Catégorie : Être safe chez moi

  • 3 idées reçues sur la pollution que nous respirons

    3 idées reçues sur la pollution que nous respirons

    1 Idée reçue n° 1 : l’air est plus pur à la campagne

    Et non ! Enfin, pas toujours. D’abord parce que certains milieux comme les forêts ou les vallées montagneuses ont la fâcheuse tendance à retenir les polluants. Résultat, en ce qui concerne la pollution à l’ozone, la forêt de Fontainebleau (77186) a connu 25 jours de dépassement des normes en 2018, contre 20 à Paris (1)

    Autre point, la campagne est elle-même source de nombreux polluants liés notamment à l’épandage d’engrais et de pesticides. Sans oublier que l’élevage bovin produit un effet bœuf sur la qualité de l’air ! Ce n’est bien sûr pas une raison pour bouder les week-ends chez votre mamie, mais au moins, vous saurez.

    Bon à savoir

    Airparif et Atmo France pour vérifier la qualité de l’air

    Comment vérifier la pollution près de chez vous ? Parisiens et Franciliens, consultez la carte de la pollution en temps réel sur Airparif. En région, le site Atmo-France.org, agréé par l’État, vous permet de retrouver toutes les informations et cartes de la pollution locale.

    2 Idée reçue n° 2 : il ne faut pas aérer chez soi en cas de pic de pollution

    Encore perdu ! Quand la pollution sévit à l’extérieur, il est tentant de se calfeutrer chez soi le temps que le pic retombe. Pourtant, c’est une mauvaise idée ! Mobilier, revêtements de sol et muraux, chauffage, tabac, produits ménagers, moisissures… l’air intérieur des logements en France serait 5 à 10 fois plus mauvais à inhaler que l’air extérieur (2).

    En cause, 60% des logements ne seraient pas équipés d’un dispositif de ventilation et de traitement de l’air permettant son renouvellement. Il est donc important d’aérer quotidiennement son logement, quitte à faire entrer un peu de particules fines…

    7 millions

    c’est le nombre de personnes qui décèdent chaque année dans le monde des suites de la pollution, autant dire que c’est un enjeu de santé publique qui nous concerne tous ! (3)

    3 Idée reçue n° 3 : les piétons sont plus exposés à la pollution que les automobilistes

    Toujours pas ! C’est même l’inverse : le système de ventilation importe les gaz d’échappement des autres voitures, qui se retrouvent bloqués dans l’habitacle. Résultat, on baigne dans un joyeux cocktail de particules fines, de monoxyde de carbone et d’émanations des plastiques et tissus d’habillage (si en plus vous avez un sapin à la fraise accroché au rétro…).

    À Paris, les taux de dioxyde d’azote peuvent ainsi être 4 à 5 fois supérieurs au niveau extérieur, voire 15 fois plus élevé dans un tunnel autoroutier congestionné (4)… Les piétons, qui marchent à l’écart de la chaussée, sont moins directement exposés. Moralité, n’hésitez pas à ouvrir la fenêtre de temps en temps pour respirer (sauf en trafic dense), ou mieux encore, laissez votre voiture au garage.

     

    L’Essentiel de l’article

    • L’air n’est pas forcément plus pur à la campagne.
    • Il faut quand même aérer chez soi en cas de pic de pollution.
    • Les automobilistes sont plus exposés à la pollution que les piétons.

    (1) AirParif, bilan de la qualité de l’air en Île-de-France, 2018

    (2) Étude de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI)

    (3) Figaro, Pollution de l’air : 7 millions de personnes perdent la vie chaque année, 2 mai 2018

    (4) Ademe, La pollution de l’air en 10 questions, 2018

  • 9 réflexes à adopter pour une maison plus sûre avec des tout-petits

    9 réflexes à adopter pour une maison plus sûre avec des tout-petits

    1 Cacher les prises de courant

    C’est la précaution numéro 1 quand on a des petits chez soi : équiper toutes les prises de courant basses de cache-prises pour éviter les accidents. Vous les trouverez en grandes surfaces, dans les magasins de bricolages et dans les magasins spécialisés et, bien sûr, sur Internet. Ils sont vendus par lot, de façon à pouvoir en mettre partout : il n’y a rien de plus simple ! Le plus compliqué, finalement, c’est d’être discipliné et sans faille : après chaque utilisation de la prise, on remet le cache.

    2 Amortir la fermeture des portes et les coins

    Les petits doigts ont vite fait de se coincer dans les portes qui peuvent se refermer brutalement à cause d’un simple courant d’air. Pour prévenir ce danger, il existe des amortisseurs de porte en mousse à fixer aux poignées qui permettent d’empêcher la fermeture inopinée des portes et donc les blessures. Ils sont généralement disponibles dans les magasins de puériculture et les grandes surfaces spécialisées. Les tout-petits ne sont pas non plus à l’abri de se blesser à la tête contre un coin un peu trop pointu. D’où la nécessité de poser des protections d’angles, sorte de coussins de bordures, à installer sur les arêtes les plus saillantes des meubles afin d’absorber les chocs.

    3 Prévenir l’ouverture des fenêtres

    À l’inverse, il est également conseillé, si vous habitez en étage, d’empêcher votre petit de s’approcher d’une fenêtre ouverte sans la présence d’un adulte à ses côté et encore moins d’ouvrir les fenêtres au risque de basculer. Pour cela, il existe des kits de sécurité (disponibles en magasins de bricolage et magasins de puériculture) à visser sur les rebords ou à « ventouser » directement sur les carreaux pour bloquer l’ouverture. Et, bien sûr, ne placez aucun meuble ou chaise devant les fenêtres, sur lesquels les petits pourraient grimper. Vous avez un balcon ? Là encore, la pédagogie est de mise. Prévenez votre enfant qu’il est strictement interdit d’aller sur le balcon sans un adulte ni de se pencher à la balustrade. Et comme on n’est jamais trop prudent, installez un filet de protection pour balcon.

    5

    millions de consultations aux urgences sont dues chaque année aux accidents de la vie courante.*

    4 Ranger en hauteur ou dans des placards fermés

    Tout ce qui est lourd, toxique, tranchant, cassant, pointu, etc. doit si possible être placé en hauteur, hors de portée des enfants, même s’ils montent sur une chaise. À défaut, les produits (d’entretien, notamment) et ustensiles potentiellement dangereux (couteaux, allumettes, ciseaux, etc.) doivent être rangés dans des placards fermés à clé ou à l’aide de bloque-portes (à acheter en magasin de bricolage, sur Internet ou en puériculture) qui empêchent leur ouverture par un enfant. Attention aussi aux sacs plastique qui ne doivent en aucun cas traîner dans la maison. Même placés en hauteur, ne prenez pas la « mauvaise » habitude de placer vos produits ménagers dans des contenants alimentaires. Ces derniers ayant parfois une couleur et une odeur alléchante, votre enfant pourrait être tenté de les absorber, pensant qu’il s’agit de petites douceurs.

    5 Barrer les escaliers

    Personne n’a envie de voir son bambin s’engouffrer dans les escaliers au risque d’une chute douloureuse. Il est donc absolument indispensable d’installer un portillon d’accès en haut, mais aussi en bas de l’escalier, que seul un adulte pourra ouvrir. Ces barrières en kit sont très faciles à installer et peuvent aussi permettre de restreindre l’accès à une pièce jugée dangereuse (la cuisine ou la buanderie, par exemple).

    6 Fixer les meubles au mur

    C’est un risque réel et pourtant sous-estimé : les meubles (armoires, commodes, étagères sur pied, etc.) peuvent tomber sur un enfant s’ils ne sont pas soigneusement fixés au mur. Seule solution : ajouter des pattes de fixation soigneusement vissées dans des chevilles adaptées aux matériaux du mur (plaque de plâtre, bois, béton, etc.).

    7 Sécuriser la salle de bain et les escaliers

    C’est valable autant pour les adultes que pour les petits : gare aux glissades dans la baignoire, la douche ou les escaliers ! Mais quelques patches autocollants bien placés (disponibles en magasins de bricolage et en grandes surfaces) ou un tapis d’escalier règlent facilement le problème. Attention tout de même à bien fixer le tapis sur les marches pour que le remède ne soit pas pire que le mal.

    8 Déminer la cuisine

    Une fois les objets dangereux soigneusement mis hors de portée des petits, il reste quelques précautions à prendre : si votre porte de four n’est pas réfractaire, il vous faudra installer une plaque de protection pour éviter les brûlures. Et surtout, lorsque vous cuisinez, tournez les manches des casseroles et des poêles vers l’intérieur de la plaque de cuisson, pour que personne ne soit tenté de les attraper ! Dans tous les cas, lorsque vous cuisinez, ne laissez pas un enfant seul sans surveillance, même si le téléphone sonne ou si quelqu’un frappe à la porte.

    9 Stabiliser la télé

    Les écrans plats prennent peu de place, mais sont moins stables sur leur pied que les anciennes télés. Pour éviter le basculement accidentel, il existe des pattes vous permettant de fixer l’appareil au mobilier ou au mur. Enfin, si vous avez une table basse ou des meubles à coins pointus, il est conseillé de mettre des protège-coins qui protègeront la tête ou les côtes des enfants en cas de chute.

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    L’Essentiel de l’article

    • Prévoir des rangements hors de portée des enfants (en hauteur ou qui ferment).
    • Cacher les prises de courant.
    • Sécuriser les portes, les meubles et les escaliers.
    • Prévenir les chutes avec des patchs antidérapants.

    * Source : DGCCRF, Enquête permanente sur les accidents de la vie courante (EPAC), 2010.
  • Chaise haute pour bébé : objectif 100 % sécurité

    Chaise haute pour bébé : objectif 100 % sécurité

    1 Choisir une chaise haute aux normes

    Au moment de choisir une chaise haute pour votre enfant, vous aurez l’embarras du choix. Elles sont proposées en bois ou en plastique, évolutives ou non, avec ou sans roulettes, dotées d’une tablette amovible ou fixe, etc. Pourtant, un seul critère est essentiel : votre future chaise haute doit répondre aux normes de sécurité les plus strictes. Il faut donc vérifier lors de l’achat que l’étiquette porte bien la mention « Conforme aux exigences de sécurité » et répond à la norme NF EN 14988-1+A1. Elle vérifie de nombreux points, et notamment la stabilité avant-arrière et latérale de la chaise.

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    2 Un harnais complet et bouclé

    Une fois bébé installé sur sa chaise haute, la priorité est d’éviter tout risque de chute. Il est facile de croire que la tablette de la chaise préviendra ce danger. S’il n’est pas attaché, votre enfant pourra se mettre debout, se pencher en avant… et se mettre en danger. C’est pourquoi, il est indispensable de toujours l’attacher dès que vous l’installez pour le repas à l’aide du harnais de la chaise.

    Pour être efficace, le harnais doit comporter au moins trois points d’attache : une ceinture ventrale et une sangle sous-ventrale à l’entrejambe. La seule ceinture ventrale ne suffirait pas à le maintenir durablement en place. Encore mieux, le harnais 5 points rajoute deux sangles au niveau des épaules, qui maintiendront le torse de votre bébé. Ainsi, il ne pourra plus risquer de chute en se penchant en avant.

    7 700

    Les chaises hautes sont responsables chaque année de 7 700 accidents nécessitant une visite aux urgences dans l’ensemble des 28 pays de l’Union européenne.*

    3 Une surveillance constante

    Commencez par bien choisir l’endroit où installer la chaise haute : sur un sol régulier et plat, suffisamment éloignée des murs ou de la table pour que votre bébé ne puisse pas s’appuyer dessus au risque de faire tomber la chaise. Assurez-vous qu’il n’y a rien à portée de la chaise qui puisse attirer l’attention de votre enfant, pour éviter qu’il essaie d’en sortir.
    Pendant tout le temps du repas, restez avec lui et surveillez-le. Ne le laissez jamais seul, et dès le repas fini, ne le laissez pas dans la chaise pour d’autres activités. Il est essentiel que la chaise haute soit utilisée seulement pour le repas, et non comme une solution pour maintenir bébé en place.

    Si vous avez d’autres enfants plus grands, il est nécessaire de faire de la pédagogie auprès d’eux : interdiction de chahuter ou de jouer autour de la chaise en toutes circonstances !

    En respectant toutes ces règles, vous vous assurerez que bébé apprenne à manger à son rythme, et sans risque.

    L’Essentiel de l’article

    • La chaise doit être aux normes NF EN 14988-1+A1.
    • Le harnais doit comporter 3 ou 5 points et être attaché en toutes circonstances.
    • Gardez un œil en permanence sur votre bébé.

    *European Injury Data base, Union européenne.

  • Incendies domestiques : 5 conseils pour sécuriser son logement

    Incendies domestiques : 5 conseils pour sécuriser son logement

    1 Sécurisez votre installation électrique

    Idéalement, votre installation électrique doit être conforme à la norme NF C 15-100 en vigueur en France. Que ce soit ou non le cas, soyez vigilant sur la sécurité de vos équipements :

    • remplacez les prises de courant ou interrupteurs vétustes ou endommagés. Cette précaution empêche les étincelles qui déclenchent les incendies ;
    • ne surchargez pas les barrettes multiprises et utilisez-les avec des appareils de faible puissance uniquement. Préférez du matériel de qualité avec un bouton interrupteur et estampillé NF ;
    • débranchez les appareils électriques avant de nettoyer leur système de ventilation ;
    • installez un disjoncteur. Il interrompt le courant électrique en cas d’incident sur le circuit électrique ;
    • pour les luminaires, privilégiez des lampes de type basse consommation, leur température de surface est peu élevée. Les ampoules halogènes doivent être munies d’une grille de protection en cas d’éclatement. Quant aux guirlandes décoratives, tenez-les éloignées des rideaux et des objets inflammables ;
    • réalisez un diagnostic électrique de vos installations. Il permet d’évaluer les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes et des biens.
       
    • Lire aussi : Entretenir vos installations électriques : la check-list

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    285 700

    C’est le nombre d’incendies pris en charge par les pompiers en 2016.*

    2 Surveillez la chaudière et les systèmes de chauffage

    • Pour les chaudières et les chauffe-eau fonctionnant au gaz : respectez les contrats d’entretien annuels pour éviter les dysfonctionnements et les encrassages de conduits.
       
    • Pour les cheminées, le ramonage est à effectuer au minimum une fois par an par un professionnel. Si la vôtre est équipée d’un insert ou que vous utilisez des bois résineux, ce qui est généralement déconseillé dans un objectif de protection incendie, prévoyez deux ramonages annuels.
       
    • Lire aussi : Une cheminée doit être ramonée une à deux fois par an
       
    • Concernant le bois de chauffage, adressez-vous à un professionnel France Bois Bûche ou NF Bois de chauffage pour obtenir des conseils d’utilisation. Équipez la cheminée ou l’insert d’un pare-feu afin d’éviter les projections de braise. Ne laissez jamais de produits inflammables à proximité du conduit ou d’un poêle.

    3 Installez des détecteurs de fumée

    Ces équipements sont obligatoires depuis mars 2015 pour tous les logements. Vous devez en installer un ou plusieurs selon la surface et les différents niveaux de votre habitation (rez-de-chaussée, cave, étages). Pour bien choisir votre détecteur avertisseur de fumée (DAAF), assurez-vous qu’il possède bien les caractéristiques suivantes :

    • il est estampillé CE et si possible NF ;
    • il est conforme à la norme EN 14-604 (c’est indiqué sur l’emballage) ;
    • il dure longtemps (idéalement 10 ans) : sa longévité figure généralement sur l’emballage ;
    • il signale lorsque les piles sont usagées ;
    • il dispose d’une fonction test.

    Notez que c’est la durée de vie de la pile qui est importante et qu’il faut bien vérifier. Par ailleurs, à l’aide du bouton test, il est vivement conseillé de tester le bon déclenchement de l’appareil régulièrement.

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    4 Choisissez du mobilier antifeu

    • Achetez des meubles rembourrés avec des mousses à inflammation retardée ou antifeu. Elles laissent le temps aux occupants d’éteindre un début d’incendie et leur surcoût est faible.
       
    • Pour les fauteuils choisissez des produits à la norme EN 10211 (résistance à la cigarette) et EN 10212 (résistance à une allumette). Pour les matelas, optez pour la norme EN 5971 et EN 5972.

    5 Adoptez les bons gestes préventifs

    • Ne laissez pas les casseroles sur le feu sans surveillance. Portez une attention toute particulière aux friteuses. L’huile bouillante provoque de très graves brûlures et les risques d’incendie sont importants.
       
    • Nettoyez régulièrement les filtres de la hotte aspirante : le gras qui s’y dépose peut s’enflammer. Vérifiez régulièrement les installations de gaz. Nettoyez également les VMC (poussières), les filtres des lave-linge et des lave-vaisselle qui accumulent des impuretés.
       
    • Placez les rideaux, couettes, couvre-lits et tentures murales à plus d’un mètre des radiateurs électriques ou d’un halogène.
       
    • Ne fumez jamais au lit et évitez de fumer sur des canapés ou des sièges en tissu. Ne jetez pas de cendres ou de mégots dans des corbeilles à papier ou des poubelles. Passez les cendriers sous l’eau avant de les vider dans la poubelle.
       
    • Installez les bougies sur un bougeoir stable, à l’abri du vent, des courants d’air et des objets inflammables. Gardez les chandelles, ainsi que les allumettes et les briquets, hors de portée des enfants.
       
    • Ne stockez pas les bombes aérosols, les produits d’entretien et les matériaux combustibles – carton, papier, tissu – près des sources de chaleur.

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    L’Essentiel de l’article

    • Veillez à la qualité et à la mise en sécurité de vos équipements électriques.
    • Faites réviser tous les ans votre chaudière et votre système de chauffage.
    • Sachez bien choisir et bien installer vos détecteurs de fumée.
    • À la cuisine, au salon, au jardin : adoptez les bons gestes.

    *Sapeurs-pompiers, 2016.

  • En cas d’incendie : ayez les bons réflexes !

    En cas d’incendie : ayez les bons réflexes !

    1 Les bons réflexes à avoir dans tous les cas

    Prévenir les secours

    Parce que chaque minute compte, la première chose à faire est d’appeler dès que possible les pompiers au 18 ou au 112, qui est le numéro d’appel européen. Au téléphone, sans paniquer, il faut alors donner un maximum de renseignements (adresse précise, personnes présentes, fumée, etc.) qui permettront aux équipes d’intervenir de manière adaptée.

    Ne pas tenter d’éteindre le feu soi-même

    Devant un départ de feu, et si l’on n’en a pas les compétences, mieux vaut ne pas chercher à intervenir soi-même pour éteindre le feu. Les extincteurs ne sont pas toujours simples à utiliser, surtout en situation de panique, et l’eau peut s’avérer dangereuse, en particulier sur les huiles de cuisson enflammées ou les feux d’origine électrique. La seule parade devant un feu naissant peut être la couverture antifeu, efficace, protectrice et maniable, mais la prudence reste de s’abstenir et de laisser les pompiers opérer, prévenus par l’alarme incendie s’il y en a une.

    • 800 personnes décèdent chaque année dans un incendie.
    • 75 % des décès sont causés par l’asphyxie due aux fumées et non par les flammes.
    • 1 incendie est enregistré toutes les 2 minutes en France.

    2 Si le feu est au-dessus de votre logement

    Dans le cas d’un feu qui se déclare à un étage supérieur, la consigne est de sortir au plus vite du bâtiment. L’évacuation doit se faire uniquement par les escaliers et non par l’ascenseur. C’est la procédure à suivre en cas d’incendie. Évidemment, il faut éviter de perdre du temps à récupérer des effets personnels ou autres, ce qui pourrait retarder le départ. Une fois dehors, s’éloigner de la bâtisse en feu pour ne pas entraver l’accès des pompiers.

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    3 Si le feu est en-dessous de votre logement

    Le feu et la fumée se propagent vers le haut, il ne faut donc pas tenter de sortir ou encore moins de sauter par la fenêtre. Après avoir appelé les secours, il faut :

    • crier au secours et se signaler à la fenêtre si celle-ci ne donne pas du côté des flammes ;
    • fermer les portes, les fenêtres et se confiner dans une pièce donnant sur l’extérieur pour pouvoir signaler votre présence aux secours ;
    • calfeutrer les entrées d’air (bas de portes, aérations, etc.) avec des linges humides pour éviter que la fumée ne pénètre dans le logement. ;
    • protéger ses voies respiratoires (le nez et la bouche) avec un mouchoir humide si possible ;
    • rester au sol, pour profiter d’un air respirable le moins enfumé possible.

    4 Si le feu s’est déclaré dans mon habitation

    • Regrouper toutes les personnes présentes.
    • Fermer la porte de la pièce où le feu a pris pour enfermer le sinistre dans un volume et éviter qu’il ne se propage dans toute l’habitation.
    • Sortir avec l’ensemble des occupants (si cela est possible).
    • Ne pas chercher à récupérer des effets personnels car chaque minute compte, d’où la nécessité d’avoir installé un détecteur de fumée.
    • Évacuer les lieux et s’éloigner de la maison en attendant l’arrivée des pompiers.

    5 Si un feu a pris à l’extérieur

    • Les voies d’accès doivent être dégagées pour assurer l’intervention des pompiers. À cet effet, pensez aussi à ouvrir votre portail si vous en avez un.
    • Veillez à fermer le gaz à l’intérieur de votre logement.
    • Votre voiture doit être garée contre un mur de votre maison et à l’abri du vent. Fermez les vitres.
    • Vous devez stocker à l’intérieur de votre habitation les tuyaux d’arrosage et votre motopompe, qui seront utiles après l’incendie.
    • Si vous possédez une piscine, les pompiers doivent y avoir accès. Pensez à laisser les barrières ouvertes et débâchez-la.
    • Rentrez vos meubles de jardin en plastique à l’intérieur de votre logement.
    • Enfin, n’oubliez pas de fermer les volets des fenêtres mais aussi la trappe de votre cheminée, si vous en avez une.

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    6 Si un feu encercle votre habitation

    • Assurez-vous que toute la famille, ainsi que vos animaux domestiques sont bien à l’intérieur de la maison.
    • Les volets et la trappe de la cheminée doivent être fermés.
    • Pour empêcher l’entrée de fumées toxiques, voici une astuce : il vous suffit de boucher l’espace en bas des portes et les aérations avec des linges humides.
    • Gardez votre téléphone portable sur vous pour suivre la progression de l’incendie, et comme le courant risque d’être coupé, une lampe de poche vous sera également utile.
    • Tant que les pompiers ne vous donnent pas une autorisation, restez cloîtré dans votre maison.

    L’Essentiel de l’article

    • Appelez d’urgence le 18 ou le 112.
    • Ne pas tenter de combattre les flammes soi-même.
    • Ne jamais emprunter l’ascenseur pour sortir.
    • Rester confiné(e) chez soi si le feu est situé à un niveau inférieur.
    • Calfeutrer les ouvertures avec des linges humides.
    • Se mettre un mouchoir sur le nez et la bouche pour se protéger de la fumée.

    Ministère de l’Intérieur 2017 d’après les statistiques des sapeurs-pompiers.
  • Incendies d’été : quelles en sont les causes ?

    Incendies d’été : quelles en sont les causes ?

    16 100 hectares de forêt sont partis en fumée en 2016 (1) et chaque année, près de 2 500 incendies sont à déplorer. Contrairement aux idées reçues, les incendies estivaux ne sont pas une fatalité, due à la sécheresse ou au vent, mais ont pour la plupart du temps une origine humaine.

    1 La main de l’homme

    Par accident, négligence ou malveillance, l’homme est à l’origine de 95 % des incendies (2).

    • Les mises à feu volontaires sont estimées à 40 % des causes. Il peut s’agir d’individus pyromanes ou de personnes malintentionnées qui, par vengeance ou volonté de nuire, déclenchent des incendies.
       
    • Près de la moitié des feux de forêt sont dus à l’imprudence : un mégot de cigarette mal éteint et jeté au sol, un barbecue mal maîtrisé, des travaux en extérieur non sécurisés, etc. C’est pourquoi, des consignes portant sur les gestes dangereux sont régulièrement diffusées au sein de la population, dans les régions à risque notamment. Autres causes d’incendie : les accidents de voiture ou les incidents aux abords de transformateurs électriques.

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    2 Origine naturelle

    La foudre et les orages secs sont les seules causes naturelles de départs de feu. Selon les départements, ils sont à l’origine de 4 à 8 % des incendies. Dans ce cas, pas grand-chose à faire pour prévenir les incendies, si ce n’est un débroussaillage régulier.

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    (1) Chiffres 2017 – Ministère de l’Intérieur – DGSCGC.

    (2) Prévention Incendie, « 7 idées reçues sur l’incendie ».

  • Cambriolages : les grandes villes et la région PACA les plus visées

    Cambriolages : les grandes villes et la région PACA les plus visées

    1 Les grandes agglomérations plus touchées

    Le taux de cambriolage est deux fois plus élevé dans les grandes agglomérations de plus de 200 000 habitants (10 logements sur 1 000 y ont été cambriolés en 2017) que dans les zones rurales et les petites et moyennes villes (5 à 6 logements sur 1 000). Ces dernières enregistrent néanmoins une recrudescence des vols.

    Les régions les plus touchées sont la région PACA avec 9,8 cambriolages pour 1 000 logements, devant l’Île-de-France (8,9), l’Auvergne-Rhône-Alpes (8,7) et l’Occitanie (8,6), des régions qui concentrent de nombreuses grandes villes. À l’opposé, les risques de cambriolage sont moindres en Corse et en Bretagne.

    2 Les cambrioleurs n’opèrent pas spécialement la nuit

    Contrairement aux idées reçues, 4 cambriolages sur 5 se déroulent de jour (2) ! De manière générale, les cambrioleurs s’attaquent à des logements inoccupés. Ainsi, 1/3 des effractions constatées ont lieu aux mois de juillet, août et décembre au moment des fêtes de fin d’année (3).

    Quant au procédé d’effraction, sans surprise, les voleurs passent dans 60 % des cas par la porte en la forçant, ou fracturent la fenêtre si besoin (28 % des cas).

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    3 Protégez vos bijoux

    Dans leurs butins, les voleurs emportent généralement plusieurs types d’objets. Les plus prisés (3) par les cambrioleurs sont les bijoux (43 % des ménages victimes d’un cambriolage déclarent un vol de bijoux). L’argent liquide, les chèques ou les cartes bancaires (27 %), le matériel informatique (27 %) et le matériel hi-fi, photo ou vidéo (25 %) complètent la liste.

    4 Mieux prévenir les cambriolages

    Pour se prémunir des cambriolages, pas de surprise : tout ce qui compliquera la vie des voleurs sera utile ! Renforcez vos portes et vos fenêtres pour les rendre plus résilientes, et optez pour un système de télésurveillance. Pendant vos périodes d’absence, n’hésitez pas à confier les clés de votre logement à vos voisins pour donner l’impression qu’il est occupé.

    Néanmoins, le risque zéro n’existe malheureusement pas. Si vous êtes victime d’un cambriolage, suivez la procédure pour être indemnisé rapidement par votre assurance.

    (1) Insterstats, Insécurité et délinquance en 2017
    Ministère de l’Intérieur
    (2) Source IMA Protect pour Macif
    (3) Rapport Victimation 2016, Observatoire national de la délinquance. L’étude relève les typologies d’objets dérobés dans les déclarations des victimes de cambriolages. Plusieurs types d’objet pouvant être emportés par les cambrioleurs, le cumul est supérieur à 100 %.

    En moyenne sur la période entre 2014 et 2016 selon le rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2017, ministère de l’Intérieur.

     

  • Victime d’un cambriolage, quels réflexes adopter ?

    Victime d’un cambriolage, quels réflexes adopter ?

    1 Prévenir la police

    Vous constatez que des personnes sont entrées par effraction chez vous ? Vous devez immédiatement prévenir le commissariat de police ou la brigade de gendarmerie du quartier. Si les voleurs sont encore sur place, ne prenez pas de risques et évitez la confrontation.

    Avant l’arrivée de la police, ne touchez à rien, aucun objet, aucune porte, ni aucune fenêtre. Laissez tout comme vous l’avez trouvé afin de préserver les traces et les indices laissés par les cambrioleurs à l’intérieur comme à l’extérieur du logement. Cela augmente les chances de les retrouver.

    243 000

    cambriolages ont eu lieu en France en 2016.**

    2 Faire opposition auprès de sa banque

    Si vos cartes bancaires ou vos chéquiers ont été dérobés, faites opposition immédiatement auprès de votre banque. Le centre d’opposition est ouvert 7j/7 et 24h/24. Vous pouvez également joindre le numéro interbancaire d’opposition au 0 892 705 705 (appel payant).

    3 Déposer plainte

    Une fois les constatations faites par les représentants de l’ordre, vous disposez de 24 heures pour aller déposer plainte auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie. Pour faciliter la démarche, il est désormais possible de remplir une pré-plainte sur Internet : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr

    Lors de l’état des lieux, vérifiez que l’effraction de votre porte ou d’une fenêtre a bien été constatée et inscrite sur le procès-verbal. Vous pourrez alors appeler un serrurier pour qu’il répare les dégâts et sécurise les lieux.

    Si vous avez déjà noté des objets manquants (une télé ou un tableau par exemple), en jetant un simple coup d’œil, veillez à ce qu’ils y soient mentionnés. Enfin, tant que vous n’êtes pas sûr de la liste définitive des biens volés, signalez dans votre déclaration que vous « émettez des réserves ». En disant cela, vous aurez la possibilité de compléter la liste plus tard.

    Vous venez de subir un cambriolage ?

    L’assurance habitation de la Macif vous couvre en cas de vol ou acte de vandalisme.
    Renseignez-vous !*

    4 Informer votre assureur

    Déclarez le vol à votre assureur par lettre recommandée avec accusé de réception (AR) dans les 2 jours ouvrés qui suivent la constatation de l’effraction en envoyant la copie du dépôt de plainte. Vous pouvez y joindre une liste des objets volés et endommagés avec une estimation certifiée des pertes, en fournissant le plus de documents possible :

    • factures d’achat ;
    • expertises d’objets réalisées lors de la souscription du contrat d’assurance ;
    • certificats d’authenticité ;
    • photos des objets volés…

    Là également, pensez à déclarer que vous émettez des réserves si vous n’êtes pas sûr d’avoir tout répertorié. Vous aurez toujours la possibilité de joindre des compléments au dossier.

    Dans tous les cas, respectez bien les délais de déclaration, ne vous débarrassez pas des objets endommagés, gardez une trace de vos constatations en prenant des photos et faites une liste exhaustive des objets dérobés.

    * Dans les conditions et limites de la formule souscrite.

     

    L’Essentiel de l’article

    • Appeler la police, ne toucher à rien, et surtout ne pas jouer les héros.
    • Faire opposition auprès de la banque si des cartes bancaires ont été dérobées.
    • Déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.
    • Faire la déclaration de vol auprès de son assureur sous 2 jours ouvrés.

    ** Ministère de l’Intérieur 

  • Cambriolages : les solutions pour s’en prémunir et passer un été tranquille

    Cambriolages : les solutions pour s’en prémunir et passer un été tranquille

    1 Simulez votre présence

    Pour éviter d’attirer l’attention des cambrioleurs, donnez l’impression que votre logement est occupé. Vous pouvez par exemple demander à un voisin ou à un proche de ramasser votre courrier, ou à La Poste de le garder temporairement. Une boîte aux lettres qui déborde informe tout de suite que vous n’êtes pas chez vous depuis un certain temps.

    La technologie peut aussi vous aider ! Les solutions de domotique, même simples, permettent de programmer automatiquement l’allumage des lumières de votre domicile à heures fixes, la mise en marche d’une radio ou de la télévision. Autant de signes de vie susceptibles de décourager des cambrioleurs éventuels.

    2 Des portes et fenêtres résistantes

    Les cambrioleurs passent, dans la plupart des cas, par les portes et les fenêtres. Face à cette évidence, l’idéal est de s’équiper de dispositifs d’ouverture dissuasifs nécessitant trop de temps et de bruit pour les forcer.

    Pour les portes, plusieurs options, qui peuvent être combinées, s’offrent à vous :

    • Une porte blindée (l’option la plus onéreuse, le coût oscillant généralement entre 1 500 et 3 000 euros, mais la plus efficace).
    • Une serrure multipoint avec plusieurs points d’ancrage (entre 3 et 10) certifiée A2P (Assurance Prévention Protection).
    • Ou des paumelles tridimensionnelles pour empêcher le dégondage de la porte.

    Pour les fenêtres, installez des vitrages anti-effraction, leur résistance aux chocs devrait décourager les voleurs potentiels.

    Pour les serrures, l’idéal est de choisir des solutions répondant au minimum au niveau BP2 (5 minutes de résistance) de la norme française A2P. Son équivalent au niveau européen, les normes EN 1627, 1628, 1629 et 1630, offre des garanties similaires.

    Vous partez en vacances ?

    Optez pour la télésurveillance avec Macif Protect. Votre logement sera bien protégé.

    3 Installez une alarme

    Une alarme qui se déclenche et fait retentir ses 100 décibels a toutes les chances de faire fuir un intrus. Il en existe de toutes les sortes sur le marché. Selon les cas, les dispositifs détectent les mouvements, le bris de vitre ou l’ouverture d’une porte.

    Vous pouvez aussi souscrire un service de télésurveillance : en cas d’alerte, le centre de liaison avertit la police ou envoie des agents de sécurité intervenir, en fonction des modalités du contrat. Quelle que soit la solution choisie, préférez une alarme avec la certification NF A2P.

    Enfin, n’hésitez pas à signaler clairement que votre logement est équipé d’un dispositif d’alerte. Cela peut décourager un potentiel cambrioleur.

    4 Prévenez les forces de l’ordre…

    Durant les périodes de vacances, vous pouvez prévenir les services de police ou de gendarmerie de votre départ. Dans le cadre de l’opération tranquillité vacances mise en place depuis 1974, les forces de l’ordre peuvent surveiller votre domicile au cours de leurs patrouilles quotidiennes. C’est gratuit et la procédure à suivre est simple. Il suffit de remplir un formulaire type que vous pouvez télécharger sur le site service-public.fr ou demander à votre mairie ou au commissariat le plus proche. Vous y indiquerez vos coordonnées (adresse, étage, code d’entrée…), et préciserez vos dates d’absence. Vous le déposez ensuite au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. La procédure peut différer en fonction de votre lieu de résidence, pensez à vérifier auprès de la police ou de la gendarmerie de votre quartier.

    5 … et vos voisins

    Entretenir de bonnes relations de voisinage peut aussi s’avérer utile au moment des vacances. À la condition de ne pas partir aux mêmes dates, vous pouvez vous organiser avec vos voisins pour mettre en place un système d’entraide et de surveillance de vos domiciles respectifs. C’est du gagnant-gagnant.

    6 N’annoncez pas vos vacances sur les réseaux sociaux

    Il est plaisant – voire gratifiant – de partager sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram…) les instants de joie vécus pendant les vacances. Mais ce n’est pas forcément une bonne idée. Il est facile aujourd’hui d’avoir accès à vos publications et à vos coordonnées sur le Web, sans faire partie de vos connaissances. Toute photo de vous sur une plage constituera un indice pour les personnes malveillantes actives sur Internet.

    L’Essentiel de l’article

    • Gardez la maison « en vie ».
    • Vérifiez que la maison est bien fermée.
    • Prévenez la police de votre départ… et vos voisins.
    • Installez une alarme.

    (1) Statistiques de l’Observatoire de la délinquance et réponses pénales (ONDRP), 2016
    * Insee, 2017.

     

  • Responsabilité civile : les clés pour tout comprendre

    Responsabilité civile : les clés pour tout comprendre

    1 La responsabilité civile : de qui et de quoi ?

    Le principe général de la responsabilité civile est prévu et décrit dans le Code civil. C’est une obligation légale qui impose à toute personne de réparer les torts (physiques, matériels ou immatériels) causés à une victime par sa faute ou son imprudence. Cette responsabilité s’étend aux dommages occasionnés par les personnes dont elle doit répondre (les enfants mineurs par exemple), les biens dont elle a la charge et les animaux dont elle a la garde.

    Il existe des cas de responsabilité civile pour faute (en dehors de la faute intentionnelle ou dolosive, non couverte) et des cas de responsabilité sans faute (dans ce cas, un acte dommageable suffit).
    Pour que la responsabilité civile d’une personne soit engagée et l’oblige à réparer un dommage causé à autrui, trois éléments bien précis doivent être réunis :
     

    1. Un fait générateur (fautif ou non)

    C’est la violation d’une obligation (légale ou non), comme celle de tenir son chien en laisse : toute imprudence ou négligence ayant entraîné un dommage à quelqu’un est considérée comme une faute. Mais on peut aussi être tenu responsable, même sans faute, par exemple si notre chien mord bien qu’il soit tenu en laisse.
     

    2. Un dommage

    Il peut s’agir de la dégradation ou de la destruction d’un bien, d’une blessure, d’un traumatisme psychologique ou même d’un préjudice esthétique.
     

    3. Un lien de causalité

    Pour que la responsabilité civile soit engagée, il faut pouvoir prouver de façon indiscutable que le dommage subi a bien été causé par le fait générateur.

    500 000 personnes

    seraient chaque année victimes de morsures de chiens en France**.

    2 Comment souscrire une assurance pour la responsabilité civile ?

    La garantie responsabilité civile se trouve dans la plupart des contrats d’assurance multirisques habitation couvrant la résidence principale ou la location d’un logement, et elle est obligatoire dans les contrats d’assurance automobile.
     

    1. Assurance Habitation

    La garantie responsabilité civile présente dans les contrats multirisques habitation résidence principale couvre généralement les dommages causés à des tiers par le logement et ses occupants habituels : l’assuré, sa famille et ses animaux domestiques. Par exemple : le ballon lancé dans la fenêtre du voisin par un enfant, le chien qui mord le facteur ou encore un pot de fleurs qui tombe du rebord de la fenêtre…
     

    2. Assurance Automobile

    Pour ce type de contrat, la garantie responsabilité civile est une garantie obligatoire. Connue sous le nom d’assurance « au tiers », elle couvre les dommages causés par le véhicule aux tiers : passagers, occupants des véhicules percutés, piétons, etc. La garantie couvre les préjudices subis par la victime : matériel, corporel et immatériel*.
     

    3. Assurance individuelle

    Si vous n’avez pas de logement à assurer, et pas de contrat Habitation, vous avez la possibilité de vous protéger pour les dommages que vous pourriez causer à des tiers en contractant une assurance de responsabilité civile privée.

    Vous souhaitez souscrire une assurance responsabilité civile

    ou vérifier si vous êtes déjà couvert ? Rendez-vous ici

    3 Quelles sont les limites ?

    Les limites liées au contrat

    La prise en charge des conséquences de votre responsabilité civile peut être exclue ou limitée par le contrat d’assurance qui doit alors explicitement mentionner les cas particuliers non couverts. Par exemple, un dommage résultant de la pratique de la chasse ne sera probablement pas couvert. Vérifiez bien les conditions générales de votre contrat.
     

    Les exceptions prévues par la loi

    Il existe trois situations pouvant exonérer totalement ou partiellement une personne de sa responsabilité civile :

    • la force majeure ou le cas fortuit : un événement imprévisible, irrésistible et extérieur, par exemple la chute d’un arbre pendant une tempête ;
    • le fait de la victime : le dommage a été provoqué par le comportement fautif de la victime elle-même ;
    • le fait d’un tiers : une personne autre que soi ou qu’une personne dont on doit répondre a provoqué le dommage à la victime, par exemple un artisan intervenant sur votre toit fait tomber une tuile qui blesse un passant.

     

    * Dans les conditions et limites fixées au contrat souscrit.
     

    L’Essentiel de l’article

    • Pour les mineurs, ce sont les parents qui sont tenus responsables.
    • La responsabilité civile peut être engagée, avec ou sans faute selon les cas.  
    • Les contrats d’assurance habitation et automobile couvrent la plupart du temps la responsabilité civile*.

    ** Source : Enquête menée par l’Institut de veille sanitaire et Zoopsy, 2010.