Catégorie : Être safe sur la route

  • La conduite accompagnée, un petit virage dans la vie de famille

    La conduite accompagnée, un petit virage dans la vie de famille

    Les doigts sur le frein à main, comme si elle allait devoir le soulever soudainement, Monique scrute le moindre danger et ne se montre pas franchement rassurée à côté de sa fille qui tient le volant. Comme ses deux grandes sœurs avant elle et comme environ 47 % des 18-26 ans qui ont passé le permis en France, Mélanie a opté pour la conduite accompagnée afin de décrocher le précieux sésame.

    Lancé en 1990 et officiellement appelé Apprentissage anticipé de la conduite (AAC), il offre la possibilité de rouler au quotidien avec un accompagnateur (les parents la plupart du temps, qui doivent eux-mêmes être détenteurs du permis B depuis au moins cinq années) à partir de son quinzième anniversaire après avoir suivi une formation initiale en école (évaluation d’une heure, formation théorique sur la sécurité routière et pratique d’au moins vingt heures).

    L’objectif ? Parcourir 3000 kilomètres ou plus en 365 jours minimum (et 1095 maximum) afin d’acquérir une solide expérience, devenir un bon conducteur et gagner en confiance pour le jour de l’examen, tout simplement. Des missions généralement remplies, puisque le taux de réussite à l’épreuve atteint 75 % pour ceux qui l’ont préparée avec la conduite accompagnée contre 57 % avec la méthode classique(1) et les accidents seraient quatre fois moins présents.

    Pourquoi choisir la conduite accompagnée ?

    Mais cette aventure n’est pas forcément une partie de plaisir, que ce soit pour l’enfant ou le parent. « Je savais que ce serait compliqué, car ça me fait très peur de me déplacer dans une voiture conduite par quelqu’un qui n’a pas le permis, témoigne Monique, qui garde en mémoire nombre d’anecdotes angoissantes. Ma fille aînée a par exemple percuté un labrador, ça nous a traumatisées ! » De là à perdre les pédales ? Parfois, oui. « Avec mon père, ça va, raconte sa fille Mélanie. Mais avec ma mère, c’est l’enfer. Elle n’est jamais motivée à l’idée de me laisser le volant et quand on le fait, elle panique tout le temps. Du coup, je n’ai pas énormément conduit… »

    Mais alors, pourquoi avoir choisi la conduite accompagnée ? « Beaucoup de monde en parlait quand nous l’avons proposé à notre fille aînée, explique Monique. C’était un peu la tendance, les proches et les autres parents le conseillaient donc ça nous a influencés. L’avantage financier a également eu son importance. » On le comprend puisqu’un élève en AAC a globalement besoin de moins de cours de conduite facturés par une école, et les assurances établissent généralement un tarif préférentiel aux jeunes conducteurs ayant suivi ce mode de formation.

    Le réapprentissage des parents

    De son côté, Philippe, a pleinement apprécié cette aventure avec ses deux enfants. « Au-delà du fait que ça permet aux gosses de progresser et de s’accoutumer à la voiture, la conduite accompagnée apporte aussi beaucoup aux parents ! J’ai appris ou réappris plein de choses, on se remet forcément en question parce que notre regard n’est pas le même que les nouvelles générations, estime ce père autrefois routier, qui a connu l’AAC avec son fils Jean et sa fille Morgane. Bon, c’est vrai qu’il faut savoir être patient et pédagogue… Mais ça s’est plutôt bien passé, même si Jean, mon garçon, a fait preuve d’une débordante confiance en lui dès le début. Il m’a cassé un rétroviseur, on s’est disputé quelques fois… Mais rien de bien grave, surtout par rapport aux bénéfices observés. »

    Réponse du fiston : « Oui, j’ai fait un peu le caïd au démarrage. Au bout de 50 bornes, je prenais le volant à une seule main juste pour énerver le daron. En même temps, on m’avait roulé dans la farine : mes parents m’avaient vendu la conduite accompagnée comme une promesse d’autonomie et de liberté, en disant que je n’avais pas besoin d’un scooter puisque je pourrais aller où je veux quand je veux avec la voiture. En réalité, pas du tout, cela n’a rien à voir ! Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est que ma sœur et moi étions bien davantage au courant des règles du Code de la route que notre père. » Sa sœur Morgane confirme : « À chaque rond-point, il y avait débat sur la manière de l’emprunter. Notre père ne voulait jamais entendre qu’il faut emprunter à l’extérieur pour aller à droite. Il était vraiment hyper stressé, résume-t-elle, il s’accrochait tout le temps à la poignée de maintien au-dessus de la portière. Mais sincèrement, cette expérience sous son contrôle m’a globalement beaucoup aidée. Il m’a fait conduire avec une remorque, il me demandait de refaire des manœuvres jusqu’à ce que je réussisse… »

    Autre point positif pour la conduite accompagnée, depuis le 1er janvier 2024, elle permet de passer le permis de conduire dès l’âge de 17 ans.

    Vous êtes sociétaire ?

    La Macif vous rappelle les conditions et les règles de la conduite accompagnée.

    (1) www.securite-routiere.gouv.fr

  • Shopping du motard : 5 innovations high-tech à tester

    Shopping du motard : 5 innovations high-tech à tester

    Le marché français du deux-roues se porte bien. C’est du moins le constat qu’en faisaient les professionnels du secteur à l’automne 2020. Au mois d’octobre, ils notaient ainsi une hausse des immatriculations de 50% pour les cyclos de moins de 50cc, de 43% pour les 125cc et de 50% pour les motos ou scooters de plus de 125cc. (1) Un chiffre qui n’étonnera pas les adeptes des motos et scooters, convaincus depuis longtemps déjà par les atouts de ces véhicules. Entre la sensation de liberté qu’offre la conduite d’une moto et la facilité pour se garer en ville, ils multiplient les avantages.

    Parallèlement, avec la pandémie mondiale de la Covid-19 et les confinements, la France enregistre une baisse historique de la mortalité et de l’accidentalité en 2020. Ainsi, le nombre de personnes décédées est inférieur de 21% en 2020 (2) (vs 2019) avec 479 décès de motards et 100 de cyclomotoristes (soit -32% en motos et -60% en cyclomoteurs). Le nombre de blessés enregistre aussi une baisse de -20% (2). Pour autant, même si rouler à moto est un plaisir, il est indispensable de prendre ses précautions pour assurer sa sécurité et son intégrité physique. Pour preuve, alors que les usagers des deux-roues motorisés représentaient moins de 2 % du trafic (1,9 %) en 2017, ils constituaient 43 % des blessés graves et 22 % des tués sur la route (3). Chaque année, des innovations technologiques permettent à la fois d’améliorer la sécurité et le confort des usagers de motos et scooters. Zoom sur cinq d’entre elles.

    1 Un gilet airbag

    Protéger les zones vitales du motard en cas de chute ou d’accident : tel est l’objectif de l’airbag moto. À l’instar des coussins gonflables dont sont aujourd’hui équipées la plupart des voitures, l’airbag moto se déploie automatiquement et enveloppe le haut du corps du conducteur (tronc et cou) dès lors que le système détecte une situation anormale (accélération soudaine, chute, collision, etc.). Sans fil, muni d’un capteur électronique ou relié à la moto par ondes radio, cet équipement est intégré dans un blouson. Dos, abdomen, clavicules, cervicales et thorax sont ainsi mieux protégés qu’avec un blouson seul, même si ce dernier est certifié « Équipement de protection individuelle ».

    Roulez serein

    La Macif assure votre gilet airbag.

    2 Des gants connectés

    Et si, en plus de protéger les mains des motards, leurs gants pouvaient les avertir d’un danger imminent ? Plus qu’un projet, cet équipement a été nommé pour le Prix innovation sécurité routière 2020. Fonctionnant grâce aux signalements des utilisateurs, ces gants nouvelle génération, équipés de LED, vibrent et clignotent à l’approche de la zone de danger (virage dangereux, ralentissement, nid-de-poule, plaque de verglas, accident, travaux, etc.) repérée par la communauté. À noter que chaque motard muni de ces gants peut lui-même prévenir d’un incident et le géolocaliser en temps réel, grâce à un bouton situé sur les gants. Frileux ou adeptes des road-trip dans les régions froides ? Les gants chauffants réchauffent toute la longueur de vos doigts et le dos de votre main à la température souhaitée grâce à ses 3 niveaux de chaleur.

    70 %

    des usagers de deux-roues motorisés ont chuté au moins une fois. Près de la moitié a été blessée lors de cette chute (4).

    3 Un casque intelligent

    Parce que quitter la route des yeux quand on est au guidon d’une moto est dangereux, même s’il s’agit de vérifier l’itinéraire proposé par un GPS, il existe désormais des casques de moto affichant sur la visière le trajet à emprunter ainsi que toutes les informations relatives à celui-ci : vitesse autorisée, éventuel ralentissement, etc. Comment cela fonctionne ? Le motard renseigne son adresse de départ et sa destination sur une application avant que ces données ne soient transmises au casque grâce à la technologie Bluetooth.

    Pour renforcer la sécurité des motards, une entreprise planche sur la création d’un casque intelligent et connecté. Ce petit bijou de technologie dispose d’un feu stop arrière pour prévenir les véhicules de votre freinage et d’une assistance vocale vous indiquant en temps réel la situation du trafic routier. Certains modèles pourront même, en cas de choc, avertir vos proches et envoyer par message votre géolocalisation, votre groupe sanguin et vos antécédents médicaux.

    4 Des feux de stop amovibles

    Des feux amovibles : c’est l’une des dernières innovations technologiques visant à rendre les utilisateurs de deux-roues mieux visibles des autres usagers de la route, notamment la nuit. Qu’il s’agisse d’un deuxième feu de stop ou d’une seconde paire de clignotants, ils se placent sur la signalisation de la moto grâce au système Bluetooth. Portez ce type d’équipement au-dessus d’un blouson spécifique moto équipé de renfort type dorsale, pour éviter de provoquer une blessure complémentaire en cas de chute.

    Une moto à assurer ?

    Pensez à la Macif et à sa garantie « Accessoires et Équipement du Motard », pour assurer notamment votre blouson, votre top case ou vos bottes.*

    5 Une balise GPS de détresse

    Si une balise GPS s’avère très utile pour pouvoir localiser son véhicule en permanence (et le retrouver facilement en cas de vol), elle l’est davantage lorsqu’elle fait, en plus, office de balise de détresse. Aujourd’hui, certaines balises GPS sont en effet munies d’un système permettant d’envoyer un SOS à la personne de son choix, par une simple pression sur un bouton. Contenant un lien de géolocalisation, le message ainsi envoyé permet au destinataire d’avertir les secours en leur précisant la position exacte de l’expéditeur et de l’éventuel accident.

    L’Essentiel de l’article

    • À moto ou en scooter, bien s’équiper est indispensable pour assurer sa sécurité.
    • En 2020, 579 usagers de deux-roues (479 en motos et 100 en cyclos) sont décédés sur les routes françaises.
    • Gilet airbag, gants connectés, casques intelligents : ces équipements améliorent le confort et renforcent la protection des motards.

    (1) Etude Autoviza basée sur les déclarations d’immatriculations du Ministère de l’Intérieur, de janvier 2016 à octobre 2020.
    (2) Bilan définitif de l’accidentalité routière, 2020. 
    (3) Bilan définitif de l’accidentalité routière, 2017. 

    (4) Sécurité routière, « Les chiffres de l’équipement deux-roues motorisés », 2018.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
    ** Offres soumises à conditions et non rétroactives, réservées aux sociétaires Macif hors personnes morales.

  • 7 bons plans pour rentrer de soirée en toute sécurité

    7 bons plans pour rentrer de soirée en toute sécurité

    1 Faites le test 

    La limite d’alcool pour prendre le volant est de 0,5 g par litre de sang, soit 0,25 mg par litre d’air expiré. Emportez un alcootest pour contrôler votre alcoolémie avant de reprendre le volant. Il est important de se fier aux résultats plutôt qu’à son sentiment. On peut se sentir en forme alors que l’alcool n’a pas pour autant disparu du corps.

    Pour les jeunes conducteurs en permis probatoire, la consommation d’alcool est tout simplement interdite avant de prendre le volant, quelle que soit la quantité !

    Attention danger !

    33% des jeunes âges de 16 à 30 ans avouent être déjà rentrés chez eux en conduisant leur voiture alors qu’ils avaient consommer des substances (alcool, cannabis, autres drogues). (1)

    2 Prenez un duvet

    Plutôt que de reprendre le volant fatigué et alcoolisé, optez pour quelques heures de sommeil réparateur. Le taux d’alcool dans votre sang diminuera et vous serez reposé pour reprendre le volant. Votre retour de soirée n’en sera que plus serein. À votre réveil, utilisez un alcootest pour vérifier que vous pouvez bien conduire, ou faites appel à un conducteur sobre.

    Pour information, l’alcoolémie décroît de 0,15 g/l par heure. Si vous avez dépassé 0,5 g, comptez au moins quatre heures de repos.

    4 Jouez-la classique : métro, bus…

    En zones urbaines, vous pouvez toujours attendre un peu et opter pour les premiers métros ou bus du matin. Dans les grandes villes, des bus circulent même de nuit. Sinon, comptez sur vos fidèles pieds.

    5 Appelez un chauffeur professionnel

    Rentrer avec un chauffeur de taxi professionnel peut avoir un coût élevé si on est seul, mais cette solution offre l’avantage d’être déposé exactement là où on le souhaite. C’est une solution efficace si le retour à pied ne vous inspire guère, et plus abordable si vous êtes plusieurs à partager la note.

    6 Faites du covoiturage de proximité

    Pas envie de prendre les transports ou le taxi pour rentrer ? De nouveaux services collaboratifs se développent, surtout en dehors des villes, avec l’organisation de réseaux d’entraide via des pages communautaires. Rejoignez en un clic le réseau et proposez vos déplacements, même les plus proches, à d’autres utilisateurs habitant la même ville ou se rendant au même endroit. Une solution plus sécurisante et moins fastidieuse que l’auto-stop !

    7 Prudence et vigilance dans tous les cas

    Vous êtes sobre et vous rentrez finalement en voiture ? Prudence et vigilance. La conduite nocturne demande un regain d’attention. Respectez scrupuleusement les limitations de vitesse et les distances de sécurité avec les autres véhicules, et pensez à allumer vos phares. Vérifiez toujours soigneusement avant de déboîter et ne doublez jamais dans une courbe ou une côte.

    L’Essentiel de l’article

    • « Boire ou conduire, il faut choisir ». Faites le test avec un éthylotest.
    • Désignez un capitaine de soirée qui restera sobre.
    • Emportez un duvet pour dormir sur place.
    • Jouez-la classique avec les transports en commun.
    • Appelez un chauffeur professionnel.
    • Pensez aux solutions locales de covoiturage.

    (1) Baromètre des Addictions – Macif 2023

     

  • Comment rester concentré au volant et éviter toute distraction ?

    Comment rester concentré au volant et éviter toute distraction ?

    Pour rouler en toute sécurité et rester concentré au volant, il faut éviter les distractions qui vont vous faire quitter la route des yeux ou lâcher le volant quelques instants.

    1 Le téléphone : ennemi n° 1

    Si vous avez l’habitude de répondre au téléphone ou de regarder vos SMS en voiture, il est primordial de revoir votre comportement. Cette mauvaise habitude est dangereuse, tant pour vous que pour les passagers que vous transportez ou les autres automobilistes.

    Par exemple, écrire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d’accidents(1). L’écriture d’un message constitue l’une des activités qui détourne le plus longtemps le regard de la route, et qui rend moins conscient du mouvement de la circulation qui vous entoure. Or trois secondes d’inattention suffisent pour provoquer un accident. Pour vous rendre compte des dangers de cette pratique, vous pouvez faire une simulation ici.
     
    En cas de problème sur la chaussée, si vous utilisez votre téléphone, le temps de réaction sera plus long. L’utilisation d’un téléphone portable tenu en main est d’ailleurs sanctionnée par une amende de 135 euros et un retrait de 3 points du permis de conduite (2). L’utilisation d’oreillettes ou d’un kit mains libres est également déconseillée, car une conversation téléphonique provoque une perte d’attention.

    Vous devez donc éteindre votre téléphone ou le mettre en mode avion et le programmer pour qu’il transmette un message d’absence automatique en cas d’appel ou de SMS reçu.

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    3

    Téléphoner au volant multiplie par trois le risque d’accident. (3)

    2 Programmez votre itinéraire

    Programmez également votre itinéraire sur le GPS avant de partir, et non une fois sur la route. Du bon sens. Mettez le son suffisamment fort pour pouvoir entendre les directives sans devoir jeter un coup d’œil à l’appareil, et placez-le dans l’habitacle afin qu’il soit le plus visible possible.

    23

    Lire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d’accident. (3)

    3 Mais encore…

    D’autres éléments perturbateurs peuvent venir troubler votre attention :

    • consulter une carte, jeter un coup d’œil sur un titre de journal ou une vidéo, etc. Se concentrer sur autre chose que la route compromet le jugement du conducteur qui n’apprécie plus de manière précise les conditions de circulation ;
       
    • écouter de la musique très fort : votre attention diminue, vous n’entendez plus les bruits de la route, au point de pouvoir occulter par exemple le bruit d’une sirène ;
       
    • faire la conversation avec les passagers : ces derniers constituent une distraction courante, d’autant plus s’ils sont nombreux. Il faut éviter les discussions enflammées, ne pas se retourner pour parler avec les passagers assis à l’arrière, et leur demander de garder le silence lorsqu’une situation risquée se présente. L’ambiance de conduite idéale dans la voiture : le silence !
       
    • laisser des objets dans le véhicule à la volée : tous les objets, comme un sac à main, un sac à dos, des manteaux, etc., doivent être rangés, soit dans le coffre, soit au sol ou sous un siège, dans une position sûre, de sorte qu’ils ne se déplacent pas en cas de coup de frein soudain. Par mauvais réflexe, le conducteur peut être tenté de ramasser des objets qui tomberaient d’un sac après un coup de volant ou un freinage trop sec ;
       
    • manger ou boire : il est préférable de garder les deux mains sur le volant à tout moment. Si vous avez besoin de vous désaltérer ou de vous rassasier, faîtes plutôt une pause ;
       
    • fumer au volant : une cigarette dans la main provoque l’impossibilité de réagir convenablement en cas de besoin.

    L’Essentiel de l’article

    • Ne répondez pas au téléphone.
    • Programmez votre trajet sur votre GPS avant de partir.
    • Prenez garde aux nombreuses distractions (musique, passagers, etc.) qui peuvent détourner votre attention de la route.

    (1) Sécurité routière, « Smartphone au volant, attention danger »
    (2) Légifrance, Code de la route, article R412-6-1
    (3) Sécurité routière
  • Le premier trajet seul vers l’école : une étape à bien préparer avec son enfant

    Le premier trajet seul vers l’école : une étape à bien préparer avec son enfant

    1 L’enfant doit se sentir prêt

    Le premier départ seul pour l’école ne doit pas dépendre de l’emploi du temps des parents, mais bien de l’enfant lui-même. Sa personnalité et sa maturité comptent en premier lieu. Obliger son enfant à faire des trajets seuls, c’est prendre un risque si ce dernier ne s’y sent pas prêt. La demande doit donc venir de l’enfant ou d’une réponse positive claire lorsque vous lui proposez. Ainsi, la condition sine qua non au bon déroulement de ce premier trajet est que l’enfant se sente sûr de lui.

    Une bonne solution de démarrage ? Lui proposer de faire le chemin avec des copains qui ont l’habitude du trajet pour qu’il ne soit pas seul pour se lancer et qu’il prenne confiance au fil des semaines. Enfin, assurez-vous qu’il est dans de bonnes conditions en matière de timing. À vous de gérer son temps de parcours et donc son heure de départ pour qu’il ne soit pas stressé. Vous pouvez aussi tester le trajet avec votre enfant le week-end : s’il se trompe ou se perd, cela n’aura pas d’incidence sur un retard à l’école !

    85 enfants âgés entre 0 et 13 ans sont décédés sur les routes en 2021

    soit 24 de plus qu’en 2019. (1) L’augmentation concerne notamment les modes doux (piéton, EDP, vélo) en agglomération. Cela peut s’expliquer par une analyse de la situation et des réflexes moins rapides que chez l’adulte, un champ de vision limité par sa petite taille et, parfois, à une mauvaise connaissance des règles de circulation. 

    2 Assurez-vous qu’il connaît bien le chemin de l’école

    Pour que vous soyez rassuré face à ce nouveau trajet et que votre enfant ne soit pas anxieux, vérifiez ensemble qu’il connaît bien le trajet. Vous pouvez, par exemple, lui montrer le trajet sur une carte, vous mettre derrière lui dans la rue et le laisser vous guider jusqu’à son école. Donnez-lui, lorsque vous préparez ce premier trajet, des points de repère comme des magasins, des noms de rue, des moyens mnémotechniques… Identifiez ensemble les points de danger auxquels il devra faire attention une fois seul : un carrefour très fréquenté, un passage piéton sans feux, une ruelle à double sens, des feux décalés, etc. Vous pouvez aussi lui glisser un plan avec le chemin dessiné dans la poche ou lui montrer des applications qui indiquent le trajet sur son téléphone (s’il en possède un).

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    3 Transmettez-lui les règles de sécurité routière

    Pour être sûr que votre enfant est prêt à aller à l’école seul, vérifiez qu’il connaît bien les règles de sécurité routière. Rappelez-lui la signification des panneaux, des feux, l’importance de traverser au passage piéton et de ne pas courir dans la rue, même s’il est en retard. Le site de la sécurité routière propose des applications et des jeux comme le guide d’Elliot le pilote pour apprendre les règles d’or à adopter dans la rue. Si votre enfant a passé le permis piéton – cet examen que les enseignants peuvent mettre en place en CE2 – il devrait y avoir été sensibilisé. Ayez en tête que l’enfant a l’impression d’être visible par les automobilistes, ce qui n’est pas toujours le cas avec sa petite taille. Rappelez-le-lui et donnez-lui des astuces pour être complètement vu de tous. Vous pouvez, par exemple, ajouter des bandes réfléchissantes sur son cartable.

    Si votre enfant souhaite prendre son vélo pour aller à l’école, rappelez-lui les règles élémentaires de sécurité :

    • porter un casque (c’est obligatoire jusqu’à ses 12 ans) ;
    • jusqu’à 8 ans, il a le droit de rouler sur le trottoir, à condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons. Sinon, il doit emprunter les pistes cyclables lorsqu’il y en a. À défaut, rouler bien à droite de la chaussée ;
    • tendre le bras à l’avance pour indiquer qu’il souhaite tourner et bien regarder avant de tourner si aucun véhicule n’arrive ;
    • respecter le Code de la route : feux, panneaux, marquage au sol…
    • s’il fait sombre, porter des vêtements réfléchissants et allumer les éclairages du vélo qui sont obligatoires.

    Pour les autres engins à roulettes motorisés ou non motorisés comme les trottinettes, skateboards, hoverboards, rollers, etc., la nouvelle réglementation à venir (projet de décret modifiant le Code de la route) devrait obliger les utilisateurs aux mêmes obligations que pour le vélo, à savoir le port du casque jusqu’à 12 ans.

    Le cartable avec bandes réfléchissantes

    Le cartable à bandes réfléchissantes est la solution parfaite pour que votre enfant soit toujours visible dans la rue, même dans le noir. La nuit, les bandes permettent d’être vu à 150 m au lieu de 30 m. Vous pouvez acheter ces bandes indépendamment et les ajouter sur n’importe quel cartable.

    4 Apprenez-lui à réagir face à un danger

    Un enfant est prêt à faire les trajets pour l’école seul si vous le pensez capable de réagir face à une situation imprévue, sans se laisser emporter par le stress. Dites-lui clairement vers qui se tourner s’il se sent en danger. Indiquez-lui des commerçants de confiance, des commissariats ou postes de police… Précisez qu’il ne doit ni parler à des inconnus ni les suivre. Il doit aussi être vigilant face aux personnes qu’il ne connaît pas bien ou avec lesquelles il ne se sent pas à l’aise. Rappelez-lui que, s’il se sent menacé, il doit entrer dans une boutique et expliquer au commerçant ce qu’il se passe. Vérifiez, s’il a un téléphone, qu’il a bien tous les numéros nécessaires : ceux des parents, ceux d’autres membres de la famille, ceux de voisins de confiance et ceux de la police, des pompiers, du Samu… S’il n’en possède pas, faites-lui au moins apprendre par cœur vos numéros de téléphone ainsi que celui de la police et des urgences.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le premier départ seul à l’école peut se faire dès que l’enfant s’y sent prêt.
    • Les parents doivent vérifier que l’enfant sait se repérer et connaît bien le chemin.
    • L’enfant doit connaître les règles de circulation de base.
    • L’enfant doit savoir comment réagir en cas de danger.

    (1) Source : Sécurité Routière, 2022

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • Comment garantir la sécurité et le bon entretien de sa voiture électrique ?

    Comment garantir la sécurité et le bon entretien de sa voiture électrique ?

    1 Préserver la batterie de sa voiture électrique

    Pour recharger la batterie de votre véhicule électrique, branchez-la sur une borne de recharge publique ou directement sur une prise standard à votre domicile. Pour la deuxième solution, il est recommandé de faire vérifier votre installation électrique par un professionnel afin d’éviter tout risque de surchauffe de votre batterie. Il est conseillé de ne pas charger totalement sa batterie pour laisser de la marge à la régénération liée au freinage.

    Par ailleurs, comme la charge d’une voiture électrique entraîne la circulation de courants importants, il faut vérifier que le câble de chargement, le connecteur et le chargeur embarqué du véhicule ne vous semblent pas endommagés afin d’éviter les risques d’électrocution à la maison. Au moindre doute, consultez un professionnel. Veillez également à stationner votre voiture à l’abri du froid et de la chaleur pour préserver sa batterie.

    Chiffre-clé

    29 854 (1). C’est le nombre de points de recharge installés dans des espaces publics (rues, parkings, aires d’autoroute…) en France.

    2 Bien entretenir sa voiture électrique

    C’est du bon sens, mais il est toujours utile de le rappeler : l’eau et l’électricité ne font pas bon ménage ! Alors, ne lavez jamais votre voiture pendant que sa batterie est en charge. De manière générale, il vaut mieux ne pas utiliser de jet haute pression sous le châssis, près du moteur et des organes électriques pour ne pas causer de court-circuit, et autres dégâts sur votre véhicule électrique.

    Pour maintenir sa performance dans le temps, une révision régulière de votre voiture électrique est indispensable. Confiez les opérations de maintenance à un professionnel qualifié, agréé et détenant un certificat spécifique, car celles-ci se font sous une forte tension (de 400 à 700 volts), avec des risques d’électrocution importants.

    3 Adapter sa conduite à sa voiture électrique

    Le bon entretien de votre véhicule électrique passe aussi par votre conduite. Que ce soit en ville ou sur l’autoroute, évitez les accélérations agressives ou encore les freinages trop brusques afin de ménager l’autonomie de votre batterie. La règle est donc d’adopter une conduite souple et modérée. Pensez également à utiliser le freinage régénératif de votre véhicule électrique. Cette technologie permet d’optimiser l’autonomie du véhicule via la recharge des batteries. En plus, vous préservez vos plaquettes de frein. C’est tout bonus !

    Autre ajustement à faire si vous passez à la technologie électrique pour rouler vert : vérifier le bon fonctionnement du système d’avertisseur acoustique de véhicule (AVAS)… car les voitures électriques doivent faire du bruit quand elles roulent au pas ou qu’elles reculent ! Ce système permet aux piétons et autres usagers de la route de détecter la présence de votre véhicule et donc de prévenir les risques d’accidents. Si la voiture n’émet aucun bruit ou un son qui vous paraît anormal, rendez-vous chez un professionnel agréé pour vérifier le bon fonctionnement du système.

    À savoir

    Votre voiture hybride ou électrique est un ancien modèle ? Veillez à faire installer par un professionnel un dispositif AVAS, c’est obligatoire à partir du 1er juillet 2021 (2) !

    Vous souhaitez acheter une voiture électrique ?

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    * Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    L’Essentiel de l’article

    • Des précautions sont à prendre pendant la charge et lors du lavage du véhicule.
    • Les opérations de maintenance d’un véhicule électrique doivent être faites par un professionnel agréé et ayant suivi la formation adéquate.
    • Tous les véhicules électriques doivent être équipés d’un système d’avertisseur acoustique de véhicule (AVAS) à compter du 1er juillet 2021.

    (1) Avere-France.org, Suivez la progression du marché du véhicule électrique, 2020
    (2) Avere-France.org, L’Europe souhaite que les véhicules électriques soient moins silencieux, 2019
  • Enfant à vélo : apprendre à circuler en toute sécurité

    De par leur plus petite taille et leur manque d’expérience, les enfants font partie des usagers les plus vulnérables sur la route. Que ce soit en ville ou hors agglomération, en balade familiale ou pour aller seul à l’école, il est important que vous parliez à votre enfant des risques potentiels pour qu’il apprenne à mieux les détecter.

    Jusqu’à 12 ans

    Le port du casque est obligatoire. Au-delà, il est fortement recommandé.*

    Comprendre les risques et apprendre à maîtriser son vélo

    Joggeur qui surgit dans un virage, chat qui traverse la route, ballon de foot qui atterrit sur la chaussée ou encore voiture qui arrive très vite… À vélo, votre enfant peut faire face à de nombreuses situations inattendues ou dangereuses. Les plus jeunes ont généralement des temps de réaction plus longs et une moins bonne appréciation des distances et des allures.

    Jusqu’à 8 ans**, les enfants ont le droit de circuler à vélo sur le trottoir. En revanche, ils doivent conserver l’allure du pas et ne pas gêner les autres usagers.

    Avant d’être sur la route, apprenez à votre enfant les règles de sécurité obligatoires :

    • circuler à droite sur la chaussée et sur les pistes cyclables lorsque celles-ci existent
    • respecter la signalisation (panneaux, feux…)
    • respecter les priorités à droite

    Enseignez-lui également les bons gestes pour diminuer les risques :

    • toujours regarder à gauche et à droite avant de traverser (même si le feu est vert)
    • ralentir aux intersections même si le feu est vert
    • indiquer tout changement de direction en tendant le bras vers celle-ci
    • ne pas se coller aux autres usagers de la route, même un.e ami.e à vélo
    • ne pas zigzaguer et encore moins entre les différents éléments sur la route (voitures ou autres)
    • ne pas s’amuser à tenir le vélo à une main, ou à tenir en équilibre sans les mains

    Si vous être sur la route avec votre enfant, adoptez vous aussi les bons réflexes :

    • montrez lui l’exemple en portant les équipements de sécurité obligatoires et recommandés en cas de danger imminent
    • ne lui dites pas « attention » mais plutôt « stop », afin qu’il ne perde pas de précieuses secondes à identifier d’où vient le danger
    • mettez vous derrière lui, pour le garder dans votre champ de vision en arrivant à une intersection
    • mettez-vous à sa hauteur pour l’arrêter en cas d’urgence

     

    Lire aussi : Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?

     

    221 cyclistes ont trouvé la mort en 2023

    Soit 24 de moins qu’en 2022.1

    Bien s’équiper à vélo pour diminuer les risques

    Vérifiez régulièrement l’état des pièces d’usure du vélo et de l’équipement.

    En plus du casque, voici les autres équipements obligatoires à vélo pour les enfants :

    • un appareil avertisseur (sonnette)
    • un gilet haute visibilité homologué CE, hors agglomération, la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante (tunnel, brouillard,…)***

    Équipements conseillés :

    • un gilet d’avertissement à LED (il permet d’indiquer la trajectoire avec des clignotants sur le dos)
    • un rétroviseur à fixer sur la poignée gauche du guidon
    • des bandes réfléchissantes sur ses chaussures et son casque

    Écouteurs et casque audio interdits !

    Depuis 2015, il est est interdit de “porter tout dispositif susceptible d’émettre du son à l’oreille” (oreillette et casque audio, à l’exception d’appareil d’aide auditive).

     

    Lire aussi : Rouler et transporter son enfant à vélo

     

    * Sécurité Routière 

    ** Sénat.fr

    *** Service Public

    1 Sécurité Routière 2022

  • Automobilistes : les bons réflexes sur la route face aux cyclistes

    Automobilistes : les bons réflexes sur la route face aux cyclistes

    Partager l’espace routier, oblige chacun à faire attention à l’autre ! Au volant, il suffit d’un peu de pratique pour que des gestes simples deviennent rapidement des réflexes pour mieux protéger les cyclistes.

    1 Ralentir en arrivant à un carrefour

    Depuis janvier 2012, la réglementation de la signalisation routière a changé ! L’information est parfois encore peu connue : à certains carrefours, un cycliste peut franchir les feux rouges ou orange, signalés par un panneau qui l’y autorise(2). Une mesure très pratique qui lui permet de gagner du temps. Alors, automobilistes, restez vigilants, même si le feu est vert pour vous, un cycliste peut traverser. Cette disposition se développe sur les routes françaises pour favoriser l’usage du vélo en ville.

    2 Ouvrir sa portière sans mettre en danger les cyclistes

    Automobilistes, connaissez-vous la « poignée hollandaise » ? Cette technique pour éviter les collisions entre portières de voitures et cyclistes. Elle consiste à ouvrir sa portière avec la main opposée : main droite pour le conducteur, et gauche pour le passager. Elle oblige ainsi la rotation, et à porter son regard en arrière ou ne serait-ce que dans le rétroviseur. Et d’anticiper la présence d’un cycliste. Ce geste simple à adopter, a le bénéfice de se forcer à bien observer ce qu’il se passe autour de soi et à éviter la collision entre les deux-roues et les portières.

    UNE VOITURE À ASSURER ?

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    3 Respecter le Code de la route, tout simplement !

    Cela semble couler de source, et pourtant, ce rappel a ses vertus pédagogiques ! Vis-à-vis des cyclistes, le code de la route implique de conserver une distance de sécurité lorsque vous doublez un deux-roues (1 m en ville et 1,50 m hors agglomération). Il comprend également l’interdiction de stationner sur les pistes cyclables et impose de laisser libres les sas peints au sol et dédiés aux vélos à certains feux tricolores… sous peine d’amende ! Des obligations qui permettent de mieux protéger les cyclistes qui sont ainsi mieux vus des autres usagers de la route.

    Bon à savoir

    À moins que vous souhaitiez signaler un danger aux autres usagers de la route, évitez de klaxonner à proximité d’un cycliste pour ne pas l’effrayer et provoquer d’écarts brusques.

    4 Gare aux cyclistes autorisés à rouler à contre-sens

    Dans les centres-villes, les vélos sont autorisés à rouler, sur certaines voies à sens unique, dans le sens inverse des voitures. Ce type de voie est signalé par un panneau et un marquage au sol. Profitable aux modes de déplacements doux, cette solution incite les automobilistes à redoubler de vigilance, les rues en sens unique étant généralement plus étroites et n’offrant pas beaucoup de visibilité. Partager l’espace oblige chacun à faire attention à l’autre !

    5 Penser à mettre son clignotant

    Même si vous croyez être seul sur la route, les angles morts de votre voiture peuvent cacher un vélo, donc tournez bien la tête pour vérifier que la voie est libre. Obligatoire, n’oubliez pas de mettre votre clignotant lorsque vous tournez pour indiquer votre changement de direction et ainsi éviter un accident.

    L’Essentiel de l’article

    • On n’est jamais trop prudent, que ce soit au guidon ou au volant !
    • Renseignez-vous sur la réglementation en vigueur pour les cyclistes.
    • Ouvrez votre portière en vérifiant la présence d’un cycliste.
    • Respectez le Code de la route.

    VOUS ÊTES SOCIÉTAIRE MACIF ?

    Profitez des ateliers de prévention routière.

    (1) Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR)

    (2) Sécurité routière, Une nouvelle signalisation pour faciliter la circulation des cyclistes à certains carrefours à feux tricolores, 2012

  • Trottinettes électriques : la sécurité avant tout !

    Trottinettes électriques : la sécurité avant tout !

    1 Quels sont les dangers en trottinette électrique ?

    Alors que 900.000(1) trottinettes électriques ont été vendues en France en 2021, cette mobilité alternative n’est pas sans risque. Particulièrement plébiscitée dans les grandes villes, où la circulation est souvent dense, elle rend ses usagers tout aussi vulnérables que les cyclistes. Si le danger peut venir des autres (changements de directions des voitures sans vérifier les angles morts, piétons qui traversent sans toujours faire attention ou hors des passages piétons…), il peut aussi venir de l’usage qu’on en fait.

    En effet, plus lourdes qu’une trottinette classique, les trottinettes électriques peuvent être difficiles à manier, augmentant le risque de chute. Des chutes qui, selon la vitesse et la situation dans laquelle on se trouve, peuvent être particulièrement graves.

    2 Apprendre à conduire une trottinette électrique

    Veillez à choisir un modèle de trottinette en fonction de l’utilisation que vous comptez en faire et du revêtement que vous allez emprunter le plus souvent. Préférez des roues larges et hautes pour les revêtements non lisses, type pavés ou gravillons par exemple. Si vous roulez sur du bitume, vous pouvez vous permettre tout type de roue.

    La première étape avant de commencer à conduire une trottinette électrique est de découvrir et comprendre comment elle fonctionne. N’hésitez pas à lire le manuel d’instructions et à vous familiariser avec les différentes commandes. Vous pouvez également vous renseigner auprès de votre mairie ou d’organisations agréées pour savoir si des sessions d’initiation sont organisées. Il est également important de veiller à ce que la trottinette soit en bon état général et que les freins fonctionnent correctement.

    Une fois que vous vous sentez à l’aise, vous pouvez commencer à rouler. Il est recommandé de conduire pour la première fois dans un environnement calme et sécurisé, à l’abri de la circulation (zones sans voiture, zone piétonne si c’est autorisé, pistes cyclables, parking, allées…). Cela vous permettra de prendre vos marques et de gagner en stabilité. Aussi, n’hésitez pas à demander de l’aide à quelqu’un ayant de l’expérience. Il/Elle saura vous mettre à l’aise et vous montrer comment bien vous positionner, freiner ou prendre des virages serrés par exemple.

    Quoi qu’il en soit, commencez par rouler au pas et augmentez progressivement la vitesse jusqu’à ce que vous vous sentiez à l’aise. À noter que la vitesse maximum autorisée est de 25 km/h. Ensuite, vous pourrez vous insérer dans la circulation, en commençant par un trajet où le trafic n’est pas trop dense. N’oubliez pas les règles de base :

    • regardez toujours devant vous (ne regardez pas vos pieds !)
    • veillez à votre environnement et surveillez les autres usagers de la route (voitures, cyclistes…)
    • soyez particulièrement attentif aux piétons, qui peuvent surgir de nulle part et qui ne vous entendent pas forcément arriver sur votre trottinette.
    • respectez le Code de la route et les panneaux de signalisation/feux de circulation.
       
    • Lire aussi : Trottinettes électriques : comment contredire les haters* ?
       
    Trottinettes électriques : la sécurité avant tout !

    Bon à savoir

    La trottinette électrique fait partie des Engins de déplacement personnel motorisé (EDPM). À ce titre, l’assurance responsabilité civile est obligatoire, en cas d’accident avec une autre personne. Des garanties complémentaires existent et vous permettront d’être indemnisé en cas de vol ou de casse de votre trottinette.

    3 Quels sont les équipements obligatoires pour rouler avec une trottinette électrique ?

    Comme les cyclistes, les motards ou encore les piétons, les utilisateurs de trottinette électrique sont considérés comme des usagers vulnérables car peu – ou pas – protégés dans la “jungle urbaine”. C’est pourquoi, le Code de la Route impose certains équipements pour rouler avec une trottinette électrique comme :

    • des feux avant et arrière ;
    • de dispositifs réfléchissants à l’avant et à l’arrière ;
    • un avertisseur sonore (klaxon) pour pouvoir prévenir en cas de danger ;
    • un système de freinage en bon état de fonctionnement ;
    • un gilet rétro-réfléchissant la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante.
       

    D’autres équipements ne sont pas obligatoires, néanmoins ils sont indispensables pour vous aider à rester en sécurité :

    Chiffre-clé

    Selon le dernier bilan de la sécurité routière, le nombre de blessés en trottinette, motorisé ou non, a augmenté de 120 %(2) entre 2019 et 2021, en agglomération.

    Bon à savoir

    Ce que dit la loi sur la trottinette électrique

    • Vous devez être âgé d’au moins 12 ans pour utiliser une trottinette électrique.
    • La vitesse est limitée à 25 km/h et une seule personne est autorisée par trottinette.
    • Les trottinettes électriques doivent circuler sur les pistes cyclables. En l’absence de pistes cyclables, il est autorisé de circuler sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h, et sur les aires piétonnes (à condition de rouler à une allure modérée (6km/h) et de ne pas gêner les piétons).
    • La circulation sur les trottoirs est interdite (sauf autorisation du maire). 
    • Concernant le stationnement, il est autorisé sur les trottoirs sous réserve de ne pas gêner les piétons (et sauf interdiction spéciale du maire).

    4 Comment entretenir sa trottinette ?

    Comme pour n’importe quel moyen de transport (vélo, scooter, voiture…), il est important de veiller au bon entretien de votre trottinette électrique. Une défaillance électrique ou autres pannes mécaniques pourraient vous mettre en danger. Il est donc recommandé de faire un état général de votre trottinette au moins une fois par mois et de vérifier que tout est en état de fonctionnement avant chaque sortie. Cela va passer notamment par :

    • contrôler le bon fonctionnement de tous les éclairages et feux directionnels
    • vérifier que les freins fonctionnent correctement
    • tester le système de pliage de votre trottinette (ouverture / fermeture)
    • contrôler la pression des pneus et l’état des amortisseurs
    • vérifier l’état de la batterie

    De manière plus périodique, il est important de resserrer de temps en temps les vis et écrous pour votre confort et votre sécurité, mais également de nettoyer et lubrifier les différents éléments de votre trottinette électrique pour préserver ses performances et la protéger de la rouille et du gel. En cas de doute, n’hésitez pas à faire réparer votre trottinette électrique chez un réparateur spécialisé.

    Aussi, pour garder votre trottinette en bon état de fonctionnement le plus longtemps possible, il est recommandé de la stocker à l’abri de l’humidité et d’éviter de garder la batterie pendant une très longue période sans l’utiliser.

    ÊTES-VOUS UN.E ADEPTE DE LA TROTTINETTE ÉLECTRIQUE ?

    Soyez couvert en cas de vol ou de casse avec l’assurance trottinette électrique Macif.

    L’Essentiel de l’article

    • 900 000 trottinettes électriques vendues en France en 2021.
    • Les utilisateurs de trottinette électrique sont considérés comme des usagers vulnérables.
    • La sécurité en trottinette électrique passe – entre autres – par l’utilisation des bons équipements.

    (1) Fédération des professionnels de la micro mobilité (FP2M)

    (2) Observatoire national interministériel de la sécurité routière, Accidentalité routière 2021 – données provisoires au 31 janvier 2022

  • Comment bien se préparer au permis moto ?

    Comment bien se préparer au permis moto ?

    Symbole de liberté, apprendre à conduire une moto demande un peu de préparation en amont afin de choisir la formation la plus adaptée à ses besoins et son budget. On fait le point.

    1 Quel permis moto passer ?

    Il existe trois catégories du permis moto : A1, A2 et A. Le permis A1 est destiné aux personnes souhaitant conduire un deux-roues dont la cylindrée n’excède pas 125 cm3, la puissance ne dépasse pas 11 kW et dont le rapport puissance/poids est inférieur à 0,1 kW par kilogramme. Les conditions à remplir ? Être âgé d’au moins 16 ans, avoir réussi l’épreuve théorique générale (code moto) et justifier d’un minimum de 20 heures de leçons, dont 8 sur piste et 12 sur route, pour apprendre à conduire un deux-roues en toute sécurité. Vous n’avez pas besoin du permis B (voiture), mais si vous l’avez déjà, vous pouvez obtenir plus rapidement votre permis A1 grâce à une formation par équivalence de 7 heures.

    Le permis A2 autorise à conduire une moto dont la puissance est limitée à 35 kW, dont le rapport puissance/poids est inférieur à 0,2 kW/kg et qui n’est pas issue d’un modèle développant plus de 70 kW. Pour passer cet examen, vous devez être âgé d’au moins 18 ans, avoir obtenu votre code moto et justifier d’un minimum de 20 heures de leçons, dont 8 sur piste et 12 sur route. Il n’est pas nécessaire d’avoir le permis B.

    Le permis A permet, lui, la conduite de n’importe quel véhicule à deux ou trois roues, quelle que soit sa puissance. Le candidat doit être titulaire du permis A2 depuis plus de 2 ans, et suivre une formation de 7 heures pour obtenir ce dernier.

    2 Permis moto : quelle somme faut-il débourser ?

    Comme pour le permis voiture, le coût du permis moto peut varier en fonction de la moto-école que vous choisissez, et selon votre région. Avant de signer avec une moto-école, pensez à vérifier et comparer tout ce qui est ou non inclus dans le devis : frais de dossier, livret pédagogique, formation et présentation à l’examen au code de la route, formation et épreuve de conduite… Il faut prévoir en moyenne un budget entre 700 et 1 200 €(1). Généralement, les moto-écoles proposent un forfait incluant les 20 h de conduite obligatoires. Les heures supplémentaires de cours augmenteront le coût de votre permis.

    VOTRE ENFANT A ENTRE 15 ET 25 ANS ET SOUHAITE PASSER SON PERMIS MOTO ?

    Avec le crédit Permis à un euro par jour, il peut emprunter la somme nécessaire à sa formation initiale (de 600 à 1 200 €) qu’il rembourse au rythme de 30 € par mois (soit environ 1 € par jour)*.

     

    *Hors assurance facultative. La prise en charge des intérêts correspond au montant de votre emprunt et est intégralement assurée par l’État. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (orias.fr)

    3 Quelles aides pour financer son permis moto ?

    Pour financer la préparation de votre permis moto, certaines collectivités territoriales proposent des aides, qui varient en fonction des régions et des départements. Renseignez-vous près de chez vous ! Vous pouvez aussi profiter du « Permis à 1€ par jour », qui est un prêt à taux zéro, accordé par un établissement de crédit partenaire, à un candidat entre 15 et 25 ans. Il permet de financer la formation en auto-école des permis A (moto), A1 (moto légère), A2 et B et les intérêts sont pris en charge par l’État.

    Certains constructeurs motos proposent également de rembourser votre permis de conduire si vous achetez une moto de la marque. Renseignez-vous directement auprès d’un vendeur pour connaître les offres promotionnelles !

    4 Quel équipement prévoir pour rouler à moto ?

    Pour des raisons de sécurité, certains équipements individuels sont obligatoires selon le Code de la route : un casque de moto homologué (intégral de préférence pour plus de protection), des gants (certifiés CE), un gilet de haute visibilité à revêtir en cas d’accident ou de panne.

    Si le port d’un blouson ou d’un gilet airbag à moto n’est pas obligatoire en France, le jour du permis, il vous sera demandé de posséder une veste à manches longues munie de bandes réfléchissantes, ainsi que des chaussures couvrant les chevilles. Une tenue qu’il est d’ailleurs conseillé d’adopter tout au long de l’année pour vous protéger des chocs et de l’abrasion.

    VOUS SOUHAITEZ ACHETER UN DEUX-ROUES ?

    Avec son crédit auto/moto, la Macif vous accompagne dans votre projet.*

     

    *Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe trois catégories de permis moto : A1, A2 et A.
    • Le Permis à 1 euro permet de financer son permis moto.
    • Pensez aux équipements de protection pour rouler en sécurité.

    (1) Prix moyen constaté en mars 2022 sur 5 moto-écoles (Paris et Province)