Catégorie : Épauler mes proches

  • Aidant familial, et si vous vous formiez ?

    Aidant familial, et si vous vous formiez ?

    On compte 9 à 11 millions d’aidants familiaux en France (1) qui assistent des proches au degré de dépendance très variable. Enfants ou adultes en situation de handicap, patients atteints d’Alzheimer ou d’autres pathologies invalidantes, personnes très âgées… Depuis 2011, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) dispose de fonds dédiés à la formation de ces aidants, pour les aider à faire face aux différentes situations de soin. Grâce à ces formations, l’aidant familial* est plus autonome : la coordination avec les différents intervenants à domicile est facilitée, pour une prise en charge plus efficace. C’est bon pour tout le monde !

    * Le statut d’aidant familial est défini et reconnu par l’article R245-7 du code de l’action sociale et des familles.

    1 En quoi consistent ces formations aux aidants familiaux ?

    Certains aidants sont parfois amenés à dispenser des soins, pour lesquels ils ont besoin d’une formation afin d’être certains de faire les bons gestes et d’avoir les bons réflexes. Si vous assistez un proche dépendant qui a besoin de soins spécifiques, que ce soit un adulte ou un enfant, ces formations sont pour vous. Premiers secours, toilette et soins corporels, soutien psychologique, travail de la psychomotricité, gestes de réconfort… Vous apprendrez les gestes du quotidien qui vous permettront d’accompagner plus facilement et plus efficacement votre proche dépendant.

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    4 millions

    C’est le nombre d’aidants familiaux avec un emploi en France, soit 15 % de la population active. (2)

    2 Formation pour aidants familiaux : ça se passe où ?

    Ces formations sont accessibles via plusieurs canaux selon votre lieu de résidence et le contexte de la dépendance (pathologie, âge, handicap, etc.). Le parcours de formation n’étant pas uniforme sur tout le territoire, le plus simple est de vous renseigner d’abord auprès du CLIC (Centre local d’information de coordination) le plus proche de chez vous. Vous pouvez aussi vous adresser au CCAS (Centre communal d’action sociale) de votre commune. Enfin, certaines associations comme l’APF, le CRAIF ou France Alzheimer peuvent aussi vous renseigner et proposer des modules spécifiques. La plupart du temps, ces formations sont gratuites (elles sont financées par la CNSA) : profitez-en !

    Besoin d’aide ?

    Le site aveclesaidants de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    Dépendance, où s’adresser ?

    Trouvez rapidement les principales ressources près de chez vous dédiées aux personnes handicapées ou dépendantes et à leurs proches :

    • conseils départementaux ;
    • CLIC (Centres locaux d’information) ;
    • MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) ;
    • CCAS (Centres communaux d’action sociale) ;
    • n’oubliez pas aussi votre complémentaire santé !

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des formations destinées aux aidants familiaux d’une personne dépendante.
    • Elles sont généralement gratuites.
    • Elles sont dispensées par des établissements ou services médico-sociaux.
    • Pour y avoir accès, renseignez-vous auprès des CLIC, MDPH ou conseils départementaux.

    (1) Dominique Gillot, « Préserver nos aidants : une responsabilité nationale », ministère de la Solidarité et de la Santé, 2018.

    (2) Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises/Macif, Être aidant et travailler, 2017.

  • Objets connectés : un coup de pouce vers l’autonomie

    Objets connectés : un coup de pouce vers l’autonomie

    La part des personnes en perte d’autonomie devrait augmenter de 25 % d’ici 2060 (1), mais pour près de 8 Français sur 10, le maintien à domicile reste le choix numéro 1 (2), et ils ont bien l’intention de s’en donner les moyens ! Par exemple, en adoptant au quotidien les objets connectés, capables – au choix – de détecter les chutes, appeler les secours, commander les courses…

    1 Contre les chutes, des objets qui appellent à l’aide !

    Près d’une personne de plus 55 ans sur quatre tombe chaque année à son domicile(3). Agir rapidement en cas de chute est donc un point clé de la préservation de l’autonomie. Mais comment faire lorsqu’on vit seul(e) ou qu’on est aidant et qu’on travaille ? Parmi les systèmes les plus répandus et les plus efficaces, le pendentif connecté peut être actionné facilement pour appeler de l’aide. À la maison, en courses ou en promenade, en cas de malaise, d’agression ou de désorientation, l’alerte est donnée rapidement. De quoi rassurer tout le monde ! Plus insolites, d’autres objets peuvent jouer le même rôle : canne, pantoufles ou chaussures, tous intègrent des capteurs capables de détecter un changement brusque de position traduisant une chute. Et tous peuvent alerter automatiquement les secours, même en cas de perte de connaissance. En cas de troubles cognitifs, pour les patients d’Alzheimer par exemple, il existe aujourd’hui des semelles connectées à glisser dans les chaussures. Si la personne s’égare, ses proches peuvent la retrouver facilement où qu’elle soit grâce à la géolocalisation.

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    2 Un coup de pouce pour la santé

    Les objets connectés sont aussi de précieux alliés santé. À l’exemple du pilulier intelligent, qui sonne à l’heure de la prise et indique les médicaments à prendre. Utile quand la mémoire commence à jouer des tours, ou tout simplement quand on doit cumuler plusieurs traitements. Sécurité supplémentaire, il émet un signal à l’aidant en cas d’oubli ou de dosage inadapté. Fini les oublis ou les doubles prises !

    Bien connus des sportifs, les bracelets, bandeaux et montres, qui mesurent et enregistrent la tension, le rythme cardiaque ou la température corporelle, sont aussi un moyen simple de surveiller soi-même son état de santé, et d’aider les soignants dans leur suivi quotidien. Plus surprenant, le gobelet antidéshydratation a également fait son apparition : un capteur vérifie le rythme des prises de boisson et les quantités bues. Un précieux coup de pouce quand on sait que les personnes dépendantes sont souvent sujettes à la déshydratation, et en particulier les personnes âgées et les enfants (4).

    65 %

    des plus de 70 ans trouvent utiles les bracelets connectés mesurant le rythme cardiaque. (5)

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    3 Des objets qui travaillent pour vous

    Quel que soit l’âge ou le degré de perte d’autonomie, les « smart objects » sont aussi de véritables assistants domestiques : aspirateur-robot, frigo connecté qui commande et fait livrer les courses… Un simple smartphone couplé à une application est aujourd’hui capable de décrypter son environnement pour le décrire à l’écrit ou en audio à son propriétaire malvoyant. Autre exemple : si on aime l’idée d’avoir une enceinte connectée, il existe aujourd’hui des ampoules connectées activables par la voix. Pratique quand on se lève la nuit, pour éviter de tâtonner dans le noir jusqu’à l’interrupteur ! Mais ces assistants vocaux peuvent rendre mille et un services : besoin d’un rendez-vous chez le médecin ou d’appeler un proche ? En un mot, c’est fait ! Réguler la température intérieure ? L’enceinte s’en charge ! Et cette drôle de machine peut aussi lire un livre à la demande, ou choisir la musique à votre place… De quoi être bien chez soi !

    L’Essentiel de l’article

    • Les objets connectés comme les pendentifs, cannes, chaussures et gobelets aident les personnes âgées ou dépendantes.
    • Certains systèmes de vidéosurveillance aident à lutter contre les chutes.
    • Les enceintes vocales et la domotique peuvent assister les personnes en perte d’autonomie.

    (1) DRESS, Personnes âgées dépendantes : les dépenses de prise en charge pourraient doubler en part de PIB d’ici à 2060, 2016.

    (2) Cour des comptes, Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, 2016.

    (3) Santé publique France, Prévalence des chutes chez les personnes de 55 à 85 ans, 2010.

    (4) Ameli.fr, Déshydratation, 2019.

    (5) Institut français des seniors, Perception & utilisation des objets connectés par les seniors, 2016.

  • Dépendance : les associations au secours des aidants en détresse

    Dépendance : les associations au secours des aidants en détresse

    1 Qui sont les aidants en France ?

    Alice Steenhouwer. Il y a en France 11 millions d’aidants, en clair, cela représente 1 Français sur 5… Ils apportent une aide régulière à un proche fragilisé par la maladie, le handicap ou le vieillissement, pour les actes de la vie quotidienne : les courses, le lever et le coucher, les repas, la toilette et l’habillage, la coordination des soins… Et aussi tout simplement l’écoute et l’accompagnement psychologique. 58 % des aidants sont des femmes et 75 % ont moins de 65 ans, ce sont donc souvent des personnes qui sont encore en âge de travailler. D’ailleurs plus d’un sur deux est actif.

    75% des aidants ont moins de 65 ans.*

    2 À quelles difficultés doivent-ils faire face ?

    A. S. L’aide à la personne dépendante peut aller de quelques heures par semaine à une assistance 24 h/24 dans les cas de perte d’autonomie totale. Tous sont très exposés à la fatigue et à l’isolement, d’autant que 39 % des aidants sont seul(e)s à prendre soin de leur proche, sans relais au sein de leur entourage. Les principales difficultés rencontrées sont en effet le manque de temps et l’épuisement, mais aussi, dans une moindre mesure, la complexité des démarches administratives, la difficulté à gérer les situations d’urgence, et le manque de soutien moral. La rupture de carrière est fréquente pour les aidants actifs, ce qui entraîne l’isolement social et bien sûr la précarité financière. Parce qu’en plus de la charge affective, physique et mentale, la dépendance a également un coût avec un reste à charge parfois important pour les familles.

    Il est vital d’accompagner les aidants le plus en amont possible pour prévenir le risque de burn-out.

    3 Quels rôles peuvent jouer les associations pour soutenir les aidants ?

    A. S. Il est vital d’accompagner les aidants le plus en amont possible pour prévenir le risque de burn-out. Notre association est là pour offrir une première écoute facile d’accès, et l’information dont ils ont besoin. Les bénévoles écoutants qui animent la ligne sont tous des anciens aidants. Ils connaissent donc parfaitement les difficultés rencontrées par les personnes qui nous appellent. Notre objectif, c’est d’encourager les aidants à prendre le temps d’aller à la rencontre des professionnels de terrain qui pourront leur proposer une aide concrète, afin d’éviter les situations critiques.

    Nos bénévoles connaissent les solutions existantes au niveau national, mais aussi celles de leur territoire, sachant qu’il y a de grandes disparités d’un département à l’autre… Nous les orientons vers les dispositifs qui conviennent le mieux à leurs besoins : services publics, professionnels du sanitaire et médico-social, et bien sûr les associations spécialisées : les Cafés des Aidants de l’Association Française des Aidants, les AIRE Cancer dans les Hauts-de-France, ou toute structure locale susceptible d’apporter une aide spécifique.

    4 Quels sont les besoins les plus fréquents ?

    A. S. La plupart du temps, les aidants nous contactent pour demander de l’information. Mais au fil de la conversation avec le bénévole, on se rend compte qu’en fait, c’est surtout l’écoute qu’ils recherchent, le partage d’expérience, le soutien moral. C’est la raison pour laquelle nos bénévoles ont tous une expérience d’aidant familial, et qu’ils ont eux aussi connu l’isolement, l’épuisement, la déprime… C’est très important pour pouvoir offrir aux appelants des conseils adaptés et une écoute de qualité. C’est aussi moins intimidant de dialoguer entre pairs plutôt que de faire directement appel à un professionnel comme un psychiatre ou un psychologue.

    5 Comment encourager les aidants à se faire aider à leur tour ?

    A. S. La simplicité de contact est très importante : d’une part les aidants ont très peu de temps, mais ils ont aussi des freins psychologiques. Comme ils ne se considèrent pas malades, ils n’ont pas le réflexe de demander de l’aide. Nous avons donc fait le choix du téléphone parce que c’est un moyen de communication universel. Il permet un dialogue personnalisé et une écoute sur mesure. Nos plages horaires élargies sont adaptées à leur rythme : nous sommes joignables 7 j/7, de 8 h à 22 h.

    6 Comment devenir écoutant bénévole ?

    A.S. Nous recherchons des bénévoles en permanence. Il faut savoir que notre système permet d’exercer la fonction d’écoutant de chez soi, avec des horaires totalement à la carte, sans contrainte de régularité. L’écoutant se connecte où il veut et quand il veut pour recevoir des appels, c’est très simple ! La seule exigence est d’avoir eu soi-même une expérience d’aidant, et de suivre la formation d’écoute empathique que nous proposons systématiquement.

    Les écoutants d’Avec nos proches sont joignables au 01.84.72.94.72, 7 jours sur 7, de 8 h à 22 h, au prix d’un appel local. Retrouvez leurs profils sur le site de l’association au www.avecnosproches.com.

    Besoin de relais en cas d’urgence ? D’aide au répit ? D’accompagnement psychologique ?

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    L’Essentiel de l’article

    • La France compte 11 millions d’aidants.
    • La principale cause de dépendance est l’âge, mais aussi la maladie et le handicap.
    • De nombreux aidants sont en souffrance.
    • Des associations comme Avec nos proches peuvent leur apporter l’aide dont ils ont besoin.
  • Grand âge et dépendance, à quelles portes frapper ?

    Grand âge et dépendance, à quelles portes frapper ?

    1 Autonomie et dépendance en un coup d’œil

    L’administration française a mis en place un site dédié (1) à l’autonomie des personnes âgées et à l’accompagnement de leurs proches. Il regroupe toutes les sources d’information et les adresses des organismes utiles pour gérer une situation de dépendance. C’est un portail incontournable pour toutes celles et ceux qui aident un proche dépendant ou sont eux-mêmes touchés par la perte d’autonomie. Il permet, en outre, d’effectuer de nombreuses démarches grâce à des formulaires à remplir directement en ligne ou à télécharger. Vous y trouverez aussi un annuaire complet des points d’information, établissements spécialisés et services d’aide ou de soins à domicile.

    Par ailleurs, des points d’information de proximité proposent un accompagnement global de la dépendance, notamment :

    • les Centres locaux d’information et de coordination (CLIC) offrent de l’information, mais aussi de l’écoute, du conseil et du soutien aux personnes dépendantes et à leurs proches.
       
    • les Maisons de l’autonomie, qui existent dans certains départements. Elles informent sur les droits et dispositifs existants et permettent, entre autres, de déposer une demande d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou d’une aide sociale à l’hébergement (ASH), en cas d’accueil en établissement.
       
    • les Centres communaux d’action sociale (CCAS) ou les mairies pour les communes de moins de 1 500 habitants.

    Ces points d’information constituent une « porte d’entrée » pour les personnes touchées par la dépendance, seniors ou non, comme pour les aidants. Selon les situations, ils pourront aussi vous orienter vers un gestionnaire de cas, qui coordonnera et planifiera l’intervention des différents professionnels et services nécessaires à la prise en charge de la personne dépendante.

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    Le contrat Garantie Autonomie Macif accompagne les aidants et les aidés dans leurs démarches administratives.

    2 Évaluer la dépendance

    L’un de vos proches est en perte d’autonomie et a besoin d’une aide régulière ? Pour adapter sa prise en charge, la première étape consiste à évaluer son niveau de dépendance. Cet examen peut se faire chez le médecin traitant de la personne concernée ou auprès d’équipes médico-sociales APA du conseil départemental de son lieu de résidence. Elle est basée sur la grille AGGIR (Autonomie, Gérontologie, Groupes Iso-Ressources), qui établit six niveaux de dépendance (les « GIR », groupes interressources), de la dépendance totale à la pleine autonomie. Seuls les quatre premiers niveaux de cette grille ouvrent droit à l’APA.

    2,12 MILLIONS

    C’est le nombre de personnes âgées de 85 ans vivent en France. Elles devraient être 6,3 millions en 2060. (2)

    3 Les aides financières

    Les conseils départementaux

    Les conseils départementaux sont en charge de l’aide à l’autonomie des personnes âgées de leur territoire, et en particulier du versement de l’APA et de l’ASH. Ces deux aides financières sont les plus couramment perçues en cas de dépendance, et permettent de couvrir une part importante des dépenses courantes (aide à domicile, hébergement, etc.). C’est donc vers eux que vous devrez vous tourner pour solliciter ces allocations, en votre nom propre si vous êtes concerné par la dépendance ou au nom de la personne touchée.

    Les caisses de retraite

    Les caisses de retraite proposent elles aussi des aides financières pour aider les seniors à maintenir leur autonomie, par exemple :

    • financement d’aménagements et d’équipements comme des barres d’appui ou des marches antidérapantes, du matériel de téléassistance, des portes et volets automatiques, etc.
    • financement de l’intervention d’une aide à domicile pour la livraison de repas, le ménage, la toilette, etc.

    L’Assurance maladie

    L’Assurance maladie peut être sollicitée par les personnes dépendantes à faibles revenus pour bénéficier, sous conditions de la CMUC (couverture maladie universelle complémentaire) ou de l’aide à la complémentaire santé (ACS).

    Les complémentaires santé

    Les organismes de complémentaire santé peuvent aussi venir en aide aux personnes dépendantes ou à leurs proches aidants au travers de garanties ou grâce à des dispositifs internes de solidarité. Ainsi par exemple, la Macif a mis en place un fonds d’action sociale qui peut, sous conditions et après étude du dossier, allouer une aide exceptionnelle à un adhérent pour financer, par exemple, du matériel médical non pris en charge par ailleurs. Les contrats santé peuvent aussi inclure des garanties d’assistance permettant de bénéficier d’une aide à domicile ponctuelle, souvent en cas de retour au domicile après une hospitalisation.

    Le Trésor public

    Le Trésor public accorde un crédit d’impôt sur le revenu pour les dépenses supportées et liées à l’emploi direct d’une personne à domicile affectée au service de la personne ou employée via un prestataire agréé (associations, entreprises), quel que soit le mode de paiement (Chèque emploi service (CESU), chèque…). Le crédit couvre 50 % des dépenses engagées dans la limite de 12 000 euros, éventuellement majorée sous certaines conditions.

    Les aides financières pour aménager le logement

    Sous certaines conditions, il est aussi possible de bénéficier de crédits d’impôts pour les dépenses liées aux équipements pour le maintien à domicile des personnes âgées. Les travaux concernent, par exemple, l’installation de volets roulants électriques et de portes coulissantes, l’aménagement de la salle de bains, la pose de revêtements antidérapants, etc.

    L’ANAH (Agence nationale de l’habitat) peut allouer, selon vos conditions de ressources et étude de la demande, une   subvention pour des travaux d’aménagement du logement. Il existe deux types d’aides : une pour les propriétaires occupants anticipant le bien-vieillir à domicile, une pour adapter son logement en cas de handicap. Selon les cas, vous pourrez solliciter l’une ou l’autre.

    1 265 000

    personnes bénéficient de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). (3)

    4 Les aides juridiques et administratives

    L’assistance sociale

    L’assistance sociale accompagne les personnes qui éprouvent des difficultés diverses, qu’elles soient financières, sociales ou psychologiques. Pour les personnes dépendantes ou les aidants, elle peut ainsi aider à la réalisation des démarches administratives, informer sur les droits et les aides disponibles, etc.

    Le juge des tutelles

    Le juge des tutelles peut être saisi si l’état de dépendance de la personne altère ses facultés mentales et/ou ses facultés corporelles de nature à empêcher l’expression de sa volonté et rend nécessaire l’ouverture et la mise en place d’une mesure de protection juridique (tutelle, curatelle…) afin de protéger ses intérêts patrimoniaux et/ou sa personne. Le juge des tutelles peut désigner un membre de la famille ou toute autre personne pour exercer, selon la situation, la mission de tuteur ou de curateur. Celui-ci aura alors la charge de gérer les biens et besoins de la personne placée sous sa tutelle ou curatelle.

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs

    Si le juge des tutelles ne peut pas désigner un membre de la famille pour exercer la mission de tuteur ou de curateur, il nomme un mandataire judiciaire à la protection des majeurs ». Ce professionnel est alors en charge de l’accompagnement social, administratif, juridique et financier de la personne, bénéficiaire d’une mesure de protection juridique.

    5 Les soins médicaux et paramédicaux

    De nombreux professionnels de santé peuvent être sollicités pour améliorer le quotidien de la personne dépendante ou perte d’autonomie : le médecin traitant et pour les soins courants, les infirmiers et infirmières libérales. De même, en fonction des besoins, peuvent intervenir : pédicures-podologues, masseurs-kinésithérapeutes, gérontologues, dentistes, ergothérapeutes, psychomotriciens …

    La consultation mémoire est un dispositif spécifiquement conçu pour évaluer les pertes de mémoire chez les personnes âgées et établir un diagnostic. Renseignez-vous si un proche (ou vous-même) présente ces symptômes.

    6 Les hébergements spécialisés

    Quand le maintien à domicile n’est pas possible ou pas souhaitable, il existe de nombreuses options de logement répondant à différents besoins : accueil familial, résidences services pour seniors autonomes, Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), USLD (unités de soins de longue durée), etc.

    Pour choisir un établissement adapté, connaître les conditions d’accès et les tarifs, consultez le site Pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

    7 Le soutien et l’entraide

    Les caisses de retraite proposent un soutien personnalisé aux personnes âgées fragilisées. Après évaluation globale des besoins à domicile de l’assuré, elles peuvent accorder de l’information et des conseils personnalisés ainsi que des aides à la vie quotidienne et au maintien du lien social.

    Là aussi, les organismes complémentaires santé, notamment les mutuelles, peuvent prévoir une aide à domicile ponctuelle pour soulager les aidants et leur permettre, par exemple, de partir en vacances. Renseignez-vous directement auprès de votre interlocuteur habituel.

    De nombreuses associations peuvent aussi vous venir en aide et vous informer, vous aider à trouver des professionnels et des services adaptés, défendre vos droits ou tout simplement recevoir un soutien moral. Citons par exemple :

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe un portail public entièrement dédié à la question de la dépendance des personnes âgées.
    • Les points d’information de proximité comme les Centres locaux d’information et de coordination (CLIC) et les conseils départementaux sont des points d’entrée incontournables.
    • Pensez aussi aux associations.

    (1) Pourlespersonnesâgées.gouv
    (2) Vie-publique.fr, 2018
    (3) Vie-publique.fr, 2017
  • Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    1 Le congé de présence parentale

    Comment concilier vie professionnelle et vie privée lorsque vous êtes parent d’un enfant souffrant d’un handicap ? L’aménagement du temps de travail peut vous permettre de relever ce défi.

    Vous êtes salarié du secteur privé, de la fonction publique (après une année d’ancienneté) ou chômeur rémunéré ? Saviez-vous que vous pouvez demander à votre employeur (qui ne peut pas refuser) de prendre un congé de présence parentale pour s’occuper de votre enfant à charge de moins de 20 ans atteint d’une maladie grave, d’un handicap ou victime d’un accident.

    Vous devez faire votre demande de congé de présence parentale directement auprès de votre employeur, au minimum 15 jours avant la date de début du congé. Cette demande doit s’effectuer par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre décharge (signée à la date de la remise). Vous devez également justifier votre demande de congé par un certificat médical qui atteste de l’état de santé de votre enfant et de la nécessité de votre présence à ses côtés.

    Vous disposez alors d’une réserve de 310 jours ouvrés de congés (par enfant et par maladie, accident ou handicap), que vous utilisez en fonction de vos besoins dans la limite de trois ans maximum. Sachez toutefois que les jours ne peuvent pas être fractionnés en demi-journées.

    Concrètement, pendant la durée de votre congé, vous ne percevez pas votre salaire : votre contrat de travail est suspendu. Afin de compenser cette perte de revenus et de subvenir à vos besoins, vous pouvez bénéficier de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) à demander auprès de votre CAF.

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    Loi du 8 mars 2019 : ce qui change

    La loi du 8 mars 2019 renforce la prise en charge des cancers pédiatriques par la recherche, le soutien aux aidants familiaux, la formation professionnelle et le droit à l’oubli :

    • la durée du congé de présence parentale est désormais prise en compte en totalité (et non pour moitié) pour le calcul de droit à l’ancienneté dans l’entreprise. C’est-à-dire que si vous prenez 22 jours de congés dans le mois, ils seront comptabilisés dans le calcul de votre ancienneté ;
    • le certificat médical détaillé qui doit préciser la durée prévisible du traitement peut aller jusqu’à 1 an (au lieu de six mois auparavant) ;
    • au-delà de trois ans, le droit à l’AJPP peut être ouvert en cas de rechute ou de récidive de la pathologie de l’enfant nécessitant une présence soutenue et des soins contraignants ;
    • la Caisse d’allocations familiales (CAF) est tenue d’informer le bénéficiaire de l’AJPP des modalités de demande de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    2 L’allocation journalière de présence parentale (AJPP)

    Si vous arrêtez ponctuellement votre activité professionnelle (salarié du secteur privé ou agent du secteur public) ou votre recherche d’emploi (chômeur indemnisé) pour vous occuper de votre enfant gravement malade, accidenté ou en situation de handicap, vous pouvez percevoir l’allocation journalière de présence parentale (AJPP).

    Elle est versée par la CAF dans la limite de 22 jours par mois. Le montant de l’allocation journalière de présence parentale est de 43,71 euros/jour si vous êtes en couple et 51,92 euros/jour pour une personne seule. Si les deux parents s’arrêtent, ils peuvent chacun percevoir 43,71 euros/jour. Attention, vous devez faire une nouvelle demande accompagnée d’un nouveau certificat médical tous les six mois. (1)

    Cette aide peut être cumulée avec l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH). Une aide complémentaire pour frais de garde d’un montant de 111,78 euros peut également vous être versée sous conditions de ressources (26 499 euros pour une personne seule, 35 020 euros pour un couple).

    Bon à savoir

    Ces prestations sociales prévues par la loi ne sont pas considérées comme des rémunérations et sont non imposables. (2)

    Don de jours de repos à un parent d’enfant gravement malade

    Vous avez envie d’être solidaire avec un de vos collègues arrêté pour s’occuper de son enfant gravement malade ou en situation de handicap ? Vous pouvez renoncer en accord avec votre employeur à tout ou partie de vos jours de repos (RTT, congés payés ou jour de récupération non pris) au bénéfice d’un autre salarié pour qu’il passe un peu plus de temps avec son enfant. (3)
     

    Envie d’en savoir plus sur les solutions qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

    Rendez-vous aux différents salons Autonomic organisés dans plusieurs villes de France en partenariat avec la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Pendant la durée du congé de présence parentale, le contrat de travail est suspendu.
    • Sans contrat, le salarié ne perçoit pas de rémunération. En revanche, il peut bénéficier de l’AJPP : l’allocation journalière de présence parentale.

    (1) CAF, « L’allocation journalière de présence parentale (Ajpp) »
    (2) URSSAF, « Les congés »
    (3) Ministère du Travail, « Les congés et absences pour enfant malade », 2018

  • Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    1 Le congé de présence parentale

    Comment concilier vie professionnelle et vie privée lorsque vous êtes parent d’un enfant souffrant d’un handicap ? L’aménagement du temps de travail peut vous permettre de relever ce défi.

    Vous êtes salarié du secteur privé, de la fonction publique (après une année d’ancienneté) ou chômeur rémunéré ? Saviez-vous que vous pouvez demander à votre employeur (qui ne peut pas refuser) de prendre un congé de présence parentale pour s’occuper de votre enfant à charge de moins de 20 ans atteint d’une maladie grave, d’un handicap ou victime d’un accident.

    Vous devez faire votre demande de congé de présence parentale directement auprès de votre employeur, au minimum 15 jours avant la date de début du congé. Cette demande doit s’effectuer par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre décharge (signée à la date de la remise). Vous devez également justifier votre demande de congé par un certificat médical qui atteste de l’état de santé de votre enfant et de la nécessité de votre présence à ses côtés.

    Vous disposez alors d’une réserve de 310 jours ouvrés de congés (par enfant et par maladie, accident ou handicap), que vous utilisez en fonction de vos besoins dans la limite de trois ans maximum. Sachez toutefois que les jours ne peuvent pas être fractionnés en demi-journées.

    Concrètement, pendant la durée de votre congé, vous ne percevez pas votre salaire : votre contrat de travail est suspendu. Afin de compenser cette perte de revenus et de subvenir à vos besoins, vous pouvez bénéficier de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) à demander auprès de votre CAF.

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    Loi du 8 mars 2019 : ce qui change

    La loi du 8 mars 2019 renforce la prise en charge des cancers pédiatriques par la recherche, le soutien aux aidants familiaux, la formation professionnelle et le droit à l’oubli :

    • la durée du congé de présence parentale est désormais prise en compte en totalité (et non pour moitié) pour le calcul de droit à l’ancienneté dans l’entreprise. C’est-à-dire que si vous prenez 22 jours de congés dans le mois, ils seront comptabilisés dans le calcul de votre ancienneté ;
    • le certificat médical détaillé qui doit préciser la durée prévisible du traitement peut aller jusqu’à 1 an (au lieu de six mois auparavant) ;
    • au-delà de trois ans, le droit à l’AJPP peut être ouvert en cas de rechute ou de récidive de la pathologie de l’enfant nécessitant une présence soutenue et des soins contraignants ;
    • la Caisse d’allocations familiales (CAF) est tenue d’informer le bénéficiaire de l’AJPP des modalités de demande de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    2 L’allocation journalière de présence parentale (AJPP)

    Si vous arrêtez ponctuellement votre activité professionnelle (salarié du secteur privé ou agent du secteur public) ou votre recherche d’emploi (chômeur indemnisé) pour vous occuper de votre enfant gravement malade, accidenté ou en situation de handicap, vous pouvez percevoir l’allocation journalière de présence parentale (AJPP).

    Elle est versée par la CAF dans la limite de 22 jours par mois. Le montant de l’allocation journalière de présence parentale est de 43,71 euros/jour si vous êtes en couple et 51,92 euros/jour pour une personne seule. Si les deux parents s’arrêtent, ils peuvent chacun percevoir 43,71 euros/jour. Attention, vous devez faire une nouvelle demande accompagnée d’un nouveau certificat médical tous les six mois. (1)

    Cette aide peut être cumulée avec l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH). Une aide complémentaire pour frais de garde d’un montant de 111,78 euros peut également vous être versée sous conditions de ressources (26 499 euros pour une personne seule, 35 020 euros pour un couple).

    Bon à savoir

    Ces prestations sociales prévues par la loi ne sont pas considérées comme des rémunérations et sont non imposables. (2)

    Don de jours de repos à un parent d’enfant gravement malade

    Vous avez envie d’être solidaire avec un de vos collègues arrêté pour s’occuper de son enfant gravement malade ou en situation de handicap ? Vous pouvez renoncer en accord avec votre employeur à tout ou partie de vos jours de repos (RTT, congés payés ou jour de récupération non pris) au bénéfice d’un autre salarié pour qu’il passe un peu plus de temps avec son enfant. (3)
     

    Envie d’en savoir plus sur les solutions qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

    Rendez-vous aux différents salons Autonomic organisés dans plusieurs villes de France en partenariat avec la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Pendant la durée du congé de présence parentale, le contrat de travail est suspendu.
    • Sans contrat, le salarié ne perçoit pas de rémunération. En revanche, il peut bénéficier de l’AJPP : l’allocation journalière de présence parentale.

    (1) CAF, « L’allocation journalière de présence parentale (Ajpp) »
    (2) URSSAF, « Les congés »
    (3) Ministère du Travail, « Les congés et absences pour enfant malade », 2018

  • La Maison de répit accueille aidants et aidés

    La Maison de répit accueille aidants et aidés

    1 Accompagner les familles aidantes sur le long terme

    Avec 9 à 11 millions d’aidants familiaux en France (1) dont un bon nombre menacé de burn-out, le besoin de solutions de soutien est une véritable responsabilité nationale.

    « Bien qu’il existe déjà des solutions institutionnelles, associatives ou privées, il y a de réelles difficultés d’accès et de lisibilité de l’offre en fonction de la situation de chacun. Les familles ont du mal à trouver la bonne information et à être orientées vers les réponses adaptées à leur cas », explique Henri de Rohan-Chabot, fondateur et délégué général de France Répit.

    En janvier 2018, France Répit a d’abord mis en place une équipe mobile de répit et d’accompagnement des aidants composée de deux médecins, deux psychologues, une infirmière et une assistante sociale. L’équipe intervient gratuitement au domicile des familles qui en font la demande, lorsque le besoin de trouver un relais ou une aide pour les soins se fait sentir. Elle évalue alors la situation et les difficultés à résoudre pour orienter l’aidant vers les solutions adaptées comme la Maison de répit (entre autres), une structure d’accueil gérée par France Répit.

    « Quand les familles sont accueillies à la Maison de répit, nous évaluons avec elles l’impact de la situation d’aide sur leur santé, sur les enfants, sur la vie de couple, la vie sociale ou professionnelle. L’équipe mobile développe une approche systémique, globale et continue de la situation des familles, qu’elle accompagne ensuite dans la durée : des contacts sont organisés régulièrement pour réévaluer la situation et adapter les réponses. Nous accompagnons ainsi une soixantaine de familles qui peuvent à tout moment la solliciter pour demander de l’aide ou anticiper les prochaines vacances, etc. », poursuit Henri de Rohan-Chabot.

    61,4

    milliards d’euros de fonds publics ont été consacrés à la compensation de la perte d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées en 2015.*

    2 Une maison de répit pour souffler et faire le point

    Ouverte en octobre 2018 dans la banlieue lyonnaise, la Maison de répit dispose de 21 chambres et studios familiaux pour accueillir les patients malades ou en situation de handicap (âgé de 0 à 60 ans et vivant dans la Métropole de Lyon) et leurs aidants, jusqu’à 30 jours par an.

    « C’est une première en France, pour laquelle on s’est beaucoup inspiré des maisons existant au Québec, ou en Europe du Nord. Nous accueillons à la fois des adultes et des enfants (2), ce qui est assez rare dans le milieu médico-social. Les patients peuvent être atteints de maladies ou en situation de handicap. Cela aussi est original car ces personnes sont généralement orientées dans des structures différentes. Chaque situation est évaluée par l’équipe mobile qui oriente si nécessaire les familles vers des solutions qui pourraient être mieux adaptées. »

    Les médecins, infirmières, infirmiers et soignants présents dans la Maison 24 h/24 et 7 j/7 sont donc polyvalents afin de pouvoir répondre aux besoins de tous ces profils de patients et assurer surveillance médicale et continuité des soins.

    La Macif s’engage auprès de ceux qui aident un de leurs proches au quotidien !

    Renseignez-vous sur le site aveclesaidants.fr.

    3 Des solutions sur place et « à emporter »

    L’autre particularité de la Maison de répit, c’est qu’elle accueille des patients et des aidants. Les familles qui le souhaitent ont en effet la possibilité de séjourner avec leur proche dans la Maison. C’est alors l’occasion de faire le point avec chacun sur les difficultés rencontrées au quotidien.

    « On sait que c’est compliqué pour les aidants, mais on oublie parfois que ça peut l’être aussi pour la personne aidée, qui se rend compte du souci qu’elle crée, qui peut aussi se sentir parfois étouffée par la bienveillance excessive des proches et avoir besoin d’un peu de liberté », analyse Henri de Rohan-Chabot.

    Cette relation aidant-aidé a donc besoin d’être questionnée régulièrement avec des professionnels pour comprendre ce qui peut être amélioré des deux côtés afin que la vie à domicile, au moment du retour, soit plus soutenable. L’idée de ce travail de fond est là aussi d’apporter un bénéfice sur le long terme, et pas seulement un moment de répit ponctuel.

    La Maison de répit, une alternative pour prendre du recul

     

    Bien sûr, les aidants peuvent aussi confier leur proche comme dans un centre d’accueil temporaire classique. Ils peuvent ainsi profiter de 30 jours de répit par an, répartis à leur convenance sur des séjours d’une journée à plusieurs semaines. Toute famille aidante résidant dans la métropole lyonnaise peut faire librement appel à la Maison de répit, qui évaluera avec elle les besoins et les possibilités d’accueil.

    Grâce au financement de l’ARS (agence régionale de santé), le reste à charge pour les familles est pour le moment de 20 euros par jour (gratuit pour les enfants jusqu’à 18 ans et les personnes relevant de la couverture médicale universelle ou CMU), le même tarif qu’un séjour à l’hôpital, et des discussions sont en cours avec les groupes de protection sociale et les mutuelles pour l’abaisser à zéro. Un coût avantageux susceptible de créer une forte demande de la part des quelques 160 000 aidants de la métropole lyonnaise.

    494 000

    places sont disponibles en établissements et services pour les personnes handicapées, dont 157 000 places pour les enfants et 337 000 places pour les adultes (2016).*

    4 Le répit pour lutter contre les coûts cachés de la dépendance

    À terme, France Répit espère pouvoir ouvrir une maison par région. Ce qui suppose bien sûr de rassembler les fonds nécessaires :

    « Le modèle économique de la première maison repose sur le mécénat d’entreprises et de groupes de protection sociale, qui a permis de mobiliser les 6 millions d’euros nécessaires à la construction de la Maison de répit de Lyon. Le budget de fonctionnement est assuré par l’ARS Auvergne Rhône-Alpes. Notre vision est que les budgets investis dans ces solutions d’aide aux aidants seront toujours moins importants que les coûts cachés liés à l’épuisement, aux arrêts de travail, maladies ou dépressions causées par la charge physique et mentale. Ce qui aboutit souvent à la réhospitalisation de la personne aidée simplement parce que les familles ne peuvent plus suivre. »

    C’est la raison pour laquelle France Répit développe aussi des activités scientifiques comme la création d’un Diplôme Universitaire de répit et l’organisation d’un grand congrès francophone tous les deux ans. Mais surtout, la Fondation est à l’origine d’un programme très ambitieux de recherche clinique et médico-économique sur la question des aidants. Une douzaine de chercheurs du centre Léon Bérard, de l’École des Mines et du CNRS travaillent ainsi pendant quatre ans à produire des données scientifiques sur l’impact des nouvelles solutions de répit sur la qualité de vie des personnes, le parcours de soins et les comptes sociaux.

    « Nous faisons l’hypothèse qu’en investissant 1 euro sur le répit, notre système de santé économisera 5, 7 ou 10 euros correspondant aux « coûts cachés » de l’épuisement (arrêts de travail, consultations, consommation de médicaments, réhospitalisation du patient pour cause d’épuisement de l’aidant). Ce que tout le monde subodore mais sans jamais avoir disposé de données scientifiques pour le prouver ».

    5 Lyon, métropole aidante

    Mais les projets de la fondation France Répit ne s’arrêtent pas là. Le projet « Métropole aidante » à Lyon part du constat qu’il existe une multitude de propositions pour les aidants, et que de nouvelles offres se créent en permanence. C’est le cas notamment des solutions de « baluchonnage » (ou relayage) : une personne vient à domicile pendant un ou plusieurs jours pour remplacer l’aidant dans son rôle de surveillance, d’accueil et de coordination des différents intervenants de santé, sans prodiguer de soins elle-même. Il existe également des formations dédiées, des « cafés des aidants », des groupes de parole, des soutiens psychologiques et sociaux, des accueils temporaires, des séjours de vacances adaptés…

    « En l’absence de politique nationale, chaque association, collectivité locale, centre de soins développe ses solutions, ce qui est positif mais crée des difficultés de compréhension et d’accès aux propositions adaptées à chaque situation. Le projet ”Métropole aidante” est donc de créer courant 2019 un véritable ”guichet unique” regroupant toutes les initiatives des acteurs de la Métropole sous forme d’un site Internet mais aussi d’un lieu physique au centre de Lyon. Notre souhait est que tous les aidants de la métropole, quels que soient l’âge et la situation de la personne dont ils s’occupent, puissent pousser la porte et être écoutés, informés et orientés vers les dispositifs adaptés. Ils bénéficieront ainsi d’une offre territoriale structurée, labellisée et accessible, ce qui est à ce jour unique en France ! »

    Besoin de relais en cas d’urgence ? D’aide au répit ? D’accompagnement psychologique ?

    Le contrat Garantie Autonomie et Dépendance Macif vous apporte des solutions.**

    L’Essentiel de l’article

    • France Répit propose des solutions de répit aux aidants.
    • Elle gère la Maison de répit, une structure de soutien aux familles et d’accueil temporaire pour personnes dépendantes.
    • Elle prend part à des activités de recherche sur l’impact économique et social des solutions de répit.

    (1) Dominique Gillot, « Préserver nos aidants : une responsabilité nationale », ministère de la Solidarité et de la Santé, juin 2018
    (2) La Maison n’a pour le moment pas d’agrément pour les personnes âgées. Elle n’assure pas non plus l’accueil de personnes souffrant de troubles du comportement sévères.

    * CNSA (Centre national pour la solidarité et l’autonomie), 2017
    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • « Devenir aidant, c’est une vie qui bascule »

    « Devenir aidant, c’est une vie qui bascule »

    1 Jongler entre le travail et le rôle d’aidant

    La France compte 8,3 millions d’aidants familiaux (1), qui, comme Marie, s’occupent d’un proche dépendant. Parmi eux, 47 % sont actifs (1): la première question à se poser pour organiser une aide à domicile pour une personne dépendante est donc celle de l’articulation entre les contraintes professionnelles et les activités d’aidant. Tout dépend bien sûr des besoins de la personne aidée et de la souplesse de l’employeur.

    Pour Marie, les choses se sont mises en place progressivement, au rythme de l’augmentation des besoins de sa mère.

    La dépendance s’est installée lentement donc j’ai pu anticiper un certain nombre de problèmes, notamment sur l’aspect professionnel. Mais comme tout le monde, le moment venu, j’ai dû faire des choix pour m’adapter.

    « J’ai jonglé avec deux emplois à temps partiel d’infirmière spécialisée et de secrétaire médicale, le matin et les week-ends, ce qui me permettait de me dégager du temps la journée pour m’occuper de ma mère. Mais au bout d’un moment c’est devenu ingérable, et j’ai dû arrêter l’un des deux emplois. Avec mon deuxième employeur, j’ai pu avoir une mise en disponibilité de 3 mois, qui a été renouvelée plusieurs fois. J’avais donc du temps, mais plus de revenus… ».

    Un basculement souvent difficile à gérer, sur le plan financier comme sur le plan psychologique, organisationnel, administratif…

    « C’est vraiment LA question que les aidants doivent anticiper au maximum, insiste Marie. Qu’est-ce qui est possible professionnellement, en cas d’aide à temps partiel ou à temps complet ? Comment ça va se passer sur le moment, mais aussi et surtout, après ? Quel est mon projet de vie ? Dans mon cas, j’ai profité de mes deux dernières années d’aidante où je ne pouvais plus travailler à l’extérieur pour reprendre des études universitaires à distance, ce qui m’a permis de rebondir ensuite. »

    Besoin d’aide ?

    À la Macif, avec le contrat Garantie Autonomie, un ergothérapeute évalue les aménagements nécessaires de votre logement*.

    Bon à savoir

    Les pouvoirs publics ont mis en place un site dédié à l’autonomie des personnes âgées et à l’accompagnement de leurs proches. Il regroupe toutes les sources d’information et un annuaire complet des organismes, établissements spécialisés et services d’aide ou de soins à domicile. Aidants et aidés peuvent y effectuer de nombreuses démarches grâce à des formulaires en ligne ou à télécharger.

    2 APA, CESU : les aides au maintien à domicile d’une personne âgée

    Pour compenser en partie la perte de revenus liée à l’arrêt de la carrière, les aidants peuvent être rémunérés en CESU (chèque emploi service universel) émis pour le compte de la personne aidée.

    « Pour obtenir les CESU, il faut d’abord faire une demande d’APA (Allocation pour personne handicapée) pour la personne aidée. Ensuite, se tourner vers une assistante sociale exerçant en CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) qui relève du Conseil Départemental. C’est le médecin traitant qui m’a donné l’information et j’ai pu enclencher les démarches. L’assistante se déplace à domicile pour faire le constat que la personne aidée est dépendante, et évaluer le nombre d’heures d’aide quotidienne nécessaires, ainsi que le montant accordé. »

    Problème, ces CESU couvrent rarement les besoins réels.

    « J’étais rémunérée à hauteur de 4 heures par jour au tarif SMIC pour mon rôle d’aidante, se souvient Marie. Mais évidemment c’est extrêmement insuffisant au regard de ce que je gagnais avant, et au regard de la lourdeur de la tâche d’aidant. Ça pose donc un vrai problème sur le moment, mais aussi pour le futur car ça ampute considérablement les cotisations retraite de l’aidant. »

    L’allocation journalière d’accompagnement

    Elle est accordée aux aidants d’un proche en fin de vie ou en perte d’autonomie grave qui suspendent ou réduisent leur activité professionnelle dans le cadre d’un congé de solidarité familiale. Son montant (au 19/09/2018) est de 55,21 € versés de manière journalière, dans la limite de 21 jours pour un congé complet, et de 27,61 € sur 42 jours maximum en cas de travail à temps partiel.

    3 Quand les aidants ont besoin d’aide

    « Peu avant le début de la dépendance de ma mère, nous avions emménagé ensemble à la campagne dans la maison familiale. Le fait de cohabiter dans une maison suffisamment grande pour que nous ayons chacune notre zone d’habitation a facilité l’organisation du maintien à domicile. Je n’ai eu finalement qu’à aménager l’entrée de son appartement pour mieux circuler. La salle de bains était fonctionnelle en l’état, donc rien à faire de ce côté-là, mais ce sont des choses à avoir en tête », pondère Marie. « Et bien sûr, il y a eu l’achat ou la location de matériel médical au fur et à mesure de l’évolution des besoins : d’abord un coussin anti-escarres pour le fauteuil, puis un lit médicalisé et un fauteuil coquille. Tous ces équipements sont pris en charge sur prescription médicale par la CPAM, et généralement les mutuelles. »

    Libérée de ses obligations professionnelles, elle peut donc se consacrer entièrement à sa mère. Malheureusement, un banal aléa se transforme immédiatement en véritable casse-tête lorsqu’on est aidant.

    « J’ai eu un accident dans lequel je me suis blessé l’épaule, j’ai dû alors faire appel à un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) proche de chez moi, lequel a fait intervenir des aides-soignantes pour le lever et le coucher de ma mère, et pour sa toilette. Un dépannage indispensable, mais faire intervenir une personne inconnue est difficile pour l’aidant comme pour l’aidé car la confiance se travaille ensemble dans la durée. Et parfois, il n’y a personne de disponible pour prendre le relais, tout simplement. Je vis en milieu rural et j’ai peu d’alternatives. S’il n’y a personne de disponible au SSIAD, je dois me débrouiller par mes propres moyens, avec des amis ou des proches, mais là aussi c’est compliqué de quémander ne serait-ce qu’une heure. »

    Pour Marie, le répit proposé aux aidants ne peut pas se réfléchir en termes de remplacement pur et simple, car tout dépend de la place occupée auprès de la personne aidée.

    « Si on doit faire appel à une aide extérieure, il est très important de définir sur quelle(s) tâche(s) ou rôle(s) précis on souhaite se faire remplacer : le ménage ? La toilette ? Les repas ? La veille ou le fait de tenir compagnie ? Il faut aussi savoir que ce type d’aide a un coût non négligeable qui doit être anticipé… ».

    Autant de freins qui peuvent conduire à des situations de détresse pour l’aidant.

    C’est vrai que j’ai souvent hésité à faire appel aux aides extérieures, et petit à petit, de façon très insidieuse, l’isolement vient parce qu’on rompt ses activités professionnelles et sociales, on n’a plus le temps de rien.

    4 Garder du temps pour soi et se faire accompagner

    C’est l’autre conseil que martèle Marie : aidants, ménagez-vous !

    « Avec le temps, j’ai appris à garder des jours où je faisais “le minimum”, c’est-à-dire que j’assurais les repas, le lever le coucher et la toilette mais pas de courses, le médecin (sauf urgence), ni le ménage. J’en profitais pour sortir de chez moi et voir du monde, tout simplement. Je m’accordais ces pauses le samedi et le dimanche ; ça m’a permis de tenir sur la durée. »

    Mais pour de nombreux aidants, c’est souvent impossible. C’est pourquoi Marie reste vigilante sur l’évolution de la situation des aidants et des lois censées les protéger.

    « Pour moi, le discours actuel sur les aidants et leurs difficultés est une bonne chose car ça atteste de la réalité de leur situation. C’est une reconnaissance de leurs efforts et de leurs besoins, se félicite-t-elle. Pour autant, il ne faudrait pas qu’on s’en tienne à quelques aides financières, parce qu’elles seront forcément insuffisantes pour combler le manque à gagner de l’arrêt de la carrière. Et ça ne règle pas la question dans son ensemble, la question de l’isolement, la rupture sociale, le retour à l’emploi, etc. La réflexion doit être beaucoup plus large, au niveau de la société dans son ensemble. Un accompagnement médico-social, d’éducation à la santé et psychologique serait un bon départ, afin de construire son projet de vie et de le faire évoluer en fonction de la situation de la personne aidée. Devenir aidant, c’est une vie qui bascule tout à coup ou progressivement. La société doit prendre soin des aidants », conclut Marie.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Il y a 8,3 millions d’aidants familiaux en France.
    • Plus de la moitié d’entre eux sont actifs.
    • Il est possible de demander un congé à son employeur pour s’occuper d’un proche dépendant.
    • Les aidants familiaux peuvent se rémunérer en CESU.

    (1) Association Française des aidants
  • Service d’aide à domicile pour les personnes âgées : comment s’y prendre ?

    Service d’aide à domicile pour les personnes âgées : comment s’y prendre ?

    1 Le service d’aide au maintien à domicile : pourquoi ?

    Seniors et quotidien : vers la perte d’autonomie

    En avançant dans l’âge, nombreuses sont les personnes âgées qui rencontrent des difficultés pour accomplir les gestes du quotidien. Se lever, se nourrir, s’habiller peut devenir une tâche compliquée à accomplir. La vie à domicile devient alors difficile à gérer avec ce qu’on appelle communément une « perte d’autonomie ».

    Le maintien à domicile de ses parents : un choix préférable

    La plupart des personnes âgées dépendantes souhaitent vivre chez elles le plus longtemps possible. Le domicile occupe une place importante dans leur vie quotidienne et sociale : il est garant d’un espace de vie confortable et d’un environnement sécurisant.

     

    8.8 %

    des seniors de 75 ans ou plus, vivent en institution. (1)

    Le service d’aide au maintien à domicile : confort et sécurité

    Lors de la perte d’autonomie d’un proche, les familles sont souvent sollicitées pour les aider dans leur quotidien. Il est néanmoins indispensable d’envisager la solution d’aide à domicile par des professionnels pour soulager les aidants et envisager le maintien à domicile sur le long terme (2).

    Parmi les tâches qui peuvent incomber à l’aide à domicile, se trouvent :

    • le rangement du logement de la personne aidée ;
    • le lavage du linge de maison (des draps, des serviettes et des vêtements) ;
    • l’aide au lever et au coucher ;
    • l’aide à la toilette ;
    • l’aide aux courses ;
    • la préparation des repas et l’aide pour manger correctement.

    C’est donc une aide précieuse pour effectuer les gestes essentiels du quotidien.

    Les aides à domicile sont aussi présents pour accompagner les personnes âgées lors de sorties ou toute autre activité pouvant contribuer à maintenir leur vie sociale.

    Pour chaque situation, il existe des aides financières pour faire face aux coûts de l’intervention d’un service professionnel.

    2 Comment bien choisir une aide à domicile ?

    Les services et structures destinés à soutenir les personnes en situation de perte d’autonomie sont nombreux. Avant de les contacter, il est important de bien identifier les besoins.

    Le besoin

    Pour qu’une prise en charge à domicile soit efficace, il est important de bien comprendre quels sont les besoins de la personne et de son entourage : quel est le domaine de prise en charge ? S’agit-il de soins infirmiers ou de service d’aide à la personne (3) ? Par exemple, votre proche âgé a-t-il besoin de soins en gérontologie (piluliers, suivi de traitements, diabète) ou d’une aide à la toilette ? S’il y a un besoin de soins infirmiers, l’organisme propose-t-il ce genre de prestations ?

    Tarif de l’aide à domicile

    Le coût varie selon les services à domicile et les prestations proposées. Le mieux est de se renseigner directement auprès de la structure sollicitée. Par ailleurs, le responsable du service doit pouvoir expliquer les aides financières qui existent pour financer les services d’aide à domicile. À noter : il est possible de réaliser le paiement des prestations en chèque emploi service universel.

    Les intervenants

    Comment les intervenants sont-ils recrutés (aide-soignante, aide-ménagère, etc.) ? Quelles sont leurs compétences et bénéficient-ils de formations complémentaires pour assister par exemple une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ? Le suivi se fait-il avec le même intervenant ? Sont-ils disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ? Des remplaçants sont-ils prévus ?

    L’organisme

    L’organisme est-il « labellisé » ? Un agrément délivré par l’État est obligatoire lorsque les services d’aide à domicile s’adressent à des personnes âgées de 60 ans et plus. Par ailleurs, les organismes peuvent s’inscrire dans une démarche de qualité spécifique : adhésion à la Charte nationale Qualité des services à la personne, ou certification de qualité (NF service, Qualisap, Qualicert, ou Cap’ Handéo-SAP). Au-delà de ces labels, il est important de se poser les bonnes questions : depuis combien de temps cet organisme propose-t-il des services d’aide à la personne ? Peut-il répondre à vos besoins en particulier ? Et implique-t-il la personne âgée ou sa famille dans le développement du plan de prise en charge ?

    Par ailleurs, l’organisme répond-t-il à la Charte nationale Qualité des services à la personne ? Est-il engagé dans un service répondant aux besoins et aux attentes du client ?

    Pour plus d’informations sur la démarche qualité et la liste des organismes existants, consultez L’Essentiel des services à la personne, le site des Services à la personne proposé par le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

    Le saviez-vous ?

    Les services d’aide et d’accompagnement à domicile sont spécifiquement habilités pour intervenir auprès de populations considérées comme fragiles (notamment les personnes âgées en perte d’autonomie et les personnes en situation de handicap). Leur autorisation de fonctionnement, délivrée par le Conseil départemental, est valable 15 ans.

    3 Comment faire appel à un service d’aide à domicile ?

    Les services d’aide à domicile peuvent être gérés par de multiples organismes comme des centres communaux d’action sociale (CCAS), des associations ou des entreprises commerciales. Dans tous les cas, vous pourrez entreprendre la démarche pour le compte de la personne en perte d’autonomie.

    Aussi, il existe trois façons de faire appel à un service d’aide à domicile.

    • Faire appel à un service prestataire :
      Le personne en situation de dépendance fait appel à un organisme où les aides à domicile sont salariées.
       
    • Faire appel à un service mandataire :
      L’organisme mandataire octroie à la personne âgée un intervenant qui effectue la prestation au domicile. Celui-ci est salarié de la personne âgée qui doit donc assumer et surtout être en capacité d’assumer cette casquette d’employeur.
       
    • Emploi direct de gré-à-gré :
      La personne âgée peut aussi être directement l’employeur sans accompagnement d’un service.

    Pour trouver un service d’aide à domicile, adressez-vous à votre point d’information local : il vous communiquera la liste des organismes qui interviennent dans le secteur géographique souhaité.

    Plus d’informations sur le site : www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr

    4 Aides financières et démarches

    Il existe de nombreuses aides financières pour aider les personnes âgées à continuer à vivre chez elles. Là encore, vous pouvez entreprendre les démarches pour le compte d’un proche en perte d’autonomie.

    L’allocation personnalisée d’autonomie à domicile : l’APA (4)

    À quoi sert-elle ?

    En cas de perte d’autonomie, l’APA aide à payer les dépenses nécessaires pour rester vivre à domicile. Elle est versée par le conseil départemental.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Elle concerne les personnes :

    • de plus de 60 ans ;
    • dont le niveau de perte d’autonomie a été évalué comme importante (niveau GIR 1 à 4) par un représentant de l’équipe médico-sociale du département ;
    • résidantes en France de façon stable et régulière.

    Il n’y a pas de conditions de revenus pour bénéficier de l’APA. Le montant attribué dépend du niveau de revenus.

    Qu’est-ce qu’un GIR ?

    Groupe Iso Ressources qui définit selon une grille le niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée. Il en existe 6. Seules les personnes évaluées en GIR de 1 à 4 peuvent bénéficier de l’APA. Plus d’informations sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

    Comment la solliciter ?

    Vous pouvez retirer le dossier de demande d’APA auprès :

    • du conseil départemental ;
    • des points d’information locaux dédiés aux personnes âgées ;
    • des CCAS (centres communaux d’action sociale) ;
    • des services d’aide à domicile ;
    • des organismes de Sécurité sociale, des mutuelles.

    Plus d’informations ici.
     

    L’aide ménagère à domicile

    À quoi sert-elle ?

    Pour les personnes ne bénéficiant pas de l’APA, le conseil départemental peut financer l’intervention d’une aide-ménagère à domicile.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Pour bénéficier de cette aide, il faut remplir les critères suivants :

    • avoir au moins 65 ans ;
    • avoir des difficultés pour accomplir les principales tâches ménagères ;
    • gagner moins de 1 012,02 € euros par mois pour une personne seule ;
    • ou moins de 1 571,16 € pour une personne en couple.

    Comment la solliciter ?

    La demande d’aide sociale départementale se fait auprès du CCAS (centre communal d’action sociale) ou de la mairie.
     

    Les aides des caisses de retraite

    À quoi servent-elles ?

    Afin de limiter les risques de perte d’autonomie des seniors, les caisses de retraite financent des aides pour la vie quotidienne dans chaque région : courses, téléassistance, aide post-hospitalisation, déménagement, etc.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Elle concerne les personnes :

    • retraitées ;
    • en situation de fragilité ;
    • qui ne bénéficient pas de l’APA.

    Comment les solliciter ?

    Contactez votre caisse de retraite de base pour vérifier si vous pouvez bénéficier d’aides.
     

    Les aides à l’adaptation au logement de la CAF

    À quoi servent-elles ?

    Elle est versée sous réserve de conditions de ressources par la Caisse d’allocations familiales (CAF). Les personnes âgées qui vivent à leur domicile peuvent percevoir une aide au logement.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Elle est versée sous réserve de conditions de ressources par la CAF. Il existe deux aides (non cumulables) pour les personnes âgées susceptibles d’être versées :

    • l’APL (aide personnalisée au logement) ;
    • l’ALS (allocation de logement sociale).

    Plus d’informations sur les conditions d’accès ici.

    Comment les solliciter ?

    La demande des aides au logement se fait auprès de la CAF (Caisse d’allocations familiales) ou de la MSA (Mutualité sociale agricole) pour les retraités qui relèvent de ce régime de protection sociale.
     

    Les aides pour installer une téléassistance

    Que ce soit un malaise, une chute etc., un problème à domicile est vite arrivé. Pour être rassuré, la téléassistance permet de mettre en contact la personne âgée avec un téléopérateur spécialisé à n’importe quel moment.

    Plus d’informations sur les conditions d’accès ici.
     

    Les aides fiscales pour l’aide à domicile

    Les services d’aide à domicile ou l’emploi direct d’une aide à domicile peuvent donner droit à un crédit d’impôt.

    Plus d’informations sur les conditions d’accès ici.
     

    Les aides extralégales des mairies ou des conseils départementaux

    À quoi servent-elles ?

    En plus des aides sociales que les conseils départementaux et les mairies peuvent attribuer aux seniors, ces institutions peuvent dans certains cas décider d’appliquer un règlement d’aide sociale départementale plus avantageux que la loi pour les personnes âgées sans passer par le plan d’aide de l’APA.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Les aides extralégales des mairies sont des aides financières ou en nature. Par exemple, une aide financière pour faire face à des frais exceptionnels ou à un besoin de téléassistance. Ces aides sont attribuées au cas par cas, en fonction des situations individuelles et des difficultés sociales des personnes.

    Plus d’informations ici.

    Comment les solliciter ?

    Vous pouvez contacter la mairie de résidence de votre parent en perte d’autonomie.
     

    Les complémentaires santé

    À quoi servent-elles ?

    Elles financent des prestations d’assistance prévues dans le cadre du contrat complémentaire santé souscrit. Exemple : un retour à domicile après une hospitalisation.

    Les complémentaires santé peuvent également proposer, sous conditions et au titre de leur politique d’action sociale, le financement de dépenses de santé importantes restant à la charge de l’adhérent, non pris en charge par la Sécurité sociale ni par le contrat santé de la complémentaire santé.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Chaque complémentaire santé a sa propre politique en matière d’action sociale. Une commission d’action sociale se réunit et étudie les demandes des adhérents.

    Comment les solliciter ?

    Après une hospitalisation et dans le cadre d’une garantie assistance, le contrat santé de la personne âgée peut parfois payer une aide à domicile pour un temps donné.

    Renseignez-vous auprès de l’organisme complémentaire santé concerné.

    Le saviez-vous ?

    En cas de recherche d’information ou de conseil, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) le plus proche est souvent la meilleure adresse. Il est responsable de l’aide sociale au niveau local.

    Être accompagné au quotidien

    Blandine Bricka, rédactrice et écrivain public, est allée à la rencontre de six personnes en situation de dépendance et qui ont besoin d’un accompagnement. Dans son livre Des liens (presque) ordinaires (publié en partenariat avec la Macif aux éditions de l’Atelier, avec une préface de Grand corps malade), elles témoignent de leur quotidien mais aussi de la richesse de ces liens tissés avec les aidants.

     

    Service d’aide à domicile pour les personnes âgées : comment s’y prendre ?

     

    Besoin de relais en cas d’urgence ? D’aide au répit ? D’accompagnement psychologique ?

    Le contrat Garantie Autonomie Macif vous apporte les solutions nécessaires.*

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Le maintien à domicile d’un proche parent apporte confort et sécurité.
    • Les services d’aide à domicile : des solutions encadrées pour un retour à l’autonomie.
    • Renseignez-vous sur l’organisme : formation du personnel, coût, réponse au besoin.
    • Différentes aides financières sont possibles selon le niveau de la perte d’autonomie.

    (1) Insee, 4 millions de seniors seraient en perte d’autonomie en 2050, 2019
    (2) Ministère des Solidarités et de la Santé, « Aides et soins à domicile »
    (3) Drees, enquête Aide sociale des départements ; Insee, estimations
    (4) Ministère des Solidarités et de la Santé, « L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) »