Catégorie : En mouvement

  • 3 tendances pour mieux consommer

    3 tendances pour mieux consommer

    1 Le locavorisme : mangez local !

    Les circuits courts : rassurants et solidaires

    Un locavore, c’est quelqu’un qui mange essentiellement des produits cultivés dans un rayon de 50 à 100 km autour de chez lui. Et c’est une tendance de fond, puisque 80 % des Français achètent des produits locaux, et 4 sur 10 déclarent même en acheter souvent (1). Les raisons de ce choix ? D’abord, la traçabilité : pour près d’un quart des consommateurs (23 %), le fait qu’un produit soit vendu en direct par son producteur est ce qu’il y a de plus rassurant quant à sa qualité. Mais c’est aussi, pour la quasi-totalité d’entre eux (97 %), un excellent moyen de soutenir l’économie locale !

    Le locavorisme a d’autres avantages : les exploitations tendent à être plus petites, donc plus facilement cultivées en bio ou en agriculture raisonnée. Et bien sûr, le transport des marchandises – donc les émissions polluantes – est réduit.

    Comment devenir locavore ?

    Pour devenir locavore, rendez-vous sur les marchés de votre commune : vous y trouverez des producteurs locaux. De plus en plus de grandes surfaces proposent également des produits régionaux, regardez bien les étiquettes ! Enfin, pensez aux « paniers » hebdomadaires des structures de types AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture de proximité) ou « ruches », qui proposent aussi des produits locaux.

    6 à 7 %

    des achats alimentaires en France sont faits localement via des marchés et magasins de producteurs, des AMAP et des ruches(2).

    L’occasion : stop au gaspillage et à la surproduction

    Acheter d’occasion, c’est moins cher ! Mais ça sert aussi à ne pas gaspiller en ne jetant pas ce qui peut encore servir. Ça limite aussi les déchets à traiter et le besoin en produits neufs, donc les émissions de CO2 liés à la fabrication, au transport et au recyclage. Un constat partagé par les consommateurs français, qui sont 9 sur 10 à penser que l’occasion est un bon moyen de prolonger la vie des objets et donc de contribuer à protéger l’environnement (3). Deux bonnes motivations qui expliquent que 65 % des Français ont déjà acheté ou vendu un objet d’occasion (3).

    Comment acheter d’occasion facilement ?

    L’achat d’occasion n’a jamais été aussi simple grâce aux sites et applications web dédiés comme Le Bon Coin (4e site le plus visité en France (4)), le site d’enchères eBay, ou encore Vinted (qui a doublé son trafic entre 2017 et 2018 (4)) pour la mode. On peut bien sûr aussi se tourner vers les vide-greniers et brocantes autour de chez soi, et visiter les boutiques solidaires d’Emmaüs ou les recycleries et ressourceries (magasins de réparation et revente d’objets d’occasion).

    Le saviez vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient des initiatives qui œuvrent en faveur du manger local !

    30%

    des Français ont acheté au moins un vêtement d’occasion en 2018, soit deux fois plus qu’en 2010 (5).

    3 La consommation collaborative : économies et partage

    Louer la voiture de son voisin, troquer, vendre et acheter d’occasion, prêter ou donner… Tout ça, c’est « l’économie de partage », une tendance qui prend, elle aussi, de l’ampleur.

    Deux tiers de Français la considère avant tout comme un moyen de faire des économies (6). Mais c’est aussi, pour la moitié des sondés, une façon de rencontrer des gens et donc de renforcer le lien social. L’aspect environnemental est également un moteur du développement de l’économie de partage : 30 % des consommateurs y sont sensibles, et ils sont 1 sur 4 à considérer que ce modèle peut contribuer à rendre le monde meilleur (6).

    Et ils ont raison ! Partager, réutiliser ou revendre des objets permet de limiter les productions inutiles et les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec. L’idée générale est d’adapter son niveau de vie pour préserver les ressources naturelles limitées : éviter leur épuisement et mieux répartir leur disponibilité entre les sept milliards d’êtres humains. C’est gagnant-gagnant, puisqu’au passage, on peut faire pas mal d’économies…

    L’Essentiel de l’article

    • La consommation responsable est plébiscitée par les Français.
    • 40 % des Français achètent souvent des produits locaux (1).
    • 65 % des consommateurs pratiquent l’achat d’occasion.
    • 2 Français sur 3 considèrent que l’économie collaborative permet de dépenser moins.

    (1) Ipsos, « Consommer local : ce que veulent les Français », 2014.
    (2) Ademe, 2017.
    (3) Enquête OpinionWay pour Troc.com, 2017.
    (4) LSA, « L’occasion, opportunité de business additionnel pour les marques », 2018.
    (5) Institut français de la mode, 2019.
    (6) CRÉDOC, « Société collaborative : l’argent d’abord, le partage aussi », 2015.

  • Guide de survie du locavore urbain

    Guide de survie du locavore urbain

    1 Défi n° 1 : cultivez votre jardin ou votre minijardin

    Votre première solution en tant que locavore urbain pour consommer local : produire vous-même ! Pour vous lancer dans l’aventure du jardinage et si vous ne disposez pas d’une grande terrasse, optez pour le jardin partagé ou communautaire, développé par de nombreuses municipalités ! On peut faire pousser des herbes aromatiques (basilic, coriandre, thym…), des légumes de saison et des fruits. Et les fraises, groseilles ou autres framboises pourront vous servir à faire vos propres confitures !

    Sinon, voyez s’il est possible de faire votre propre potager sur le toit de votre immeuble ou d’installer des jardins suspendus si vous avez un balcon. Mais oubliez le minibac dans votre cuisine ou sur le rebord de votre fenêtre avec lequel vous ne produirez que quelques maigres tomates cerises…

    En ville, vous devez veiller à bien dimensionner votre potager, car cela peut être très chronophage à entretenir et le but n’est pas de se décourager. Commencez par exemple par cultiver 20 mètres carrés la première année.

    Comment préparer le terrain ? À quelle période faut-il planter ses petites graines ? Comment bichonner ses jeunes pousses ? Pour éviter les erreurs de débutants (comme planter les tomates avant les Saints de glace), il existe des applications pour se faire coacher. Et on pense écologie et économie, en récoltant l’eau de pluie pour arroser ses plantations. Il suffit pour cela d’installer un réservoir extérieur sous le toit de votre immeuble. Celui-ci sera alimenté par un collecteur d’eau de pluie, relié aux gouttières (1).

    Cultiver en milieu urbain implique de petites surfaces. Il est donc important de densifier au maximum grâce aux techniques de la permaculture.

    Karen Yvan, coordinatrice de la ferme urbaine Le Champ des possibles, soutenue par la Fondation d’entreprise du Groupe Macif.

    2 Défi n° 2 : faites du troc de légumes entre voisins ou copains

    Pour mener à bien votre mission commando, créez des alliances ! Un chou contre une salade, des concombres contre des courgettes… Un jardin produit bien souvent plus que ce que l’on peut ou veut consommer. Alors, pour ne pas se retrouver à manger du gratin de courgettes ou des tomates farcies du lundi au dimanche, on pense au troc entre voisins ! Une bonne solution pour éviter le gaspillage, mais aussi pour créer du lien social !

    Le saviez-vous ?

    D’après une étude de l’Observatoire de la consommation responsable Mes courses pour la planète réalisée en 2017, près d’un Français sur quatre est locavore. Le local est donc central dans leur vie quotidienne et leurs choix de consommation (2).

    Défi n° 3 : fournissez-vous directement auprès de producteurs locaux

    Faites un tour au marché

    Pour adopter la démarche « du producteur au consommateur », autre solution : rendez-vous au marché de votre ville. Bien souvent, des petits producteurs ou des jardiniers locaux y vendent leurs récoltes. L’avantage ? On consomme de saison et on peut discuter avec eux de leurs pratiques. Certains proposent même des recettes ! Ça a du bon quand on ne sait que faire d’un chou romanesco !

    Inscrivez-vous dans une AMAP

    Pour embrasser pleinement la démarche du locavorisme, tournez-vous vers une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) près de chez vous. L’objectif est de créer un lien direct entre les producteurs paysans et les consommateurs. Les paysans sont par ailleurs payés par avance à un prix équitable.

    Allez à la ferme…

    Si d’aventure vous quittez le centre-ville pour vous rendre sur les routes de France, certains producteurs vendent aussi directement aux particuliers au sein de leur ferme. Levez le nez du volant et vous apercevrez des panneaux comme « Ici vente de fraises ou de pommes de terre ». Le principe est de cueillir soi-même ses fruits et légumes, vendus au kilo. C’est local et sympa ! Et là aussi on peut trouver de quoi faire ses confitures !

    …ou en magasin

    Quand vous entrez dans une grande surface, bannissez les produits suremballés provenant de contrées lointaines. Bien heureusement, certaines grandes surfaces et épiceries mettent en avant des producteurs locaux.

    Mieux manger avec la Macif !

    Les ateliers Nutrition vous conseillent pour adopter une alimentation plus saine. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !

    Défi n° 5 : fabriquez votre propre miel

    Installer une ruche sur le toit de son immeuble afin de produire son propre miel, c’est une autre belle idée pour consommer local ! Une aubaine pour récolter un produit sain, qui pourra remplacer le sucre dans certaines de vos préparations culinaires. Il est indispensable de se renseigner auprès de votre mairie au préalable car, certaines, en plus des normes nationales, mettent en place des arrêtés préfectoraux spécifiques.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient des AMAP. Renseignez-vous !

    6 Défi n° 6 : élevez des poules pondeuses

    Des œufs frais toute l’année, ça vous donne envie ? Aménagez sur le toit de votre immeuble un poulailler pour élever des poules pondeuses. En zone urbaine, il est vivement déconseillé de prendre un coq pour leur tenir compagnie ! Son chant matinal risque de vous mettre tout le voisinage à dos ! Sans regret aucun, car les cocottes n’ont pas besoin de coq pour pondre.

    L’Essentiel de l’article

    • Être citadin et locavore, c’est possible ! Des solutions simples existent.
    • Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre copropriété pour effectuer certains aménagements (poulailler, ruche, etc.).
    • Être locavore permet de manger local, de saison, et aide les producteurs à mieux vivre de leur métier.

    (1) Légifrance
    (2) Mes courses pour la planète, « La vie locale », 2017.

  • Foot : les filles sur le terrain !

    Foot : les filles sur le terrain !

    Qui a dit que le ballon rond était une affaire de garçons ? Les filles sont de plus en plus nombreuses à enfiler leur maillot. 163 000 (1) d’entre elles sont licenciées à la Fédération française de foot en 2019 (FFF). Encouragés par un plan de féminisation lancé en 2012 par la FFF, de nombreux clubs ont ouvert des sections féminines. Si la moitié des clubs avait une section réservée aux femmes il y a cinq ans, aujourd’hui deux clubs sur trois en ont créé.

    L’objectif pour l’année 2020, franchir le cap des 200 000 joueuses !

    En quoi consiste le plan de féminisation de la FFF ?

    Afin d’inciter les femmes à jouer au football, la FFF a mis en place des actions au cœur des régions. La campagne « Mesdames, franchissez la barrière » a permis de sensibiliser chaque club. Des éléments de langage ont été envoyés aux dirigeants afin de les aider à trouver les bons mots pour recruter de nouvelles joueuses. Des objets promotionnels et des affiches accompagnent aussi ce dispositif. Par ailleurs, depuis 2012, chaque club dispose d’une personne référente qui se charge de l’accueil et du suivi de chaque nouvelle joueuse. Des missions éducatives ont aussi été mises en place auprès des plus jeunes au travers du programme « Le football des princesses » : chaque enseignant reçoit un kit pédagogique lui permettant d’animer une séance de football. Une semaine dédiée au football féminin organisée en mai a aussi vu le jour. Enfin, 70 anciennes joueuses internationales ont été désignées comme ambassadrices : elles relaient donc leur expérience auprès du grand public. Autant de prises de parole qui permettent d’encourager les jeunes filles à jouer au football.

    À 11 ans, Alma est une mordue de foot. Elle évoque en compagnie de son papa, Jean-Christophe, sa passion et la manière avec laquelle elle s’est intégrée dans une équipe mixte.

    1 À quel âge as-tu eu envie de faire du foot ?

    Alma : « Dès l’âge de 5 ans. J’avais l’habitude de jouer au foot avec mes frères. J’aimais beaucoup ça ! Quand j’ai eu 6 ans, mes parents se sont renseignés pour m’inscrire dans un club. Une association créait justement une équipe de filles : on a sauté sur l’occasion ! »

    2 Aujourd’hui, tu joues dans une équipe de filles ?

    Alma : « Non, car la section filles n’a pas tenu longtemps. Il n’y avait pas assez de joueuses. Deux ans après le début de l’équipe, je me suis retrouvée toute seule parmi des garçons. Du coup, j’ai intégré une équipe de garçons qui avaient un an de plus que moi. L’entraîneur m’a encouragée à participer aux entraînements. Mais je faisais des exercices spécifiques pendant que les garçons disputaient de vrais matchs. Du coup, je m’ennuyais et j’en ai parlé : je voulais absolument participer aux matchs ! Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je joue dans ma catégorie tous les lundis et vendredis et j’ai droit au même traitement que les garçons. Et puis je ne suis plus la seule fille de l’équipe car ma meilleure amie, que j’ai initiée au foot, a rejoint mon club ! »

    x3

    Le nombre de femmes affiliées à la FFF a quasiment triplé en 7 ans : on n’en comptait que 55 000 en 2011 ! (1)

    3 Comment se comportent les garçons avec une fille dans leur équipe de foot ?

    Alma : « Pas toujours bien, car ils n’ont pas l’habitude de jouer au foot avec des filles… Au début, j’avais le droit à : « Mais t’es une fille ou un garçon ? ». Ce n’est pas toujours agréable. Un jour, j’ai tiré et le gardien a arrêté le but. Ils m’ont dit que j’étais nulle… Quand je jouais avec les filles, je n’avais jamais connu ça. Aujourd’hui, ils me connaissent tous et ils ne se moquent plus de moi : je fais vraiment partie de l’équipe ! »

    Le foot féminin passionne de plus en plus !

    En avril 2011, le match opposant les Lyonnaises aux Parisiennes, a battu un record d’affluence en France pour un match de foot féminin, avec 26 000 spectateurs dans le stade (2). À l’étranger, le foot féminin fait aussi des émules puisqu’en mars 2019, le match opposant l’Atlético de Madrid au FC Barcelone a rassemblé plus de 60 000 spectateurs (3) ! La rencontre avait lieu dans le stade madrilène Wanda Metropolitano.

    4 Comment cela se passe-t-il sur le terrain ?

    Jean-Christophe, le père d’Alma : « Alma se comporte avant tout comme une joueuse de foot. Quand elle entre sur le terrain, elle est là pour jouer, pas pour défendre son identité de fille. Certains garçons pourraient l’exclure et ne pas lui faire de passes, mais heureusement, le foot féminin devient de plus en plus populaire et les mentalités ne cessent d’évoluer. Mais je constate que c’est surtout un phénomène de groupe. Quand ma fille débarque sur un terrain avec deux garçons, ça se passe toujours mieux que quand ils sont quinze. Plus les filles seront nombreuses sur le terrain, plus l’idée que ce sport n’est pas réservé aux hommes entrera dans les mœurs ! »

    Alma : « Au début, quand je descendais au parc en bas de la maison et que je demandais à jouer, les garçons me laissaient attendre sur le côté, ou ils me cantonnaient au goal ou à la défense. Je suis souvent rentrée en pleurs à la maison… Aujourd’hui, ils ont compris que je savais jouer : ça change tout ! »

    Et la féminisation de l’arbitrage ?

    La France compte 1 000 femmes arbitres pour 26 000 hommes (4). Le 28 avril 2019, Stéphanie Frappart a été la première femme à arbitrer un match de Ligue 1 (Amiens-Strasbourg) (5). Elle participera également à l’arbitrage de la prochaine Coupe du monde.

    5 Ce sport est-il source d’épanouissement ?

    Jean-Christophe : « Oui, en se confrontant ainsi aux garçons, Alma a dû déployer des forces pour s’imposer. Elle a appris à s’affirmer dans un monde masculin, ça a forgé son caractère. Je suis fier d’elle ! Physiquement, elle se donne à fond. Elle est très dynamique, a besoin de se dépenser. Ce sport lui convient bien. »

    Alma : « C’est vrai, je suis moins timide. Avant, je n’osais pas demander à jouer. Je restais sur le bord du terrain et j’attendais qu’on m’autorise à entrer. Aujourd’hui, je m’impose et pendant les matchs, je dis aux garçons de me faire des passes, comme dans une vraie équipe ! »

    Vous êtes sociétaire Macif ?

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    Bon à savoir

    Une enquête menée par l’UEFA (6) sur 4 000 adolescentes a montré que le football boosterait davantage la confiance en soi que la plupart des autres sports. 80 % des jeunes footballeuses déclaraient avoir plus confiance en elles et 48 % se sentir moins complexées.

    6 Envisages-tu une carrière professionnelle dans le foot féminin ?

    Alma : « Je ne sais pas encore. Mais je compte changer de club bientôt pour rejoindre le FC Paris, un club qui a une équipe féminine. Cela me permettra de faire des déplacements et de disputer plus de matchs : j’ai hâte ! »

    L’Essentiel de l’article

    • La Coupe du monde de foot féminin se tiendra en France du 7 juin au 7 juillet 2019.
    • Depuis 2012, la FFF encourage les filles à jouer au football au travers de son plan de féminisation.
    • En 2019, la France compte 163 000 joueuses de foot (1). Objectif : 200 000 joueuses en 2020 !

    (1) Fédération française de football
    (2) Europe 1, « Foot féminin : Lyon écrase le PSG, record d’affluence en France », 2019
    (3) L’équipe, « Record mondial d’affluence battu pour un match de clubs féminins », 2019
    (4) Fédération française de football
    (5) France Info
    (6) UEFA, 2017

  • L’aménagement urbain à l’épreuve des nouvelles mobilités

    L’aménagement urbain à l’épreuve des nouvelles mobilités

    * Trottinettes, gyroroues, hoverboards, etc.

    1 Comment les nouvelles mobilités bousculent-elles le partage de l’espace public en ville ?

    Madeleine Masse, architecte-urbaniste : « L’arrivée rapide de nouveaux modes de transport comme les trottinettes oblige à repenser l’organisation des circulations. Traditionnellement, la voirie s’organise sur le modèle : un mode de déplacement = un aménagement. Une gare pour les trains, une pour les cars, une voie pour les voitures, une pour les bus, une pour les vélos… Idem pour les espaces de stationnement.

    Or, cette organisation est extrêmement consommatrice d’espace et peu efficace : elle sépare trop les modes de déplacement, ce qui est peu pratique pour l’usager. En plus, elle ne permet pas de s’adapter rapidement aux nouvelles mobilités comme on le voit aujourd’hui. Il faut donc inventer des espaces plus hybrides dans leur fonction. Par exemple, nous réfléchissons en ce moment sur le sujet des gares routières : quelle fonction leur donner en dehors des heures de pointe ? Nous proposons d’en faire des lieux qui vivent toute la journée, par exemple en accueillant des flottes de vélos en libre-service, des aires de covoiturage ou même accueillir un marché pendant les week-ends. C’est le principe des centrales de mobilité et des pôles d’échanges multimodaux qui se développent de plus en plus dans les centres-villes comme dans les nouveaux quartiers. »

    Le saviez-vous ?

    Strasbourg est numéro 1 des villes de plus de 200 000 habitants en termes d’aménagements cyclables (km de pistes cyclables, anneaux de stationnement, zones tampons au niveau des carrefours, etc.), selon le Baromètre des villes cyclables 2017. Grenoble (38), Illkirch-Graffenstaden (67), La Flèche (72) et Sceaux (92) se classent également parmi les meilleures. Retrouvez le baromètre complet sur Parlons-velo.fr.

    La multiplication des voies dédiées ne serait donc pas la solution ?

    Madeleine Masse : « En effet, c’est le même problème sur la chaussée : il n’est plus possible aujourd’hui d’envisager une voie pour les bus, une pour les vélos, une pour les trottinettes… D’abord parce que c’est trop compliqué, et on aboutit vite à des aménagements sous-dimensionnés : de nombreuses pistes cyclables sont aujourd’hui trop petites parce qu’elles ont été conçues pour rogner a minima sur l’espace des voitures.

    Il faut donc sortir de cette logique pour aller vers des aménagements qui encouragent la cohabitation entre plusieurs modes en fonction de leur importance et de leur rythme. La question de la place accordée à la voiture est centrale : dans les centres-villes, on se rend compte qu’elle est inadaptée. On recherche des modes plus agiles, adaptés aux courtes distances, plus économiques et moins polluants et sans problème de stationnement.

    L’idée générale est donc de réfléchir à la priorisation des différents modes de transport en fonction du contexte et de l’espace à aménager. Les réponses en termes d’aménagement vont par conséquent être très variables selon l’environnement dans lequel on se trouve. La part de la voiture va se réduire dans les centres urbains, mais restera importante dans zones interurbaines ou peu denses, avec des pistes cyclables mieux séparées et plus sécurisées. Les cyclistes seront protégés des voitures via des aménagements tels qu’un îlot séparateur en granit ou des voies « en Lincoln », c’est-à-dire un trottoir intermédiaire, entre les piétons et la chaussée. »

    Le saviez-vous ?

    La Macif, membre du Movin’On Lab, s’engage en faveur des mobilités durables, innovantes et collaboratives.

    Des innovations technologiques au service de la ville

    Side Walk Labs, la filiale d’Alphabet (Google), imagine aussi la ville de demain au travers d’innovations technologiques. Demain, la ville pourra être connectée et interagira avec le véhicule autonome. Les limitations de vitesse pourront s’adapter à la congestion du trafic en temps réel. Les chaussées bénéficieront de marquages au sol plus visibles grâce à des revêtements éclairés. Le mobilier urbain pourra être mobile et les voies de circulation pourront même changer de direction (dans un sens le matin, et dans l’autre le soir pour faciliter l’entrée et la sortie des véhicules en heures de pointe).
     

    3 Y a-t-il d’autres façons de « pacifier » les relations entre les différents utilisateurs de la voirie ?

    Madeleine Masse : « Oui, en réduisant la vitesse, tout simplement ! On constate que plus les vitesses sont basses, notamment celles des voitures, plus la cohabitation avec les vélos et les autres modes de transports se passe bien. Le meilleur exemple est celui des contresens cyclables : leur côté déstabilisant pour les automobilistes les amène à ralentir, et au final, ce sont des aménagements qui fonctionnent bien. Il existe d’autres aménagements efficaces pour apaiser la circulation en ville, comme de réduire la largeur des chaussées ou faire des carrefours rehaussés « en plateau » où les piétons sont prioritaires. Cette question de la vitesse est aussi valable hors des centres-villes. Nous avons par exemple des projets prospectifs sur le devenir des autoroutes en Île-de-France à horizon 2030-2050. L’une des pistes que nous proposons est la baisse de la vitesse sur ces routes afin de pouvoir les partager avec d’autres formes de mobilités. Nous proposons par exemple l’aménagement d’une piste cyclable sur l’A86 ! »

    4 Et les piétons dans tout ça ?

    Madeleine Masse : « C’est vrai qu’il ne faut jamais perdre de vue l’espace réservé aux piétons. Nous travaillons beaucoup sur l’analyse des flux piétons et l’ergonomie des espaces qui leur sont dédiés. L’idée est d’une part de « sanctuariser » l’espace piétonnier, qui ne peut être partagé avec d’autres modes de transports plus rapides, et de permettre des déplacements simples et efficaces : se repérer sur la voirie, trouver son bus, accéder aux vélos partagés, etc. Cette question est cruciale partout et particulièrement autour des gares, qui concentrent un trafic piéton et multimodal particulièrement dense car ce sont par définition des lieux de transition entre plusieurs modes de transport. »

    5 La trottinette : opportunité d’avenir ?

    Madeleine Masse : « En termes d’urbanisme et d’environnement, la trottinette est plutôt une chance parce qu’elle contribue justement à repousser la voiture en dehors de ces zones en accélérant la multimodalité quotidienne. Il y a peu de temps, on prenait sa voiture, le bus ou le métro pour aller travailler, et on n’envisageait pas de changer de mode en cours de route. Aujourd’hui, il est de plus en plus courant de combiner : la voiture jusqu’à un parking périurbain, puis une trottinette – voire un mix transport en commun/trottinette – pour le dernier kilomètre. L’offre de mobilités douces, partagées et agiles permet ainsi de s’adapter beaucoup plus facilement. Et comme les publics sont de plus en plus sensibles à la question environnementale, il y a aujourd’hui une prise de conscience qui amène une véritable opportunité de repenser nos mobilités et nos villes pour donner sa place à chacun et réduire considérablement la pollution. »

    Et pour en savoir plus…

    Rendez-vous au Pavillon de l’Arsenal (Paris XIIe) pour assister à l’exposition Les Routes du futur, du 6 juin au 31 août 2019.

    L’Essentiel de l’article

    • Les nouvelles mobilités obligent à repenser l’aménagement urbain.
    • Il faut réfléchir à un rééquilibrage entre les différents modes de transport.
    • L’abaissement de la vitesse est souhaitable pour apaiser le trafic.
    • Les nouvelles mobilités contribuent à réduire la pollution en ville.

    (1) Sondage Odoxa/Eurofil, « Les Français et les nouveaux véhicules électriques individuels », 2018
    (2) Insee, « Partir de bon matin, à bicyclette… », 2017

  • Les pièces auto de réemploi, comment ça marche ?

    1 Qu’est-ce qu’une PIEC ?

    Une PIEC (pièce issue de l’économie circulaire) est une pièce automobile de réemploi. Elle provient d’entreprises de déconstruction et de recyclage des véhicules hors d’usage qui constituent une profession réglementée

    Ces pièces répondent aux mêmes exigences que les pièces d’origine neuves en termes de qualité, d’endurance et de sécurité.

    On trouve sous forme PIEC : des vitres, des pièces de carrosseries amovibles (ailes, portières, pare-chocs…), des pièces de garnissage intérieur et de la sellerie (sièges, garniture de porte planche de bord…), les vitrages non collés, des optiques de phare, mais aussi des pièces mécaniques ou électroniques à l’exception de celle faisant partie des trains roulants, des éléments de la direction, des organes de freinage, des éléments de liaison au sol qui sont assemblés, soumis à une usure mécanique et non démontables.

    1,3 million

    de véhicules sont traités dans les centres VHU (véhicule hors d’usage) chaque année en France (1).

    2 Quels sont les avantages et les inconvénients d’une PIEC ?

    En acceptant de faire réparer votre véhicule avec des pièces issues de l’économie circulaire, votre démarche permet de :

    • promouvoir le recyclage des véhicules retirés de la circulation,
    • réduire la consommation de matière première et d’énergie nécessaire à la fabrication de pièces neuves
    • contribuer à la réduction de l’impact écologique et économique des sinistres automobiles (les PIEC sont moins chères que les pièces neuves)

    Comme les PIEC sont remises en état et sécurisées, il n’y a en fait aucun inconvénient pour l’utilisateur, à part la question de la disponibilité : il n’est en effet pas toujours possible de trouver « au pied levé » la bonne pièce disponible rapidement. Les pièces peuvent être repeintes pour correspondre à la couleur du véhicule. Les PIEC émanant de centres VHU certifiés sont garanties par ces derniers, tout comme les pièces neuves sont garanties par le constructeur.

    Vous n’êtes toutefois pas obligé de choisir l’option PIEC et restez libre de préférer une pièce neuve.

    3 Comment y avoir accès ?

    Depuis le 1er avril 2019, les garagistes ont obligation de vous proposer en priorité une PIEC quand celle-ci est disponible. Pour le vérifier, il se connecte aux bases de données qui recense toutes les PIEC disponibles sur le marché français. Vous n’avez donc rien à faire ! Bien sûr, si aucune PIEC correspondant à votre besoin n’est disponible, une pièce neuve vous sera alors proposée.

    Attention, les PIEC ne peuvent pas être proposées dans le cadre d’un rappel de véhicule ou de la garantie contractuelle de votre véhicule.

    Mieux comprendre les bénéfices des PRE

    La Macif vous éclaire sur les pièces de réemploi.

    L’Essentiel de l’article

    • Les PIEC viennent de centres auto de traitement des véhicules hors d’usage (centres VHU) agréés par l’État, ou sont des pièces remises en état par les fabricants dans le cadre d’échanges standards.
    • Le réemploi de ces pièces permet de limiter la production de nouvelles pièces.
    • Elles sont aussi sûres et moins chères que les pièces neuves.

    (1) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Véhicules hors d’usage », 2024

  • Les parkings mutualisés vous simplifient la ville

    Les parkings mutualisés vous simplifient la ville

    1 Qu’est-ce qu’un parking mutualisé ?

    Dans de nombreuses villes, la question du stationnement devient épineuse : saturées, les places prévues dans l’espace public ne suffisent plus à satisfaire les besoins. Ce manque de places génère un trafic « parasite » de 5 à 10 % (1) qui participe à la congestion du trafic. Cette congestion représente 20 à 35 % du temps supplémentaire passé en voiture (1). Ce qui est mauvais pour l’environnement puisque plus on passe de temps en voiture, plus on pollue !

    En parallèle, les parkings privés (résidentiels, d’entreprise ou en concession) ont tous des places vides à certaines heures de la journée et de la nuit. L’idée du parking mutualisé ? Rendre ces places privées accessibles au public, à des conditions tarifaires préférentielles.

    Dans les nouveaux quartiers en développement, le parking mutualisé est anticipé dès la construction. Le nombre de places est inférieur au nombre de résidents, visiteurs ou travailleurs attendus sur les lieux, mais est calculé au plus juste pour être suffisant : le jour, les parkings sont occupés par les salariés des entreprises et les utilisateurs des services et commerces locaux. Le soir, leurs voitures sont remplacées par celles des résidents, tout simplement. À la clé, un gain de place, des économies de construction et d’exploitation, et une réduction du trafic lié à la recherche d’une place de stationnement.

    50 %

    de l’espace public urbain parisien est dédié à l’automobile (trafic + places de stationnement). (2)

    2 Comment utiliser les parkings mutualisés

    Si vous n’habitez ou ne travaillez pas dans un quartier mettant en œuvre le stationnement mutualisé de façon systématique, vous pouvez tout de même en bénéficier via des applications mobiles. Celles-ci gèrent la mutualisation de ces places de stationnement proposées par les gestionnaires de parkings, et permettent un accès simple et sécurisé.

    Après inscription sur l’application de votre choix, vous pouvez réserver une place de parking sur le lieu et à l’heure qui vous intéresse. Vous accédez au parking de façon simple grâce à votre smartphone : le parcours réservé aux espaces mutualisé est fléché et clairement identifié. À noter que le stationnement mutualisé peut s’utiliser à l’heure, à la journée mais aussi au mois, avec des tarifs souvent – mais pas toujours – inférieurs au prix d’une location standard.

    Le saviez-vous ?

    Le groupe Macif fait partie du Movin on Lab, laboratoire sur la mobilité du futur.

    142 900

    places de stationnement publiques (sur la voirie) sont disponibles à Paris, pour 650 000 places (en sous-sol et chez les particuliers). (2)

    L’Essentiel de l’article

    • Le parking mutualisé est un système de partage ou de mise à disposition du public de places de stationnement privées.
    • L’utilisateur y accède via des applis mobiles qui permettent de réserver une place à l’heure, à la journée ou au mois.
    • Les tarifs pratiqués sont souvent inférieurs au prix d’un stationnement privé.

    (1) Union des Transports Publics et ferroviaires, « Observatoire de la mobilité 2017 », 2017
    (2) Le Monde, 2016

  • 5 conseils pour diminuer sa consommation de plastique

    5 conseils pour diminuer sa consommation de plastique

    1 Dites stop au plastique à usage unique

    Commencez par bannir les objets en plastique à usage unique ! Gobelets, assiettes, couverts… Il est recommandé d’acheter des produits réutilisables et robustes. En métal, en bois, en bambou… C’est plus écolo, mais également tellement plus chic que ceux en plastique ! En terrasse, dans votre jardin, à l’apéro : sirotez sans paille ! L’Union européenne a d’ailleurs voté l’interdiction de dix produits en plastique à usage unique, dont les pailles et les gobelets en polystyrène d’ici à 2021 (2).

    Le saviez-vous ?

    Une étude a révélé qu’en 1998 un sac plastique a été retrouvé à 11 kilomètres sous la surface de la mer dans la fosse des Mariannes, connue pour être la plus profonde du monde (3).

    2 Privilégiez les sacs réutilisables

    Pour vos courses ou pour transporter vos affaires, privilégiez des emballages recyclables ou réutilisables. Des solutions alternatives au sac plastique existent ! On pense au filet ou au tote bag, ce sac en toile souple très tendance, porté à l’épaule. Mais il faut s’assurer qu’il serve réellement plusieurs fois pour avoir un impact positif. Évitez donc d’en avoir toute une collection à l’effigie de tous les événements auxquels vous avez participé. Et pourquoi ne pas investir dans un chariot de courses ? Il en existe maintenant de très originaux. Pratique et costaud, il permet aux citadins de faire leurs courses sans voiture et d’éviter de s’embarrasser de plusieurs sacs à provisions.

    3 Préférez acheter en vrac

    Haricots, féculents, légumineuses, fruits secs, farine… Acheter vos produits en vrac ! Ce mode de distribution consiste à proposer en libre-service des produits qui ne sont pas préemballés. Cela permet d’acheter la juste quantité en fonction de ses besoins et sans emballages jetables. Pensez à venir avec vos anciens bocaux de conserve ou de confiture pour les remplir. Bonne nouvelle, la liste des produits que l’on peut acheter en vrac ne se limite plus aux aliments secs. Elle s’est étendue aux produits d’entretien, condiments, biscuits, céréales… Vous trouverez bon nombre de ces produits dans des magasins bios ou spécialisés, mais aussi (avec un choix plus limité) en grandes surfaces.

    4 Limitez les produits ménagers et de soin

    Pour enrayer le fléau du plastique, le tri ne suffit pas. Il faut réduire les déchets d’emballage à la source. Privilégiez un savon avec un emballage papier plutôt qu’un gel douche dans un contenant plastique, ou encore des recharges de produit (savon, lessive, détergents, etc.) à verser dans un flacon distributeur. Crème hydratante, shampoing, liquide vaisselle, produit pour le linge… Biodégradables rapidement, nombreux sont disponibles en grands conditionnements ou en vrac.

    300 millions

    de tonnes de plastiques sont produits chaque année dans le monde. Entre 8 et 12 millions finissent dans les océans (4).

    5 Zappez l’eau en bouteille

    En 2016, 480 milliards de bouteilles en plastique ont été vendues dans le monde entier, selon l’ONU (5). Cela représente une part considérable des déchets ménagers. Vous voulez bannir les bouteilles d’eau en plastique, mais avez peur de vous servir une eau non pure, non minérale au robinet ? Pas de panique, il existe des solutions : l’installation d’un filtre sur la robinetterie, l’achat d’une carafe filtrante, de bouteilles en verre ou encore l’utilisation d’un charbon actif végétal purifiant et minéralisant à glisser dans sa carafe en verre. Et n’oubliez pas, la qualité de l’eau du robinet est très contrôlée en France.

    L’Essentiel de l’article

    • Les plastiques polluent la nature, mettent en danger la vie sauvage(1) et les systèmes naturels, entrent dans la nourriture consommée et l’air respiré.
    • Il existe des alternatives simples pour éviter de consommer du plastique au quotidien.

    (1) Unesco, « Fait et chiffres sur la pollution marine ».
    (2) Parlement européen, « Le Parlement interdit les plastiques jetables à compter de 2021 », 2019.
    (3) Science Direct, « Human footprint in the abyss: 30 year records of deep-sea plastic debris  », 2018.
    (4) Greenpeace, « Pollution des océans : l’impact des plastiques », 2017.
    (5) ONU, « Infographie : dites non au plastique jetable ».

  • Alcool au volant : attention danger !

    Alcool au volant : attention danger !

    Envie d’explorer ce sujet en profondeur ? Écoutez ce podcast !

    1 Les effets de l’alcool au volant et ses dangers

    L’alcool a un effet euphorisant et désinhibant, il agit directement sur le cerveau. Le conducteur qui prend son véhicule en état d’ivresse se sent grisé et adopte alors des comportements dangereux pour lui et les autres usagers de la route. Le conducteur en état d’ébriété sous-évalue les risques. Ses réflexes sont diminués : visibilité rétrécie, temps de freinage plus long et sensibilité à l’éblouissement.

    En moyenne, quand on boit un verre, l’alcoolémie atteint son maximum une heure après (30 minutes à jeun). Il faut en moyenne deux heures à un adulte de 70 kg pour éliminer deux verres d’alcool (2). Les individus ne sont pas tous égaux pour éliminer l’alcool : tout dépend de la morphologie, du poids, de la taille et de l’état de santé de chacun. Plus de 9 conducteurs alcoolisés sur 10 impliqués dans les accidents mortels avec un taux d’alcool dans le sang supérieur au taux légal sont des hommes (3).

    Attention aux idées reçues ! Il n’existe aucune solution miracle pour faire redescendre votre alcoolémie : café salé, cuillère d’huile, etc. Sachez également qu’un demi de bière (25 cl) ou un verre de whisky (3 cl) contiennent en réalité la même quantité d’alcool pur (environ 10 grammes) (4).

    Alcool au volant : attention danger !

     

    17 %

    En 2018, 17 % des Français déclaraient conduire en dépassant la limite d’alcool autorisée.*

    Que dit la loi ?

    La limite autorisée de taux d’alcool pour un conducteur est de 0,5 g d’alcool par litre de sang soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré, c’est-à-dire maximum deux verres d’alcool correctement dosés (voir l’infographie ci-dessus). Entre 0,5 et 0,8 g, vous encourez un retrait de 6 points de permis et une amende allant de 135 à 750 €. Au-delà de 0,8 g, les sanctions maximales encourues sont un retrait de 6 points de permis, 4 500 € d’amende, 2 ans de prison et jusqu’à trois ans de suspension de permis. Le cas échéant, vous devrez passer par deux jours de stage de sensibilisation à la sécurité routière pour récupérer 4 points. Les sanctions sont donc majorées en fonction du taux d’alcool.

    2 Les solutions pour rentrer en toute sécurité

    La prévention

    En soirée, plusieurs solutions existent comme de désigner un conducteur qui ne boit pas (Sam ou Sans Accident Mortel), de rentrer en transport en commun ou de faire appel à un chauffeur professionnel ou encore de rester dormir sur place. Ayez en tête le slogan simple émis par la Sécurité routière : « Quand on tient à quelqu’un on le retient ! » En 2018, 50 animateurs de télévision et de radio ont participé à la campagne de prévention Sécurité routière : tous responsables (5) !

    Les éthylotests

    En soufflant dans l’éthylotest, un liquide jaune vire au vert en présence d’alcool. Cela peut aussi être un bon argument pour empêcher l’un de vos proches de reprendre le volant ! La possession d’un éthylotest est obligatoire depuis 2015 dans tous les véhicules. Il est vendu en pharmacie ou dans les stations-service.

    Quant à l’EAD ou l’éthylotest antidémarrage, il a été expérimenté dans trois départements : la Drôme (26), le Nord (59) et la Marne (51). Depuis le 1er janvier 2019, le préfet peut ainsi délivrer un permis de conduire d’une durée de validité limitée comportant une restriction d’usage prévoyant une obligation de conduire un véhicule équipé d’un EAD. Cela concerne les conducteurs sanctionnés par une suspension ou une annulation de leur permis de conduire pour alcoolémie positive. L’installation de l’EAD est à la charge du conducteur (96 euros/mois la première année en location) et est assortie d’un suivi médico-psychologique.

    Un premier souffle est demandé au conducteur pour faire démarrer le véhicule. Un second souffle intervient de façon aléatoire entre cinq et trente minutes après le démarrage du véhicule, moteur coupé. Si le conducteur est sobre le véhicule redémarre, sinon impossible de reprendre la route.

    Alcool au volant : attention danger !

     

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    Que vous soyez petit ou gros rouleur, pilote confirmé ou jeune conducteur, trouvez la garantie qui vous ressemble sur Macif.fr.

    Alcool et mortalité sur les routes**

    • Conduire sous l’emprise de l’alcool multiplie par 8,5 le risque d’être responsable d’un accident mortel. La consommation d’alcool couplée à celle du cannabis multiplie le risque de décès sur les routes par 15.
    • 28 % des personnes tuées le sont dans un accident dans lequel au moins un conducteur/piéton avait un taux d’alcool supérieur ou égal à 0,5 g.

    3 Les jeunes et l’alcool au volant

    Les jeunes de 18-25 ans constituent la classe d’âge la plus gravement touchée : ils représentent 25 % des personnes tuées ou handicapées dans un accident impliquant l’alcool (1).

    Amateurs de boissons alcoolisées et sucrées ou de cocktails, ils peuvent vite se faire piéger par ces mélanges d’alcool et d’un soft sucré ou fruité qui cache le goût de l’alcool.

    Alors comment faire évoluer ces comportements ? Selon le docteur en psychologie Jean-Pascal Assailly (7), les campagnes de prévention de la sécurité routière face aux 18-24 ans ne sont pas toujours impactantes :

    « Les jeunes nous disent souvent “si je me comporte mal et que ça se termine mal pour moi, à la limite ça me regarde”. Agiter la peur de la mort, c’est extrêmement inefficace. Seule la crainte du handicap pour autrui, serait une des raisons pour laquelle un jeune conducteur serait capable de moduler sa prise de risque, s’il crée un tort grave à autrui, par exemple, si son meilleur ami termine sa vie dans un fauteuil roulant. »

    C’est pourquoi, en matière de prévention, Jean-Pascal Assailly recommande « de les responsabiliser sur la gestion de leur consommation ». C’est alors que les stratégies de communication comme Sam et la campagne “Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas !” fonctionnent auprès de cette population.

    Que risquent les permis probatoires ?

    Le taux d’alcool autorisé est 0,2 g/l pour tous les permis probatoires, autant dire zéro verre d’alcool. Si vous avez un permis probatoire, et que vous dépassez le seuil d’alcool autorisé au volant, vous encourez la perte de 6 points ou la suspension du permis de conduire, une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à 750 euros et une immobilisation du véhicule.

    Cette mesure est aussi appliquée dans 21 pays de l’Union européenne. Elle a d’ailleurs fait chuter la mortalité au volant de 17 % chez les 18-21 ans (1).

    Le saviez-vous ?

    La Macif propose à ses sociétaires des ateliers « Améliorez votre sécurité sur la route ». Renseignez-vous pour en trouver un à côté de chez vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Pour les permis probatoires, c’est zéro alcool au volant !
    • Les 18-25 ans représentent 25 % des personnes tuées ou handicapées dans un accident impliquant l’alcool (1).
    • Il faut en moyenne deux heures à un adulte de 70 kg pour éliminer deux verres d’alcool (2).

    (1) Sécurité routière, « Alcool », 2019.
    (2) LegiPermis, « Combien de temps pour éliminer un verre d’alcool », 2016
    (3) Sécurité routière, « Les chiffres de l’alcool », 2018.
    (4) Alcool Info Service, « Idées reçues ».
    (5) Sécurité routière, « Plus de 50 animateurs de TV radio se mobilisent contre l’alcool au volant pendant les fêtes », 2018
    (6) Étude Attitude prévention, « Sur la route, assurons-nous de transmettre les bons gestes », 2017.
    (7) Jean-Pascal Assailly, docteur en psychologie et auteur de Homo automobilis.

    * Ipsos pour la Fondation Vinci Autoroutes, « Baromètre de conduite responsable 2018 », 2018.
    ** INPES

  • Comment fonctionne un camping-car à l’arrêt ?

    Comment fonctionne un camping-car à l’arrêt ?

    1 Comprendre le panneau de commande

    Le panneau de commande se situe généralement au-dessus de la porte de l’habitacle. C’est l’équivalent du tableau électrique à votre domicile. En pressant les boutons, des témoins lumineux (vert, orange et rouge) indiquent le niveau des données électriques des deux batteries : la batterie cellule (pour l’éclairage intérieur) et la batterie du porteur (qui alimente le camping-car au niveau du moteur). Il affiche également les réserves d’eau propre et d’eaux usées et la mise en route de la pompe. La nouvelle génération de camping-cars propose de piloter tous ces éléments depuis une tablette numérique.

    Pour la lumière, il faut savoir que vous possédez en moyenne trois jours d’autonomie. Faites attention au poste de dépenses très énergivores comme la télévision et le chauffage. Pour alimenter la batterie, vous pouvez également bénéficier d’un apport supplémentaire grâce aux panneaux solaires.

    2 Les différentes énergies

    À l’arrêt, pour économiser de l’électricité, vous devez placer vos appareils (réfrigérateur, plaques de cuisson et chauffage) en mode gaz. Si vous restez sur l’option 12 volts pour alimenter votre réfrigérateur par exemple, cet oubli pourrait entraîner la décharge à plus de 80 % de la batterie. Or une batterie déchargée est synonyme d’une durée de vie diminuée. Cela signifie aussi qu’à moins d’être équipé de panneaux solaires, il n’y aura plus d’électricité dans votre camping-car.

    Depuis la commande de contrôle située sur le tableau de bord, testez la charge de votre batterie cellule. Vous pouvez également mettre tous vos appareils sous tension, notamment la pompe à eau pour ravitailler les différents points d’eau. Pour votre éclairage, vous pouvez aussi choisir de vous brancher sur du 220 volts si vous disposez d’une borne à proximité. En camping, l’emploi d’un générateur, très bruyant, est en revanche fortement déconseillé.

    Si vous hivernez votre camping-car, assurez-vous de bien vidanger tous les tuyaux, y compris ceux du circuit d’eau chaude. Sinon, des dégâts auront potentiellement lieu en cas de gel.

    3 Le carré et les couchages

    Pour la pause déjeuner, sur certains modèles, la petite table se déplie et les sièges du conducteur et passager avant sont pivotables et se retournent. Résultat : vous profitez de 4 assises confortables, le temps du repas. Au moment du coucher, transformez les banquettes appelées dînettes en lit convertible simple ou double. Vous pouvez déplier le lit pavillon ou escamotable qui est situé au fond du camping-car ou au plafond du salon. Il s’active manuellement ou automatiquement et disparaît complètement après son utilisation pour laisser plus de place à la circulation.

    5 430

    C’est le nombre de lieux en France où vous serez accueillis avec votre camping-car (aires communales, aires privées, campings, aires de stationnement).*

    4 La cuisine de votre camping-car

    C’est l’heure de se mettre en cuisine ! Avec une contenance de 130 litres, le réfrigérateur de camping-car est deux fois plus petit qu’à votre domicile. Évitez les mauvaises surprises : pour que les contenus ne se déversent pas lors de l’ouverture du réfrigérateur, prévoyez d’insérer les aliments dans des contenants en plastique hermétiques.

    Pour limiter les chutes d’objets comme la vaisselle ou les boîtes de conserve, lors de l’ouverture des placards, il existe des barres télescopiques qui maintiennent les objets en place.

    En cuisine, oubliez le micro-ondes qui prend de la place et est un consommateur d’énergie. La cuisson se fera généralement sur une plaque 3 feux de gaz. Pour limiter les mauvaises odeurs, vous pouvez utiliser une hotte aspirante, disponible en série dans certains camping-cars, mais surtout ouvrez le lanterneau situé au plafond.

    Bon à savoir

    Il est fortement déconseillé de boire l’eau du robinet. Mieux vaut donc consommer de l’eau en bouteille.

    5 La salle de bains et les WC du camping-car

    Même dans un camping-car de 6 mètres, vous pouvez avoir une douche séparée des WC. Pour un cabinet de toilette avec une douche de bonne dimension, il est conseillé d’avoir un bac au minimum de 90 x 90 cm pour ne pas vous y sentir trop à l’étroit (surtout si les passagers sont grands). L’aération s’effectue depuis un lanterneau situé au plafond. L’eau sale file dans les eaux grises du camping-car alors que l’eau propre vient du réservoir. D’où l’intérêt de l’utiliser même à l’arrêt si vous souhaitez rouler plus léger et vous délester du poids de l’eau.

    Vous devrez utiliser du gaz pour chauffer l’eau. Sachez qu’en moyenne, une bouteille de gaz de 13 kg dure un mois en été, contre deux à six jours en hiver (en raison du chauffage).

    Les WC sont généralement chimiques. Ils sont alimentés en eau propre par une pompe à cellule qui permet d’alimenter en eau les robinets, la douche et la chasse des toilettes. Elle se situe à l’extérieur du camping-car.

    Il faudra vider votre cassette d’eaux noires tous les deux à trois jours environ, dans des bornes de service prévues à cet effet ou directement dans les WC du camping. Pour rincer le réservoir, utilisez le bon robinet d’eau qui est distinct du réservoir d’eau propre. Vous pouvez y ajouter 2 litres d’eau et un mélange qui neutralise les mauvaises odeurs et surtout utilisez des gants jetables.

    Bon à savoir

    Un réservoir d’eau propre contient environ 100 litres, soit deux jours en autonomie pour 4 personnes, si vous stationnez sur une aire de services.

    Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :

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    L’Essentiel de l’article

    • Stationnez votre camping-car sur un terrain plat et stabilisez-le en posant des cales et vérins.
    • Basculez de l’électricité au mode gaz.
    • Utilisez la partie cellule du camping-car.

    FFCC, « Chiffres-clés ».

  • Comment préparer son voyage en camping-car ?

    Comment préparer son voyage en camping-car ?

    1 Vérifiez votre camping-car

    Après l’hivernage, effectuez un état des lieux de votre camping-car. Vérifiez l’état de vos pneumatiques (les pneus réservés aux camping-cars doivent porter la mention CP). Contrôlez la pression des pneus (y compris la roue de secours) et corrigez-la si besoin. Il est conseillé de les gonfler à 5,5 bars (pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes). (1)

    Faites un point sur l’étanchéité aux niveaux des lanterneaux et des baies. Surveillez les niveaux (huile, liquide de frein et de refroidissement), ainsi que le bon fonctionnement des indicateurs (feux de route, clignotants). Pour un camping-car âgé de quatre ans, le contrôle technique est à faire tous les deux ans.

    Contrôlez votre visibilité. Chaque conducteur doit régler les rétroviseurs en fonction de sa taille et de son assise. Pour rappel, vous ne devez pas apercevoir l’intérieur de votre habitacle dans le rétroviseur, mais bien la poignée de la portière dans l’angle du rétro. Vérifiez le bon fonctionnement de la caméra de recul si votre camping-car en est équipé. C’est un élément fort utile pour réussir vos marches arrière.

    Attachez tous les objets et déposez-les dans les placards fermés. Ne laissez rien traîner et fixez des barres de sécurité si besoin. Fermez toutes les portes : placards, réfrigérateur, soute arrière et porte cabine.

    Vérifiez également que la bouteille de gaz (qui sera sanglée pour un meilleur maintien) et la pompe à eau sont en position fermée !

    2 Voyagez léger

    Essayez de voyager le plus léger possible ! D’une part, vous ne surconsommerez pas d’essence. D’autre part, vous ne dépasserez pas le poids total autorisé en charge (PTAC). En cas de dépassement, le contrevenant s’expose à une amende de 135 euros.

    Au PTAC, s’ajoute le poids des passagers et des éléments additionnels à votre camping-car comme un porte-vélo (10 kg) ou une antenne satellitaire (10 kg). (2)

    Répartissez les charges : les poids lourds doivent être situés sur le plancher au niveau de l’essieu arrière, en les attachant solidement. Rangez tous les autres éléments (vêtements, nourriture, jeux…) dans les placards ou filets.

    Si vous posez une galerie sur la toiture, faites attention car en relevant le centre de gravité, l’adhésion des pneumatiques est moindre !

    Faites une check-list pour pas oublier les indispensables : lampe-torche, cale, corde à linge et pinces à linge, une bouteille de gaz de rechange (seulement si vous prévoyez de parcourir de longues distances en autonomie), des rallonges électriques, une trousse de secours, un ou deux jeux de société. Emportez également un adaptateur de prise pour l’Europe, une boîte à fusibles, un bac à roulettes pour vidanger les eaux usées, un tuyau de rallonge pour la vidange des eaux usées, un seau et si vous voyagez à l’étranger un panneau sur le porte-vélo.

    3 Vérifiez les papiers du camping-car

    Assurez-vous que l’assurance du véhicule comprend bien tous les éléments dont vous avez besoin : comme l’assistance 0 km, par exemple. Assurez-vous aussi que le nombre d’occupants correspond bien au nombre de places assises qui sont inscrites sur la carte grise du véhicule. Si vous partez à l’étranger, pour éviter les mauvaises surprises, vérifiez que vous serez remboursé de la taxe douanière. Ainsi en cas de sinistre total, l’assurance prendra en charge la taxe qui vous permet de sortir du pays sans votre camping-car.

    4 Testez votre camping-car avant de l’adopter

    Avant la grande expédition, pourquoi ne pas vous exercer le temps d’un week-end ? Cela vous permettra de vous entraîner au niveau de la maniabilité du véhicule, la conduite dans les virages… Mais aussi de maîtriser le porte-à-faux, c’est-à-dire la longueur arrière du camping-car (entre 6 et 7 mètres) et les angles morts lors du stationnement. En camping-car, l’assise n’est pas la même, le siège est plus haut et forcément la conduite s’en ressent. Raison de plus pour s’entraîner !

    Faites un état des lieux pour vérifier le fonctionnement de tous les appareils : le réchaud, la batterie ou la cassette des eaux noires, vérifier le circuit d’eau…

    Vérifiez que la taille et le nombre de couchages sont adéquats si vous partez en famille ou entre amis. Pensez en effet que la pluie peut-être de la partie et qu’un peu d’espace ne pourra pas nuire au confort de tous.

    Bon à savoir

    Si vous avez peur de vous lancer seul, des agences de voyages proposent des circuits accompagnés avec d’autres camping-caristes.

    5 Réservez vos emplacements

    Tous les deux ou trois jours, faites une halte sur une aire de camping-car pour refaire le plein et vidanger ! Donc si votre road trip est prévu pour un mois, il faudra bien préparer votre itinéraire surtout si vous partez en famille. Il est conseillé par exemple de réserver quelques nuits (comptez un budget de 15 à 20 euros/nuit) (3) sur les destinations très prisées l’été. Abstenez-vous de dormir sur les aires d’autoroute la nuit pour éviter les vols ou les mauvaises rencontres. Dans le cas où vous optez pour cette option, installez une barre de sécurité à l’avant et des serrures antivol sur les portes et les coffres. Les offices de tourisme vous proposent également guides, cartes et plans pour planifier vos séjours.

    Le saviez-vous ?

    24 heures : c’est la durée autorisée pour un stationnement en ville sur un même emplacement !

    6 Planifiez votre budget

    Les vacances en camping-car sont encore un mode de vacances économiques. Si vous ne possédez pas votre propre camping-car, comptez entre 80 et 100 euros de budget par jour pour une location (4). Prévoyez les péages si vous prenez l’autoroute, l’essence avec une consommation de 12,4 l/100 km. Même en roulant plus doucement, un camping-car consomme davantage qu’un véhicule de loisir. Renseignez-vous sur les tarifs pour une traversée maritime, car les prix peuvent vite grimper.

    7 Enregistrez votre itinéraire

    Les GPS spécialisés camping-car permettent de rentrer les données (taille, hauteur, largeur) de votre véhicule et vous détourneront des ruelles impraticables ou des ponts infranchissables. Si vous partez en montagne ou visitez les villages escarpés, cela vous évitera de choisir les mauvais itinéraires. Si vous ne possédez pas un tel GPS, avant de prendre la route, vous pouvez acheter une carte routière sur laquelle sont indiquées toutes les aires de services.

    8 Respectez la charte

    Par ailleurs, vous devrez adopter la charte « Respect » : un code de conduite créé par des professionnels et des camping-caristes. Respect est un acronyme pour les règles suivantes :

    Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :

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    L’Essentiel de l’article

    • Faites un état des lieux.
    • Anticipez votre itinéraire.
    • Voyagez léger.

    (1) Travaux de normalisation des pneumatiques pour la France, « Pneumatiques pour camping-cars ».
    (2) FFACC, « La charge utile des camping-cars ».
    (3) FFCC, « Chiffres-clés ».
    (4) Wikicampers, « Quel est le budget pour des vacances en camping-car ? ».