Catégorie : Être safe chez moi

  • Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    1 Dans le lit de votre bébé, il y a :

    Réponse B : Une adorable gigoteuse adaptée à sa taille
    Jusqu’à ses 2 ans, le lit de votre nourrisson ne doit pas contenir d’oreiller, couette, couverture, peluches ou autre objet mou pouvant le recouvrir ou l’étouffer. Sa super collection de doudous, c’est dans le bac à jouets, pas dans son lit ! Pour que votre enfant dorme bien, une gigoteuse adaptée à sa taille convient parfaitement.

    2 Vous rentrez à la maison avec bébé. Où posez-vous son couffin ?

    Réponse C : Au sol, le temps de vous laver les mains et de vous occuper de lui.
    Votre bébé grandit vite et gagne en tonus de jour en jour. Perché sur un meuble, il pourrait bouger un peu trop vivement et tomber. Pour éviter tout risque de chute de votre bébé, laissez toujours son couffin par terre.

    Chiffre-clé

    55,8 %(1) des accidents de la vie courante des 0-4 ans sont dus à une chute.

    3 Où rangez-vous vos produits ménagers et médicaments ?

    Réponse B : Dans un placard en hauteur pour éviter aux petites mains curieuses d’y toucher.
    Pour limiter les risques et adopter une maison plus sûre pour votre enfant, prenez l’habitude de ranger les produits dangereux dans un placard en hauteur, idéalement fermé à clé pour les tenir hors de la portée de bébé. Évitez la solution des bloques charnières sur vos placards, car ils ne tiennent pas toujours en place et peuvent être retirés facilement par vos enfants.

    4 Comment faites-vous prendre le bain à votre enfant ?

    Réponse C : Vous tenez votre bébé et ne le quittez pas des yeux.
    Votre bébé ne doit pas rester sans surveillance dans son bain car il risque la noyade, même s’il est installé dans un siège, même dans quelques centimètres d’eau. Veillez à maintenir toujours un contact avec lui en le tenant ou en le touchant. Vérifiez également que la température de l’eau soit égale à la température corporelle, soit 37 °C environ.

    5 Oups, c’est déjà l’heure pour votre bébé de prendre son biberon :

    Réponse A : Vous le chauffez au bain-marie.
    Pour chauffer le biberon de votre bébé, vous pouvez utiliser un chauffe-biberon ou la technique du bain-marie. Veillez bien à ce que le lait ne dépasse pas les 37 °C et vérifiez toujours qu’il ne soit pas trop chaud en versant quelques gouttes sur l’intérieur de votre poignet. En revanche, abandonnez l’idée du micro-ondes ! Le lait risque d’être trop chaud et de brûler votre bébé. Plus simple, vous pouvez aussi lui donner son biberon à température ambiante, mais jamais froid, car cela peut lui provoquer des troubles digestifs.

    Bon à savoir

    Retrouvez tous les bons gestes à appliquer à la maison dans la brochure « Protégez votre enfant des accidents domestiques », téléchargeable gratuitement sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

    SORTEZ COUVERT !

    Avec le contrat Garantie Accident, Macif vous protège ainsi que vos enfants* !

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les objets superflus dans le lit de votre bébé.
    • Mettez les produits dangereux hors de sa portée.
    • Ne posez jamais son couffin en hauteur.
    • Soyez prudent sur la température du lait.

    (1) Fédération française de secourisme, consulté le 12 janvier 2021

    Assurance maladie, Comment bien coucher un bébé ?, octobre 2021

    Assurance maladie, « Bien préparer un biberon », novembre 2021

    Découvrez les autres résultats du test

  • Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    1 Dans le lit de votre bébé, il y a :

    Réponse B : Une adorable gigoteuse adaptée à sa taille
    Jusqu’à ses 2 ans, le lit de votre nourrisson ne doit pas contenir d’oreiller, couette, couverture, peluches ou autre objet mou pouvant le recouvrir ou l’étouffer. Sa super collection de doudous, c’est dans le bac à jouets, pas dans son lit ! Pour que votre enfant dorme bien, une gigoteuse adaptée à sa taille convient parfaitement.

    2 Vous rentrez à la maison avec bébé. Où posez-vous son couffin ?

    Réponse C : Au sol, le temps de vous laver les mains et de vous occuper de lui.
    Votre bébé grandit vite et gagne en tonus de jour en jour. Perché sur un meuble, il pourrait bouger un peu trop vivement et tomber. Pour éviter tout risque de chute de votre bébé, laissez toujours son couffin par terre.

    Chiffre-clé

    55,8 %(1) des accidents de la vie courante des 0-4 ans sont dus à une chute.

    3 Où rangez-vous vos produits ménagers et médicaments ?

    Réponse B : Dans un placard en hauteur pour éviter aux petites mains curieuses d’y toucher.
    Pour limiter les risques et adopter une maison plus sûre pour votre enfant, prenez l’habitude de ranger les produits dangereux dans un placard en hauteur, idéalement fermé à clé pour les tenir hors de la portée de bébé. Évitez la solution des bloques charnières sur vos placards, car ils ne tiennent pas toujours en place et peuvent être retirés facilement par vos enfants.

    4 Comment faites-vous prendre le bain à votre enfant ?

    Réponse C : Vous tenez votre bébé et ne le quittez pas des yeux.
    Votre bébé ne doit pas rester sans surveillance dans son bain car il risque la noyade, même s’il est installé dans un siège, même dans quelques centimètres d’eau. Veillez à maintenir toujours un contact avec lui en le tenant ou en le touchant. Vérifiez également que la température de l’eau soit égale à la température corporelle, soit 37 °C environ.

    5 Oups, c’est déjà l’heure pour votre bébé de prendre son biberon :

    Réponse A : Vous le chauffez au bain-marie.
    Pour chauffer le biberon de votre bébé, vous pouvez utiliser un chauffe-biberon ou la technique du bain-marie. Veillez bien à ce que le lait ne dépasse pas les 37 °C et vérifiez toujours qu’il ne soit pas trop chaud en versant quelques gouttes sur l’intérieur de votre poignet. En revanche, abandonnez l’idée du micro-ondes ! Le lait risque d’être trop chaud et de brûler votre bébé. Plus simple, vous pouvez aussi lui donner son biberon à température ambiante, mais jamais froid, car cela peut lui provoquer des troubles digestifs.

    Bon à savoir

    Retrouvez tous les bons gestes à appliquer à la maison dans la brochure « Protégez votre enfant des accidents domestiques », téléchargeable gratuitement sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

    SORTEZ COUVERT !

    Avec le contrat Garantie Accident, Macif vous protège ainsi que vos enfants* !

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les objets superflus dans le lit de votre bébé.
    • Mettez les produits dangereux hors de sa portée.
    • Ne posez jamais son couffin en hauteur.
    • Soyez prudent sur la température du lait.

    (1) Fédération française de secourisme, consulté le 12 janvier 2021

    Assurance maladie, Comment bien coucher un bébé ?, octobre 2021

    Assurance maladie, « Bien préparer un biberon », novembre 2021

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  • Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    Quiz : savez-vous prévenir les accidents domestiques de bébé ?

    1 Dans le lit de votre bébé, il y a :

    Réponse B : Une adorable gigoteuse adaptée à sa taille
    Jusqu’à ses 2 ans, le lit de votre nourrisson ne doit pas contenir d’oreiller, couette, couverture, peluches ou autre objet mou pouvant le recouvrir ou l’étouffer. Sa super collection de doudous, c’est dans le bac à jouets, pas dans son lit ! Pour que votre enfant dorme bien, une gigoteuse adaptée à sa taille convient parfaitement.

    2 Vous rentrez à la maison avec bébé. Où posez-vous son couffin ?

    Réponse C : Au sol, le temps de vous laver les mains et de vous occuper de lui.
    Votre bébé grandit vite et gagne en tonus de jour en jour. Perché sur un meuble, il pourrait bouger un peu trop vivement et tomber. Pour éviter tout risque de chute de votre bébé, laissez toujours son couffin par terre.

    Chiffre-clé

    55,8 %(1) des accidents de la vie courante des 0-4 ans sont dus à une chute.

    3 Où rangez-vous vos produits ménagers et médicaments ?

    Réponse B : Dans un placard en hauteur pour éviter aux petites mains curieuses d’y toucher.
    Pour limiter les risques et adopter une maison plus sûre pour votre enfant, prenez l’habitude de ranger les produits dangereux dans un placard en hauteur, idéalement fermé à clé pour les tenir hors de la portée de bébé. Évitez la solution des bloques charnières sur vos placards, car ils ne tiennent pas toujours en place et peuvent être retirés facilement par vos enfants.

    4 Comment faites-vous prendre le bain à votre enfant ?

    Réponse C : Vous tenez votre bébé et ne le quittez pas des yeux.
    Votre bébé ne doit pas rester sans surveillance dans son bain car il risque la noyade, même s’il est installé dans un siège, même dans quelques centimètres d’eau. Veillez à maintenir toujours un contact avec lui en le tenant ou en le touchant. Vérifiez également que la température de l’eau soit égale à la température corporelle, soit 37 °C environ.

    5 Oups, c’est déjà l’heure pour votre bébé de prendre son biberon :

    Réponse A : Vous le chauffez au bain-marie.
    Pour chauffer le biberon de votre bébé, vous pouvez utiliser un chauffe-biberon ou la technique du bain-marie. Veillez bien à ce que le lait ne dépasse pas les 37 °C et vérifiez toujours qu’il ne soit pas trop chaud en versant quelques gouttes sur l’intérieur de votre poignet. En revanche, abandonnez l’idée du micro-ondes ! Le lait risque d’être trop chaud et de brûler votre bébé. Plus simple, vous pouvez aussi lui donner son biberon à température ambiante, mais jamais froid, car cela peut lui provoquer des troubles digestifs.

    Bon à savoir

    Retrouvez tous les bons gestes à appliquer à la maison dans la brochure « Protégez votre enfant des accidents domestiques », téléchargeable gratuitement sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

    SORTEZ COUVERT !

    Avec le contrat Garantie Accident, Macif vous protège ainsi que vos enfants* !

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les objets superflus dans le lit de votre bébé.
    • Mettez les produits dangereux hors de sa portée.
    • Ne posez jamais son couffin en hauteur.
    • Soyez prudent sur la température du lait.

    (1) Fédération française de secourisme, consulté le 12 janvier 2021

    Assurance maladie, Comment bien coucher un bébé ?, octobre 2021

    Assurance maladie, « Bien préparer un biberon », novembre 2021

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  • Sauriez-vous reconnaître une arnaque lors d’un achat en ligne ?

    Sauriez-vous reconnaître une arnaque lors d’un achat en ligne ?

    1 – Lors de la commande sur un site d’e-commerce, est-ce normal de me demander de me connecter à l’appli de ma banque pour confirmer un achat ?

    Oui ! Vous aviez peut-être l’habitude de confirmer vos achats en ligne avec un code reçu par texto de la part de votre banque que vous deviez ensuite renseigner sur le site d’achat ? Malheureusement les fraudeurs réussissent de plus en plus à récupérer les informations transmises par SMS. Depuis septembre 2019, les établissements bancaires doivent privilégier un mécanisme d’authentification forte, appelé « clé digitale », « Certicode plus », « Sécuripass » ou encore « Pass sécurité » en fonction de la banque. Ce dispositif vous demande de confirmer le paiement directement sur l’application mobile de la banque. C’est en vous connectant sur celle-ci grâce à votre code secret ou vos données biométriques (reconnaissance faciale, vocale ou empreintes digitales) que l’achat est confirmé de façon sécurisée.

    À savoir

    Les établissements bancaires avaient jusqu’au 31 mars 2021 2 pour remplacer l’ancien système (3D Secure) par un nouveau mécanisme de sécurité renforcée.

    2 – Je ne connais pas le site commerçant mais les avis sont bons, est-ce sécurisé ?

    Non, pas forcément ! Le site en question peut très bien avoir créé lui-même ces notes et commentaires positifs pour faire croire à sa légitimité. Pour savoir si le commerçant existe bien, rendez-vous dans un premier temps sur société.com ou infogreffe.fr pour vérifier si l’entreprise en charge du site internet existe réellement (entreprises françaises seulement). Cela ne vous garantit cependant pas de l’absence de fraude du site en question. Dans un deuxième temps, recherchez les commentaires sur les forums entre particuliers sur lesquels s’expriment les internautes ayant déjà acheté sur le site en question. Cela vous permettra de vous faire votre propre avis. Enfin, si vous ne retrouvez pas de traces de ce site dans les commentaires, préférez-lui une autre plateforme, sécurisée cette fois-ci !

    3 – Est-ce normal de scanner ma carte de crédit avec mon smartphone pour payer ?

    Oui, c’est une option qui peut vous être proposée par les sites d’e-commerce. Cette technologie vous permet de “scanner” votre carte de crédit, à la manière d’un QR Code, pour procéder au paiement via votre téléphone portable. En principe, il ne doit s’agir que d’une lecture des informations de votre carte bancaire. Celles-ci ne devraient donc être ni transmises, ni répertoriées ni conservées par les serveurs du site commerçant. Attention à vérifier tout de même que le site soit sécurisé et que votre banque soit compatible avec ce service de paiement mobile.

    Lire aussi : Tout comprendre sur le RGPD

    4 – J’achète sur un site entre particuliers et le vendeur m’envoie un lien de paiement, est-ce sécurisé ?

    Non ! Sur les sites de vente en ligne entre particuliers, tels que Le Bon Coin, la marketplace de Facebook ou Vinted, les paiements peuvent se faire soit en face à face avec des espèces par exemple, soit via un mode de paiement sécurisé proposé directement par le site. Avec cette option, c’est le site qui garantit en général le bon paiement et/ou le remboursement en cas de litige (non livraison, colis non conforme à la commande, etc). En revanche, si le vendeur vous envoie un lien en vous indiquant qu’il préfère cette solution par exemple, vigilance ! Le risque est réel qu’il vous envoie payer sur une autre plateforme ressemblant à un site légitime et qui récupère les données de votre carte bancaire.

    5 – Je veux acheter un produit mis en avant par un influenceur que je suis sur les réseaux sociaux, je peux faire confiance au lien qu’il nous partage ?

    Oui et non ! Le lien qu’il vous partage vous permettra vraisemblablement d’acheter le produit en question. En revanche, le prix proposé ne sera pas forcément le meilleur sur le marché même si c’est ce qui est indiqué et la qualité ne sera pas nécessairement au rendez-vous. Les influenceurs sur les réseaux sociaux travaillent souvent avec des agences qui nouent des partenariats avec des revendeurs et/ou des marques. Il est donc possible que vous soyez renvoyés vers un site sécurisé d’une enseigne particulière pour un produit spécifique, mais il est également possible que vous atterrissiez sur une plateforme plus généraliste avec de nombreux produits affichés à prix “réduits”. Ces sites sont des intermédiaires de revente. Cette pratique, appelée le “dropshipping”, est légale, mais elle ne vous garantit ni le meilleur prix ni la meilleure qualité de produit. À vous donc de rechercher les avis d’autres acheteurs pour vérifier que votre achat répondra à vos attentes.

    Lire aussi : Mails frauduleux : comment les reconnaître ?

     

    Fédération E-commerce et Vente À Distance (FEVAD) 2021
    2 Banque de France

     

    Vous souhaitez être protégé en cas d’arnaque en ligne ?

    Avec l’assurance Protection Juridique de la Macif*, vous bénéficiez de conseils et d’un accompagnement juridique personnalisé en cas de litige avec un tiers, dont les arnaques aux achats en ligne.

    *Garantie optionnelle du contrat Habitation Résidence principale Formule Protectrice. (voir conditions du contrat)

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    Sauriez-vous reconnaître une arnaque lors d’un achat en ligne ?

    1 – Lors de la commande sur un site d’e-commerce, est-ce normal de me demander de me connecter à l’appli de ma banque pour confirmer un achat ?

    Oui ! Vous aviez peut-être l’habitude de confirmer vos achats en ligne avec un code reçu par texto de la part de votre banque que vous deviez ensuite renseigner sur le site d’achat ? Malheureusement les fraudeurs réussissent de plus en plus à récupérer les informations transmises par SMS. Depuis septembre 2019, les établissements bancaires doivent privilégier un mécanisme d’authentification forte, appelé « clé digitale », « Certicode plus », « Sécuripass » ou encore « Pass sécurité » en fonction de la banque. Ce dispositif vous demande de confirmer le paiement directement sur l’application mobile de la banque. C’est en vous connectant sur celle-ci grâce à votre code secret ou vos données biométriques (reconnaissance faciale, vocale ou empreintes digitales) que l’achat est confirmé de façon sécurisée.

    À savoir

    Les établissements bancaires avaient jusqu’au 31 mars 2021 2 pour remplacer l’ancien système (3D Secure) par un nouveau mécanisme de sécurité renforcée.

    2 – Je ne connais pas le site commerçant mais les avis sont bons, est-ce sécurisé ?

    Non, pas forcément ! Le site en question peut très bien avoir créé lui-même ces notes et commentaires positifs pour faire croire à sa légitimité. Pour savoir si le commerçant existe bien, rendez-vous dans un premier temps sur société.com ou infogreffe.fr pour vérifier si l’entreprise en charge du site internet existe réellement (entreprises françaises seulement). Cela ne vous garantit cependant pas de l’absence de fraude du site en question. Dans un deuxième temps, recherchez les commentaires sur les forums entre particuliers sur lesquels s’expriment les internautes ayant déjà acheté sur le site en question. Cela vous permettra de vous faire votre propre avis. Enfin, si vous ne retrouvez pas de traces de ce site dans les commentaires, préférez-lui une autre plateforme, sécurisée cette fois-ci !

    3 – Est-ce normal de scanner ma carte de crédit avec mon smartphone pour payer ?

    Oui, c’est une option qui peut vous être proposée par les sites d’e-commerce. Cette technologie vous permet de “scanner” votre carte de crédit, à la manière d’un QR Code, pour procéder au paiement via votre téléphone portable. En principe, il ne doit s’agir que d’une lecture des informations de votre carte bancaire. Celles-ci ne devraient donc être ni transmises, ni répertoriées ni conservées par les serveurs du site commerçant. Attention à vérifier tout de même que le site soit sécurisé et que votre banque soit compatible avec ce service de paiement mobile.

    Lire aussi : Tout comprendre sur le RGPD

    4 – J’achète sur un site entre particuliers et le vendeur m’envoie un lien de paiement, est-ce sécurisé ?

    Non ! Sur les sites de vente en ligne entre particuliers, tels que Le Bon Coin, la marketplace de Facebook ou Vinted, les paiements peuvent se faire soit en face à face avec des espèces par exemple, soit via un mode de paiement sécurisé proposé directement par le site. Avec cette option, c’est le site qui garantit en général le bon paiement et/ou le remboursement en cas de litige (non livraison, colis non conforme à la commande, etc). En revanche, si le vendeur vous envoie un lien en vous indiquant qu’il préfère cette solution par exemple, vigilance ! Le risque est réel qu’il vous envoie payer sur une autre plateforme ressemblant à un site légitime et qui récupère les données de votre carte bancaire.

    5 – Je veux acheter un produit mis en avant par un influenceur que je suis sur les réseaux sociaux, je peux faire confiance au lien qu’il nous partage ?

    Oui et non ! Le lien qu’il vous partage vous permettra vraisemblablement d’acheter le produit en question. En revanche, le prix proposé ne sera pas forcément le meilleur sur le marché même si c’est ce qui est indiqué et la qualité ne sera pas nécessairement au rendez-vous. Les influenceurs sur les réseaux sociaux travaillent souvent avec des agences qui nouent des partenariats avec des revendeurs et/ou des marques. Il est donc possible que vous soyez renvoyés vers un site sécurisé d’une enseigne particulière pour un produit spécifique, mais il est également possible que vous atterrissiez sur une plateforme plus généraliste avec de nombreux produits affichés à prix “réduits”. Ces sites sont des intermédiaires de revente. Cette pratique, appelée le “dropshipping”, est légale, mais elle ne vous garantit ni le meilleur prix ni la meilleure qualité de produit. À vous donc de rechercher les avis d’autres acheteurs pour vérifier que votre achat répondra à vos attentes.

    Lire aussi : Mails frauduleux : comment les reconnaître ?

     

    Fédération E-commerce et Vente À Distance (FEVAD) 2021
    2 Banque de France

     

    Vous souhaitez être protégé en cas d’arnaque en ligne ?

    Avec l’assurance Protection Juridique de la Macif*, vous bénéficiez de conseils et d’un accompagnement juridique personnalisé en cas de litige avec un tiers, dont les arnaques aux achats en ligne.

    *Garantie optionnelle du contrat Habitation Résidence principale Formule Protectrice. (voir conditions du contrat)

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  • Un numérique plus féministe, à quoi cela ressemble-t-il ?

    Un numérique plus féministe, à quoi cela ressemble-t-il ?

    Le questionnement des genres et des identités en ligne est central dans chacune de vos deux œuvres. Comment expliquez-vous l’intérêt de ces sujets à l’ère numérique, et l’engagement de chacun.e de vous ?

    Ketty Steward : C’est effectivement tout le sujet de mon essai [Le Futur au pluriel : réparer la science-fiction, paru en 2023 aux éditions L’Inframonde, ndlr] qui porte sur la science-fiction mais dont je sais très bien qu’il peut porter sur plein d’autres thèmes. La science-fiction n’échappe pas au monde blanc, patriarcal, hétéronormé et valide. L’écriture et la mise en récit nous aident à comprendre le monde. Je regrette que la compréhension du monde soit laissée à une poignée de personnes qui ont exactement le même profil, qui apportent des explications fort intéressantes mais qui ne concernent que ce qui les touche. Ce que j’ai voulu faire, c’est essayer de clarifier mon vécu de 20 ans de fréquentation d’un milieu très blanc, très masculin, avec des idées qui se renouvellent peu. Avec ce constat de manque de pluralité du milieu et des conséquences que ça peut avoir, il s’agit d’avoir la possibilité de regarder les choses sous un angle légèrement différent et théorique. Il ne suffit pas de dire que le milieu de la science-fiction est masculin et fermé, mais que c’est un boys club. Il faut savoir comment ce boys club fonctionne et comment le démanteler. Et c’est vraiment ça qui m’intéresse : raconter ce qui est pour essayer de trouver comment le défaire, comment faire mieux, comment penser autrement, comment se renouveler. Et si dans la science-fiction on ne peut pas avoir d’imagination, je ne sais pas où on peut en avoir. Les milieux de la science-fiction et du numérique sont quand même très liés historiquement par la construction de ce genre littéraire et ce sont les mêmes constats : comment fait-on pour voir autre chose ? Qu’est ce qu’on fait avec cette pluralité qui existe ? Les femmes existent, les noirs existent, les femmes noires existent, les personnes handicapées existent, les personnes queer existent. Ce n’est plus possible de faire comme si on n’était pas là. On est dans une période un peu tendue, mais on a toujours été là, seulement on en parle un peu plus fort.

    Benjamin Fogel : Il est difficile de répondre à cette question sans dévoiler l’intrigue, mais disons que Camille et Irina dans La Transparence selon Irina incarnent quelque chose de féministe derrière leurs écrans, et leur identité est plus complexe que cela. De la même manière, les personnages principaux masculins du Silence selon Manon ne sont pas forcément tout le temps des alliés non plus. Je voulais moi-même me mettre en scène en tant qu’auteur homme et montrer toutes les ambiguïtés sous-jacentes à la fois aux profils anonymes et aux profils publics “transparents”, aux discours. Il s’est passé plein de trucs super grâce à Internet et les réseaux sociaux, du Printemps arabe à #MeToo, des voix y ont trouvé une caisse de résonance hyper forte. Les nouvelles vagues du féminisme se sont beaucoup structurées grâce aux réseaux sociaux et ont réussi à constituer une vraie force agissante sur la société. Et maintenant, il y a un retour de bâton que je trouve ultra violent. Les groupes masculinistes, misogynes, les incels [mot-valise pour « involuntary celibate » soit célibataire involontaire, communauté en ligne d’hommes qui se définissent comme étant injustement empêchés de trouver une partenaire amoureuse ou sexuelle, ndlr].se sont eux-mêmes constitués en force pour les faire taire. Cela illustre beaucoup la question des rapports de force sur Internet. Le combat féministe est loin d’être gagné. Je trouve que ça demande encore énormément d’abnégation et de patience de réexpliquer et prouver les fondements du raisonnement féministe. Je suis très admiratif de ces femmes et de leur combat.

    Comment l’imaginaire permet-il de revisiter et de changer le réel ? Comment vos univers y participent-ils ?

    KS : Je conçois des ateliers d’écriture, et je trouve que le type de réflexion qu’on a en science-fiction, quand on fait du world building, c’est-à-dire quand on construit un monde, quand on fait de l’imagination sur le futur, c’est quelque chose qui peut aider à penser différemment. Quand je dis qu’on oublie que le numérique a un réel impact écologique qui détruit physiquement la planète, c’est typiquement le genre de conclusions auxquelles on peut arriver quand on va au bout d’une réflexion de construction de monde en science-fiction, parce qu’on va s’obliger à comprendre quel monde permet telle ou telle chose. Par exemple, lors d’un atelier, quand quelqu’un me dit vouloir des voitures volantes, je vais demander combien ça coûte, qui va les fabriquer, quelles sont les ressources utilisées, quel impact sur la planète, est-ce qu’on peut se le permettre ? Est-ce qu’en prenant en compte le réchauffement climatique, c’est jouable? Est-ce que tout le monde y a accès ? C’est vraiment sur une vision très globale et systémique. Cela fonctionne aussi pour la réflexion autour de la décroissance. Il y a des personnes dont la vie dépend de ces technologies. Comment arbitrer ? Il me semble qu’une des clés est de réfléchir de manière globale. Il y a plein d’arbitrages possibles et en fonction des groupes, on n’arrive pas du tout sur les mêmes imaginaires du futur. Mais il y a cette idée forte à laquelle on ne peut pas échapper : on ne peut pas tout avoir, les choses ont un coût et nos belles utopies se font souvent au détriment d’autres personnes. Sincèrement, je trouve que les techniques de world building de la science fiction est quelque chose qui peut aider à améliorer le monde.

    BF : Les sujets de la cybercriminalité et d’internet projettent tout de suite dans de la prospective assez fascinante pour l’anticipation et la SF. Il y a un enjeu politique et démocratique qui est très fort, qui amène rapidement sur le sociopolitique et enfin l’anonymat, la toxicité, les manipulations ont beaucoup d’enjeux psychologiques. Donc le sujet, en tant qu’écrivain, c’est jackpot ! Dans la trilogie, l’enjeu était de raconter ce système politique et moral de la transparence en trois étapes pour construire sa naissance, sa vitesse de croisière et sa radicalisation. Je n’ai pas fait l’effondrement, cela arrivera peut-être plus tard. J’ai commencé par la vitesse de croisière de ce système avec La Transparence selon Irina, en 2058 pour qu’on comprenne bien les enjeux. Ensuite, avec Le Silence selon Manon, qui se termine en 2025, je trouvais intéressant d’explorer comment le monde en était arrivé là. Ce sont les prémices de la transparence et la fin de l’anonymat. Dans L’Absence selon Camille, les événements reprennent directement après la fin de La Transparence. C’est une sorte de confrontation entre les deux mondes, dans une logique de radicalisation de la transparence, un parti politique radical qui veut aller encore plus loin dans le contrôle et qui, malheureusement, ne rencontre pas beaucoup d’opposition. C’est vraiment l’histoire d’une révolution ratée. Le propos du troisième tome est assez important au vu de la situation actuelle.

    Un numérique plus féministe, à quoi cela ressemble-t-il ?

     

    Ketty, comment considérez-vous ce concept d’esprit critique ?

    K.S : L’esprit critique a deux définitions différentes. La première chose est l’esprit critique en tant que faculté à s’interroger sur ce qu’on perçoit, ce qu’on pense, etc. Pour moi, c’est la base, le fait de revenir sur soi, de douter. La deuxième chose est l’esprit critique comme étant une communauté de gens qui proposent des outils et qui oublient eux-mêmes de douter. J’ai une grande méfiance envers la zététique [méthode philosophique aussi appelée didactique de l’esprit critique qui consiste à rechercher la solution d’un problème en le supposant résolu et en remontant de cette solution jusqu’aux termes initiaux en vérifiant le bien-fondé de chaque étape, ndlr] et l’esprit critique, parce que ces personnes vont remplacer des certitudes par d’autres certitudes, et ne s’interrogent pas sur elles-mêmes. Cet idéal de rationalité ne correspond pas à la réalité du modèle cognitif de l’humain. Ça suppose qu’il y aurait une façon parfaite de penser, sans biais, et que l’objectif serait de ne pas avoir ces biais pour penser juste. L’être qui pense juste n’existe pas, notre cerveau n’est pas fait pour ça. Ce doit être hyper rassurant de se dire qu’il existe une liste de tous les biais et qu’on peut en sortir grâce à des outils. Est-ce que ça nous protège des dérives qu’il peut y avoir dans le monde numérique? Je n’en suis pas certaine. La construction sociale de tout un tas de comportements, n’est pas prise en compte dans ces milieux, et c’est pourtant ce qu’il faut interroger. La question est de savoir comment faire pour lutter contre les biais.

    Benjamin, comment ce sujet de la cybersécurité s’articule-t-il avec l’idée d’identité et d’anonymat ?

    BF : L’anonymat est une des valeurs fondamentales des débuts d’Internet, qui à l’origine allait permettre à des voix qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer dans le monde réel de trouver une caisse de résonance tout en étant protégées. Ce pouvait être des activistes politiques, des lanceurs d’alerte… L’anonymat participe à cette idée de libération de l’information, et d’émancipation personnelle : étant anonyme, on va pouvoir vraiment dire tout ce qu’on pense, libérer des contingences de la société. J’ai été très fan du concept à l’arrivée d’Internet. Et puis avec le temps, il s’est passé plusieurs choses, au niveau personnel et au niveau global, qui ont changé mes perceptions. J’ai entretenu une relation d’amitié très forte avec quelqu’un qui, je ne m’en suis aperçu qu’au bout de cinq ans, n’existait pas. C’était un personnage complètement construit par quelqu’un d’autre, et l’anonymat avait rendu possible cet énorme mensonge et cette manipulation. Et puis en parallèle, on a commencé à voir apparaître la question des fake news, de manipulation de l’opinion et puis une toxicité généralisée en ligne où, sous couvert d’anonymat, les femmes et les minorités étaient confrontées au harcèlement, il y a eu des raids provenant de forces politiques organisées pour manipuler les gens. Et donc je me retrouvais un peu entre deux eaux : être à la fois un fan de la première heure de l’anonymat tout en me demandant s’il n’était pas en train de tuer la démocratie. De là m’est venue l’idée d’écrire une trilogie qui allait aborder cette question de la transparence à travers plein de personnages différents qui allaient chacun représenter des facettes du débat : est-ce qu’il faut être transparent et utiliser sa vraie identité ou non sur Internet ?

    Quel est votre propre rapport aux réseaux sociaux et aux outils numériques au quotidien ?

    KS : En général, les technologies m’intéressent à titre personnel, on pourrait dire que je suis un peu geek, même si je ne joue pas aux jeux vidéo. Mais je sais parler aux machines et parfois elles me répondent. J’ai doucement reculé sur mon utilisation des réseaux. J’étais assez active sur Twitter, notamment avec un défi d’écriture. Depuis un an, X [anciennement Twitter, ndlr] est devenu beaucoup plus compliqué, mon compte existe encore et sert d’archives de ce défi numérique d’écriture, mais je ne l’utilise plus. N’étant pas une personne très visuelle, j’ai beaucoup de mal avec Instagram, c’est l’endroit où je vais faire des annonces sur mon actualité, mais ça me prend un temps fou et j’ai renoncé à apprivoiser l’algorithme qui change trop souvent. J’ai un compte sur Mastodon, sur lequel je continue de poster les micro-nouvelles qui étaient auparavant sur Twitter. Je tiens à faire de la littérature sur des espaces interstitiels, comme ceux-là. Depuis décembre, je les reposte sur Blue Sky, même si je ne suis pas convaincue par le réseau. Et j’ai une page Facebook qui traîne depuis 2008. Je suis revenue à la newsletter mensuelle depuis un an et demi avec mes actualités mais aussi des petits bouts de réflexions. Les personnes inscrites ont envie de me lire. Ça me semble plus direct et plus sain, et je ne joue pas avec un algorithme qui n’aime pas les femmes noires qui parlent. Depuis que je me suis retirée un peu des réseaux, j’ai récupéré pas mal de temps pour faire d’autres choses.

    BF : Je pense que j’ai perdu en optimisme. Quand j’ai commencé ce projet de trilogie, j’avais la conviction qu’Internet était une place de débat public et démocratique et que même si on manquait de maturité sur le sujet, c’était quand même le meilleur endroit pour débattre et faire avancer la société. Aujourd’hui, avec ce qui se passe politiquement, les manipulations à n’en plus finir, tout le monde se fait au moins avoir une fois par mois par une fake news, même en étant hyper vigilant. Et l’intelligence artificielle qui se développe ajoute un masque de complexité à tout ça. J’ai l’impression que mes idéaux, auxquels je crois encore théoriquement, prennent quand même un coup dans l’aile, car on est rattrapé par la réalité et par la violence de ce monde. Mais mon discours n’a pas changé. Les réseaux sociaux et Internet sont des outils. Soit tu peux croire que collectivement on va réussir à en faire un truc super qui va réussir à nous tirer vers le haut, soit tu es défaitiste et dire qu’on va tout gâcher, à l’image de Twitter par exemple. On préférerait qu’Internet devienne à l’image de Wikipédia avec de l’open source, des informations vérifiées, des règles claires, des bons contenus. C’est un peu caricatural de dire ça, mais on est un peu à un embranchement entre les deux, devenir X ou Wikipédia ? Et je pense qu’il faudrait qu’on pousse pour que l’avenir devienne plutôt Wikipédia.

    Ketty Steward est écrivaine de romans, de poésie, d’une pièce radiophonique, d’un essai, et de nouvelles en recueil comme Saletés d’hormones et autres complications.

    Benjamin Fogel est éditeur d’essais sur la pop culture et auteur de romans, comme la trilogie de la transparence et son dernier opus, L’Absence selon Camille.

  • Petites histoires du piratage et de l’escroquerie en ligne

    Petites histoires du piratage et de l’escroquerie en ligne

    Si les arnaques en ligne ont mille et un visages, elles reposent sur un même socle : la capacité à tromper la vigilance de leurs victimes en leur inspirant de la confiance. D’après une étude menée par Kaspersky, seuls 50 % des Français.es estiment maîtriser les bases de la cybersécurité et 65 % d’entre eux continuent de se faire avoir par des attaques d’hameçonnage au moins une fois de temps en temps. Pourtant, ces escroqueries ne sont pas nouvelles.

    Petites histoires du piratage et de l’escroquerie en ligne

    Petites histoires du piratage et de l’escroquerie en ligne

    Petites histoires du piratage et de l’escroquerie en ligne

    Petites histoires du piratage et de l’escroquerie en ligne

     

  • Identité numérique : demain, tous notés ?

    Identité numérique : demain, tous notés ?

    Big Brother déjà en Chine

    En Chine, le gouvernement a mis en place un système de crédit social attribuant une note aux individus et aux entreprises en fonction de leur comportement social et économique. Plus cette note est basse, moins la personne a de droits. Jouer trop longtemps aux jeux vidéo, publier certains contenus sur les réseaux sociaux, traverser au feu rouge ou accumuler des dettes expose ainsi les Chinois à une dégradation de leur score de citoyenneté. Expérimenté dans quelques villes depuis 2014, ce système de tri social a été élargi à l’ensemble du territoire en 2020. Avec des conséquences bien réelles pour ceux et celles qui ont le crédit le plus faible : impossibilité de prendre les transports, interdiction d’accéder au prêt bancaire ou encore d’inscrire ses enfants dans les meilleures écoles.

    Pour distinguer « bons » et « mauvais » citoyens, l’administration chinoise s’appuie sur toutes les données – situation financière, carrière, consommation, publications sur les réseaux sociaux – dressant le portrait des individus. Elle peut également compter sur la reconnaissance faciale et quelque 600 millions de caméras de vidéosurveillance capables de détecter en direct les comportements jugés suspects.

    L’ONG Human Right Watch a ainsi dénoncé en 2019 le recours à un système de surveillance de masse discriminatoire par la police dans la province du Xinjiang, où vivent majoritairement des Ouïghours, de confession musulmane. Via une application de smartphone, les policiers effectuant un contrôle d’identité ont accès à des données (nom, numéro de téléphone, consommation d’électricité, etc.) à partir desquelles le programme signale si une personne est menaçante ou non.

    Des algorithmes de prédiction pour classer les individus

    Si ce modèle de surveillance de masse mêlant big data et intelligence artificielle est propre à la Chine, des systèmes de classement d’individus reposant sur des algorithmes sont utilisés un peu partout sur le globe.

    Aux États-Unis, certaines villes fournissent à leurs unités de police un algorithme censé prédire les crimes. Le logiciel, anciennement baptisé PredPol et renommé Geolitica en 2021, repose sur les rapports d’incidents criminels, produits par les policiers ou les victimes, pour prévoir quotidiennement les lieux et les heures où des crimes sont le plus susceptibles d’être commis. Le hic, c’est que ces rapports présentent des biais raciaux – les quartiers afro-américains ou latinos sont plus susceptibles d’être signalés comme des points sensibles – qui vont nourrir l’algorithme et orienter ses prédictions. En 2020, à Los Angeles, la police a mis fin à l’utilisation de cet algorithme estimant qu’il stigmatisait certains quartiers et certaines populations.

    La même logique se déploie au cœur du système judiciaire américain. Dans les tribunaux, les juges utilisent le logiciel Compas pour évaluer la probabilité de récidive d’un prévenu. Mais, là encore, l’algorithme suscite la controverse. Selon une enquête de l’ONG ProPublica, « les prévenus noirs [sont] beaucoup plus susceptibles que les prévenus blancs d’être jugés à tort comme présentant un risque de récidive plus élevé, tandis que les prévenus blancs [sont] plus susceptibles que les prévenus noirs d’être marqués à tort comme présentant un faible risque. »

    En France, la Caisse d’allocations familiales (CAF) utilise aussi un algorithme pour orienter le contrôle de ses agents vers les allocataires les plus susceptibles de percevoir des prestations qu’ils ne devraient pas recevoir. La CAF attribue une note à ses usagers à partir d’une quarantaine de critères – la situation familiale, l’âge, le handicap, l’emploi, etc. –, dont certains sont discriminatoires. Or, comme le révèle une récente enquête du Monde, cet algorithme pénalise les foyers vulnérables : les plus pauvres sont plus à même d’être considérés comme des fraudeurs potentiels et ont par conséquent plus de chance d’être contrôlés.

    L’identité numérique, au cœur des modèles prédictifs

    Plus largement, l’intelligence artificielle – qui n’est au final qu’une machine à prédire la probabilité qu’une action se réalise en fonction de l’analyse de situations passées – et les algorithmes prédictifs qui la sous-tendent jouent un rôle clef dans la gestion et l’analyse de l’identité numérique des individus.

    L’identité numérique correspond aux attributs associés à un individu, ou à une entité, dans le monde digital. Cela regroupe toutes les données numériques que l’on peut relier à une personne physique. Ces données sont de différentes nature : informations liées à l’état civil (nom, prénom, date de naissance, renseignés par exemple lors de démarches administratives), identifiants utilisés pour se connecter à un service, adresse IP de l’ordinateur, traces laissées lors de la navigation (cookies, historique de navigation), publications sur les réseaux sociaux, ou encore géolocalisation.

    Qu’ils soient utilisés par des entreprises, des gouvernements ou des institutions, les algorithmes prédictifs transforment la masse de traces numériques que laisse notre navigation sur le Web en critères à partir desquels les individus sont répartis en différents profils. Ce classement établi en analysant les données comportementales, sert à personnaliser les expériences en ligne, cibler la publicité, évaluer les risques financiers, identifier des comportements suspects, etc.

    L’enjeu des prochaines décennies consiste donc à protéger au mieux les données personnelles des individus pour éviter que leur identité numérique ne leur échappe en étant façonnée, de manière quasi-invisible, par les intérêts économiques ou politiques d’entités extérieures.

    Qu’est-ce qu’un cookie ?

    Un cookie est un petit fichier stocké par un serveur dans notre ordinateur ou notre smartphone lors de notre visite sur une page web. Ces cookies permettent aux sites webs de conserver diverses informations (préférences, identifiants, langue d’affichage) entre deux connexions.

  • « Le cyberespace a remis l’individu au centre des conflits géopolitiques »

    « Le cyberespace a remis l’individu au centre des conflits géopolitiques »

    Clotilde Bômont

    est chercheuse post-doctorale en géopolitique du numérique au centre de recherche GEODE-géopolitique de la datasphère et à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM).

    Comment définir le cyberespace ?

    C. B. : Le cyberespace correspond à l’espace conceptuel produit par les technologies de l’information et de la communication (TIC) ; c’est cet espace virtuel dans lequel nous nous projetons lorsque nous utilisons Internet ou, de façon plus générale, des outils numériques. Le mot « cyberespace » est apparu pour la première fois en 1984 dans le roman de science-fiction Neuromancer, de William Gibson. Si le terme cyberespace était particulièrement répandu il y a une dizaine d’années, on parle aujourd’hui plus volontiers d’espace numérique ou d’environnement numérique, voire de « datasphère ». Cette évolution témoigne de la prégnance du numérique dans nos sociétés. Bien que le cyberespace désigne initialement un espace abstrait et virtuel, le numérique n’est pas aussi immatériel et intangible qu’il n’y paraît. D’une part, parce que tous les systèmes d’informations reposent sur des infrastructures physiques : des data centers, des câbles, des satellites, etc. D’autre part, parce que la très vaste majorité des activités des sociétés contemporaines reposent sur les TIC et que ces dernières transforment profondément nos pratiques et nos représentations (télétravail, accès à l’information, commerce mondialisé…). On comprend alors qu’il est stratégique de contrôler, ou a minima de maîtriser, les technologies numériques.

    Aussi observe-t-on une forme de territorialisation du cyberespace qui, même s’il ne compte pas de territoires au sens traditionnel du terme, devient un espace porteur de valeurs et de sens pour une population qui se l’approprie. En 1996, John Perry Barlow – poète et cofondateur de l’Electronic Frontier Foundation, l’association de défense de la liberté d’expression sur Internet – a ainsi publié la déclaration du cyberespace, un manifeste qui proclame que cet espace est libre de toute domination des États ou des industries. À travers cet exemple, on voit que dès ses débuts, le cyberespace a été l’objet et la source de rapports de force et de rivalités entre acteurs.

    Quels acteurs dominent cet espace ?

    C. B. : L’espace numérique est aujourd’hui dominé par de grands acteurs privés américains. Les États-Unis sont le berceau d’Internet : c’est là-bas que se sont développées les premières infrastructures et les premières entreprises du numérique. Jusque dans les années 2000, le poids du gouvernement américain sur la scène internationale et celui des premières firmes du secteur, comme Amazon ou Microsoft, se sont nourris mutuellement. Désormais, ces entreprises transnationales sont très puissantes et leurs intérêts ne s’alignent plus nécessairement avec ceux du gouvernement américain, qui cherche fréquemment à accéder aux données dont elles disposent. Depuis quelques années, ces géants étatsuniens sont également en concurrence avec les entreprises chinoises dont la croissance est particulièrement rapide.

    Quelle place occupent les citoyens et citoyennes dans cette nouvelle donne ?

    C. B. : Le cyberespace a permis l’émergence dans les conflits géopolitiques d’un nouvel acteur : l’individu. Dans les années 1990-2000, la cybersécurité n’était pas aussi solide qu’aujourd’hui et posséder de très bonnes compétences en informatique pouvait suffire pour provoquer beaucoup de dommages. On a par exemple vu de jeunes hackers, parfois mineurs, capables de s’introduire dans les systèmes informatiques du gouvernement américain. Depuis les années 2010, on observe également une forme de mercenariat : des acteurs de la société civile commettent des cyberattaques dans l’intérêt d’un État (c’est une pratique assez répandue en Russie, par exemple). Cela présente l’avantage pour l’État en question de ne pas être soumis aux sanctions pouvant s’appliquer dans le cadre du droit international. En revanche, la société civile est pour l’instant marginalisée dans les débats politiques sur le numérique – son poids face aux acteurs industriels et politiques étant minime –, notamment dans les discussions sur l’orientation de l’industrie numérique ou la souveraineté numérique. Elle pourrait pourtant avoir un poids considérable dans le devenir de cet espace, à travers les données qu’elle génère.

    « Le cyberespace a remis l’individu au centre des conflits géopolitiques »

    Comment définir la gouvernance de cet espace ?

    C. B. : La gouvernance d’Internet résulte de principes et de règles établis par différents acteurs : société civile – comme par exemple l’association américaine Internet Society ou l’Association française pour le nommage Internet en coopération –, gouvernements, secteur privé. Elle est discutée dans divers instances, comme le Forum sur la gouvernance d’Internet, qui a lieu depuis 2006. Chaque année, cet événement réunit sous l’égide des Nations Unies une grande diversité d’acteurs qui échangent sur les réglementations, les risques, les bonnes pratiques… Cet effort de coordination ne doit pas masquer des divergences importantes entre les États, soucieux de garder le contrôle, au moins en partie, sur un espace numérique devenu synonyme de gains économiques mais aussi de menaces pour leur souveraineté.

     

    Quelle est la nature de ces menaces  ?

    C. B. : Elle a évolué au cours des deux dernières décennies, mais on peut en distinguer trois types. Les premières craintes concernent les cyberattaques, qui cherchent à entamer la disponibilité des données, leur confidentialité ou leur intégrité. Le deuxième type de menace est lié à l’hégémonie culturelle dont le numérique peut être le vecteur. Par exemple, pour faire face à la domination des États-Unis dans le secteur, la Chine a lancé dans les années 2000 son projet « bouclier doré» – également appelé Grand Firewall –, une sorte de grande muraille virtuelle permettant au gouvernement chinois de contrôler l’information accessible via Internet au niveau national, notamment en interdisant certains contenus ou en bloquant l’accès à certains sites. Le dernier type de menace a trait à la guerre économique, à laquelle se livre à la fois les États et les entreprises, pour le contrôle et l’exploitation des données personnelles et industrielles, véritables mines d’or du XXIème siècle.

    Les données des sociétaires constituent la richesse principale des assurances. Quels sont les risques que ferait courir une cyberattaque contre une entreprise ?

    C. B. : Le secteur assurantiel est un opérateur de services essentiels à la continuité d’activités économiques ou sociales critiques. Sa disruption empêcherait donc le fonctionnement normal de la société. En piratant les données des assurés, les hackers pourraient non seulement les revendre pour en tirer un profit, mais également collecter des informations sensibles (telles que des données sur la santé des personnes) qui, combinées à d’autres, leur permettrait d’établir des profils d’individus à partir desquels ils pourraient ensuite mener des actions d’influence. C’est ce qui s’est passé avec le scandale Facebook-Cambridge Analytica. Lors de la campagne présidentielle américaine de 2016, les données de près de 90 millions d’utilisateurs de Facebook ont fuité et ont été utilisées par l’équipe de Donald Trump, via l’entreprise Cambridge Analytica, spécialiste de l’analyse de données, pour influencer le vote d’électeurs indécis.

    Peut-on cartographier des puissances qui se partagent l’espace numérique ?

    C. B. : On a surtout deux blocs qui s’affrontent dans le domaine technologique : les États-Unis et la Chine. La rivalité sino-américaine est aussi imprégnée de visions idéologiques opposées sur le devenir de l’espace numérique. Les États-Unis défendent un modèle libéral et la Chine un modèle de contrôle des systèmes d’information. Entre les deux, l’Union européenne utilise le levier des valeurs et des standards – transparence, traçabilité, portabilité des données – pour tenter d’asseoir sa place sur la scène internationale. Le modèle européen se traduit notamment par la mise en place de mesures réglementaires, que cela concerne la protection des données des utilisateurs – avec la mise en place du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) ou, plus récemment, du Digital Services Act (DSA) – ou la régulation des flux numériques, et la structuration d’un marché numérique commun à l’échelle régionale – via par exemple le Digital Market Act (DMA).

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    La Macif vous informe sur les risques liés à la cybercriminalité.

  • « Partout où il y a des logiciels, il y a de l’intelligence artificielle »

    « Partout où il y a des logiciels, il y a de l’intelligence artificielle »

    Qui est Thomas Solignac ?

    Après des études à l’Ecole pour l’informatique et les nouvelles technologies (EPITECH), il cofonde Golem.ai, une société qui utilise l’intelligence artificielle pour analyser et exploiter les données langagières produites dans les entreprises. Il est également cofondateur de Kayro, une entreprise de conseil sur l’IA.

    Interview de Thomas Solignac sur l’IA

    L’intelligence artificielle est omniprésente dans les discussions, le dictionnaire anglo-saxon Collins l’a même élue mot de l’année 2023. Quelle place l’IA occupe-t-elle réellement dans nos vies ?

    T. S. : Elle est omniprésente depuis longtemps mais sa sémantique se déplace car le terme n’est pas bien délimité. Dans le débat public, l’IA renvoie à une sorte d’innovation mystique et fascinante qui ne fonctionne pas encore très bien. En général, dès qu’une innovation a fait ses preuves, on arrête de l’appeler intelligence artificielle. Par ailleurs, pour le grand public, l’IA a un côté anthropomorphique. Les œuvres de science-fiction ont toujours eu tendance à la représenter sous la forme d’un humain artificiel, comme Terminator. Mais, en réalité, l’IA ce sont des lignes de code qui s’exécutent aussi simplement qu’on exécute une recette de cuisine en ajoutant différents ingrédients. Partout où il y a des logiciels complexes il y a de l’IA : dans les GPS, les téléphones, les recommandations publicitaires, etc.

    Les progrès fulgurants de ChatGPT ont poussé certains, comme Elon Musk, à réclamer une pause immédiate des projets autour de l’intelligence artificielle. Pourquoi voient-ils dans l’IA une « menace » pour l’humanité ?

    T. S. : Une première analyse consisterait à dire que c’est une posture un peu hypocrite : ces personnes travaillent souvent sur des systèmes concurrents à Chat GPT. Il y aussi chez certains d’entre eux la peur de la Singularité, un concept transhumaniste selon lequel l’IA échapperait à notre contrôle et deviendrait à un moment plus consciente et intelligente que les humains. Selon eux, quelqu’un qui se saisirait de ce moment où l’IA deviendrait « généraliste »* pourrait faire de gros dégâts s’il était animé de mauvaises intentions. Mais pour que la Singularité advienne, il faudrait déjà que l’IA soit capable de réflexivité, c’est-à-dire de réécrire elle-même son propre code pour se faire évoluer. On parle beaucoup aujourd’hui d’apprentissage profond (« deep learning ») mais il ne faut pas se leurrer : ça reste de la statistique. Comme Chat GPT fait des calculs à très grandes échelles, avec beaucoup de données, on peut parler d’imitation d’intelligence. Mais il n’y a pas une grande différence entre ce que fait Chat GPT et le fait de faire une somme de notes pour obtenir une moyenne.

    Quels sont les enjeux techniques de l’IA ?

    T. S. : Pour le comprendre, il faut distinguer les deux courants de recherche autour de l’intelligence artificielle : le courant symbolique et le connexionnisme. Le premier est très logique, il tient de la démarche scientifique. On l’utilise notamment pour modéliser des processus métiers, par exemple pour gérer les différentes procédures de sécurité dans les centrales nucléaires ou dans les avions. Comme il fonctionne étape par étape, il est transparent. L’IA symbolique est toutefois limitée par le fait qu’elle ne parvient pas à modéliser suffisamment vite des situations complexes comme l’utilisation du langage. La deuxième famille d’IA, le connexionnisme, est principalement représentée par la branche du machine learning, qui est elle-même principalement représentée par le deep learning, le modèle algorithmique utilisé par Chat GPT. Son principe est de montrer à l’IA d’énormes bases de données et de la laisser y repérer des schémas. Elle en tire des prédictions sur la possibilité qu’un schéma advienne en fonction d’une situation donnée. Aujourd’hui, les IA développées relèvent essentiellement du deep learning.

    « Partout où il y a des logiciels, il y a de l’intelligence artificielle »

    Dans quelle mesure cela va-t-il impacter le travail ?

    T. S. : L’absorption sociale et économique des nouvelles technologies est beaucoup plus lente que celle de l’innovation technologique. L’apparition de Chat GPT – ou d’autres logiciels utilisant de l’IA – va provoquer des transformations économiques qui sont à prendre en compte. La première est la reformation continue tout au long de la vie. De plus en plus, le sens des métiers ne va pas être infini : l’idée selon laquelle on apprend son métier une bonne fois pour toute pendant ses études n’existera plus. La deuxième est qu’il se peut que le besoin de main d’œuvre ne cesse de diminuer (Selon une étude l’OCDE publiée en 2023, « dans les secteurs ayant adopté l’IA, 20% des salariés du secteur financier et 15 % de ceux de l’industrie manufacturière affirment connaître une personne qui a perdu son emploi à cause de l’IA », ndlr). Certaines choses qui relèvent aujourd’hui du travail seront probablement reléguées demain au champ des hobbies, notamment les tâches qui relèvent de l’exécution, parce qu’elles n’auront plus de sens industriellement ou économiquement. Dans les prochaines décennies, tout cela va nous amener à repenser la place de l’individu dans le monde du travail : qu’est-ce qu’un travailleur ? Qu’est-ce que l’État garantit ? Faut-il instaurer un revenu universel ? etc.

    Comment rendre l’IA plus éthique ?

    T. S. : Une grosse partie des recommandations sont écrites pour le deep learning. Il y a d’abord un sujet autour de la surveillance des données qu’on donne à l’IA. Comme on est sur des systèmes qui prennent des décisions en fonction de données, ils ont tendance à reproduire les biais associés à ces données. Amazon, par exemple, a créé sa propre IA pour recruter de nouveaux salariés et s’est retrouvée avec un algorithme sexiste. Il faut donc que les données collectées soient représentatives de la diversité des populations. D’où deux autres préconisations qui reviennent souvent : garder un humain pour superviser ces systèmes et rendre les algorithmes plus transparents. Enfin, les enjeux de cybersécurité (piratage des objets connectés) et de réduction de la consommation énergétique de l’intelligence artificielle sont au centre des préoccupations des acteurs du secteur.

    Glossaire du numérique

    Un algorithme est une séquence d’instructions ou de règles définies de manière précise, conçue pour résoudre un problème ou effectuer une tâche spécifique. Les algorithmes sont utilisés dans la programmation informatique pour automatiser des processus.

    Les biais algorithmiques sont des défauts dans le fonctionnement des algorithmes qui tendent à traiter différemment et de manière incohérente, voire injuste, les situations ou les individus. L’origine de ces défauts peut être multiple : les données d’entraînement de l’algorithme peuvent être elles-mêmes biaisées, les critères retenus pour développer un algorithme peuvent refléter les préjugés (racistes, sexistes, etc.) de leur concepteur.

    L’intelligence artificielle générative se réfère à des systèmes informatiques capables de créer de nouveaux contenus, tels que des textes, images, ou sons, de manière autonome. Ces systèmes produisent des résultats qui semblent provenir d’une créativité ou d’une compréhension similaire à celle humaine. On les appelle « génératifs » car ils s’appuient sur des modèles statistiques conçus pour générer de nouvelles données qui ressemblent à celles d’un ensemble d’apprentissage défini, par exemple l’ensemble des données disponibles sur le Web. Cette méthode d’apprentissage s’appelle l’apprentissage profond (deep learning en anglais).

    L’intelligence artificielle généraliste se réfère à un niveau d’intelligence artificielle qui équivaudrait à la capacité intellectuelle humaine à comprendre, apprendre, et effectuer n’importe quelle tâche cognitive. Ce concept n’est encore que théorique, mais le débat éthique qui entoure les conséquences d’un tel système divise d’ores et déjà la communauté scientifique.

    Vous êtes sociétaire ?

    La Macif vous informe sur les risques liés à la cybercriminalité.