvez choisir de faire vos propres conserves ou bien d’acheter ceux en magasins, à condition de bien vérifier les teneurs en sel (parfois très élevées dans les conserves industrielles).
b. j’opte pour les fruits et légumes surgelés
La congélation est une autre très bonne alternative lorsqu’on a envie de consommer un aliment hors saison. Lorsque les aliments sont congelés juste après la cueillette, les vitamines et minéraux sont parfaitement préservés. Un conseil néanmoins : privilégiez les fruits et légumes surgelés natures (et non ceux « déjà cuisinés » qui sont souvent riches en matières grasses de par l’ajout de sauces).
#5 Faire ses courses auprès des producteurs locaux
« Manger local » va logiquement de pair avec « manger de saison ». En effet, en mangeant “local”, on a plus de chances de manger de saison. On évite de faire venir des bananes ou des noix de coco du bout du monde et on se tourne davantage vers nos fruits et légumes à nous, ce qui est doublement bénéfique pour nous et pour l’environnement. Pour manger local, plusieurs choix s’offrent à nous :
a. acheter ses fruits et légumes directement auprès des producteurs locaux
● Au marché
Faire ses courses au marché est ce qu’il y a de plus évident lorsqu’on souhaite manger de saison. En effet, en France les marchés locaux sont de véritables institutions, avec plus de 10 000 référencés sur notre territoire ! Attention tout de même, la qualité des fruits et légumes peut être très variable d’un commerçant à l’autre. Renseignez-vous bien sur la provenance des aliments. Pour trouver le marché le plus proche de chez vous, consultez l’annuaire des marchés de France ici.
● Dans les AMAP
Connaissez-vous les AMAP ? Une AMAP signifie “Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne”. Le principe est simple : il permet de recevoir un panier de fruits et légumes (et/ou de viande, oeufs, fromage, pain) toutes les semaines directement chez soi ou dans un point relais. Le producteur s’engage à livrer des produits frais et de qualité (et la plupart du temps bio) à un prix fixé de manière équitable. Le consommateur s’engage, lui, à prendre les paniers sur une période donnée. Cliquez ici pour découvrir l’AMAP le plus proche de chez vous.
Autre façon de consommer local : les fermes cueillettes. Le concept ? Aller cueillir soi-même les fruits et les légumes que l’on désire acheter ! Que ce soit en famille, entre amis ou en amoureux, les fermes cueillettes nous donnent la possibilité de passer un bon moment, de découvrir comment poussent nos fruits et légumes préférés… et de faire remplir le « frigo » pour la semaine !
● Les paniers garnis
Il existe de nombreuses autres initiatives favorisant la mise en relation des consommateurs avec les producteurs. Citons notamment une des plus connues : les paniers garnis. Le principe : récupérer un panier de produits locaux et de saison (fruits, légumes, produits laitiers, oeufs…) créés par une organisation de producteurs. De quoi tester de nouvelles recettes ! Le concept est le même que celui des AMAP, à la différence que ces groupes possèdent un but lucratif, tandis que les AMAP sont des associations de loi 1901 gérées par des bénévoles. Autre différence : l’engagement des AMAP est plus important, avec un engagement associatif demandé aux membres ou encore l’avancement du prix des paniers en début d’année.
Il est également tout à fait possible de manger local en s’approvisionnant au supermarché, il suffit de scruter attentivement la provenance des aliments. Heureusement, c’est une mention obligatoire en magasin !
Et vous, quelles sont vos astuces pour manger davantage de saison ?
Et vous, quelles sont vos astuces pour manger davantage de saison ? Défi lancé à la blogueuse Les Tribulations d’Anaïs qui vous emmène faire le marché et vous propose de délicieuses recettes !
(1) « Produit de saison : définition », www.etiktable.fr
(2) « Les bienfaits de l’alimentation de saison », www.docteurbonnebouffe.com
L’activité humaine menace l’environnement, à commencer par l’océan qui recouvre 71 % de la surface de la planète. (1)
François Gabart, skipper du trimaran MACIF et ambassadeur – pour le Groupe – de l’exposition « Océan, une plongée insolite », est témoin de la fragilité des écosystèmes marins : « C’est en général quand on est sensibilisé à la vie qu’il y a partout sur Terre, qu’on se rend compte qu’il faut faire quelque chose pour la préserver », plaide-t-il. Au programme donc, émerveiller mais aussi informer, pour sensibiliser. Mais quelles sont donc ces menaces qui pèsent sur les océans et leurs habitants ?
1 Le plastique, poison des poissons
Chaque année, entre 8 et 12 millions de tonnes de plastiques sont rejetées dans l’océan ! (2) De véritables « continents » de plastiques se sont même constitués. Ces éponges à polluants dégagent une odeur alléchante pour les poissons et les mammifères marins et les incitent à manger les débris… (3) De nombreux cas de baleines et de tortues étouffées par des sacs plastique ont provoqué l’émoi. Les oiseaux et autres espèces marines sont aussi victimes des « larmes de sirènes », ces particules de plastiques qui leur obstruent les voies respiratoires et leur donnent un faux sentiment de satiété. Sans oublier que l’ingestion des plastiques par les espèces marines a un impact sur toute la chaîne alimentaire.
des animaux marins ont disparu entre 1970 et 2012. (4)
2 L’exploitation minière, fossoyeuse des fonds marins
Les fonds des océans sont extrêmement convoités pour leurs minerais qui servent notamment à produire smartphones, ordinateurs ou encore batteries pour véhicules électriques. Résultat : l’exploitation minière bat son plein et ravage les fonds marins.
L’ignorance est un frein pour toute révolution de comportement dans la lutte que l’on doit avoir pour la préservation de l’environnement.
François Gabart
3 La surpêche, un fléau pour un sushi
Avec plus de 90 millions de tonnes de poissons pêchés chaque année (5), certaines espèces sont surconsommées. Pour éviter la disparition de certaines d’entre elles, respectez les saisons, consommez local, préservez les espèces menacées et privilégiez les produits labellisés !
La Macif s’engage en faveur de la protection des océans !
Rendez-vous au Muséum national d’histoire naturelle jusqu’au 5 janvier 2020 pour découvrir l’exposition « Océan, une plongée insolite », dont la Macif est le mécène exclusif.
L’Essentiel de l’article
L’océan recouvre 71 % de la surface de la planète. (1)
L’ingestion des plastiques par les espèces marines impacte aussi les humains.