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  • Week-end à vélo : écolo, simple et pas cher !

    Week-end à vélo : écolo, simple et pas cher !

    Au retour des beaux jours, l’envie d’aller découvrir de nouveaux paysages et de profiter du grand air se fait ressentir, en particulier cette année ! Vous cherchez une façon de partir différemment cet été ? Avec la multiplication des itinéraires cyclables aménagés, il est maintenant possible de parcourir de grandes distances à vélo. Mais pas toujours facile d’organiser une excursion, sans rien oublier. Michaël, 27 ans, et Gaëtan, 25 ans, deux adeptes du tourisme à vélo, nous livrent leurs conseils et astuces pour partir l’esprit tranquille !

    1 Choisir un parcours adapté à ses capacités

    Michaël. « Pour débuter, je conseille la ViaRhôna (1) : un itinéraire de cyclotourisme qui part de la Suisse pour rejoindre Saintes-Maries-de-la-Mer, avec de nombreuses étapes possibles. Bien balisé et facile, cet itinéraire est très plaisant. On trouve tous les renseignements utiles sur les sites de tourisme et les blogs de randonneurs. Une fois en route, il suffit de suivre les nombreux panneaux pour ne pas se perdre. »

    Gaëtan. « L’itinéraire dépend de son niveau et de ses envies. Pour débuter ou passer un week-end en famille, les voies vertes comme la « Passa Païs » du Haut-Languedoc (2) sont parfaites, bien balisées et généralement très faciles à pratiquer, avec de nombreux gîtes et campings sur le parcours. Sinon, il faut choisir les petites routes, plutôt que les grands axes, car on y croise moins d’automobilistes et elles sont beaucoup plus jolies en pleine nature ! »

    Chiffre-clé

    15 120 km d’itinéraires aménagés, c’est-à-dire des voies exclusivement réservées aux cyclistes, sont disponibles en France. (5) 

    En 2030, l’objectif est d’atteindre 22 780 km, notamment grâce à l’ouverture de nouvelles pistes cyclables pour faciliter les déplacements face à la crise du coronavirus.

    À savoir

    La difficulté des itinéraires touristiques vélo est signalée par une couleur sur les panneaux qui balisent le parcours : vert (très facile), bleu (facile), rouge (difficile), noir (très difficile). (3)

    2 Équiper son vélo comme il faut

    Michaël. « J’ai fait la ViaRhôna avec mon VTT (vélo tout-terrain) de tous les jours. C’est lourd mais c’est pratique car les pneus ne crèvent pas dès qu’on passe hors des pistes bitumées. On roule moins vite qu’avec un VTC (vélo tout chemin), plus léger, mais on a plus de liberté. J’ai opté pour des sacoches, mais on peut aussi faire installer un porte-bagages pour porter la tente, par exemple. »

    Gaëtan. « Je conseille des vélos type VTT ou VTC. Si le vélo n’est pas adapté, on peut en louer un déjà tout équipé et si l’on craint de manquer de force dans les jambes, le vélo électrique sera notre meilleur allié. Avant de partir, le mieux est également de faire une révision totale de son vélo pour vérifier freins, chaîne, pneus, suspensions… et rouler en toute sécurité ! Lors de la révision de mon deux-roues, j’ai dû poser des pneus neufs mais cela reste un petit investissement très utile. »

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    La Macif propose une assurance vélo grâce à l’option « bicyclette(s) » de son contrat d’assurance habitation. Roulez l’esprit tranquille !

    Le saviez-vous ?

    Depuis 2017, en France, le port du casque est obligatoire (4) à vélo pour les enfants de moins de 12 ans, qu’ils soient au guidon ou passagers, sous peine d’amende. Il n’est pas obligatoire pour les usagers plus âgés, mais son port est hautement recommandé.

    3 Avoir la main légère sur le matériel

    Michaël. « Je n’emmène que des vêtements légers pour rouler. Pour les petites réparations : 2 chambres à air, une pompe et 2 ou 3 clés anglaises adaptées à mon vélo. Pas besoin de se surcharger, car en cas de problèmes, on peut trouver de quoi réparer ou se ravitailler sur la route. J’avais donc 5 kg de matériel réparti dans deux sacoches. Ce qui pèse le plus lourd, c’est la tente ! »

    Gaëtan. « Il faut que tout tienne sur le vélo : je conseille d’éviter les remorques à tracter, très pratiques pour les déménagements à vélo, mais trop lourdes à transporter sur de longues distances tout un week-end ! Le principe est de se délester des poids inutiles qui pourraient rendre votre parcours plus difficile, surtout s’il est escarpé. Quant à la nourriture, il faut emporter des aliments nutritifs, mais peu encombrants, comme les féculents ou les fruits secs par exemple. »

    4 Prévoir où dormir

    Michaël. « Je suis adepte du camping. Peu cher, il y en a partout et on trouve toujours de la place pour planter sa tente, même au mois d’août. »

    Gaëtan. « Le camping sans hésiter ! C’est très bon marché – parfois gratuit – dans certains campings municipaux. Si l’on ne veut pas porter la tente tout le séjour, il y a les gîtes, mais il faut réserver pour s’assurer d’avoir une place. »

    5 Récolter des tips de pro pour un week-end à vélo

    Michaël. « Il faut s’équiper de vêtements conçus pour le vélo tels que des shorts rembourrés et des gants de cyclistes pour limiter les frottements. On peut aussi prendre des hauts adaptés aux cyclistes et possédant des poches pour garder téléphone et clés à portée de main. »

    Gaëtan. « Il faut surtout prévoir beaucoup d’eau ! Une bonne idée est d’équiper son vélo de porte-bidons pouvant accueillir des contenants d’un litre, afin de s’abreuver sur le parcours. Et en plus, c’est plus écolo et rentable que de multiplier les bouteilles d’eau !

    6 Oublier les petits tracas du voyage à vélo

    Michaël. « Les automobilistes sont parfois de vrais dangers pour les cyclistes. C’est pourquoi, mieux vaut privilégier les voies spécialement aménagées pour les vélos. La blessure est aussi l’une de nos préoccupations, comme la chute ou la tendinite du genou par exemple. Pour les éviter, rien de mieux qu’un bon entraînement avant de partir ! »

    Gaëtan. « Pour éviter les problèmes mécaniques sur le vélo, on conseille de s’équiper avec du matériel de qualité et d’apprendre à réparer son vélo soi-même. Les vols de bagages peuvent aussi arriver, surtout lorsque nous laissons notre vélo pour visiter des lieux touristiques. L’idéal est de voyager avec le strict nécessaire et surtout de ne rien apporter de valeur. »

    L’Essentiel de l’article

    • Faire un week-end à vélo est facile à organiser et peu coûteux
    • Pour débuter, choisir les parcours de cyclotourisme balisés
    • Ne pas trop se charger pour la route
    • Faire réviser son vélo avant de partir

    (1) ViaRhôna, Du Léman à la Méditerranée à vélo
    (2) France Vélo Tourisme, PassaPaïs : voie verte du Haut-Languedoc à vélo
    (3) Fédération française de cyclotourisme, Cotation de la difficulté des itinéraires de tourisme à vélo, 2016
    (4) Service Public, Équipements obligatoires sur un vélo, 2019
    (5) France Vélo Tourisme, Itinéraire, véloroute, piste cyclable, voie verte : explications !, 2018
  • Circuler à vélo : objectif 100 % sécurité

    Circuler à vélo : objectif 100 % sécurité

    1 Code de la route et vélo : règles et conseils de circulation

    Le cycliste se doit d’appliquer les règles du Code de la route qui garantissent sa sécurité et celle des autres usagers.

    Les règles élémentaires de circulation en ville

    Voici quelques règles obligatoires de bonne conduite (et de respect de la loi !), à observer pour rouler sereinement et éviter les amendes :

    • Ne brûlez pas les feux rouges.
    • Ne circulez pas sur les trottoirs. Seuls les enfants à vélo de moins de 8 ans y sont autorisés.
    • Circulez sur le côté droit de la chaussée, à environ un mètre du trottoir ou des voitures en stationnement, ce qui vous permettra d’éviter les portières qui s’ouvrent brusquement.
    • Gardez une distance de sécurité d’au moins un mètre avec les autres véhicules.
    • Évitez de zigzaguer entre les voitures.
    • L’usage du téléphone, en voiture, comme à vélo ou tout autre véhicule, est interdit (1). De manière générale, n’utilisez pas votre téléphone à vélo : être en conversation ou consulter, voire envoyer des messages, est une distraction qui démultiplie le risque d’accident. De plus, n’écoutez pas de musique pendant vos trajets, pour toujours entendre les bruits de circulation.

    Pour plus de sécurité encore, pensez à planifier vos itinéraires en privilégiant bien entendu les voies cyclables, mais aussi les zones de circulation restreintes (aussi appelées zones de rencontre et les zones à vitesse limitée). Aux intersections régies par un feu de circulation, des sas de sécurité permettent souvent de vous placer devant les véhicules et d’être ainsi bien visible. Profitez-en !

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    Renseignez-vous !

    Les bons réflexes

    • Être vu

      Signalez un changement de file et de direction avec un bras bien tendu. Pensez à allumer les feux dès que la luminosité baisse. Même si la ville est munie d’éclairage public, il important de vous rendre visible auprès des autres usagers dans le flux de circulation. De nuit, portez des vêtements réfléchissants pour augmenter vos chances d’être vu. Le gilet jaune certifié CE est d’ailleurs obligatoire si vous circulez de nuit hors agglomération (2).

    • Être entendu

      N’hésitez pas à utiliser votre sonnette pour vous signaler, notamment dans les zones partagées avec les piétons.

    • Partager la route

      Éviter de rouler trop vite en cas de trafic dense : les risques de collision entre voitures, cyclistes et piétons augmentent. Soyez très vigilants dans les zones urbaines et adaptez votre allure à celle du pas pour protéger les plus fragiles.

    2 Point sur l’équipement de sécurité à vélo

    Un vélo en bon état et bien équipé garantit également votre sécurité sur la route. Il est conseillé d’entretenir régulièrement votre vélo pour éviter les mauvaises surprises lors d’un trajet.

    L’équipement obligatoire

    Les équipements obligatoires à vélo, sous peine d’amendes, sont (3) :

    • Un casque homologué (portant la mention CE) et attaché pour les enfants de moins de 12 ans, qu’ils soient conducteurs ou passagers.
       
    • Un gilet de haute visibilité homologué (là encore portant la mention CE) pour circuler de nuit, ou quand les conditions de visibilité sont mauvaises (fortes pluies, brouillard, etc.).
       
    • Une ou plusieurs catadioptres arrières (dispositifs réfléchissants). Pour rouler de nuit ou dans de mauvaises conditions de visibilité, il faut en outre un feu de position avant non éblouissant et un feu de position arrière visible lorsque le vélo est en circulation. Et comme dit précédemment, si vous roulez de nuit hors d’une agglomération, vous devrez absolument porter un gilet jaune avec bandes réfléchissantes !
       
    • Un avertisseur sonore pouvant être entendu à 50 mètres, utilisant un timbre ou un grelot.

    L’équipement recommandé

    Même s’il n’est obligatoire que pour les enfants de moins de 12 ans, le casque est recommandé pour tous car il protège d’un traumatisme crânien en cas de chute.

    N’hésitez pas non plus à utiliser des bandes réfléchissantes pour être bien visible. Prenez le réflexe d’emporter un gilet jaune lors de chaque sortie à vélo. Ou si vous souhaitez innover, pensez aussi au spray réfléchissant. Ni polluante ni toxique, sa peinture peut se pulvériser sur les vêtements et les sacs à dos, voire sur le cadre du vélo. Renseignez-vous dans les boutiques spécialisées.

    Pensez à équiper votre vélo de catadioptres. Glissez-les entre les rayons de vos roues. Et si vous circulez en soirée et de nuit, il faudra également prévoir un phare avant de couleur blanche et un phare arrière rouge.

    Été comme hiver, n’hésitez pas à enfiler des lunettes pour éviter toutes sortes de projections dans les yeux : particules émises par les pots d’échappement, insectes, etc. Privilégiez les formes couvrantes et enveloppantes pour une meilleure protection.

    Si vous roulez avec un enfant, vous pouvez le signaler à l’aide d’un fanion de couleur vive fixé sur le vélo.

    Testez votre vélo avant chaque sortie : le mordant de freins, la pression des pneus, l’éclairage, la lubrification de la chaîne et votre sonnette !

    3 Et en cas d’infraction ?

    Comme les automobilistes, les cyclistes sont soumis aux règles de circulation inscrites dans le Code de la route. Griller un feu rouge, ne pas laisser sortir un bus de sa voie, rouler sur le trottoir sont autant d’infractions soumises à l’amende.

    Par exemple, le fait de circuler à vélo sur le trottoir expose à une amende de 135 euros. Seuls les enfants de moins de huit ans y sont autorisés.

    Par ailleurs, le manque des équipements essentiels tels que l’éclairage ou encore les freins peut entraîner l’immobilisation du vélo par la police.

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    L’Essentiel de l’article

    • Un bon équipement est nécessaire pour garantir sa sécurité.
    • Les règles de circulation du Code de la route s’appliquent aussi à vélo !

    (1) Légifrance, Article R412-6-1
    (2) Sécurité routière, « Circuler à vélo, roulez en toute sécurité »
    (3) Service-public.fr
  • Conduite : pourquoi tant d’agressivité au volant ?

    Les Français l’admettent, ils sont plutôt sanguins dès qu’ils passent derrière le volant : 69 % confessent insulter d’autres conducteurs et 56 % abusent du klaxon… Que se passe-t-il donc dans la tête des automobilistes pour perdre ainsi leur sang-froid ?

    1 La voiture rend-elle vraiment les gens plus agressifs ?

    Jean-Pascal Assailly : Les études montrent que la voiture a en effet tendance à changer le comportement des automobilistes : certaines personnes prudentes et avisées par nature se mettent à changer complètement d’attitude dès qu’elles ont un volant entre les mains. En fait, le phénomène touche même une très grande partie de la population… C’est un peu la brebis qui se transforme en loup enragé !

    2 Comment expliquer ce phénomène ?

    J-P. A. : Parmi les principales raisons, il y a le rapport au temps. On vit dans un monde où tout nous pousse à optimiser nos tâches. La société des loisirs nous pousse aussi à remplir le moindre temps libre. Cette pression temporelle s’exprime en voiture : on rage contre les embouteillages, un camion-benne qui traîne ou les limitations de vitesse qui nous font perdre de si précieuses minutes. Il faut aller vite. Partout. Tout le temps. Sauf sur la route, ce qui est très paradoxal… et frustrant ! Si les gens ont conscience des enjeux de sécurité routière, ils ont d’autres soucis en tête : ils sont stressés dans la vie, et ça transparaît au volant. Les piétons et les cyclistes sont eux aussi pressés, mais comme ils sont moins contraints dans leurs déplacements, ils s’énervent moins !

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    3 Pourquoi se « lâche-t-on » plus facilement en voiture qu’ailleurs ?

    J-P. A. : La voiture est un espace physique très protecteur où il est plus facile de se laisser aller à insulter quelqu’un que si on le croisait sur le trottoir. Il y a quelque chose d’un peu équivalent à l’anonymat des réseaux sociaux : on se lâche parce que le risque de représailles est faible, et ça permet d’évacuer le stress. Et comme ce n’est généralement pas puni par la loi (l’usage intempestif du klaxon peut l’être par exemple), on y va gaiement ! Mais attention quand même, car ça peut avoir un impact négatif sur la conduite et mener à des comportements à risques. Ce n’est pas aussi anodin que ça en a l’air.

    4 Pourquoi trouve-t-on que les autres conduisent mal ?

    J-P. A. : C’est le biais de l’optimisme comparatif : dire que les autres sont de moins bons conducteurs nous valorise et nous rassure : on considère que ce sont eux qui risquent l’accident. Mais là encore, cette position de supériorité peut vite pousser à considérer que les règles sont seulement pour les autres.

    5 Ces mauvaises habitudes sont-elles très ancrées ?

    J-P. A. : Il faut aussi rappeler le rôle de la transmission intergénérationnelle dans le style de conduite : les enfants, garçons et filles, sont très influencés par le style de conduite de leurs parents. Si l’un de vos parents (ou les deux évidemment) avait tendance à abuser des gros mots au volant, il y a de fortes chances pour que vous soyez pareil ! L’éducation est donc capitale dans l’évolution des comportements. Tout comme il est primordial d’expliquer aux enfants les enjeux liés à la Sécurité routière.

    Merci à Jean-Pascal Assailly, psychologue, expert auprès du Conseil national de la Sécurité routière et chercheur à l’université Gustave-Eiffel.

     

    L’Essentiel de l’article

    • Les incivilités au volant sont en grande partie liées à la pression temporelle qui est particulièrement importante quand on est en voiture.
    • Le stress est une source d’incivilités et d’infractions routières selon les Français.
    • Les automobilistes ont tendance à reproduire le style de conduite de leur(s) parent(s).

    (1) Sécurité routière, Radars et baisse de la mortalité routière
    (2) ONISR, Bilan 2018 des infractions et impacts sur le permis à points, 2019
    (3) Fondation d’entreprise Vinci Autoroutes pour une conduite responsable, 8e édition du baromètre de la conduite responsable, 2018
  • Mauvais comportement au volant : les enfants voient tout !

    Mauvais comportement au volant : les enfants voient tout !

    Saviez-vous que 64 % des enfants de 6 à 12 ans sont témoins de mauvais comportements de leurs parents au volant ? (1) Une tendance confirmée par les parents eux-mêmes : 87 % déclarent avoir déjà eu une attitude à risque avec leurs enfants en voiture (1). Pour la sécurité de tous sur la route, mieux vaut commencer par donner le bon exemple à ses enfants : respect des limitations de vitesse, ne pas téléphoner en conduisant, vérifier les ceintures de sécurité, rester courtois… Éviter le zéro de conduite sur la route, ce n’est pas si dur, et ça change tout !

    Chiffre-clé

    99 % des enfants déclarent être sensibilisés au port de la ceinture en voiture. (1)

    Comportement au volant : les enfants voient tout

     

    Mauvais comportement au volant : les enfants voient tout !
    Mauvais comportement au volant : les enfants voient tout !
    Mauvais comportement au volant : les enfants voient tout !
    Mauvais comportement au volant : les enfants voient tout !

    Mauvais comportement au volant : les enfants voient tout !

    (1) Assurance Prévention, Plus de 6 enfants sur 10 ont été témoins de comportement à risque de leurs parents au volant, 2018

  • Passager et pilote : comment bien circuler à moto à deux ?

    Passager et pilote : comment bien circuler à moto à deux ?

    Comment être le conducteur idéal pour son passager d’après Belles Machines.

    Le comportement de la moto change en duo

    Si en tant que motard, vous n’avez aucune expérience à rouler à deux, soyez prudent car les caractéristiques de votre moto sont altérées par le poids du passager qui s’applique sur la roue arrière. La géométrie de la partie-cycle change en duo et par conséquent la tenue de route est perturbée. Ainsi, les distances de freinage sont allongées et la moto a tendance à se cabrer à chaque accélération. Le poids du « sac de sable » bride les performances de la moto et ainsi les accélérations seront moindres.

    En tant que conducteur, n’hésitez pas à faire des roulages de courte durée avant une longue chevauchée en duo. Dans ce cas, pensez à surgonfler légèrement les pneus (+0,3 bar) et à durcir le ou les amortisseurs. Adoptez toujours une conduite coulée.

    Comment doit monter ou descendre le passager d’une moto

    Le risque de chute est important lors de cette phase, car il ne faut pas déséquilibrer conducteur et moto. En général, il n’en résultera que quelques bobos, mais une machine accidentée.

    Avant tout, le débutant doit avoir l’aval du conducteur lorsqu’il monte ou descend de la moto. Le motard lui signalera la ligne d’échappement afin qu’il ne se brûle pas à la cheville.

    • Il grimpe sur la moto toujours par la gauche, car c’est là que se trouve la béquille latérale
    • Prendre toujours appui sur le repose-pied gauche, main gauche sur l’épaule du conducteur
    • Si la moto est équipée d’un top-case, il met la main droite dessus
    • Il pousse alors sur sa jambe gauche et se met debout
    • La jambe droite passe alors au-dessus de la selle ou du top-case selon le gabarit
    • La main droite s’appuie sur l’épaule droite du conducteur
    • Toujours debout, il cherche le repose-pied droit puis il s’assied
    • Il cherche la poignée ou la sangle de maintien et s’agrippe au conducteur
    • C’est toujours le passager qui donne le signal du départ Pour descendre, vous devez faire l’exercice inverse qui deviendra rapidement machinal.

    La position du passager en route: Agir en équipe

    Cette dernière varie selon le type de moto. Sur une sportive ou un roadster, il ne faut pas le cacher, le trajet s’avérera inconfortable au bout d’une vingtaine de kilomètres. Sur un roadster, on pourra investir dans un top-case équipé d’un dosseret (dès 70 €) qui améliorera le confort du passager pour les ballades dominicales. Pour une pratique intensive du duo, on se tournera vers une moto routière plébiscitée par tous les motos-taxis. Traverser la France sur une GT dotée d’une large selle et d’un dosseret est une simple formalité !

    Lire aussi : Nos conseils pour un roadtrip moto sans accroc !

    Pour être en bonne position, le passager doit :

    • S’agripper d’une main à la courroie ou à la poignée de maintien. L’autre bras entoure le pilote ou tient la poignée ou la courroie
    • Garder les genoux serrés pour faire corps avec la machine et diminuer la prise au vent
    • Maintenir les pieds loin des échappements afin de ne pas faire fondre les semelles de ses bottes
    • Toujours regarder la route loin devant et au-dessus de l’épaule du conducteur afin d’éviter que les casques s’entrechoquent
    • Ne pas être avachi mais tonique afin de ne pas être éjecté lors des accélérations et d’écraser le pilote contre le réservoir lors des freinages
    • Suivre l’inclinaison de la moto donnée par le pilote en virage ou dans le rond-point sans l’amplifier ou la contrecarrer
    • Ne faire aucun mouvement brusque. Autrement, suivez la cadence !

    Communiquer avec son passager

    Afin de ne pas avoir à ralentir ou à relever sa visière de manière intempestive, il est indispensable d’établir un code simple entre le conducteur et le débutant comme « serrer les jambes » veut dire « ralentir » ou « une tape sur l’épaule » signifie « faisons une pause ». Si vous pensez pratiquer le duo de façon régulière, pensez à un système intercom (environ 250 €) qui décuplera à la fois le plaisir de rouler à deux et accroîtra la sécurité.

    Lire aussi : Comment conduire un deux-roues en toute sécurité

    Bien s’équiper à moto

    A minima, le passager doit être équipé d’un casque homologué (Norme NF ou  E22-05/E22-06) et de gants certifiés comme le pilote. Des chaussures montantes et renforcées, d’un pantalon et un blouson également homologués sont fortement conseillés dans le cadre d’une pratique assidue. Ces équipements sont d’ailleurs obligatoires lors du passage du permis moto.

    Lire aussi : Bien s’équiper à moto 

    Que nous dit la loi ?

    Le législateur n’est guère tatillon sur le sujet. Toute personne qui touche les repose-pieds peut être passager. Néanmoins, il est déconseillé de prendre en duo un enfant de moins de 12 ans. Les casques du marché ne sont guère adaptés à leur morphologie et le haut de leur rachis n’est pas encore suffisamment robuste.

    Lire aussi : Transporter un enfant à moto

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  • Moto : comment partager la route en ville ?

    Moto : comment partager la route en ville ?

    Comment faire face aux difficultés de la route en moto ?

    4h10 : Cela fait bientôt plus de 7 années que je roule (quasi) quotidiennement avec mon 2 roues dans Paris. Que ce soit en grosse cylindrée ou en PX, les difficultés se ressemblent.

    Quelles sont les difficultés rencontrées en ville à moto ?

    Quelle est la première difficulté lorsque vous enfourchez votre 2 roues en ville ? Le trafic bien sûr. Les grands axes sont bondés, les petites rues sont bloquées, les utilisateurs sont multiples. Bref autant de contraintes à devoir gérer.

    Je me souviens très récemment avoir vu sur la place de la Concorde, un véritable Tetris de voitures et 2 roues, bloquant totalement la circulation quelle que soit votre direction. Dans ces moments-là, il faut prendre son mal en patience, respecter (bien évidemment !) les feux de circulation afin d’aider à fluidifier le trafic et ne pas choisir des comportements dangereux tels que ; monter sur les trottoirs ou rouler en sens inverse pour grappiller quelques secondes.

    D’autre part, la route n’est plus réservée aujourd’hui qu’aux voitures et motos/scooters. Que ce soit les bus, les vélos ou encore avec l’apparition récente et en masse des trottinettes, il est plus que nécessaire de partager la route.

    Lire aussi : Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

    N’oublions pas que chacun des autres usagers doit faire face aux propres difficultés de son véhicule et il est de notre devoir de les anticiper.

    4h10

    Qui sont les utilisateurs avec qui la route est partagée ?

    Les bus 

    Bien que des voies leurs soient réservées, les bus sont souvent amenés à s’en extraire pour poursuivre leurs parcours. Et il ne faut pas oublier que pour nous, la taille de ces véhicules et la multitude d’angles morts qui en résulte peuvent nous mettre en difficulté. La taille d’une moto étant infime en comparaison, ils ne peuvent nous voir à 100%. Le bon sens est d’éviter ses zones d’angle mort, de bien penser à allumer ses feux pour augmenter sa visibilité, de ne pas se mettre à l’intérieur d’un virage lorsque qu’un bus tourne et surtout de privilégier des espaces plus dégagés pour les dépassements.

    Les vélos

    Qu’il soit personnel ou en libre-service, le vélo est devenu de plus en plus prisé dans les grandes agglomérations. Les pistes cyclables se développant mais ne couvrant pas encore 100% des trajets possibles, il est de plus en plus récurrent de croiser des cyclistes sur la route.

    Voici quelques-unes de mes astuces pour que la cohabitation se déroule le mieux possible. Pour moi la règle d’or est de ne pas oublier que les vélos n’ont pas la même force de propulsion que nous. Que ce soit au démarrage notamment, ils ne peuvent partir aussi rapidement qu’un 2 roues motorisés à un feu rouge. Dans ce cas précis, il convient de leur laisser un maximum de place. Il faut faire également très attention à tous les changements de direction des vélos. Lorsqu’ils doivent traverser un carrefour ou changer de voie, il faut leur laisser la place et surtout anticiper au maximum pour leur laisser le temps.

    Il faut garder en tête que les vélos aussi doivent faire face aux comportements parfois anticiviques de certains utilisateurs (voitures garées en double fil, pistes cyclables obstruées par des taxis…).

    4h10

    Les trottinettes

    Depuis quelques mois, les trottinettes sont nombreuses dans nos villes. Nouvelle méthode de transport, elle implique de nouvelles difficultés à faire face. Par conséquent, comment se comporter ? Il est juste de rappeler qu’elles doivent circuler en priorité sur les pistes cyclables. Cependant, certains d’entre eux sont amenés à parfois utiliser la route. Pas de clignotant, pas de rétroviseur, et souvent pas d’équipement de sécurité. La plus grande vigilance est donc de mise ! Anticipation est mère de sûreté…

    Lire aussi : Free floating, quel avenir pour les mobilités en libre service ?

    Quel est le bon comportement à adopter en moto sur la route ?

    Être à l’écoute des conditions de circulation

    La circulation en ville est souvent source de frustration. Cela fait plus de 2h que vous êtes bloqués dans votre voiture en plein milieu des bouchons, d’autres usagers vous empêchent de passer ou alors ne vous ont pas laissés la priorité. Autant de sources pouvant créer l’énervement, la frustration et parfois même la colère. Comment réagir face à ces situations ? Nous sommes d’autant plus vulnérables étant en 2 roues, il est donc plus que judicieux d’essayer de garder son calme en toutes circonstances. Ce n’est pas toujours facile mais il faut s’y tenir. Combien de fois ai-je dû garder patience quand certains automobilistes me bloquaient délibérément le passage ? Il suffit d’attendre et une fois la circulation un peu plus fluide, j’ai pu me dégager et repasser devant. Je l’ai également vécu avec des vélos, ils étaient coincés dans la circulation et respiraient à pleins poumons les fumées d’échappement. Il m’a fallu avancer uniquement de quelques centimètres pour que le vélo derrière puisse se dégager, zigzager entre les voitures à l’arrêt et s’extraire du trafic. Et j’ai même été remercié, comme quoi il faut être à l’écoute du contexte.

    Lire aussi : Les aménagements urbains à l’épreuve des nouvelles mobilités

    Prévoir ses itinéraires

    Une autre astuce pour faciliter ses trajets en ville est de prévoir ses itinéraires. Quelques minutes avant le départ suffisent pour regarder quels axes sont bloqués, ceux où la circulation est plus fluide et ainsi éviter des potentiels risques et difficultés. De nombreuses applications existent et vous indiquent plusieurs itinéraires. Libre à vous ensuite de choisir celui qui correspondra le mieux à votre véhicule et vos capacités. Parfois l’itinéraire le plus rapide, n’est pas forcément le mieux. Quelques minutes supplémentaires permettent de découvrir de nouveaux endroits, nouvelles routes ou monuments et ainsi d’améliorer un trajet monotone.

    Le saviez-vous ?

    La circulation inter-files est de nouveau autorisée !

    Après avoir été interdite en janvier 2021, la circulation inter-files est de nouveau autorisée dans certains départements français depuis le 2 août 2021 ! Ceci rentre dans le cadre d’une nouvelle expérimentation qui durera 3 ans et concerne 21 départements, dont l’Île-de-France.

    Et pour cause ! Se retrouver lancer entre deux files de voitures, avec scooters et motos devant et derrière est dangereux, en plus d’être assez anxiogène.

    De mon côté, j’ai pu tester l’inter-files dans une de ces zones autorisées. La vigilance et l’anticipation doivent alors être redoublées car au moindre changement de file d’une voiture, un freinage s’impose. J’ai pu appréhender cette difficulté en y allant progressivement. Tout d’abord, en ne le faisant que sur des petites distances et en réduisant ma vitesse afin de se faire à cette situation originale. Puis avec l’expérience, j’ai rallongé les distances, j’ai su mieux comprendre les comportements des autres autour de moi.

    Je reste cependant assez réfractaire à cette situation et quand un trajet alternatif est possible, même si un peu plus long, je préfère le choisir. Circuler en ville est une somme de difficultés. Multitudes d’utilisateurs, trafic dense, nombreux modes de transports, autant de point rendant un trajet d’un simple point A à un point B parfois compliqué. Cependant, quelques attitudes permettent d’y remédier.

    Anticiper ses trajets et choisir l’itinéraire est un excellent outil. Mais surtout, l’attitude est ce qui vous permettra de faire face aux difficultés. Les sources de frustration sont grandes, mais respirez, restez zen et cordial et votre trajet restera positif ! 



  • Simplicité et amitié : la recette des Petites Cantines !

    Simplicité et amitié : la recette des Petites Cantines !

    Dans les villes, nombreux sont ceux qui souffrent de solitude à des degrés divers. Personnes âgées isolées, mères au foyer seules en journée, jeunes retraités à la recherche de nouvelles activités… Faire se rencontrer ces personnes, c’est l’idée des Petites Cantines, un réseau de restaurants de quartier associatifs et participatifs ouverts à tous. À Perrache, dans le 2e arrondissement de Lyon, Dominique, 58 ans, a tenté et validé l’expérience !

    Près d’1 Français sur 4

    souffre de solitude. (1)

    1 Menu fixe et prix libre

    Chaque Petite Cantine fonctionne comme un restaurant géré par une petite équipe de salariés auxquels les adhérents de l’association prêtent bénévolement main-forte. Ensemble, ils assurent chaque jour la préparation des repas et l’accueil des convives.

    Pour venir manger, il faut faire partie de l’association. L’adhésion est à prix libre et on peut s’inscrire directement sur place. Le repas, lui aussi est à prix libre : chacun participe à hauteur de ses moyens. À savoir cependant : c’est à partir de 9 euros que l’association peut équilibrer son budget. Car chaque cantine est autonome financièrement : les repas et les adhésions doivent permettre de faire tourner le restaurant. En effet, les denrées sont achetées par l’association et financées par les adhésions et les prix des repas.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient les Petites Cantines et lutte contre l’isolement social.

    2 Des rencontres au menu

    À la Petite Cantine de Perrache comme dans toutes les autres, cet esprit de simplicité et de convivialité est au menu. Ici pas de table solo, on vient pour y croiser les gens du quartier et on s’intègre sans chichis. Aucun risque de se retrouver seul(e) devant son assiette !

    « J’habite dans le quartier et je suis passée devant la cantine par hasard. En voyant ces grandes tables en bois, ça m’a rappelé les refuges de montagne avec cette ambiance géniale, raconte Dominique, qui fréquente la Petite Cantine depuis plus d’un an. On peut venir chaque jour partager un repas en toute simplicité et amitié, on se rencontre… Les Petites Cantines évitent que les personnes se retrouvent à manger toutes seules dans leur appartement, dans des situations parfois difficiles. »

    Au fil des repas, des liens solides et durables se créent :

    « Je vois beaucoup de personnes très différentes, de tous âges et dans toutes les situations : des célibataires, des personnes en couple et même des gens qui viennent en famille. L’attachement entre les gens se fait naturellement. Partager et échanger avec les autres, c’est vital dans le monde d’aujourd’hui ! J’espère pouvoir continuer, je me sens en famille ! »

    3 Un engagement aux petits oignons

    Encouragée par Marie, responsable de la cantine associative et participative de Perrache, Dominique a décidé de ne pas seulement se mettre à table, mais aussi de mettre la main à la pâte. Car c’est aussi ça, le concept : chacun peut s’engager en prenant part à la préparation des repas et ainsi faire tourner la cantine.

    « Avec d’autres bénévoles et des jeunes en service civique, je m’occupe de gérer les réservations téléphoniques, de préparer la salle et d’accueillir les convives midi et soir. On peut recevoir jusqu’à 40 personnes ! », se réjouit Dominique.

    Au sein d’une équipe dynamique, elle se sent à sa place. Les idées fusent, l’enthousiasme est palpable…

    « J’ai découvert un endroit avec des gens extraordinaires, très humains. J’ai connu beaucoup d’associations caritatives mais ici, c’est du vrai et du concret. Je me sens utile et pas mise de côté. Ici, on est vraiment considéré, et ça c’est énorme. On sent que l’équipe est solide et que ça va durer ! »

    Alors, pour ceux qui souhaitent déguster un repas dans un bel esprit familial, rendez-vous dans l’une des Petites Cantines !

    On y va !

    Envie de tester ? Voici les 5 Petites Cantines existantes :

    Lyon 2e Perrache
    Lyon 8e Paul Santy
    Lyon 9e Vaise
    Lille Croix
    Annecy (ouverture février 2020)

    L’Essentiel de l’article

    • Les Petites Cantines accueillent des convives du quartier autour d’un repas à prix libre.
    • Le but est de créer du lien en facilitant des rencontres de proximité.
    • Chacun s’investit librement en cuisine ou en salle.
    • Les plats des Petites Cantines sont principalement bios et locaux.

    (1) Fondation de France, 2018.

  • Consommation raisonnée de viande : 3 conseils pour s’y mettre

    Consommation raisonnée de viande : 3 conseils pour s’y mettre

    Avec 83,5 kgec par habitant et par an (1), la consommation de viande est en baisse depuis plusieurs années en France. Prix, qualité inégale, elle est aussi pointée du doigt pour son impact environnemental. Pourtant, il existe de la viande de qualité, produite de façon respectueuse et écologique.

    1 Conseil n° 1 : vérifiez l’origine de la viande

    La viande et les produits animaux sont, parmi nos aliments consommés, les principaux émetteurs de gaz à effet de serre en France (2). En cause : les bêtes, mais aussi les transports de la viande et la production de l’alimentation animale. Autant d’activités polluantes qui peuvent être réduites par une baisse des quantités de viandes produites, et par la promotion d’un système d’élevage ayant davantage recours au pâturage. Car une vache élevée au pré n’a pas besoin (ou très peu) de compléments alimentaires céréaliers, donc pas besoin de polluer davantage ou de gaspiller des ressources pour les produire.

    « Choisir de la viande française, si possible élevée localement, c’est la base, résume le boucher Yves-Marie Le Bourdonnec, qui travaille avec 12 éleveurs triés sur le volet pour leurs pratiques d’élevage responsables. On peut aussi acheter en circuit court directement aux éleveurs, ou choisir un boucher qui sélectionne lui-même les bêtes, qui est capable de raconter leur histoire, leur provenance, comment elles ont été nourries, etc. »

    Alors, vive le made in France, gage de traçabilité !

    2 Conseil n° 2 : optez pour des viandes labellisées

    En France, la viande bio répond à un cahier des charges exigeant. L’impact environnemental de la viande bio est réduit au maximum, et une attention particulière est portée à la santé et aux conditions de vie des animaux pendant leur élevage.

    « Le label bio AB et le Label Rouge garantissent des conditions d’élevage et de bien-être animal, ce qui est déjà une très bonne chose. Malheureusement, ça ne prédit en rien le goût de la viande ! En particulier, parce que les bêtes ne sont pas seulement nourries en pâturage, mais aussi en ensilage*, ce qui acidifie la viande ».

    *Aliment à base de foin fermenté.

    14%

    des exploitations agricoles en France sont engagées bio .(3)

    3 Conseil n° 3 : privilégiez la qualité sur la quantité

    « N’oubliez pas que la bonne viande est plus satisfaisante et plus nourrissante que la viande de grande production. On peut donc en acheter moins et moins souvent. Pour proposer les meilleurs produits à mes clients, je travaille avec des éleveurs qui prennent un grand soin de leurs animaux. En plus, l’agriculteur n’a pas à se ruiner en soja pour les nourrir, et il peut réellement vivre de la vente de cette viande, explique Yves-Marie Le Bourdonnec. Ce prix économique et écologique se répercute évidemment sur le prix de vente, mais c’est le vrai coût des
    bonnes choses ! »

    Un repère ? Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande de limiter sa consommation hebdomadaire de viande rouge à 500 grammes (1), soit l’équivalent, par exemple, d’un steak haché, d’une escalope de veau, de deux côtelettes d’agneau et de deux chipolatas par semaine.

    Mangez, bougez avec la Macif !

    Les ateliers « Manger, bouger » de la Macif vous font découvrir les gestes simples à adopter au quotidien grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée à chacun. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !

    L’Essentiel de l’article

    • Chez le boucher et en magasin, choisissez des viandes françaises.
    • En grande surface, privilégiez les produits bios ou Label Rouge.

    (1) agreste.agriculture.gouv.fr, Synthèses conjecturelles : Baisse de la consommation de viande en France en 2023, 2024.
    (2) AVF, Gaz à effet de serre et élvage industriel
    (3) agriculture.gouv.fr, Infographie – L’agriculture biologique (chiffres 2023), 2024.

     

  • Trottinettes électriques : comment contredire les haters* ?

    Trottinettes électriques : comment contredire les haters* ?

    *Haters : ennemis, détracteurs en anglais

    La trottinette électrique rencontre un succès fulgurant en France. Et pourtant, ses détracteurs semblent aussi nombreux que ses fans : accusée d’être dangereuse ou ridicule, elle alimente les débats houleux sur les trottoirs comme à l’Assemblée nationale… Et si on faisait redescendre la pression ?

    1 La trottinette, un véhicule de hipsters ?

    230 000 trottinettes électriques ont été vendues en France en 2018 (+129 % par rapport à 2017) (1), après plusieurs années de ventes en constante hausse. Un engouement qui semble donc durer, soutenu par la présence d’une offre en libre-service foisonnante notamment à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux. On peut dire sans risquer de se tromper que la e-trottinette est devenue l’engin de déplacement de bon nombre de citadins.

    Qui sont les utilisateurs de trottinettes électriques en free-floating ?

    • Parmi les actifs, 53 % sont des cadres
    • 19 % sont des étudiants
    • 33 % sont des touristes (2)

    2 Un jouet dont se sont entichés les grands ?

    Certains associent encore la trottinette à l’enfance. Pourtant, la trottinette motorisée était à l’origine un véhicule pour adultes. Et les premiers modèles ne datent pas d’hier ! Dès 1915, les premières trottinettes à essence (appelées scooters) des postiers et des policiers américains fonçaient déjà à 35 km/h. Les piétons de l’époque ont dû se faire raser de près plus d’une fois, preuve que son côté rebelle lui colle à la peau depuis le début… Comble de la modernité, les ancêtres de la e-trottinette avaient un guidon pliant, pour embarquer plus facilement dans les transports. La preuve que l’intermodalité est une idée vieille comme la roue !

    Envie d’en savoir plus sur les trottinettes électriques ?

    Cliquez ici.

    Vous êtes un(e) adepte de la trottinette électrique ?

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    L’Essentiel de l’article

    • La trottinette motorisée existe depuis 1915.
    • Les ventes de trottinettes électriques augmentent d’année en année.

    (1) Fédération des professionnels de la micro-mobilité, Baromètre marché de la mobilité 2018, 2019
    (2) Ademe et 6-t, Usages et usagers de trottinettes en free-floating en France, 2019
  • Voiture et environnement sont-ils compatibles ?

    Voiture et environnement sont-ils compatibles ?

    En France, 15 % des émissions de CO2 sont produites par les voitures des particuliers. (5) Et les Français le savent bien, puisqu’ils sont 9 sur 10 à estimer que l’automobile a un impact important, voire très important sur l’environnement. (6)
    Si de nombreuses initiatives visent à réduire son usage pour limiter cet impact environnemental, avoir une voiture – et s’en servir – reste indispensable pour bon nombre de Français.

    1 Jamais sans ma voiture

    La France compte 33 millions d’automobilistes (7), soit près des deux tiers des personnes en âge de conduire ! (8) D’ailleurs, une écrasante majorité (84 %) (2) des foyers est équipée d’au moins une voiture, voire deux pour 37 % d’entre eux (7), et même davantage quand les jeunes adultes tardent à quitter le nid. Un taux de motorisation qui grimpe à 91 % dans les zones rurales, mais redescend à 67 % dans l’agglomération parisienne. (7) Un chiffre qui prouve que même à Paris, plus d’un Français sur deux reste attaché à sa voiture, alors même qu’il existe plus de 1 500 lignes de bus, 14 lignes de métro, 13 lignes de tramway, 5 RER ou encore 5 835 km de voiries cyclables. (9)

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    2 Polluer moins, facile à dire !

    Deux tiers des Français sont préoccupés par l’impact de leurs déplacements, notamment automobiles, sur l’environnement. (6) Plus fort encore, ils seraient plus d’un sur deux (53 %) à être prêts à renoncer à leur véhicule individuel. (10) Malheureusement, ce n’est pas si simple : parmi les utilisateurs quotidiens de la voiture, 60 % estiment en effet ne pas avoir d’alternative (transports, vélo, trottinettes…). (3)

    2040

    C’est l’horizon que s’est fixé le gouvernement actuel pour interdire définitivement les voitures diesel sur les routes de France. (14)

    3 Covoiturage, voiture électrique ou vélo : des alternatives plus écolos existent

    Les Français sont de plus en plus à se tourner vers des alternatives plus écolos. Ils sont aujourd’hui 6 % à utiliser le covoiturage pour les déplacements du quotidien. (1) Et ils sont 28 % à avoir pratiqué le covoiturage de courte distance au moins une fois dans leur vie.(11)

    Côté voiture électrique, les trois quarts des Français la trouvent plus écolo que son ancêtre à essence (6), mais seul 1 automobiliste sur 10 envisagerait d’investir dans ce type de véhicule (4), un chiffre en stagnation depuis deux ans. Il faut dire que le ticket d’entrée autour de 20 000 euros (12) a de quoi refroidir même les plus verts d’entre vous !

    Moins cher et bien plus écolo, le vélo fait son grand retour. À Paris, les déplacements à vélo ont augmenté de 54 % entre septembre 2018 et septembre 2019. (13) Entre les vélos en libre-service, la démocratisation du VAE, le vélo à assistance électrique, et les politiques en faveur des aménagements cyclables (pistes et voies vertes, sas de sécurité, arceaux de stationnement), il est probable que bon nombre d’automobilistes, au moins en ville, délaissent leur voiture au profit d’une alternative plus respectueuse de la nature : le vélo.

    2 à 3 %

    C’est la part de personnes qui se rendent au travail à vélo en France, contre 29 % aux Pays-Bas et 10 % en Allemagne. (15)

    L’Essentiel de l’article

    • 84 % des foyers ont au moins une voiture. (2)
    • 60 % des automobilistes quotidiens estiment ne pas avoir d’alternative. (3)
    • 1 Français sur 10 envisage d’acheter une voiture électrique.(4)

    (1) Institut Montaigne, Quelle place pour la voiture demain ?, 2019.
    (2) Insee, Tableaux de l’économie française, 2019.
    (3) Kantar, Les Français et l’automobile, 2018.
    (4) L’argus.fr, Véhicules électriques : les intentions d’achat stagnent, 2019.
    (5) Le Monde, Six chiffres pour comprendre l’ampleur de la pollution automobile, 2018
    (6) Harris Interactive, Les Français et l’impact environnement de leurs déplacements, 2018.
    (7) Europe 1, Jusqu’où les Français sont-ils prêts à aller pour leur voiture ?, 2018.
    (8) Insee, Population par sexe et groupes âges, 2019.
    (9) Institut Paris Région, Territoires cyclables, 2019.
    (10) Harris Interactive, Les Français et l’écologie, 2019.
    (11) Ifop, Enquête auprès des Français sur la mobilité au quotidien : les Français sont-ils prêts à adopter le covoiturage au quotidien ?, 2017
    (12) Automobile Propre, Les voitures électriques les plus vendues en France, 2019.
    (13) Actu Paris, Le nombre de cyclistes augmente à Paris, quatre nouveaux compteurs bientôt installés, 2019.
    (14) Assemblée nationale, 2019.
    (15) FUB, Les villes qui aiment le vélo en France et à l’étranger, 2017.