Catégorie : Être safe chez moi

  • Conseils d’autodéfense numérique

    Conseils d’autodéfense numérique

    1 Protéger ses données personnelles

    Varier ses mots de passe d’un site à l’autre et créer plusieurs adresses mails

    Certains sites, comme epieos, permettent de voir sur quels sites votre adresse mail est inscrite. Ainsi, si comme 51 % des Français vous n’utilisez qu’un seul mot de passe et qu’un hacker réussit à pirater votre mail, tous les comptes associés lui seront accessibles. Mieux vaut donc utiliser au minimum deux adresses mails, et cloisonner ses comptes en n’utilisant jamais le même mot de passe d’un site à l’autre. Si vous manquez d’inspiration (évitez d’utiliser votre surnom ou votre date de naissance !), vous pouvez en générer via un gestionnaire de mot de passe…tout en gardant à l’esprit que cette méthode n’est pas non plus infaillible. En 2022, des hackers ont réussi à pénétrer dans le coffre-fort numérique de LastPass, un des gestionnaires de mot de passe les plus utilisés au monde, pour subtiliser les identifiants de ses clients.

    Utiliser un VPN

    Pour renforcer son anonymat en ligne, l’utilisation d’un réseau privé virtuel – VPN pour les intimes – est recommandée. Il permet de masquer l’adresse IP de votre appareil, chiffrer vos données et les envoyer vers leur destination finale sur Internet via un serveur VPN situé ailleurs dans le monde. Cette dissimulation empêche votre fournisseur d’accès Internet ou d’éventuels pirates informatiques de remonter jusqu’à votre ordinateur et vous permet d’accéder à des sites web réservés à certains utilisateurs en fonction de leur emplacement géographique. Quelques VPN gratuits existent mais les plus performants nécessitent une souscription, qui varie entre 3 et 10 euros par mois, avant l’installation sur votre ordinateur.

    Privilégier des navigateurs alternatifs

    En matière de protection de la vie privée, la politique des navigateurs web varie. La confidentialité des données des utilisateurs n’est pas le point fort de Google Chrome, Microsoft Edge ou Safari. Firefox, géré par la fondation à but non-lucratif Mozilla, ou Brave, un navigateur open source qui bloque les pisteurs et permet la navigation via le réseau Tor, sont à privilégier si vous cherchez à maximiser la protection de vos données.

    S’assurer que ses informations personnelles n’ont pas été dérobées

    À chaque cyberattaque visant un hôpital, une entreprise ou une administration, de grandes quantités de données fuient. Parmi elles se trouvent peut-être certaines informations vous concernant. Certains moteurs de recherche permettent d’en avoir le cœur net. Have I been Pwned est le plus célèbre d’entre eux. Il suffit d’y rentrer son adresse mail pour que le site nous dise si elle apparaît parmi les quelque 12 milliards de lignes de fuite de données recensées. Si le site indique qu’un de vos comptes fait partie d’une fuite, il est recommandé que vous changiez le mot de passe qui y est associé.

    Se protéger des logiciels espions

    Un stalkerware est un logiciel espion qui permet d’accéder aux données d’un portable (messages, géolocalisation,etc.). Pour être installé, un stalkerware requiert un accès physique au téléphone de la victime. Bien qu’il soit difficile de mesurer l’ampleur du phénomène, le recours à ce type de technologie est fréquent dans les cas de violences intra-familiales. D’après une étude du centre Hubertine Auclert, 29% de femmes victimes de violences conjugales ont ainsi le sentiment que leur (ex)partenaire surveille leur déplacement par GPS ou logiciel espion. Vous avez un doute ? Le collectif de hacker cyber-féministe Echap a rédigé sur son site un guide pour vous aider à en identifier la présence sur Android et iPhone.

    Conseils d’autodéfense numérique

    Le web abrite des trésors de connaissances mais aussi une multitude de techniques permettant de manipuler et de fausser les informations. Que l’on cherche à débusquer un deepfake, obtenir un document précis ou remonter à la source d’une image, quelques outils peuvent nous aider.

    2 Connaître les outils qui permettent d’optimiser ses recherches

    Faire une recherche inversée d’image

    Pour ne pas tomber dans le piège des infoxs, il est primordial de savoir remonter à la source d’une information. Une image peut être facilement décontextualisée dans le but d’étayer un propos manipulatoire. En quelques clics, la recherche inversée d’image permet d’en retrouver l’origine (cf. encadré Osint). Firefox, Bing, Yahoo ou encore Google proposent tous un portail ou une extension permettant d’accéder à la recherche inversée.

    Utiliser la recherche avancée

    Google est, de loin, le moteur de recherche le plus utilisé. En France, il détient plus de 91 % de parts du marché, largement devant Bing (4,2%). Pour ne pas se perdre au milieu du milliard de sites webs (au bas mot) qui y sont référencés, certaines astuces peuvent vous sauver. Il vous suffit d’utiliser des Google Dorks, une technique de recherche avancée utilisant un vocabulaire propre à Google pour trouver précisément ce que vous recherchez. Par exemple, pour trouver un pdf, tapez « filetype:pdf »; pour trouver toutes les pages comportant exactement une suite de mots mettez celle-ci entre guillemets ou, pour ne faire des recherches que dans un site web, tapez « site: » et le nom du site que vous souhaitez visiter.

    3 Conserver son esprit critique

    Toujours réfléchir avant de cliquer

    Selon Thibaut Hénin, expert en cybersécurité, « si on sent une pulsion, un besoin viscéral de cliquer alors c’est sûrement une arnaque ». Les mails trop beaux, du type « votre compte CPF est plein à craquer », ou angoissants, « nous vous avons filmé en train de vous masturber », comptent sur votre impulsivité pour vous « hameçonner » (phising). Mais ce conseil s’applique aussi lorsque vous vous apprêtez à publier un contenu sur les réseaux sociaux. N’oubliez pas qu’une fois publié, il est très difficile de l’effacer !

    A l’ère des deepfake, aiguiser son esprit critique

    Avec les intelligences artificielles génératives, il est devenu aisé de produire de fausses images, vidéos ou bandes sonores au rendu très réaliste appelés « deepfakes ». À partir des contenus trouvés sur un réseau social, il est donc possible d’usurper l’identité d’une personne. Ce procédé a été utilisé pour produire de fausses vidéos pornographiques, mettre en scène des personnalités politiques dans des situations embarrassantes ou cloner la voix d’un enfant puis l’utiliser lors d’un appel téléphonique pour faire croire à un enlèvement et demander une rançon aux parents. Peut-on détecter ces faux contenus ? Pour pallier les lacunes de la modération humaine sur les réseaux sociaux, des méthodes de détection sont peu à peu mises au point. Mais, comme l’explique Nicolas Beuve, doctorant en détection automatique de vidéos deepfake à l’INSA Rennes, dans un article de The Conversation : « Les domaines de la détection et de la génération de deepfakes s’adaptent en permanence aux innovations de l’autre, avec un avantage évident pour la génération qui a toujours un coup d’avance sur la détection. » La meilleure solution pour détecter ces faux contenus reste donc de faire fonctionner son esprit critique et d’en questionner l’authenticité !

    C’est quoi l’Osint ?

    L’Osint, ou Open Source Intelligence, « enquête en source ouverte » en français, est une méthode d’investigation qui utilise toutes les ressources et informations disponibles en ligne. Ces sources incluent des sites web, des réseaux sociaux, des bases de données. Utilisée par les enquêteurs et les journalistes mais aussi par les hackers, l’Osint, regroupe un ensemble de méthodes et de techniques (recherche inversée, google dorks, recherche sur le Dark Net) pour retrouver la source de documents.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Avec l’assurance Protection Juridique*, vous bénéficiez de conseils et d’un accompagnement juridique personnalisé en cas de litige avec un tiers, dont les arnaques téléphoniques.

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  • « L’esprit critique résulte d’un travail de réflexion et d’empathie »

    « L’esprit critique résulte d’un travail de réflexion et d’empathie »

    Sylvie Pierre est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lorraine et responsable du séminaire de recherche « Fait didactique et éducation à l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation de Lorraine.

    Qu’est-ce que l’esprit critique ?

    Sylvie Pierre : C’est un terme qui est né au XVIIIe siècle sous la plume de personnalités marquées par la philosophie des Lumières, fondée sur la raison et l’intelligence. Il faut se rappeler que jusqu’à la Révolution, l’école publique n’existe pas et c’est l’Église qui se charge de diffuser le savoir à quelques privilégiés. L’esprit critique, tel que le définit Condorcet, désigne donc l’idée d’élévation, d’émancipation des élèves, garçons comme filles, vis-à-vis des préjugés et des dogmes, notamment religieux. Bien sûr le contexte d’aujourd’hui n’est plus du tout le même puisque notre société est sécularisée. Mais, quels que soient les siècles, l’esprit critique doit être au fondement de l’éducation et permettre aux enfants d’acquérir des savoirs tout en adoptant une lecture distanciée des informations qui leur parviennent.

    En quoi le paysage numérique et informationnel actuel influe-t-il sur la formation de l’esprit critique des enfants ?

    S. P. : Avec le numérique, la société se transforme, tout comme la production et la diffusion de l’information et du savoir. L’éducation s’inscrit dans cette transformation. La multiplication des écrans et des canaux de diffusion amène de nouveaux risques : exposition des données personnelles, diffusion d’images personnelles sans consentement, confrontation à des images violentes, etc. Les mineurs sont particulièrement exposés car leur capacité de jugement est encore faible. Et cela a une incidence sur la façon dont ils deviennent des citoyens ! Des études montrent par exemple que les jeunes garçons qui sont exposés aux contenus pornographiques très tôt sont moins capables de respecter le consentement que ceux qui ne l’ont pas été.

    On associe l’esprit critique à la raison, mais quelle est la place des émotions?

    S. P. : La raison “sèche” ne suffit pas. L’esprit critique est un état d’esprit. Il est le fruit d’un travail de réflexion et également de développement de l’empathie, de la capacité à se projeter vers les autres. C’est très important car la désinformation et la violence qui se déploient sur les réseaux sociaux touchent directement aux affects et aux émotions des jeunes. Il faut donc leur apprendre à déconstruire les stratégies de ces sites. D’un côté, l’école va transmettre des savoirs, une pensée réflexive fondée sur la science. Mais d’un autre côté, il faut leur enseigner dès le plus jeune âge à reconnaître leurs émotions.

    « L’esprit critique résulte d’un travail de réflexion et d’empathie »

    Est-ce que tous les enfants sont égaux face à la désinformation en ligne ?

    S. P. : L’accès aux réseaux sociaux affecte inégalement les familles. Plus les foyers sont privilégiés, plus les enfants sont préservés des écrans en général et donc des contenus manipulatoires, trompeurs et violents qu’on peut y trouver. Ce n’est pas nouveau : lorsque la télévision est arrivée en France, dans les années 1950, les classes populaires la regardaient tandis que les classes sociales plus favorisées en dénonçaient les effets pervers. Mais l’impact des écrans sur le développement des enfants dépend avant tout des pratiques de l’environnement familial. La télévision, comme Internet, produisent le meilleur – lorsqu’ils donnent accès à la culture et aux savoirs – comme le pire. Il faut donc s’assurer que les enfants aient les moyens d’en faire un usage éclairé.

    Comment l’École peut-elle encourager les élèves à se sentir acteurs de leurs pratiques numériques ?

    S. P. : Depuis 2013, tous les professeurs ont pour mission d’intégrer l’éducation aux médias et à l’information (EMI) à leur discipline. Mais il faut du temps pour que tous les enseignants soient formés à ces questions et fassent systématiquement des cours d’éducation aux médias. Pourtant, l’EMI permet indéniablement aux élèves de développer les compétences informationnelles nécessaires pour être de futurs citoyens capables d’utiliser les outils numériques de façon éclairée. Tous les élèves ne sont donc pas logés à la même enseigne. 65 % des élèves ayant eu des cours d’EMI vérifient les informations qu’ils reçoivent, contre 40 % pour ceux qui n’en n’ont pas eus. L’École doit aussi placer les élèves en position d’acteurs. Créer un journal numérique ou une radio dans son établissement leur permet de se confronter par la pratique aux grandes questions qui se posent dans tout environnement numérique : droit à l’image, haine en ligne, etc.

    Et quels conseils peut-on donner aux parents ?

    S. P. : Ils ont un rôle complémentaire à celui des enseignants. Pourtant, dans les études, les parents confient être de plus en plus démunis pour accompagner leurs enfants. 42 % déclarent avoir du mal à limiter le temps d’usage d’écran de leurs enfants. Souvent, eux-mêmes ont du mal à se limiter. Cela signifie qu’il faut aller à la rencontre de tous les parents, y compris ceux qui sont éloignés du numérique. Si on laisse des personnes sur le bord du chemin, on va fracturer la société. Cela signifie qu’ils ont besoin d’être accompagnés dès la petite enfance par des professionnels pour poser des règles et savoir comment aborder ce sujet en famille sans tomber dans la culpabilité.

    Comment déjouer les infoxs ?

    • Le terme “infox” – fake news en anglais – désigne toute forme d’information délibérément trompeuse. Qu’il s’agisse d’une rumeur, d’un mensonge ou d’une théorie du complot, l’infox est toujours réalisée à des fins financières, idéologiques ou politiques. Il est donc primordial que l’enfant comme l’adulte comprenne la nature du contenu auquel il est exposé et évite de confondre publicité, potin et information. Pour cela, il faut déjà apprendre à se poser quelques questions : qu’est-ce qu’une information ? Comment est-elle produite ? Qui en est l’auteur, sur quel média ou site est-elle publiée ? Quelles en sont les sources ?, etc. Certains médias ont constitué des équipes de “fact-checkeurs”, chargés de vérifier la véracité des informations : AFP Factuel, Les Décodeurs (Le Monde), Check News (Libération) ou encore Les Observateurs (France 24).

     

    • Discuter en famille des contenus produits par ces médias est un bon moyen de garder un œil vivant sur l’actualité et d’éveiller l’esprit critique de ses enfants. Sur son site, le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (CLEMI) partage des activités ludiques à faire en famille pour apprendre à différencier la nature des contenus en ligne, se repérer dans la galaxie des médias pour comprendre comment mieux s’informer, ou même produire soi-même de l’information en réalisant un reportage ou un podcast.
  • Vrai-Faux – Est-ce que mon smartphone m’espionne ?

    Vrai-Faux – Est-ce que mon smartphone m’espionne ?

    1 Mon portable m’écoute en permanence

    C’est plus compliqué

    Il faut distinguer écoute et espionnage !

    À l’été 2023, les députés ont approuvé la possibilité d’activer à distance les smartphones pour écouter et filmer des individus visés par des enquêtes pour terrorisme ou criminalité organisée. Si cette disposition du projet de loi de programmation pour la justice illustre la faisabilité technique de l’espionnage via le microphone de notre smartphone, elle ne doit pas nous faire tomber dans la paranoïa.

    Selon Corinne Hénin, experte en cybersécurité auprès de la cour d’Appel de Montpellier, croire que nous sommes tous susceptibles d’être espionnés à travers nos portables relève du « fantasme » car une telle opération « requiert des moyens considérables » : « Pour pouvoir activer un micro à distance, il faut soit installer un logiciel, et donc y avoir accès physiquement, soit pirater le smartphone en profitant d’un bug dans son logiciel entre deux mises à jour, ce qui représente une fenêtre d’attaque assez courte. » Sauf si vous êtes un criminel patenté, il y a donc peu de chance que votre portable soit utilisé comme cheval de Troie pour vous espionner.

    Toutefois, il vous est sûrement déjà arrivé de discuter d’un sujet très spécifique, votre smartphone posé à côté de vous, et de recevoir dans les jours qui suivent une publicité ciblée en lien avec cette discussion. Comment l’expliquer ? « Dès lors qu’on donne l’autorisation à une application d’accéder au micro de notre smartphone et que celle-ci est active, l’enregistrement du son ambiant est techniquement possible », explique Corinne Hénin. Il peut s’agir de toutes les applications qui permettent de passer des appels vocaux, comme les messageries instantanées, mais également de toutes celles qui spécifient dans leurs conditions générales utiliser les données des utilisateurs et utilisatrices à des fins commerciales.

    En fait, les assistants vocaux, dont sont équipés les smartphones et d’autres objets connectés, sont particulièrement sous le feu des critiques. Programmés pour se déclencher lorsque certains mots-clefs sont prononcés, ils sont par définition toujours en train d’écouter. Dans son livre blanc « À votre écoute », la CNIL (Commission Nationale de l’informatique et des libertés) rappelle que « ce n’est que lorsque le mot-clé a été reconnu que les enregistrements audio sont traités pour interprétation et exécution de la commande, ce qui se traduit dans de nombreux cas par un envoi à des serveurs distants via Internet. »

    Toutefois, des expérimentations menées par le Laboratoire d’innovation numérique de la CNIL et par des universités anglaise et américaine confirment que même lorsqu’ « aucun ordre spécifiquement destiné à l’assistant n’a été formulé, de nombreuses activations ont été enregistrées et sont visibles dans l’historique d’utilisation ».

    2 Les données que nous générons sont utilisées pour nous profiler

    Vrai

    Selon Jean-Jacques Latour, directeur de l’expertise en cybersécurité de la plateforme cybermalveillance.gouv.fr, toutes les applications qui utilisent notre micro peuvent également générer de la publicité ciblée à partir d’une écoute de mot-clef. Le hic, c’est que cela est « dur à documenter » car « on rentre dans la boîte noire de ces éditeurs qui, pour se couvrir par rapport à la loi, écrivent dans leurs conditions générales utiliser les données à des fins marketing » sans forcément spécifier comment.

    Nom, adresse, localisation…toutes les informations personnelles nous concernant intéressent les plateformes car leur modèle économique en dépend. C’est le fameux « si c’est gratuit, c’est vous le produit ». En effet, elles revendent nos données personnelles à des entreprises tiers. Et plus ces données personnelles sont précises, plus elles ont de la valeur car elles permettent d’affiner le ciblage publicitaire.

    « Tous les usages que l’on va faire de notre téléphone mobile ou de notre ordinateur peuvent être captés à des fins marketing, confirme Jean-Jacques Latour. Le profilage est utilisé pour pouvoir déterminer vos domaines d’intérêts afin de vous envoyer la publicité à laquelle vous êtes le plus susceptible de céder. »

    3 Mon frigo et ma brosse à dent connectés peuvent être piratés.

    Vrai

    L’Internet des objets (IoT en anglais pour « Internet of Things ») désigne la mise en réseau d’objets du monde physique. Que ce soit dans la domotique (techniques utilisées pour rendre les bâtiments « intelligents »), l’industrie ou les transports, les appareils connectés à Internet sont en plein boom. De 38,6 milliards en 2025 leur nombre pourrait grimper à 50 milliards d’ici 2030, engendrant au passage une hausse de l’empreinte environnementale du numérique.

    L’avantage de l’IoT consiste à collecter des données en temps réel. Certains fabricants équipent donc leurs machines à laver, brosses à dent, et autres réfrigérateurs d’une adresse IP par laquelle ces équipements fournissent des informations aux consommateurs via une application. Souvent moins sécurisées que celles d’un ordinateur ou d’un smartphone, ces adresses IP sont particulièrement vulnérables aux attaques cyber.

    Pour les hackers, ces faiblesses sont des points d’entrée qu’ils peuvent exploiter pour mener des attaques. Le site spécialisé Cyberscoop a par exemple révélé qu’un bug dans le logiciel de certains modèles de machines à laver particulièrement utilisées dans les hôpitaux peut servir de brèche d’entrée pour accéder à d’autres objets connectés au même réseau.

    Aux États-Unis la menace est prise très au sérieux. Le gouvernement américain a annoncé le lancement prochain du Cyber Trust Mark, un label certifiant que les fabricants d’objets connectés respectent les standards sur la protection des données, les mises à jour logicielles et les mots de passe par défaut, pour mieux protéger les consommateurs. En Europe, le nouveau règlement sur la cyber résilience, qui entrera en vigueur en 2024, imposera également aux constructeurs, développeurs et distributeurs plus de transparence sur les vulnérabilités matérielles et logicielles.

    4 Il n’y a que les hackers qui espionnent notre vie privée

    Faux

    La cybersurveillance est l’une des formes de cyberviolence les plus répandues chez les couples. Une étude menée par le centre Hubertine Auclert en 2018 révèle que 21 % des femmes victimes de violences conjugales déclarent avoir été espionnées par un logiciel espion installé sur leur portable par leur conjoint.

    Mais la cybersurveillance, dont se disent victimes six femmes victimes de violences conjugales sur dix, ne se résume pas qu’aux stalkerware. Comme le rappelle Corinne Hénin, il suffit de se procurer physiquement un smartphone et de le déverrouiller pour le configurer à sa guise : « J’ai reçu beaucoup d’appel de femmes dont le mari avait pris le téléphone et modifié les paramètres de Google Maps pour pouvoir la géolocaliser en permanence ou bien ceux de sa boîte mail pour recevoir une copie de son courrier électronique ». Ces agissements sont punis par deux ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende.

    Dans un registre éducatif, selon une étude menée par l’Unaf et l’Observatoire de la parentalité et de l’Éducation numérique, 41 % des parents ont déjà utilisé un logiciel d’espionnage pour surveiller l’activité numérique de leur enfant. Parmi eux, seuls 30 % le font avec l’accord de leur progéniture, preuve que les inquiétudes parentales sont encore loin de faire l’objet de discussions apaisées au sein de la famille.

    5 Nous laissons de multiples traces en naviguant sur Internet

    Vrai

    « Internet n’oublie rien : quand nous postons quelque chose en ligne nous n’en sommes plus maîtres », avertit Corinne Hénin. D’une part parce que même si le site supprime le document comme nous lui demandons, nous ne sommes pas à l’abri qu’un autre internaute l’ait enregistré et conservé sur une autre machine. D’autre part, lorsque nous allons sur Internet, nous laissons tout un tas de traces. Les plus fréquentes sont les cookies, des données que les sites laissent sur notre disque dur à chaque fois que nous nous y connectons, et le cache de navigation, qui mémorise des parties d’une page web, notamment ses images, pour les aider à s’ouvrir plus rapidement lors d’une prochaine visite.

    Contrairement à la navigation standard, la navigation privée n’enregistre pas les cookies, les mots de passe ou l’historique web. Cela permet notamment d’éviter l’apparition de publicité ciblée lors d’une prochaine navigation. Mais si cette fonctionnalité présente sur les navigateurs web garantit plus de confidentialité, elle ne permet pas pour autant d’atteindre l’anonymat. Le fournisseur d’accès Internet, le site visité ou bien l’administrateur du réseau auquel on est connecté (lieu de travail, d’étude, etc.) ont, en effet, toujours accès aux traces laissées lors de la navigation.

    6 L’utilisation d’un VPN permet d’être anonyme

    Oui, mais…

    La vocation d’un VPN, ou réseau privé virtuel, est d’agir comme un intermédiaire entre l’utilisateur ou utilisatrice et Internet.Pour cela, un VPN va masquer l’adresse IP de votre appareil, pour vous rendre virtuellement intraçable par un tiers. « Utiliser un VPN c’est comme emprunter un tunnel : on est caché mais si quelqu’un découvre le point de sortie alors il connaîtra aussi le point d’entrée », nuance Corinne Hénin. Tout dépend donc du genre d’activité auxquelles on se livre lorsqu’on utilise un VPN.

    « La question est : pourquoi je veux protéger mon anonymat ? Si c’est pour commettre des cyberviolences, la police peut requérir une levée de l’anonymat au fournisseur de votre VPN », complète Jean-Jacques Latour.

    Une exception permet toutefois de nuancer l’affirmation. En avril dernier, la police suédoise est sortie bredouille de la perquisition du bureau de Mullvald VPN. Les policiers, qui enquêtaient sur une affaire de ransomwares, se sont heurtés à la politique de non-enregistrement des données utilisateur de la société, dont la réputation d’efficacité en matière de protection de la vie privée s’est trouvée renforcée.

    7 Avec l’essor des IA génératives, il va falloir se méfier davantage des contenus publiés

    Vrai

    Fruit des recherches en machine learning, les intelligences artificielles génératives connaissent un essor sans précédent depuis la sortie d’applications à destination du grand public comme ChatGPT ou Midjourney. Grâce à ces outils, il est possible de créer du contenu textuel, visuel ou audio à la demande.

    « Comme toute révolution technologique, il y aura du bon comme du moins bon, avance Jean-Jacques Latour. Il n’y a pas de raison que les cybercriminels n’essaient pas d’en tirer profit. Ils pourraient utiliser l’intelligence artificielle pour contrer les mécanismes de protection ou bien réaliser des campagnes de phishing dans toutes les langues, sans avoir besoin de passer par un traducteur. »

    Quelques deepfakes ont d’ores et déjà défrayé la chronique. Aux États-Unis, des kidnappeurs ont cloné la voix d’un enfant à partir de données glanées sur Internet puis ont utilisé ce deepfake pour appeler ses parents et exiger une rançon en leur faisant croire à un enlèvement. Sur le terrain de la désinformation, les deepfakes sont très utilisés, notamment en temps de guerre. En mars 2022, une fausse vidéo du président ukrainien Volodymyr Zelensky annonçant la capitulation de l’Ukraine face à la Russie avait par exemple été diffusée par une chaîne d’information piratée.

    Alors, que faire ? « Même si des intelligences artificielles sont développées pour détecter ces faux contenus, nous allons devoir apprendre par nous-mêmes à vérifier leur authenticité et développer notre sens critique », résume Jean-Jacques Latour.

  • Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Les arnaques en ligne, ça n’arrive pas qu’aux autres. 65 % des Français avouent s’y faire prendre, au moins de temps en temps(1). Qu’on parle de phishing, de spear phishing (sa variante avec des mails ciblés), ou plus récemment de smishing, son dérivé par SMS, auxquels s’ajoutent appels téléphoniques ou sites de rencontre via les arnaques aux sentiments appelés romance scams, les tentatives d’escroquerie ont mille visages. « Le phishing, au fond, c’est même plus vieux qu’Internet » expose Rayna Stamboliyska, spécialiste en cybersécurité et autrice en 2017 de « La Face Cachée d’Internet ». Selon elle : « se faire passer pour une personne ou un organisme de confiance pour des raisons crapuleuses, est vieux comme le monde. Les moyens se sont simplement adaptés à notre époque ». Aussi ne faut-il pas avoir honte de se faire avoir : ces arnaques prennent des formes toujours plus évoluées.

    Manipulation en ligne et abus de confiance digital

    Il ne faut pas croire que réaliser ce type d’arnaque nécessite de grandes compétences techniques. C’est ce qu’on réalisé à leurs dépens Nicolas et Marie, couple de trentenaires résidant à Nantes. « Il y a deux ans, on cherchait un appartement, raconte Nicolas. Et j’imagine que la fatigue et la frustration nous on fait baisser la garde. On a vu une annonce qui, avec le recul, était un peu trop belle pour être vraie, mais restait crédible. Je l’ai contacté par mail, puis, ce qui aurait dû nous mettre la puce à l’oreille, il nous a demandé un dossier avant la visite. Ce qui ne se fait pas. Mais sans réfléchir, j’ai tout envoyé : cartes d’identité, RIB, avis d’imposition… ». Dans un premier temps, aucune réponse, et le couple finit par trouver un autre logement. Mais, quelques jours plus tard, Marie reçoit un appel de sa banque : un virement de 950 euros est en attente vers un compte bancaire en ligne à son nom, qu’elle n’avait jamais créé. « On a mis du temps à faire le lien avec la fausse annonce. Heureusement, le virement a été annulé, mais il a fallu déposer plainte. On est même allés voir la Banque de France pour être sûrs de ne pas être inscrits comme interdits bancaires. Surtout, on est restés plusieurs mois dans la peur que cela recommence. » C’est bien la simplicité de l’arnaque qui le frappe : une simple annonce sur Le Bon Coin, avec quelques photos et un tarif attractif, et une fausse adresse mail.

    Pas de solution miracle

    « Tout repose sur la manière de mettre le pied dans la porte, explique Rayna Stamboliyska, et d’amener la personne sur un terrain isolé, c’est à dire un autre site. Faire des clones numériques est bien plus facile à faire qu’on ne croit. Au fond, l’aspect technique est secondaire, il permet d’isoler plus facilement les victimes en jouant sur le fait que certaines personnes ne sont pas à l’aise avec le digital. Mais c’est surtout la capacité à donner confiance à sa victime qui est essentiel. » En réalité, lors de ses arnaques, même si elles se déroulent en ligne, il s’agit plus souvent de manipulation que de piratage pur et dur. Ce qui fait qu’il n’existe pas de solution miracle pour s’en protéger. Aucun logiciel de cybersécurité ne protège d’un excès de confiance. Comme l’explique Rayna Stamboliyska : « ce serait vouloir un vaccin pour toutes les maladies, même celles qu’on ne connaît pas ».

    Et tout peut aller très vite. C’est ce qu’a réalisé Gérard, quinquagénaire résidant à Dijon. Début juin, il recevait un mail soi-disant d’Amazon l’informant avoir souscrit à un abonnement d’un montant de 989 euros. Voulant l’annuler, il se retrouve sur un site, ressemblant trait pour trait à celui du vendeur en ligne, et remplit un formulaire. « J’ai quand même eu un doute et j’ai appelé le standard d’Amazon, et mon interlocuteur n’a rien remarqué non plus, alors qu’un autre employé m’a confirmé après coup que l’arnaque est connue chez eux. raconte-t-il. Donc c’est en toute confiance que je suis allé au bout de la démarche, en donnant le code de validation envoyé par ma banque. » Soucieux, il contacte rapidement cette dernière, qui lui confirme qu’il a en réalité été débité par l’arnaqueur. « C’est vraiment un concours de circonstances, poursuit-il, je reçois chaque jour ce type de mail, et d’habitude, je regarde toujours l’expéditeur. Mais là, j’avais utilisé Amazon quelques jours plus tôt. Je pensais avoir accidentellement activé cet abonnement et je ne me suis pas méfié. »

    Que faire ?

    On le voit bien : si la vigilance reste bien sûr de mise lors de la navigation, il suffit d’une seule erreur. Et comme le souligne Rayna Stamboliyska : « l’hypervigilance permanente n’existe pas. On a toujours d’autres préoccupations dans la journée. » Bref, tout le monde, peu importe son âge ou ses connaissances, peut se faire avoir. Dès lors, la bonne réponse face à une victime n’est pas de lui rappeler qu’elle a manqué de discernement. « Il faut un vrai changement de mentalités, poursuit la spécialiste. La réaction est souvent de culpabiliser. Mais, si les victimes ont honte de s’être fait avoir, elles ne vont pas oser en parler. » Laissant ainsi l’escroc impuni. Plutôt que des solutions individuelle, Rayna Stamboliyska préconise plutôt de renforcer les procédures, « en demandant, par exemple, deux ou trois vérifications indépendantes, impliquant différentes personnes ». C’est également l’intuition de Gérard, pour qui « on pourrait imaginer un système de délai des paiements, pour que l’argent ne parte pas immédiatement chez le voleur et laisser plus de temps au contrôle ». Car à l’évidence, la précipitation est souvent la source des arnaques.

    (1) Kaspersky

  • Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Les arnaques en ligne, ça n’arrive pas qu’aux autres. 65 % des Français avouent s’y faire prendre, au moins de temps en temps(1). Qu’on parle de phishing, de spear phishing (sa variante avec des mails ciblés), ou plus récemment de smishing, son dérivé par SMS, auxquels s’ajoutent appels téléphoniques ou sites de rencontre via les arnaques aux sentiments appelés romance scams, les tentatives d’escroquerie ont mille visages. « Le phishing, au fond, c’est même plus vieux qu’Internet » expose Rayna Stamboliyska, spécialiste en cybersécurité et autrice en 2017 de « La Face Cachée d’Internet ». Selon elle : « se faire passer pour une personne ou un organisme de confiance pour des raisons crapuleuses, est vieux comme le monde. Les moyens se sont simplement adaptés à notre époque ». Aussi ne faut-il pas avoir honte de se faire avoir : ces arnaques prennent des formes toujours plus évoluées.

    Manipulation en ligne et abus de confiance digital

    Il ne faut pas croire que réaliser ce type d’arnaque nécessite de grandes compétences techniques. C’est ce qu’on réalisé à leurs dépens Nicolas et Marie, couple de trentenaires résidant à Nantes. « Il y a deux ans, on cherchait un appartement, raconte Nicolas. Et j’imagine que la fatigue et la frustration nous on fait baisser la garde. On a vu une annonce qui, avec le recul, était un peu trop belle pour être vraie, mais restait crédible. Je l’ai contacté par mail, puis, ce qui aurait dû nous mettre la puce à l’oreille, il nous a demandé un dossier avant la visite. Ce qui ne se fait pas. Mais sans réfléchir, j’ai tout envoyé : cartes d’identité, RIB, avis d’imposition… ». Dans un premier temps, aucune réponse, et le couple finit par trouver un autre logement. Mais, quelques jours plus tard, Marie reçoit un appel de sa banque : un virement de 950 euros est en attente vers un compte bancaire en ligne à son nom, qu’elle n’avait jamais créé. « On a mis du temps à faire le lien avec la fausse annonce. Heureusement, le virement a été annulé, mais il a fallu déposer plainte. On est même allés voir la Banque de France pour être sûrs de ne pas être inscrits comme interdits bancaires. Surtout, on est restés plusieurs mois dans la peur que cela recommence. » C’est bien la simplicité de l’arnaque qui le frappe : une simple annonce sur Le Bon Coin, avec quelques photos et un tarif attractif, et une fausse adresse mail.

    Pas de solution miracle

    « Tout repose sur la manière de mettre le pied dans la porte, explique Rayna Stamboliyska, et d’amener la personne sur un terrain isolé, c’est à dire un autre site. Faire des clones numériques est bien plus facile à faire qu’on ne croit. Au fond, l’aspect technique est secondaire, il permet d’isoler plus facilement les victimes en jouant sur le fait que certaines personnes ne sont pas à l’aise avec le digital. Mais c’est surtout la capacité à donner confiance à sa victime qui est essentiel. » En réalité, lors de ses arnaques, même si elles se déroulent en ligne, il s’agit plus souvent de manipulation que de piratage pur et dur. Ce qui fait qu’il n’existe pas de solution miracle pour s’en protéger. Aucun logiciel de cybersécurité ne protège d’un excès de confiance. Comme l’explique Rayna Stamboliyska : « ce serait vouloir un vaccin pour toutes les maladies, même celles qu’on ne connaît pas ».

    Et tout peut aller très vite. C’est ce qu’a réalisé Gérard, quinquagénaire résidant à Dijon. Début juin, il recevait un mail soi-disant d’Amazon l’informant avoir souscrit à un abonnement d’un montant de 989 euros. Voulant l’annuler, il se retrouve sur un site, ressemblant trait pour trait à celui du vendeur en ligne, et remplit un formulaire. « J’ai quand même eu un doute et j’ai appelé le standard d’Amazon, et mon interlocuteur n’a rien remarqué non plus, alors qu’un autre employé m’a confirmé après coup que l’arnaque est connue chez eux. raconte-t-il. Donc c’est en toute confiance que je suis allé au bout de la démarche, en donnant le code de validation envoyé par ma banque. » Soucieux, il contacte rapidement cette dernière, qui lui confirme qu’il a en réalité été débité par l’arnaqueur. « C’est vraiment un concours de circonstances, poursuit-il, je reçois chaque jour ce type de mail, et d’habitude, je regarde toujours l’expéditeur. Mais là, j’avais utilisé Amazon quelques jours plus tôt. Je pensais avoir accidentellement activé cet abonnement et je ne me suis pas méfié. »

    Que faire ?

    On le voit bien : si la vigilance reste bien sûr de mise lors de la navigation, il suffit d’une seule erreur. Et comme le souligne Rayna Stamboliyska : « l’hypervigilance permanente n’existe pas. On a toujours d’autres préoccupations dans la journée. » Bref, tout le monde, peu importe son âge ou ses connaissances, peut se faire avoir. Dès lors, la bonne réponse face à une victime n’est pas de lui rappeler qu’elle a manqué de discernement. « Il faut un vrai changement de mentalités, poursuit la spécialiste. La réaction est souvent de culpabiliser. Mais, si les victimes ont honte de s’être fait avoir, elles ne vont pas oser en parler. » Laissant ainsi l’escroc impuni. Plutôt que des solutions individuelle, Rayna Stamboliyska préconise plutôt de renforcer les procédures, « en demandant, par exemple, deux ou trois vérifications indépendantes, impliquant différentes personnes ». C’est également l’intuition de Gérard, pour qui « on pourrait imaginer un système de délai des paiements, pour que l’argent ne parte pas immédiatement chez le voleur et laisser plus de temps au contrôle ». Car à l’évidence, la précipitation est souvent la source des arnaques.

    (1) Kaspersky

  • Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

    1 Prévenir la consommation de plantes toxiques

    Avant de vous lancer dans l’achat d’une plante, prenez conseil auprès d’un professionnel en jardinerie pour connaître les plantes qui sont risquées pour vos enfants ou vos animaux domestiques. Cela vous permettra de faire des choix raisonnés !

    Autre mesure : les jeunes enfants ont tendance à mettre à la bouche tout ce qui leur tombe sous la main ! Alors, à l’intérieur de la maison comme dans votre jardin, veillez à ne pas avoir de plantes toxiques qui seraient dangereuses pour eux. Pensez, de manière générale, à mettre hors de leur portée les plantes d’intérieur en les surélevant sur un meuble, par exemple. En extérieur, gardez un œil sur vos enfants et apprenez-leur, quitte à leur répéter, à ne pas goûter ni même toucher les plantes. La répétition a des vertus pédagogiques !

     

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

    Le saviez-vous ?

    La confusion de plantes provoque des cas d’intoxications graves.

    Chaque année, on recense environ 250 cas d’intoxications aux plantes d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Et en seulement six ans (entre 2012 et 2018), 1 872 cas de confusion entre des plantes toxiques et comestibles ont été recensés(1).

    2 Repérer les signes d’intoxication aux plantes

    Que ce soient ses baies, ses feuilles ou ses tiges, certaines plantes contiennent des substances toxiques dont l’ingestion en grande quantité nécessite une prise en charge en hôpital(2). Une intoxication aux plantes provoque généralement des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et des diarrhées. Certaines plantes, comme le vératre (confondu avec la gentiane) ou la belladone (confondue avec le raisin), causent des symptômes plus graves : troubles cardiaques ou neurologiques. Si rien n’est fait, l’intoxication peut mener au décès.

     

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

     

    Des plantes toxiques pour votre animal

    • Le muguet : il provoque des irritations pour le tube digestif, des troubles nerveux et cardiaques, des vomissements et diarrhées.

      Le lys : il peut provoquer des lésions du rein chez le chat après ingestion de fleurs, de feuilles ou de pollen.

      Le laurier-rose : il provoque des troubles digestifs, nerveux et cardiaques, des vomissements, des convulsions et des douleurs abdominales chez les animaux.

      Le rhododendron : il provoque des salivations, des troubles digestifs, des convulsions, de la toux et des troubles de la démarche*.

    3 Que faire en cas d’intoxication ?

    En cas de contact cutané : retirez les vêtements touchés et lavez la peau avec du savon et de l’eau tiède pendant 15 minutes.

    En cas de contact oculaire : rincez l’œil avec de l’eau tiède pendant 15 minutes.

    En cas d’ingestion : retirez soigneusement le reste de la plante de la bouche de votre enfant ou de votre animal, puis donnez-lui un peu d’eau à boire.

    Quelle que soit l’intoxication par plante, contactez le centre antipoison de votre ville afin de connaître les mesures à prendre. Vous pouvez aussi consulter directement votre médecin traitant ou contacter votre vétérinaire en indiquant le nom de la plante en cause. En cas d’urgence vitale (coma ou détresse respiratoire), appelez immédiatement le 15.

     

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

     

    Étiquettes et photos

    Conservez toutes les étiquettes des plantes achetées en jardinerie. Ainsi, en cas d’ingestion, vous saurez communiquer le nom de la plante aux professionnels de santé. Et si vous partez à la cueillette, pensez à prendre en photo les plantes récoltées de sorte à pouvoir les montrer aux professionnels de santé en cas d’intoxication !

    L’Essentiel de l’article

    • Tenez les plantes toxiques hors de portée des enfants et des animaux domestiques.
    • Douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhées sont les principaux symptômes d’une intoxication aux plantes.
    • En cas d’intoxication, appelez le 15 ou un centre antipoison.

    (1) Agence nationale de sécurité sanitaire (ANES)
    (2) Centre antipoison belge, Muguet (Convallara majalis)
    * Centre Antipoison Animal et Environnemental de l’Ouest, Plantes toxiques
  • 5 accidents stupides à Noël (et comment les éviter)

    5 accidents stupides à Noël (et comment les éviter)

    4,5 millions personnes sont blessées chaque années en France à cause d’un accident domestique (1), et la période des fêtes de fin d’année ne marque aucune trêve. Sous leurs airs de vacances familiales chaleureuses, les réveillons et du Nouvel An sont en fait truffés de pièges !

    20 000

    personnes meurent chaque année en France à cause d’un accident de la vie courante (1).

    1 Le plus tranchant : le couteau à huîtres qui dérape

    Celui qui ouvre les huîtres au réveillon est toujours un peu un héros. Mais même les plus courageux se loupent parfois. Un geste maladroit et c’est l’accident : le couteau dévie et blesse votre paume. Chaque année, quelques 2 000 écailleurs amateurs seraient ainsi victimes d’un couteau mal maîtrisé (2).

    Le geste qui sauve : si c’est superficiel, désinfectez et pansez. Si la blessure est plus sérieuse, appelez le 15 car les tendons peuvent être abîmés. Idéalement, déléguez la mission ouverture au poissonnier : il est rôdé à l’exercice.

    2 Le plus énervant : l’arête qui se coince

    On se régale, on rigole, et vlan : une arête de poisson vient se loger derrière votre amygdale gauche sans prévenir. Vous avez beau tousser, rien n’y fait, la vilaine ne bouge pas d’un iota. Inutile de vous faire distribuer des claques dans le dos, ça fait mal et ça n’arrange rien (ça peut même aggraver les choses).

    Le geste qui sauve : une boulette de mie de pain suffit souvent à décoincer l’indélicate. Si elle résiste malgré tout et que la gêne est réelle, prenez conseil auprès du 15. L’année prochaine, cuisinez un morceau de poisson sans arête, comme le filet de sabre, de sole, ou le dos de cabillaud.

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    Le risque de suffocation qui est la 1ere cause de décès des -1 an

    et représente 11% des décès entre 1 et 4 ans*. Alors on fait attention à ne pas laisser trainer denrées et petits objets qui pourraient attirer les plus jeunes.

    3 Le plus ravageur : le sapin qui flambe

    Là, il n’y a pas photo, c’est l’urgence absolue : un sapin s’enflamme très vite et peut entraîner un incendie grave qui pourrait être évité grâce à quelques conseils.

    Le geste qui sauve : appelez immédiatement les pompiers. Si le feu est juste naissant, ayez les bons réflexes ! Par exemple, essayez de le contenir en l’étouffant avec une couverture humide après avoir coupé le courant. Mais surtout, en prévention n’utilisez jamais de bougies ni de guirlandes branchées sur le secteur. Prenez plutôt des décorations de Noël LED à piles, et ne laissez pas le sapin allumé sans surveillance (en particulier la nuit). Évitez aussi le sapin floqué, hautement inflammable et toxique pour les petits.

    4 Le plus tape-à-l’œil : le bouchon de champagne qui claque

    Un grand classique des fêtes, qui peut malheureusement laisser des séquelles : les bouchons sous pression sont la première cause de cécité accidentelle en France (3). En visant le plafond, vous éviterez le pire, tant pis pour le lustre un peu kitsch de belle-maman.

    Le geste qui sauve : tenez la bouteille vers le haut et légèrement au-dessus de votre visage pour l’ouvrir. Ou tenez-vous en à l’eau pétillante.

    5 Le plus saoulant : les enfants qui boivent

    Vous trouvez que le petit dernier a un comportement un peu bizarre, qu’il titube ou s’endort dans un coin ? Il est possible qu’il ait profité de l’ambiance pour finir les fonds de verre… Pour un enfant de 10 ans, une seule gorgée de liqueur ou de spiritueux (40°) peut en effet entraîner une intoxication alcoolique (4).

    Le geste qui sauve : faites-lui boire une boisson sucrée et appelez le 15 pour prendre l’avis d’un médecin. En fonction de l’âge, du poids et de la dose absorbée, il vous indiquera la conduire à tenir. Et surtout, ne faites pas goûter d’alcool aux enfants et ne laissez plus traîner les verres à leur portée !

    Et côté adulte, on rappelle que alcoolémie, repas copieux et conduite ne font pas bon ménage ! Celui qui conduit, c’est celui ne boit bas !

     

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    Check-list

    3 numéros d’urgence à connaître par cœur

    • 112 : le numéro d’urgence européen. Le 112 vous oriente vers les services adaptés à votre situation. Vous pouvez appeler le 112 depuis un téléphone fixe ou mobile partout en Europe, même sans crédit ni code PIN.
    • 18 : les pompiers. Pour tout départ de feu ou accident (route, noyade, blessure grave, malaise…).
    • 15 : le SAMU. Pour toutes les urgences médicales (coupure, brûlure, intoxication, gastro carabinée…).

    L’Essentiel de l’article

    • Faites ouvrir les huîtres par le poissonnier.
    • Illuminez votre sapin avec des guirlandes LED à piles.
    • Visez vers le haut pour ouvrir la bouteille de champagne.
    • Ne laissez pas traîner les verres à portée des enfants.

    (1) FFA, Comment se protéger des accidents domestiques en hiver, 2021

    (2) Institut de veille sanitaire

    (3) Attitude Prévention

    (4) Centre antipoisons

    *Santé Publique France

  • Climatisation et bébé : comment l’utiliser sans risque ?

    Climatisation et bébé : comment l’utiliser sans risque ?

    À la saison estivale ou lors d’un épisode de canicule, la climatisation peut être une solution efficace pour rafraîchir votre habitation. Elle purifie l’air respiré à l’intérieur tout en régulant la température ambiante. Oui, mais si vous avez un bébé, il convient de bien savoir l’utiliser pour le protéger.

    1 Préserver la température idéale pour bébé

    « Le risque avec la climatisation, aussi bien pour les parents que pour les enfants, ce sont les changements importants de température », prévient le Dr Madiha Ellaffi, pneumologue-allergologue, spécialisé en troubles respiratoires du sommeil de l’enfant et de l’adulte. « Il est important de bien régler la climatisation en veillant à ce que les écarts de température entre les pièces ou avec l’extérieur, soient de maximum 6 °C. C’est-à-dire qu’il ne faut pas passer d’un endroit où il fait très chaud à une pièce où il fait très froid », explique-t-elle. Ce changement brusque risque d’engendrer un choc thermique, l’organisme des tout-petits étant particulièrement sensible aux variations de températures.

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    À savoir

    La température idéale d’une chambre de bébé ou d’enfant est comprise entre 18 °C et 19 °C. Réglez alors la climatisation de sorte à garder cette température stable.

    Veillez à ce que le flux d’air froid ne soit pas directement axé sur l’enfant.

    Dr Madiha Ellaffi, pneumologue-allergologue.

    2 Bien entretenir sa climatisation

    « L’entretien régulier de la climatisation est primordial, au risque de respirer la poussière qui s’y est déposée, poursuit le Dr Ellaffi. Et il faut être vigilant avec les climatisations qui retiennent de l’eau car cela peut être source de légionelles. » Il s’agit de bactéries qui prolifèrent principalement dans l’eau stagnante dont la température est comprise entre 25 °C et 43 °C, et qui sont responsables de la légionellose, une maladie respiratoire.

    1 foyer sur 4

    possède une climatisation en 2021 contre 14% en 2016.(1)

    3 Bébé et climatisation : les précautions à prendre

    Autre précaution : « Veillez à ce que le flux d’air froid ne soit pas directement axé sur l’enfant », indique la pneumologue. Pour cela, dans la chambre de votre bébé, installez la climatisation le plus loin possible de son lit et si possible près d’une source d’aération : fenêtre ou porte. Vous utilisez un ventilateur ? Le Dr Madiha Ellaffi conseille de placer dessus un linge humide, qui permettra de rafraîchir la pièce efficacement tout en évitant que l’appareil souffle directement sur votre enfant ou toute personne présente dans la pièce.

    Des mesures de bon sens sont aussi à adopter : enclenchez la climatisation une fois que votre enfant est habillé, en particulier après le bain, et lorsqu’il a les cheveux secs. Vous pouvez aussi lancer la climatisation à l’avance pour rafraîchir sa chambre, puis la couper à l’heure du coucher. En cas d’exposition longue, pendant la sieste par exemple, pensez à habiller votre enfant avec des vêtements en coton un peu plus épais pour éviter qu’il n’attrape froid.

    L’Essentiel de l’article

    • La température idéale dans la chambre de bébé est entre 18 °C et 19 °C.
    • Installez la climatisation le plus loin possible du lit de votre bébé.
    • Entretenez régulièrement votre climatisation.

    (1) Ademe 2021

  • Incendies de forêt : 4 conseils pour sécuriser les extérieurs de son habitation

    Incendies de forêt : 4 conseils pour sécuriser les extérieurs de son habitation

    Sachez que si votre habitation est située dans une zone classée à risques, vous êtes tenu de respecter certaines règles de prévention établies par le Plan de prévention des risques d’incendies de forêt, communiquées par les autorités locales. En cas de non-respect de ces précautions, vous encourez des amendes et risquez de ne pas être couvert par votre assurance si vous subissez des dommages. Renseignez-vous auprès de la mairie de votre commune, ou de la préfecture, pour savoir si vous êtes concerné.

    1 Sécurisez la maison

    • Vos portes, volets et fenêtres doivent être hermétiques à la fumée et aux gaz afin de pouvoir résister au feu le plus longtemps possible. Privilégiez un bois épais et adapté, isolant et résistant. Vous pouvez également choisir du matériel homologué EI30, qui sera capable de résister 30 minutes à la chaleur dégagée par un incendie.
       
    • Pour votre toit, l’utilisation de tuiles est à privilégier. Évitez en revanche de faire votre toiture avec de la tôle métallique ou du fibrociment. Les toits végétalisés présentent également des risques certains.
       
    • Méfiez-vous des évacuations : des braises peuvent s’y engouffrer et peuvent déclencher un incendie dans votre logement. Pour éviter un tel drame, installez des grilles à l’entrée des évacuations.
       
    • De même, soyez attentif aux poutres apparentes en façade et aux bardages en bois qui peuvent véhiculer le feu à l’intérieur. Choisissez des bois ignifugés, suffisamment denses, et en planches épaisses : ils résisteront mieux au feu. Attention également aux revêtements de façade, certains étant combustibles. Privilégiez un crépi classique, très résistant. De même, n’installez pas de gouttières ou de descentes en plastique le long de votre maison.
       
    • Nettoyez régulièrement le toit et les gouttières est nécessaire : des feuilles mortes et des aiguilles de pin peuvent rapidement s’y accumuler !
       
    • Ne stockez pas vos réserves de combustibles (bois, fuel, butane) contre votre maison.

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    2 Entretenez le jardin

    • Laissez un espace d’environ 3 mètres entre les arbres et les murs de votre logement. Les frondaisons ne doivent pas surplomber votre toit. Assurez-vous de l’élagage de vos arbres, particulièrement ceux proches de votre maison ou situés le long des voies d’accès. Faites appel à une société de professionnels pour réaliser cette opération périlleuse.
       
    • Soyez vigilant quant aux arbres et plantes que vous allez faire pousser dans votre jardin : certains sont très inflammables, comme les pins, les cyprès, les mimosas, les pyracanthas, les lauriers, les bambous, etc. Privilégiez des plantes grasses beaucoup plus difficiles à enflammer.
       
    • Débroussaillez votre jardin constamment, plantez les arbres avec une distance de sécurité et ratissez les aiguilles des conifères pour éviter la constitution d’un tapis qui alimenterait les flammes. Ce nettoyage doit être régulier et porter jusqu’à 50 mètres autour de votre demeure. Il peut donc nécessiter de débroussailler au-delà des limites de votre jardin.
       
    • Prenez garde aux clôtures et barrières, certaines sont en matière inflammable.
       
    • Tondez ras votre gazon et évitez le gazon synthétique, combustible, toxique qui alimente le feu et peut compliquer la tâche des secours.

    Les feux de forêts dans la zone Méditerranée en 2020 *

    • 1595

      départs de feu de forêt en 2020.

    • 10 695

      hectares de forêts ravagés.

    • 295

      feux de forêts dans les Bouches-du-Rhône en 2020, faisant de la région la plus touchée sur l’année.

    3 Veillez aux dépendances

    • Si vous avez une piscine, sachez que vous pouvez utiliser une motopompe thermique. Vous pourrez par exemple l’utiliser à des fins d’arrosage préventif. Cette pompe fonctionnera malgré les coupures d’électricité. Pensez à l’équiper d’un tuyau suffisamment long.
       
    • Pour neutraliser tout risque lié à une explosion, prévoyez d’enterrer votre citerne de gaz, ou bien de l’emmurer. En cas d’accident, les dégâts seront bien moindres.
       
    • Ne stockez pas de bois le long de vos murs.
       
    • Votre barbecue doit être installé au plus près de votre maison. Pensez à les sécuriser en les équipant d’un pare-étincelles.
       
    • Les véhicules doivent être rangés au garage ou arrêtés à une quinzaine de mètres pour neutraliser une éventuelle déflagration.
       
    • Éloignez également les abris de jardin, qui constituent des sources de feu, de votre maison.

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    Faites le point sur votre exposition aux risques.

    4 Dégagez les voies d’accès

    • Le chemin conduisant à votre maison doit être dégagé, débroussaillé sur 10 mètres de part et d’autre, et surtout pas surplombé d’arbres qui peuvent s’enflammer.
       
    • Cette voie doit être large de plus de 4 mètres, équivalent à la distance nécessaire pour que les camions de pompier puissent circuler aisément.
       
    • En ce qui concerne le portail, évitez tout système électrique ou prévoyez un déverrouillage manuel. En cas de coupure d’électricité, les pompiers ne pourraient tout simplement pas entrer.
       
    • Prévoyez enfin une voie de circulation autour de votre logement pour la voiture. En effet, en cas d’incendie, les pompiers peuvent avoir besoin de changer d’axe d’intervention et doivent par conséquent bénéficier d’une latitude suffisante pour manœuvrer.

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    Le contrat Macif Habitation vous permet d’assurer une résidence principale ou secondaire, un logement mis en location voire même une maison en construction. Choisissez la formule qui vous convient.

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez certains matériaux inflammables.
    • Débarrassez régulièrement les feuilles mortes et les aiguilles de pin de votre toit.
    • Débroussaillez votre jardin dans un rayon d’au moins 50 mètres autour de votre habitation et des dépendances.
    • Faites élaguer les branches de vos arbres.

    Brochure ONF « Comment réagir face à un incendie qui menace votre habitation ».

    (1) Effis 2025
     

  • Incendies de forêt : 4 conseils pour sécuriser les extérieurs de son habitation

    Incendies de forêt : 4 conseils pour sécuriser les extérieurs de son habitation

    Sachez que si votre habitation est située dans une zone classée à risques, vous êtes tenu de respecter certaines règles de prévention établies par le Plan de prévention des risques d’incendies de forêt, communiquées par les autorités locales. En cas de non-respect de ces précautions, vous encourez des amendes et risquez de ne pas être couvert par votre assurance si vous subissez des dommages. Renseignez-vous auprès de la mairie de votre commune, ou de la préfecture, pour savoir si vous êtes concerné.

    1 Sécurisez la maison

    • Vos portes, volets et fenêtres doivent être hermétiques à la fumée et aux gaz afin de pouvoir résister au feu le plus longtemps possible. Privilégiez un bois épais et adapté, isolant et résistant. Vous pouvez également choisir du matériel homologué EI30, qui sera capable de résister 30 minutes à la chaleur dégagée par un incendie.
       
    • Pour votre toit, l’utilisation de tuiles est à privilégier. Évitez en revanche de faire votre toiture avec de la tôle métallique ou du fibrociment. Les toits végétalisés présentent également des risques certains.
       
    • Méfiez-vous des évacuations : des braises peuvent s’y engouffrer et peuvent déclencher un incendie dans votre logement. Pour éviter un tel drame, installez des grilles à l’entrée des évacuations.
       
    • De même, soyez attentif aux poutres apparentes en façade et aux bardages en bois qui peuvent véhiculer le feu à l’intérieur. Choisissez des bois ignifugés, suffisamment denses, et en planches épaisses : ils résisteront mieux au feu. Attention également aux revêtements de façade, certains étant combustibles. Privilégiez un crépi classique, très résistant. De même, n’installez pas de gouttières ou de descentes en plastique le long de votre maison.
       
    • Nettoyez régulièrement le toit et les gouttières est nécessaire : des feuilles mortes et des aiguilles de pin peuvent rapidement s’y accumuler !
       
    • Ne stockez pas vos réserves de combustibles (bois, fuel, butane) contre votre maison.

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    2 Entretenez le jardin

    • Laissez un espace d’environ 3 mètres entre les arbres et les murs de votre logement. Les frondaisons ne doivent pas surplomber votre toit. Assurez-vous de l’élagage de vos arbres, particulièrement ceux proches de votre maison ou situés le long des voies d’accès. Faites appel à une société de professionnels pour réaliser cette opération périlleuse.
       
    • Soyez vigilant quant aux arbres et plantes que vous allez faire pousser dans votre jardin : certains sont très inflammables, comme les pins, les cyprès, les mimosas, les pyracanthas, les lauriers, les bambous, etc. Privilégiez des plantes grasses beaucoup plus difficiles à enflammer.
       
    • Débroussaillez votre jardin constamment, plantez les arbres avec une distance de sécurité et ratissez les aiguilles des conifères pour éviter la constitution d’un tapis qui alimenterait les flammes. Ce nettoyage doit être régulier et porter jusqu’à 50 mètres autour de votre demeure. Il peut donc nécessiter de débroussailler au-delà des limites de votre jardin.
       
    • Prenez garde aux clôtures et barrières, certaines sont en matière inflammable.
       
    • Tondez ras votre gazon et évitez le gazon synthétique, combustible, toxique qui alimente le feu et peut compliquer la tâche des secours.

    Les feux de forêts dans la zone Méditerranée en 2020 *

    • 1595

      départs de feu de forêt en 2020.

    • 10 695

      hectares de forêts ravagés.

    • 295

      feux de forêts dans les Bouches-du-Rhône en 2020, faisant de la région la plus touchée sur l’année.

    3 Veillez aux dépendances

    • Si vous avez une piscine, sachez que vous pouvez utiliser une motopompe thermique. Vous pourrez par exemple l’utiliser à des fins d’arrosage préventif. Cette pompe fonctionnera malgré les coupures d’électricité. Pensez à l’équiper d’un tuyau suffisamment long.
       
    • Pour neutraliser tout risque lié à une explosion, prévoyez d’enterrer votre citerne de gaz, ou bien de l’emmurer. En cas d’accident, les dégâts seront bien moindres.
       
    • Ne stockez pas de bois le long de vos murs.
       
    • Votre barbecue doit être installé au plus près de votre maison. Pensez à les sécuriser en les équipant d’un pare-étincelles.
       
    • Les véhicules doivent être rangés au garage ou arrêtés à une quinzaine de mètres pour neutraliser une éventuelle déflagration.
       
    • Éloignez également les abris de jardin, qui constituent des sources de feu, de votre maison.

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    Faites le point sur votre exposition aux risques.

    4 Dégagez les voies d’accès

    • Le chemin conduisant à votre maison doit être dégagé, débroussaillé sur 10 mètres de part et d’autre, et surtout pas surplombé d’arbres qui peuvent s’enflammer.
       
    • Cette voie doit être large de plus de 4 mètres, équivalent à la distance nécessaire pour que les camions de pompier puissent circuler aisément.
       
    • En ce qui concerne le portail, évitez tout système électrique ou prévoyez un déverrouillage manuel. En cas de coupure d’électricité, les pompiers ne pourraient tout simplement pas entrer.
       
    • Prévoyez enfin une voie de circulation autour de votre logement pour la voiture. En effet, en cas d’incendie, les pompiers peuvent avoir besoin de changer d’axe d’intervention et doivent par conséquent bénéficier d’une latitude suffisante pour manœuvrer.

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    L’Essentiel de l’article

    • Évitez certains matériaux inflammables.
    • Débarrassez régulièrement les feuilles mortes et les aiguilles de pin de votre toit.
    • Débroussaillez votre jardin dans un rayon d’au moins 50 mètres autour de votre habitation et des dépendances.
    • Faites élaguer les branches de vos arbres.

    Brochure ONF « Comment réagir face à un incendie qui menace votre habitation ».

    (1) Effis 2025