Catégorie : En mouvement

  • Apprendre à son enfant à faire du vélo

    Apprendre à son enfant à faire du vélo

    Le vélo, dès 2 ans

    Dès l’âge de 2 ans environ, votre enfant peut commencer à apprendre à maîtriser son équilibre sur roues, grâce à une draisienne. Avec ce drôle de vélo sans pédales, le petit acquiert le sens de l’équilibre, développe sa coordination et son autonomie, et s’initie naturellement au maintien du guidon pour rouler droit. Comme le raconte Lisa, « mon fils Hugo a commencé son initiation à 2 ans avec une draisienne. En quelques mois, il avait déjà un très bon équilibre et était prêt à passer à un véritable vélo avec pédales ». Pour apprendre à faire du vélo, un enfant doit cependant posséder certaines capacités motrices de base, comme se tenir droit sans aide, ou encore coordonner ses mouvements, ceux des jambes et des bras, pour pouvoir diriger le guidon. Enfin, un minimum de force dans les jambes et une certaine endurance sont nécessaires pour pédaler et maintenir l’effort sur une certaine distance.

    Les petites roues pour apprendre

    Deuxième étape, passer au vélo avec des petites roues une fois que l’enfant est à l’aise sur la draisienne, et apprendre à pédaler. Lorsque l’enfant montre des signes de confiance et de stabilité, il est temps de retirer les petites roues. Commencez sur une surface plane et sécurisée, comme une allée ou un parc. C’est ce qui s’est passé pour Léa, 4 ans : « Les petites roues l’ont aidée à se sentir en sécurité pendant qu’elle apprenait à pédaler. Nous les avons enlevées, une fois qu’elle se sentait prête », raconte son père, Paul. Cependant, cette étape n’est pas obligatoire pour tous les enfants. Certains passent directement de la draisienne au vélo, sans en passer par l’étape quatre roues, comme en témoignent les nombreux enfants de petite section de maternelle que l’on voit pédaler comme des fous dès l’âge de 3 ans ! Un autre conseil important de Julie, qui travaille au rayon vélo d’un grand magasin de sport : « Il est important de laisser l’enfant avancer à son propre rythme. Ne le forcez pas à retirer les petites roues avant qu’il ne se sente prêt. »

    Encouragement et patience

    Le rôle des parents dans l’apprentissage du vélo est en effet crucial : ils doivent encourager constamment leur enfant et faire preuve de patience pour rendre l’expérience positive et amusante, conseille Julie. Le vélo n’est pas seulement une activité physique qui contribue au développement psychomoteur de l’enfant, il a également un impact positif durable sur son autonomie et sur sa confiance. Pour Claire, « si Mathieu a appris à faire du vélo à 5 ans, c’est grâce à la draisienne et au vélo avec petites roues, mais aussi parce que nous sommes restés patients et que nous l’avons laissé progresser à son propre rythme. » Une erreur fréquente est de vouloir aller trop vite, trop tôt. Évitez de lui mettre trop de pression, ce qui peut entraîner l’arrêt de sa volonté d’apprendre à faire du vélo. Il faut choisir le bon moment, quand l’enfant se sent prêt et en manifeste l’envie. L’apprentissage doit se faire dans un moment de calme et de détente, sans pression ni contrainte de temps.

    Apprendre en jouant

    Le plus difficile à vélo, c’est de démarrer. L’enfant doit d’abord apprendre à placer correctement ses pieds sur les pédales sans regarder et comprendre que c’est l’élan qui donne la vitesse. Partir en plaçant le pied avant au-dessus de l’axe du pédalier donne plus de force pour effectuer un premier tour de pédale et gagner assez de vitesse pour garder son équilibre. Une fois que l’enfant maîtrise le démarrage et la vitesse, il faut aussi savoir s’arrêter ! Pour apprendre à freiner en s’amusant, voici quelques petits jeux à mettre en pratique : Tracez un repère au sol au niveau duquel votre enfant doit stopper. Cela lui permettra d’apprendre à s’arrêter au niveau d’un carrefour ou d’un feu. Faites circuler votre enfant librement sur une zone sans danger. À votre « top », votre enfant doit freiner et poser le pied à terre. Au « top » suivant, il repart. Ainsi, il saura par la suite faire face aux dangers de la circulation sur la voie publique.

    Bon à savoir

    Jusqu’à l’âge de 8 ans, un enfant est autorisé à rouler au pas sur les trottoirs, pendant que vous circulez sur la chaussée. Par ailleurs, il est recommandé de ne pas le laisser circuler seul en ville avant l’âge de 12 ans.

    Conseils de sécurité pour apprendre le vélo à votre enfant

    Il faut aussi adopter un équipement adapté : le port du casque est obligatoire jusqu’à 12 ans et reste très fortement recommandé après cet âge. Des genouillères et coudières sont également conseillées pour se protéger en cas de chute. Pour les premières sorties, il est recommandé de choisir des zones sûres et peu fréquentées. Restez toujours à proximité de votre enfant, car la supervision est essentielle pour assurer sa sécurité. Assurez-vous également que le vélo est adapté à la taille de l’enfant : un vélo trop grand ou trop petit peut rendre l’apprentissage difficile et dangereux. L’enfant doit pouvoir toucher le sol avec ses pieds lorsqu’il est assis sur la selle.

    Sensibiliser sans culpabiliser est essentiel pour développer des comportements responsables chez les jeunes. En encourageant un meilleur partage de la route, chacun peut contribuer à la sécurité de tous, en particulier celle des plus jeunes. Les parents jouent un rôle clé en inculquant les bonnes pratiques dès le plus jeune âge, comme le respect du code de la route et l’attention aux autres usagers. Pensez également à l’importance de la visibilité : l’utilisation d’accessoires réfléchissants ou de vêtements colorés est un moyen simple et efficace pour améliorer la visibilité de votre enfant.

    Et n’oubliez pas : en adaptant l’apprentissage à son rythme, vous lui offrirez une expérience positive et enrichissante !

  • Les voitures recyclées, c’est pour demain ?

    Les voitures recyclées, c’est pour demain ?

    La vision d’une casse automobile dans laquelle s’entassent des véhicules cabossés et rouillés paraîtra-t-elle bientôt aussi anachronique que celle d’une locomotive à vapeur crachant une fumée noire ? C’est le vœu des écologistes, mais aussi des constructeurs automobiles. De Renault, qui ambitionne de devenir le leader européen de l’économie circulaire automobile, à BMW, qui promet de commercialiser une voiture utilisant 100 % de matériaux recyclés d’ici 2040, en passant par Stellantis qui a ouvert en novembre un hub dédié à la récupération et à la réutilisation des matériaux automobiles, la question de la fin de vie des véhicules semble être devenue une préoccupation pour les acteurs de l’industrie automobile, alors qu’en France, le ministère de la Transition écologique évalue le nombre de véhicules neufs mis sur le marché national à environ 2 millions par an, contre 1,3 million pour ceux mis hors d’usage.

    Pas encore assez de matières recyclées

    Environ 85 % d’une voiture serait recyclable, pourtant, « les nouveaux véhicules sont encore majoritairement fabriqués à partir de matériaux vierges », souligne Jean-Philippe Bahuaud, directeur général de The Future Is Neutral, entité spécialisée dans les solutions d’économie circulaire créée par Renault l’an dernier. D’après la Commission européenne, seules 19 % des matières plastiques provenant des véhicules hors d’usage (VHU) sont recyclées, tandis que l’électronique et les matériaux composites le sont à peine. « Une matière neuve est parfaitement calibrée, explique Jérôme Lavernhe, consultant en innovation pour le secteur automobile. Le problème avec les matières recyclées, c’est la stabilité des performances. Avec le métal, on arrive à maintenir des propriétés constantes, il y a moins de variations. Mais avec les plastiques, du fait de leur constitution, au fur et à mesure qu’on les broie, on fatigue la matière. Ce qui fait que c’est un peu compliqué de remettre du recyclé dans des pièces où il y a des attentes importantes en matière de sécurité, pas seulement de longévité. »

    Une amélioration qui passe par un meilleur tri, juge-t-il, et le développement d’usines de déconstruction avec du personnel qualifié. « Savoir identifier les bons plastiques et éviter que des matières non prévues atterrissent dans des lots, c’est le premier maillon pour pouvoir faire du recyclage à la plus haute valeur ajoutée possible. »

    Le reconditionnement, une pratique à la hausse

    Mais avant l’étape du broyage des matériaux, la première façon de recycler un véhicule hors d’usage consiste à récupérer les pièces exploitables. Des pièces de carrosserie, de garnissage, des vitres, mais également des pièces de motorisation réutilisées après avoir été nettoyées, inspectées et testées. « Ce qu’on appelle des pièces en échange standard, de l’économie circulaire qui existe depuis des décennies, rappelle Vincent Delmas, directeur général du pôle Stellantis Pyrénées pour le groupe Emil Frey. La vraie évolution, ce sont les réseaux de déconstruction, qui ont été mis en place pour la plupart par des constructeurs, qui proposent en ligne des pièces de réemploi et les mettent à disposition des réparateurs rapidement. »

    Même évolution concernant le reconditionnement des véhicules d’occasion. « Dans les réseaux de marque, depuis toujours, on reconditionne les véhicules qu’on reprend. On change les pneumatiques, les freins, on fait une révision mécanique, un peu de carrosserie. Ce qui est nouveau, c’est d’industrialiser le processus, de planifier le cycle de vie d’une voiture au-delà de deux possesseurs. » Ainsi, selon l’Anfa, il existe aujourd’hui une cinquantaine d’usines de reconditionnement de véhicules d’occasion en France, la première ayant été créée en 2013.

    Seul bémol, l’essentiel des pièces mécaniques utilisées sur des véhicules reconditionnés reste des pièces neuves. « Quand vous cherchez certaines pièces dans l’économie circulaire, celles qui sont susceptibles de plus s’user ou qui subissent les chocs les plus fréquents, vous ne les trouvez jamais, constate Vincent Delmas. Pour la simple et bonne raison que tout le monde cherche les mêmes. »

    Pour autant, une récente étude du SRA relève qu’entre 2017 et 2023, la part des pièces de réemploi dans le total des pièces remplacées est passée de 2,7 à 4,4 %.

    Bénéfique pour tous, l’utilisation de pièces de réemploi doit être un réflexe pour limiter les coûts environnementaux et financiers.

    Bertrand Delignon, Directeur IARD Macif

    Un enjeu écologique et économique

    Si l’idéal d’un cycle fermé, dans lequel le secteur automobile n’aurait presque plus besoin de faire rentrer de matières neuves pour produire et réparer des véhicules, semble encore loin, c’est un objectif affiché par le secteur automobile. « C’est devenu un sujet incontournable pour les constructeurs », considère Jérôme Lavernhe. Un enjeu qui est à la fois écologique et économique. La hausse du prix des matières premières, ainsi que les tensions sur la disponibilité de certains composants, rend « d’autant plus légitime l’emploi de matières recyclées », note ainsi Jean-Philippe Bahuaud sur le site de Renault Group.

    Un idéal qui passera également par la traque aux véhicules hors d’usage (VHU) clandestins. Le Commissariat général au développement durable estime ainsi que plus d’un tiers de ces VHU, traités ou exportés irrégulièrement, disparaissent chaque année de la filière légale de traitement.

    Mieux comprendre les bénéfices des PRE

    La Macif vous éclaire sur les pièces de réemploi.

  • Quel regard des jeunes sur la voiture aujourd’hui ?

    Quel regard des jeunes sur la voiture aujourd’hui ?

    Il y avait 38,9 millions de voitures sur les routes de France au 1er janvier 2023. Un chiffre donné en novembre dernier par le ministère de la Transition écologique dans une étude sur l’utilisation des véhicules sur le territoire. Parmi les conducteurs, on retrouve un nombre important de jeunes nés après l’an 2000, la majorité des permis B français étant délivrés aux moins de 20 ans, d’après l’institut Statista.

     

    @macifassurances La question de l’opinion sur la voiture et sa représentation divise ! Très pratique mais potentiellement peu écologique, ce n’est pas toujours facile de faire un choix 🤯 Dites-nous en commentaire ce que vous en pensez ! 👇 #LaMacifCestVous #PourToi #Jeunes #Voiture #Symbole ♬ original sound – Macif

    Entre envie et praticité

    « On entend souvent que les jeunes n’aiment plus la voiture alors que c’est faux. La réalité est plus complexe que cela », assure Hervé Marchal, sociologue et co-auteur de l’ouvrage collectif Les jeunes au volant (Erès, 2022). Théo, 20 ans, ne peut qu’acquiescer. Cet étudiant en architecture à Vaulx-en-Velin (Rhône) se dit « soucieux de [son] empreinte écologique », mais utilise parfois son véhicule hybride pour se rendre à l’école, pourtant située à dix minutes à pied. « C’est plus facile lorsque j’ai de grosses maquettes à transporter, se justifie-t-il. Je culpabilise, mais je me rassure en me disant qu’au moins, je roule en électrique. »

    La dimension utilitaire et la praticité sont des raisons largement invoquées par les jeunes conducteurs pour expliquer leur utilisation de la voiture : 63 % d’entre eux s’en serviraient principalement pour travailler ou étudier, d’après un sondage YouGov pour L’Obs publié en 2020. Sans surprise, les chercheurs constatent des rapports différents à la voiture entre les territoires. D’après Hervé Marchal, également professeur à l’université de Bourgogne (Lab. LIR3S), les jeunes des milieux ruraux et périurbains restent extrêmement attachés à leur véhicule, contrairement à leurs homologues « urbano-centrés », plus enclins à s’opposer radicalement à la voiture, aux 4×4 en ville ou à l’autosolisme (pratique solitaire de la conduite). « Simplement parce qu’ils ne vivent pas la même réalité et n’ont pas le même usage de la voiture au quotidien », souligne le sociologue.

    Un habitat à soi

    Le sondage YouGov montre aussi que 34 % des 18-24 ans associent l’automobile au mot « liberté ». Outil privilégié des premières vacances sans parents, moyen de partir où l’on veut, quand on veut, sans contrainte de temps… La voiture est le premier mode de transport pour les départs en voyage, selon un sondage Ipsos effectué en mai 2023 auprès des 18-34 ans. « Avoir sa première voiture représente une étape identitaire importante, confirme Hervé Marchal. Je peux organiser mon quotidien comme je l’entends, je m’affirme davantage en conduisant. » Le sociologue pousse l’analyse en comparant ce véhicule pas comme les autres à un habitat : « Un espace dans lequel on passe du temps, que l’on va s’approprier, qui va accueillir nos affaires, dans lequel on connaîtra peut-être l’amour pour la première fois », énumère-t-il. De son côté, le jeune Théo vit la conduite comme une pause, « un moment relaxant où il n’y a rien d’autre à faire que penser ».

    Un coût élevé qui entraîne un nouveau rapport à la propriété

    Reste que ce mode de transport coûte cher – 35 474 euros en moyenne pour un véhicule neuf, sans compter le carburant, l’assurance, la carte grise, l’entretien et d’éventuelles réparations. Si Théo s’estime chanceux que sa mère prenne en charge la plupart des coûts, il compte tout de même une dépense de 40 à 60 euros par plein, à raison de deux par mois, en n’utilisant son véhicule qu’un week-end sur deux pour rentrer au domicile familial situé à 50 km de son studio. La somme peut paraître dérisoire, mais engloutit en réalité une grosse partie de son budget d’étudiant. « Si je devais tout payer seul, je ne garderais pas la voiture. C’est un luxe d’en avoir une », reconnaît celui qui a passé son permis à 17 ans, en conduite accompagnée.

    Quand il ne rentre pas chez sa maman, le Vaudais s’en sert surtout pour partir en vacances avec les copains. Le covoiturage est alors la meilleure option pour répartir les frais et réduire l’impact écologique du trajet. « Le rapport à la propriété est en train de changer, analyse Hervé Marchal, qui prévoit l’essor des voitures partagées ou des locations de courte et longue durée dans les prochaines années. Plutôt qu’un véhicule à proprement parler, on achètera du service, de la tranquillité, du temps. » Que ferait Théo s’il ne pouvait plus utiliser sa voiture ? « Je ne chercherais pas à la remplacer. Ce serait l’occasion de changer mes habitudes, même si les alternatives sont moins confortables », promet-il tout en espérant qu’un jour, les voitures seront « 100 % vertes ».

    Comment assurer un jeune conducteur ?

    Suivez les conseils de la Macif pour savoir quelle assurance souscrire en tant que jeune conducteur, mais également comment assurer un jeune conducteur sur le contrat de ses parents.

  • La conduite accompagnée, un petit virage dans la vie de famille

    La conduite accompagnée, un petit virage dans la vie de famille

    Les doigts sur le frein à main, comme si elle allait devoir le soulever soudainement, Monique scrute le moindre danger et ne se montre pas franchement rassurée à côté de sa fille qui tient le volant. Comme ses deux grandes sœurs avant elle et comme environ 47 % des 18-26 ans qui ont passé le permis en France, Mélanie a opté pour la conduite accompagnée afin de décrocher le précieux sésame.

    Lancé en 1990 et officiellement appelé Apprentissage anticipé de la conduite (AAC), il offre la possibilité de rouler au quotidien avec un accompagnateur (les parents la plupart du temps, qui doivent eux-mêmes être détenteurs du permis B depuis au moins cinq années) à partir de son quinzième anniversaire après avoir suivi une formation initiale en école (évaluation d’une heure, formation théorique sur la sécurité routière et pratique d’au moins vingt heures).

    L’objectif ? Parcourir 3000 kilomètres ou plus en 365 jours minimum (et 1095 maximum) afin d’acquérir une solide expérience, devenir un bon conducteur et gagner en confiance pour le jour de l’examen, tout simplement. Des missions généralement remplies, puisque le taux de réussite à l’épreuve atteint 75 % pour ceux qui l’ont préparée avec la conduite accompagnée contre 57 % avec la méthode classique(1) et les accidents seraient quatre fois moins présents.

    Pourquoi choisir la conduite accompagnée ?

    Mais cette aventure n’est pas forcément une partie de plaisir, que ce soit pour l’enfant ou le parent. « Je savais que ce serait compliqué, car ça me fait très peur de me déplacer dans une voiture conduite par quelqu’un qui n’a pas le permis, témoigne Monique, qui garde en mémoire nombre d’anecdotes angoissantes. Ma fille aînée a par exemple percuté un labrador, ça nous a traumatisées ! » De là à perdre les pédales ? Parfois, oui. « Avec mon père, ça va, raconte sa fille Mélanie. Mais avec ma mère, c’est l’enfer. Elle n’est jamais motivée à l’idée de me laisser le volant et quand on le fait, elle panique tout le temps. Du coup, je n’ai pas énormément conduit… »

    Mais alors, pourquoi avoir choisi la conduite accompagnée ? « Beaucoup de monde en parlait quand nous l’avons proposé à notre fille aînée, explique Monique. C’était un peu la tendance, les proches et les autres parents le conseillaient donc ça nous a influencés. L’avantage financier a également eu son importance. » On le comprend puisqu’un élève en AAC a globalement besoin de moins de cours de conduite facturés par une école, et les assurances établissent généralement un tarif préférentiel aux jeunes conducteurs ayant suivi ce mode de formation.

    Le réapprentissage des parents

    De son côté, Philippe, a pleinement apprécié cette aventure avec ses deux enfants. « Au-delà du fait que ça permet aux gosses de progresser et de s’accoutumer à la voiture, la conduite accompagnée apporte aussi beaucoup aux parents ! J’ai appris ou réappris plein de choses, on se remet forcément en question parce que notre regard n’est pas le même que les nouvelles générations, estime ce père autrefois routier, qui a connu l’AAC avec son fils Jean et sa fille Morgane. Bon, c’est vrai qu’il faut savoir être patient et pédagogue… Mais ça s’est plutôt bien passé, même si Jean, mon garçon, a fait preuve d’une débordante confiance en lui dès le début. Il m’a cassé un rétroviseur, on s’est disputé quelques fois… Mais rien de bien grave, surtout par rapport aux bénéfices observés. »

    Réponse du fiston : « Oui, j’ai fait un peu le caïd au démarrage. Au bout de 50 bornes, je prenais le volant à une seule main juste pour énerver le daron. En même temps, on m’avait roulé dans la farine : mes parents m’avaient vendu la conduite accompagnée comme une promesse d’autonomie et de liberté, en disant que je n’avais pas besoin d’un scooter puisque je pourrais aller où je veux quand je veux avec la voiture. En réalité, pas du tout, cela n’a rien à voir ! Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est que ma sœur et moi étions bien davantage au courant des règles du Code de la route que notre père. » Sa sœur Morgane confirme : « À chaque rond-point, il y avait débat sur la manière de l’emprunter. Notre père ne voulait jamais entendre qu’il faut emprunter à l’extérieur pour aller à droite. Il était vraiment hyper stressé, résume-t-elle, il s’accrochait tout le temps à la poignée de maintien au-dessus de la portière. Mais sincèrement, cette expérience sous son contrôle m’a globalement beaucoup aidée. Il m’a fait conduire avec une remorque, il me demandait de refaire des manœuvres jusqu’à ce que je réussisse… »

    Autre point positif pour la conduite accompagnée, depuis le 1er janvier 2024, elle permet de passer le permis de conduire dès l’âge de 17 ans.

    Vous êtes sociétaire ?

    La Macif vous rappelle les conditions et les règles de la conduite accompagnée.

    (1) www.securite-routiere.gouv.fr

  • Parmi les adeptes de skate, « la nouvelle génération arrive en force »

    Parmi les adeptes de skate, « la nouvelle génération arrive en force »

    À l’abri de la pluie, sous des barnums utilisés pour se protéger d’un soleil éblouissant quelques heures plus tôt, des enfants âgés d’une dizaine d’années dessinent sur leurs planches de skate avec des feutres. Certains portent des chaussures dédicacées par leurs idoles, d’autres sont vêtus de tee-shirts des marques emblématiques de la discipline. Emy, tee-shirt blanc extra-large et bob noir sur la tête, arbore fièrement ses baskets signées des mains de son skateur favori, le Havrais et multi-champion de France Joseph Garbaccio. Adepte de la planche à roulettes depuis deux ans, la jeune fille de 9 ans accompagne sa sœur aînée, Lilou Jupille, 17 ans, championne régionale Centre – Val-de-Loire, aux championnats de France à Pau. C’est elle qui l’a initiée et elles s’entraînent aujourd’hui au club Les Enfants du Skate et du Ride, à Châteauroux.

    Lire aussi : Skateboard et enfant : prévenir les risques pour qu’il pratique en toute sécurité

    Entre les passages des participants, Emy s’exerce sans relâche sur des rampes installées aux abords du skate-park. La jeune skateuse préfère la discipline du « street », « plus technique », qui consiste à faire des figures (« tricks ») en utilisant le mobilier urbain, à celle du « bowl », qui se pratique dans une grande cuvette toute en courbures. La semaine passée, elle concourrait aux championnats de France de street à Perpignan. « Ça lui a permis de voir le niveau des autres, à l’échelle nationale », affirme sa sœur Lilou.

    19 filles et 43 garçons

    Ici, le long de la voie ferrée, une centaine de skateurs vont s’affronter pendant trois jours pour le titre de champion et championne nationale de skate en bowl, sous le regard de plusieurs centaines de spectateurs. Les compétiteurs viennent de toute la France : des Sables-d’Olonne, de Pornichet, de Paris, de Marseille, de Bordeaux, et même de La Réunion. Champions et amateurs se côtoient dans une ambiance très détendue. David Lefebvre, président de l’association Skab, le club palois qui accueille la compétition, s’en réjouit : « Nous avons des champions, comme les Marseillais Vincent Matheron et Tom Martin ou la jeune Leucatoise Louise-Aïna Taboulet. » Les jeunes de moins de 16 ans sont nombreux à concourir pour les qualifications en demi-finale : 19 filles contre 43 garçons. Dans la catégorie des plus de 16 ans, les filles, au nombre de 12, se présenteront directement en demi-finale.

    Les skateuses en force

    Sur place, plusieurs entraîneurs le constatent : le développement des compétitions officielles a attiré de nombreux jeunes dans les clubs, notamment des filles. Maxime Blandin, entraîneur au club Roulettes Mates, aux Sables-d’Olonne, partage cet avis. « Quand j’ai commencé le skate, il y avait très peu de compétitions, mais cette visibilité donne aujourd’hui envie à des jeunes de se lancer. » Son école compte 150 adhérents et 96 licenciés, dont beaucoup d’adolescents et d’enfants, et environ 30 % de filles. « Elles ne sont pas encore aussi nombreuses que les garçons, mais leur niveau a énormément augmenté en deux ans », affirme-t-il.

    Dans le club palois, David Lefebvre recense aussi environ 35 % de filles parmi ses élèves. Lilou, elle, est la seule fille de plus de 16 ans dans son club castelroussin, « c’est énervant, on ne peut pas se confronter aux autres filles de notre âge ». Parmi les moins de 16 ans, en revanche, elles sont en nombre, « la nouvelle génération arrive en force ! ». D’ici peu, elle souhaiterait passer son Brevet d’initiateur fédéral (BIF), un diplôme permettant d’encadrer bénévolement un cycle de découverte du skateboard. Son entraîneur, Éric Dimeck, s’enthousiasme : « Elle est super motivée, ça fait plaisir. »

    Entraînements intensifs

    Si les concurrents viennent de tout l’Hexagone, ils ne bénéficient pas des mêmes conditions d’entraînement. Marion Terrien, 15 ans, est originaire de Pornichet. Depuis sa découverte du skate, lors du premier confinement, elle n’a pas quitté sa planche. Elle s’entraîne tous les jours, « quand il ne pleut pas ». Le bowl le plus près de chez elle est à Saint-Nazaire, mais il est très fréquenté. « Je m’entraîne en vacances et sur la mini-rampe que l’on a installée chez moi. »

    Dans son club, Lilou a la chance de pouvoir s’entraîner sur une « méga-rampe verticale », mais a été impressionnée, en arrivant à Pau, par l’infrastructure. « Leur bowl a des courbes très pentues, à l’américaine. Dans le nôtre, on n’a pas autant d’amplitude ; pour apprendre à bien mener les courbes, c’est plus difficile », explique-t-elle. Dans la pratique du skate en bowl, les Marseillais dominent. « Il y a toute une culture du bowl là-bas, avec celui du Prado, qui est une institution », ajoute la championne régionale. À l’issue de la compétition, trois Marseillais se partagent le podium dans la catégorie des garçons de plus de 16 ans : Vincent Matheron, Jean Pantaleo et Tom Martin.

    Compétition et communauté

    Tout sourire, Marion s’élance dans le bowl. À sa sortie, son amie Naomi De Souza, la félicite. Pour les deux jeunes, qui se sont connues le jour-même et se sont préparées ensemble, la compétition est aussi un prétexte pour rencontrer les autres adeptes de leur discipline. « On se suit quasiment tous sur les réseaux sociaux », affirme Naomi. La championne Louise-Aïna Taboulet, âgée de 13 ans et surclassée dans les plus de 16, apprécie aussi le skate pour son aspect communautaire. « Quand tu réussis un run, tout le monde vient te féliciter ! » Habituée des compétitions, celle qui fréquente les skate-parks depuis l’âge de 5 ans s’est placée en 19e position aux Championnats du monde à Dubaï en février dernier. L’an dernier, elle remportait le titre de championne de France de skate en bowl dans les moins de 16 ans, cette année, c’est dans la catégorie au-dessus qu’elle accède à la première place.

    La technicité des skateurs de moins de 16 ans, Julien Laurent, docteur en sociologie et auteur de Le skateboard, analyse sociologique d’une pratique physique urbaine (L’Harmattan, 2012) la considère également au prisme de nouvelles méthodes d’apprentissage. « Il y a une précocité dans l’apprentissage avec des enfants capables d’apprendre énormément entre 7 et 9 ans : ils s’y mettent de plus en plus tôt et bénéficient d’un accès aux connaissances techniques que nous n’avions pas grâce à Internet. Tout est décrit, décortiqué, analysé, expliqué, observable. Dans les années 90, il fallait plusieurs mois pour apprendre une figure basique que nous ne pouvions parfois voir qu’en photo », souligne-t-il.

    La culture du skate

    Au-delà de la pratique sportive, le skate s’inscrit dans une culture bien particulière. Comme l’atteste Julien Laurent : « le skateboard, c’est bien plus qu’une simple activité physique urbaine, c’est un élément prépondérant de l’identité et de la culture de celui qui le pratique. » Pour Emmanuel Camusat, enseignant à l’école des Beaux-Arts de Châteauroux et skateur depuis ses 16 ans, le skate est une affaire de transmission. Venu à Pau pour accompagner ses deux fils, à qui il a appris à se tenir sur une planche « depuis qu’ils savent se tenir debout », le quinquagénaire castelroussin constate l’évolution des pratiques : « Quand j’ai commencé le skate, on ne disposait pas de toutes ces infrastructures, on construisait des mini-rampes dans des lieux désaffectés, on apprenait à bricoler le bois et à utiliser une perceuse ».

    Il transmet aujourd’hui ces pratiques à ses enfants et à ses étudiants. La culture du skateboard est aussi indissociable de la ville. « Les skateurs ne conçoivent leur pratique que dans la rue, dans cet environnement qui n’est pas fait pour et qu’ils doivent exploiter pour faire en sorte que l’activité arbore sa totale dimension créative et culturelle », souligne Julien Laurent. Le rapport à la ville en est modifié, les bancs deviennent des obstacles, les rampes d’escaliers des endroits « skatables ». « Le sculpteur et skateur suédois Pontus Alv est dans cette approche : il bétonne les bâtiments pour les rendre skatables, il les “corrige”, en quelque sorte », ajoute Emmanuel Camusat.

    Les JO à l’horizon

    Si le développement des compétitions permet de recruter davantage de jeunes, la présence d’épreuves de skate aux Jeux olympiques et les tournois mondiaux ne suscitent pas l’adhésion de tous les pratiquants. Julien Laurent, lui, déplore l’importance d’enjeux financiers liés à ce qui « n’est pas un sport ». Pour Emmanuel Camusat, cette institutionnalisation revêt plusieurs aspects. « Cela peut donner un prétexte aux municipalités de contrôler le skate de rue, en sommant les skateurs de s’entraîner uniquement dans les lieux “dédiés”, c’est-à-dire les skate-parks », souffle-t-il. Mais pour le papa de deux skateurs qu’il accompagne lors des championnats, le problème n’est pas tant l’organisation de compétitions que la pression d’obtenir des résultats. « On peut faire de la compétition pour s’amuser, sans objectif de performance. »

    Ainsi ces trois enfants s’entraînent sur les rampes à l’entrée du skate-park. Louis et Nino ne se sont pas qualifiés pour les demi-finales, mais sont « contents d’être là ». « Moi, je suis arrivé dernier mais je m’en fiche, au moins j’ai participé », s’exclame l’un d’eux. Pour se détendre, ils font un « out », un jeu entre skateurs qui consiste à imposer une figure aux autres participants. « On fait un indy ! proclame-t-il en parlant de cette figure aérienne consistant à saisir le milieu de sa planche. C’est au tour de qui ? »

     

    Reportage réalisé par Emma Flacard lors des championnats de France en discipline bowl du 2 au 4 juin 2023

  • Rouler en camping-car : voyager sereinement

    Rouler en camping-car : voyager sereinement

    1 Préparez-vous à prendre la route

    Si vous avez laissé votre camping-car plusieurs mois en hivernage, assurez-vous que vos pneumatiques sont en bon état. Rendez-vous chez un professionnel qui pourra contrôler si les roues tournent bien, car les pneumatiques sont l’atout sécurité de votre véhicule.

    Avant de partir, effectuez un tour du camping-car pour vérifier si tous les indicateurs lumineux fonctionnent bien.

    Bien sûr, vous aurez pris soin de rentrer la parabole, le marchepied, les cales, de vérifier la fermeture de la soute arrière, des lanterneaux et des panneaux solaires. Coupez toutes les arrivées d’eau, de gaz (la bouteille doit être sanglée), calez les assiettes, les couverts et les verres pour éviter le roulis et les bruits incessants durant le trajet. Bonne route !

    2 Répartissez le poids

    Ne surchargez pas le camping-car et vérifiez que les charges sont bien réparties et respectez le PTRA (poids total roulant autorisé) de 3,5 tonnes. En moyenne, un camping-car avec capucine consomme 12,4 litres/100 km. Pour réaliser quelques économies et vous délester de surpoids, emportez une seule bouteille de gaz (13 kg) et videz les eaux grises le temps du trajet.

    Pensez à attacher toutes vos affaires ou à les glisser dans un filet de sécurité, car un sac de voyage ou tout autre objet projeté dans la cabine à plus de 50 km/h peuvent s’avérer extrêmement dangereux pour ses occupants.

    3 Choisissez les bons itinéraires

    Préenregistrez votre destination sur votre GPS pour visualiser le bon itinéraire à l’avance et la distance à parcourir. Sur certains GPS spécialisés camping-car, le conducteur peut présélectionner la taille du véhicule pour éviter les routes avec des restrictions et indiquer les itinéraires spécifiques au volume ! Cela vous permet aussi de sélectionner les bonnes aires de camping-cars sans être obligé d’effectuer des détours et des kilomètres supplémentaires. Même si vous êtes équipé d’un GPS, pensez à emporter une carte routière et un guide : elle pourrait vous servir en cas d’arrêt soudain et inattendu du GPS.

    Faites des pauses toutes les deux heures et évitez de rouler aux heures de pointe : départ en vacances ou sorties de plage risquent de vous mobiliser de longues heures. Pensez à occuper les enfants avec un DVD, des jeux de carte, des coloriages (s’ils ne sont pas sujets au mal des transports) ou devinettes : le trajet sera moins pénible pour eux et pour vous ! Roulez à la fraîche pour éviter de surconsommer en utilisant la climatisation.

    Si vous choisissez la conduite sur autoroute, attention à bien connaître la hauteur de votre camping-car. En effet, s’il fait moins de 3 mètres de hauteur, il sera classé en catégorie 2 (véhicules intermédiaires) et s’il fait plus de 3 mètres en catégorie 3 (poids lourd), un classement qui change tout au niveau de la tarification. Et dans tous les cas, utilisez la voie de péage la plus à droite, celle sans gabarit de hauteur généralement réservée aux poids lourds.

    4 Pensez gabarit !

    Si le camping-car est un véhicule qui se conduit facilement et ne nécessite pas de permis spécialisé, son gabarit est proche de celui d’un petit camion : 3 mètres de hauteur et 6 à 7 mètres de longueur. Faites attention lors des manœuvres de stationnement, des passages sous les ponts, au niveau des parkings et des péages, mais aussi en montagne avec les pics rocheux ou les branches d’arbres qui dépassent. Soyez prudents avec les angles morts, lors des marches arrière. Pour les manœuvres, demandez à un autre passager de vous aider pour reculer.

    Bon à savoir

    Pour vos premières sorties en camping-car, inscrivez les dimensions de votre véhicule sur un post-it collé sur le tableau de bord. Un petit mémo utile pour éviter les accrochages !

    5 Conduisez en toute sécurité

    La ceinture est bien sûr obligatoire, même pour les passagers à l’arrière, c’est pourquoi toutes les places en sont équipées. Dans les descentes, servez-vous du frein moteur en passant les vitesses. Non seulement vous éviterez de consommer trop d’essence, mais en plus, en utilisant l’inertie due au poids du camping-car, votre conduite sera plus souple. Pour franchir les montées et les cols en montagne, restez en seconde pour ne pas trop tirer sur votre boîte de vitesses.

    Sur route étroite (ruelle, route de montagne avec voie rocheuse, franchissement d’un pont, etc.), faites attention à la largeur de votre véhicule (2,30 mètres environ). C’est souvent là que les accrochages ont lieu.

    6 Levez le pied !

    Si les vitesses autorisées sont les mêmes qu’une voiture, pensez à doubler les distances de sécurité car, pour un camping-car, le temps et la distance de freinage sont trois fois plus importants. Maîtrisez votre vitesse et réduisez-la en cas d’intempéries (forte pluie, brouillard, etc.) ou de pentes à forte inclinaison. Sur la route, vous êtes plus sensibles au vent et aux appels d’air comme lorsqu’un poids lourd vous dépasse. Une rafale peut ainsi déporter votre camping-car, surtout si vous roulez à une vitesse élevée. Du fait de votre encombrement, ralentissez dans les virages et pour prendre les ronds-points.

    Il faut bien évidemment adapter votre vitesse aux différentes routes : autoroute, campagne, montagne et ville. Faites attention notamment aux chicanes et aux ralentisseurs ! Vous êtes plus large qu’une voiture (2,30 mètres).

    Sur les ronds-points, prenez garde aux angles morts, avec un véhicule de 7 mètres, il faut doubler avec vigilance. Élargissez votre trajectoire (pour ne pas que vos roues arrière montent sur un terre-plein central), réduisez votre vitesse pour ne pas avoir à freiner subitement ou voir votre véhicule se déporter.

    7 Tractez un autre véhicule

    Si vous souhaitez tracter votre voiture, selon l’article R.311-1 de 2014 du Code de la route, elle doit obligatoirement être placée sur une remorque. Si le cumul du PTAC de la remorque et du camping-car reste égal à 3 500 kg, le permis B suffit. Sinon, il vous faudra suivre une formation de sept heures et passer le permis B96 pour pouvoir tracter jusqu’à 4 250 kg. Autre solution pour vous déplacer en ville, vous pouvez choisir de transporter un scooter (100 kg environ) sur une remorque porte-moto.

    Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :

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    L’Essentiel de l’article

    • Préparez votre véhicule.
    • Définissez votre itinéraire.
    • Levez le pied.
    • Pensez gabarit et sécurité.
  • Eau et électricité : comment être autonome en camping-car ?

    Eau et électricité : comment être autonome en camping-car ?

    1 Installez une batterie auxiliaire

    La batterie auxiliaire ou batterie cellule est indépendante de la batterie moteur. Elle alimente en 12 volts tous les éléments électriques situés dans l’espace de vie du camping-car : réfrigérateur, plaque de cuisson, téléviseur… Elle se recharge via la batterie moteur (grâce à un alternateur). Si elle est vide, il vous faudra rouler deux heures pour la recharger.

    Cette batterie est capable de supporter une décharge importante et régulière. À moins de disposer de panneaux solaires, choisissez un modèle de batterie à charge profonde.

    Lorsque vous utilisez moins votre camping-car (en hiver notamment), la batterie a tendance à se décharger naturellement. Veillez donc à recharger la batterie cellule sur le secteur (230 V) une fois par mois minimum, pendant 24 à 48 heures.

    La vie en camping-car, c’est aussi changer ses habitudes et profiter de la vie en plein air, alors apprenez à déconnecter en éteignant la TV et la radio : allez plutôt voir le coucher de soleil sur la jetée ! Pour l’éclairage, les derniers modèles de camping-car sont éclairés de LED beaucoup moins énergivores. Attention, une cafetière à expresso utilisée environ une heure par jour consomme 1 500 watts !

    Bon à savoir

    Les groupes électrogènes extérieurs sont très pratiques car ils rechargent vite la batterie : en deux ou trois heures seulement ! Mais attention, ils sont aussi très bruyants pour le voisinage.

    2 Équipez-vous de panneaux solaires

    Les panneaux solaires pour camping-car sont un complément d’énergie qui, en été, peut devenir votre principale source d’énergie. À condition d’avoir une installation électrique secondaire reliée à la batterie moteur (elle vous fournira de l’électricité en cas de mauvais temps). Leur coût est vite amorti puisqu’ils ont une durée de vie de vingt ans !

    Plus le panneau solaire est puissant, plus l’autonomie sera grande car la batterie se chargera plus vite.

    Faites poser le panneau solaire à plat sur la toiture de votre camping-car (et passez par les services d’un professionnel). Si vous pensez l’utiliser en hiver, il faudra alors une pose inclinée ou opter pour un panneau solaire orientable afin de profiter d’un ensoleillement maximum.

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    3 Consommez peu

    Le remplissage de l’eau (100 litres) prend du temps et ce service proposé sur les aires est généralement payant (entre 2 et 3 euros). C’est pourquoi, si vous voulez être plus autonome et ne pas devoir remplir vos réservoirs tous les jours, soyez économe.

    Prenez des douches plus courtes et profitez de vos haltes en camping pour utiliser les sanitaires. Vous pouvez également investir dans une petite douchette extérieure de 8 litres, dont la poche se réchauffe au soleil pour un rinçage express après une baignade en eau salée, par exemple.

    L’eau sert à la toilette (douche et brossage des dents). Pensez donc à être économe et à ne pas laisser le robinet ouvert inutilement !

    L’Essentiel de l’article

    • Alternez votre apport en énergie en installant une batterie auxiliaire et des panneaux solaires.
    • Soyez économe dans vos dépenses d’eau et d’électricité.
  • Camping-car : comment vidanger et ravitailler ?

    Camping-car : comment vidanger et ravitailler ?

    1 Anticipez votre plein d’eau et vos vidanges

    Vous n’avez pas envie de manquer d’eau, ni de transporter les cassettes de vos W.-C. chimiques pleines à ras bord ? Faites un stop tous les deux ou trois jours dans une aire de services équipée de bornes ! Cette étape de vidange et d’approvisionnement en eau est une opération indispensable pour votre confort. Sans cela, adieu douche et vaisselle !

    C’est là que vous pourrez remplir votre réservoir d’eau propre. Celui-ci contient environ 100 litres, soit deux jours en autonomie pour quatre personnes. Ce service est généralement payant (autour de 2 à 3 euros), alors autant choisir certaines aires qui disposent d’un tuyau qui quantifie les 100 litres du réservoir et le remplit plus rapidement. Pensez sinon à voyager avec un tuyau enrouleur (15 mètres), un embout 15/21 et un embout 20/27 utilisable et compatible dans de nombreux pays européens.

    Bon à savoir

    En cas de services payants, notamment pour vous ravitailler en eau : prévoyez de la monnaie ou des jetons à retirer en mairie ou à l’office de tourisme.

    2 Vidangez vos eaux usées

    Les eaux grises sont les eaux qui proviennent de la douche et des éviers. Le réservoir des eaux grises a une capacité d’environ 100 litres, il est situé sous le plancher du camping-car. Pour évacuer cette eau usagée, il vous suffit d’ouvrir les robinets, vannes ou trappes qui se déversent directement sous le camping-car.

    Les aires de services disposent d’une aire de vidange bétonnée équipée d’une trappe d’évacuation (de la taille d’une bouche d’égout) sur laquelle il faudra venir positionner votre camping-car. Une opération qui peut demander un petit peu d’adresse lors des premières vidanges.

    Comptez dix minutes pour évacuer les eaux grises. Pendant ce temps-là, vous pouvez commencer à détacher votre cassette amovible des eaux noires.

    Les eaux noires sont les eaux qui proviennent uniquement des W.-C. chimiques. Elles sont stockées dans une cassette extractible d’une contenance de 10 à 25 litres (à vider tous les deux à trois jours environ), laquelle se situe à l’extérieur du camping-car. Pour faciliter leur transport, certaines sont équipées d’une poignée et de petites roues. Il suffit ensuite de prendre la cassette et de la vider à l’aide de son bec verseur dans le réceptacle prévu à cet effet. Prévoyez des gants car il vous faudra soulever le couvercle. Utilisez deux litres d’eau et un mélange qui neutralise les mauvaises odeurs pour rincer votre cassette.

    Si vous n’avez pas trouvé d’aire, vous pouvez toujours utiliser les sanitaires du camping ou d’une station-service à condition que vos W.-C. chimiques ne renferment pas de produit chimique (bleu, vert, bouillie bordelaise ou autre). Il faudra bien veiller à nettoyer l’ensemble en partant !

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    3 Halte aux vidanges sauvages

    Vidangez sans polluer ! Aucune vidange des eaux noires ou des eaux grises ne doit être effectuée sur la voie publique, dans les bouches d’évacuation d’eaux de pluie ou dans la nature. Même si vous utilisez des produits biodégradables (liquide vaisselle, shampooing…) qui se déversent dans vos eaux grises, vous ne devez pas les vider sur la route en conduisant ou en pleine nature ! Cela fait partie de la charte éthique du parfait camping-cariste ! L’article R*116-2 du Code de la voirie routière prévoit en cas d’infraction une amende de 5e catégorie pouvant aller jusqu’à 1 500 euros (1).

    Par civisme, il faut vous interdire de vidanger n’importe où au mépris des règles essentielles de propreté, d’hygiène et par respect pour les communes que vous traversez.

    Avant de quitter l’aire de service, pensez à bien refermer vos vannes pour ne pas que l’eau continue à s’évacuer en roulant.

    L’Essentiel de l’article

    • Videz vos eaux grises et vos eaux noires dans les aires de service prévues à cet effet. Une opération à réaliser tous les deux ou trois jours.
    • Comptez 10 minutes pour remplir vos 100 litres d’eau propre. Ce service peut être payant.

    (1) Légifrance, Code de la voirie routière, Article R*116-2.

  • Comment stationner en camping-car ?

    Comment stationner en camping-car ?

    1 Campement ou stationnement ?

    Un camping-car peut « stationner » exactement aux mêmes endroits qu’une voiture : sur une place de parking située dans la rue ou sur le parking d’un supermarché ou d’une aire d’autoroute (sauf arrêté préfectoral ou barrières de limitation de hauteur). Seule condition : ne pas rester plus de sept jours sur le même emplacement. En général, les communes autorisent une durée de stationnement entre 48 heures et 72 heures. Vous devrez également vous acquitter d’un forfait post-stationnement en journée et veiller à ne pas gêner la circulation.

    En revanche, vous ne pouvez pas « camper » n’importe où avec votre camping-car. Camper signifie sortir vos cales, votre mobilier extérieur, votre auvent, votre marchepied…

    Bon à savoir

    Déballer ses affaires sur un parking peut vous coûter entre 1 500 et 3 000 euros selon l’article R*116-2 du code de la voirie routière.

    2 Préférez le camping…

    Question autonomie, vous êtes obligés de faire une halte tous les trois jours pour refaire le plein en eau et vidanger votre véhicule. Alors pourquoi ne pas réserver un emplacement en camping ? Une solution certes payante, mais qui permet de profiter d’infrastructures (douche, sanitaire, restauration, jeux…). Profitez également de votre arrêt pour recharger toutes vos batteries à une borne. Tout dépend de votre consommation (télévision, éclairage, recharge de téléphone portable…), mais l’autonomie électrique dure en moyenne trois jours. Séjourner quelques jours en camping peut aussi être une petite halte bénéfique si vous avez des enfants et/ou un animal de compagnie ! C’est l’occasion également de rencontrer d’autres camping-caristes qui partagent votre goût pour ce mode de déplacement.

    Avant de vous installer, surveillez la nature du sol. Normalement, il doit être facile d’accès, parfaitement plat et stabilisé. Pour vous approprier l’encombrement du camping-car et stationner facilement, aidez-vous du radar de recul si votre camping-car en est équipé. N’oubliez pas que votre camping-car possède un gros gabarit : soyez par conséquent attentif lors de ces manœuvres.

    Pour éviter que le camping-car ne bouge lorsqu’il est immobilisé, il est conseillé de poser deux vérins sous le châssis à l’arrière pour plus de stabilité, surtout si les enfants chahutent ! Il faudra bien penser à les retirer avant de redémarrer.

    Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :

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    3 … Ou stationnez dans des aires réservées aux camping-cars

    Beaucoup de municipalités proposent des aires spécifiques où les camping-cars peuvent stationner pour y passer une ou deux nuits.

    Soyez vigilant et respectez les règles de voisinage : évitez de faire trop de bruit ! Faites attention à l’affichage qui vous donnera des informations.

    Cette halte sera l’occasion pour vous de visiter les points d’intérêt de la région : plages, centre-ville, musées, festivals…

    4 En dernier recours, optez pour une aire de service

    Les aires de services spécifiques aux camping-cars permettent de trouver les services nécessaires : vidanges, remplissage d’eau et parfois bornes électriques pour recharger ses batteries. Vous pouvez y passer la nuit en sachant que ces aires ne sont pas faites pour rester très longtemps. D’ailleurs, elles consistent bien souvent en de grandes places de parking. Le gros avantage c’est que vous en trouverez facilement : il existe en effet 1 200 aires de services gratuites en France (2) !

    Le saviez-vous ?

    Il existe également 10 000 emplacements gratuits (3) chez l’habitant pour découvrir les éleveurs, fermiers et vignerons de la France entière… Une formule qui vous permet de visiter des lieux incroyables, de découvrir un savoir-faire, de goûter aux produits locaux et de dormir au calme.

    L’Essentiel de l’article

    • S’il est possible de stationner en ville pour un camping-car, il est en revanche interdit d’y camper.
    • Si vous souhaitez déballer auvent, mobilier extérieur ou marchepied, dirigez-vous vers une aire de stationnement autorisée ou un camping.

    (1) Fédération des campeurs, caravaniers et camping-caristes (FFCC).
    (2) Le Monde du Camping-Car.
    (3) France Passion.

  • Mobilités : comment les Français se rendent-ils au travail ?

    Mobilités : comment les Français se rendent-ils au travail ?

    Un Français sur trois met plus d’une heure pour se rendre au travail

    Avec 19 km (1) et 50 minutes en moyenne (25 minutes aller, 25 minutes retour) (2), les déplacements domicile-travail quotidiens restent l’un des principaux motifs de déplacement des Français. En Île-de-France, ce temps s’allonge à 1 heures et 11 minutes. En zone rurale au contraire (environ 33 % de la population française), il descend à 30 minutes (2). Conséquence, 46 % des actifs déclarent que ces trajets représentent une perte de temps (2) !

    Le mode de transport choisi a un impact sur le temps passé à se rendre au travail : 1 heure et 3 minutes aller-retour par jour en moyenne en transports en commun, 50 minutes en voiture et 47 minutes en mode « doux » (marche, vélo).

    Bon à savoir

    Le forfait mobilité durable

    Proposé par l’employeur (qui n’en a pas l’obligation), le forfait mobilité durable (FMD) prendre en charge les frais de déplacements domicile-travail liés à l’utilisation d’un mode de transport doux (vélo ou VAE, trottinette électrique, etc.). Il est plafonné à 600 € par an et par salarié. 

    La voiture en tête, le vélo progresse dans les grandes villes

    Côté transports justement, quels sont les choix des Français ? Sans surprise, la voiture reste largement en tête puisqu’elle concerne plus des trois quarts des trajets (1), un chiffre stable depuis l’avant-pandémie. Seule exception : l’Île-de-France et les grandes métropoles, où la part modale de la voiture tend à diminuer, au bénéfice notamment du vélo, électrique ou non. Le réflexe voiture s’applique même aux petits trajets : plus d’un trajet domicile-travail de moins de 2 km sur deux (53 %) est effectué en voiture (3).

    Les mobilités douces (vélo, marche, trottinette) sont utilisées régulièrement ou occasionnellement par un tiers des Français se rendant au travail. 5 % optent pour des moyens de locomotion électriques (hoverboard, trottinette électrique, vélo à assistance électrique – VAE –, etc.) (1)

    Les transports en commun sont en revanche en perte de vitesse par rapport à l’avant-Covid, principalement du fait du télétravail. Utilisés par 20 % des sondés, ils enregistrent une baisse de fréquentation de 4 points par rapport à 2019 et de 7 points par rapport à 2018 (1)

    Moins de voiture… quand c’est possible

    Les habitudes changent donc très lentement. Pourtant, 9 actifs sur 10 souhaitent réduire l’impact écologique de leurs trajets quotidiens. Un vœu malheureusement impossible à réaliser dans les faits pour 21 % des personnes interrogées (2), majoritairement par manque d’alternative (notamment le manque de transports en commun).

    10 % des actifs ont réussi à changer leur routine de déplacement depuis la crise sanitaire. À noter que dans un cas sur trois, ce changement a été encouragé ou opéré à l’initiative de l’employeur (mise en place de flottes électriques, du forfait mobilité durable, etc.) (1)

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La voiture reste de loin le moyen de transport le plus utilisé pour aller au travail.
    • Les modes doux progressent, surtout dans les grandes villes.
    • Les Français souhaitent moins utiliser la voiture quand ils ont des alternatives.

    (1) IFOP, Baromètre Alphabet « Mobilité & Entreprises », 2021.
    (2) IPSOS, Les déplacements des Français, 2022.
    (3) INSEE, 2021.